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Pour les convergences de lutte, il s’en faut de presque rien!

2000 manifestants entre Bastille et Nation… 350 à Nantes, 200 à Grenoble… Cette journée d’action interprofessionnelle, organisée à contretemps du calendrier de la lutte contre la réforme ferroviaire, sur des revendications confuses, sans réelle impulsion à la mobilisation, encore moins à la grève, aura le mérite de faire réfléchir, tant le décalage est grand avec les colères et les attentes des salariés.

 

Ci-dessous la version général « interpro » du tract PCF Paris 15.

 

Contre la « réforme ferroviaire », la « réforme territoriale », le « pacte de responsabilité »,…

Les convergences d’intérêt des travailleurs sont évidentes,

Pour les convergences de lutte, il s’en faut de presque rien!

 

Le gouvernement a fait voter sa « réforme ferroviaire » à l’Assemblée le 24 juin, mais dans la douleur, avec le soutien de 55 députés de droite. Il croyait avoir pris le temps nécessaire pour désamorcer la lutte des cheminots, pour les anesthésier sous la chape du silence. La grève déterminée des bases cheminotes avec leurs syndicats CGT et SUD ont bouleversé ce scénario, paniqué Hollande et Valls réduits lamentablement à prendre les Français en traitre et les futurs bacheliers en otages.

Le ministre n’a rien cédé d’autres que les arrangements de longue date prévus avec les syndicats de collaboration de classe. La Société nationale des chemins de fer français est dissoute et le statut des cheminots abrogé. Mais la combativité des cheminots est avivée et le débat public n’a pas pu être occulté. Le lien avec le processus de mise en concurrence et de privatisation, sous l’égide de l’Union européenne, rejetée massivement par notre peuple, est établi.

La grève a duré autant que possible pour conserver des forces pour les prochains combats annoncés. Il s’en est fallu de quelques jours pour établir les convergences de lutte avec les autres salariés frappés par la même politique. Cela pose question sur l’organisation politique (et syndicale) de la riposte commune après la confirmation des impasses institutionnelles aux élections municipales et européennes.

La journée d’action interprofessionnelle du 26 juin aurait eu un impact infiniment plus grand si elle avait été programmée, suivant l’ordre du jour connu, programmé par le pouvoir, le 19 juin avec les cheminots, les intermittents, les agents du Pôle emploi… 

Sitôt la « réforme ferroviaire » votée, le PDG de la RATP Mongin, le 25 juin dans Le Parisien, annonce de nouveaux sales coups contre les agents et leur régime de travail au nom de la préparation de la mise en concurrence des lignes de bus puis de tram et de métro.

Les fonctionnaires et agents territoriaux savent combien la « réforme territoriale » est dirigée notamment contre eux : menaces sur le statut, les conditions de travail, l’emploi… Le lien avec la « réforme » ferroviaire est évident, elle qui prévoit la régionalisation des tarifs et des appels d’offres régionaux sous influence du moins-disant social privé.

Chargeant la barque au possible, dans un contexte d’absence d’alternative politique, Hollande et Valls ont encore alourdi leur programme d’austérité et d’aides aux patrons et capitalistes. C’est ce qu’ils font passer au Parlement maintenant ! L’hôpital public, les retraites, les familles, les assurés sociaux vont en faire durement les frais.  Ça passe sans casser ? Pas sûr !

Partout, les luttes progressent contre cette politique et ses conséquences.

Les artifices politiciens pour faire démobiliser les travailleurs, faire perdurer cette ligne de sujétion aux injonctions du Medef et du capitalisme mondialisé, ne prennent plus.

Il tient à nous que ce rejet, cette résistance passive se transforme en lutte.

La démagogie du FN, repoussoir universel mais surtout meilleur allié du système, se dégonfle dès que la classe ouvrière se manifeste. Sur la réforme ferroviaire, les fachos ont été incapables de concilier leurs diatribes anti-grève et anti-syndicats, avec leur prétendue opposition à l’UE.

Le consensus PS-Verts-Droite éclate. La réforme ferroviaire a permis de faire voir à quel point les notables du PS qui se disent aujourd’hui « frondeurs » roulent lamentablement pour Hollande, Valls et le Medef.

Comme un seul homme, ils ont voté pour la dissolution de la SNCF issue du Front populaire. M. Emmanuelli, l’ancien commis de Rothschild, partisan en septembre dernier de la retraite à 67 ans (il en a 70 – qu’il s’en aille !), M. Jean-Marc Germain, rapporteur docile à l’Assemblée pour le MEDEF et CFDT de l’accord ANI de facilitation des licenciements ont prétention maintenant à incarner une aile gauche du PS. Ridicule ! Aubry se tient prête avec Montebourg, l’accompagnateur des délocalisations, a joué la relève pour Hollande une fois Valls consumé ? Décidément, il n’y a rien à trouver chez ces politicards qui préparent, dans l’intérêt du patronat, la séparation de la CSG de la feuille de paye!

Cri, colère, organisation !

Notre conviction est – plus que jamais – que l’alternative politique, aujourd’hui, ne peut partir que des luttes, de la lutte de classe menée par le camp des travailleurs. Et cela, précisément sur chaque sujet, en s’emparant de chaque contradiction du pouvoir pour rassembler les salariés, les exploités.

La lutte contre la « réforme ferroviaire » a montré, une fois de plus, que le rassemblement le plus large sur des bases de lutte ne se réalise pas à partir d’une unité avec des directions syndicales réformistes, sur des bases de compromis.

Les conditions d’une rupture politique partant des luttes et de leur convergence existent objectivement. Militants communistes, nous jetons toute notre organisation, toute notre énergie dans les entreprises, les quartiers et les campagnes, toute notre analyse collective, au service de leur développement.

Unité et action ! 

APPEL À SOUTENIR LES CHEMINOTS DE SAINT QUENTIN – LAON – TERGNIER, RÉUNIS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, TOUS À TERGNIER, Mardi 17 Juin 2014 à 10h 45 Place de la Mairie.

La réforme ferroviaire n’est ni réformable, ni négociable.
Les communistes de Saint Quentin s’engagent pleinement avec les cheminots en lutte.
Cette lutte nous concerne tous.

POUR NOUS C’EST CLAIR :

- Personne ne peut être dupe des négociations bancales dans lesquelles vont rentrer les syndicats de collaboration de classe, qu’ils prétendent accepter la « réforme » telle quelle ou vouloir l’amender.

- La régionalisation ne correspond pas à une meilleure définition des besoins de transports mais à la création de féodalités locales encore plus asservies aux capitalistes. La « réforme ferroviaire » est encore aggravée par l’annonce de la constitution de grandes « euro-régions » par Hollande. Pépy se réjouit d’avoir obtenu dans la convention tout juste signée avec la Région Centre l’acceptation de TER sans contrôleur à bord ! Nous appelons les élus qui se disent progressistes dans les régions à s’élever contre la « réforme ferroviaire ».

- Il n’y a rien à attendre « d’amendements » au Parlement. Les élus communistes relaieront les luttes. Mais elles seules sont décisives.

- La rupture avec les directives de l’Union européenne à la solde des capitalistes se joue et s’organise dans chaque pays. Les camarades syndicalistes et communistes des autres pays nous apportent un précieux concours avec leur expérience. Il n’y a rien à attendre au niveau européen, dans les institutions illégitimes de Bruxelles ou de Strasbourg. Pas de diversion ! La mise en échec de la «réforme ferroviaire » en France apporterait un souffle à toutes les luttes nationales contre la casse des services publics. Il existe un rapport de force en France et c’est là que cela se joue pour nous !

POUR SOUTENIR LES CHEMINOTS EN LUTTE, AVEC LES CHEMINOTS NOUS DEMANDONS LE RETRAIT DE LA RÉFORME FERROVIAIRE !

C’est la condition d’une vraie réforme des financements, de la « dette », des rapports avec les territoires et les usagers, correspondant aux principes et objectifs du service public !
Les forces existent dans le pays pour converger et mettre en échec la « réforme ferroviaire ».

Corinne BECOURT
Secrétaire de la section
De Saint-Quentin du PCF

Aisne-Picardie : Pourquoi le pouvoir veut en finir avec les départements

Faute d’alternative politique réelle, Hollande et Valls utilisent leurs défaites électorales pour accélérer leurs contre-réformes et même pour charger la barque.

A côté de l’annonce de 11 milliards d’euros par an de cadeaux supplémentaires au patronat, dans le cadre du « pacte de responsabilité », ils programment des fusions de régions et la disparition des départements.

Sarkozy en avait rêvé mais n’avait pas osé l’entreprendre. Hollande se sent en état de précipiter le démantèlement de la démocratie locale que le rapport Attali de 2008 et la Commission Balladur préconisaient.

L’objectif est plus que jamais de détruire l’échelon qui porte historiquement l’égalité des territoires : le département, de constituer de grandes féodalités, « métropoles », ou eurorégions, en concurrence les unes avec les autres, directement liées à l’Union européenne.

Les coupes budgétaires annoncées dans les dotations aux collectivités locales atteignent 11 milliards d’euros par an, soit 15% de leurs dépenses d’investissement. Elles vont de pair avec les objectifs de casse structurelle.

Le comblement des déficits publics – que les gouvernements creusent eux-mêmes -, l’allègement du soi-disant « millefeuille territorial » servent de prétextes à la contre-réforme. Des dizaines de milliers d’emplois, les services publics et sociaux remplis par les collectivités sont directement menacés.

