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NON à la réforme des rythmes scolaires : Ou comment l’obstination du PS permet à X. Bertrand de faire diversion

On entend tout et n’importe quoi sur cette réforme des rythmes scolaires.

Le non au mercredi matin ne veut rien dire. Encore une fois, la droite tente de récupérer une colère engendrée par l’incompétence du gouvernement socialiste et plus particulièrement de son ministre de l’éducation qui a lancé une pseudo réforme sans en mesurer tous les enjeux : financiers, humains, d’infrastructure, de logistique, … Le fiasco était prévisible.

La droite se place toujours sur le créneau du conservatisme, elle pense peut-être que nous avons oublié les dizaines de milliers de fermetures de classes, d’écoles, de postes de soutien aux élèves en difficulté ou en situation de handicap, … Les dégâts sont bien présents, nos enfants en subissent les conséquences quotidiennement par des classes surchargées, des élèves fatigués et des enseignants usés par une impossibilité de travailler dans de bonnes conditions. Les programmes sont inadaptés et le manque de moyen humain et financier se fait sentir chaque jour.

Une réforme de notre système est possible et même indispensable. Mais elle doit être soigneusement préparée et nécessite des moyens.

Pour l’école maternelle et primaire, elle est possible si elle part sur des bases saines.

Nous demandons le retrait de la réforme actuelle et l’écriture d’un réel projet s’appuyant sur :

  • un nombre d’heures semaine des enseignants du primaire alignées sur ceux du secondaire, ainsi que leur rémunération. Les enseignants doivent avoir le temps de préparer des cours de qualité et de se concerter.
  • une réelle redistribution du temps classe (par exemple 8h30 – 12h30 et activités l’après midi du lundi au vendredi) permettant de réellement prendre en compte les rythmes de l’enfant.

Il y a des choses à faire si on ne se contente pas d’une réforme mascarade à effet d’annonce. Et cela a forcément un coût.

article A.J.

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rythmes scolaires a

rythmes scolaires b

Retrait du plan de casse de PSA! Nationalisation de PSA et Renault!

PETITION

(lancée à la Fête de l’Humanité 2012):PLUS DE 1000 SIGNATURES AU STAND DE SAINT QUENTIN

Retrait du plan de casse de PSA!  Nationalisation de PSA et Renault! dans Communisme-Histoire- Théorie indexRetrait du plan de casse de PSA!  Nationalisation de PSA et Renault!

Sans surprise, François Hollande, après l’indignation feinte, joue l’impuissance devant le plan de casse de 8000 emplois à PSA et la liquidation de l’usine Citroën d’Aulnay. Un rapport d’expert, de complaisance, vient habilement soutenir sa position. Il critique la stratégie de la direction mais juge la « restructuration » inéluctable et oppose perfidement les ouvriers d’Aulnay à ceux de Madrid. Maintenant, le gouvernement va s’appliquer à aménager « socialement » le plan pour mieux le faire passer.

Et pourtant, les politiciens de tous bords n’ont cessé, durant toute la campagne électorale, de clamer leur volonté de redresser l’industrie. Et bien ils le peuvent mais il faut les y contraindre!

Aujourd’hui, au nom de la crise, le nouveau gouvernement accompagne la stratégie du tout profit des actionnaires de Peugeot, comme hier, le gouvernement précédent a délivré des milliards d’euros d’aides publiques, directes et indirectes, aux capitalistes du secteur. Renault, dont l’Etat reste l’actionnaire de référence mais dont les profits sont absorbés à 85% par le privé, a impulsé la politique de délocalisation et de casse industrielle en France.

Une lutte nationale peut imposer autre chose que ces choix hypocrites :

- Le retrait pur et simple du plan de « restructuration » de PSA.

- Le remboursement des aides publiques reçues.

- La fin de la mise en concurrence destructrice, organisée par l’UE, notamment avec l’euro, entre les travailleurs de chaque pays. Notre peuple a déjà dit NON aux traités européens. Faisons-le respecter !

L’industrie et l’industrie automobile en particulier sont des priorités nationales? Oui ! Alors posons la question de la nationalisation des deux entreprises centrales, dont dépendent les équipementiers et sous-traitants, qui structurent des bassins d’emploi entiers, avant qu’il ne soit trop tard !

Que l’on ne nous dise pas que c’est trop cher ! La capitalisation boursière de Peugeot-Citroën est tombée à 2,25 milliards d’euros. C’est 20 fois moins que le coût de l’avion de guerre Rafale !

