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Retraites des fonctionnaires : Ne pas laisser dire n’importe quoi !

Le vote à l’Assemblée de la nouvelle contre-réforme des retraites a été l’occasion d’une nouvelle tentative de division des salariés avec une nouvelle attaque en règle des médias contre les fonctionnaires.

Les mensonges les plus gros sont alignés les uns derrière les autres, sous couvert de chiffres manipulés.

En 2010, au cœur de la bataille contre la contre-réforme Fillon-Woerth, nous avons édité un tract rétablissant la réalité. Nous le reproduisons ci-dessous.

La comparaison des cotisations retraites du régime général avec les « cotisations » des fonctionnaires d’Etat n’a aucun sens. L’Etat est à la fois l’employeur et fait office de caisse de retraite pour ses fonctionnaires. Il ne se verse pas de cotisations « patronales » à lui-même.  

Les soi-disant « cotisations » prélevées sur le traitement ne constituent en fait qu’une « retenue pour pension ».

Ce qui est comparable entre privé et public, c’est le salaire et le traitement nets (à qualification et poste équivalents etc.), mais pas les taux de « cotisation ».

L’offensive de l’idéologie dominante sur les retraites des fonctionnaires vise à baisser les traitements nets en augmentant la retenue pour pension, ensuite à faire pression à la baisse sur tous les salaires.

Malgré l’augmentation de la population et des besoins, le gouvernement Fillon a fortement réduit le nombre de postes de fonctionnaires. Ayrault n’inverse pas la tendance. Les traitements sont gelés. De nombreux postes de fonctionnaires d’Etat ont été transférés vers la fonction publique territoriale. Comment s’étonner ensuite d’une dégradation de l’équilibre démographique dans la fonction publique d’Etat entre actifs et retraités ?

Même dans cette situation, les fonctionnaires contribuent toujours massivement, plus d’un milliard d’euros par an, à la solidarité avec les régimes de retraites les plus déficitaires structurellement comme celui des mineurs, ceux des paysans et ceux des commerçants.

Et oui, les fonctionnaires payent pour les retraites des indépendants et commerçants !

Ci-dessous le texte de notre tract plus complet d’avril 2010 :

 

Retraites public/privé : on ne peut pas les laisser dire !

Mesurons-le ! La fonction publique est la cible de la nouvelle contre-réforme des retraites, avec le report de l’âge de départ, un nouvel allongement de la durée de cotisation, de nouveaux prélèvements injustes…

L’objectif du pouvoir est autant de diminuer les droits à la retraite des fonctionnaires, comme des salariés du privé, que de détruire un élément constitutif du statut de la fonction publique. L’attaque va de pair avec l’offensive générale contre les dépenses publiques et sociales, les services publics de l’Etat, au nom de la « dette publique » creusée par le gouvernement.

Une campagne médiatique de grande ampleur est lancée pour propager des mensonges éhontés sur les soi-disant « privilèges » des fonctionnaires. La même avait sévi pour tenter de justifier le passage de la loi Fillon en 2003. Cela ne les empêche pas de recommencer.

Le quotidien « Aujourd’hui/Le Parisien » publie notamment un tableau de comparaisons qui se veut accablant. Sauf qu’aucune de ses comparaisons n’est valide !

Mensonge 1 : il est faux d’écrire que les fonctionnaires partent plus tôt. L’âge de départ à la retraite des fonctionnaires, en moyenne 59 ans, correspond à l’âge de cessation d’activité. Dans le régime général, 60% des salariés sont hors emploi au moment de valider leur retraite, en moyenne à 61,5 ans. Ils sont pris en charge par l’assurance chômage, sont en préretraite ou en invalidité. L’âge moyen de cessation d’activité des salariés du privé est en fait de 57 ans.

Mensonge 2 : il n’y a pas lieu de faire des comparaisons malveillantes pour laisser entendre que les fonctionnaires paient moins de cotisations. On ne peut pas comparer de taux de cotisations. Cela n’a pas de sens. Les fonctionnaires ne cotisent pas mais subissent une retenue pour pension de 7,85% du traitement brut. L’Etat est à la fois l’employeur et le payeur des retraites. Il n’y a pas lieu d’avoir de caisse particulière alimentée par cotisation. Ce que l’on peut comparer, c’est le niveau des salaires nets du privé et des traitements nets de la fonction publique. Il apparaît alors que les cadres fonctionnaires sont moins bien payés que leurs collègues dans le privé, notamment les débutants (enseignants, à peine 1300 euros!) et que les travailleurs peu qualifiés sont un peu mieux payés en fin de carrière.

Mensonge 3 : il est faux d’écrire que le mode de calcul des pensions avantage les fonctionnaires. Pour les fonctionnaires, elles sont calculées sur les 6 derniers mois. Pour les salariés du privé, maintenant, sur les 25 meilleures années.

Mais dans la moitié des cas aujourd’hui, et cela risque de s’aggraver, les salariés du privé ne finissent pas leur carrière avec leur meilleur poste. Calculer leur retraite sur les derniers mois ne serait pas du tout avantageux (En revanche, il faut retourner au calcul sur les 10 meilleures années, supprimé par les lois Balladur-Veil de 1993).

Dans la fonction publique, les primes ne sont pas prises en compte. Elles peuvent atteindre 40% du revenu. La perte sèche en termes de « taux de remplacement » est très lourde.

Comble de la malhonnêteté, certains journalistes vont jusqu’à omettre que les fonctionnaires n’ont pas de régime complémentaire obligatoire de type AGIRC/ARCCO et comparent retraite des fonctionnaires avec la seule retraite de la CNAV.

Mensonge 4 : certains journaux avancent des comparaisons, intellectuellement malhonnêtes, entre la moyenne des pensions du public et celle du privé. Ils arrivent à prétendre que les fonctionnaires retraités toucheraient jusqu’à 600 euros de plus par mois. Faux, faux et archi-faux !  

