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Droit au respect, respect des droits et recherche d’emploi – témoignage

Sous quel prétexte devrions-nous nous laisser malmener par un employeur potentiel ?

Sous prétexte que l’on est à la recherche d’un emploi ?

Sous prétexte que le taux de chômage est élevé ?

Sous prétexte qu’il y a plusieurs candidats pour le poste que nous convoitons ?

Sous prétexte que notre temps est disponible ?

Sous prétexte que nous avons sérieusement besoin d’un peu d’argent ?

LES ANNONCES

Certaines entreprises vous font miroiter la possibilité de postuler à un emploi en publiant une annonce à Pôle Emploi. En fait, l’annonce est purement fictive. C’est juste une obligation légale due à je ne sais quelle règle du code du travail ou autre. En fait, le poste est pourvu par pistonnage ou par promotion interne. Dommage pour celle ou celui qui postule et va jusqu’à se déplacer ou appeler pour savoir ce qu’il en est de sa candidature. Dans le meilleur des cas, vous allez recevoir un courrier répondant négativement. La plupart du temps, l’employeur ne se donne même pas la peine de vous répondre.

LE RENDEZ-VOUS

Le recruteur ou sa secrétaire vous convoque à un rendez-vous avec une journée et un horaire non négociables. Si vous proposez une autre journée ou un autre horaire, c’est à vos risques et périls et l’employeur en tire déjà une première conclusion de caractère bien trempé à éviter, à conserver en 2ème choix ou à éliminer. Si vous êtes prêts à engager des frais pour venir à un entretien, vous n’obtiendrez pas pour autant plus de garanties qu’un autre candidat à vous de soupeser la valeur de l’enjeu.

LES HORAIRES

Pendant l’entretien, le recruteur n’hésite pas à vous faire part de dépassements d’horaire « occasionnels » ! Votre réaction est analysée immédiatement. Si vous évoquez leur paiement, leur récupération, une disponibilité si délai de prévenance de 24 à 48h voire votre indisponibilité, c’est fini ! Et oui, vous avez des enfants, une vie de famille, des loisirs, une vie sociale mais l’employeur s’en contre-fiche. Vous êtes corvéable à merci. Vous devez être disponible en permanence s’il vous recrute ! Cette disponibilité se cache sous le terme de polyvalence !

LE SALAIRE

S’il n’est pas précisé dans l’annonce, il ne faut pas s’attendre à des miracles ! Même si les compétences demandées dépassent largement le niveau de salaire que l’employeur est prêt à vous accorder.

L’ENTRETIEN

Vous êtes dans un état de stress maximal, difficile à gérer. Le recruteur s’en délecte. Il n’hésite pas à utiliser des termes anglicistes ou des abréviations que vous ne maîtrisez pas pour vous mettre en difficulté et estimer vos compétences. C’est tellement simple de juger les compétences d’une personne sur une demi-heure ou une heure d’entretien. Le recruteur a les pleins pouvoirs. Il faut vraiment être bien préparé à affronter cette épreuve difficile et incontournable. Il faut savoir vendre ses compétences en osant s’affirmer, le tout en maîtrisant le dosage entre la soumission et l’affirmation.

Mais qui sommes nous ?

Comment peuvent-ils se permettre de nous manquer autant de respect ?

Quel pouvoir leur donne-t-on ?

Sous prétexte que c’est lui qui va nous donner cet argent tant nécessaire à notre quotidien, nous sommes prêts à accepter des petits salaires, des horaires inadaptés au bien-être de nos enfants, de notre famille et de nous même, des vacances à des dates non choisies, des dépassements d’horaire non rémunérés, de payer la nounou au lieu de prendre des journées de garde d’enfant malade, …

Et, ça n’est pas encore assez ! Vous n’avez pas la garantie d’obtenir de lui un peu de considération. N’acceptons plus d’être maltraité par ces petits chefs qui se croient supérieurs à nous en tout ! Le code du travail existe. Les anciens se sont battus pour obtenir ses droits. Les conventions existent. Les syndicats travaillent pour les améliorer.

Les employeurs profitent de notre isolement, ils savent que nous sommes en situation de faiblesse, que l’emploi est un gage de qualité de vie et de reconnaissance sociale, que nous en avons besoin et que lui seul a le pouvoir de vous le donner.

Gardons la tête haute, cessons de courber l’échine ! Le recruteur et l’employeur ne sont que des hommes ou des femmes comme nous. Battons-nous !

A force de tirer sur la corde, un jour, le rapport de force changera, nous nous unirons à nouveau, ensemble nous dicterons les nouvelles règles à ces mêmes employeurs. Organisons-nous !

Une maman en recherche d’emploi

 

Pétition contre les augmentations des tarifs EDF annoncées pour 2013 et 2014

signer la pétition en ligne


L’annonce par le gouvernement socialiste de 5 % d’augmentation des tarifs EDF au 1er aout 2013 est inacceptable. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse d’augmenter, que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté progresse constamment, que le point d’indice du salaire des fonctionnaires est toujours gelé et que nombre d’entre nous ne parviennent plus à joindre les deux bouts, les gouvernants se permettent une nouvelle fois de porter un coup à nos conditions de vie. Amputant notre budget pour les uns ou obligeant les autres à faire des sacrifices sur nos conditions de vie, cette décision est la résultante du choix du gouvernement d’obéir aux directives européenne.

Du gouvernement sarkozyste au gouvernement Hollande, la situation ne fait que s’aggraver. Les dirigeants font le choix politique de sacrifier la population au nom de la sacrosainte croissance et du système capitaliste.

Une seconde augmentation de 5 % s’appliquera un an plus tard, faisant grimper notre facture de plus de 10 % en moins de 13 mois.  De sérieux bruits courent sur une éventuelle troisième augmentation de 5 % en 2015, ce qui porterait la hausse à 15,8 % en deux ans. A cette annonce, les actions en bourse d’EDF se sont envolées.

Les 500 plus fortunés de France se sont enrichis de 25% en un an. Il est facile de comprendre à qui profite tous les sacrifices imposés au peuple. Les grands patrons, les dirigeants, les puissants ne voient jamais leurs privilèges remis en question.

La colère monte, le peuple se rassemble, le temps approche où ces injustices ne seront plus tolérées.

Nous demandons :

  • le retrait immédiat de cette décision
  • la nationalisation complète d’EDF et de GDF permettant le contrôle des prix de l’énergie
  • la gratuité de l’énergie jusqu’au seuil indispensable à la dignité de chacun

 

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télécharger la version papier à imprimer et à renvoyer à la Section pour un envoi groupé

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Suppression des bourses aux étudiants, communiqué de la section de st Quentin du PCF par Olivier Tournay, Conseiller Municipal

Saint-Quentin, le 12/7/13

Non à la suppression des bourses départementales.

Le Conseil Général a voté la suppression des bourses à destination des étudiants de l’Aisne.

Il justifie cette décision par le financement du RSA. Nous ne pouvons accepter cette mise en concurrence entre les bénéficiaires du RSA et les boursiers. Cela ne peut faire que le jeu du FN qui surfe sur l’opposition entre les plus démunis.

Il est vrai qu’il y a un véritable désengagement de l’Etat pour le financement du RSA (mais aussi de l’Action Sociale, de l’APA,…).

Mais pourquoi n’entendons nous plus (ou du bout des lèvres) le Conseil Général dénoncer cette situation, ce qu’il faisait très bien sous l’ère Sarkozyste.

On note au passage l’hypocrisie de la Droite, notamment de Xavier Bertrand, qui  ont beau jeu de dénoncer cette suppression alors même qu’ils sont à l’initiative du désengagement de l’Etat.

Si les bourses aux étudiants ne font pas partie des compétences obligatoires du Conseil Général, l’arbitrage financier aurait dû se faire au détriment de l’aide aux grandes entreprises.

L’Aisne est un territoire ravagé par le chômage, les jeunes auront encore moins accès aux études supérieures, aux diplômes qui, quoi qu’on en dise, restent un sésame pour l’emploi.

Pour les communistes de Saint-Quentin, un tel choix n’est pas acceptable, surtout par une majorité dite de gauche.

L’ensemble des élus du Conseil Général doivent revoir impérativement leur copie !

Pour le PCF de Saint-Quentin,

Olivier TOURNAY, conseiller municipal.

 

La section est signataire, s’associe à cette pétition et encourage ses adhérents et sympathisants à la rejoindre

pour signer, cliquer ici

Des miettes pour les peuples d’Europe

Des miettes pour les peuples d'Europe dans BREVES chomage-europe-mars-2013-270x300

L’Europe débloque 600 000 millions sur 2 ans pour aider 300 000 jeunes en France à trouver du travail. Soit 1000€ par personne et par an. Soit 83€ par mois. Quelle mascarade !

Seule l’Allemagne semble tirer son épingle du jeu, seul pays européen à descendre sous la barre des 6% de chômage. Ces chiffres sont à nuancer par la politique humainement désastreuse en matière d’emploi, entre le million de travailleurs à 1€ par heure, l’absence de salaire minimum, les enchères inversées à qui vendra sa force de travail le moins cher, etc. En réalité, seuls le gouvernement allemand et les riches patrons se frottent les mains pendant que le peuple se saigne. Esclavage du XXIe siècle …

Ils prennent tout et nous laissent des miettes, ils s’engraissent sur notre dos, sans notre force de travail, ils n’ont rien et perdent tous leurs privilèges. Unissons-nous, organisons-nous et quand nous serons prêts …

Article Vive le PCF !

Un an de pouvoir de Hollande, pourquoi se montrer déçu ? Les forces existent, aujourd’hui comme hier, pour stopper cette politique !

Communistes, nous ne faisons pas partie des déçus de Hollande. Nous n’attendions rien de mieux de son avènement à la Présidence, il y a un an. Nous ne faisons pas partie de ceux qui se sont faits des illusions, surtout pas de ceux qui ont propagé des illusions sur ses projets.

Aujourd’hui, notre détermination est entière à nous opposer à la poursuite de la politique d’austérité, bientôt de super-austérité, menée au service du capital, sous l’égide de l’Union européenne.

Le mécontentement, la colère, la volonté d’agir de la plus grande part des salariés, retraités et jeunes sont plus élevés que jamais. Il est possible de reconstituer les mobilisations massives, convergentes, de 2009, contre l’austérité déjà, de 2010 contre la casse des retraites, alors que justement le nouveau gouvernement les attaque à nouveau.

L’expérience est flagrante pour tous : La perspective de « changement » n’est pas dans tel ou tel changement institutionnel lointain. Pas de diversion, modérée ou pseudo « radicale » ! Elle est dans le mouvement populaire lui-même, dans sa capacité à faire reculer la politique du pouvoir tout de suite, à faire prévaloir des choix de rupture.

Un an de pouvoir de Hollande, pourquoi se montrer déçu ? Les forces existent, aujourd’hui comme hier, pour stopper cette politique ! dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 130516_hollande_sarko-300x145François Hollande a globalement tenu ses promesses ! Celles qu’il a faites au patronat et à l’Union européenne !

Aux travailleurs, il a très peu promis, sinon des phrases creuses et des « efforts », sans obligation de résultat, comme à Arcelor-Florange. Il a effectué quelques rectificatifs à la politique de son prédécesseur (ex : carrières longues). Sa politique frappe moins fort certains secteurs, comme l’éducation (et encore).

Sur les questions de société qui ne coûtent rien financièrement, utilisées comme diversion, il est à la moitié de son programme.

Mais en termes d’austérité, au nom de la « réduction des déficits » et du respect des « engagements européens », Hollande et le gouvernement Ayrault, sous leurs airs d’impuissance font du zèle ! Le Medef n’a pas à être déçu !

Avec le Crédit d’impôt « compétitivité », les contribuables, les salariés et retraités paieront eux-mêmes  6% des salaires (inférieurs à 2,5 fois le SMIC) en lieu et place des employeurs : 20 milliards d’euros de cadeaux par an, davantage qu’aucune mesure de Sarkozy. Le relèvement de l’impôt le plus injuste, la TVA, servira à cela ! La TVA antisociale est de retour !

Avec le Medef et la CFDT, la majorité a fait passer une casse sans précédent du droit du travail, avec l’accord pour faciliter les licenciements, indument appelé ANI (Accord national interprofessionnel).

La « gauche » au pouvoir reprend les privatisations « partielles » comme au temps de Jospin et annonce un vaste programme de « cessions de participations ». 15 ans après France Télécom, EDF, Areva, puis, qui sait, la SNCF ou La Poste ?

Dans le même temps, le gouvernement couvre et accompagne les plans de destruction d’activité et d’emploi dans l’automobile (PSA, Renault), la sidérurgie, les raffineries etc.

Il programme une nouvelle contre-réforme des retraites, deux ans à peine après que le PS a participé aux manifestations contre la remise en cause de la retraite à 60 ans (mais pas contre l’augmentation du nombre d’annuités…).

Hollande poursuit aussi la politique impérialiste de Sarkozy avec l’intervention au Mali.

N’en jetons plus !

Si changement il y a, c’est dans le ton. A l’arrogance de son prédécesseur a succédé la pédagogie du profil bas, de la résignation, de l’impuissance.

Hollande peut aussi aller plus loin que Sarkozy dans l’implication à sa politique des syndicats de collaboration comme la CFDT.

Si déception il y a, c’est par rapport à l’absence de changement malgré l’éviction de Sarkozy.

De 2007 à 2012, l’idéologie dominante, les médias se sont appliqués à identifier la politique antisociale à la personne de Sarkozy. On a renvoyé l’échec des mouvements sociaux, pour les retraites, pour La Poste, pour l’hôpital, à l’intransigeance d’un seul homme…

Travailleurs, en face de nous, nous n’avions pas un individu, Sarkozy, mais une politique cohérente, défendue en France et en Europe aussi bien par la droite que par une certaine « gauche ».

En aucun cas, bien sûr, il ne fallait laisser à Sarkozy la légitimité d’aggraver sa politique. Mais, il était prévisible que Hollande n’apporterait aucun changement sur le fond. Hautement irresponsables et trompeurs sont ceux qui l’ont laissé entendre ! Ils ont nourri l’abstention, la résignation, la tentation du populisme d’aujourd’hui.

N’acceptons pas ces perspectives ! 

En l’absence d’alternative sur le fond économique et social, la droite peut déjà essayer de se remettre en selle en mobilisant sur la question du « mariage pour tous », qui pourtant n’est ni de gauche, ni de droite.