Historiquement, la nationalisation, après l’expérience de la Libération, n’a rien à voir en France avec les opérations de renflouement momentané par l’Etat des trusts comme General Motors aux Etats-Unis. Un rapport de force existe pour, par la lutte, par l’intervention des salariés, se débarrasser des intérêts privés, gagner d’autres choix industriels dans l’intérêt du pays: la réponse aux besoins face à la logique du profit.

Nous demandons au gouvernement et au président d’imposer immédiatement le retrait du plan de casse des patrons de PSA, de nationaliser  PSA et de renationaliser intégralement Renault.

120913_pétition_FH1-721x1024 COMMUNISTE LUTTE CONTRE LE CAPITAL dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

SIGNEZ.....

Le changement c’est maintenant!!!!! Le compte est loin d’y être , nous ne voyons rien venir

Le changement c'est maintenant!!!!! Le compte est loin d’y être , nous ne voyons rien venir dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif affiche-hollande-2012-le-changement-c-est-maintenant-300x2246 mai. Nouveau Président de la République.

17 juin. Nouvelle majorité présidentielle.

 

CHANGEMENT ?

Le compte est loin d’y être !

Quatre mois après l’élection de François Hollande, seules quelques mesures timides ont été prises en faveur de la population.

Pire, le nouveau gouvernement a pratiquement repris à son compte la politique d’austérité précédente.

Tout ça pour ça ? Après une campagne électorale interminable de plus d’un an, les Français commencent à avoir l’impression que « la montagne a accouché d’une souris ».

Non seulement les quelques mesures prises (retraite à 60 ans pour quelques milliers de salariés largement financée par une hausse des cotisations, fin de la détaxation des heures supplémentaires, timide relance du logement social …) sont loin d’être à la hauteur des besoins mais le gouvernement a repris à son compte la politique d’austérité menée par l’ex-gouvernement Sarkozy et les autres gouvernements européens.

C’est le cas notamment pour les salaires et donc pour l’emploi, pour la santé, pour la reprise de la répression des Roms présentés comme des boucs émissaires ….

Les communistes n’en sont pas surpris : ce résultat était inscrit dans le refus d’une partie de la gauche de s’attaquer à la toute puissance des marchés financiers et de leur « outil » principal : l’Union européenne.

Comment, dans ces conditions, mener une autre politique que celles menées partout en Europe avec les conséquences que l’on connaît en Grèce, au Portugal … mais aussi en Allemagne avec ses 7,5 millions de travailleurs pauvres ?

 

UN VRAI RASSEMBLEMENT POUR UNE VERITABLE ALTERNATIVE

1981 – 1988 – 1997 – 2012 ? Pour la quatrième fois en 30 ans, la preuve est en passe d’être faite que l’alternance (changement de femmes et d’hommes au pouvoir) n’a rien à voir avec l’alternative politique (une autre politique).

Il ne peut pas y avoir de raccourcis. Il faudra bien, à un moment, bouger les lignes politiques entre une droite décomplexée (qui se rapproche chaque jour un peu plus du Front national) et une partie de la gauche qui, du parti socialiste aux verts en passant par le Front de gauche, promet le changement sans vouloir remettre en cause les marchés financiers, la monnaie unique et l’Union européenne

Pour les communistes, ce qui compte avant tout ce sont les hommes et les femmes qui subissent tous les jours l’exploitation du capital, l’exploitation de l’homme par l’homme.

Le rassemblement, c’est avec eux qu’il faut le construire, pas avec ceux qui affirment les représenter pour mieux les négliger ensuite.

Dans les entreprises, dans les quartiers, nous sommes des millions à vouloir que notre vie change.

Ensemble, nous sommes une force considérable, capable de bousculer tous les calculs politiciens.

Pour ce qui les concerne, c’est l’objectif auquel veulent contribuer les communistes.

2 commentaires

Réformer le lycée? Donnons-nous d’abord les moyens d’une éducation publique de qualité!

Article-Tract de la JC Paris 15

Après cinq ans de coupes de la droite dans le budget l’éducation nationale, de réduction de postes, de classes bondées et d’enseignement dévalorisé, il était temps que cela change.

Le nouveau gouvernement dit faire de l’éducation sa priorité. Sa première annonce, c’est une nouvelle «réforme» de l’école.