A carrière et qualification équivalentes, les fonctionnaires et les salariés du privé touchent actuellement à peu près la même retraite. Dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, la moyenne de retraite sont encore plus basse. Dans la fonction publique d’Etat, la proportion d’emploi de cadre est 3 fois plus importante que dans le privé.

Les retraités de la fonction publique ont, beaucoup plus souvent, notamment en ce qui concerne les femmes, moins discriminées que dans le privé, pu avoir une carrière relativement complète. L’Etat ne sert d’ailleurs de pension qu’aux fonctionnaires ayant effectué au moins 15 ans de service.

Dans les retraites du privé servies par la CNAV, on retrouve quantité de carrières incomplètes, voire parcellaires, par exemple de salariés passés travailleurs indépendants qui n’ont cotisé que quelques années, de femmes qui sont restées sans emploi très longuement etc… D’où les moyennes très différentes et incomparables au sens strict.

Salariés du privé, fonctionnaires, ne nous trompons pas d’adversaire ! Ceux qui veulent que nous touchions moins de retraite, les uns et les autres, sont les mêmes : les patrons et les capitalistes ! Dans un cas, ils veulent récupérer à leur compte les cotisations sociales qui servent à assurer une retraites aux anciens salariés du privé, dans l’autre, ils veulent récupérer l’argent public de l’Etat qui sert à assurer une retraites aux anciens fonctionnaires.

Nous en avons l’expérience. Depuis 1993, ils « réforment » les retraites en tentant de nous opposer entre nous, de nous opposer aux salariés relevant des régimes spéciaux. Le résultat est là, les retraites ont déjà perdu 20% de pouvoir d’achat.

Le seul alignement que nous pouvons accepter, c’est un alignement par le haut de chaque prestation, tantôt plus favorable dans le privé, tantôt dans le public. Ainsi, la prise en compte de la maternité est meilleure dans le privé (2 ans) que dans le public (1 an pour les enfants nés avant 2004 si la femme était fonctionnaire à ce moment). Pour le calcul des pensions de réversion, le régime privé offre un meilleur taux, 54%, mais dans des cas beaucoup plus restrictifs que le public (50% sans condition de revenu du conjoint survivant). Pour les emplois pénibles, des professions comme les égoutiers, les gardiens de prisons, certains militaires peuvent partir avant 60 ans dans le public. Certains patrons voudraient envoyer en sous-sol ou en Afghanistan des papys ! Ce n’est pas notre cas. Des retraites anticipées doivent être prévues pour toutes les professions pénibles pour maintenir des conditions de vie équivalentes pour tous. Etc…

Les prestations de retraites du privé et de la fonction publique sont grosso modo équivalentes. L’existence du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires tire sa pleine justification de la mission de service public qui est la leur.

Le gouvernement veut utiliser des arguments spécieux sur les retraites pour le détruire, détruire le statut de la fonction publique. Il veut supprimer plus facilement des centaines de milliers d’emplois, privatiser, détruire l’esprit de service public basé sur l’impartialité et les valeurs de la République.

On voit ce que ça donne à France Télécom, que nous soyons salariés, fonctionnaire, usagers ou simple citoyens. Ne laissons pas faire !

Unité public/privé pour défendre nos systèmes de retraite respectifs! Ensemble mettons en échec le projet du gouvernement !  

Pcf Paris 15, 27 novembre 2013

Budget de la défense : 1 milliard d’euros pour des drones destinés aux guerres extérieures. Nous refusons l’Union sacrée derrière cette dépense militaire.

Budget de la défense : 1 milliard d’euros pour des drones destinés aux guerres extérieures. Nous refusons l’Union sacrée derrière cette dépense militaire. dans Nous dénonçons 131124_drones-300x225Les drones, ce sont ces avions sans pilote, ultra-robotisés, qui servent suivant les modèles d’outil de surveillance et d’espionnage domestique ou extérieur, ou d’armes de guerre lance-missiles.

Les Etats-Unis en disposent de 10.000. Ils s’en servent dans toutes leurs guerres extérieures, notamment pour supprimer, sans pertes, de présumés opposants, difficiles à atteindre. En toute illégalité, hors du cadre d’une guerre officielle, leurs drones leur ont permis d’assassiner au Pakistan, au Yémen, en Somalie (avec important dégâts humains « collatéraux »). Israël est l’autre grand producteur.

La France peut-elle se permettre d’être à la traîne dans l’équipement de son armée ? Pour le gouvernement actuel, comme pour son prédécesseur, la réponse est clairement : non !

La participation à la guerre en Afghanistan, les guerres françaises en Libye et au Mali auraient montré la nécessité de s’en procurer au plus vite, pour « combler une lacune ». Pour se tenir prêts à d’autres « opérations extérieures » du même type. Pour pouvoir tuer plus efficacement ! Pour que l’impérialisme français tienne sa place dans le monde !

Et puis l’affaire Snowden a montré le retard français en matière de nouveaux modes d’espionnage !

Aussi, dans le débat au Sénat de programmation militaire le 23 octobre, puis lors de l’examen du budget de la défense pour 2014 à l’Assemblée, le 30 octobre, le ministre Jean-Yves Le Drian a annoncé 700 millions d’euros d’ici 2019 consacrés au « projet de drones de combat futur ».

Le chiffre réel pour l’achat de 16 drones « Reaper » pourrait s’élever en fait à 1,14 milliard d’euros selon le fournisseur américain. Car le Pentagone devrait accepter qu’il en vende, pour services rendus, au bon élève France ! Quel soulagement !

Il est effrayant qu’aucune voix dissonante n’ait été entendue dans la discussion à l’Assemblée.

Les orateurs du PS ont accusé la droite d’avoir laissé prendre du retard au programme d’équipement en drones. Ceux de droite s’en sont vivement défendus et ont fait de la surenchère. L’orateur « écologiste » s’est félicité d’une « meilleure adaptation aux menaces contemporaines ».