Mais la pénurie de moyens servira aussi à accroître les inégalités entre les nouvelles collectivités et leur dépendance au patronat, aux banques, à l’Union européenne.

Le pouvoir sait quelle est la profondeur de l’attachement populaire aux départements, même aux régions. Il louvoie.

Il s’y prend en plusieurs étapes en attaquant d’abord les conseils généraux (conseils départementaux), seule institution départementale ayant une légitimité démocratique propre. Hollande et Valls veulent les priver tout de suite de leur « compétence générale » qui leur permet d’intervenir sur toute question relative à la vie départementale, même hors de leurs prérogatives spécifiques. Ensuite, ils veulent carrément les supprimer et supprimer les cantons, les élections cantonales. A terme, l’administration départementale – préfecture, sous-préfectures, directions départementales etc. – tomberaient d’elles-mêmes.

Les populations peuvent mesurer le danger. Leur attachement aux départements est bien plus que « sentimental », tel que le refus de la suppression des numéros de département des plaques minéralogiques l’avaient montré.

En Martinique, en Guadeloupe en 2003, en Haute-Corse et Corse-du-Sud en 2003, dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin en 2013, à chaque fois, les électeurs ont voté NON à la disparition de leur département.

Aussi, la ministre Lebranchu exclut d’emblée toute consultation populaire, tout référendum cette fois-ci. Elle indique que les départements pourraient ne pas être supprimés tous en même temps, ni suivant les mêmes modalités : les uns seraient intégrés à des métropoles, d’autres à des régions, d’autres maintenus un temps.

Les agissements du mouvoir traduisent combien les forces existent pour mettre en échec sa « réforme » territoriale. Pour nous communistes, la bataille pour la défense des départements, avec toutes ses contradictions, s’intègre dans les luttes immédiates prioritaires pour commencer à faire reculer la politique au service du capital.

 

Nous reproduisons ci-dessous l’analyse du rapport Attali que nous faisions en février 2008, toujours aussi actuelle.

Pourquoi Attali (et d’autres) veulent-il abattre le département ?

 

Les élections cantonales approchent. Sarkozy a dû désavouer une des propositions du rapport Attali. Difficile en effet de faire élire des conseillers généraux UMP aux assemblées départementales tout en se prononçant pour la suppression des départements. Mais tout laisse entendre que ce n’est que partie remise. D’ailleurs Attali a donné dix ans pour une disparition progressive.

L’attaque contre l’échelon gouvernemental ne date pas de ce gouvernement.

 Son prédécesseur avait tenté de s’attaquer à ceux qu’il considérait comme des maillons faibles.

Il a échoué devant la résistance populaire et perdu les référendums visant à supprimer les départements des Antilles et de Corse. Sur un autre plan, avec la complicité de
l’Union européenne, le pouvoir s’attaque à un autre symbole fort : la référence au département sur la plaque d’immatriculation qui devrait être abandonnée à compter du 1
er janvier 2009. Là encore, l’opposition des Français est manifeste.

 D’où vient cet acharnement des représentants du capital contre le département ?

 Les gouvernements ont conféré de façon assez arbitraire depuis la décentralisation de 1982 un certain nombre de compétences aux départements, notamment en matière d’action sanitaire et sociale (RMI, aide aux personnes âgées…), de culture et d’éducation (collèges), de transports et d’aménagement du territoire. Une remise en cause du département permettrait de revenir sur un certain nombre d’acquis sociaux dans ces domaines.

Mais les raisons principales sont plus fondamentales. L’attaque contre les départements  s’intègre dans la remise en cause des fondements de l’Etat républicain. Le département, créé en 1790 par l’Assemblée constituante, a rompu avec les particularismes et aberrations territoriaux d’origine féodale. Comme division administrative, bien au-delà des prérogatives des conseils généraux, il porte une conception de l’égalité des territoires et des citoyens devant l’Etat.

L’amélioration des transports et des communications n’a pas modifié ce caractère structurant de l’unité du pays. Elle a davantage fait du département, des préfectures et sous-préfectures, un maillage de proximité des services de l’Etat et des services publics. Sur cet aspect, on voit comment la volonté de supprimer le département s’apparente à celle de
supprimer, par exemple, les tribunaux, avec la « réforme » de la carte judiciaire de Rachida Dati.

Construit par l’Histoire, l’attachement des citoyens au département correspond à une forme d’adhésion au modèle républicain national.

Objectivement celui-ci est devenu un obstacle au capitalisme. La Nation en général, la nation française en particulier avec son héritage révolutionnaire et ses acquis démocratiques, l’égalité républicaine, la conception du citoyen, la laïcité… représentent une résistance au développement de la mondialisation capitaliste.

Pour la combattre sur le plan des territoires, ses serviteurs s’emploient à renforcer deux échelons:

- d’une part l’UE, entité lointaine, incohérente, niant la réalité des peuples et donc leur expression démocratique, correspondant naturellement à la domination des multinationales.

- d’autre part les régions, voire les « euro-régions », dont ils sont prêts à inventer de toutes pièces des particularismes identitaires. Entités inégales, nouvelles féodalités, les régions sont conçues en opposition, comme contre-pouvoirs à l’Etat-nation démocratique que l’on veut dévitaliser devant l’UE.

Les départements français sont trop petits pour constituer des régions de ce type. Leur histoire comme leur réalité d’aujourd’hui les rattachent indissociablement au modèle républicain et à l’Etat-nation.

Pour les Attali, Sarkozy, Barroso : il faut détruire les départements !

Vivelepcf, 28 mai 2014

Construire un printemps des luttes: Les luttes et revendications des fonctionnaires au cœur de la riposte

Les luttes et revendications des fonctionnaires sont au cœur de la riposte à la politique du gouvernement, à son « pacte de responsabilité », encore aggravé par la précipitation de sa réforme territoriale.

Elles concernent le plus grand nombre des salariés et retraités, par la défense des salaires, du pouvoir d’achat (point d’indice), des statuts, de l’emploi et de la qualité des services publics, de l’école, de l’hôpital… Des possibilités de très larges convergences de lutte sont possibles, dans l’immédiat avec les cheminots qui entrent en action le 22 mai. Le pouvoir est massivement désavoué dans le pays.

Mais l’impasse politique institutionnelle est totale. L’idéologie dominante multiplie les diversions, y compris les plus dangereuses. Un autre gouvernement de gauche, une autre Union européenne seraient possibles. La démagogie de l’extrême-droite devrait justifier la résignation à la politique au service du capital.

Communistes, nous disons NON. Les forces existent pour une rupture politique. Leur seule voie pour s’exprimer aujourd’hui, c’est les luttes, leur élévation et leur convergence.

Commençons par gagner le

Retrait des dispositions du Pacte de responsabilité et de la « réforme ferroviaire» !     

 

 

François Hollande a dit une chose juste sur BFM le 6 mai : que son programme en 2012 n’était « pas étincelant » et qu’il avait été principalement élu sur la base du rejet de son prédécesseur.

Il est plus que temps d’en finir avec les illusions propagées avant 2012 sur un « changement » avec Hollande. Leur déception nourrit la résignation aujourd’hui. Elles préparent de nouvelles illusions institutionnelles. Qui peut sérieusement imaginer qu’une arrivée à Matignon de Martine Aubry, la ministre qui a le plus donné au patronat avant Valls (au nom des « 35 heures ») remettrait en cause les contre-réformes qu’il est en train de mettre en œuvre ?

La résistance, la rupture, sont nécessaires maintenant: à partir des luttes.

Malgré la confirmation de son désaveu populaire aux élections municipales, en l’absence d’opposition politique réelle, Hollande est en situation de « charger la barque » des mauvais coups avec Valls.

Ils précipitent le démantèlement de la démocratie locale, préparé par Balladur et Sarkozy. Détruire les départements, gages historiques de l’égalité des territoires, constituer de grandes féodalités régionales, directement liées à l’UE, est plus que jamais l’objectif. Au passage, des centaines de milliers d’emplois, les statuts des personnels sont menacés. 

Hollande et Valls ont ajouté encore 11 milliards d’euros par an de cadeaux au patronat avec la suppression de la « contribution sociale des sociétés » (6 milliards) et une baisse des taux de l’impôt sur les société (5 milliards).

Le « Pacte de responsabilité », c’est vraiment du 50/50 !

50 milliards d’euros prélevés sur les salaires, la protection sociale et les services publics contre 50 milliards d’euros accordés au profit capitaliste. Et encore, il ne faudrait pas oublier les 6 milliards d’euros par an ponctionnés sur le pouvoir d’achat des ménages avec les hausses de TVA.

La fable de la réduction des déficits publics, que le gouvernement creuse d’un côté pour mieux prétendre le combler de l’autre, ne peut plus fonctionner.

Le prétexte européen aux politiques antisociales nationales a aussi du plomb dans l’aile.

L’Union européenne est clairement identifiée par les travailleurs pour ce qu’elle est par nature : une organisation au service des multinationales. Elle a fini de perdre toute légitimité en France avec le Traité de Lisbonne adopté, malgré la victoire du NON au référendum de 2005, grâce au vote de la droite et du PS au Parlement français.