Cela fait dix ans que nos écoles, collèges et lycées subissent réforme sur réforme. Des contre-réformes qui ont dégradé la qualité de l’éducation, et sur lesquelles il faudrait revenir:

·         La réforme de l’enseignement technique et professionnel, avec le bac pro en 3 ans au lieu de 4, la suppression et le regroupement de filières techniques;

·         La réforme des lycées, avec moins d’heures de cours par discipline obligatoire, une réforme de programmes devenus incompréhensibles et des profs stagiaires balancés en salle de classe sans la moindre formation;

La première chose à faire, ce n’est pas de nouvelles «éformes». C’est d’abord de revenir sur les réformes des gouvernements précédents et donner à l’éducation les moyens dont elle manque.

150 000 postes ont été supprimés dans l’Éducation nationale, 71 lycées professionnels fermés depuis 2002. Comment garantir une éducation de qualité dans ces conditions?

La France est le pays développé qui compte le moins d’enseignants par élève et le pays d’Europe avec le plus d’élèves par classe. Comment espérer une éducation de qualité dans ces conditions?

On ne peut pas faire plus avec moins. Le gouvernement avait promis 60 000 créations de postes dans les cinq ans à venir.

A la rentrée, ce sera… 280 créations de postes d’enseignants de plus au collège et au lycée! Le compte n’y est pas. A ce rythme il faudrait plus d’un siècle pour compenser la saignée depuis 2002.

On parle de créations de postes pour les années à venir mais rien n’est clair: va-t-on uniquement remplacer les profs partant à la retraite ou vraiment embaucher? Va-t-on utiliser les étudiants embauchés en «d’avenir» pour faire les profs de seconde zone

Ce n’est pas vrai que l’État n’a pas les moyens d’offrir à tous une éducation de qualité.

Les guerres en Libye, en Côte d’Ivoire, en Afghanistan ont coûté en 2011 1,3 milliards d’euros. L’entretien de l’arme nucléaire française, c’est 4 milliards par an. C’est l’équivalent de 200 000 postes d’enseignants par an.

Notre éducation ou la guerre: c’est une affaire de choix de société!

Les profits en 2011 des 14 entreprises du CAC privatisées s’élèvent à 52 milliards d’euros, c’est les trois-quarts du budget de l’éducation nationale. Le montant des subventions à l’école privée, c’est 7 milliards d’euros par an perdus pour nos écoles et nos lycées publics.

Arrêtons de faire des cadeaux au privé, redonnons ces moyens à l’éducation publique!

Pour une éducation publique de qualité, gratuite pour tout le monde, il nous faut:

·         les 150 000 postes d’enseignants supprimés depuis dix ans;

·         une politique de soutien scolaire gratuite et publique et un personnel compétent et pour un suivi personnalisé en terme d’orientation après le bac;

·         revenir sur les réformes Châtel et Darcos de casse de l’éducation générale, professionnelle et technique;

Et des moyens:

·         exiger le retrait des troupes françaises des théâtres d’opération, la fin de la politique d’intervention armée, et la réallocation des moyens accordés à la guerre;

·         taxer les bénéfices des grandes entreprises, re-nationaliser celles privatisées depuis trente ans: les banques, EDF-GDF, France Télécom entre autres;

·         réorienter les fonds accordés à l’enseignement privé vers l’éducation publique;

Rejoins-nous pour mener le combat sur le terrain, pour améliorer notre quotidien et pour construire une autre société que celle basée sur le profit et la mise en concurrence des êtres humains: une société socialiste. Organise ta colère…..

 

 

On ne peut pas réussir ses études à 25 ou 30 dans une classe !

Nombre d’élèves par classe de lycée dans l’Union européenne

1 – Lettonie 16

2 à 5 Luxembourg,Royaume-Uni, Roumanie

5 Slovénie : 19

6 à 8 – Estonie, Finlande, Lituanie : 20

9 à 13 – Italie, Grèce, Chypre, Hongrie, Slovaquie : 21

14-15 – Autriche, Portugal : 22

16 – Pologne : 23

17-18 – Allemagne, Espagne 24

19 – France : 25

Est-ce normal que ce soit dans la deuxième puissance économique européenne que l’on trouve des classes sur-chargées ?

 Comment réussir avec des classes de 25 ou 30 ?

 Il faut embaucher pour qu’on puisse étudier dans de bonnes conditions !

 

 Un lycéen sur deux redouble en fac, ne les laissons pas sacrifier notre avenir!

 Une éducation sacrifiée au lycée, c’est des conséquences terribles en fac.

Sur la première année de fac, sur dix étudiants:

5 seulement passent en seconde année;

3 étudiants redoublent;

1 se réoriente

1 arrête déjà ses études

A la fin des études universitaires:

On compte 40% d’étudiants sortant sans diplôme, 90% pour les lycéens issus de bacs pro et technologiques!

Notre avenir à l’université et notre avenir professionnel, cela passe d’abord par une bonne formation au lycée.