L’extrême-droite aggrave sa démagogie « sociale » pour détourner la colère des travailleurs et déconsidérer notamment la question de la rupture nécessaire avec l’UE, faire le jeu du retour de la droite. Elle renvoie également tout aux élections et à des alliances avec l’UMP aux municipales (on voit le « social » !).

D’autres, à gauche, se placent dans la perspective d’un changement de premier ministre. Les mauvais coups ont toujours lieu en début de quinquennat. Dans le calendrier européen, c’est au tour des travailleurs de France de passer à la moulinette !

Ensuite, certains imaginent un gouvernement d’apaisement. Avec un Montebourg, le ministre de la casse industrielle, comme premier ministre? Avec d’autres ont soutenu « sans conditions » Hollande et accompagné sa politique? Il y a peu à attendre de ces « déçus » d’aujourd’hui ou de demain.

Communistes, notre préoccupation n’a rien à voir avec ces calculs politiciens ! Nous ne cherchons pas à participer à une majorité social-démocrate de secours quand on aura laissé passer la pire phase de l’austérité.

Contre la politique du capital, contre une droite qui mobilise, contre l’extrême-droite, nous portons des propositions de rupture tout de suite dans les entreprises, dans les quartiers et les villages :

Abrogation de l’accord de facilitation des licenciements (ANI) et du Crédit d’impôt « compétitivité » aux entreprises (CICE)

Retour aux 37,5 annuités pour une retraite pleine. Refus de toute augmentation de la CSG. Remboursement des 30 milliards d’euros, par an, d’exonérations de cotisations sociales patronales.

Baisse des tarifs du gaz et de l’électricité, de l’ensemble des services publics. Retour aux monopoles nationalisés acquis à la Libération.

Vaste programme de nationalisations, incluant l’automobile, la sidérurgie, l’énergie, le secteur bancaire et la grande distribution.

Rupture avec l’Union européenne et abandon de l’euro.

Plus que jamais, l’heure est aux luttes, pour faire échec à la politique au service du capital et ouvrir une perspective de changement réel !

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Histoire des communistes à Saint-Quentin, avec la CGT, unis dans les luttes .

Histoire des communistes à Saint-Quentin, avec la CGT, unis dans les luttes  . dans Communisme-Histoire- Théorie 004-300x209Avec la CGT, unis dans les luttes .

La situation politique exige plus que jamais l’existence d’un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.

Vive le PCF, avec, sans ou contre sa direction

Histoire des Communistes à Saint-Quentin-02
Album : Histoire des Communistes à Saint-Quentin-02
Avec la CGT, liés dans les luttes. La situation politique exige plus que jamais l'existence d'un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.
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1975, manifestation du PCF

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DROIT DE REPONSE D’UNE SALARIEE D’INTERMARCHE A L’ARTICLE SUR LE TRAVAIL DOMINICAL DE L’AISNE NOUVELLE DU SAMEDI 27 AVRIL 2013

Selon le Code du Travail, les établissements de commerce de détail à prédominance alimentaire sont autorisés de plein droit à occuper des salariés le dimanche matin jusqu’à 13 heures.

Cette loi comporte une faille dans laquelle mon employeur se faufile avec aisance. En effet, est considéré le pourcentage de chiffre d’affaires moyen du lundi au dimanche inclus.

Or, s’il s’agissait uniquement du chiffre d’affaires du dimanche, il pourrait être constaté que le chiffre d’affaires en « marchandises générales » non alimentaires est largement plus important que le chiffre d’affaires alimentaire.

Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque le magasin Intermarché de Gauchy a déménagé suite à son agrandissement, tous les salariés espéraient ne plus avoir à travailler le dimanche, c’était sans compter les bonnes relations de notre employeur avec le sous-préfet. Ce qu’il faut savoir également c’est qu’il est à la tête de 5 magasins Intermarché de la région axonaise.

Lorsque le directeur de magasin d’Intermarché Chauny dit « Mais si on n’a pas le dimanche, on baisse purement et simplement le rideau », sortez les mouchoirs !!! Le chiffre d’affaires fait le dimanche se reporterait, alors, sur les autres jours de la semaine ! En effet, l’hypermarché est sensé ouvrir pour la partie alimentaire. Une famille qui a besoin d’une livre de beurre, d’un litre de lait, ou tout autre aliment présent sur sa liste de courses, l’achètera un autre jour. D’autant que l’amplitude des horaires d’ouverture est adaptée au plus grand nombre (8h30-20h30). Les propos du directeur créditent les miens sur le pourcentage de chiffre d’affaires fait en marchandises non alimentaires le dimanche matin !!! C’est bien de ça dont il est question !

Lorsque je lis que «des étudiants ont été embauchés pour les samedi et dimanche. Pour les autres salariés c’est un roulement qui fait partie du contrat de travail, qui va du lundi au dimanche », mon poil s’hérisse !!! Oui, il y a quelques étudiants qui viennent renforcer l’effectif du dimanche. (On pourrait aussi débattre de l’effet du travail sur les études mais là n’est pas le sujet.) Mais la plupart de l’effectif du dimanche comprend des salariés autres qui n’ont pas le choix parce qu’en effet, c’est inscrit dans leur contrat de travail. De plus, lorsque le salarié n’est pas bien perçu par sa hiérarchie, la loi autorise l’employeur à le faire travailler 7 dimanches consécutifs avant de lui en accorder un en repos ! Technique fortement prisée et appliquée bien volontiers !!! «C’est juste une question de planning » dit un autre dirigeant, et oui !!! Le salarié n’a aucun pouvoir sur son planning, il ne fait que subir !!!

Comment mobiliser une équipe à agir pour obtenir des droits basiques du Code de Travail ? Actuellement, les chefs de rayon (agent de maîtrise) ne bénéficient pas du paiement double et de la récupération des jours fériés travaillés. L’employé, quant à lui, n’est pas rémunéré aux taux légal des heures supplémentaires faites à la demande express de l’employeur ou du supérieur très régulièrement.

En effet, la peur du licenciement en temps de crise est bien présente. Elle est entretenue savamment par les directeurs de magasin, bons petits lieutenants de notre adhérent, voire même par les chefs de rayon eux-mêmes. Leur argument favori face aux équipiers est : «je ne suis pas payé plus pourquoi le serais-tu ? ».

Chacun a sa maison à rembourser, une famille à charge, des factures à honorer. La menace de la suppression des primes aussi est un argument bien exploité.

L’organisation syndicale est inexistante et difficile à mettre en place. Les rares tentatives ont conduit à la stigmatisation des personnes voire à une procédure à leur encontre en vue d’un licenciement.

Quant au dimanche prétendument jour de repos faisant écho à la tradition chrétienne, notre calendrier n’y ferait-il pas référence dans son entièreté !?? Oui, le bien-être des salariés devrait être une préoccupation de l’employeur. Un salarié heureux en famille est meilleur travailleur. Le dimanche et les jours fériés sont des moments de repos dédiés aux activités personnelles et familiales indispensables au bien-être de chacun.

La loi devrait plutôt interdire le travail le dimanche (voire le samedi), à croire que la consommation est la seule distraction du quidam. Qu’en est-il des ballades en forêt, des repas familiaux, des relations avec nos enfants et nos conjoints,… ? La loi (d’autant plus celle du travail) est censée protéger le petit contre le gros, le faible contre le fort, le salarié contre son patron. Depuis quelques années la loi favorise les soi-disant intérêts collectifs contre l’individu, ces intérêts allant souvent (hasard ?) dans le sens du patron.

Témoignage d’une sympathisante qui, pour des raisons évidentes, a souhaité garder l’anonymat

 

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Les conditions de l’arrivée de Hitler au pouvoir, il y a 80 ans. « Donnez-moi quatre ans et vous ne reconnaîtrez plus l’Allemagne »

Nous reprenons ci-dessous l’analyse, remarquable synthèse, du camarade Herwig Lerouge, rédacteur en chef d’« Etudes marxistes », revue associée au Parti du travail de Belgique (extraite du n°101 – lien). vivelepcf.fr

Les conditions de l’arrivée de Hitler au pouvoir, il y a 80 ans. « Donnez-moi quatre ans et vous ne reconnaîtrez plus l’Allemagne » dans Communisme-Histoire- Théorie images180e anniversaire de la prise de pouvoir par Hitler

 

Le 30 janvier 1933, quand Hitler arrive au pouvoir, commence une ère de crimes contre l’humanité plus horribles les uns que les autres. En douze ans, les nazis ont mis sur pied une dictature sanglante, occasionné une guerre mondiale et la mort de 70 millions de personnes, planifié et exécuté un génocide à une échelle industrielle.

Dans sa déclaration gouvernementale du 1er février 1933, Hitler promettait au peuple allemand l’amélioration de la situation des travailleurs et des paysans ainsi que le maintien et la consolidation de la paix. « Donnez-moi quatre ans, et vous ne reconnaîtrez plus l’Allemagne », prophétisait-il (1). Après quatre ans de guerre, l’Allemagne, de même que l’Europe, ravagées, étaient en effet devenues méconnaissables.

On se demande comment le fascisme a pu arriver au pouvoir en Allemagne, qui en furent les responsables et comment empêcher son retour. Une connaissance scientifique des origines et de la nature profonde du fascisme renforce le combat d’aujourd’hui.

Un coup d’État légal

Le 30 janvier 1933, le président allemand Hindenburg nomme Premier ministre Adolf Hitler, le dirigeant du Parti national-socialiste allemand (nazi). Hindenburg était redevenu président en mars 1932. Les nazis proposaient Hitler. Le Parti du Centre soutenait le président sortant, le monarchiste Hindenburg. Le Parti socialiste allemand refusait de proposer un candidat commun avec le Parti communiste (KPD) et soutenait Hindenburg sous le mot d’ordre : « Battez Hitler — votez Hindenburg ». Le KPD menait campagne sous le mot d’ordre : « Voter Hindenburg, c’est voter Hitler. Voter Hitler, c’est voter pour la guerre ». Neuf mois plus tard, le président Hindenburg nommait Hitler. Même pas neuf ans plus tard, ce fut la guerre.

Le premier gouvernement de Hitler ne comptait que trois nazis, dont Hitler lui-même. Il n’était pas arrivé au pouvoir par une victoire électorale ni sur base d’une majorité parlementaire. Il n’osait même pas se présenter devant le Parlement, car il y était minoritaire. Il a préféré dissoudre le Parlement et organiser de nouvelles élections qui furent fixées au 5 mars.

Ce délai lui donna l’occasion de gouverner cinq semaines sans contrôle parlementaire. Il s’agissait d’un coup d’État légal, car la Constitution allemande de l’époque permettait au Président de dissoudre le Parlement ou de le suspendre temporairement.

Un régime de terreur

Le 4 février, Hindenburg prend une ordonnance d’urgence qui interdit toute critique du gouvernement, supprime la liberté de rassemblement et de presse du Parti communiste d’Allemagne (KPD) et d’autres organisations de gauche. Le KPD est alors engagé dans la campagne électorale.

Le 27 février, un anarchiste hollandais déséquilibré met le feu au Reichstag, le Parlement allemand. De nombreux historiens sont convaincus que l’incendie a en fait été provoqué par un détachement des Sections d’assaut (SA) nazies. Ce qui suit confirme la thèse de la provocation planifiée. Avant tout début d’enquête, la radio affirme que les communistes sont coupables. La même nuit, sur base de listes préparées à l’avance, plus de 10 000 communistes, socialistes, progressistes sont arrêtés. Toute la presse communiste et plusieurs journaux socialistes sont interdits. La liberté de la presse et de réunion sont suspendues.

Malgré cette répression, les élections ne donnent pas une majorité aux nazis ni une majorité des deux tiers au gouvernement de coalition dirigé par Hitler. Pour l’obtenir, le gouvernement radie les 81 mandats du KPD, sans qu’aucun parti ne proteste, même pas le Parti socialiste. Cela étant réglé, le Parlement vote la confiance et autorise ensuite le gouvernement Hitler à décréter des lois sans son autorisation. C’est en fait une autodissolution. Les socialistes votent contre la déclaration gouvernementale, mais jugent démocratiques les élections malgré la répression.

En deux ans, les nazis ont interdit les partis politiques, tué plus de 4 200 personnes, arrêté 317 800 opposants dont 218 600 ont été blessés et torturés. Le 20 mars 1933, le commissaire nazi à la police de Munich, Himmler, crée, dans les locaux d’une ancienne usine de poudre à Dachau, le premier camp de concentration destiné aux prisonniers politiques. Quarante autres suivront dans la même année.

J’ai des millions derrière moi

Hitler n’a donc pas été élu démocratiquement comme on l’entend souvent dire. En réalité, la décision de le nommer chancelier a été prise quelques semaines auparavant, le 3 janvier, dans la villa du banquier von Schröder. Jusque-là, les grands industriels et banquiers étaient divisés à son sujet.

À plusieurs reprises entre 1918 et 1923, les cercles les plus à droite de la classe dirigeante avaient tenté, par des coups d’État et une dictature militaire (le putsch de Kapp en 1920), de se débarrasser du système parlementaire, de supprimer les droits importants acquis par les travailleurs lors de révolution de novembre 1918 pour prendre ainsi leur revanche pour ce qu’ils y avaient perdu. Ces cercles s’appuyaient sur une partie de l’armée et sur les nombreuses organisations réactionnaires. L’une d’entre elles, le NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands), avait en Bavière une influence locale certaine. Hitler avait été envoyé par l’armée comme informateur au sein de ce parti alors qu’il était encore militaire. De nombreux industriels voyaient déjà à cette époque dans le NSDAP une des organisations qui valaient la peine d’être soutenues. Ils l’ont financé.