Dans la période, avant les élections européennes, on assiste à une puissante campagne pour tenter de réhabiliter l’UE en donnant une consistance à son alibi démocratique, le Parlement européen.  Là encore, des illusions sont mises en scène sur ce « machin », comme sur « l’Europe » sociale. Le futur président de la Commission européenne, où commissaires de droite et « gauche », de chaque pays, travaillent de concert, ne sera pas plus légitime que son prédécesseur pour coordonner les politiques d’austérité contre les peuples parce qu’il sera formellement adoubé par le Parlement.

Le pouvoir utilise cyniquement l’extrême-droite pour détourner la colère populaire des luttes d’une part, et, d’autre part pour servir d’épouvantail à la contestation de l’UE et de l’euro. Communistes, nous dénonçons le piège.

Au-delà du vote, la meilleure façon de faire reculer l’UE du capital, l’intégration européenne (avec l’euro), synonyme de désintégration des acquis sociaux et démocratiques nationaux, c’est de mettre en échec, en France, la politique poursuivie par MM. Hollande et Valls, à commencer maintenant par les dispositions du « pacte de responsabilité » et la « réforme » ferroviaire.

Des forces considérables existent pour défendre l’hôpital public, la Sécurité sociale. Les millions de manifestants de 2010 pour les retraites ne se sont pas évanouis. La poursuite du démantèlement du potentiel industriel suscite de profondes protestations.

Des luttes importantes se développent, dernièrement celle des éboueurs. Celles des fonctionnaires concernent tous les travailleurs. Elles sont au cœur de l’opposition au « pacte de responsabilité » portant l’exigence de la défense des salaires (refus du gel du point d’indice), de l’emploi, des services publics, de l’école, de l’hôpital…

L’action des fonctionnaires peut et doit embrayer sur les grèves et manifestations du 22 mai contre la réforme ferroviaire, l’éclatement de la SNCF, en vue de la mise en concurrence et de la privatisation.

De larges possibilités de convergence de lutte existent.    

Communistes, nous mettons toute notre énergie pour qu’un « printemps des luttes » commence à faire échec à la politique du pouvoir. 

Pcf Paris 15 pour la grève dans les fonctions publiques du 15 mai 2014

12 avril : 50.000 manifestants à la recherche d’une alternative politique introuvable hors des luttes

 Au moins 50.000 personnes de tout le pays ont participé le 12 avril à la marche nationale contre l’austérité à Paris. Le défilé a présenté un caractère plus « citoyen » qu’ouvrier. C’est logique pour un rassemblement organisé un samedi, à l’appel de « personnalités ».

Quelques jours après la nomination de Valls, quelques semaines après les municipales, ces 50.000 manifestants ont donné un signal de mobilisation contre la poursuite et l’aggravation de la politique au service du Medef, face à la résignation orchestrée par l’idéologie dominante. Ils ont exprimé aussi la volonté de combattre l’extrême-droite et de ne pas laisser le pavé aux ultraréactionnaires.

12 avril : 50.000 manifestants à la recherche d’une alternative politique introuvable hors des luttes dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 140415_manif12-300x224La section du PCF Paris 15ème, avec les jeunes communistes du 15ème ont contribué à cette mobilisation et se félicitent de son résultat. Avec les délégations des sections du PCF de Saint-Quentin, de Mantes-la-Jolie et de Saint-Martin-d’Hères, avec des camarades de plusieurs autres départements, nous avons distribué largement notre tract intitulé « L’alternative politique ne pourra partir que de la montée des luttes ».

La question de l’alternative politique était bien au cœur des préoccupations des manifestants, comme elle l’est pour des millions de travailleurs.

Les municipales ont traduit, dans la situation présente, l’absence objective de perspective politique de rupture dans les institutions.

La manifestation du 12 avril l’a illustrée à nouveau. Les organisations qui se réclament « à la gauche du PS » viennent d’être sanctionnées par les électeurs, presqu’à l’égal du PS. Elles paient visiblement les illusions semées avant 2012 sur un changement avec Hollande, l’absence de positions de rupture franches notamment sur l’Union européenne.

La manifestation de samedi n’a malheureusement pas démenti leurs démarches politiciennes parallèles.

Mélenchon drague aussi bien les « écologistes », pourtant les plus pro-UE des politiciens, que le NPA. Après avoir tiré à boulets rouges sur le PCF pendant la campagne des municipales, il est en situation de continuer à le plumer aux européennes, puisque la direction du PCF continue à s’emprisonner dans sa stratégie du Front de gauche.

Besancenot, délaissé des media, fait réciproquement des offres à Mélenchon. Là, il a réussi à s’approprier médiatiquement l’initiative de la manifestation du 12 avril, qui pourtant revient à la direction du PCF.

La direction du PCF, Pierre Laurent, le lui ont permis en préférant s’effacer derrière une affiche anonyme et un appel de « personnalités » diverses. Son objectif prioritaire semble avoir été, quitte à se placer au second rang, de racoler une partie l’autoproclamée « aile gauche » du PS, un peu présente en tête de cortège…

La confrontation de ces préoccupations politiciennes a conduit à abandonner l’idée d’un meeting en fin de manif à la Nation de peur que l’un ou l’autre prenne l’avantage.

Comme on est loin des attentes des manifestants, de l’exigence populaire d’alternative politique !

Les uns et les autres dirigeants de la « gauche radicale » n’ont réussi à s’entendre que pour mettre en avant la personne du politicien grec Alexis Tsipras.

Tsipras est candidat à la présidence de la Commission européenne pour le Parti de la gauche européenne (PGE). Lui et ses soutiens français ne pourraient mieux légitimer l’UE du capital, prétexte et instrument de l’écrasement des acquis sociaux et démocratiques de chaque peuple. Sa priorité principale est d’ailleurs la sauvegarde de l’euro. Ses inspirateurs sont ouvertement Obama et Roosevelt.

Pouah !

Le changement politique en France ne réside évidemment pas dans une perspective illusoire et trompeuse de renversement des coalitions au Parlement européen. Il n’est évidemment pas à attendre d’un changement de gouvernement de Hollande. Après les sales coups confiés à Valls, Hollande pourrait miser sur équipe de remplacement, moins « social-libéral ». Et alors !

Plus que jamais, nous continuons, comme dans la manif du 12, de mettre en avant les luttes, leur renforcement, leur convergence. C’est la seule voie vers le changement politique dans la période actuelle. C’est la seule façon de repousser le consensus droite/PS, de rejeter la diversion mortifère du FN, organisé pour le compte du système.

La mobilisation contre le « pacte de responsabilité » est passée à un niveau supérieur avec la manifestation du 18 mars, notamment dans les organisations de la CGT. L’opposition au Pacte ne saurait se réduire à des slogans vagues contre l’austérité. Pour rassembler, nous devons traduire la gravité du « pacte », les cadeaux d’un montant inégalé au patronat, en luttes immédiates et concrètes, contre la TVA, la casse de la santé et de l’hôpital publics, celle des allocations familiales…

La lutte des cheminots contre la réforme ferroviaire, avec la grève du 22 mai, celles des fonctionnaires contre l’austérité, avec la grève du 15 mai, les mouvements à la Poste, à EDF, à la RATP possèdent un fort potentiel d’entraînement chez les usagers. Partout en France, on se bat contre la casse de l’industrie.

C’est tout cela que nous avons mis au centre de notre expression à la manifestation du 12 avril, pour la convergence des luttes, passant par la rupture avec l’UE du capital, loin des préoccupations politiciennes, qui ne sauraient enfermer la détermination des manifestants, des travailleurs qui luttent et lutteront.

Prochain rendez-vous pour la mobilisation générale : le 1er mai !

Repris de EDT – Pcf Paris 15, 14 avril 2014

La Grèce, de la « faillite sanitaire » organisée par l’Union européenne à la « crise humanitaire »

La Grèce, laboratoire de la barbarie de l’Union européenne du capital. En 2004, Giscard louait les origines « grecques » de la civilisation démocratique européenne pour faire passer sa constitution anti-démocratique. Dix ans après, l’Europe détruit la civilisation grecque, ce qu’il pouvait en rester de démocratique.

 

Le rapport publié dans la prestigieuse revue médicale britannique « The Lancet », impliquant des chercheurs de Londres, Cambridge et Oxford ne nous apprend hélas pas de scoops, elle ne fait que confirmer, synthétiser l’ampleur du désastre humanitaire, de la crise sanitaire que vit la Grcèe.

 

« Greece’s health crisis: from austerity to denialism », ce rapport publié en février dernier, ne permet plus le déni (denialism) face au développement de maladies que l’on croyait éradiquées, l’explosion des troubles psychologiques, des épidémies, de la mortalité infantile.

 

On a peine à croire que l’OMS classait encore au début des années 2000 le système de santé public grec parmi les 15 plus performants au monde, devant celui allemand ou britannique. Aujourd’hui, le système de santé grec est en « tiers-mondisation », résultat d’un choix politique.

 

Saigné par les mesures de rigueur imposées par la « Troïka », le gouvernement grec a réduit le budget de la santé grecque de près de 40 % depuis 2009. Pour la seule année 2014, le budget de la santé subit une baisse de 19 %, celui de la Sécurité sociale de 30 % !

 

Pour l’hôpital public, la saignée

 

Les premières victimes, les hôpitaux grecs dont le budget a baissé de 26 % entre 2009 et 2011, et qui va connaître une réduction de 32 % seulement en 2014. Ils manquent de tout : lits, médicaments, matériels de base – y compris seringues, compresses, gants – et personnel.