Parlant au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine où siègent les 7 députés communistes restants, le député PCF Jean-Jacques Candelier (dont apprécions souvent par ailleurs les positionnements) a déclaré : « Si nous saluons les efforts consentis pour les drones, le ravitaillement en vol et le transport logistique, il faut tout mettre en œuvre pour assurer notre indépendance, donc inciter la fabrication nationale, voire européenne, des matériels dont nous avons besoin, car nous ne pouvons dépendre des Américains ».

Qui c’est «nous » ? Qui a besoin des drones ? Un milliard d’euros dans l’intérêt de qui ? Certainement pas pour défendre le territoire et l’indépendance nationale!

Communistes, nous ne pouvons pas accepter une telle position. Elle nous fait froid dans le dos.

Que les drones soient fabriqués en Amérique ou en Europe ne change rien sur le fond! Nous ne pouvons pas souhaiter l’émergence d’un impérialisme européen, complice ou rival de l’impérialisme américain.

D’ailleurs, sur ce plan, les députés ne vont pas être déçus ! Un programme européen, conduit par EADS et Dassault, est envisagé pour la mise au point de drones de 3ème génération européanisés à partir de 2020. Dassault avait déjà essayé en 2011 de vendre à l’Etat son programme en collaboration avec Israël…

L’Union sacrée derrière les drones ! C’est l’Union sacrée derrière l’impérialisme, derrière ses aventures guerrières ! Peu nous importe qu’il soit à dominante US ou UE ! Communistes, nous n’en serons pas !

vivelepcf, 24 novembre 2013

131124_2 tag2 dans Solidarité internationale

La vidéosurveillance : inutile et coûteuse. Le discours sécuritaire pour une privatisation de la sécurité.

Les élections municipales approchent.

La vidéosurveillance : inutile et coûteuse. Le discours sécuritaire pour une privatisation de la sécurité. dans Nous dénonçons 131124_videosurveillanceDes municipalités sortantes de droite mais aussi souvent de « gauche » (à commencer par Paris, ou encore Vénissieux) s’enorgueillissent des systèmes de vidéosurveillance qu’elles ont installés, à grands frais. La démagogie sécuritaire anime, de même, de nouveaux candidats. Il y a tentative d’imposer un consensus. Qui est contre la vidéosurveillance serait laxiste avec la délinquance etc.  

Pourtant, toutes les études montrent que la vidéosurveillance a des effets très limités, pour des coûts très élevés, argent qui serait beaucoup plus utile pour des services publics de qualité, y compris en termes de prévention et de sécurité. Les sociétés privées qui installent les dispositifs, parfois les gèrent, sont les seules (grandes) gagnantes. La privatisation rampante des services de sécurité constitue également en elle-même un danger pour les libertés… et la sécurité.

Nous publions ci-dessous deux interventions d’élus communistes qui argumentent à contre-courant, face à la droite de Pierre Bedier, ex-secrétaire d’Etat à la privatisation des prisons à Mantes-la-Jolie, à celle de Xavier Bertrand, ex-ministre du chômage, à Saint-Quentin.

43 caméras de vidéosurveillance à Mantes la Jolie: pour quoi faire? – Marc Jammet, conseiller municipal PCF

43 caméras vont surveiller les Mantaises et les Mantais …. pour un coût approchant un million d’euros. Mais, pour quoi faire au fait?

Pour ce qui est de la prévention de la délinquance, on est en droit d’en douter. La cavale du « tireur parisien » pendant deux jours bien qu’il ait été repéré par des dizaines de caméras et cible de toute la police parisienne .. alors qu’il était endormi dans une voiture montre bien l’inefficacité totale d’un tel dispositif à Mantes la Jolie.

Outre les atteintes à la vie privée et aux libertés publiques qu’un tel dispositif peut générer, pour qu’un tel système soit efficace, il faut « qu’il y ait quelqu’un » derrière les écrans pour repérer les faits délictueux (toujours à Paris, le témoignage d’un policier « qu’au bout d’une heure, on ne voit plus rien » est édifiant).. et du personnel sur le terrain – autrement dit, des effectifs de police présents et suceptibles d’intervenir rapidement.

Qu’en sera-t-il à Mantes la Jolie?

43 caméras, cela suppose en permanence 11 personnes pour visionner ces dernières soit, grosso-modo plus d’une cinquantaine d’employés communaux. C’est loin d’être le cas, si loin d’ailleurs que le maire refuse de communiquer sur ce nombre.

Quant aux effectifs de police nationale, avec la prise en charge de la circonscription de Rosny sur Seine, sans augmentation réelle d’effectifs, à supposer que les faits délictueux soient repérés, on peut douter de leur capacité d’intervention rapide.

Enfin le nerf de la guerre: les sous! Le maire réfute l’idée du coût en s’appuyant sur les subventions versées pour ce dispositif.

Sauf que …. l’attribution des subventions n’est pas extensible à souhait . C’est justement au nom du développement de la vidéosurveillance qu’on réduit les effectifs de police. C’est justement parce que la vidéosurveillance est grosse consommatrice de crédits qu’on réduit les crédits pour la prévention. Autrement dit, ce que Mantes la Jolie perçoit pour la vidéosurveillance, elle ne le percevra pas pour d’autres actions, pourtant elles autrement plus utiles.

C’est le cas pour la subvention de 150.000 euros que va percevoir Mantes-la-Jolie du Fonds interministériel de la prévention de la délinquance alors que les actions visant à l’accès au droit pour toutes et tous sont réduites à la portion congrue.

Un tel dispositif ne conduira donc qu’à rassurer « à bon compte » en pesant un peu plus sur nos finances municipales … avant que …. ces caméras ne soient utilisées pour verbaliser les conducteurs en stationnement.

Là plus besoin de personnels derrière les caméras (un logiciel suffira), plus besoin de personnels sur le terrain (les PV seront envoyés directement par La Poste) et cela pourra rapporter gros à la commune dès que la loi – en prévision – autorisant les communes à fixer elles-mêmes le montant des amendes aura été votée.

C’est d’ailleurs ce que laisse entendre le maire de Mantes la Jolie ….: « nous n’y sommes pas encore mais … »

Et la prévention de la délinquance dans tout cela?