Les hommes politiques de la bourgeoisie allemande avaient tiré les leçons de l’échec du putsch de Kapp de 1920 et de toutes les tentatives de mettre fin de manière violente à la république de Weimar. Vu l’organisation et la puissance du mouvement ouvrier allemand, il ne fallait plus tolérer à l’avenir de tentative de putsch. En 1923, le patron sidérurgiste Stinnes disait à l’ambassadeur américain : « Il faut trouver un dictateur qui aurait le pouvoir de faire tout ce qui est nécessaire. Un tel homme doit parler la langue du peuple et être lui-même un civil ; nous avons un tel homme (2). »

Avec la crise économique de 1929, ces mêmes cercles ont décidé de miser sur le parti de Hitler qui a reçu de leur part un soutien accru. Sans leurs millions, Hitler ne serait jamais devenu aussi important. Ils ont mis à sa disposition leurs hangars désaffectés qu’il a transformés en une version nazie de l’Armée du Salut. Des malheureux sans travail pouvaient s’y retrouver pour une assiette de soupe et un lit pour la nuit. Avant qu’ils s’en rendent compte, on leur avait collé sur le dos un uniforme et ils défilaient au pas de l’oie derrière le drapeau nazi. Durant la campagne présidentielle de 1932, les nazis ont collé des millions d’affiches, imprimé douze millions de numéros spéciaux de leur torchon de journal et organisé 3 000 meetings. Pour la première fois, ils ont fait usage de films et de disques. Hitler utilisait un avion privé pour se rendre d’un meeting à l’autre. En 1932, le parti nazi comptait des milliers de permanents et l’entretien des SA (sections d’assaut), à lui seul, coûtait deux millions de marks par semaine. Qui payait tout cela ? Certainement pas les membres sans travail du parti nazi…

Aux élections fédérales de septembre 1930, le NSDAP devient le deuxième parti avec plus de 6 millions de voix. Des représentants de premier ordre de la classe dirigeante s’expriment en faveur de la formation d’un gouvernement avec lui. Hitler est invité à exposer ses idées devant des cercles de grands capitalistes et plusieurs d’entre eux adhèrent au parti. Le directeur de la firme Siemens, Carl Friedrich von Siemens, prononce le 27 octobre 1931 un discours devant des membres importants de la finance américaine, pour dissiper les craintes que suscite une éventuelle montée au gouvernement des nazis. Il insiste surtout sur la volonté des nazis d’éradiquer le socialisme en Allemagne. Le 26 janvier 1932 au Düsseldorfer Industrieklub, Fritz Thyssen, le magnat de la sidérurgie, organise devant plus de cent grands patrons une conférence de Hitler, durant laquelle celui-ci assure que son mouvement voit dans la propriété privée le fondement de l’économie allemande et que son but principal est d’éradiquer jusqu’à la racine le marxisme en Allemagne.

Vite avant qu’il ne soit trop tard

Mais il faudra encore une année avant que ces patrons confient la chancellerie à Hitler. Ils avaient peur de la réaction du mouvement ouvrier. De plus, ils se livraient de violentes luttes de pouvoir, chacun voulant prendre la direction de la dictature en devenir.

Mais lors des élections fédérales du 6 novembre 1932, le Parti communiste d’Allemagne accroît fortement son influence parmi les travailleurs au détriment du Parti socialiste qui perd de plus en plus son emprise sur la classe ouvrière. Le capital craint un soulèvement révolutionnaire. Le NSDAP perd deux millions de voix. Un déclin plus important du parti risque de ruiner tous les espoirs du grand patronat. Ils mettent leurs querelles internes au vestiaire et décident de confier plus rapidement le pouvoir au parti de Hitler.

Le 19 novembre, des banquiers, de grands industriels et de grands propriétaires terriens demandent au président Hindenburg de nommer Hitler à la chancellerie. La rencontre entre le Premier ministre en exercice von Papen et Hitler dans la villa du banquier von Schröder le 4 janvier 1933 a scellé les arrangements qui ont conduit au 30 janvier 1933.

Certains patrons ont encore des doutes sur la capacité d’Hitler à contrôler son arrière-ban, chauffé par des discours démagogiques contre le grand capital. Mais Hitler les rassure. Le 20 février 1933, il reçoit le gratin du grand capital allemand. L’aile dite anticapitaliste du parti, qui avait cru à la démagogie de Hitler et pensait que les nazis prendraient aussi des mesures contre le grand capital, est éliminée. Pendant la nuit des longs couteaux, le 30 juin 1934, Hitler fait assassiner 1 000 cadres de ses propres sections d’assaut (SA).

Ce sont les Thyssen, Krupp, Siemens et autres qui ont déterminé la politique économique de Hitler. Il suffit de voir la composition du Haut comité économique sous le gouvernement nazi. Nous y trouvons Gustav Krupp von Bohlen, roi de l’industrie d’armement, Fritz Thyssen, baron de l’acier, C. von Siemens, roi de l’électricité, Karl Bosch, de l’industrie des colorants.

Le gouvernement Hitler bloque les salaires au niveau très bas de 1932, où ils étaient arrivés en raison de la crise. Les travailleurs sont privés de tous leurs droits et menacés d’emprisonnement dans un camp de concentration en cas de grève.

La loi nazie du 15 mai 1934 limite la liberté de changer d’employeur. Un livret de travail est introduit en février 1935. Sans ce document, aucun travailleur ne peut être engagé. Tout comme en Belgique au 19e siècle, un ouvrier qui désire travailler ailleurs peut en être empêché par son patron si celui-ci détient son livret de travail.

Le fascisme a porté la logique du capitalisme jusqu’à sa pire extrémité. La recherche de la compétitivité mène à une spirale descendante des salaires et des acquis sociaux. Le fascisme a porté la compétitivité des usines allemandes à des sommets jamais atteints. Dans les camps de travail, le coût salarial et les charges sociales sont quasiment réduits à zéro. Parmi les entreprises qui rivalisent pour obtenir la plus grande quantité possible de main-d’œuvre en provenance des camps de concentration, on retrouve le gratin du grand capital. Afin d’épargner leurs frais de transport, plusieurs firmes construisent leurs usines dans les environs immédiats des camps.

Le problème du chômage est résolu en envoyant une partie des chômeurs dans l’armée, une autre dans les usines d’armement. Les deux parties sont ainsi obligées de préparer leur propre mort et celle de dizaines de millions d’autres.

Une catastrophe évitable

Parler de la « facilité » avec laquelle le fascisme a gagné la victoire en 1933 est faux. Le combat que la classe ouvrière d’Allemagne a livré à l’extrême droite en marche a duré quinze années avant que la dictature fasciste ne puisse être instaurée ; dans cette lutte, des dizaines de milliers d’ouvriers ont perdu la vie sous les balles de l’ennemi et, si finalement ils n’ont pas pu empêcher l’établissement de la dictature fasciste, ce ne fut pas par suite de la supériorité du fascisme, mais bien seulement parce que l’action des travailleurs a été paralysée par certains de leurs dirigeants. Selon le grand historien allemand, Kurt Gossweiler, spécialiste du fascisme, cette catastrophe aurait pu être enrayée, mais seulement par le mouvement ouvrier en front uni, par le combat de masse uni de tous les antifascistes, y compris par des luttes extraparlementaires.

Le Parti communiste allemand était la seule force politique à opposer au fascisme une hostilité irréconciliable. Il a sans doute sous-estimé trop longtemps le danger, mais une fois qu’il en a pris conscience, il était prêt à mobiliser tous les moyens et toutes les forces nécessaires pour empêcher la prise de pouvoir des fascistes. Mais il n’était pas assez fort pour soulever seul les travailleurs, sans et contre la direction socialiste. Sans doute aurait-il pu faire plus d’efforts et plus tôt pour créer un front avec les travailleurs socialistes. Mais il est fort douteux que la réponse de la direction du Parti socialiste à cet effort aurait été positive.

Dans la période de préparation de la dictature fasciste, les dirigeants de l’aile droite de la social-démocratie ont joué un rôle très négatif. La classe ouvrière est précipitée dans une misère indescriptible. Le gouvernement du socialiste Müller a mis en œuvre dès le début de la crise de 1929 une politique antiouvrière et procapitaliste draconienne : en 1929, les capitalistes obtiennent 1,37 milliard de marks de diminutions d’impôts. Les impôts (indirects surtout) et les taxes qui frappent la masse de la population augmentent : les taxes sur les produits de première nécessité augmentent de 2 milliards de marks en 1929. Ce gouvernement a voté un plan qui supprime ou diminue les allocations de chômage pour 1,2 million de chômeurs. Le nombre d’exclus des allocations de chômage augmente de 500 000 en 1927 à plus d’un million en 1930. En janvier 1930, 80 % des sans-travail bénéficient de l’allocation de chômage. En décembre de la même année, ils ne seront plus que 57 %.

De « moindre mal » en « moindre mal » jusqu’à Hitler

En mars 1930, la droite fait exclure les socialistes du gouvernement national. Arrive le gouvernement Brüning du Parti du centre, qui fait de « l’assainissement des finances publiques » son point de programme principal. Au nom du « moindre mal », c’est-à-dire pour « éviter le fascisme », la social-démocratie abandonne son opposition parlementaire au gouvernement Brüning. Elle décide de « tolérer » le gouvernement et de voter contre toute motion de méfiance au parlement.

En novembre 1931, le gouvernement décide même une diminution de 10 à 15 % des revenus, l’annulation des conventions collectives existantes, le retour des salaires au niveau du 10 janvier 1927, la suppression du droit de grève, la diminution des allocations sociales et l’augmentation des cotisations, le report d’un an des élections sociales et la proclamation de l’état d’exception. Dans les faits, cette ordonnance signifiait une diminution réelle des revenus de 27 à 29 % et elle conduisait pratiquement à la suppression des droits démocratiques des travailleurs. Tout en la dénonçant dans sa presse, le PSA permet par l’abstention de ses députés le vote de cette ordonnance.

Les dirigeants socialistes s’en prennent plus souvent aux communistes qu’aux fascistes. Le premier mai 1929, le chef socialiste de la police de Berlin interdit les manifestations et fait tirer sur les 200 000 ouvriers qui manifestent quand même. Il tue 33 manifestants. Il interdit le journal du KPD et le 3 mai le ministre socialiste de l’Intérieur de Prusse interdit le Front rouge des combattants, l’organisation d’autodéfense antifasciste du KPD.

Au cours de 1930, plus de 80 antifascistes sont assassinés par les SA, les troupes de choc des nazis. Un climat de violence s’étend sur toute l’Allemagne. Mais Hitler joue le politicien respectable, soucieux de la légalité. Le PSA est tout prêt à le croire. Le journal socialiste Vorwärts du 3 décembre 1931 écrit : « Si on était sûr qu’une fois en place les nationaux-socialistes observeront les règles du jeu démocratique qu’ils prétendent suivre pour accéder au pouvoir, alors nous serions tout prêts à les laisser entrer au gouvernement et aujourd’hui plutôt que demain. »

Même face à la menace directe du fascisme, ils ont refusé de s’allier aux communistes. Quand en mai 1932 la droite au pouvoir à Berlin a destitué le gouvernement socialiste minoritaire de Prusse, le seul gouvernement régional socialiste restant, la direction du PSA a protesté verbalement, mais s’est soumise. Elle a taxé de « provocation » la proposition communiste d’appeler ensemble à la grève générale.

Pourtant, la droite et les fascistes n’étaient pas de taille à affronter une résistance active du PSA, de son organisation de lutte Reichsbanner, du syndicat, du KPD et du FRC (3). Juillet 1932 était probablement la dernière chance d’empêcher le fascisme d’arriver au pouvoir. Le nazi Goebbels disait à ce moment : « Les rouges ont laissé passer la grande occasion. Elle ne reviendra plus (4). »

Le 30 janvier 1933, les dirigeants socialistes rejettent à nouveau l’offre de grève générale du KPD. Aussi longtemps que Hitler « ne violait pas la constitution », ils ne voulaient pas se battre. Il fallait attendre les élections du 5 mars. Même la terreur contre les communistes et certains socialistes après l’incendie du Reichstag n’a pas changé leur position.

Encore en mars 1933, le chef des syndicats socialistes, Leipart, offre sa collaboration à Hitler : « Les syndicats sont prêts… à entrer en collaboration permanente avec des organisations patronales. Le contrôle par l’État (fasciste, ndlr) d’une telle collaboration, pourrait en certaines circonstances, en augmenter la valeur et en faciliter le fonctionnement… », dit-il (5).

Le 1er mai 1933, les nazis et les patrons appellent les ouvriers à participer en masse aux manifestations organisées par le régime. Les dirigeants syndicaux boivent le calice de la honte jusqu’à la lie et se joignent à cet appel. Cela ne leur sert à rien. Le lendemain, les principaux dirigeants syndicaux sont arrêtés et les biens des syndicats confisqués.

Mais le PSA va encore plus loin. Le 17 mai, les députés sociaux-démocrates votent pour la « révolution pacifique » de Hitler au Reichstag. Il s’agissait d’une exigence de révision du Traité de Versailles visant à lever toute barrière aux visées expansionnistes allemandes. Cette servilité ne rapporte rien non plus au PSA. Le 22 juin 1933, le gouvernement de Hitler interdit toute activité politique au PSA. Un nombre considérable de fonctionnaires socialistes et syndicaux, dont le tristement célèbre ministre de l’Intérieur de Prusse, Severing, n’hésitent pas à passer aux nazis.

En 1935, Georges Dimitrov, le dirigeant de l’Internationale communiste dira : « La victoire du fascisme était-elle inévitable en Allemagne ? Non, la classe ouvrière allemande pouvait la conjurer. Mais, pour cela, elle aurait dû obliger les chefs de la social-démocratie à cesser leur campagne contre les communistes et à accepter les propositions répétées du Parti communiste sur l’unité d’action contre le fascisme. Elle aurait dû répondre par une véritable lutte de masse, qui eût entravé les plans fascistes de la bourgeoisie allemande (6). »

Pour en savoir plus sur les origines du fascisme, sur les forces qui l’ont porté au pouvoir, sur la résistance, voici quelques sources :

Kurt Gossweiler, « Hitler, l’irrésistible ascension ? », Études marxistes, 67-68/2004.

Kurt Gossweiler, « L’économie allemande en 1933-1934 : De la crise mondiale au redressement », Études marxistes, 65/2006.

Herwig Lerouge, « Sans la trahison du parti socialiste allemand, le fascisme n’aurait jamais triomphé en Allemagne », Études marxistes, 15/1992.


1 – Voir notamment Thierry Feral, Le nazisme en dates (novembre 1918-novembre 1945), Éditions L’Harmattan, 2010, p. 173

2 – Kurt Gossweiler, « De Weimar à Hitler : les causes de l’avènement de la dictature fasciste », Études marxistes, no 67-68, p. 18

3 – Front rouge des combattants, l’organisation de lutte du KPD

4- Baay, « Der andere 20 Juli », Die Zeit, no 29, 21 juillet 1972

5- Françoise Knopper, Gilbert Merliop, Alain Ruiz, Le National socialisme, une révolution ?, Presses Universitaires du Miral, p. 156.

6 – Georges Dimitrov, « Le fascisme et la classe ouvrière », Œuvres choisies, Éditions sociales, 1972, p. 48

Pour les plus riches, nul besoin de frauder ou de s’exiler pour payer moins d’impôts.

