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60 000 postes d’enseignants promis … à peine plus de 5000 trois ans plus tard

Après les retraites, la TVA, le CICE, l’ANI, … voilà une nouvelle promesse du candidat Hollande qui part en fumée.

Les 5 années de gouvernement de droite sous la présidence Sarkozy avaient saigné notre système éducatif. La politique de la RGPP (révision générale des politiques publiques) avec l’annonce populiste du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, a fortement contribué à la ruine de nos services publics. Les conséquences en ont été diverses et variées allant de la privatisation au ralentissement des services en passant par les techniques managériales les plus dures pour combler le manque de personnel. Dans les services publics de santé, on assiste à des périodes d’attente allongées, des personnels en sous effectif poussés à combler les manques par une présence prolongée. La fatigue et le manque de personnel ont des répercussions directes sur la prise en charge des patients. Ces régressions touchent directement la qualité des services de santé. On constate les mêmes effets dans la police ou les services d’urgence.

Pour l’éducation, le bilan est tout autant alarmant. Au total, en 5 ans, ce sont 77 000 postes qui ont été supprimés. Les conséquences sont multiples et engendre une dégradation de la qualité de l’enseignement dans notre pays. Parmi les plus graves : augmentation du nombre d’élèves par classe, fermetures massives des écoles rurales et de proximité au profit de regroupements et de grosses structures, les élèves en difficulté ou en situation de handicap ne sont plus ou peu pris en charge, le remplacement des professeurs absents est compromis, les élèves tardent à voir venir l’enseignant remplaçant en cas de longue maladie ou de congé maternité, … autant de points mis en place au cours de plusieurs dizaines d’années pour faire progresser notre système éducatif et sacrifiés en 5 ans de politique réactionnaire et libérale.

Hollande, en campagne présidentielle, avait annoncé remettre 60 000 postes d’enseignants sur le quinquennat. La promesse ne couvrait même pas la casse du précédent gouvernement. Comme à l’habitude des socialistes, il ne s’agit pas d’un progrès social mais de limiter la casse ou plutôt d’organiser une casse plus étalonnée.

Ayrault et Peillon annonçaient en grande pompe une priorité sur le primaire. Comment s’est-elle concrétisée ?

  • En premier lieu, l’annonce d’une grande réforme des rythmes scolaires. Nous aurons droit à une réformette pesant sur les collectivités et les enseignants. Les effets sur l’enseignement ne sont pas concluants dans les mairies où elle est appliquée à la rentrée 2013, quand ceux-ci ne sont pas directement négatifs. Aucun progrès n’est noté pour notre système éducatif, les régressions sont multiples, le coût pour l’État est minime (notre article sur cette réforme). Il ne s’agit en réalité que d’une publicité pour le gouvernement socialiste au frais de la population et qui tourne au bras de fer avec les parents, les enseignants et les élus locaux. Pour tenter d’acheter la paix sociale, Peillon ira même jusqu’à octroyer une subvention exceptionnelle à la FCPE (principal fédération des parents d’élèves) de 150 000 euros. Au passage, le gouvernement aura aussi voté une réduction de l’encadrement des activités péri-scolaires pour rendre la réforme plus « gérable » par les communes.
  • Une annonce récente vient d’être faite visant à réduire le nombre d’heures de présence élèves pour les enseignants en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Valable uniquement pour le second degré dans un premier temps, le gouvernement s’est vu forcer d’y consentir aussi pour le premier degré sous la pression des organisations syndicales. Peillon avait aussi tenté d’augmenter le nombre d’heures de présence élèves pour les professeurs en classe prépa. Ces deux reculs du gouvernement sont aussi dûs à la crainte de convergence des luttes dans le domaine de l’éducation. L’ensemble du système éducatif aurait alors pu s’opposer massivement et conjointement à un gouvernement déjà fragilisé. Il y a fort à parier que cela n’est que partie remise pour les socialistes.
  • Enfin, la question du recrutement des enseignants. Si le gouvernement ne pouvait pas se permettre de revenir totalement sur sa promesse électorale, on est en revanche très loin du compte et des 60 000 postes promis. À la rentrée 2013, ce ne sont que 3046 postes qui ont été créés. À la rentrée 2014, le solde net sera de 2355 postes, donc déjà en recul par rapport à 2013.  Ces chiffres sont aussi à mettre en parallèle avec les 30 000 nouveaux élèves attendus à la rentrée 2014, à la baisse du taux horaire dans l’enseignement en éducation prioritaire et à un total de 840 000 enseignants en France. Au final, il est probable que ce recrutement (moins de 0,5% du total) ne suffise pas à faire face à ces variables et engendrent de nouvelles augmentations d’effectif dans les classes.

