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Industrie, Emploi, Le tract pétition de la section- l’appel à la grève et manifestation:MARDI 9 octobre

fichier pdf Industrie action et manif 9 octobre Le tract pétition de la section du PCF St-Quentin et l’appel à la manifestation du MARDI 9 octobre

Appel aux militants; Distributions aux entreprises cette semaine, prendre contact avec la section pour les modalités

Plus de 8000 emplois en jeu, plus de 3 millions de chômeurs, Agissons !

Retrait du plan de casse de PSA! 

Nationalisation intégrale de PSA et Renault!

De Saint-Quentin à Aulnay : SOLIDARITE 

 

GREVE ET MANIFESTATION
POUR L’EMPLOI ET L’INDUSTRIE
MARDI 9 OCTOBRE A l’appel de la CGT- 13h30 Place d’Italie à Paris

la CGT ORGANISE UN DEPART EN BUS- Réservation au 03.23.62.39.15

  • 8h30 de la Bourse du Travail, ou 8h45 place de la Liberté à Saint-Quentin (Sandwichs et boissons dans le bus)

 

Industrie, Emploi, Le tract pétition de la section- l'appel à la grève et manifestation:MARDI 9 octobre dans Divers Sans-titre-300x255PSA : c’est le moment de nationaliser ! Et de renationaliser intégralement Renault !

Vivelepcf

C’est le moment, la « valeur » boursière de PSA, 2 milliards d’euros, représente moins de 20 avions de guerre Rafale !

Sans surprise, François Hollande, après l’indignation, fait le choix de l’impuissance devant le plan de casse de 8000 emplois à PSA et la fermeture de l’usine Citroën d’Aulnay. Un rapport d’expert, de complaisance, vient habilement soutenir sa position : il critique la stratégie de la direction mais juge la restructuration inéluctable. Le gouvernement va s’appliquer à aménager le plan en reclassant des personnels dans les entreprises publiques, en abondant les primes de départ etc.

Et pourtant, les mêmes politiciens, de tous bords, n’ont cessé, durant toute la campagne, de proclamer leur volonté de redresser l’industrie en France.

Et bien ils le peuvent !

Aujourd’hui, le nouveau gouvernement fait le choix de valider la politique du tout profit des actionnaires de Peugeot, comme hier, le gouvernement précédent a délivré des aides publiques, directes et indirectes, aux capitalistes du secteur. Renault, dont l’Etat reste l’actionnaire de référence mais dont les profits sont absorbés à 85% par le privé, a impulsé la politique de délocalisation et de casse industrielle en France.

Une lutte nationale peut imposer d’autres choix à ces hypocrites, à commencer par le retrait pur et simple du plan de « restructuration » de PSA.

Les capitalistes de l’automobile doivent rendre l’argent des aides publiques reçues.

La concurrence destructrice organisée par l’UE, sur la base de l’exploitation des travailleurs de chaque pays, n’est pas une fatalité. Notre peuple a déjà dit NON. Faisons-le respecter !

L’industrie et l’industrie automobile en particulier sont des priorités nationales? Oui ! Alors gagnons la nationalisation des deux entreprises centrales, dont dépendent les équipementiers et sous-traitants, qui structurent des bassins d’emploi entiers, avant qu’il ne soit trop tard !

C’est le moment ! La capitalisation boursière de Peugeot-Citroën est tombée à 2,25 milliards d’euros. C’est 20 fois moins que le coût de l’avion de guerre Rafale ! Et nous devons exiger que sur son importante trésorerie, PSA rembourse la collectivité.

Historiquement, la nationalisation, après l’expérience de la Libération, n’a rien à voir en France avec les opérations de renflouement momentané par l’Etat des trusts comme General Motors aux Etats-Unis.

Un rapport de force existe pour, par la lutte, par l’intervention des salariés, se débarrasser des intérêts privés, gagner d’autres choix industriels : la réponse aux besoins face à la logique du profit.

Exigeons la nationalisation de PSA et la renationalisation intégrale de Renault !

 

« Décroissance ou socialisme ? » par Domenico Moro

« Décroissance ou socialisme ? »

« Décroissance ou socialisme ? » par Domenico Moro dans Communisme-Histoire- Théorie 120809_Moro-300x225par Domenico Moro, économiste marxiste italien, membre du Parti des communistes italiens (PdCI) – 2011

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ces dernières années s’est installée en Italie, comme dans d’autres pays avancés, ce qu’on appelle la théorie de la décroissance. Cette théorie tire sa fortune de divers facteurs. En premier lieu, de l’affaiblissement d’une tradition créative marxiste adaptée à notre époque, en partie en raison de l’offensive idéologique continue et massive à laquelle elle a été soumise de la part de la pensée dominante. La substitution de la contradiction homme-nature à celle travail salarié-capital, a été un des axes de cette offensive, qui a accordé une place centrale dans le débat public à des questions comme la crise écologique, l’épuisement des ressources naturelles et le changement climatique. Tous ces aspects ont contribué au développement de l’écologie comme courant politique autonome.

La décroissance, tout en appartenant à la tradition de l’écologie, en est une variante extrême. Selon la décroissance, il ne suffit pas d’éviter les gaspillages ou de miser sur un développement « durable » ou « éco-compatible » et sur les énergies renouvelables. Pour la décroissance, la seule planche de salut est de réduire drastiquement la consommation. Il ne suffit pas de stabiliser la croissance ou de réduire la stimulation compulsive de la croissance de la consommation, il faut revenir à des niveaux de consommation typiques d’une société pré-industrielle. La décroissance propose un modèle spécifique de société, « la société de la décroissance ». Celle-ci se caractériserait par une économie basée sur la petite propriété paysanne, locale et autarcique, dans laquelle les échanges entre divers territoires sont quasi inexistants, de fait une économie curieusement semblable à l’économie médiévale.

Une idée de société de ce type rentre pleinement dans le cadre des projets utopiques, qui abondent dans l’histoire des idées. Le retour à une société essentiellement paysanne, locale et autarcique impliquerait une régression de la société. Une économie basée sur l’auto-consommation annulerait les échanges et par conséquent réduirait à des niveaux très simples la division du travail. Cela se traduirait par l’affaiblissement de la productivité du travail lui-même, le développement scientifique et son application pour mettre les forces de la nature au service de l’Homme. Une économie de ce type pourrait soutenir au niveau mondial une pression démographique de quelques centaines de millions d’individus à l’échelle mondiale, et on comprend mal quel sort serait réservé aux sept milliards d’êtres humains que compte actuellement la planète.