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/SPIRE/48761

Enquête derrière les guichets de l’administration fiscale

Comment contourner l’impôt sans s’exiler

Pour les plus riches, nul besoin de frauder ou de s’exiler pour payer moins d’impôts. dans Nous dénonçons imagescagy0abv Une enquête de plusieurs années derrière les guichets du Trésor public vient de dévoiler les mécanismes permettant aux contribuables les plus aisés de profiter soit de la mansuétude de certains agents du fisc, soit du manque de moyens de l’administration fiscale. L’auteur en résume ici les résultats.

par Alexis Spire, février 2013

Un centre des impôts dans le département du Nord. Une femme algérienne d’une cinquantaine d’années, parlant français avec un fort accent, se présente au guichet en brandissant sa taxe d’habitation : « Moi, j’ai 300 euros de RMI [revenu minimum d’insertion], et on me demande 269 euros de taxe d’habitation ! » Impassible, le contrôleur lui rétorque : « Là, c’est lié au fait que votre fille habite chez vous… Comme elle a perçu des revenus, vous perdez l’exonération de la taxe d’habitation que vous aviez l’année dernière. » L’incompréhension demeure : « Mais ça, c’est son salaire, je ne touche pas à son salaire [elle est médiatrice dans le métro]  ! Ma fille, c’est pour la dépanner, et moi, je n’ai pas l’argent pour payer. Déjà, j’ai plein de dettes, l’huissier qui vient chez moi… » « Au plan contentieux, vous n’avez plus droit à une exonération, mais vous pouvez demander un étalement des paiements », tranche le contrôleur (1).

Quelques mois plus tard, dans le même centre des impôts, qui couvre aussi un secteur huppé, le service de fiscalité immobilière reçoit un couple de contribuables au titre de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Les deux retraités se présentent spontanément. Ils sont munis de la déclaration qu’ils viennent de remplir, et qui comporte la liste de leurs biens immobiliers : une habitation principale de deux cent cinquante mètres carrés dans une ville cossue du Nord (325 000 euros) et deux résidences secondaires, de quatre-vingt-deux et soixante mètres carrés, évaluées respectivement à 50 000 et 15 000 euros. « Vous allez être étonnée du prix des maisons, mais c’est un très vieux village, justifie la dame face à la contrôleuse. Il y a des termites, c’est invendable parce que c’est inhabitable l’hiver, donc on l’a évalué en conséquence. » Son mari poursuit : « Avant, j’étais fonctionnaire dans l’administration forestière, ce qui explique que je possède aussi un groupement forestier de cent trente-quatre hectares, que j’ai évalué à 30 000 euros, et j’ai ajouté les quatre-vingt-quatre hectares de vignes que nous possédons en Bourgogne. C’est une vigne de cinquante ans que j’ai gardée car ça venait de la famille, mais ça ne vaut rien. Je ne trouverai aucun amateur pour l’acheter, donc je l’ai évaluée à 800 euros, à titre symbolique. » Après avoir tapé plusieurs opérations sur sa calculette, la contrôleuse relève le nez : « Je vais vous envoyer par écrit la notification de la somme totale, qui inclut les intérêts de retard et la majoration de 10 %. Ces pénalités sont dans le code général des impôts, on est obligés de vous les notifier, mais, en pratique, si vous faites un courrier de réclamation, on vous les enlèvera », explique-t-elle, conciliante.

Ces deux scènes invitent à considérer le problème de l’égalité sociale devant l’impôt sous un jour nouveau : les avantages dont jouissent les classes dominantes ne se mesurent pas seulement à l’aune de barèmes ou de taux d’imposition ; ils s’étendent aussi aux occasions dont disposent les plus fortunés de contourner la législation.

Pour les classes populaires, il n’y a que deux moyens d’échapper à la règle fiscale : la transgresser ou demander sa suspension de manière gracieuse. En haut de l’échelle sociale, on développe d’autres stratégies : la première consiste à adopter la nationalité d’un pays où la fiscalité est plus avantageuse et/ou à y résider ; la seconde, bien plus répandue, à subvertir le droit à son profit, tout en affichant sa loyauté à l’égard de l’Etat.

Il faut rompre avec la fausse opposition entre l’« optimisation » — le fait d’essayer de tirer le meilleur parti du droit fiscal — et les pratiques illégales. Comme pour le délit d’initié sur les marchés boursiers, il existe une continuité entre la dissimulation tolérée et le maquillage frauduleux, entre le bénéfice légal d’une disposition dérogatoire et l’irrégularité caractérisée. La particularité des classes dominantes réside précisément dans leur rapport relativiste à la règle. Elles partagent une double certitude : les règlements sont nécessaires au bon fonctionnement de la société, mais elles-mêmes doivent pouvoir s’en affranchir.

Partie de poker

S’agissant de la taxe d’habitation — dont le montant est fixé indépendamment des ressources —, le mode de calcul et de prélèvement laisse par exemple peu de place à d’éventuelles stratégies : chaque personne occupant un logement au 1er janvier de l’année concernée y est assujettie, qu’elle soit propriétaire, locataire ou hébergée à titre gratuit. Quant à la redevance audiovisuelle (passée de 125 euros en 2012 à 131 euros cette année), la seule possibilité d’y échapper est de déclarer n’avoir pas de téléviseur. Jusqu’en 2005, deux populations bien distinctes étaient concernées. D’un côté, des ménages possédant un appareil sans que l’administration en ait connaissance (11 % des fraudes) ; de l’autre, les propriétaires d’une résidence secondaire équipée d’un téléviseur, mais « omettant » de le déclarer (66 %) (2). En adossant le recouvrement de la redevance à celui de la taxe d’habitation, la loi du 30 décembre 2004 affichait comme objectif une « simplification du mode de perception ». Mais, sous couvert de rationalisation, les députés ont en fait choisi de redéployer la lutte contre la fraude en reformulant les priorités : ils ont supprimé purement et simplement l’obligation de paiement d’une deuxième redevance pour les propriétaires d’une résidence secondaire, et renforcé les contrôles sur les foyers n’ayant rien déclaré.

A l’inverse, les impôts qui frappent prioritairement les ménages les plus aisés offrent des possibilités beaucoup plus variées de contournement et de transgression. Ainsi, la fiscalité immobilière repose, pour une large part, sur des bases déclaratives que les agents ne peuvent contrôler de façon irréfutable. Cette impossibilité de connaître avec précision l’étendue des patrimoines les contraint à privilégier une gestion conciliante des illégalismes en matière d’ISF : « On ménage [les assujettis à l’ISF], nous expliquait une contrôleuse en fiscalité immobilière. On commence par leur téléphoner pour les prévenir, puis on leur envoie une relance amiable. Ensuite, s’ils ne nous répondent pas, on leur adresse une proposition de rectification, et, s’ils ne se manifestent toujours pas, on leur envoie une deuxième relance en recommandé avec accusé de réception… Mais on préfère éviter la procédure de taxation d’office, car sinon on est obligés de tout notifier, et ils vont tout de suite savoir ce qu’on sait et ce qu’on ne sait pas. »

Le choix de la conciliation ne résulte donc pas d’une quelconque mansuétude de la part de cette contrôleuse très attachée au principe de l’égalité devant l’impôt : sa propension à ménager ces contribuables tient davantage à l’insuffisance des moyens dont elle dispose. Ses collègues et elle comparent souvent leur activité à une partie de poker : lancer un contrôle revient à abattre leurs cartes et à dévoiler au contribuable tout ce que l’administration sait, mais aussi tout ce qu’elle ignore. Pour entretenir une certaine ambiguïté sur ce qu’ils connaissent de l’étendue des patrimoines, ils préfèrent le plus souvent s’en remettre aux déclarations. Une fois la liste des biens établie, ils doivent contrôler leur valeur, mais les moyens mis à leur disposition sont limités. Pour chaque bien sous-évalué, il leur faut trouver au moins trois termes de comparaison, ce qui suppose des investigations longues et fastidieuses.

A l’absence de référence fiable pour estimer la valeur d’un bien immobilier s’ajoute l’impossibilité d’y pénétrer, au nom du respect de la propriété privée. Dès lors, le contribuable peut facilement contester l’évaluation du contrôleur en arguant du caractère détérioré, voire délabré, de l’intérieur de sa propriété. En revanche, pour la redevance audiovisuelle, la contrainte sur l’assujetti est plus forte : le refus de laisser l’agent de l’administration constater de visu l’absence de téléviseur conduit à perdre l’exonération. Ainsi, tandis que les services de la redevance audiovisuelle se rendent régulièrement sur place pour vérifier la véracité des déclarations de ceux qui disent ne pas avoir de télévision, les contrôleurs de l’ISF renoncent la plupart du temps à se déplacer, considérant les éventuels redressements comme trop faibles par rapport au temps passé à les établir. Dans un cas, la pratique du contrôle revêt une dimension morale (« remettre les gens dans le droit chemin ») ; dans l’autre, le renoncement se justifie au nom de la rentabilité : lorsqu’il s’agit de contribuables aisés, le contrôle n’est engagé que si les sommes exigées sont plus élevées que le coût induit pour l’administration.

Autre entrave à l’activité de contrôle des agents : la diversité des ressources des classes dominantes. Leur fortune se compose le plus souvent de revenus salariaux, de revenus fonciers, de capitaux mobiliers et d’un patrimoine établi dans différents lieux. Or les services fiscaux peinent à se coordonner entre eux et à échanger des informations avec d’autres administrations. Tandis que l’intensification de la surveillance des allocataires de minima sociaux a donné lieu à un rapprochement des organismes de contrôle (lire « Du souci de la justice à la surveillance des pauvres »), la vérification des hauts revenus et des patrimoines reste en butte à la dispersion des informations et des outils permettant de les obtenir. Si les dossiers des plus fortunés doivent en principe être vérifiés tous les trois ans, il s’agit en pratique de procédures routinisées qui débouchent rarement sur d’importants redressements, faute de moyens d’investigation adaptés. On retrouve là un cas exemplaire de ce que le sociologue Pierre Bourdieu qualifie de « mauvaise foi de l’institution » (3) : par une sorte de « double jeu », l’Etat réaffirme en permanence sa vocation à être intransigeant envers les transgressions des plus fortunés, tout en acceptant que ses agents soient matériellement empêchés de poursuivre de tels objectifs.

Au sein de l’administration fiscale, la division de chaque structure locale entre le service des impôts des entreprises, celui des revenus des particuliers et celui de la fiscalité immobilière, de même que la séparation entre services locaux et directions nationales, sont sources de dispersion et de déperdition d’information. C’est ce qu’illustrent les allégements d’impôt accordés aux capitaux privés investis outre-mer : « Moi, ces investissements-là, je ne les regarde même plus, confie l’inspectrice des dossiers “à fort enjeu”. Pour les contrôler, il faudrait y aller, et on n’en a absolument pas les moyens. Les collègues sur place sont complètement débordés, donc ils renoncent ; il y en a trop, et ils ne sont pas assez nombreux. Dernièrement, on a repéré un immeuble dont on savait pertinemment qu’il avait servi à trois ou quatre déclarations différentes, mais on ne peut rien faire. Vous les appelez ou vous leur écrivez, et ils ne répondent pas. » Comme beaucoup de niches fiscales, les réductions d’impôt pour les investissements outre-mer sont discutées à l’Assemblée en fonction de leur efficacité économique ou de leur légitimité, jamais en fonction des possibilités d’illégalités qu’elles engendrent. On peut en outre se demander si l’absence de toute mesure prise par la haute administration pour mettre fin à une telle situation n’équivaut pas, là encore, à un consentement tacite à ce type de transgressions.

Les difficultés à contrôler les déclarations des contribuables qui résident en France, mais qui perçoivent des revenus ou possèdent un patrimoine à l’étranger, sont plus nombreuses encore. S’il existe de multiples conventions bilatérales destinées à éviter la double imposition, les mécanismes de coopération entre Etats visant à coordonner la surveillance des contribuables qui vivent un peu partout dans le monde s’avèrent beaucoup plus rares. Qu’il s’agisse des salaires, des revenus fonciers ou des patrimoines, l’administration française a très difficilement accès aux informations détenues par d’autres pays sur les contribuables domiciliés en France (4). Ce qui ouvre aux classes dominantes de nombreuses stratégies d’évitement de l’impôt.

Dans le cas de la Belgique, par exemple, la convention fiscale bilatérale liant ce pays à la France ne permet pas aux fonctionnaires hexagonaux d’enquêter sur l’existence de comptes bancaires. Or, comme les cessions de plus-values mobilières ne sont pas taxables dans ce pays, certains contribuables fortunés du Nord déclarent résider de l’autre côté de la frontière pour échapper au prélèvement en France. Dans bien des cas, ces expatriations sont fictives, mais les inspecteurs sont impuissants : « On a arrêté d’essayer de relocaliser ceux qui se domiciliaient de façon fictive à l’étranger. Ça ne sert à rien, on brasse du vent. On pourrait relocaliser un certain nombre de gens en France, en prouvant par exemple que leurs enfants y sont scolarisés, mais on se casse les dents, car on manque de moyens d’investigation », explique l’inspectrice chargée des dossiers « à fort enjeu ».

Pour les classes dominantes, le stade du contrôle n’est souvent que la première étape d’un processus qui laisse encore d’importantes possibilités de négociation avant une sanction effective. A la suite d’un contrôle sur place, le contribuable peut par exemple bénéficier d’une procédure contradictoire en saisissant la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires. Architecte de renom, M. Pierre C. y a fait appel au sujet d’un redressement portant sur des sommes versées sur un compte mixte (concernant à la fois son entreprise et sa vie privée). L’administration considère que ces sommes non déclarées (pour une valeur de 1 million d’euros) doivent être réintégrées dans son chiffre d’affaires, ce qu’il conteste. Vêtu d’un costume gris, cet homme d’une soixantaine d’années se présente accompagné de son avocat, un ancien inspecteur devenu conseiller fiscaliste. « Mon client a eu des difficultés professionnelles importantes, explique ce dernier, et il a eu recours à des prêts. (…) Nous sommes ici dans un cas de vérification de comptabilité, et pas en taxation d’office. Donc on est dans le cadre du contradictoire, où c’est à l’administration d’apporter la preuve, et pas au contribuable. Or, pour aucune des sommes en jeu l’administration ne prouve qu’il s’agit de revenus professionnels. » Le vérificateur des impôts s’interroge alors sur ces fameuses « difficultés » : « En 2005, vous avez vendu un immeuble pour un montant, si je me souviens bien, de 2 millions d’euros. Il semble bizarre d’emprunter de l’argent quand on a de telles rentrées. » L’avocat l’interrompt sur un ton menaçant : « Vous n’avez pas le droit de mentionner des faits qui n’ont rien à voir avec le dossier. Pour prouver qu’il s’agissait de revenus professionnels, vous auriez pu faire un droit de communication auprès des prêteurs. Maintenant, répondez à cette simple question : est-ce que, oui ou non, vous pouvez prouver qu’il s’agit de revenus professionnels ? »

Un contrôleur mué en conseiller

Cette stratégie consiste à tirer parti du flou de la frontière entre sphère professionnelle et sphère privée, et à entretenir la confusion entre prêt désintéressé et commission occulte. Pour défendre ses intérêts, le riche architecte a pris soin de faire appel à un ancien inspecteur des impôts qui connaît parfaitement les arcanes de la procédure de vérification de comptabilité, et qui en use d’ailleurs à plusieurs reprises. Tout son argumentaire consiste à opposer les règles de droit entre elles et à reporter la charge de la preuve (mais aussi la faute) sur l’administration. Le recours aux « comptables habiles » et aux « éminents avocats » (5) peut ainsi s’avérer déterminant pour aborder dans les meilleures conditions les arènes de négociation offertes par le droit.