Peillon a déjà annoncé qu’il repoussait la carte scolaire après les élections municipales, ce qui n’augure rien de bon. Ce calendrier obligera les équipes pédagogiques et les administrations à gérer dans l’urgence les changements imposés.

Comme à son habitude (depuis son arrivée au pouvoir et chaque fois qu’il l’a eu), le gouvernement socialiste annonce des réformes progressistes qui cachent en fait des régressions dans la continuité des gouvernements précédents.

Ne nous leurrons pas et n’attendons rien des politiques opportunistes en place. Seul un rapport de force concret pourra permettre de stopper les reculs sur nos acquis. Seule l’organisation des masses peut permettre l’établissement de ce rapport de force. Et seules des positions de ruptures avec les institutions actuelles peuvent permettre de créer cette organisation dans des perspectives de changement de société.

article AJ pour la Section PCF de Saint-Quentin

14 commentaires

La conception de l’école par la municipalité Bertrand

Notre action sur le radar pédagogique nous a servi à dénoncer la gestion calamiteuse des écoles par la municipalité de Xavier Bertrand ainsi que la fermeture de 30 classes et de 3 écoles dans notre ville par le gouvernement dont il faisait partie.

Lors du dernier conseil municipal, en date du 30 septembre 2013, ce dernier s’est permis, une fois de plus, de rajouter une intervention en fin de séance sans que celle-ci ne figure à l’ordre du jour, ce qui avait l’avantage d’éviter tout débat contradictoire sur le sujet. Cette intervention avait pour objet la politique des écoles de la ville. Mme Françoise Jacob, en charge des affaires scolaires s’est alors lancée dans une longue énumération des divers investissements de la municipalité dans les écoles.

Il serait tout à fait démagogique d’affirmer que la ville ne fait rien, notre argumentation n’en a jamais eu la teneur. D’ailleurs les écoles se trouvent dans ses prérogatives : l’entretien et la maintenance des locaux, l’équipement des écoles (sportif, informatique, …) le recrutement de personnel d’accompagnement (ATSEM), la dotation financière par élève permettant l’achat de fournitures scolaires, de matériel divers pour la classe, l’allocation de transports pour les différentes sorties … L’absence complète d’investissement serait une faute grave.

La municipalité UMP répond à toutes ces prérogatives, mais plus qu’à minima.

La rénovation des locaux se fait vraiment en dernier recours. On se vante, lors de ce conseil municipal, d’avoir changé les fenêtres de l’école Xavier Aubryet. Bravo ! En 2013, nos enfants vont bénéficier du confort du double vitrage. Les sols de l’école Ferdinand Buisson ont été changés, nous vous invitons à apprécier la qualité des murs et plafonds qui feront plaisir aux nostalgiques des années 60. Et Ferdinand Buisson n’est pas une exception (ou peut-être pour ses sols).

Pour ce qui est de l’entretien, la mairie a aussi réduit drastiquement les effectifs en personnel créant à la fois une surcharge de travail pour ceux restant et des conflits entre usagers et personnels.

On nous annonce en grande pompe l’équipement en tableaux interactifs, 15 sur la ville. Ces tableaux permettent de projeter une image, un document et de travailler dessus. Outil intéressant, malheureusement, sur plus de 200 classes, 15 en bénéficient. Il en va de même pour les tablettes, 135 sur 5272 élèves, environ une pour 40. Cela signifie que les élèves, sur une année pourrait l’avoir moins de 4 jours chacun.

A côté de ça, la grande majorité des écoles sont dotées d’un parc informatique obsolète, soit par son âge, soit par manque d’entretien. Car c’est ici, non pas 100 tablettes, mais plus de 1000 ordinateurs dont la ville devrait s’équiper pour pouvoir fournir à chaque classe l’équipement utile. La consolidation du service  de maintenance informatique par l’embauche de nouveaux techniciens est indispensable au bon fonctionnement du parc.