 

SAINT-QUENTIN: Vidéosurveillance, l’escroquerie au sentiment d’insécurité continue (conseil municipal 18-3-2013 Olivier TOURNAY – PCF )

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux

Vous nous annonciez fièrement lors du dernier conseil municipal une baisse de la délinquance à Saint-Quentin. Nos sources sont concordantes je confirme cette baisse, et c’est tant mieux.

Bien entendu, il ne vous en fallait pas moins pour faire le parallèle avec la vidéosurveillance. Et que dites-vous ? En substance, grâce à la vidéosurveillance, la délinquance baisse. Pourquoi ? Parce que !

Une fois de plus, il va falloir vous démontrer (mais vous le savez très bien), preuves à l’appui bien entendu, que vous gaspillez l’argent public, car le rôle de la vidéosurveillance reste marginal lorsqu’il s’agit de traitement de la délinquance.

Certes oui, la délinquance a baissé de 9.1% à Saint-Quentin intra-muros, mais de quelle délinquance parlons-nous ?

Des atteintes volontaires à l’intégrité physique (qui comprend essentiellement les bagarres et les menaces) -3,3 %  en un an. Ca baisse tant mieux mais ça ne fait pas le compte.

De la colonne vols à mains armés, vols violents, cambriolages et dégradations ? Ah non, là, ça augmente. +1.6% depuis 2009 (c’est-à-dire depuis que la vidéo surveillance est déployée et +  6.8% en un an. Pas franchement dissuasif !

Des vols simples ? +23% depuis 2009, + 3% en un an.

Alors d’où vient cette baisse ? En grande partie d’une donnée qui n’a rien à voir avec la vidéosurveillance, à savoir les infractions économiques et financières (type escroquerie internet).

La baisse que vous annoncez ne peut de fait être liée à la vidéosurveillance.

A plusieurs reprises, l’opposition a demandé qu’une étude[5] soit menée sur la vidéo surveillance à Saint-Quentin, au regard du coût très élevé du système. Vous refusez systématiquement.  Si on ne peut le prouver, ça s’appelle simplement de la croyance.

Allons voir dans ce cas ce qui se passe dans les communes qui touchent Saint-Quentin comme Gauchy, Harly, là où il n’y a pas de vidéo surveillance (les inconscients !). Résultat : ça baisse aussi !

La municipalité doit-elle s’en approprier le résultat ? Les caméras à 30 000 euros pièce irradieraient-elles aussi loin ?

Ce n’est pas un cas spécifique. L’exemple de Lyon, précurseur en matière vidéo surveillance et sa voisine Villeurbanne, qui la refuse, est identique, avec même une baisse de la délinquance plus importante dans cette dernière.

Après avoir regardé les villes alentours, regardons par quartiers.

Un est surexposé, c’est le centre-ville.  D’autres ne les sont pas ou très peu (ce n’est pas une critique, bien au contraire).

Pour quels résultats ?

Le centre-ville avec ses 22 caméras extérieures  sur 57 : + 6.2 % en un an (toutes les catégories de vols et de violences sont en augmentation).

Les quartiers où il n’y en pas ou très peu : ça baisse. -35.8% à Neuville avec une caméra extérieure. -11.1% à Saint-Martin avec deux caméras extérieures.

Conclusion objective : ce ne sont pas les caméras qui font baisser la délinquance.

Et c’est d’autant plus scandaleux au regard du coût exorbitant pour la ville. Cette année, c’est 615 000 euros venant s’ajouter aux 2 millions d’euros déjà dépensés, sans compter, le loyer du Centre de Supervision Urbain (1355 euros par mois), ainsi que le personnel. On arrive pour l’instant, estimation très basse à plus de 3.7 millions d’euros. Ce même personnel qui est censé   visionner ce que filment 75 caméras, alors qu’ils n’ont que 20 écrans à leur disposition.

Bref, 3.7 millions d’euros pour des caméras que personne ne visionne après 1h du matin en semaine. En matière de dissuasion, mettez une boite en carton peinte en noir, vous aurez le même résultat.

Je ne suis pas le seul à le dire, la Cour de comptes pointe elle aussi « des modalités contestables d’installation et d’exploitation ». Elle estime qu’ “aucune étude d’impact, réalisée selon une méthode scientifiquement reconnue, n’a encore été publiée

Alors Monsieur le Maire, si la vidéo surveillance est de fait inefficace pour un coût disproportionné, à quoi peut-elle servir si ce n’est de servir d’argument politique passablement populiste ?

Avec tout ce que coûte cette vidéosurveillance au contribuable, on pourrait en faire des choses nettement plus intéressantes pour le bien-être de la population. A Saint-Quentin, ce choix pourrait représenter plus d’une vingtaine  d’emplois municipaux de proximité (que ce soit des policiers municipaux, des éducateurs de rue, des agents de médiation, des correspondants de nuit), en mesure de rassurer la population et de réguler les conflits de la vie quotidienne de manière autrement plus efficace. Tout en laissant à la Police Nationale ce qui entre dans ses prérogatives, les crimes et délits (et apparemment, elle s’y attelle, car de part son action globale, la délinquance baisse).

Vous l’aurez compris, cet argent nous l’aurions bien mieux utilisé que vous, sans escroquer la population sur le sentiment d’insécurité !

J’en ai fini, j’attends les poncifs (« ceux qui n’ont rien à se reprocher n’ont rien à craindre de la vidéoprotection ») et toujours les mêmes exemples de réussite que vous reprenez à chaque fois, sans même vous demander s’ils auraient pu être résolus par les investigations de la Police.

Article du Courrier Picard

La hantise de Ayrault: que le « ras-le-bol » fiscal se transforme en lutte conséquente contre les hausses de TVA

Fiscalité : pour éviter la montée de la lutte contre les hausses de TVA, Ayrault programme la fuite en avant

La hantise de Ayrault: que le « ras-le-bol » fiscal se transforme en lutte conséquente contre les hausses de TVA dans Luttes, grèves, manifs 131123_ayrault_imp%C3%B4ts-300x124Et si le ras-le-bol fiscal se transformait en lutte convergente contre un point clé de la politique au service du patronat et du capital. C’est visiblement la hantise du premier ministre.