 

Sur les 132 hôpitaux que compte le pays, 50 sont menacés de fermeture d’ici l’an prochain. 12 hôpitaux publics ont déjà fermé leurs portes à Athènes et Salonique au nom des « restructurations-fusions ». L’intégralité des hôpitaux psychiatriques devrait être démantelés en 2015.

 

En termes de lits, 10 000 ont été supprimés depuis le début de la crise.

 

Seconde victime, les travailleurs de la santé, dont l’embauche en contrat permanent est gelé.

 

On estime que 35 000 travailleurs de la santé, infirmières, docteurs ont perdu leur emploi depuis le début de la politique d’austérité, en premier lieu les travailleurs en CDD. Selon l’OMS, 26 000 travailleurs de la santé, dont 9 000 médecins, pourraient être licenciés dans les prochaines années.

 

En quatre ans, le salaire des personnels de santé – médecins, infirmiers, aides – a subi des baisses allant de 30 à 100 %. Désormais, le recrutement des médecins hospitaliers se réalise à 1 000 € pour des horaires extensibles jusqu’à 48 h ou plus.

 

Troisième victime, les patients bien sûr. Selon le rapport de la revue « The Lancet », 800 000 Grecs seraient privés de toute couverture médicale. Le chiffre serait en réalité beaucoup plus élevé, sachant qu’en Grèce l’accès aux soins médicaux est conditionné au travail.

 

Selon le président de l’EOPYY (Instiut de sécurité sociale grec), Dimitris Kontos, ce seraient 3,1 millions de Grecs qui auraient perdu toute couverture médicale publique, soit près de 30 % de la population. Selon lui, 3,3 millions de personnes – notamment les commerçants au bord de la faillite – seraient sur le point de la perdre également.

 

Désormais, comme dans les pays du Tiers-monde, ce sont les ONG – tant locales qu’internationales – ainsi que les centres de santé communautaires qui constituent la seule alternative à cette faillite organisée du système public de santé.

 

au profit du privé, vive le serment d’Hypocrite !

 

A qui profite le crime ? On serait tenté de dire que le secteur privé subit la crise autant que le public, voire plus dans un pays où en 2010 près de 40 % des dépenses de santé étaient assurés par un secteur privé bien implanté dans les cliniques privées, centres de diagnostic, médecins libéraux.

 

En fait, l’emprise du secteur privé sur la santé grecque tend à se renforcer. D’une part, car le gouvernement – tout en diminuant les moyens accordés à l’hôpital public – continue de favoriser l’expansion des cliniques privées.

 

Ainsi, en 2012, comble du cynisme, le gouvernement grec parie encore sur le « tourisme médical », la marchandisation d’opérations cosmétiques ou bénignes (ex : chrirurgie esthétique), espérant faire venir en Grèce 100 000 touristes en cinq ans, attirés par l’expertise médicale grecque.

 

D’autre part, les cliniques privées ont affirmé, en octobre 2013, refuser désormais tous les « clients » assurés par l’organisme public de Sécurité sociale (l’EOPYY), pour la raison que l’EOPYY devait 800 millions de $ aux institutions de santé privées.

 

La marchandisation devient la norme, comme aux Etats-unis, présenter la carte bleue devient le passe pour espérer un traitement des pathologies les plus lourdes tels les cancers.

 

On se rappelle que le ministre de la Santé grec avait osé déclarer en 2013 que « les maladies comme le cancer ne sont pas considérées comme urgentes, sauf si vous êtes dans la phase avancée. » Avec un tel ministre de la Santé, vive le serment d’hypocrite!

 

Les déremboursements ont explosé depuis 2011, les patients devant prendre à leur charge en moyenne 25 % de leurs médicaments – plus 50 autres % si il n’est pas dans la liste de la Sécurité sociale.

 

Toutefois, la dette de l’organisme de Sécurité sociale envers les pharmaciens a poussé ces derniers à exiger des patients à « avancer » la somme intégrale de leur traitement. Ceux qui le peuvent, le font espérant un remboursement ultérieur, les autres qui ne peuvent pas payer se privent de traitement.

 

En 2011, le gouvernement avait augmenté le coût des consultations externes de 3 à 5 $. En 2014, il devait augmenter le coût de toute consultation médicale de 1 $, tout en faisant payer un forfait hospitalier de 25 $ par jour.

 

La responsabilité des grands laboratoires pharmaceutiques multi-nationaux ne peut non plus être minimisée, eux qui sont à l’origine d’une pénurie de médicaments en Grèce, aux conséquences désastreuses pour la santé des Grecs.

 

Les Roche, Pfizer, Sanofi, GSK fuient tous la Grèce, déclarée insolvable, empêchant la livraison de 200 médicaments parfois vitaux, ceux contre l’arthrose, l’hépatite C, le choléstérol, les anti-psychotiques, les anti-biotiques ou les produits anésthésiques.

 

Ces entreprises ont reconnu ne plus livrer de médicaments aux hôpitaux publics, aux pharmacies conventionnées en raison d’une dette de 2 milliards de $ contractée à partir de 2011, surtout face à la faible profitabilité du marché grec, la nécessité objective de casser les prix.

Enfin, la logique du privé s’impose de plus en plus dans les hôpitaux publics, celle de la tarification à l’activité, du « coût-profit » y compris au détriment de la vie humaine.

Le bilan, un « désastre humanitaire et sanitaire »

 

C’est le constat dressé dans l’article publié dans « The Lancet », il fait froid dans le dos, encore il s’appuie essentiellement sur les chiffres portant sur la période 2008-2011, et non sur la période maximale des coupes budgétaires, depuis 2011.

 

Ainsi, le nombre de personnes infectées par le virus du SIDA a doublé depuis 2008, passant de plus de 650 malades à 1 200 en 2012. Parmi les consommateurs de drogue, le chiffre a explosé, passant de 9 à 484.

 

En effet, les distributions de préservatifs, de seringues aux personnes dépendantes de la drogue – dans le cadre de travail de rue réalisé par les personnels de santé – ont chuté respectivement de 25 et 10 %, pour la seule année 2010.

 

Des maladies que l’on croyait disparues refont leur apparition. La malaria, que l’on imaginait éradiquée depuis 40 ans, se développe à nouveau en Grèce, avec la réduction des budgets locaux pour les dispositifs de prévention anti-moustiques.

 

Le virus du Nil occidental a également refait son apparition – pour les mêmes raisons. En 2011, il avait fait un retour foudroyant, contaminant une centaine de personnes, causant le décès de 9 résidents grecs.

 

L’indicateur souvent pris pour mesurer le degré de « développement » d’un pays peut nous aider à mesurer le degré de civilisation :le taux de mortalité infantile a grimpé de 43 % entre 2008 et 2010, après avoir connu une tendance séculaire à la baisse.

 

Le nombre de bébés souffrant d’un poids insuffisant à la naissance a augmenté de 19 % entre 2008 et 2010. On sait que le nombre d’enfants, par la suite, se rendant à l’école dans une situation de « précarité alimentaire » approche les deux-tiers, des chiffres bien supérieurs à ceux de pays africains comme le Malawi ou le Zimbabwe.

 

Enfin, la santé mentale des Grecs en pâtit, le taux de dépression dans la population a quasiment triplé, passant de 3 à 8 % entre 2008 et 2011. Le nombre de personnes ayant commis un suicide a augmenté de 45 % entre 2007 et 2011.

 

Au moment où la demande pour des aides psychologiques a augmenté de 120 % depuis le début de la crise, le gouvernement a déjà divisé par deux le soutien aux institutions publiques consacrées à la santé mentale.

 

Se souvenir du désastre sanitaire dans la transition au capitalisme en Russie

 

Le « traitement de choc » consacré à la Grèce n’est pas le premier. Nombre de pays africains, sud-américains, asiatiques ont connu les recettes miracles du FMI, elles l’ont payé par des tragédies humaines.

 

Comparaison adaptée, le traitement réservé à la Russie après la dissolution de l’URSS, le renversement du régime communiste, qui avait causé la vie à une million de personnes, selon une autre étude réalisée par la revue médicale « The Lancet » (voir ici : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-1-million-de-morts-imputables-directement-aux-politiques-de-privatisation-en-europe-de-l-est-apres-1989-39087819.html)

 

Une analyse extrêmement prudente, cherchant une corrélation directe entre privatisation de la santé et mortalité restreinte ici aux hommes en âge de travailler.

 

La conclusion du million de mort causé directement par la privatisation de la santé en Russie post-sovétique est donc sans doute sous-estimée. Certaines agences de l’ONU ont parlé de trois millions de morts. Où sont les pourfendeurs des « millions de morts » du communisme ?

 

En tout cas, le peuple grec, tout comme le peuple français, n’a qu’à regarder le sort tragique du peuple russe.

 

Les médecins, infirmières, personnels de santé, tout comme les usagers grecs ne s’y trompent pas. Eux qui mènent la lutte depuis quatre ans contre les fermetures d’hôpitaux, les licenciements dans la santé, les déremboursements.

 

Ce 27 mars, les pharmaciens ont lancé une grève de 24 heure contre le projet de la « Troika » d’accorder des licences à des chaînes de pharmacie privées, ou à des points de vente dans les supermarchés du pays.