Un nouveau self est inauguré à l’école Lyon Jumentier, très bien. En revanche, lorsqu’un parent prévient au dernier moment que son enfant ne mangera pas à la cantine (ou au self), même pour un cas dûment justifié (rendez-vous médical, accident, hospitalisation d’un proche, naissance d’un petit frère, …), la mairie facture à la famille le repas.

Mais ce que la mairie n’aborde pas, c’est le refus d’embauche d’ATSEM supplémentaires là où le besoin s’en fait sentir. Dans beaucoup d’écoles, ces personnes qui assistent les enseignants dans les classes de maternelle sont en sous effectif. Ce qui oblige les équipes à les faire tourner sur plusieurs classes.

Les transports pour les sorties deviennent aussi un point noir. Des classes ne peuvent assister aux spectacles réservés faute de bus alloués par la mairie ou alors en trop petit nombre. Plus grave, des classes n’ont pas pu effectuer leur cycle piscine, pourtant au programme, faute de transport.

Et lorsque les enseignants signalent en conseil d’école à Mme Françoise Jacob que pour les bus, il faut compter non seulement les enfants et les enseignants mais aussi les parents bénévoles accompagnateurs, cela ne la dérange  pas de répondre que ceux-ci n’ont qu’à se rendre sur les lieux par leurs propres moyens.

La dotation annuelle par élève qui est plus de 5 fois inférieure à certains villages alentours. Et pourtant ces villages ne sont pas plus « riches » que Saint-Quentin, il s’agit bien là d’un choix de la mairie. Si 135 tablettes à 200€ ont un coût d’environ 30 000 €, une augmentation de la dotation de 10 € par an et par élève aurait un coût annuel de plus de 50 000 €. Et ce n’est pas de 10 € que cette dotation devrait être augmentée. Nombre de classe ne sont pas équipés de suffisamment de manuels. Les enseignants doivent souvent faire le choix entre celui de maths ou de français, ou d’un pour deux élèves. Ceci sans même parler de l’équipement en matériel pédagogique pour la classe.

Voilà où nous en sommes arrivés dans notre ville, voilà ce qu’a fait de nos écoles la politique de X. Bertrand.

article A.J. pour la Section de St-Quentin

Réformer le lycée? Donnons-nous d’abord les moyens d’une éducation publique de qualité!

Article-Tract de la JC Paris 15

Après cinq ans de coupes de la droite dans le budget l’éducation nationale, de réduction de postes, de classes bondées et d’enseignement dévalorisé, il était temps que cela change.

Le nouveau gouvernement dit faire de l’éducation sa priorité. Sa première annonce, c’est une nouvelle «réforme» de l’école.

Cela fait dix ans que nos écoles, collèges et lycées subissent réforme sur réforme. Des contre-réformes qui ont dégradé la qualité de l’éducation, et sur lesquelles il faudrait revenir:

·         La réforme de l’enseignement technique et professionnel, avec le bac pro en 3 ans au lieu de 4, la suppression et le regroupement de filières techniques;

·         La réforme des lycées, avec moins d’heures de cours par discipline obligatoire, une réforme de programmes devenus incompréhensibles et des profs stagiaires balancés en salle de classe sans la moindre formation;

La première chose à faire, ce n’est pas de nouvelles «éformes». C’est d’abord de revenir sur les réformes des gouvernements précédents et donner à l’éducation les moyens dont elle manque.

150 000 postes ont été supprimés dans l’Éducation nationale, 71 lycées professionnels fermés depuis 2002. Comment garantir une éducation de qualité dans ces conditions?

La France est le pays développé qui compte le moins d’enseignants par élève et le pays d’Europe avec le plus d’élèves par classe. Comment espérer une éducation de qualité dans ces conditions?

On ne peut pas faire plus avec moins. Le gouvernement avait promis 60 000 créations de postes dans les cinq ans à venir.

A la rentrée, ce sera… 280 créations de postes d’enseignants de plus au collège et au lycée! Le compte n’y est pas. A ce rythme il faudrait plus d’un siècle pour compenser la saignée depuis 2002.