Derrière la vision ingénue de la « société de la décroissance », plusieurs erreurs d’analyse, qui révèlent la faiblesse de ses fondements scientifiques, économiques et sociologiques. Une drastique réduction de la consommation et du développement est anti-historique, car cela ne s’est jamais produit dans l’historique que l’humanité régresse spontanément, et car il serait plus qu’improbable non seulement de ramener les centaines de millions d’européens et de nord-américains à la simple subsistance, mais surtout de nier à des milliards d’asiatiques, de latino-américains et d’africains la possibilité d’en sortir, comme en témoignent les soulèvements en Égypte et en Tunisie et les importants flux migratoires Sud-Nord actuels. Selon les théoriciens de la décroissance, ce serait la perspective millénariste et catastrophiste de la crise écologique et de l’épuisement des ressources naturelles qui se chargerait de convaincre des milliards d’individus de faire le grand bond en arrière.

Nous ne voulons pas nier la crise écologique, mais la décroissance oublie que les sources d’énergie et les technologies qui les utilisent ne sont pas des facteurs fixes dans l’histoire humaine. Elles sont des variablesdépendantes du développement des forces productives(en particulier de la recherche scientifique) et surtout, du moment que la technique n’est pas socialement neutre, de la modification des rapports de production. Ce qu’il faut comprendre, donc, c’est la cause de la crise écologique. La théorie de la décroissance fait fausse route en l’identifiant, en l’imputant exclusivement à l’industrie et à la consommation. Au contraire, la cause de la crise écologique est la même que celle de la crise économique, le mode de production capitaliste, basé sur la rapports de production travail salarié-capital. La consommation n’est pas la finalité du capital. La finalité du capital est le profit. Cela semble paradoxal, mais la théorie de la décroissance s’établit dans une phase historique où la consommation de masse, dans les pays les plus avancés, diminue et la pauvreté augmente, phénomènes allant de pair avec la contraction du salaire réel. Une phase dans laquelle les sociétés les plus avancées ne « croissent » plus, ou plutôt elles décroissent, à la suite d’une des crises les plus profondes de l’histoire du capitalisme. Et tout cela alors que ne cessent de croître les profits absolus, l’opulence des riches et donc que croissent leur – mais seulement la leur – consommation de luxe.

Pourtant, la décroissance nie que le problème soit celui des rapports de production basés sur le capital. Il nie également que la classe ouvrière puisse être la protagoniste de la transformation de la société et identifie socialisme et capitalisme comme des tendances nocives, développementalistes. La question devient ainsi éthique et morale, et la solution doit être recherchée dans un choix volontariste et individuel, dans la frugalité plutôt que dans la consommation équitable. La vraie question à poser, au contraire, avant même de savoir combien l’on produit, est pour quiet comment on produit. En effet, l’épuisement et le gaspillage des ressources humaines et naturelles dépendent non pas de l’industrie en soi, mais d’un système fondé sur la concurrence entre entreprises capitalistes et sur la recherche du profit maximal et le plus rapide possible. Cela dépend de l’anarchie d’un système sans direction unitaire et sans coordination, source de gaspillages et de sur-production, dans lequel l’homme et la société n’ont pas le contrôle sur les forces productives, qui pourtant les ont créées, mais par lesquelles ils sont dominés, comme si elles étaient des forces aveugles de la nature. Crise économique et crise écologique apparaissent ainsi comme des manifestations, bien que diverses, de la révolte de l’économie et de la nature contre l’irrationalité même de ce mode de production.

La décroissance ne peut pas être la solution, à savoir que sa théorie dissimule les causes et empêche de leur trouver une solution, dérivant vers des recettes utopiques et paradoxales. Ce qui est à affirmer, ce n’est pas un bond en arrière dans les degrés de civilisation, mais la nécessité de la production rationnelle et de la redistribution de la richesse sociale. Ce n’est pas la décroissance, mais la planification qui est la solution à l’anarchie du capital. En effet, seule la reprise en main des forces productives par les travailleurs librement associés selon un plan rationnel, le socialisme, peut permettre le dépassement des crises économiques et des crises écologiques. En ce sens, la critique de la décroissance n’est pas une excentricité découlant d’un purisme idéologique, mais une opération de clarification, nécessaire à la lutte qui attend ceux qui veulent changer réellement l’état des choses présent, et un jalon dans la reconstruction d’une pensée critique actuelle et fondée scientifiquement.

Pour la SORTIE DE L’EURO et la rupture avec l’UE au service du capitalisme

Pour la SORTIE DE L’EURO et la rupture avec l’UE au service du capitalisme dans Communisme-Histoire- Théorie en-tete-blog-20121-300x84

La situation politique exige plus que jamais l'existence d'un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.

Pour la SORTIE DE L’EURO et la rupture avec l’UE au service du capitalisme : Le PCF doit lancer une campagne 

Au nom des déficits et des dettes publics qu’ils ont eux-mêmes creusés, les gouvernements européens, de droite comme de « gauche », accélèrent leur politique de coupe des dépenses publiques, de casse des systèmes de protection sociale, de privatisations. Tant qu’il détient le pouvoir, le capitalisme utilise sa propre crise à son profit.

En France, le plan Fillon n’est qu’un avant-goût de ce que ce système réserve au peuple français quel que soit le résultat des élections de 2012.

De concert, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international aident les gouvernements à saigner leur peuple. Plus que jamais, le Traité de Lisbonne, les directives européennes, l’euro apparaissent pour ce qu’ils sont : des instruments pour coordonner les politiques antisociales.

10 ans après, les peuples ont fait leur expérience. Tout ce que nous, communistes, dénoncions, dans les années 90, en combattant le Traité de Maastricht s’est vérifié. L’euro sert à aggraver la concurrence entre les travailleurs dans et hors la zone euro, exacerbant la xénophobie. L’euro facilite les délocalisations, favorise la domination des trusts les plus puissants contre les activités en développement répondant aux besoins des populations. C’est un instrument redoutable pour tirer les salaires et les acquis sociaux vers le bas, les prix des denrées élémentaires vers le haut. C’est un outil de domination, complice du dollar, conçu pour être hors de portée des peuples et les affamer au service de la finance mondiale.

Les travailleurs ne restent pas sans lutter. Un mouvement profond de contestation se développe partout.Par millions, ils manifestent dans les rues d’Athènes de Rome ou de Paris en 2010 contre la casse des retraites.