 

La lutte continue en Grèce pour redonner au « serment d’Hippocrate » sa raison d’être, en repoussant toute logique de marchandisation de ce besoin inaliénable de l’homme, la santé !

 Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Source du rapport publié dans la revue « The Lancet » : http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2813%2962291-6/abstract

Notre profession et le bulletin de vote

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Le 18 mars contre le « Pacte de responsabilité » : une journée très importante. RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PACTE DE RESPONSABILITE !

On doit se féliciter de l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires à faire grève et manifester le 18 mars pour les salaires, l’emploi, la protection sociale et les services publics.

Le point naturel de convergence des revendications est l’exigence du retrait du projet de « Pacte de responsabilité » de François Hollande. Les unions syndicales départementales de Paris l’expriment sur leur tract d’appel titré: « NON AU PACTE DE SOLIDARITE ». Ce point de convergence, c’est ce que les militants, les luttes, le mouvement social, les travailleurs attendent.

Le 6 février, des manifestations ont eu lieu dans toute la France à l’appel de la CGT. Certains s’apprêtaient à gloser sur la faible mobilisation et l’isolement des cégétistes. La détermination des manifestants, leur recherche d’un point d’unification des luttes leur a cloué la bouche. L’unité à tout prix des directions syndicales ne saurait être un but en soi. L’union sur des objectifs concrets pour mettre en échec  la politique dirigée contre les travailleurs, si !

Les diversions et les pirouettes du pouvoir ne parviennent pas à en masquer l’importance et l’impact considérable du Pacte de responsabilité sur chaque famille de travailleurs.

Le Pacte est au cœur de sa politique antisociale. D’un côté, il comprend des cadeaux au patronat sans précédent : les 20 milliards d’euros par an du « Crédit d’impôt compétitivité » (CICE), des abaissements de cotisations sociales familiales pouvant aller jusqu’à leur suppression pur et simple de cette partie du salaire socialisé, 10 à 35 milliards d’euros suivant les scénarios. De l’autre côté, les familles doivent s’acquitter de 7 milliards d’augmentation de la TVA. Le financement des allocations familiales, déjà scandaleusement restreintes, est menacé dans son fondement même. Au total, 50 milliards d’euros de coupes des dépenses publiques et sociales sont annoncés.

La mise en scène du « dialogue social », des compromis, pour obtenir des « contreparties » du patronat apparaît pour ce qu’elle : une vaste supercherie. Les 30 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations sociales patronales, depuis 15 ans, n’ont pratiquement pas créé d’emplois : les faits sont là ; même les économistes à la solde du pouvoir ne les contestent pas.

La collusion entre le MEDEF, la CFDT et le pouvoir apparaît encore plus au grand jour. L’illusion d’un consensus « social » après un accord MEDEF-CFDT ne prend plus. L’union « sacrée » pour l’austérité et pour gonfler les profits capitalistes, à laquelle a scandaleusement appelé Hollande dans ses vœux en faisant référence à 1914, ne prend pas.

La CFDT se trouve aujourd’hui rejoindre exactement les volontés du MEDEF : prolongement du CICE et division par deux des cotisations patronales familiales. La CFDT a choisi son camp depuis longtemps, ce n’est pas celui des travailleurs, c’est celui de la collaboration de classe.  La CFDT (et l’UNSA) peut bien signer de temps à autre, avec d’autres syndicats, des déclarations de diversion, fourre-tout, vagues, pleines de bons sentiments, surtout stérilisantes, sa fonction de syndicat jaune au plan national n’est plus contestable.

Les négociations sur le Pacte commencent officiellement le 28 février. Il n’y a évidemment rien de bon à en attendre. L’appel du 18 mars rend caduques les positions de repli, de résignation adoptées par certaines directions syndicales.

Certains camarades s’inquiètent de la proximité entre le 18 mars et les élections municipales. Qu’importe ! Ce n’est pas aux municipales, cette année, que se joue le changement de politique nationale. Aux électeurs de reconnaître localement leur droite et leur gauche, dans les cas où ils auront vraiment le choix.

Le débat des élections européennes, réduit à quelques semaines, va être aussi tronqué. Le consensus gauche/droite autour de l’intégration européenne va s’appuyer sur le rôle de repoussoir confié à l’extrême-droite. Le mirage de « l’Europe social » correspond bien à la mystification du « Pacte de responsabilité ». Les batailles nationales, contre l’austérité, ou encore contre la « réforme » ferroviaire, portent la rupture nécessaire avec l’UE du capital. Les illusions électorales semées pour 2012 n’ont coûté que trop cher aux luttes, notamment aux grandes mobilisations pour les retraites.

Certains camarades redoutent une nouvelle journée d’action isolée, sans lendemain, à l’image de l’organisation décousue de la mobilisation contre l’ANI (« accord » de casse du code du travail et de libéralisation du licenciement). Ne laissons pas ce scénario se reproduire ! La lutte contre le « Pacte de responsabilité » peut et doit être très rassembleuse.

Ces dernières semaines, les ultraréactionnaires ont tenu le pavé. On remarque que ces soi-disant défenseurs de la famille ne défendent pas les allocations familiales ! Tout le débat politique est en train d’être dévié vers la droite et les seules questions de société. Il n’est que plus important de développer la mobilisation la plus large sur les questions économiques et sociales cruciales, avec des objectifs précis et clairs.   

Communistes, nous mettrons toute notre énergie à alimenter la bataille contre le « Pacte de responsabilité », à en démasquer le contenu, à faire grandir l’exigence de son retrait pur et simple, de la suppression de tout ce qu’il comporte, le CICE, les hausses de TVA.

 article PCF Paris 15

Saint-Quentin: le PCF dévoile son programme très social (article Aisne Nouvelle, 10/02/2014)

PUBLIÉ LE 10/02/2014

Par AURÉLIEN WÄLTI

Quelques jours après le PS, les communistes ont présenté leur programme. La gratuité de certains services est au cœur du projet. Pour le financer, ils pourraient supprimer la plage de l’Hôtel-de-Ville.

A 36 ans, le professeur des écoles veut remettre le service public au cœur de la vie saint-quentinoise.PhotoGaël HÉRISSÉ

Une poignée de chips arrosée d’un communard (kir au vin rouge), L’Internationale entonnée le poing levé et un parlé populaire à toutes les tables. Devant près de 140 «camarades» conviés à la traditionnelle «soirée couscous» du Parti communiste saint-quentinois à la salle Paringault, samedi soir, la tête de liste PCF Olivier Tournay a présenté les grandes lignes de son programme pour les élections municipales et communautaires de mars prochain, quelques jours après Michel Garand (tête de liste PS et alliés). Aucune augmentation des impôts n’est prévue.

1 Suppression de la plage de l’Hôtel-de-Ville L’annonce n’a pas été faite lors de la soirée de samedi soir mais, afin de faire des économies, Olivier Tournay pourrait supprimer la plage de l’Hôtel-de-Ville «qui coûte un fric fou» et favoriser celle située aux abords du parc d’Isle. Pour financer ses projets, il réduira également les dépenses de communication, les subventions accordées à Matélé qui «pourrait redevenir une webtélé»et arrêtera totalement la politique instaurée par la majorité actuelle concernant la vidéosurveillance.

2 «L’eau vitale» gratuite Le PCF souhaite rendre gratuit pour tous ce qu’il appelle «l’eau vitale», c’est-à-dire «les quinze premiers mètres cubes consommés par an et par personne.» Pour cela et afin de contrecarrer «l’augmentation de 71% en dix ans du prix de l’eau», il compte mettre en place une tarification progressive suivant trois échelons: «l’eau vitale» gratuite (moins de 15 m3 par an et par personne),«l’eau utile» (de 15 à 50 m3 par an et par personne) et«l’eau de confort» (plus de 50 m3 par an et par personne).«La fin du contrat avec Véolia arrivant à son terme dans un peu plus d’un an, l’eau reviendrait en régie publique, détaille Olivier Tournay. Ce qui permettrait de faire 25% d’économie», entre autres.

3 La mort municipalisée Afin de prendre en charge le coût des démarches funéraires pour ceux qui ne le peuvent pas, le PCF souhaite créer un service public des obsèques.

4 Refonte du réseau de bus La grille tarifaire et les dessertes du réseau de bus Pastel, «mal agencé», seront totalement refondues. Après «renégociation avec la Caisse des dépôts», «une tarification sociale à accès restreint» sera mise en place avec notamment, la gratuité des transports pour les enfants et les étudiants. «Une structure en étoile avec beaucoup d’arrêts à la basilique» redessinera le réseau actuel afin de desservir certaines zones qui ne le sont pas actuellement.

5 Un Parking gratuit pour l’hôpital «Il n’y aura plus à payer un parking pour se faire soigner et aller visiter sa famille.» Pour ce faire, le PCF a plusieurs pistes: renégocier avec le gestionnaire du parking Q-Park, requalifier les trottoirs à proximité pour en faire des places non payantes ou créer un parking gratuit dans le champ tout proche. Le conseiller municipal souhaite également «mettre fin au parking aérien payant en centre-ville et installer des zones bleues» sur la place pour redynamiser le cœur de ville.