Ce point de convergence immédiat, ce pourrait être l’opposition aux hausses de TVA prévues pour le 1er janvier 2014. Elles sont considérables : 6,5 milliards d’euros, 170 euros par foyer en moyenne. La TVA est l’impôt le plus injuste. Hollande et le PS avaient – c’était avant – dénoncé la TVA « sociale » de Sarkozy. Ces augmentations ont pour objectif de commencer à compenser le plus gros cadeau octroyé au patronat et aux profits depuis 15 ans : le « Crédit d’impôt compétitivité » (CICE), le remboursement par les contribuables aux entreprises de 4 puis 6% des bas et moyens salaires qu’elles versent.

Ayrault espère avoir trouvé la parade politique en annonçant cette semaine une « remise à plat de toute la fiscalité » pour 2015. Le coup politicien est habile mais facile à décrypter.

Ayrault invite à comprendre que l’on pourra discuter de tout l’an prochain mais que d’ici là il faut accepter les sacrifices. Pour Ayrault, surtout, pas question de remettre en cause les hausses de TVA, sacro-saintes : « ce serait revenir sur la baisse du coût du travail » au profit du patronat !

En revanche, on ne trouve plus du tout la même fermeté quand il désamorce la bombe de la fronde contre l’écotaxe. Le nouvel impôt sera mis au frigo en 2014 sans être formellement abandonné. Répétons que nous désapprouvons la conception de l’écotaxe, impôt mal ficelé, mais que nous n’oublions pas que ce sont les patrons, même petits, qui devraient s’en acquitter. Le mouvement contre l’écotaxe risque de faire contagion, de dériver vers le refus de la TVA supplémentaire. Ayrault préfère couper court. En 2014, la société privée italienne Ecomouv, embauchée pour récolter cet impôt, s’apprête à toucher 20 millions d’euros par mois pour ne rien faire. Rappelons aussi que c’est la droite qui a enfanté l’écotaxe.

En ouvrant le débat sur l’ensemble de la fiscalité, Ayrault espère ouvrir quantité de débats de diversion. Chacun pourra y aller de ses propositions. En laissant causer, Ayrault fait d’une pierre deux coups : il escompte que sa diversion du moment lui permette de mieux préparer les mauvais coups structurels à venir. On entend ainsi parler de nouveau de la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu. La CSG, impôt hybride destiné au financement de la sécurité sociale, perdrait tout lien avec le salaire, avec son origine de cotisation sociale. Le patronat se trouverait ainsi totalement dégagé du financement de branches entières de la Sécu. Complétant les promesses faites au Medef avec la nouvelle contre-réforme des retraites, une tentative de basculement des cotisations sociales patronales familles vers la CSG est à redouter. Etc.

Inflexible, « rigoureux », avec le monde du travail, souple et docile avec le patronat !

Le calcul d’Ayrault espère jouer des contradictions des organisations syndicales et des partis de gauche. L’annonce de la remise à plat de la fiscalité permet à l’aile gauche du PS de réaffirmer son soutien, rassuré et hypocrite, au gouvernement. Les syndicats, d’abord la CGT, réclament une « réforme fiscale ambitieuse ». Ayrault mise sur la confusion.

Côté Front de gauche, Mélenchon a convoqué, en solo, une manifestation le 1er décembre, loin de la construction d’une lutte de masse pour mettre en échec les hausses de TVA. Il est hautement prévisible qu’aucun syndicat ne pourra s’associer à cette opération politicienne.

Une « réforme fiscale ambitieuse », assortie d’un programme complet de proposition, demande un changement de pouvoir. La mise en échec de la TVA est une question immédiate et impérieuse, allant dans ce sens.

Communistes, comme sur la suite de la bataille pour les retraites, il n’est pas question pour nous de laisser les calculs politiciens anesthésier la colère des masses et sa fécondité.

La bataille contre les hausses de TVA est importante, urgente. Nous la menons, pétition et argumentation en main, en direction des salariés et des habitants du 15ème, parce que la victoire est possible, parce que l’organisation de la lutte construit l’avenir.

SIGNEZ, FAITES SIGNER CONTRE L’AUGMENTATION DES TAUX DE TVA !

Pcf Paris 15, 21 novembre 2013

Rythmes scolaires et austérité : Ayrault réduit, à nouveau, l’encadrement des activités périscolaires

Ayrault et Peillon aggravent leur cas, encore.

Ils restent sourds à la protestation massive de toute la communauté éducative devant leur changement des rythmes scolaires, marquée dernièrement par le succès de la grève du 14 novembre (voir notre dernier article).

Mais, devant la protestation des municipalités – légitime puisqu’on les prive des moyens de financer les nouvelles activités périscolaires -, ils ne manquent pas l’occasion d’aggraver leur contre-réforme.

Rythmes scolaires et austérité : Ayrault réduit, à nouveau, l’encadrement des activités périscolaires dans Luttes, grèves, manifs 130816_p%C3%A9riscolaire1.jpg1-300x109Nous dénoncions déjà cet été le décret furtif permettant la diminution de l’encadrement des enfants    (article en lien). Ayrault vient d’annoncer devant le congrès des maires de France que ce décret serait étendu à toutes les activités périscolaires et extrascolaires comme les centres de loisirs. De 10 enfants de moins de 6 ans, maximum, par animateur, on passe à 14. De 14 enfants de plus de 6 ans, on passe à 18.

Des postes vont pouvoir être déplacés ou même supprimés. D’autant plus que le décret prévoit, dans certains cas, le recours à des accompagnateurs autres que des animateurs qualifiés. Les conditions de travail de ces derniers vont devenir encore plus dures.

Les conditions de sécurité, l’apport des activités pour les enfants se verront encore dégradés. L’expérience, depuis 2 mois, confirme le caractère inégal et inégalitaire des activités périscolaires, souvent très éloignées des besoins et des demandes. Maintenant, on va vers la généralisation de la garderie ! Les familles les plus riches trouveront d’autres solutions.