Pour l’instant, le système et ses relais réussissent à canaliser le mouvement vers l’alternance électorale entre des forces de droite ou de « gauche », qui sitôt les élections passées, appliquent plus ou moins la même politique : Grèce, Portugal, bientôt Espagne avec les élections anticipées de novembre. La France en 2012 ?

Derrière les promesses électorales démagogiques (PS grec avait promis 5% d’augmentations des salaires avant de les diminuer de 20%), un engagement de fond révèle le consensus qui relie les forces politiques de l’alternance : l’adhésion à l’UE, la défense de l’euro.

Pour l’UE, pour l’euro, c’est l’Union sacrée de la droite, du PS, du Medef. L’idéologie dominante y met toutes ses forces : « il faut sauver l’euro » et tous les sacrifices sont bons pour cela. Les syndicats réformistes, à l’image de la Confédération européenne des syndicats (la CES), fer de lance du Traité de Lisbonne, promeuvent une soi-disant « Europe sociale » pour mieux légitimer les institutions européennes et l’euro. Les organisations du capital s’efforcent de détourner la colère populaire vers une issue qui va enfoncer encore davantage les travailleurs : le renforcement de l’UE du capital, de ses institutions qui écrasent les démocraties nationales, l’établissement d’une « gouvernance européenne ». Le point d’arrivée, c’est le sinistre « Pacte pour l’euro », une politique imposée au moyen de l’euro, synonyme d’austérité à perpétuité et de mise sous tutelle des Etats démocratiques.

En France, comme ailleurs, le système assigne à sa roue de secours d’extrême-droite le soin, comme en 1992 contre Maastricht, ou en 2005 contre le TCE de dévoyer la lutte contre l’UE du capital, en les associant au nationalisme et au racisme. Le capital joue avec le feu : ne laissons pas faire !

Les peuples, quand on leur demande leur avis ne se trompent pas : NON à Maastricht ou au TCE au Danemark, en Irlande, aux Pays-Bas ou en France. Un vote de classe, celui des ouvriers, des paysans, des employés, de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capital, s’exprime à chaque fois contre l’UE. Un rapport de force existe liant luttes et rejet de l’UE du capital.

Voilà pourquoi nous pensons qu’il est primordial que notre parti le PCF reprenne son combat de toujours contre l’intégration européenne capitaliste. Le PCF est la seule force politique conséquente qui a toujours combattu l’intégration européenne depuis la CED (l’armée européenne) en 1953 jusqu’au combat contre Traité d’Amsterdam et la monnaie unique en 1998 en passant par le Traité de Rome.

La sortie de la France de l’euro, c’est-à-dire la fin de l’euro, vu la place centrale de notre pays, n’est pas synonyme d’avènement du socialisme. Bien sûr, mais ce serait une victoire politique majeure, une mise en échec historique de l’UE, l’explosion du consensus droite/PS en France. Evidemment, pour les communistes, elle ne peut que s’accompagner que d’autres mesures fondamentales telles que la remise en cause de la dette publique indue, la nationalisation du secteur financier, une autre politique fiscale et salariale. Elle va dans le sens du refus croissant de l’application du Traité de Lisbonne, des directives et règlements européens.

En 1992 comme en 2005, avec leur Parti, les communistes ont su aller à contre-courant. Nous nous souvenons que cela n’a pas été facile mais que cela a été finalement fécond pour les luttes. En 2012, le PCF doit refuser de céder à la pression réformiste dominante : aucune illusion ne peut être laissée, avec la CES ou le Parti de la gauche européenne, sur une réorientation contre-nature de l’UE ou de la BCE! Le débat ne saurait être esquivé dans le Parti pour cause de campagne électorale ou d’adhésion au Parti de la « Gauche européenne ».

Les institutions de l’UE n’ont d’objectif que d’éliminer les acquis sociaux et démocratiques nationaux, le droit, souvent chèrement payé, des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elles tentent de tout porter au niveau supranational où ils n’ont pas de prise mais où les multinationales sont omnipotentes. Au contraire, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel,internationaliste, des peuples!

Aussi, responsables, militants, sympathisants du PCF, citoyens, nous demandons publiquement que le PCF, au regard de son rôle historique, lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro. Nous nous engageons à forcer le débat sur cette question cruciale.

Premiers signataires: Stéphane AURIOL (PCF-RATP, Conseil national du PCF 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN)


Je m’associe à cet appel. Je demande que le PCF, dans la suite de ses combats contre le Traité de Maastricht et la « constitution » européenne lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro en vue de rompre avec l’UE du capital:

 

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Le KKE poursuivra la lutte pour le renversement de la barbarie capitaliste, avec encore plus de fermeté

Lien vers l’appel de responsables et militants du PCF à soutenir le KKE (Tu peux ajouter ta signature  au soutien du KKE)

Article de Giorgos Marinos, membre du Bureau politique du Comité central du KKE (site du KKE en français : http://fr.kke.gr/ , 29 juin 2012

Le KKE poursuivra la lutte pour le renversement de la barbarie capitaliste, avec encore plus de fermeté dans Communisme-Histoire- Théorie 120723_kke-172x300Le KKE présente ses plus chaleureux remerciements aux partis communistes, aux hommes et aux femmes communistes, tout comme à un très grand nombre d’autres militants du monde entier qui ont exprimé leur sincère solidarité et leur soutien à notre parti, parce qu’ils ont apprécié les dures batailles de classe qu’il a menées sur une longue période, avant et pendant la crise capitaliste.

Notre parti continuera à se montrer digne de leur confiance et va intensifier la lutte pour les intérêts de la classe ouvrière, des couches populaires, pour le renversement de la barbarie capitaliste, le socialisme. Parce que le but, l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, le principe fondateur des partis communistes, le demande.

Les développements en Grèce, et particulièrement les deux dernières élections, ont déclenché beaucoup de discussions à propos du KKE et de « la gauche », du rôle des « gouvernements de gauche », et de la position des communistes.

Certaines forces qui utilisent encore le titre « parti communiste » malgré le fait qu’elles soient en voie de mutation social-démocrate, et d’autres forces qui parlent au nom de la « gauche », ont ouvert un front ㅡ de manière ouverte ou sournoise ㅡ contre le KKE, calomniant son activité, dissimulant ou déformant ses positions, avec des propos sans fondement sur le sectarisme, régurgitant les polémiques de l’ennemi de classe, adoptant et disséminant les positions de SYRIZA.

SYRIZA est un parti qui soutient fanatiquement l’UE et véhicule un point de vue utopique au sujet du « capitalisme à visage humain ». Il comprend des forces opportunistes de droite, des détritus de la lutte des classes, des groupes d’ultra-gauche marginaux (trotskistes et anciens maoïstes) et une part significative de personnel provenant du PASOK, le parti social-démocrate.