6 Construction de logements sociaux Pour consolider son ambition sociale, le PCF imposera «une baisse immédiate des loyers» pour les logements sociaux aux mains d’Habitat saint-quentinois, «la construction de nouveaux logements» et «la fin de la vente du patrimoine public» qui a été engagée.

7 Deux salles pour la musique et les sports Promise par la majorité municipale depuis longtemps mais sans jamais l’avoir concrétisée, la salle des musiques actuelles a intégré le programme communiste: «Nous, nous la ferons!». Une Maison des sports en accès libre sera créée dans les bâtiments inutilisés de Plein-Air.

8 Plus de crèches Une nouvelle crèche sera construite à Saint-Quentin. La dotation aux élèves sera augmentée et atteindra les 60 euros.

 

 

60 000 postes d’enseignants promis … à peine plus de 5000 trois ans plus tard

Après les retraites, la TVA, le CICE, l’ANI, … voilà une nouvelle promesse du candidat Hollande qui part en fumée.

Les 5 années de gouvernement de droite sous la présidence Sarkozy avaient saigné notre système éducatif. La politique de la RGPP (révision générale des politiques publiques) avec l’annonce populiste du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, a fortement contribué à la ruine de nos services publics. Les conséquences en ont été diverses et variées allant de la privatisation au ralentissement des services en passant par les techniques managériales les plus dures pour combler le manque de personnel. Dans les services publics de santé, on assiste à des périodes d’attente allongées, des personnels en sous effectif poussés à combler les manques par une présence prolongée. La fatigue et le manque de personnel ont des répercussions directes sur la prise en charge des patients. Ces régressions touchent directement la qualité des services de santé. On constate les mêmes effets dans la police ou les services d’urgence.

Pour l’éducation, le bilan est tout autant alarmant. Au total, en 5 ans, ce sont 77 000 postes qui ont été supprimés. Les conséquences sont multiples et engendre une dégradation de la qualité de l’enseignement dans notre pays. Parmi les plus graves : augmentation du nombre d’élèves par classe, fermetures massives des écoles rurales et de proximité au profit de regroupements et de grosses structures, les élèves en difficulté ou en situation de handicap ne sont plus ou peu pris en charge, le remplacement des professeurs absents est compromis, les élèves tardent à voir venir l’enseignant remplaçant en cas de longue maladie ou de congé maternité, … autant de points mis en place au cours de plusieurs dizaines d’années pour faire progresser notre système éducatif et sacrifiés en 5 ans de politique réactionnaire et libérale.

Hollande, en campagne présidentielle, avait annoncé remettre 60 000 postes d’enseignants sur le quinquennat. La promesse ne couvrait même pas la casse du précédent gouvernement. Comme à l’habitude des socialistes, il ne s’agit pas d’un progrès social mais de limiter la casse ou plutôt d’organiser une casse plus étalonnée.

Ayrault et Peillon annonçaient en grande pompe une priorité sur le primaire. Comment s’est-elle concrétisée ?

  • En premier lieu, l’annonce d’une grande réforme des rythmes scolaires. Nous aurons droit à une réformette pesant sur les collectivités et les enseignants. Les effets sur l’enseignement ne sont pas concluants dans les mairies où elle est appliquée à la rentrée 2013, quand ceux-ci ne sont pas directement négatifs. Aucun progrès n’est noté pour notre système éducatif, les régressions sont multiples, le coût pour l’État est minime (notre article sur cette réforme). Il ne s’agit en réalité que d’une publicité pour le gouvernement socialiste au frais de la population et qui tourne au bras de fer avec les parents, les enseignants et les élus locaux. Pour tenter d’acheter la paix sociale, Peillon ira même jusqu’à octroyer une subvention exceptionnelle à la FCPE (principal fédération des parents d’élèves) de 150 000 euros. Au passage, le gouvernement aura aussi voté une réduction de l’encadrement des activités péri-scolaires pour rendre la réforme plus « gérable » par les communes.
  • Une annonce récente vient d’être faite visant à réduire le nombre d’heures de présence élèves pour les enseignants en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Valable uniquement pour le second degré dans un premier temps, le gouvernement s’est vu forcer d’y consentir aussi pour le premier degré sous la pression des organisations syndicales. Peillon avait aussi tenté d’augmenter le nombre d’heures de présence élèves pour les professeurs en classe prépa. Ces deux reculs du gouvernement sont aussi dûs à la crainte de convergence des luttes dans le domaine de l’éducation. L’ensemble du système éducatif aurait alors pu s’opposer massivement et conjointement à un gouvernement déjà fragilisé. Il y a fort à parier que cela n’est que partie remise pour les socialistes.
  • Enfin, la question du recrutement des enseignants. Si le gouvernement ne pouvait pas se permettre de revenir totalement sur sa promesse électorale, on est en revanche très loin du compte et des 60 000 postes promis. À la rentrée 2013, ce ne sont que 3046 postes qui ont été créés. À la rentrée 2014, le solde net sera de 2355 postes, donc déjà en recul par rapport à 2013.  Ces chiffres sont aussi à mettre en parallèle avec les 30 000 nouveaux élèves attendus à la rentrée 2014, à la baisse du taux horaire dans l’enseignement en éducation prioritaire et à un total de 840 000 enseignants en France. Au final, il est probable que ce recrutement (moins de 0,5% du total) ne suffise pas à faire face à ces variables et engendrent de nouvelles augmentations d’effectif dans les classes.

Peillon a déjà annoncé qu’il repoussait la carte scolaire après les élections municipales, ce qui n’augure rien de bon. Ce calendrier obligera les équipes pédagogiques et les administrations à gérer dans l’urgence les changements imposés.

Comme à son habitude (depuis son arrivée au pouvoir et chaque fois qu’il l’a eu), le gouvernement socialiste annonce des réformes progressistes qui cachent en fait des régressions dans la continuité des gouvernements précédents.

Ne nous leurrons pas et n’attendons rien des politiques opportunistes en place. Seul un rapport de force concret pourra permettre de stopper les reculs sur nos acquis. Seule l’organisation des masses peut permettre l’établissement de ce rapport de force. Et seules des positions de ruptures avec les institutions actuelles peuvent permettre de créer cette organisation dans des perspectives de changement de société.

article AJ pour la Section PCF de Saint-Quentin

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DROIT DE REPONSE D’UNE SALARIEE D’INTERMARCHE A L’ARTICLE SUR LE TRAVAIL DOMINICAL DE L’AISNE NOUVELLE DU SAMEDI 27 AVRIL 2013

Selon le Code du Travail, les établissements de commerce de détail à prédominance alimentaire sont autorisés de plein droit à occuper des salariés le dimanche matin jusqu’à 13 heures.

Cette loi comporte une faille dans laquelle mon employeur se faufile avec aisance. En effet, est considéré le pourcentage de chiffre d’affaires moyen du lundi au dimanche inclus.

Or, s’il s’agissait uniquement du chiffre d’affaires du dimanche, il pourrait être constaté que le chiffre d’affaires en « marchandises générales » non alimentaires est largement plus important que le chiffre d’affaires alimentaire.

Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque le magasin Intermarché de Gauchy a déménagé suite à son agrandissement, tous les salariés espéraient ne plus avoir à travailler le dimanche, c’était sans compter les bonnes relations de notre employeur avec le sous-préfet. Ce qu’il faut savoir également c’est qu’il est à la tête de 5 magasins Intermarché de la région axonaise.

Lorsque le directeur de magasin d’Intermarché Chauny dit « Mais si on n’a pas le dimanche, on baisse purement et simplement le rideau », sortez les mouchoirs !!! Le chiffre d’affaires fait le dimanche se reporterait, alors, sur les autres jours de la semaine ! En effet, l’hypermarché est sensé ouvrir pour la partie alimentaire. Une famille qui a besoin d’une livre de beurre, d’un litre de lait, ou tout autre aliment présent sur sa liste de courses, l’achètera un autre jour. D’autant que l’amplitude des horaires d’ouverture est adaptée au plus grand nombre (8h30-20h30). Les propos du directeur créditent les miens sur le pourcentage de chiffre d’affaires fait en marchandises non alimentaires le dimanche matin !!! C’est bien de ça dont il est question !

Lorsque je lis que «des étudiants ont été embauchés pour les samedi et dimanche. Pour les autres salariés c’est un roulement qui fait partie du contrat de travail, qui va du lundi au dimanche », mon poil s’hérisse !!! Oui, il y a quelques étudiants qui viennent renforcer l’effectif du dimanche. (On pourrait aussi débattre de l’effet du travail sur les études mais là n’est pas le sujet.) Mais la plupart de l’effectif du dimanche comprend des salariés autres qui n’ont pas le choix parce qu’en effet, c’est inscrit dans leur contrat de travail. De plus, lorsque le salarié n’est pas bien perçu par sa hiérarchie, la loi autorise l’employeur à le faire travailler 7 dimanches consécutifs avant de lui en accorder un en repos ! Technique fortement prisée et appliquée bien volontiers !!! «C’est juste une question de planning » dit un autre dirigeant, et oui !!! Le salarié n’a aucun pouvoir sur son planning, il ne fait que subir !!!

Comment mobiliser une équipe à agir pour obtenir des droits basiques du Code de Travail ? Actuellement, les chefs de rayon (agent de maîtrise) ne bénéficient pas du paiement double et de la récupération des jours fériés travaillés. L’employé, quant à lui, n’est pas rémunéré aux taux légal des heures supplémentaires faites à la demande express de l’employeur ou du supérieur très régulièrement.