Enfin, le traitement des contribuables varie d’un lieu à l’autre, en fonction des moyens matériels et humains affectés à chaque secteur d’habitation. Après les très importantes réductions d’effectifs opérées au sein de la direction générale des finances publiques, les écarts se sont considérablement creusés : entre 2003 et 2011, plus de vingt mille emplois ont été supprimés dans l’ensemble de l’administration des finances publiques, majoritairement parmi les agents subalternes. Si les brigades chargées de la vérification des entreprises ont pour l’instant été préservées, les services de programmation des contrôles et de suivi des professions libérales ont été plus touchés. Les équipes chargées de la réception du public sont plus directement encore concernées par ces suppressions de postes. Comme les besoins d’accueil physique à destination des classes populaires sont restés les mêmes, les inégalités s’accentuent d’un secteur géographique à l’autre.

En effet, en dépit des tentatives de simplification, les formulaires et courriers de l’administration sont rédigés dans une langue peu accessible au plus grand nombre. Les usagers peu diplômés sont ainsi, plus que les autres, enclins à se déplacer lorsqu’ils reçoivent une demande de précision, voire un simple avis d’imposition. Dans les centres des impôts fréquentés par les classes populaires, les agents sont donc très attentifs à limiter le temps qu’ils passent à traiter les réclamations ou les demandes d’information. Les interactions au guichet durent en général une dizaine de minutes. En revanche, dans les secteurs plus favorisés, les contribuables règlent beaucoup de leurs différends par courrier et ne se déplacent qu’en cas d’extrême nécessité. Les agents sont donc beaucoup moins accaparés par les tâches de réception et par le travail d’explicitation du langage fiscal. Lorsqu’un contribuable se déplace pour faire valoir son point de vue, il dispose du temps nécessaire pour exposer en détail sa situation.

Cette disponibilité laisse en outre aux agents du temps pour prodiguer des conseils. Ainsi, il n’est pas rare que l’inspecteur chargé du suivi des professions libérales soit sollicité par des contribuables souhaitant être aiguillés dans leur déclaration. « Il y en a qui me connaissent et qui n’hésitent pas à venir régulièrement me voir. Dès qu’ils modifient quelque chose dans leur portefeuille d’actions, qu’ils font des travaux dans leur maison, ils me sollicitent », raconte un agent du pôle inspection de contrôle et d’expertise. On retrouve ici une personnalisation du rapport au contribuable, renforcée par une tendance à la confiance réciproque.

A une dame âgée venue chercher un conseil pour sa déclaration de revenus, cet agent suggère par exemple de changer de régime foncier afin d’obtenir un abattement d’impôt de 71 %, et non de 40 % comme elle l’avait demandé initialement. Il l’encourage même à déposer une réclamation pour les deux années précédentes, de façon à obtenir un dégrèvement encore plus important. A une autre contribuable se présentant après un redressement pour n’avoir fourni aucun justificatif après une réduction d’impôt concernant des travaux d’isolation, il suggère de rédiger un courrier demandant le dégrèvement des pénalités et explique toutes les autres possibilités de réduction d’impôt dont elle pourrait bénéficier l’année suivante. Pour beaucoup de contrôleurs en poste dans les secteurs favorisés, le conseil et le contrôle sont les deux faces d’une même activité.

La mise en œuvre de la loi fiscale se caractérise ainsi par d’importantes disparités. Pourtant, les agents qui les induisent restent en majorité fermement attachés à l’égalité de traitement. Cette apparente contradiction tient en partie à l’organisation de l’administration fiscale : elle est à la fois très centralisée et très compartimentée dans ses diverses sphères d’intervention. Les dispositifs de collecte et de contrôle diffèrent d’un impôt à l’autre, et les pratiques qui en découlent varient selon le contexte local. Les fonctionnaires chargés du contrôle des plus fortunés n’ont guère l’occasion de comparer leurs pratiques avec celles de leurs collègues qui travaillent dans les milieux déshérités. Les uns et les autres peuvent donc se convaincre que, dans la limite de leurs prérogatives, ils appliquent la loi dans le sens de l’intérêt général.

Alexis Spire

Sociologue. Auteur de Faibles et puissants face à l’impôt, Raisons d’agir, Paris, 2012.

 

CAF, des dossiers à la trainent dont dépendent les familles, des personnels compressés et pour finalité la fermeture d’un service publique pendant une semaine

http://www.caf.fr/ma-caf/caf-de-l-aisne/actualitesCAF, des dossiers à la trainent dont dépendent les  familles, des personnels compressés et pour  finalité la fermeture d'un service publique pendant une semaine dans Le PCF à St Quentin fermeture_avril2013

la CAF réduit ses moyens – au point  de fermer une semaine pour « résorber les dossiers en souffrance ».

Dans l’Aisne, et surtout à Saint-Quentin, cela à des conséquences dramatiques

Régler le problème dans un premier temps, c’est donner les moyens à la CAF de pouvoir remplir sa mission de service public … en embauchant.

Dans toutes les branches de la Sécurité sociale – maladie, allocations familiales, vieillesse, recouvrement -, de vastes opérations de restructuration sont faites aux dépens du personnel et des assurés sociaux.

La privatisation d’activités est actée. Ainsi, dans des caisses d’allocations familiales (CAF), la campagne « déclarations de ressources » est confiée à un prestataire de service. Une entreprise privée édite, façonne et envoie aux allocataires les déclarations de ressources. Dans des CPAM, les archives sont confiées à des sous-traitants privés. Des appels d’offres auprès d’entreprises de scannérisation ont été lancés pour le traitement des feuilles de soins.

Dans ces cas, les objectifs d’économie sont oubliés, le but est tout autre… Les restrictions budgétaires frappent rudement les salariés des caisses. Ils sont regroupés dans des plateformes où la production des dossiers est industrialisée : La mobilité est imposée, les conditions de travail sont dégradées, les déroulements de carrières et les promotions limités.

Les caisses n’ont déjà pas les moyens d’accomplir correctement leur mission de service public, le non-remplacement des départs à la retraite  se fait à leur détriment. Les délais de traitement des dossiers s’allongent considérablement. Des activités comme le traitement des réclamations sont laissées à l’abandon

.En privilégiant la restriction des couts de gestion au détriment des conditions de travail, ce qui rejaillit irrémédiablement, sur la qualité du service rendu, l’Etat ne répond absolument plus aux besoins des bénéficiaires. Nous ne pouvons admettre  que les services de proximité disparaissent peu à peu au profit de structures hors échelle pour les familles.

Au-delà de la suppression d’une caisse sur les deux qui existaient dans l’Aisne, nous devons redouter la remise en question des prestations offertes dans nos communes. Aujourd’hui, les allocataires bénéficient de la présence de la CAF dans quelques  villes du département. Le but affiché de la réforme étant de réduire les coûts, qu’en sera-t-il demain ?

Le gouvernement doit abrogés cette réforme pour un service publique de qualité pour tous

FUSION DES CAF / DEPARTEMENTALISATION , De nombreux conseils d’administrations de CAF en France se sont prononcés contre  ces fusions qui  conduit à remettre en cause la fonction de proximité de la CAF tant vis à vis des usagers que des partenaires de l’action en direction des familles,

Il avaient raison!

 

Article du Courrier Picard http://www.courrier-picard.fr/region/debordee-la-caf-de-l-aisne-ferme-ses-portes-ia195b0n54255

« Mon dossier n’avance pas depuis plusieurs semaines, alors s’ils ferment pour rattraper leur retard ça ne peut être que bon pour nous », lance Laurence, allocataire, qui vient d’apprendre la nouvelle. Tous les services d’accueil physique ferment leurs portes du 15 au 19 avril.

En cause, un retard accumulé de dossiers. « Nous avons près de 14 jours de retard. Soit 20 000 dossiers en souffrance. Nous avons déjà tout essayé : heures supplémentaires, entraide avec les autres services. On ne peut pas faire autrement que fermer », regrette le directeur de la Caf de l’Aisne, Michel Dazin.

Avec près de 90 000 allocataires dans l’Aisne, la soixantaine d’agents répartis sur le département croule sous le travail. Chaque jour près de 2000 dossiers sont traités, mais ils en rentrent encore davantage.

Pour expliquer cette situation, le directeur ne cache pas un manque de moyens : « Avec la lutte contre la fraude fiscale nous avons une surcharge de travail. Après, il est clair que les dossiers sont aussi de plus en plus complexes. Les gens sont plus mobiles, dès qu’ils arrêtent ou commencent un nouvel emploi, c’est un changement de situation qui doit être effectué. »

La semaine du 15 au 19 avril devrait permettre de combler trois à quatre jours de retard. « Les minima sociaux et les dossiers les plus anciens passent en priorité. »

Huit agents supplémentaires viendront donner main forte et l’accueil téléphonique restera ouvert. Mais le directeur alerte les allocataires : « Il faut que les personnes n’appellent qu’en cas de réelle nécessité, pour un changement de situation par exemple. Et ne pas hésiter à passer par le site internet caf.fr. Sinon, nous ne pourrons pas combler le retard. »

V. G.

 

 

 

 

Le « mariage pour tous » n’est ni de gauche, ni de droite. Qu’il soit enfin voté !

Vivelepcf, 15 avril 2013

Le « mariage pour tous » n’est ni de gauche, ni de droite. Qu’il soit enfin voté ! dans Nous dénonçons 130415_cameron_gayQu’il soit enfin voté et qu’on n’en parle plus ! Les agitations autour du « mariage pour tous » polluent gravement le débat politique, détournent des questions principales.

En Grande-Bretagne, c’est le premier ministre conservateur Cameron qui fait voter le droit au mariage des homosexuels. Aux Etats-Unis, c’est Obama. En Espagne, le très réactionnaire Mariano Rajoy n’est pas revenu sur la loi de son prédécesseur socialiste. Avant les élections de 2007, Sarkozy avait également songé à l’inclure dans son programme.

Le « mariage pour tous » n’est ni de gauche, ni de droite. Les débats philosophiques, moraux sur cette question de société sont transversaux, notamment sur la défense ou la remise en cause de l’institution du mariage. Celle-ci a objectivement évolué et continue d’évoluer dans la société depuis des décennies. Intellectuels, associations, groupes d’intérêt, groupes religieux se sont abondamment exprimés. C’est peut-être passionnant mais cela ne peut pas être mis au premier plan pendant tout un quinquennat !

Le « mariage pour tous » n’est ni de gauche, ni de droite. Mais la gauche et la droite gouvernementales ont trouvé là une opportunité de monter entre elles un sujet de clivage. Elles voudraient faire oublier qu’elles viennent de se succéder pour continuer et aggraver la même politique d’austérité européenne au service du capital.

A ce jeu, il s’avère, logiquement, que c’est la droite, maintenant dans l’opposition qui y gagne le plus : raison supplémentaire de clore au plus vite le débat.

L’opération de diversion de Hollande a rapidement été interprétée comme telle par l’opinion publique au point même de réduire l’indifférence plutôt favorable au « mariage ». La campagne d’une certaine gauche pour associer la question du mariage homosexuel à des causes progressistes historiques, comme la défense de l’école laïque, se retournent dangereusement. Le retour de boomerang frappe non seulement le gouvernement, englué de surcroît dans l’affaire Cahuzac, mais aussi tout le mouvement progressiste. L’opération de diversion devient de plus en plus lourde de conséquences.

degage-mon-corps-m-appartient-300x181 dans Nous dénonçonsUne improbable « Frigide Barjot » réussit à rabaisser encore le débat politique, « surfant » sur les tartes à la crème comme la « 6ème république », reprenant à son compte la proposition de référendum d’initiative populaire. Songeons avec gravité à la situation de l’Italie où deux sinistres clowns Grillo et Berlusconi rassemblent 55% des voix pendant que la « gauche » enfonce le peuple dans l’austérité et la pauvreté.

Prenons conscience, toujours avec gravité, que l’affaire du « mariage pour tous » a permis à la droite, battue de justesse en 2012, de rassembler à plusieurs reprises, plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues.

Maintenant, il est urgent d’aller vite. Que le projet de loi soit voté le plus tôt possible, sans écueil « constitutionnel » ! Il est important de mettre en évidence l’accord réel très large dans le monde politique en faveur du mariage homosexuel. Cela ne doit même plus être une question. Dans les autres pays, comme en France déjà le PACS, à peine 2% des unions sont signées entre partenaires du même sexe.

Remettons, nous communistes en avant-garde, au centre du combat politique la transformation du rejet de la politique d’austérité en luttes victorieuses !

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Mélenchon laisse une ardoise de 527.000 euros au PCF en solde des présidentielles !

le document original est disponible, il suffit de demander!

D’autant plus en colère , que nous venons de découvrir que des camarades ont prêté avec leurs finances propres…

Vivelepcf, 7 avril 2013

Mitterrand voulait plumer la volaille communiste, disait-on. Son disciple, Mélenchon semble l’imiter, à son échelle : 527.000 euros pour la campagne des présidentielles de 2012.

Les fédérations du PCF et les membres du Conseil national viennent en effet de recevoir une lettre du secteur « Finances » du Parti et de la direction nationale. Elle a de quoi les laisser pantois.

Dans cette lettre (copie ci-dessous), nous apprenons :

1-     Que la campagne de Mélenchon a notablement excédé en dépenses le plafond remboursable.