Les forces qui ont ouvert un front contre le KKE, parmi lesquelles l’appareil du « Parti de la gauche européenne » et d’autres organisations soutenant la caricature que représente le « socialisme du XXIème siècle », ont été mises à nu car l’activité du KKE et sa contribution à la lutte révolutionnaire les contredisent. Mais leur position est dommageable pour la classe ouvrière, les couches populaires et la jeunesse, car ils prennent le parti des opposants des communistes. Les communistes qui luttent de façon conséquente contre la classe bourgeoise ainsi que l’impérialisme et s’opposent de façon militante à l’intégration des travailleurs aux objectifs du capital.

Nous appelons les hommes et les femmes communistes, les travailleurs qui suivent les développements en Grèce et sont intéressés par le cours de la lutte des classes à mieux comprendre la stratégie et la tactique du KKE, son histoire et ses luttes. Ils devraient juger ses positions sur la base de critères idéologico-politiques spécifiques et non sur des rumeurs et des calomnies sans fondements. Ils seront alors capables de discerner le fait que l’attaque sur la stratégie du KKE et sa politique d’alliances, ainsi que les diverses déclarations risibles concernant le sectarisme et l’isolationnisme ont été initiées par les forces bourgeoises ou des forces qui ont en réalité rejeté les principes marxistes-léninistes, la nécessité du socialisme, l’essence de la lutte des classes, qui n’a de sens que lié au pouvoir populaireㅡouvrier.

Ils seront capables de discerner le fait que ces forces suivent une ligne politique dirigée par la bourgeoisie qui se cache derrière des propos sur une « solution de gauche », semant des illusions à propos de « l’humanisation du capitalisme », avec des conséquences très négatives pour la lutte des travailleurs.

Ce qu’il y a de pire, c’est que ces forces, qui attaquent astucieusement le KKE et prétendent parfois être son « ami », essayent d’exploiter le résultat de cette élection qui est négatif pour le peuple, dans une tentative de faire soutenir leurs dangereuses positions.

CONCERNANT LES DÉVELOPPEMENTS EN GRÈCE

En Grèce, la profonde crise capitaliste de suraccumulation, qui est entrée dans sa quatrième année et s’est combinée à la crise dans d’autres États-membres de l’UE, provoque une agressivité intense des monopoles et de leurs représentants politiques et trouve son expression dans une stratégie antipopulaire globale. Les mémorandums, qui ont été signés par les gouvernements grecs, l’UE, la BCE et le FMI, font partie de cette stratégie.

La détérioration de la situation de la classe ouvrière et des couches populaires causée par l’offensive du capital, le développement de la lutte des classes avec la contribution décisive du KKE et du mouvement de classe, ont mené à une érosion significative du parti social-démocrate PASOK qui a mis en œuvre pendant plusieurs années la cruelle ligne politique antipopulaire. Cela a mené à l’érosion du parti libéral ND et du système bipartite tout entier qui a perdu la capacité à piéger les forces populaires qu’il maîtrisait jusque-là.

Sur cette base, la restructuration de la scène politique est soutenue par la classe bourgeoise, l’Union européenne et d’autres mécanismes impérialistes afin de gérer plus efficacement la crise capitaliste en faveur du capital, d’entraver la lutte des classes, d’attaquer le KKE et le mouvement de classe.

 

Un élément basique de cette restructuration de la scène politique est la création de deux pôles : le « centre droit » basé sur ND et le « centre gauche » avec SYRIZA à son centre, associé à d’importantes fractions du PASOK qui portent des responsabilités criminelles dans la mise en œuvre de la ligne politique antipopulaire des dernières années.

 

La Grèce et les élections parlementaires ont été utilisées comme une arène de compétition inter-impérialiste entre les États-Unis, l’UE, l’Allemagne et la France. Cela s’est exprimé dans la position des forces politiques grecques, avant tout par ND, le PASOK et SYRIZA qui flirte avec la France et les États-Unis.

 

L’intégration profonde et multi-facettes de la Grèce dans l’Union européenne, la crise profonde et prolongée, combinée à la manifestation de la récession dans la zone euro a rendu l’intervention de l’UE, du FMI et des États-Unis absolument nécessaire pour décapiter toute tendance à la radicalisation du mouvement en Grèce et son impact international.

 

Les déclarations systématiques des représentants des organisations impérialistes, tout comme les articles de la presse étrangère, notamment l’appel du Financial Times allemand à voter pour ND, ont renforcé la polarisation et le chantage fait au peuple afin qu’il se tourne vers les deux pôles de la gestion bourgeoise.

 

L’ÉVALUATION DU RÉSULTAT DES ÉLECTIONS

Le KKE a fait un effort énorme, et a reçu 8,5%, 536 000 votes et 26 députés aux élections du 6 mai, mais ce ne fut pas satisfaisant. Il a parlé clairement des plans visant à affaiblir le Parti, il a prédit et combattu, de toute sa force, l’offensive organisée contre lui. Il est resté debout malgré la perte de 4% de sa force électorale, un recul en voix et sièges, obtenant 4,5%, 277 000 votes et 12 députés.

 

Que s’est-il passé entre les deux élections ? Quels dilemmes ont été posés par le système bourgeois pour piéger les forces populaires ? Le CC du KKE a rendu une évaluation initiale du résultat, qui est à présent discutée dans les organisations du Parti et dans les réunions avec des amis du Parti afin de réunir l’expérience collective pour qu’elle soit utilisée dans l’évaluation finale. Pour comprendre l’atmosphère politique qui a prévalu pour la seconde élection, il est important de garder à l’esprit que selon les lois électorales le parti arrivé premier reçoit un bonus de 50 députés (sur les 300 au Parlement grec) pour que soit facilitée la tentative de former un gouvernement. Aux premières élections (lors desquelles le KKE a obtenu 8,5%) la différence entre le 1er parti (ND) et le 2nd (SYRIZA) était de 2,1% et la lutte pour la première position a créé les conditions d’une intense polarisation.