En effet, la peur du licenciement en temps de crise est bien présente. Elle est entretenue savamment par les directeurs de magasin, bons petits lieutenants de notre adhérent, voire même par les chefs de rayon eux-mêmes. Leur argument favori face aux équipiers est : «je ne suis pas payé plus pourquoi le serais-tu ? ».

Chacun a sa maison à rembourser, une famille à charge, des factures à honorer. La menace de la suppression des primes aussi est un argument bien exploité.

L’organisation syndicale est inexistante et difficile à mettre en place. Les rares tentatives ont conduit à la stigmatisation des personnes voire à une procédure à leur encontre en vue d’un licenciement.

Quant au dimanche prétendument jour de repos faisant écho à la tradition chrétienne, notre calendrier n’y ferait-il pas référence dans son entièreté !?? Oui, le bien-être des salariés devrait être une préoccupation de l’employeur. Un salarié heureux en famille est meilleur travailleur. Le dimanche et les jours fériés sont des moments de repos dédiés aux activités personnelles et familiales indispensables au bien-être de chacun.

La loi devrait plutôt interdire le travail le dimanche (voire le samedi), à croire que la consommation est la seule distraction du quidam. Qu’en est-il des ballades en forêt, des repas familiaux, des relations avec nos enfants et nos conjoints,… ? La loi (d’autant plus celle du travail) est censée protéger le petit contre le gros, le faible contre le fort, le salarié contre son patron. Depuis quelques années la loi favorise les soi-disant intérêts collectifs contre l’individu, ces intérêts allant souvent (hasard ?) dans le sens du patron.

Témoignage d’une sympathisante qui, pour des raisons évidentes, a souhaité garder l’anonymat

 

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Présentation de la liste intégrale pour les municipales 2014 : « les voix de la colère », conduite par Olivier Tournay

Les candidats de notre liste, les 45 voix de la colère :

  1. Présentation de la liste intégrale pour les municipales 2014 : « les voix de la colère », conduite par Olivier Tournay dans Conseil Municipal de St Quentin 01.-photo-olivier-tournay-web_redimensionner TOURNAY Olivier – Saint-Jean – 36 ans – Professeur des écoles – Syndicaliste – Conseiller municipal PCF 
  1. 02 Corinne Becourt (2)_redimensionner BECOURT Corinne – Centre ville – 50 ans – Secrétaire de la section de St-Quentin du PCF- Travailleur social dans un Centre Social
  1. 03 aurélien jan 2 vign JAN Aurélien – Saint Martin – 33 ans – Professeur des écoles – Syndicaliste
  1. 04 Agathe Salle (2)_redimensionner SALLES Agathe – Centre ville – 31 ans – chargée de clientèle (transports)
  1. 05 jean-Luc Tournay (2)_redimensionner TOURNAY Jean-Luc – Neuville – 60 ans – Ouvrier espaces verts – Ancien conseiller régional, Syndicaliste et secrétaire de Section
  1.  06 suzanne barbaux vign BARBAUX LARIDOY Suzanne – Centre ville – 54 ans – Directrice d’un service d’aide à domicile- Syndicaliste- membre de la commission administrative paritaire du centre de gestion de l’Aisne
  1. 07 Jérôme Lesur (2)_redimensionner LESUR Jérôme – Remicourt – 42 ans – Professeur des écoles spécialisé – Militant associatif (culture et musique)
  1. 08 Carole Barloy (2)_redimensionner BARLOY Carole – Vermandois – 40 ans – Agent d’entretien en intérim – Militante associative de quartier
  1. 09 didier tassin vign TASSIN Didier – Vermandois – 48 ans – Ouvrier – Demandeur d’emploi – Militant associatif de quartier
  1. 10 Maryse Laplace (2)_redimensionner LAPLACE Maryse – Saint Martin – 58 ans – Responsable d’une équipe d’action sociale
  1. 11 Gérard Ervet (1)_redimensionner ERVET Gérard – Saint Martin – 59 ans – Gardien – Retraité – Militant associatif, Syndicaliste -administrateur du COS de la ville de St-Quentin
  1. 12 francine latouche vign LATOUCHE Francine – Europe -35 ans – Secrétaire (DE) – Militante associative
  1. 13 Serge Casier (2)_redimensionner CASIER Serge – Saint-Jean – 52 ans – Egoutier – Syndicaliste territoriaux
  1. 14 annie ducrocq - marié web DUCROCQ Annie – Saint-Martin – 63 ans – Employée de bureau (retraitée)
  1. 15 Jean-Marie Desmidt (2)_redimensionner DESMIDTS Jean-Marie – Centre ville – 50 ans – Gardien de gymnase – Syndicaliste territoriaux – militant associatif
  1. 16 Barbara Knockaert (2)_redimensionner KNOCKAERT Barbara – Saint-Jean – 36 ans – Professeur des écoles – Syndicaliste
  1. 17 loic deguise vign DEGUISE Loïc – Centre ville – 34 ans – Cuisinier (DE – interim)
  1. 18 Céline (2)_redimensionner TAVERNIER Céline – Faubourg d’Isle – 27 ans – Assistante administrative (commerce)
  1. 19 Ludovic Boulanger (1)_redimensionner BOULANGER Ludovic – Centre ville -34 ans – Chaudronnier Cheminot (Iinterimaire) – Militant associatif, entraîneur de football
  1. 20 marie paule afchain vignAFCHAIN Marie-Paule – Eeurope – 59 ans – travailleur social (DE)
  1. 21 thomas mendes vign MENDES Thomas – Neuville – 35 ans -Médiathécaire Militant associatif (sport, culture)
  1. 22 Aurélie Plé (2)_redimensionnerPLE Aurélie – Saint-Jean – 29 ans – Professeur des écoles – Syndicaliste
  1. 23 benoit lerosey 3_redimensionner LEROSEY Benoît – Remicourt -22 ans – Etudiant (Sciences-Po Paris)
  1. 24 blandine berna vign BERNA GRENIER Blandine- Neuville -54 ans -Mère au foyer – DE
  1. 25 Clément Salle (2)_redimensionner SALLES Clément – Centre ville – 33 ans -Technicien de laboratoire
  1. 26 Laurie Carpentier edimensionner CARPENTIER Laurie – Centre ville -31 ans – Travailleur social
  1. ludovic guin vignGUIN Ludovic – Remicourt -37 ans – Cheminot
  1. stéphanie VatVAT TUREK Stéphanie – Remicourt -39 ans – Professeur des écoles
  1. 29 Gauthier Ducos (2)_redimensionner DUCOS Gauthier – Centre ville – 40 ans -Tuyauteur soudeur en maladie professionnelle
  1. 30 mauricette tournay vign TOURNAY QUERTELET Mauricette – NEUVILLE – 60 ans – Ouvrière Câbleuse chez Hazemyer – syndicaliste – retraitée
  1. 31 Benjamin Mereaux (2)_redimensionner MEREAUX Benjamin – Remicourt -31 ans – Educateur spécialisé
  1. 32 Françoise Denivet (1)_redimensionner DENIVET DRUENNE Françoise – Neuville -56 ans – Employée libre-service (DE)
  1. christophe foubet vignFOUBET Christophe – Remicourt – 42 ans -Ouvrier qualifié
  1. 34 Céline Brion (2)_redimensionner BRION Céline – Faubourg d’Isle -30 ans – Assistante d’éducation – Ancienne conseillère Régionale jeune Picardie
  1. 35 Franck Mousset (2)_redimensionner MOUSSET Franck – Centre ville – 51 ans – Agent administratif (DE) – Adulte handicapé
  1. 36 sylvie mantelet vign  MANTELET CARON Sylvie – Faubourg d’Isle – 40 ans – Agent d’entretien
  1. 37 Jean-François Savary (2)_redimensionner SAVARY Jean-François – Saint-Jean – 56 ans – cheminot roulant- Retraité
  1. 38 Marie-france Kahn (2)_redimensionner KAHN Marie-France – Vermandois – 60 ans – Femme de chambre- Retraitée
  1. 39 Didier Pudepiece vignPUDEPIECE Didier – EUROPE- 55 ans – Ouvrier – Adulte Handicapé – Militant associatif
  1. 40 Marie Christiane Antoine (2)_redimensionner ANTOINE LARUE Marie-Christiane – Neuville -62 ans –Confectionneuse bobineuse -Retraitée
  1. 41 daniel bergougnoux vign BERGOUGNOUX Daniel – Faubourg d’Isle – 61 ans -Commerçant -Retraité
  1. 42 Monique Pottier (2)_redimensionner POTIER Claudine – Vermandois – 60 ans – auxiliaire de vie
  1. 43 dominique nowack vignNOWAK Dominique – Vermandois -59 ans – Expert-comptable – Essayiste
  1. 44 paulette carpentier vign CARPENTIER Paulette – Europe – 87 ans – Agent hospitalier – retraitée – ancienne conseillère municipale, ancienne responsable de l’Union des femmes française – Vétérante du PCF
  1. 45 Bernard Fontaine vignFONTAINE Bernard  – Europe – 73 ansOuvrier retraité – Ancien syndicaliste MBK – Vétéran du PCF

 

Discours introductif de Corinne Bécourt, secrétaire de section :

Chers amis, chers camarades,

Je vous remercie au nom de la section de Saint-Quentin du PCF, d’avoir répondu aussi nombreux à notre invitation. Nous sommes réunis aujourd’hui, bien sûr pour vous présenter notre liste aux élections municipales, mais pas seulement.La situation est grave.La situation sociale explosive.Les gouvernements successifs, dirigés par l’Europe du capital, nous assassinent un peu plus chaque jour.Plus que jamais, notre pays à besoin d’une organisation offensive, le PCF avec des combattants, droits et déterminés.Nos nouvelles affiches, notre journal l’Éveil, donne le ton pour notre part : aucune compromission avec le capital et ses fidèles alliés.Je reprendrai ici un extrait d’une chanson que nous affectionnons particulièrement :

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu´on enchaîne? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c´est l´alarme.