Darcos voulait réduire le périmètre de l’éducation nationale. Peillon confirme et aggrave.

Honte aux maires, de toutes étiquettes, qui ont demandé et se félicitent de « l’assouplissement » de l’encadrement des enfants ! Plutôt que de se battre avec les enseignants, les personnels, les familles, ils relaient l’austérité.

Ne manquons pas de les dénoncer, chacun dans nos communes, dans les mois qui viennent !

La lutte continue.

Brève, vivelepcf, 21 novembre 2013

Contre les hausses de TVA : faire monter l’opposition de masse et non la court-circuiter !

La contestation de la politique que poursuit Hollande, après Sarkozy, ne cesse de monter. La perte de pouvoir d’achat est dure pour le plus grand nombre, intenable pour certains. La hausse des prélèvements, des impôts, en est un élément, largement rejeté. Des mouvements anti-fiscalistes, démagogiques, l’exploitent pour mieux détourner la colère populaire. L’agitation organisée contre l’écotaxe, impôt préparé par la droite, hypocrite et mal ficelé certes, mais à la charge du patronat, en est l’illustration.

Contre les hausses de TVA : faire monter l’opposition de masse et non la court-circuiter ! dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 131112_tva-300x264Dans ce contexte, l’opposition aux hausses de TVA peut donner au mouvement une perspective de rupture avec cette politique, sur une question juste et rassembleuse. La TVA est l’impôt le plus injuste frappant davantage les plus pauvres. Ces nouvelles hausses pèseront lourd sur le budget des ménages. Elles servent à financer de nouveaux cadeaux scandaleux, le « crédit d’impôt compétitivité », au patronat. Qui plus est, les hausses de TVA prévues par Sarkozy, « la TVA sociale », avaient été condamnées par la « gauche » maintenant au pouvoir… La contradiction politique est tellement grosse que des voix commencent à s’élever, même chez les soutiens de Hollande.

Construire une mobilisation de masse contre ces nouvelles augmentations de TVA peut frapper au cœur la politique du pouvoir et commencer à le faire reculer.

Dans ce sens, des initiatives sont prises, depuis des semaines, par des organisations du PCF. Nous reproduisons ci-dessous et en lien un exemple de tract-pétition à destination des entreprises et des quartiers.

Jean-Luc Mélenchon a décidé de récupérer la question. Un matin à la radio, il convoque une manifestation sur le sujet. Comme à son habitude, il décide seul au nom de son « Front de gauche », mettant ses partenaires devant le fait accompli. Comme à son habitude, suivant ses conceptions politiciennes, il ignore la lutte.

Ne laissons pas l’opération politicienne court-circuiter la lutte ! Aucune organisation syndicale ne peut accepter de s’y associer. Elles le disent toutes, l’une après l’autre. Le rassemblement de Mélenchon n’est pas d’abord un rassemblement contre la TVA mais un rassemblement derrière Mélenchon. Le 5 mai dernier, il convoquait le pays pour entendre Eva Joly et pour l’écouter prétendre devenir premier ministre de Hollande ou ministre de Montebourg !

Les directions du PCF, insultées, méprisées par les quelques adeptes de Mélenchon, vont-elles encore se sentir obliger de jouer les « tour-opérators » pour amener de toute la France la claque à l’histrion ? Peu sûr!

Le résultat prévisible (prémédité ?), sera de casser dans l’œuf en le réduisant à cet enjeu politicien la campagne qui pourrait réellement commencer à mettre en échec la politique du gouvernement. Le « Front de gauche », c’est bien le contraire d’un mouvement de classe, d’un rassemblement populaire !

Ne laissons pas faire ! Face à cela, communistes, assumons notre raison d’être !

UN EXEMPLE DE TRACT PETITION:

PETITION au Président de la République. ANNULEZ LES AUGMENTATIONS DE TVA PREVUES AU 1er JANVIER 2014 !

L’augmentation des taux de TVA au 1er janvier, voulue par le gouvernement, dans la suite de son prédécesseur, est insupportable.  

Elle est insupportable parce qu’elle va prélever 170 euros en moyenne sur chaque foyer, pour un total de 6,5 milliards d’euros par an.

Elle est insupportable parce que la TVA est un impôt profondément injuste. Frappant la consommation, elle frappe proportionnellement davantage les petits revenus. Les 10% de ménages les plus pauvres doivent y consacrer 11,5% de leurs revenus contre 5,9% pour les 10% de ménages les plus riches. Choix aggravant pour 2014, à côté de la hausse du taux normal de 19,6% à 20%, le pouvoir augmente le taux réduit de 7% à 10%. Or ce taux s’applique à des produits et services indispensables. Par exemple, les tarifs des transports en commun risquent d’augmenter encore de 3% (ou bien ce seront les investissements qui pâtiront).

La hausse de la TVA est insupportable parce qu’elle s’ajoute à toutes une série de nouvelles ponctions frappant les salariés et les retraités. Ils subissent de plein fouet l’augmentation de l’électricité de 5% en juillet, 50 euros en moyenne par foyer, suivant l’envolée des tarifs du gaz. Tout cela pour préparer la concurrence et la privatisation alors qu’EDF et GDF-Suez amassent les profits. Ils subissent l’augmentation prohibitive des loyers et de l’immobilier. 3 millions de ménages aux revenus modestes, de veuves et de veufs notamment, sont devenus, parfois lourdement, imposables sur le revenu depuis 2011 (à la suite du gel des barèmes et de l’extinction de la demi-part accordée pour avoir élevé des enfants). La liste des prélèvements est longue : chacun fait sa dure addition !