 

Le CC du KKE a donné l’évaluation suivante : « Les pertes significatives connues par le KKE ne reflètent pas l’impact de ses positions et de son activité. Cela s’est produit sous la pression d’un flot d’illusions et de la logique du prétendu moindre mal, la voie indolore et facile par laquelle l’on croit possible de former un gouvernement pour gérer la crise dans le cadre du pouvoir des monopoles et de l’intégration à l’UE, qui tentera de mettre un terme à la détérioration de la condition du peuple. En même temps, il y a eu l’impact de l’atmosphère de peur et d’intimidation concernant l’expulsion de la Grèce de la zone euro. Cela s’est produit dans le cadre d’une offensive systématique menée en sous-main par les mécanismes idéologico-politiques du système et même à travers l’utilisation systématique d’internet. L’objectif principal était d’affaiblir le KKE afin d’empêcher la montée du mouvement ouvrier dans une situation où la condition du peuple se détériore.

 

La conclusion est que le résultat de l’élection dans son ensemble reflète la tentative d’endiguement du radicalisme de classe qui s’est développé pendant la période de crise, placé sous la pression d’une montée du radicalisme petit-bourgeois, guidée par l’idéologie et la propagande bourgeoises. Il est évident que les luttes qui se sont développées ne sont pas parvenues à approfondir et consolider le radicalisme dans la mesure où elles n’ont pas pris un caractère de masse et n’ont pas construit l’organisation et l’orientation politiques que les conditions actuelles requièrent. En dernière analyse, toute évolution positive a été influencée par le maigre contenu anti-mémorandum, par l’abaissement des attentes, dans les conditions d’expansion de la pauvreté et du chômage de masse ».

 

LE RÔLE DE SYRIZA

 

Les forces qui soutiennent ㅡ secrètement ou ouvertement ㅡ SYRIZA et calomnient le KKE sont obligées d’expliquer aux membres et aux cadres de leurs partis, à la classe ouvrière et aux couches populaires les problématiques suivantes :

Pourquoi cachent-ils que l’élément commun dans la ligne politique de ND, PASOK, SYRIZA et les autres partis, mis à part le KKE, est leur soutien à l’union impérialiste entre États que représente l’UE et qui applique une stratégie antipopulaire manifeste, formée et développée en concordance avec les intérêts des groupes monopolistes et des multinationales?

Pourquoi cachent-ils le fait qu’une section de la classe bourgeoise, de puissants groupes financiers qui contrôlent les journaux, la radio et les chaînes de télévision, ont aidé SYRIZA de façon décisive? Ce fut aussi vrai pour la radio et les chaînes TV d’État, pendant que le président des industriels grecs proposait un gouvernement d’union nationale avec la participation de ce parti.

Pourquoi cachent-ils le fait que, pendant la durée des élections et particulièrement après celles du 6 mai, SYRIZA a abandonné jusqu’à sa phraséologie tonitruante concernant l’annulation du mémorandum et de l’accord de prêt, la nationalisation des entreprises, etc. et a complètement ajusté son programme aux besoins de la gouvernance bourgeoise?

Pourquoi cachent-ils le fait qu’une large portion des cadres les plus corrompus du PASOK provenant des autorités régionales, des municipalités, des syndicats et de l’appareil d’État, ont joué un rôle important dans la manipulation des forces populaires et des électeurs du PASOK en exerçant des pressions multi-facettes en faveur de SYRIZA ?

Pourquoi cachent-ils le fait qu’il y a un plan souterrain visant à restructurer la social-démocratie autour de SYRIZA ? La social-démocratie a prouvé qu’elle était très utile pour aider la classe bourgeoise à éroder la conscience radicale du peuple en faveur de la « voie à sens unique européenne » et pour attaquer et contrôler le mouvement ouvrier.

Pourquoi cachent-ils le fait que ce parti a utilisé de façon continue l’anticommunisme, alors qu’au même moment, il lançait des appels à l’ »unité de la gauche » ? À un meeting électoral central de SYRIZA, en présence de son président, le « philosophe » slovène Slavoj Zizek, dans une vulgaire démonstration d’anticommunisme, a déclaré que « C’est, si je comprends correctement, ce que le KKE, qui est grosso modo le parti des gens qui sont encore en vie parce qu’ils ont oublié de mourir, est en train de vous dire » et a reçu des applaudissements enthousiastes de l’audience !

Pourquoi cachent-ils le fait que ce parti a utilisé toutes les sales tactiques possibles contre le KKE afin de s’emparer des voix du peuple dans sa quête pour la première position aux élections et de la possibilité de former un gouvernement de parti unique?

Ces sales tactiques incluaient parmi d’autres choses le fait de fournir aux journalistes bourgeois une propagande « noire » concernant des avis prétendus divergents au CC et au BP du KKE vis-à-vis de la position à l’égard de SYRIZA et de la participation à un gouvernement de gestion bourgeoise. L’expérience provenant des conditions dans lesquelles le KKE s’est battu est valable pour chaque PC et pour cette raison nous les informons à propos des provocations qui ont eu lieu, notamment celle sur Twitter où les mécanismes ont créé un faux compte du KKE qu’ils ont utilisé par la suite pour appeler la population à voter pour SYRIZA.

Pourquoi cachent-ils le fait que, quelques jours avant les élections, le président de Syriza s’est réuni avec du personnel diplomatique des pays du G20 à Athènes afin d’ »établir un climat de confiance » ? Avec qui exactement ? Avec le club des plus puissants capitalistes et impérialistes au monde.

Et il y a pire. La direction de SYRIZA a présenté la ligne politique d’Obama au peuple grec comme une politique réaliste de gestion de la crise en faveur du peuple. Pendant ce temps, il déclarait aussi de façon mensongère que l’élection du social-démocrate Hollande serait un facteur qui apporterait un « vent nouveau » et des changements favorables au peuple en Europe. Au même moment le gouvernement social-démocrate en France appelait le peuple grec à se soumettre aux engagements de l’UE et ㅡ malgré la compétition inter-impérialiste ㅡ s’entend avec le gouvernement allemand pour préparer de nouvelles mesures antipopulaires mises en place dans l’UE pour l’intégration politique et économique.

Ces faits ne peuvent être ignorés. Le KKE n’a pas besoin de recourir à la théorie du complot. La vérité ne peut être cachée. C’est d’une importance fondamentale pour que chaque travailleur, qui s’intéresse à la situation en Grèce et au rôle des forces politiques, puisse se forger un point de vue.

Pendant une longue période, des mythes ont été propagés concernant le rôle de SYRIZA dans le mouvement ouvrier et populaire. Elle fut présentée de façon trompeuse comme une puissante force d’opposition alors qu’en réalité il n’avait qu’une force inexistante ou une contribution minimale au développement de la lutte dans les usines, dans les entreprises ou à l’organisation de grèves et d’autres mobilisations de masse.