2-     Qu’en dépit d’un accord préalable entre les organisations du Front de gauche sur une répartition d’un dépassement éventuel, Mélenchon a décidé que ce serait exclusivement le PCF qui paierait.

3-     Que la direction du PCF tient cette « décision unilatérale » pour inacceptable, qu’elle « ne s’en accommode pas », mais « qu’elle est imposée de fait ».

4-     Qu’elle ne s’y fera plus prendre « travaillant à ce qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire ».

5-     Que la charge sera répartie à parité entre le CN du PCF et les fédérations du PCF.

Chacun de ces points appelle des observations. Avec cette lettre, la direction du PCF ne saurait impliquer les communistes dans ses compromis ou dans quelque rapport avec le PG au sein du Front de gauche.

1-     Comment la campagne de Mélenchon a-t-elle pu dépasser le plafond remboursable ? Il s’élève à 9.115.467 euros.  Mélenchon aura dépensé plus que Le Pen, 3 millions d’euros de plus que Bayrou… Normalement, une campagne communiste compense le manque d’argent et de relai médiatique par le militantisme. Au contraire, la campagne de Mélenchon, co-animée par  la direction du Parti, a misé sur les médias, sur les grand’messes, sur les cars et trains affrétés de toute la France pour déplacer des supporters. Et elle fait payer la note aux communistes, au détriment de leur action militante…

2/3- Comment peut-on laisser Mélenchon décider tout seul ? D’autant plus qu’il paraît qu’il y avait un accord. Le faire respecter, même contre Mélenchon est une question politique. Le piédestal médiatique sur lequel est perché Mélenchon le rend-il intouchable ? Au point que la direction du PCF doive avaliser tous ses faits et gestes, sous peine de se décomposer dans le Front de gauche ? Communistes, nous devons refuser de payer, comme ça, la note de Mélenchon ! Incitons Conseil national du PCF à protester publiquement, à se faire écho de la colère de maintes fédérations et sections du PCF !

4- Comment affirmer que cela ne se reproduira plus après une telle attitude de soumission ? Dans plusieurs régions déjà en 2008, les nouvellement étiquetés PG n’ont pas hésité à faire payer les communistes, bien que l’opération Front de gauche se soit soldée pour le PCF par la perte de la moitié des élus sortants… Pourquoi, pour la présidentielle, la direction du PCF a-t-elle orienté l’argent des fédérations vers « l’apport personnel » du candidat Mélenchon plutôt que vers les « dépenses payées directement u titre des contributions des partis politiques », selon la nomenclature légale ?

5 – Les fédérations du Parti sont mises à contribution à hauteur de 50%. Le rapprochement est immédiat avec l’une des dispositions les plus contestées des nouveaux statuts du PCF adoptées au 36ème congrès de février 2013. L’échelon militant local, les sections, s’est vu privé d’un tiers de ses ressources, des cotisations. Il faut savoir que les reversements d’indemnités d’élu, quand ils existent, reviennent déjà aux échelons « supérieurs ». Un tiers de moins pour les militants de base pour financer les campagnes des notables du Front de gauche ?  Malheureusement, on ne croit pas si bien dire quand on lit dans l’accord du Front de gauche, adopté entre organisations en parallèle et à l’insu du congrès du PCF. Il est acté que la démarche du FdG « se concrétisera par un protocole financier entre les composantes du Front de Gauche. Ce protocole contiendra une clef de répartition financière entre les différentes organisations et indiquera une méthode permettant d’envisager les dépenses prévisionnelles que chacun sera amené à engager ».

L’argent des cellules et des sections du PCF pour les combinaisons politiciennes du Front de gauche.

Communistes, tant que nous ne réagissons pas, on ne voit pas pourquoi Mélenchon et ses parvenus de la nébuleuse socialiste se priveraient de s’accaparer ce qui reste de décennies de lutte et confiance construite avec les travailleurs par leur Parti, le PCF.

Des sections, des fédérations, manifestons notre colère et notre réprobation !

Mélenchon laisse une ardoise de 527.000 euros au PCF en solde des présidentielles ! dans 36éme Congrès du PCF 130412_melenchon_financelettre de la direction aux fédérations du PCF

« Suite à la validation et du  remboursement par  l’Etat du compte de JL Mélenchon, nous vous transférons cette semaine par virement sur le compte bancaire de la fédération  le remboursement du prêt accordé par votre fédération au compte de campagne. Ce remboursement se trouve, malheureusement, amputé de façon significative.
D’une part, sur la partie de dépenses du Parti Communiste Français, la CNCCFP a réformé et déduit des dépenses de campagne – donc du remboursement – la somme de 90 952 € dont 76 456 € pour les fédérations. Ces réformations portent majoritairement sur la répartition présidentielle/législatives.
Par ailleurs, cette campagne a permis à JL Mélenchon de recueillir  plus de 11 % de suffrages mais elle a aussi  nécessité davantage de moyens qu’initialement budgétés. Elles ont généré un surplus budgétaire concernant notamment les meetings  (+4 millions) et les dépenses des fédérations du PCF (+1 million) qui ont amené à un dépassement du montant remboursable maximum de l’Etat.

Lors de l’élaboration du budget avec nos partenaires du Front de gauche, l’accord conclu prévoyait que tout dépassement du montant remboursable ferait l’objet d’une répartition de la prise en charge de ce dépassement entre les  composantes du Front de gauche.
 Or, malgré nos différentes interventions durant  plusieurs semaines (rencontres, courriers, etc…), il nous a été signifié par le mandataire du compte de campagne que le dépassement après réformation s’élevant à 527 000 € serait supporté uniquement par le Parti communiste français.
 Cette décision unilatérale du Parti de Gauche est bien sûr inacceptable et nous ne nous en accommodons nullement, mais elle nous est imposée de fait. Avec la direction nationale de notre parti, le secteur finances travaille en direction des partenaires pour qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire, notamment en sécurisant les dépenses, par leur financements en amont conditionnant tout engagement financier du PCF. Nous vous tiendrons informés de ce travail mais souhaitons attirer votre attention sur les dangers de dérives pouvant survenir par le biais « d’associations » loi 1901 que nous devons écarter (toute personne morale ne pouvant financer aucune activité politique).        

            Pour ne pas bloquer plus longtemps le remboursement aux fédérations, nous répartissons cette nouvelle charge pour moitié, soit 263 500 € au Conseil national et l’autre moitié aux fédérations, calculée sur l’apport initial de leur prêt respectif.

Cette situation, plus que regrettable, va bien sûr impliquer un effort budgétaire supplémentaire pour le Conseil national et les fédérations, dans un contexte financier déjà difficile. Il n’est sans doute pas inutile que chacun-e fasse part à nos partenaires – à tous les niveaux – de cet état de fait et de la réaction des communistes. La part qu’ils et elles ont prise au succès de la campagne du Front de Gauche méritait certainement une toute autre considération. »

Lettre Page 2

541634_10151520568968405_2081674104_n dans Conseil National du PCFpage-1-lettre-direction-pcf-au-fd-melenchon-et-son-pg-roulent-dans-la-fairne-les-communistes1 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

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Les profiteurs du « crédit d’impôt compétitivité » (CICE): Combien d’emplois vont-ils encore détruire en fait en 2013 et 2014 ?

 

Vivelepcf, 14 avril 2013

Les profiteurs du « crédit d’impôt compétitivité » (CICE): Combien d’emplois vont-ils encore détruire en fait en 2013 et 2014 ? dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 130414_cice_tirelire-300x148Le gouvernement Ayrault a réussi à faire passer au Parlement, fin 2012, le plus gros cadeau accordé, d’un seul coup, au patronat depuis treize ans : le « Crédit d’impôt compétitivité emploi » (CICE).

En clair, 4% de la masse salariale en 2013, puis 6% à partir de 2014 (pour les salaires allant jusqu’à 2800 euros brut) seront remboursés par l’Etat aux entreprises, sous forme de restitution d’impôt. Il y en aura pour 20 milliards d’euros par an. Qui va payer ? Le contribuable et les consommateurs via le retour de la « TVA sociale » de Sarkozy. Autrement dit, les salariés vont prendre en charge pour le compte de leurs patrons 6% de leurs propres salaires.

Il arrive que plus les mensonges et les chiffres soient gros, moins on en prenne facilement la mesure, quand il s’agit de milliards.

20 milliards d’euros : C’est par exemple le montant du déficit fabriqué de la sécurité sociale, toutes branches réunies. Ou bien, cela représente l’équivalent des salaires annuels de 800.000 salariés au SMIC.

Où va aller l’argent pris sur les salariés ? A la « compétitivité », à « l’emploi » affirme le gouvernement. Aux profits et à la finance pouvons-nous facilement démontrer !

Ayons en tête que rien que les firmes du CAC 40 ont mis de côté 80 milliards d’euros de profits en 2012 dont 40 milliards ont été déjà été dilapidés en dividendes à leurs actionnaires…

Peugeot-Citroën va liquider 8000 emplois en fermant l’usine d’Aulnay et en réduisant la production à Rennes. Avec le CICE, le gouvernement récompense PSA de plus de 100 millions d’euros.

Spécialistes des bas salaires et des conditions de travail les plus dures, les groupes du commerce et de la distribution, dont 90% des salariés sont payés en dessous de 2,5 fois le SMIC, vont récolter 3,7 milliards d’euros du pactole. Ainsi le groupe Carrefour, entre 115 et 180 millions d’euros selon les économistes, le groupe Casino entre 79 et 126 millions d’euros par an. Des emplois à la clé ? Mon œil ! Pas plus que dans les banques qui multiplient les plans de suppressions d’emploi !

La Poste va récupérer 270 millions d’euros. Son actionnaire principal et bienfaiteur, l’Etat, le subventionne grassement mais encourage son PDG à supprimer encore entre 5.000 et 10.000 emplois par an en 2013, 2014 et 2015. Même logique à EDF ou GDF-Suez !

Il faut souligner encore que les bénéfices du « CICE » pour les grands groupes vont au-delà des sommes calculées par rapport à leurs effectifs. Ils vont pouvoir exercer encore une pression supplémentaire sur leurs sous-traitants et les PME.

Ni pour l’emploi, ni pour les salaires, ni pour la recherche, ni pour le service rendu : le CISE va aller directement dans la poche des profiteurs. Le Medef, l’UE se réjouissent !

Il est inconcevable que cette mesure ait soulevé pour l’instant aussi peu de d’opposition. Communistes, dans cette année de transition avant sa mise en œuvre totale, nous proposons de s’en emparer massivement pour la faire annuler.

Avec le démantèlement du code du travail (ANI), avant la nouvelle remise en cause programmée des retraites, ce « Crédit d’impôt aux patronat » constitue un des points centraux de la riposte globale que nous proposons contre la politique d’austérité au service du capital et de l’UE.

Le 1er mai, allons-y en masse à l’appel des organisations syndicales ! Le désenchantement électoral passé, les combinaisons politiciennes disqualifiées, travailleurs, misons sur la lutte, sur notre propre action ! Par millions, et ça comptera !

Exemple de profiteurs (directs) du CICE  (source : Les Echos du 23 janvier 2013)

-          Vinci : 189 millions d’euros par an

-          Carrefour : 180 millions

-          France-Télécom : 158 millions

-          Bouygues : 87 millions

-          Véolia ; 107 millions

-          PSA : 100 millions

-          Sanofi : 47 millions

-          BNP-Parisbas : 59 millions

Etc !

Ken Loach sur Margaret Thatcher:

Ken Loach sur Margaret Thatcher:

« Margaret Thatcher fut le premier ministre le plus diviseur et destructeur des temps modernes : chômage de masse, fermeture d’usines, des communautés détruites, voilà son héritage. Elle était une combattante et son ennemi était la classe ouvrière britannique. Ses victoires, elle les a obtenues grâce à l’aide des figures politiquement corrompues du Parti travailliste et de nombreux syndicats.
Ken Loach sur Margaret Thatcher: dans BREVES 130410_thatcher_pinochetC’est à cause des politiques mises en place par elle que nous sommes aujourd’hui dans cette situation. D’autres Premiers ministres ont suivi son exemple, notamment Tony Blair. Elle a tiré les ficelles, il fut sa marionnette. Souvenez-vous qu’elle a qualifié Mandela de terroriste et qu’elle a pris le thé avec Pinochet, ce tortionnaire et assassin. Comment lui rendre hommage ? En privatisant ses obsèques. Faisons jouer la concurrence et allons au moins offrant. C’est ce qu’elle aurait fait. »

Saint-Quentin, la ville où le chômage vous sourit – Quarante salariés de Xavier Bou convoqués avant d’être licenciés (Article Courrier Picard)

Courrier Picard

 

| SOCIAL |

Ils ont rencontré hier après-midi l’administrateur judiciaire et leur futur ex-employeur. C’est la suite logique du plan de redressement en vue d’apurer une dette colossale.

 

 

Saint-Quentin, la ville où le chômage vous sourit - Quarante salariés de Xavier Bou convoqués avant d'être licenciés  (Article Courrier Picard) dans APPELS 2132251307_3060745_1

 

 

Ce n’est pas une petite charrette que prépare l’administrateur judiciaire. Depuis le placement en redressement de la holding EGA et de deux filiales, BO-Pure et XS Finances, le 11 mars, Xavier Bou a été contraint de tailler dans son effectif pour redresser la barre financière de ses sociétés en grande difficulté.

Hier après-midi, le plan de redressement s’est donc poursuivi à la salle Paringault, mise à disposition par la Ville. « Ce qui est regrettable, c’est de se retrouver dans une salle municipale. Est-ce que c’est le rôle de la Ville de prêter une salle pour licencier ? », s’est indigné Lionel Pawlik, de la CGT, représentant des 40 salariés, convoqués collectivement lors de cet entretien préalable au licenciement.

Cette rencontre ne s’est pas organisée uniquement avec leur tutelle provisoire. Peu après 14 heures, l’entrepreneur Xavier Bou est entré dans la salle, accompagné pour cela par Dominique Gruny, ex-patron de la papeterie La Couronne de Gauchy, elle aussi passée par un plan de licenciement l’année dernière. Le mari de la députée suppléante de Xavier Bertrand, Pascale Gruny, est-il venu apporter ses conseils en matière de gestion de conflits sociaux ? C’est le bruit qui courait hier.

Les futurs ouvriers licenciés ne se sont pas montrés véhéments envers leur ancien employeur. Certes, quelques-uns l’ont hué mais tous lui ont tourné le dos pour montrer à quel point ils ne comprennent toujours pas pourquoi ils se retrouvent aujourd’hui à la porte de Pôle emploi.