La hausse de la TVA pour 2014 est insupportable parce qu’elle ne contribue en rien aux dépenses publiques et sociale utiles. Au contraire, le budget 2014 d’austérité organise leur diminution. Les 6,5 milliards d’euros de TVA nouvelle vont aller gonfler les caisses du patronat, en étant affectés au « crédit d’impôt compétitivité » (CICE). Alors qu’il se plaint sans arrêt des déficits publics, le gouvernement les creuse en octroyant ce cadeau, d’un montant inédit depuis 15 ans, aux entreprises. Au titre du CICE, elles recevront du budget de l’Etat 10 milliards d’euros en 2014, 20 milliards en 2015. Ces sommes compenseront 4% puis 6% des salaires qu’elles versent (en dessous de 2000 euros net). En tant que consommateurs, les salariés et leurs parents vont rembourser une partie de leurs propres salaires à leur patron. Ce dispositif est scandaleux ! Les 180 milliards d’euros d’aides publiques versées par an aux entreprises ont fait la preuve de leur inefficacité pour l’emploi mais de leur faculté à gonfler les profits. L’Union européenne du capital applaudit l’initiative du gouvernement français. Travailleurs, révoltons-nous !

L’exaspération monte devant cette politique injuste qui accompagne la poussée du chômage, la montée des difficultés quotidiennes. Elle est attisée par les désillusions après les élections de 2012. La « gauche » au pouvoir s’applique à cultiver la résignation, à faire oublier les mobilisations exceptionnelles de 2010 pour les retraites, pour les services publics, à accompagner les plans de suppression d’emploi  en faisant accepter le déclin de l’appareil productif. Sous Hollande et Ayrault, comme sous Sarkozy et Fillon, le patronat et le capital continuent de plus belle à utiliser leur propre crise pour accélérer la casse des acquis sociaux et démocratiques, renforcer l’exploitation, mettre en péril l’avenir de la réponse aux besoins du peuple. L’Union européenne et son instrument l’euro les y aident plus que jamais.

Dans le même temps, les tenants du système s’appliquent à détourner la colère populaire vers des batailles stériles pour les salariés (ex : contre l’écotaxe), vers des défouloirs électoraux aux perspectives étroitement politiciennes, vers l’extrême-droite, parti de la haine autant que de la bourgeoisie, repoussoir chargé de dévoyer les propositions de rupture, en particulier, en cette année d’élections européennes, avec l’UE et l’euro.

L’expérience le vérifie à nouveau : toute perspective de changement ne peut partir que des luttes et de leurs convergences sur des positions de rupture, à chaque niveau.

Des initiatives diverses se développent contre les hausses de TVA. Le PS de M. Hollande avait dénoncé la « TVA sociale » de Sarkozy mais il suit maintenant les pas. Cette bataille précise s’inscrit dans la contestation de l’ensemble de la politique du pouvoir.

 Communistes du 15ème, nous mettons à votre disposition dans ce cadre, une pétition au Président de la République, dont nous remettrons des copies aux députés du 15ème.

PETITION AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE (copie à nos députés)

ANNULEZ LES AUGMENTATIONS DE TVA PREVUES POUR 2014!

M. le Président,


Considérant que les hausses de TVA que votre gouvernement a prévues pour 2014 vont peser très lourd sur notre vie, 170 euros en moyenne par foyer,

Considérant que la TVA est un impôt profondément injuste, frappant davantage les plus pauvres, que la hausse du taux réduit va notamment entraîner une hausse des prix de services essentiels comme les transports publics,

Considérant que salariés, retraités, jeunes, nous avons déjà été lourdement mis à contribution par des prélèvements nouveaux, des augmentations de tarifs publics etc.,

Considérant que ces hausses de TVA ne contribuent pas à soutenir des dépenses publiques et sociales utiles dans le budget 2014 mais à compenser de nouveaux cadeaux que vous avez consentis au patronat et qui creusent les déficits publics,

Vous rappelant que vous aviez dénoncé à juste titre les projets de TVA « sociale » de votre prédécesseur,

Nous vous demandons d’intervenir pour que le gouvernement retire son projet d’augmentation du taux normal de la TVA de 19,6 à 20% et du taux réduit de 7 à 10%.

Soutien aux diverses actions et appel à la grève unitaire du 14 novembre 2013 contre la réforme des rythmes scolaires

La réforme des rythmes scolaires, pour de multiples raisons, est un fiasco. (quelques rappels en fin d’articles)

Nous appelons donc à soutenir toute action pour la dénoncer ainsi qu’à participer à la grève unitaire du jeudi 14 novembre. Cette appel concerne les enseignants, les personnels de mairie (agents territoriaux) et les animateurs.

En revanche, nous mettons en garde contre les tentatives de récupération par les forces réactionnaires. Ici, comme ailleurs, elles tentent de s’approprier la colère légitime montante. L’UMP a beau jeu, aujourd’hui, de dénoncer cette réforme. Lui qui a conduit notre système éducatifs à un niveau historiquement bas. La suppression massive des postes d’enseignants, la fermeture complète de nombre d’écoles, la baisse des crédits alloués, la suppression de la formation des enseignants, …, ont créé des conditions de travail, d’enseignement et d’accueil déplorables.

Une réflexion globale doit être entamée, la durée des journées doit en faire partie.

Mais la réforme proposée par Vincent Peillon engendre des problèmes en cascade.

 

Communiqué de l’intersyndicale

La réforme des rythmes, mise en place à la rentrée 2013 pour un peu plus de 20 % des écoliers, fait apparaître de grandes difficultés.

En faisant glisser les missions d’enseignement de l’Éducation nationale vers les communes, elle crée de graves inégalités de traitement sur le territoire, et crée une confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…).

Elle va à l’encontre de l’intérêt des enfants et de celui de l’ensemble des acteurs concernés.

Cette réforme bâclée a été mise en œuvre contre l’avis d’une majorité des personnels et de leurs organisations syndicales, elle a été imposée sans les moyens d’encadrement nécessaires.

C’est un échec pour Vincent Peillon et ceux qui l’ont soutenu, le ministre doit en tirer les conséquences et retirer son décret.