En réalité, ce parti était l’arrière-boutique de la Fédération générale des travailleurs grecs (GSEE) et de la Fédération des travailleurs du secteur public (ADEDY) qui opèrent comme les instruments du capital et véhiculent le trade-unionisme et la « collaboration de classe » des employeurs et du gouvernement.

La présence de SYRIZA dans les rassemblements sur les « places » [des villes] était éphémère. Elle avait un caractère de masse limité mais était un terreau fertile pour les idées réactionnaires. Elle était opportuniste et intégrée aux plans de ceux qui cherchaient à s’emparer des rênes de la gouvernance bourgeoise. SYRIZA porte de sérieuses responsabilités parce qu’il a partagé les « places des indignés » avec l’abomination fasciste qu’est l’ »Aube dorée », laquelle se présentait (aux côtés d’autres forces nationalistes) comme une force anti-mémorandum, promouvant des slogans vulgaires et réactionnaires afin de manipuler l’indignation des travailleurs.

 

LA LUTTE DU KKE

 

L’offensive contre le KKE après les élections n’est pas simplement menée par les différents groupes trotskistes bien connus, mais aussi par les forces du Parti de la gauche européenne, comme le « Bloc de gauche » portugais et la « Refondation communiste » italienne. Les présidents de ces deux partis n’ont pas pu résister à une démonstration d’aversion de l’opportunisme européen à l’égard du KKE.

 

La position de certaines forces qui blâment le KKE parce que ND a été capable de former un gouvernement est tout aussi provocante. Ces forces, cependant, cachent le fait que le seul parti qui soit vraiment entré en conflit avec ND et PASOK est le KKE car, à la différence de SYRIZA, il n’est pas soumis à l’UE, à l’OTAN, au grand capital et à son pouvoir. Il ne répand pas d’illusions parlementaires et il dit au peuple la vérité à propos des forces qui soutiennent la gestion bourgeoise. Notre parti a lutté pendant des années contre les intimidations du dilemme « droite ou anti-droite », « centre-gauche ou centre-droit » et combat la logique sans issue du moindre mal qui a mené les partis communistes en Europe à se mettre à la remorque de la social-démocratie.

 

L’effort pour calomnier le KKE va échouer car les meneurs seront totalement démasqués vu que la propagande concernant le sectarisme et l’isolationnisme, qui est utilisée par ces forces pour attaquer notre parti, est réfutée par le rôle dirigeant du KKE, de la KNE mais aussi du PAME, des syndicats de classe, des rassemblements militants des couches populaires et de la jeunesse dans des dizaines de grèves à l’échelle du pays, d’un secteur d’activité ou d’une l’entreprise, dans des centaines de mobilisations aux multiples visages qui ont rassemblé des centaines d’ouvriers qui combattent pour leurs revendications, qui expriment les droits des travailleurs et entrent en conflit avec le pouvoir du capital, la barbarie capitaliste.

 

Ces réalisations significatives ne sont pas annulées par les résultats des élections qui sont négatifs pour le peuple.

Ils constituent une expérience inestimable et un point d’appui pour l’intensification de la lutte de classes jusqu’à son aboutissement.

Le KKE s’est opposé à la fusion des groupes dirigeants au sommet et met l’accent sur l’alliance sociale entre la classe ouvrière, les couches populaires urbaines et rurales avec la participation des femmes et de la jeunesse. Il rejette la coopération pour la formation d’un « gouvernement de gauche » visant à gérer le capitalisme et insiste sur la formation de l’alliance socio-politique qui combattra pour les problèmes du peuple, qui entrera en conflit avec les monopoles et l’impérialisme et dirigera sa lutte sur la voie du renversement de la barbarie capitaliste, de la conquête du pouvoir par la classe ouvrière et le peuple.

 

La stratégie qui promet un meilleur futur aux travailleurs et aux chômeurs à travers un soi-disant gouvernement de gauche ou progressiste, alors que le pouvoir du capital et la propriété capitaliste des moyens de production restent intacts, est dangereuse. Cette stratégie a été testée et a prouvé sa faillite. Elle a mené les partis communistes à l’assimilation et même à la dissolution.

 

Cette stratégie masque le problème fondamental. Elle masque le fait que le problème du chômage, qui s’accentue de façon incontrôlée, ne peut pas être résolu tant que la force et la richesse produites par la classe ouvrière restent entre les mains des capitalistes, aussi longtemps que l’anarchie capitaliste et le profit existent.

 

Les besoins contemporains du peuple ne peuvent pas être satisfaits dans la mesure où le capitalisme se trouve dans sa phase finale, l’étape impérialiste, et est totalement réactionnaire. Les difficultés à reproduire le capital, la concurrence des monopoles pour leur domination, renforcent les attaques visant à réduire le prix de la force de travail et augmenter le taux d’exploitation. Même les plus petits gains requièrent des conflits très durs contre le capital comme l’a démontré la grève héroïque de 7 mois menée par les métallos à Aspropirgos, soutenue de façon constante par le KKE et le PAME aux côtés de milliers de travailleurs en Grèce et à l’étranger qui ont exprimé leur solidarité de classe.

 

La lutte quotidienne pour le droit à travailler, pour la protection des chômeurs, pour les salaires et les retraites, pour la gratuité des soins, le bien-être et l’éducation, la lutte quotidienne contre les guerres impérialistes, pour le désengagement des unions impérialistes, pour la souveraineté du peuple, pour les droits démocratiques, est indissociablement liée à la lutte pour le renversement du capitalisme.

 

La position de principe du KKE souligne qu’un parti révolutionnaire ne peut pas avoir deux visages, ne peut pas renier sa stratégie, sa lutte pour le pouvoir de la classe ouvrière et du peuple, pour le socialisme, dans le seul but d’arracher des votes aux élections parlementaires en soutenant les formations « gestionnaires » qui consolident le système.

 

Le KKE a dit la vérité au peuple. Il l’a appelé à soutenir le parti afin de le renforcer, de telle sorte qu’il puisse contribuer de façon décisive à la mise en échec les mesures antipopulaires, au regroupement et au renforcement du mouvement ouvrier et populaire, au développement de luttes militantes, pour paver la voie à des changements radicaux.

 

Le KKE a nagé à contre-courant, comme il l’a fait en d’autres temps sur des sujets cruciaux, lorsqu’il exposait, entre autres choses, le caractère de la contre-révolution, du renversement du socialisme, et le caractère impérialiste de l’UE, quand il combattait contre l’UE, quand il s’opposait au traité de Maastricht, quand il condamnait les interventions impérialistes et les prétextes qui les justifiaient, etc.