« L’administrateur va leur expliquer les modalités du plan de licenciement, parce que tout le monde a reçu sa lettre, poursuit Lionel Pawlik. On ne leur a pas proposé de postes de reclassement mais conseillé de suivre le contrat de sécurisation professionnelle. » Ce qui leur permettra de toucher 80 % de leur salaire brut, tout en essayant de décrocher un nouveau poste dans une autre entreprise. Le tribunal de commerce a laissé six mois de délai à l’entrepreneur de travaux publics pour redresser ses comptes bancaires dans le rouge.

Et depuis un mois donc, 40 ouvriers sur les 57 qu’emploie Xavier Bou à travers ses trois sociétés, se sont retrouvés sur la liste noire. Sur quels critères les a-t-il choisis ? « En fonction du nombre d’enfants, de l’ancienneté », répond Lionel Pawlik. Beaucoup espéraient hier en savoir davantage sur le montant du passif que le patron n’a pas souhaité, pour l’heure, rendre public.

« Il paie au cul du camion »

Néanmoins, la vie de quelques chantiers se poursuit. « Nous continuons de travailler mais nous avons du mal à obtenir des matières premières », avoue ainsi l’un de ces salariés en sursis. « Et quand on les a, c’est la moitié », embraye un autre. Les principaux fournisseurs en matériaux et notamment Gedimat Bruhy-Vacherand, ont de plus en plus de mal à honorer les livraisons puisque Xavier Bou leur doit des centaines de milliers d’euros. Résultat, les chantiers avancent au gré des règlements honorés par l’entrepreneur. « Maintenant, il est obligé de payer au cul du camion », indique un quadragénaire. Par exemple, le chantier de la résidence Augusta, vitrine du savoir-faire de Xavier Bou, est en stand-by. Le promoteur immobilier, présent sur le salon de l’habitat ce week-end, doit relancer les travaux de la friche Babou au travers de nouveaux appels d’offres. Ce qui induira forcément des retards sur la livraison des 42 futurs appartements de standing en plein centre ville. Et d’autres chantiers en cours ont aussi été stoppés net puisqu’ils coûteraient trop cher à terminer.

Les salariés espèrent au moins obtenir la raison pour laquelle les sociétés ont coulé. « Le tribunal de commerce va nommer un expert pour savoir où ça a péché », indique Lionel Pawlik. La charrette aura déjà fait du chemin.
GUILLAUME CARRÉ

CE NE SONT PAS LES VACANCES QU’IL FAUT REDUIRE MAIS LE NOMBRE D’ELEVES PAR CLASSE !

Par les camarades de Jarny http://www.pcfjarnisy54.fr/

 

Le ministre de l’Éducation Peillon a annoncé qu’il pensait réduire les vacances des lycées et des enseignants : de huit à six semaines l’été.

Le ministre prétend faire la réforme « dans les intérêts des lycéens » : ne nous laissons pas tromper.

Moins de vacances peut-être, plus d’élèves par classe, c’est sûr

En dix ans, 100 000 postes de profs ont été supprimés, le nombre moyen d’élèves par classe de lycée est passé de 26 à 30.

Officiellement, il n’y a pas de limite maximum… sauf le nombre de chaises ou de tables dans chaque salle!

Les études prouvent que réduire le nombre d’élèves par classe, c’est augmenter la réussite de tous : on apprend mieux et plus vite, on décroche moins quand le prof peut nous aider un par un, on prend plus la parole en classe.

Le ministre défend des intérêts économiques plutôt que celui des lycéens ou des profs!

CE NE SONT PAS LES VACANCES QU'IL FAUT REDUIRE MAIS LE NOMBRE D'ELEVES PAR CLASSE ! dans APPELS 444444444444444444g-216x300Alors quels intérêts défend le ministre, en réduisant les vacances plutôt que le nombre d’élèves par classe ?

 

· Plus d’élèves par classe : c’est moins de réussite pour les élèves, plus de difficulté pour les profs pour assurer des cours compréhensibles pour tous;

 

· Moins de vacances d’été : c’est ce que réclame l’industrie du tourisme dans la division des vacances en zones, c’est ce que déconseillent les spécialistes du rythme scolaire pour faire une vraie coupure pendant l’été ;

 

Comme le dit lui-même Peillon : « Il faut conjuguer l’intérêt de la France qui est économique, l’intérêt de l’industrie touristique avec celui de nos enfants ».

 

Autrement dit, c’est l’intérêt de l’industrie touristique et les intérêts budgétaires qui l’emportent sur le nôtre !

Et ne nous laissons pas avoir par les discours sur les vacances plus courtes et les résultats meilleurs dans les autres pays : l’herbe n’est pas plus verte ailleurs !

C’est faux que dans la plupart des autres pays, les vacances d’été sont plus longues : 9 semaines en Belgique, 11 en Finlande, 12 en Espagne ou en Italie !

Par contre, la France est bien la championne du sur-effectif au lycée : 30 élèves par classe en France contre 26 en Allemagne, 23 en Espagne, 21 en Italie, 20 en Finlande.

Ce que nous demandons, c’est des moyens pour nous permettre d’étudier, un calendrier et des classes enfin pensés pour notre réussite et pas pour des intérêts économiques :

 

· ré-émbauche immédiate de 100 000 enseignants ; 

 

· retour sur la réforme des lycées Châtel de 2010 qui a rendu les programmes incompréhensibles, réduit le nombre d’heures dans les matières fondamentales; 

 

· limite maximum d’élèves par classe à 25 en collège et au lycée ; 

 

· maintien des vacances d’été à huit semaines, et maximum de six semaines entre chaque période de vacances. 

Les retraités corvéables jusqu’à 67 ans, taillables à vie ? NON !

Pcf Paris 15, 26 mars 2013

 

Les retraités ont toutes les raisons de protester et de manifester ! Ils ont toutes les raisons de construire, avec les actifs et les jeunes, la riposte nationale à la politique de casse sociale poursuivie par Hollande, de concert avec l’UE.

En effet, ils figurent parmi les premiers frappés. Une campagne est lancée, de nouveau, pour les présenter comme les heureux héritiers d’avant la « crise », sinon comme des embusqués. On veut les opposer à leurs enfants et petits-enfants. C’est inacceptable.

Comme tous, les retraités vont payer au prix cher les 20 milliards d’euros de crédits d’impôt au patronat au nom de la compétitivité. Cette mesure, couplée au retour de la TVA antisociale de Sarkozy ne doit pas passer. 20 milliards, c’est davantage que le « déficit » de la Sécurité sociale.

Les retraités corvéables jusqu’à 67 ans, taillables à vie ? NON ! dans APPELS retraite9Comme tous et plus encore, les retraités paient la hausse des tarifs et la dégradation des services publics, l’augmentation des impôts etc. Jamais autant de retraités n’ont été obligés d’effectuer des petits boulots de complément, de pointer aux banques alimentaires, d’autant plus qu’ils ont souvent à aider eux-mêmes leurs enfants.

Plus que les autres, les retraités paient la moindre prise en charge des soins pour les maladies chroniques, les déremboursements.

Le gouvernement précédent avait commencé. La perte progressive du bénéfice de la demi-part fiscale des retraités ayant élevé des enfants, fait très mal, à une population, notamment féminine, qui est loin d’être aisée. La gauche au pouvoir, qui avait dénoncé cette mesure, se garde bien de la remettre en cause.

Au nom de la compétitivité et du financement de la « dépendance », s’annoncent de nouveaux prélèvements. Le pouvoir prévoit de leur faire payer encore plus de CSG (2% ?) pour financer les retraites. C’est scandaleux. Les retraités ont déjà cotisé toute leur vie active pour les retraites.

Le gouvernement a infligé aux deux-tiers des retraités une « contribution additionnelle » de 0,3% qu’il espère voir passer comme une lettre à la poste.

Les retraites, dans un système de solidarité entre travailleurs actifs et retraités, devraient être indexées sur les salaires. Elles ne le sont plus depuis longtemps. Voilà maintenant que le patronat et le gouvernement lancent l’idée de les désindexer de leur indice des prix.

Un récent accord CFDT/FO/Medef prévoit déjà une désindexation des retraites complémentaires par rapport à l’inflation. Ce précédent est gravissime.

1 ou 2 % de pouvoir d’achat perdus chaque année, cela fait 25% à 80 ans. Trois-quarts de vie, une demie vie, voilà à quoi on aurait droit quand on est vieux ?

Nous pourrions continuer la liste des mauvais coups.

Retraités, actifs, jeunes, l’avenir est devant nous dans la lutte !

Le pouvoir parie sur un manque de dynamisme des anciens, sur la division entre générations, pour les attaquer frontalement. Il attaque de même les jeunes condamnés à des années de précarité, par exemple avec les « emplois d’avenir ». De même, il oppose toujours perfidement les salariés du public et ceux du privé.

Communistes, nous n’avons propagé avant 2012 aucune illusion sur un « changement » avec l’élection de François Hollande. Les luttes considérables de 2009 ou de 2010, contre la casse de la retraite à 60 ans, réunissant des millions de travailleurs, dont de nombreux retraités, ont buté sur une perspective bornée aux échéances électorales. Les élections sont passées. Rien n’a changé mais le rapport de force existe toujours.

Il n’est pas question pour nous que la colère, les luttes, dans l’industrie, les services publics, soient à nouveau détournées, vers la perspective d’un changement institutionnel lointain ou vers quelque populisme.

L’objectif, c’est de commencer à faire échec à la politique conjointe de Hollande et de l’UE tout de suite, par la mobilisation.

La riposte à l’accord Hollande/Medef/CFDT sur le « marché du travail » a montré les possibilités de reprise d’une mobilisation de masse dans le pays. Contre les 20 milliards au patronat, contre la casse du code du travail, contre une nouvelle contre-réforme des retraites, pour que l’argent aille à la réponse aux besoins, à l’économie, au social, pour des nationalisations, pour la sécurité sociale, une riposte générale peut gagner!

Retraités, vous avez toute votre place dans ce combat !

Hollande/Pujadas aux Français : Je fais ce que je peux, rien que ce que jeux mais tout ce que je peux, pas plus. Pour les patrons !


PCF Paris 15, 29 mars 2013

François Hollande éprouve le besoin de justifier sa politique devant les Français. Ils pourraient être tentés, effectivement, de la contester de plus en plus.

Il s’y est appliqué sur France 2 ce 28 mars après les informations du soir. Son « sparring partner », le journaliste David Pujadas, résolument positionné du côté des entreprises, a su trouver le ton « punchy », impertinent, qui a permis au Président de mettre en valeur ses mesures, même les plus antisociales.

Hollande/Pujadas aux Français : Je fais ce que je peux, rien que ce que jeux mais tout ce que je peux, pas plus. Pour les patrons ! dans APPELS 130329_pujadas_hollande Face à Pujadas, Hollande se défend d’augmenter les impôts des entreprises. Pour la « compétitivité », il leur accorde 20 milliards d’euros par an, avec le CISE, « crédit d’impôt solidarité emploi ». En clair, il fait payer par la collectivité, par les salariés eux-mêmes, 4% en 2013 puis 6% à partir de 2014 de leurs propres salaires (jusqu’à 2,5X le SMIC). Ce hold-up n’a même pas de précédent sous Sarkozy. Il ne rencontre quasiment aucune résistance. Pujadas et Hollande le banalisent.

Rappelons que 40 milliards d’euros de dividendes vont être servis aux actionnaires des seules firmes du CAC 40 cette année. Mais au nom de l’emploi, il faut toujours donner plus à ceux qui profitent. Hollande, dit-il lui-même, n’est pas un président socialiste, mais « le président de tous les Français », surtout des riches. Son inspirateur, le patron Louis Gallois, dont le rapport préconise d’abattre des pans entiers de la sécurité sociale, n’est pas qu’une référence « pour la gauche » mais « pour tout le pays ».

Hollande s’y applique avec son « choc de simplification » qui a pour but de réduire les contrôles publics sur les agissements patronaux.

Hollande s’y applique surtout en s’attaquant à son tour, frontalement, à la Sécurité sociale, aux allocations familiales et aux retraites. Les premières seront diminuées aux dépens d’un certain nombre d’enfants. Pour les secondes, il faudra cotiser encore plus longtemps que 42 ans ! Hollande n’exclut pas de désindexer les pensions et d’amputer, encore, le pouvoir d’achat des retraités.

Gravement irresponsables ont décidément été ceux, qui en 2010, alors que nous étions 10 millions à manifester, ont invité à attendre le départ de Sarkozy !

Entre la guerre et la famille, Hollande, le « gentil », choisit de préserver… le budget de la guerre ! Le Tartarin du Mali promet de sanctuariser les dépenses militaires et notamment l’arme nucléaire. La tentation de livrer officiellement des armes, à nos frais, aux terroristes syriens le démange comme son ministre Fabius.

Quelles contreparties à cette politique patronale pour les travailleurs et la population ? Hollande a bien du mal à en trouver à présenter.

Pour le pouvoir d’achat, il cite le plafonnement des frais bancaires, du racket contre les petites gens devrait-il dire, et les baisses de tarif du gaz. De qui se moque-t-il ? 0,4% de baisse contre 80% de hausse ces dernières années ! Aucune privatisation n’est remise en cause.

L’avenir de l’industrie suscite bien quelques larmes mais aucune remise en cause de l’intérêt capitaliste. Bien au contraire, les casseurs, les délocaliseurs, vont bénéficier de prêts avantageux de la Banque publique d’investissements et de l’UE, au nom du « Pacte de croissance ».

Les travailleurs apprécieront que Hollande se vante d’avoir contribué au sauvetage de l’euro – Pujadas insiste – l’instrument qui permettra à l’UE, à la BCE et aux gouvernements nationaux, de continuer à étrangler le peuple français comme le Portugais ou le Chypriote.

Soi-disant à l’écoute du pays, Hollande n’entend que les conciliabules de la collaboration de classe. Il vante, haut et fort, le projet de loi de flexibilisation du marché du travail, issu de ce qui est improprement appelé ANI (accord national interprofessionnel), signé entre le MEDEF et la CFDT. Face au chômage : licencions plus facilement, augmentons le temps de travail en diminuant les salaires ! Hollande pousse l’indécence jusqu’à saluer le geste de Carlos Ghosns de prendre sur son salaire pour pouvoir supprimer 8000 postes à Renault, entreprise dont l’Etat reste l’actionnaire de référence.