 

Il nous faut des moyens pour notre éducation, maintenant!

 Non, les profs ne sont pas des privilégiés !

 Salaire des profs de lycée en début de carrière

1 – Luxembourg : 4 500 €/mois

2/3 – Danemark/Espagne : 2 700 €/mois

4/5 – Belgique/Pays-Bas : 2 200€/mois

7/8 – Irlande/Finlande : 2 000 €/mois

10/11/12 – Royaume-Uni/Italie/Autriche : 1 800 €/mois

13 – Grèce : 1 600 €/mois

14 – France : 1 550 €/mois

PCF St-Quentin 02ORGANISES TA COLERE , REJOINS LES COMMUNISTES

 

Le Parti communiste grec (KKE) appelle à la grève générale contre les nouvelles mesures anti-populaires adoptées par le gouvernement

Le Parti communiste grec (KKE) appelle à la grève générale contre les nouvelles mesures anti-populaires adoptées par le gouvernement dans Communisme-Histoire- Théorie KKE-300x300Répondre aux nouvelles mesures anti-populaires par la grève générale

 

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le gouvernement de coalition ND-PASOK-Gauche démocratique prendra de nouvelles mesures de casse sociale s’élevant au minimum à 13,6 milliards d’euros. Ce sont des mesures, comme celles sur le soi-disant « salaire minimum » par lesquelles ils videront de leur contenu les Conventions collectives nationales, tout ce qu’elles garantissent (grille des salaires, vacances, avantages et autres droits sociaux). Ils ont annoncé entre autres des baisses des salaires et des retraites dans le privé comme dans le public, la remise en cause d’avantages sociaux, le licenciement de 150 000 fonctionnaires, de nouvelles privatisations, la fermeture et la fusion d’hôpitaux, de nouvelles coupes encore plus drastiques dans la santé, l’éducation et la sécurité sociale, la hausse de l’impôt sur le revenu et l’imposition même des plus petites propriétés, des zones industrielles spéciales qui accorderont des aides scandaleuses au grand capital sous des conditions de travail moyenâgeuses et sans la moindre garantie, ainsi qu’une hausse importante du gaz et de l’électricité.

Ces mesures que le gouvernement de coalition et la troïka se préparent à « servir » au peuple ne nous mèneront qu’à la généralisation de la pauvreté, et à la ruine d’un nombre encore plus important de ménages issus des couches populaires.

La secrétaire-générale du Comité central du KKE, Aleka Papariga, a rendu la déclaration suivante le 28 août concernant les nouvelles mesures du gouvernement et de l’UE :

« Un grand nombre de mesures tombent sur le dos de notre peuple, pour lui retirer le peu qu’il lui reste. Bien entendu qu’il peut y avoir de petites variantes dans les formules de gestion du système. Mais on ne doit pas attendre que l’une ou l’autre de ces options l’emporte, de savoir dans quelle poche on ira prendre l’argent et comment on va gérer la situation. Ce qui compte, c’est que le peuple affronte ces mesures par une grève générale, et par l’intensification des luttes entre les grandes journées de grève. Chaque secteur doit lutter pour ses propres revendications et, dans le même temps, soutenir les mobilisations générales. Il n’est pas possible pour nous d’entendre qu’une nouvelle série de mesures aurait des effets tragiques et dans le même rester chez soi et se plaindre de façon fataliste et désabusée. Cela ne ferait que faciliter la tâche du gouvernement ».

C’est un appel du même type qui a été rendu public par le Front militant des travailleurs (PAME) tandis que les forces sur des positions de classe au sein de la GSEE ont émis une proposition de grève générale nationale qui insistait notamment sur le fait que « toute discussion avec le gouvernement et le patronat, qui ont comme but fondamental de casser l’ensemble des droits des travailleurs, doit cesser. Pas de dialogue social ! Pas de participation à ce dialogue, qui ne mène qu’à la soumission, à la compromission et à la capitulation de tout ce qu’il pouvait nous rester de droits du travail. Il contribue à faire passer ces mesures anti-ouvrières et anti-populaires. Le comité exécutif du GSEE n’a aucune légitimation formelle ou réelle pour participer à ce dialogue ».