 

Dans cette voie, le KKE a lutté dans les élections contre le courant de peur et de fatalisme, des différentes menaces ㅡ allant de l’expulsion de la zone euro à la peur de ne pas avoir de gouvernement ㅡ et les illusions qui étaient systématiquement répandues par SYRIZA. Il a expliqué au peuple le caractère de la crise, les conditions préalables à une voie de sortie en faveur des travailleurs, les conditions préalables qui sont liées au désengagement de l’UE et de l’OTAN, à l’annulation unilatérale de la dette et à la socialisation, c’est-à-dire au gouvernement de pouvoir populaire et ouvrier. Il a opposé le gouvernement du pouvoir populaire et ouvrier au gouvernement de gestion bourgeoise. Il a mené cette bataille en prenant en compte le risque électoral.

 

Mais même le plus petit recul du parti face aux pressions pour qu’il participe à un gouvernement visant à gérer la crise aurait mené au désarmement et à la retraite-défaite du mouvement ouvrier, à la fin de l’effort pour la formation d’une puissante alliance socio-politique, qui entrera en conflit avec la ligne politique des monopoles, les unions impérialistes que sont l’UE et l’OTAN. Il aurait renié chaque effort pour rassembler le peuple dans la lutte sur les problèmes quotidiens, qui s’aiguisent et dans la perspective du pouvoir ouvrier et populaire. En pratique, le KKE aurait été amené à remettre en cause la consistance et la solidité de ses propres mots d’ordre et de ses actions, tout comme il lui aurait fallu appliquer des régressions dommageables et erronées, graves, tant à son programme qu’à ses tâches immédiates pour la lutte.

 

Il est de grande importance que, dans de telles conditions, quand une série d’autres partis communistes ne sont pas représentés au parlement ou ont été dissous dans des formations de gauche social-démocrates et opportunistes en Europe, le KKE soit resté debout même avec une force électorale amoindrie. Sa stratégie concernant les deux voies de développement, concernant la nécessité d’alliances socio-politiques et la lutte pour le pouvoir populaire et ouvrier, l’expansion et l’approfondissement de ses liens avec la classe ouvrière, les couches populaires pauvres, reste le but de ses nouvelles activités au sein du peuple, de telle sorte que les travailleurs restent debout et ne soient pas brisés par les nouveaux dangers qui les attendent.

 

La stratégie du KKE a été confirmée par les événements au quotidien. C’est une stratégie basée sur les principes communistes, basée sur les lois de la lutte des classes. Elle détermine l’objectif, la voie et les conditions préalables pour résoudre la contradiction fondamentale entre le capital et le travail, afin de résoudre le problème central du pouvoir et d’abolir les relations de production fondées sur l’exploitation dans des conditions où le capitalisme souffre de ses irréconciliables contradictions, devient plus réactionnaire et dangereux, et où aucune formule gestionnaire ne peut apporter de solution en faveur du peuple. Avec cette stratégie, avec cette ligne de conduite, le KKE a contribué sans relâche aux efforts visant à rassembler le mouvement communiste sur une base révolutionnaire ; il encourage et soutient la lutte des communistes, la lutte anti-impérialiste partout dans le monde, il renforce la solidarité internationaliste pendant qu’au même moment il assume ses responsabilités pour le développement de la lutte des classes à l’échelle nationale.

 

Notre parti est très exigeant dans l’évaluation autocritique de son parcours. Il souligne que ce n’est pas assez d’avoir une stratégie et un militantisme corrects. Il étudie ses faiblesses pour qu’il puisse devenir plus efficace sur des questions d’orientation politique, améliorer l’éducation idéologico-politique, accélérer la consolidation du parti dans les usines, les lieux de travail, les quartiers populaires, renforcer le mouvement de classe, de telle sorte que la participation aux syndicats et à d’autres organisations de masse progresse et que de nouvelles forces rejoignent la lutte.

 

Le KKE continue sa lutte concernant tous les problèmes du peuple avec un sens plus grand encore de la responsabilité et de la décision. Il se focalise sur la lutte contre les politiques de taxation antipopulaires, pour les accords de négociations collectives, pour les salaires et les retraites, pour la protection des chômeurs, la santé, le bien-être et l’éducation. En même temps il prépare ses forces face au danger d’une guerre impérialiste contre la Syrie et l’Iran.

 

Il combat contre les mesures antipopulaires de ND, du PASOK et de la Gauche démocratique qui a émergé d’une scission de SYRIZA et fait partie du plan pour la manipulation « de gauche » du peuple. Il mène une lutte plus organisée contre les illusions de gauche de SYRIZA, renforce sa lutte contre les fascistes de l’Aube dorée.

 

Nous avons informé beaucoup de partis communistes, il y a bien longtemps, que l’attaque contre le KKE s’intensifierait. De nombreux camarades savent que la classe bourgeoise, l’État et les mécanismes para-étatiques ont testé des moyens pour la répression et la provocation contre le KKE et le PAME, et nous avons besoin à présent d’être vraiment bien préparés afin de faire face à l’intensification des attaques contre le Parti.

Nous continuons notre lutte. Nous essayons de devenir plus efficaces dans l’organisation et le développement de la lutte des classes.

 

La réduction de l’influence électorale du KKE ne remet pas en cause les avancées décisives que notre parti a réalisées au prix de grands efforts. Il ne remet pas en cause l’influence qu’il a dans les syndicats, les organisations de masse, le mouvement ouvrier et populaire, son prestige dans la classe ouvrière et la confiance que le peuple entretient à son égard dans les luttes de tous les jours, que cela s’exprime ou non dans les élections.

“Amis des beaux jours”.

 

Ainsi, les forces qui ont cherché ouvertement ou secrètement à interpréter le résultat des élections d’une manière arbitraire afin de saper la stratégie et les tactiques du KKE tout comme son rôle dans le mouvement communiste international seront jugées par les communistes révolutionnaires, par la classe ouvrière.

 

Il y a des forces plus que suffisantes pour gérer le système. Ce dont le peuple a besoin, c’est de véritables partis communistes qui ne gèreront pas la barbarie capitaliste au nom de la « gauche gouvernementale » et au nom de l’acceptation « réaliste » du rapport de forces. En empruntant cette voie, vous pavez la voie aux forces du capital et un temps précieux est perdu pour lequel la classe ouvrière et les couches populaires payeront un grand prix.