N’en jetons plus ! Passons sur les commentaires oiseux sur le mariage et le cumul des mandats !

Le ton lénifiant, la complaisance journalistique ne sauraient cacher la gravité de l’aggravation de la politique au service des possédants, au nom d’une crise « plus longue que prévue ».

Ne laissons pas ceux qui ont cultivé des illusions sur le changement avec Hollande, nourrir aujord’hui des désillusions résignées, des populismes stériles et dangereux ! Il n’y a ni place pour un soutien critique à la gauche au pouvoir ou pour une opposition « constructive ».

Le rapport de force existe toujours pour que les salariés, les retraités, les jeunes luttent et mettent un coup d’arrêt à cette politique.

C’est notre perspective, à nous communistes, de contribuer à donner les moyens à ce mouvement de gagner.

C’est pour cela que nous nous investissons entièrement dans la mobilisation contre l’accord CFDT-MEDEF, marquée par la prochaine journée de grève et de manifestation du 9 avril. Pour nous, elle s’intègre dans la construction d’une riposte globale, contre la politique du gouvernement, en particulier contre les 20 milliards de nouveaux cadeaux au patronat, contre la casse de la Sécurité sociale.

Lénifiante ou arrogante, la politique au service du capital et de l’UE doit et peut être mise en échec !

Le vrai visage du FN : Quand Marine Lepen soutient Gaston Flosse

Quand Marine Lepen soutient Gaston Flosse : le vrai visage du Front National

 

En visite jeudi 21 et vendredi 22 mars en Polynésie française, après plusieurs jours passés en Nouvelle-Calédonie, la présidente du FN a rencontré pendant « une demi-heure » le sénateur et président du Tahoeraa Huiraatira.

Qui est Gaston Flosse ?

Ancien proche de Jacques Chirac, Gaston Flosse, âgé de 81 ans, a été condamné en janvier dernier à Papeete à cinq ans de prison ferme dans une affaire de corruption, mais il a fait appel. Le mois suivant, l’ancien président de la Polynésie française a aussi été condamné, en appel cette fois, à quatre ans de prison avec sursis dans une affaire d’emplois fictifs. Il s’est pourvu en cassation.

Gaston Flosse a été, à plusieurs reprises, mis en examen par la justice française aux motifs de « trafic d’influence », « faux et usage de faux », « prise illégale d’intérêts », « complicité de tenue illicite d’une maison de jeu de hasard », « détournement de fonds publics » et « corruption ». (voir le détail des affaire en fin d’article.)

« je préfère une République immorale que pas de République du tout ». « Et puis ça n’a qu’un temps », car « M. Flosse est en fin de parcours politique », a-t-elle déclaré, en faisant valoir que le FN ne pouvait pas constituer de liste lors de ce scrutin, son leader local ayant été déclaré inéligible après les dernières législatives (inéligibilité de trois ans suite à une affaire de compte de campagne). La présidente du Front National tente de justifier et de minimiser son parti pris, mais il est réel et effectif.

Le FN, qui voudrait se faire passer pour l’alternative au système et aux politiques actuelles, ne fait que montrer (encore une fois) son vrai visage : celui d’un parti prêt à tout pour arriver à ses fins. Celui d’un parti fréquentant les grandes fortunes, les mafias, les négationnistes, et autres néonazis. L’entourage proche de Marine Lepen et du Front National en général, ses fréquentations lors de ses déplacements ne font qu’annoncer ce que ce parti ferait du pouvoir s’il l’obtenait : tromper le peuple, instaurer un climat de peur et de corruption tout en favorisant ses « amis ».

La bourgeoisie (à laquelle les Lepen appartiennent bel et bien) n’œuvrera jamais pour le peuple, à moins qu’elle n’y soit contrainte par celui-ci.

Vous pensez renverser le système en amenant les Lepen au pouvoir, vous ne ferez que mettre une nouvelle fois à la tête de l’Etat un représentant de la bourgeoisie, même si celle-ci représente une autre bourgeoisie. Le risque majeur étant cette fois que les dirigeants verrouillent tout moyen de contestation, qu’ils répriment toutes les luttes et revendications. Ainsi, si aujourd’hui, vous pouvez contester une injustice dont vous êtes victime (au travail, avec la police, dans la société en général, …), ces personnes vous stigmatiseront, vous passerez de victime à coupable, vous serez isolé et réduit au silence par le nouveau système. Le but étant de jouer sur le climat de peur, d’opposer les gens entre eux, une première fois pour arriver au pouvoir, ensuite pour le garder. La peur, l’insécurité et l’injustice sont le terreau qui leur permet d’avoir le pouvoir, résoudre ces problèmes serait le perdre ; leur objectif est donc de le préserver tout en trouvant le bouc-émissaire les dédouanant de toute responsabilité, d’où les diverses dérives historiques des partis d’extrême droite.

Le modèle communiste est en ce sens son opposé, il vise l’appropriation des biens et des moyens de production par le plus grand nombre (et non par une élite) dans l’intérêt général. Tous œuvrent et travaillent pour produire des biens et des services qui serviront cet intérêt général et non plus les profits de quelques uns. L’objectif ne peut être atteint que par l’expropriation des dirigeants (politiques et économiques). L’union et l’organisation du plus grand nombre en est la condition absolue. Préparons-nous ! La colère monte, le moment viendra …

PCF, Section de Saint-Quentin

L’hôtel de Reginald Flosse

En juillet 2000, le président de la Polynésie française, Gaston Flosse, fait prendre quatre arrêtés lors du conseil des ministres. Ces arrêtés auraient permis au Territoire d’acquérir un hôtel appartenant à son fils Reginald Flosse, à des conditions favorables pour ce dernier. L’hôtel aurait ainsi pu être acquis à son prix d’achat, soit 1,95 milliard de Fcfp (16,34 millions d’euros), alors qu’il était fermé depuis 1998. Finalement, face à la polémique qui enfle, les arrêtés sont retirés en novembre 2000.

Le tribunal correctionnel de Papeete condamne, le 22 juin 2006, Gaston Flosse à trois mois de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêt. Aucune peine d’inéligibilité n’est néanmoins prononcée à son encontre.

Disparition de Jean-Pascal Couraud : « l’affaire JPK »

Gaston Flosse est également mis en cause dans la disparition inexpliquée du journaliste tahitien Jean-Pascal Couraud, alias JPK, en décembre 1997. Selon les proches de JPK, ce journaliste aurait été assassiné en raison d’informations qu’il possédait sur l’existence d’un compte qu’aurait détenu Jacques Chirac au Japon.

Jean-Pascal Couraud était un ancien journaliste, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti. En 1997, il travaillait pour Boris Léontieff, adversaire politique de Gaston Flosse. Il était surveillé par la cellule d’écoute du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), une milice aux ordres de Gaston Flosse.

Un ancien membre du Groupement d’intervention de la Polynésie, Vetea Guilloux, a accusé en 2004 deux membres du GIP d’être responsables de l’assassinat du journaliste Jean-Pascal Couraud. Vetea Guilloux s’est ensuite rétracté et est aujourd’hui poursuivi pour dénonciation mensongère.

Condamnations pour détournements de fonds publics

Pour l’affaire des « sushis de la Présidence », Gaston Flosse est condamné, en février 2009, pour détournement de fonds publics à un an d’inéligibilité, un an de prison avec sursis et 2 millions de francs CFP (environ 16 700 €) d’amende. Le 24 septembre 2009, lors du procès en appel la peine prononcée en première instance est confirmée. Le 22 octobre 2009, le Conseil constitutionnel examine la demande de « constatation de déchéance » de Gaston Flosse, présentée le 5 octobre par le Garde des sceaux, mais sursoit à statuer dans l’attente du résultat du pourvoi en cassation.

Par ailleurs, il est condamné le 27 mars 2012 pour détournement de fonds publics (400 000 francs d’amende et 420 000 francs d’indemnité à verser à l’assemblée de Polynésie française) pour avoir eu recours à une femme de ménage à son domicile privé, rémunérée sur fonds publics.

Affaire de « l’annuaire OPT »

Le parquet de Papeete demande, le 6 juillet 2009, la levée de l’immunité parlementaire de Gaston Flosse, poursuivi pour détournement de biens sociaux, trafic d’influence passif et corruption active. Quelques jours auparavant, le siège de son parti, Tahoeraa huiraatira, était perquisitionné et la secrétaire particulière de Gaston Flosse placée en détention provisoire. Le 8 juillet 2009, son hôtel particulier, à Paris, est également perquisitionné dans le cadre de cette affaire.

À la suite de la demande du procureur général de Papeete, le bureau du Sénat lève partiellement l’immunité parlementaire de Gaston Flosse le 22 juillet 2009, autorisant ainsi son placement en garde à vue : c’est la quatrième fois depuis 1995 qu’une telle décision est prise à l’encontre d’un sénateur. Le 24 juillet 2009, Gaston Flosse est placé en garde à vue dans les locaux de la Division nationale d’investigation financière de Nanterre. Le 15 septembre 2009, une nouvelle demande de levée de l’immunité parlementaire (demande d’autorisation de mise en détention provisoire) est examinée par le bureau du Sénat : celui-ci rejette la demande, jugée prématurée, avant une éventuelle mise en examen. Deux jours après, Gaston Flosse est à nouveau placé en garde à vue, à Papeete, cette fois-ci. Il est ensuite mis en examen, le 30 septembre 2009.

Le 4 octobre 2009, c’est au tour de sa compagne, Pascale Haiti, d’être mise en examen à Tahiti. Cette dernière est accusée de destruction de preuves dans cette affaire qui porte sur un « pacte de corruption » dont Gaston Flosse serait le « centre », selon les termes du procureur de la République en Polynésie française. L’instruction a démontré comment, de 1993 à 2005, les sociétés du groupe 2H (Hubert Haddad) ont remis environ un million de francs pacifique mensuellement à Gaston Flosse via sa secrétaire particulière. Ces sommes servaient, d’après les mis en cause, à s’assurer les bonnes grâces du pouvoir pour obtenir des marchés publics.

Le 3 novembre 2009, le bureau du Sénat lève l’immunité parlementaire de Gaston Flosse. Le 10 novembre, Gaston Flosse est arrêté et placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Faa’a-Nuutania. Après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 25 novembre 2009, il est de nouveau incarcéré le 3 décembre 2009 et de nouveau libéré, sous caution, le 24 décembre 2009.

Le 15 janvier 2013, le tribunal correctionnel de Papeete le condamne à cinq ans de prison ferme pour trafic d’influence passif et corruption active.

Affaire des emplois fictifs

Gaston Flosse avait, sous sa résidence, multiplié les recrutements sous la forme de « contrats cabinets » directement rattachés à la présidence. Plus de 1 000 personnes ont ainsi pu être employées par ce dispositif. La justice a identifié près d’une centaine de personnes pour lesquelles les emplois sont qualifiés de fictifs ou servaient les intérêts du parti politique de Gaston Flosse. Le 4 octobre 2011, Gaston Flosse est condamné à quatre ans de prison ferme pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts aux côtés de 86 autres personnes. Le 7 février 2013, la cour d’appel de Papeete a ramené cette peine à quatre ans de prison avec sursis, 125 000 euros d’amende et trois ans de privation des droits civiques.

RENAULT : LES SYNDICATS CFE-CGC, CFDT ET FO SIGNENT L’ACCORD SCELERAT TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

RENAULT : LES SYNDICATS CFE-CGC, CFDT ET FO SIGNENT L'ACCORD SCELERAT TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS dans Divers empty
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Fumée blanche chez Renault, les syndicats signent l’accord compétitivité…

renault-accord-1177077-jpg_1049177 dans Nous dénonçons

Carlos Ghosn, patron de Renault, Laurent Smolnik de Force ouvrière, Dominique Chauvin de la CFE-CGC et Fred Dijoux de la CFDT (près de 65 % des voix au total) ont paraphé l'accord au siège du constructeur automobile à Boulogne-Billancourt devant la presse. "Renault et trois de ses organisations syndicales les plus représentatives ont signé un accord qui fera date dans l'histoire des négociations sociales françaises", s'est ensuite félicité le numéro un de Renault...

Comme prévu, le PDG de Renault Carlos Ghosn a signé avec trois syndicats un accord de compétitivité qui fera acte dans le secteur industriel.

Travailler plus pour gagner moins, mais pour garder vos emplois. C’est en substance ce que les syndicats CFE-CGC, CFDT et FO de Renault ont accepté le 13 mars en signant l’accord de compétitivité façonné par les quatre mois de négociations avec la direction du constructeur automobile français.

La recette pour aider Renault à redresser la barre ? Une augmentation du temps de travail et 7 500 suppressions nettes d’emploi en échange du maintien de l’activité dans les usines françaises.

Devant la presse, Carlos Ghosn, Laurent Smolnik pour Force Ouvrière, Dominique Chauvin pour la CFE-CGC et Fred Dijoux pour la CFDT ont signé l’accord.

« Un accord équilibré » selon Carlos Ghosn

« Renault et trois de ses organisation syndicales les plus représentatives ont signé un accord qui fera date dans l’histoire des négociations sociales françaises », a commenté le PDG de Renault. « Il s’agit d’un accord équilibré (…) qui donne à Renault les moyens de renouer avec la compétitivité en France ».

Selon l’AFP, l’accord prévoit entre autres une augmentation de 6,5 % du temps de travail, une refonte des comptes épargne temps, un gel des salaires en 2013 et 7 500 suppressions nettes d’emploi d’ici fin 2016. Avec de telles concessions de la part des organisations syndicales représentatives, cet accord ne manquera pas de faire des petits dans les filières industrielles en difficulté.

En contrepartie, Renault s’est engagé à ne procéder à aucune fermeture d’usines en France en leur assurant une activité minimum de 710 000 véhicules par an.

« Le retour industriel de Renault en France »

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg n’a pas tardé à réagir à l’annonce, saluant dans un communiqué un « accord (qui) marque le retour industriel de Renault en France ». Le ministre soumet même une interprétation de texte toute personnelle, en parlant de « relocalisation » : « le retour de Renault en France, c’est un acte important du mouvement de relocalisation de l’industrie sur le territoire national (…) ».

Il se félicite également du retour des « investissements massifs dans l’appareil de production sur le site France », et détaille : 1,2 milliards d’euros au total, dont 420 millions d’euros sur le site de Douai (Nord), 230 millions à Sandouville, 190 millions à Dieppe, 300 millions à Cléon, trois usines situées en Haute-Normandie.

Elodie Vallerey

Sources

http://www.usinenouvelle.com/

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/

 

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