Le 28 août, une réunion commune des secrétariats du PAME, PASEVE, PASY, MAS et OGE à Salonique a discuté de la préparation de la manifestation qui se tiendra à Salonique le 8 septembre. Les trois piliers fixés par le PAME comme cadre de la mobilisation sont :

  • Résistance aux nouvelles mesures du gouvernement, les mettre en échec par la mobilisation de masse ;

  • Organisation de la classe ouvrière et des couches populaires à partir de la base, renforcer les alliances sociales comme seule issue à la crise capitaliste dans les intérêts du peuple, dans la perspective d’une autre voie de développement ;

  • Soutien massif à la proposition d’abrogation des mémorandums et des accords d’emprunt ;

Imposer à PSA et au gouvernement le retrait du plan de suppressions d’emploi

fichier pdfLe tract mis en page en PDF

Imposer à PSA et au gouvernement le retrait du plan de suppressions d’emploi dans Luttes, grèves, manifs afp-pierre-verdy-des-salaries-de-psa-citroen-peugeot-brandissent-une-pancarte-visant-le-pdg-du-c-207x3003.500 licenciements à Citroën-Aulnay, 1.400 à Citroën-Rennes … 8.000 suppressions d’emploi viennent d’être annoncées par le groupe PSA. Avec les conséquences sur les sous-traitants, ce sont des régions entières qui risquent d’être plongées dans la crise.

Personne ne peut être dupe du tableau financier apocalyptique présenté par la direction pour justifier son plan. PSA a même dû reconnaître que la fermeture d’Aulnay était préméditée depuis 5 ans. Un plan d’autant plus scandaleux que PSA a réalisé 600 millions d’euros de profits en 2011 – dont 250 ont été reversés aux actionnaires.

Ce plan n’est pas négociable. Il doit être retiré.

Alors que PSA, comme le reste de l’industrie automobile, a perçu des milliards d’euros d’aides publiques, c’est le retrait pur et simple du plan et le maintien de chaque emploi qu’il faut imposer.

L’industrie automobile a reçu 6 milliards d’euros de prêts avantageux de la part de l’Etat en 2009, 1 milliard de prime à la casse en 2010. Elle a profité de la détaxation des heures supplémentaires, du financement public des périodes de chômage partiel… Peut-on négocier avec le licencieur une limitation du nombre de suppressions d’emploi, un quota de nouveaux « emplois jeunes », une participation financière à la reconversion du site d’Aulnay … à coups, à nouveau, de fonds publics?

N’est-ce pas d’ailleurs pour cela que l’annonce de 8.000 suppressions d’emplois a surpris par son ampleur? Ne s’agit-il pas, pour PSA, de se donner une marge de manœuvre pour pouvoir négocier à la baisse son plan tout en le préservant? Pour mieux délocaliser la production avant de la réimporter?

Obliger PSA à retirer son plan, c’est possible.

Et le gouvernement en a les moyens.

Il a un argument de poids pour cela: le remboursement des aides publiques versées en cas de maintien du plan.  Celles-ci se chiffrent en milliards d’euros et le constructeur automobile ne pourrait que céder. Il s’agit donc bien d’une question de volonté politique.

Rien ne serait pire, pour un gouvernement élu à gauche, que de multiplier les déclarations d’intention et, au final, laisser les mains libres aux licencieurs – comme l’avait fait Lionel Jospin avec la fermeture de Renault-Vilvorde en 1998. Il est temps maintenant de passer aux actes et de refuser clairement tout licenciement à PSA

.

LICENCIEMENTS « SECS » OU PAS. :

Assez d’hypocrisie: une suppression d’emploi, c’est un chômeur de plus.

« Il faut éviter tout licenciement sec ». C’est la position du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Mais, que les salariés partent en pré-retraite ou soient reclassés, un poste supprimé est un poste supprimé. C’est un emploi qui disparaît et ne sera donc plus disponible pour les trois millions de chômeurs actuels, pour les centaines de milliers de jeunes qui arrivent chaque année sur « le marché du travail ».

Ce sont les filières professionnelles de l’Education nationale sans débouchés, la mise à mal de notre devenir industriel.

On aura beau jeu ensuite de déplorer la hausse du chômage, le poids financier de ce dernier ou des pensions de retraite alors qu’on aura réduit les rentrées financières (cotisations) et augmenté les dépenses. Le tout, bien sûr, au profit des groupes capitalistes.

Communistes, nous appelons à soutenir et relayer les actions des salariés et syndicats de PSA qui luttent pour le maintien de leursimages2 GREVES dans Luttes, grèves, manifs usines et de leurs emplois, à se mobiliser pour mettre le gouvernement devant ses responsabilités vis-à-vis de PSA, de l’ensemble de l’industrie automobile (l’Etat est actionnaire de référence de Renault qui ne cesse de délocaliser !), de l’industrie.

Peugeot-Citroën doit devenir une lutte nationale .

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