Exploitation, chômage, misère, Assez ! Il faut que ça change, que tout change !Ayons une pensée pour Nelson Mandela qui vient de nous quitter, souvenons-nous avec fierté, comme pour Angéla Davis, du rôle joué par le mouvement communiste international, le parti communiste français et en première ligne, les jeunes communistes qui menèrent une campagne de masse pour sa libération avec pour mot d’ordre « Libérer Mandela », ses mots fusent encore dans nos têtes.Alors que les hommages hypocrites pleuvent, Lang, Delanoë ou Sarkozy, aujourd’hui même Fabius ou Obama (les va-t-en-guerre en Afrique !), rendons lui l’hommage qu’il mérite.Rendons hommage au dirigeant révolutionnaire, au compagnon de route des communistes mais aussi à tous les autres résistants qui ont lutté avec lui, résistants, combattants de l’ANC et du PC sud Africain et qui furent éliminés.Je reprendrai la phrase dont il aimait à ponctuer ses discours : « La lutte continue » pour redonner le pouvoir au peuple : « Amandla Ngawethu » (le « pouvoir au peuple » en Xhosa).Nous rendrons hommage à Nelson Mandela, le jour de ses obsèques civiles, ce dimanche 15 décembre à 11h au monument de la résistance.Concernant les municipales et le programme, Olivier, tout à l’heure vous en donnera les grands axes, jusqu’au mois de février, nous irons à la rencontre de la population, nous l’étofferons, mais pas de précipitation, la campagne officielle c’est en mars….Et nous avons des luttes urgentes à mener, dont celle contre l’augmentation de la TVA, merci encore Monsieur Hollande.Les Saint-Quentinois sont concernés au premier chef, la perte de pouvoir d’achat sera dure pour le plus grand nombre, intenable pour certains. La TVA est l’impôt le plus injuste frappant davantage les plus pauvres. Une pétition et un tract sont d’ores et déjà à votre disposition.Pour finir, quelques mots sur notre liste, nous lui avons trouvé un nom qui nous ressemble, « Les voies de la colère », 45 camarades qui vont vous être présentés par Ervet Gérard.Bien sûr avec la parité et une présence du privé conséquente mais une liste qui ressemble aussi à l’état de notre ville, Merci Monsieur Xavier Bertrand, ex Ministre du chômage avec près de 27% de demandeurs d’emploi, d’intérimaires, de précaires.Des « voix de la colère » prêtes à agir avec vous.Haro au capital et à ses alliés.Vive le PCF.Je laisse la parole à Gérard pour cette présentation.Merci à tous.

Corinne BECOURTSecrétaire de la Section de Saint-Quentin du PCF

Benoît Roger, secrétaire départementale du PCF de l’Aisne, a pris la parole pour apporter le soutien de la fédération à Olivier Tournay et à la démarche de la Section de Saint-Quentin.

Discours d’Olivier Tournay :

liste-pcf-019-300x224 02 Corinne Becourt (2)_redimensionner BECOURT Corinne – Centre ville - 50 ans - Secrétaire de la section de St-Quentin du PCF- Travailleur social dans un Centre Social 03 Aurélien Jan (2)_redimensionn dans Divers

Chers amis, chers camarades.

Rappelons pourquoi cette liste existe. Trois raisons à cela.

  1. Tout d’abord, nous devons faire face à une ville sinistrée :

  • Une population qui part

  • Une paupérisation croissante

  • Un chômage en explosion (+ 45% depuis 2008).

Tel est le bilan de Xavier Bertrand après 19 ans de pouvoir. Sa réponse est toute faite : « ce n’est pas moi, c’est les autres. Ce n’est pas moi, c’est la crise », tout en essayant de détourner l’attention avec un peu de Tour de France ou de « ville la plus sportive de France ».

Tel est son bilan, est pourtant, il aura été dans toutes les arcanes du pouvoir : maire, député, membre de la Communauté d’Agglomération, Conseiller Général, plusieurs fois ministre (dont du travail !). C’est donc lui qui est aux manettes, et c’est donc lui qui a mis en place la poltique destructrice de la droite, politique la plus libérale qui soit. Le triste état de la ville, c’est son bilan !

  1. A côté de cela, il a été évoqué la possibilité d’une liste avec le Parti socialiste.

Peut-être avez-vous lu la presse locale dernièrement. Le candidat PS s’en prend piteusement à nous, nous accusant de faire le jeu de la droite, nous accusant de collusion. Il essayait même de nous faire porter le chapeau de son échec anticipé. A-t-il si peu de choses à dire sur la politique menée à Saint-Quentin qu’il faille s’attaquer au PCF ?

Pour notre part, nous sommes porteurs d’idées, de combats (qui ne s’arrêtent pas aux portes des échéances électorales) et de valeurs à l’opposé de la politique menée par le gouvernement actuel (politique va-t-en guerre, hausse de la TVA – impôt le plus injuste- alors qu’il faut la supprimer, 20 milliards de cadeaux fiscaux au patronat, attaques contre le code du travail, contre-réforme des retraites)

On nous accuse de collusion avec l’UMP, mais ce que fait le gouvernement est dans la droite lignée de la politique économique menée par Nicolas Sarkozy.

Le candidat PS n’ayant nullement l’intention de remettre en cause la politique gouvernementale, une liste d’union était dès lors impossible.

  1. Enfin, entre les déçus de Xavier Bertrand, et les déçus du PS, notre liste est aussi le rempart contre le FN. Sous un discours faussement social, ce parti d’extrême droite véhicule des idées qui renvoient au rejet et à la haine de l’autre.

Voilà pourquoi nous présentons notre liste et voilà dans les grandes lignes ce que nous comptons faire dans la gestion de la ville.

Le premier mal de la ville est bien entendu l’emploi. Tous les candidats qui vous promettent des créations d’emploi vous mentent. Par contre, une mairie doit tout faire pour que les conditions soient réunies afin que l’emploi puisse se développer, que sa population ne fuie plus la ville, qu’elle soit éduquée et formée correctement.

Aussi, trouvez-vous acceptable que les loyers HLM aient augmenté de 20 % en 5 ans et que les projets de constructions soient arrêtés ? Se loger à Saint-Quentin, même en HLM, coûte trop cher, il faut stopper cette dérive.

Trouvez-vous acceptable que l’on ferme des écoles ?

Trouvez-vous acceptable que la dotation budgétaire par élève soit bien moins élevé ici que dans des villes avoisinantes ?

Trouvez-vous acceptable qu’il n’y ait qu’une crèche municipale pour 55 000 habitants alors que par exemple à Cahors (20 000 habitants), y en ait 4 ?

Tout ceci n’est que choix politiques, choix que Xavier Bertrand ne fait pas. C’est dans la jeunesse qu’il faut investir !

Trouvez-vous acceptable cette zone franche qui ne crée aucun emploi mais qui engendre des déserts médicaux dans de nombreux quartiers de la ville ? Il faut y mettre un terme.

Trouvez-vous acceptable qu’il y ait de moins en moins de trains qui desservent la ville ?

Il faut repenser le transport extra-urbain mais aussi urbain qui ne donne pas satisfaction.

Trouvez-vous acceptable que l’on brade la culture à une entreprise privée (500 000 euros par an) ?

Trouvez-vous acceptable que nombre de prérogatives de la ville soient confiées au privé (ex : une partie des espaces verts) ?

Nous mettrons un terme à toutes ces délégations de services publics dispendieuses pour que la mairie retrouve l’entièreté de ses prérogatives.

Trouvez-vous acceptable que l’on ait un prix de l’eau deux fois plus élevé qu’à Amiens ?

Trouvez-vous acceptable qu’il faille payer pour se rendre à l’hôpital ? 

Trouvez-vous acceptable que l’on mette en concurrence le service municipal d’aide aux personnes âgées avec le privé qui siphonne toute la demande solvable ?

Assez de ces services publics qui n’en portent que le nom. C’est un service public de qualité dont la ville à besoin, un service public qui soit un amortisseur social ! De l’argent, il y a en, et désormais, il faut qu’il soit mis au service de tous et nous aux services de quelques uns.

Alors, oui, face à ce constat, la population est en colère. Nous sommes en colère. Mais nous sommes aussi une perspective, qui ne doit surtout pas s’arrêter à une élection, mais s’emparer de la chose publique, s’emparer des luttes.

Menons cette bataille. Nous, les 45 membres de cette liste, mais vous aussi, dans les quartiers, les entreprises, emparez vous de ce combat. Luttons efficacement contre cette politique nationale d’austérité, relayée à Saint-Quentin par Xavier Bertrand.

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