On parle de créations de postes pour les années à venir mais rien n’est clair: va-t-on uniquement remplacer les profs partant à la retraite ou vraiment embaucher? Va-t-on utiliser les étudiants embauchés en «d’avenir» pour faire les profs de seconde zone

Ce n’est pas vrai que l’État n’a pas les moyens d’offrir à tous une éducation de qualité.

Les guerres en Libye, en Côte d’Ivoire, en Afghanistan ont coûté en 2011 1,3 milliards d’euros. L’entretien de l’arme nucléaire française, c’est 4 milliards par an. C’est l’équivalent de 200 000 postes d’enseignants par an.

Notre éducation ou la guerre: c’est une affaire de choix de société!

Les profits en 2011 des 14 entreprises du CAC privatisées s’élèvent à 52 milliards d’euros, c’est les trois-quarts du budget de l’éducation nationale. Le montant des subventions à l’école privée, c’est 7 milliards d’euros par an perdus pour nos écoles et nos lycées publics.

Arrêtons de faire des cadeaux au privé, redonnons ces moyens à l’éducation publique!

Pour une éducation publique de qualité, gratuite pour tout le monde, il nous faut:

·         les 150 000 postes d’enseignants supprimés depuis dix ans;

·         une politique de soutien scolaire gratuite et publique et un personnel compétent et pour un suivi personnalisé en terme d’orientation après le bac;

·         revenir sur les réformes Châtel et Darcos de casse de l’éducation générale, professionnelle et technique;

Et des moyens:

·         exiger le retrait des troupes françaises des théâtres d’opération, la fin de la politique d’intervention armée, et la réallocation des moyens accordés à la guerre;

·         taxer les bénéfices des grandes entreprises, re-nationaliser celles privatisées depuis trente ans: les banques, EDF-GDF, France Télécom entre autres;

·         réorienter les fonds accordés à l’enseignement privé vers l’éducation publique;

Rejoins-nous pour mener le combat sur le terrain, pour améliorer notre quotidien et pour construire une autre société que celle basée sur le profit et la mise en concurrence des êtres humains: une société socialiste. Organise ta colère…..

 

 

On ne peut pas réussir ses études à 25 ou 30 dans une classe !

Nombre d’élèves par classe de lycée dans l’Union européenne

1 – Lettonie 16

2 à 5 Luxembourg,Royaume-Uni, Roumanie

5 Slovénie : 19

6 à 8 – Estonie, Finlande, Lituanie : 20

9 à 13 – Italie, Grèce, Chypre, Hongrie, Slovaquie : 21

14-15 – Autriche, Portugal : 22

16 – Pologne : 23

17-18 – Allemagne, Espagne 24

19 – France : 25

Est-ce normal que ce soit dans la deuxième puissance économique européenne que l’on trouve des classes sur-chargées ?

 Comment réussir avec des classes de 25 ou 30 ?

 Il faut embaucher pour qu’on puisse étudier dans de bonnes conditions !

 

 Un lycéen sur deux redouble en fac, ne les laissons pas sacrifier notre avenir!

 Une éducation sacrifiée au lycée, c’est des conséquences terribles en fac.

Sur la première année de fac, sur dix étudiants:

5 seulement passent en seconde année;

3 étudiants redoublent;

1 se réoriente

1 arrête déjà ses études

A la fin des études universitaires:

On compte 40% d’étudiants sortant sans diplôme, 90% pour les lycéens issus de bacs pro et technologiques!

Notre avenir à l’université et notre avenir professionnel, cela passe d’abord par une bonne formation au lycée.

 

Il nous faut des moyens pour notre éducation, maintenant!

 Non, les profs ne sont pas des privilégiés !

 Salaire des profs de lycée en début de carrière

1 – Luxembourg : 4 500 €/mois

2/3 – Danemark/Espagne : 2 700 €/mois

4/5 – Belgique/Pays-Bas : 2 200€/mois

7/8 – Irlande/Finlande : 2 000 €/mois

10/11/12 – Royaume-Uni/Italie/Autriche : 1 800 €/mois

13 – Grèce : 1 600 €/mois

14 – France : 1 550 €/mois

PCF St-Quentin 02ORGANISES TA COLERE , REJOINS LES COMMUNISTES

 

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