Licenciements « boursiers » : une notion indéfinissable et dangereuse

Licenciements « boursiers » : une notion indéfinissable et dangereuse

Vivelepcf – 29 mai 2012

24 mai 2012 : Pierre Laurent, Nicole Borvo et Roland Muzeau, dirigeants du PCF et des groupes Front de gauche au Parlement, adressent une lettre au premier ministre lui demandant d’inscrire à l’ordre du jour de la rentrée parlementaire l’examen de leur proposition de loi contre les « licenciements » boursiers. Jean-Marc Ayrault leur a répondu le lendemain s’engageant, entre autres, à ce que le Parlement « adopte rapidement un certain nombre de mesures précises sur les licenciements boursiers ».

Un gentil échange de bons procédés avant les législatives !

Du côté de la direction du PCF, la préoccupation est clairement de préparer le terrain au soutien à la future majorité de gauche et, si possible, à une nouvelle participation au gouvernement. Depuis 1997, sinon 1981, le prétexte, l’illusion, théorisés pour justifier cet alignement, serait la possibilité, l’obligation même, de « tirer à gauche » le PS au sein même des institutions. On peut voir ce que ça a donné dans la gauche plurielle, ce que ça donne dans les villes et les régions.

Aux adhérents du PCF, privés de congrès, privés de débat sur les conditions d’une participation au gouvernement, il faut donner quelques gages avant une fausse consultation en 12 heures le lendemain du 2ème tour des législatives.

Avant d’aller au fond, nous faisons constater une fois de plus que les propositions du Front de gauche rentrent impeccablement bien dans les plans du PS : on dirait un programme partagé !

Dès la primaire interne au PS à l’automne 2011, alors qu’il était plus prudent que son ombre, François Hollande s’est  déjà prononcé pour la pénalisation des « licenciements boursiers ».  Les nouveaux ministres Michel Sapin et Benoît Hamon multiplient les déclarations dans ce sens. En demandant ce que le PS a déjà programmé, la direction du PCF a optimisé ses chances d’être exaucée. En échange, le pouvoir gagnera du « Front de gauche » une estampille « gauche » à son début d’action. N’est-ce pas la raison d’être du Front ?

Maintenant sur le fond, la notion de « licenciement boursier » est aussi vague que dangereuse.

Les licenciements « boursiers » seraient des licenciements effectués par les patrons dans le but de faire monter le cours en bourse de l’entreprise.

Remarquons d’abord qu’à peine 10% des salariés travaillent dans des sociétés cotées en bourse et seraient concernés. De très grandes entreprises ne sont pas cotées, aucune PME ou presque. Ensuite, il est  impossible dans la pratique d’établir le lien entre politique de casse de l’emploi et évolution des cours.

L’expression de licenciement « boursier », en elle-même, renvoie à une analyse fausse et dangereuse de la crise. Ce ne serait pas la crise du capitalisme mais le résultat de la financiarisation de l’économie, au mauvais cholestérol du capitalisme financier, qui empêcherait le capitalisme productif de fonctionner sainement. De Obama, à Sarkozy, maintenant à Hollande, ce refrain de l’idéologie dominante est infligé sans retenue.  Dans l’exposé des motifs de la proposition de loi du Front de gauche, on lit de même : « C’est la logique de financiarisation de l’économie, pourtant à la source de la crise, qui perdure ». Le programme du Front de gauche est sur la même ligne : « l’humain d’abordn’exprime pas simplement une préférence morale, il dit aussi notre stratégie contre la crise. En refusant la domination du capital financier sur le travail… » Dès 1915, Lénine analysait l’interpénétration de la production et de la finance dans le capitalisme au stade impérialiste.

Reportée à la question de l’emploi, du chômage et des licenciements, cette propagande induit l’idée qu’il y a les mauvais licenciements, les licenciements « boursiers » et les autres, regrettables peut-être mais que l’on ne peut éviter.

Mais pourquoi un patron licencie-t-il ? Parce qu’il ne peut pas faire autrement, le pauvre, la mort dans l’âme ? Vraiment ? Et puis le patron est un élément d’un système : le capitalisme !

Les patrons et les actionnaires ne poursuivent qu’un objectif : le profit (et non d’abord, les cours de la bourse). Dans ce cadre, ils s’affrontent sauvagement entre eux. La pression sur les salaires, les conditions de travail, l’emploi, la disparition d’activités ou d’entreprise sont des moyens et des effets de cette concurrence à tous les niveaux dans cette quête du profit. Au plan économique général, le capitalisme développe et entretient, dans l’intérêt des possédants, l’armée de réserve des chômeurs.

Ces vérités étant rappelées, nous devons être contre tous les licenciements ! Et écarter radicalement le slogan trompeur, gauchiste, faussement anticapitaliste, de « fin des licenciements boursiers ».

Les rédacteurs de la proposition de loi « Front de gauche » vont loin dans la logique de la collaboration de classe. Se référant à un avis de la Cour d’appel de Paris invalidant, 10 ans après, des licenciements chez LU– le juridique au secours ! – ils se félicitent et reprennent à leur compte sa conclusion « légitime » selon laquelle « la compétitivité du secteur d’activité n’était soumise à aucune menace particulière ». Donc, lorsqu’un patron peut arguer d’une perte de compétitivité dans la concurrence, les licenciements sont légitimes ?

Dans le détail, entreprise par entreprise, dans cadre piégé, dominé par leurs adversaires, les salariés et leurs organisations syndicales ont raison d’utiliser tous les moyens, même juridiques, mais aussi politiques, pour mettre en échec les plans de licenciements.

Que des moyens nouveaux, plus efficaces, soient apportés aux représentants des salariés, à tous les salariés, pour mettre en cause la validité du motif économique d’un plan de licenciements, là, bien sûr, ça va dans le bon sens. Mais n’appelez pas ça la lutte contre des licenciements boursiers !

Le PCF avait des propositions solides comme l’obligation de reclassement, avec maintien du salaire et du statut, le rétablissement de l’autorisation préalable de licenciement, supprimée en 1988, avec des moyens nouveaux pour l’inspection du travail. Une meilleure indemnisation du chômage et des moyens pour le Pôle emploi, avec la suppression des conséquences de la fusion ANPE-ASSEDIC  par la droite: voilà des propositions à élever dans la lutte ! Hollande, le PS et l’UE ne les concèderont pas comme ça !

 

PS : Nous reviendrons dans un prochain article sur la question des aides publiques aux entreprises reprise dans la proposition de loi du Front de gauche, qui dans la suite de 1997/2002, de la Commission Hue notamment, les légitime au nom de les contrôler et au lieu de les dénoncer.

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