Les organisations syndicales, Fédération des Services Publics CGT, CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, Fédération SPS-FO, SUD-Éducation, Fédération SUD Collectivités Territoriales, la FAEN, réunies en interfédérale le 22 octobre 2013, appellent l’ensemble des personnels du 1er degré ainsi que les personnels des collectivités territoriales, animateurs, éducateurs territoriaux, enseignants artistiques territoriaux et ATSEM, à faire grève le jeudi 14 novembre 2013, pour obtenir la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réforme et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

L’intersyndicale nationale apporte son soutien aux mouvements locaux déjà prévus les 12 et 13 novembre 2013.

Nos organisations appellent leurs instances locales et départementales à se réunir en intersyndicales et en assemblées générales avec les personnels, dans le cadre unitaire le plus large possible, pour débattre de la construction de la grève du 14 novembre et des suites à donner à cette lutte pour imposer une autre réforme.

Appel interfédéral de la CGT,  CGT educ’action, FO, FO territoriaux, Sud, Sud territoriaux, FAEN

 

Problèmes engendrés par cette réforme (liste non exhaustive) :

Sur les rythmes en eux-mêmes :

Les journées des enfants ne sont pas allégées, ils restent toujours aussi longtemps à l’école.

Le fait d’enlever 3h sur 4 jours, soit moins d’une heure par jour en moyenne ne permet pas d’élaborer de réel projet sur les rythmes de l’enfant.

Le fait de laisser le choix de l’emploi du temps aux mairies a engendré des incohérences complètes quant aux choix (matinée plus courte, petite pose méridienne, …).

Certaines mairies « réussissent » ? :

C’est bien là le problème. La qualité non seulement des activités péri-scolaires mais aussi des enseignements va dépendre de l’investissent des communes, de leur volonté mais surtout de leur capacité financière.

Le gouvernement socialiste crée ainsi, ou plutôt aggrave, les inégalités territoriales. Les communes ayant les moyens pourront dépasser les contraintes (transports scolaires, besoins en personnels, en matériel, en locaux, …) tandis que la grande majorité devra se contenter de « limiter les dégâts ».

Un exemple près de chez nous, à Grugies, les cours finissent à 16h05 ou 16h15, les bus scolaires et la garderie arrivent à 16h45, entre temps, ce sont les activités péri-scolaires qui prennent le relais (sans même parler de leur qualité ou des rythmes irréguliers). Sauf que ces activités péri-scolaires sont payantes (2€ par semaine et par enfant) et que fait-on des enfants qui prennent le bus et dont les parents ne veulent ou ne peuvent pas payer cette somme ? Durant ces 35-45 minutes , théoriquement, ils ne sont pris en charge par personne. Dans la réalité, soit les familles payent, soit elles viennent chercher leur enfant après la classe. Beau principe de gratuité de l’école publique. Et c’était une mairie volontaire … (dont nous ne détaillerons pas le conseil municipal).

Pour les enseignants :

Certes le temps de travail est le même, mais il doit s’étaler sur une demie journée de plus.

Les professeurs n’arrivent pas juste à l’heure de prendre leur classe et ils n’en partent pas juste après. On peut estimer au minimum à 30 minutes, cette période supplémentaire sur le lieu de travail. On peut aussi rajouter un aller-retour supplémentaire. Bref, le « temps libre » des enseignants est bien diminué.

Beaucoup appréciaient leur pose du mardi soir,  le mercredi, beaucoup le consacraient à la préparation de la fin de la semaine.

S’ils mettaient leurs enfants en garderie ou chez la nourrice un peu avant et un peu après l’école, ils devront le faire le mercredi matin aussi. Soit une dépense supplémentaire.

Et enfin, par manque de locaux, les activités péri scolaires vont avoir lieu dans les classes. Il leur sera donc impossible de préparer sereinement la classe pour le lendemain en fin d’après-midi.

Bref, tout ça pourrait se comprendre (et encore) si les enseignants se la coulaient douce. Sauf que dans le premier degré, ils sont à 24h semaine devant élèves et que les études faites montrent que le travail de préparation, les réunions, les formations, … portent en moyenne la semaine de travail à plus de 40h.

Activités péri scolaires de piètre qualité, voire inexistantes, personnel non qualifié, appel à des bénévoles, animateurs ou intervenants en manque de moyens et de locaux, … La liste s’agrandit chaque jour.


De véritables progrès sont à faire en matière d’éducation. Ils passent par une réduction du nombre d’heure de présence élève des enseignants (18h comme dans le secondaire), un aménagement des journées réfléchi, la prise en charge par l’Etat des coût engendrés (recrutement des encadrants péri scolaire, formation, locaux, …), une limitation du nombre d’élèves par classe, … Tout cela doit être fait en concertation avec les professionnels de l’éducation. Nos enfants méritent de réels investissement et non du bricolage politicien.

Mobilisation régionale le 12 novembre 2013 à 16H00 devant l’ARS à Amiens, CGT santé

Un bus part de Saint Quentin, contactez nous pour plus de détails.

Nous apportons notre soutien à cette action, des militants de la Section rejoindront le rassemblement.

Mobilisation régionale le mardi 12 novembre 2013 à 16H00 devant l’ARS. Cet appel concerne tous les professionnels de la santé et de l’action sociale des 3 départements de la Picardie, mais aussi tous les usagers. La CGT dénonce un PLFSS 2014 inconcevable et intolérable au regard de nos conditions de travail.

Communiqué de la CGT santé :

TOUS EN ACTION DU 18 AU 22 NOVEMBRE !

4 novembre 2013

PLFSS 2014 : TOUJOURS PLUS D’AUSTERITE !

Partout en France les luttes se multiplient dans les hôpitaux et les établissements sociaux, partout pour les mêmes raisons. Elles sont la conséquence de la même politique mise en œuvre par un gouvernement de droite et rebaptisée Modernisation de l’Action Publique pour faire croire au changement par le gouvernement actuel.

Cette politique continue ses ravages au travers des Projets de Loi de Financement de la Sécurité Sociale qui se succèdent d’année en année. Malgré nos appels répétés pour la mise en œuvre d’autres orientations, le PLFSS 2014 ne déroge pas à la règle :

  • Un ONDAM à 2.4% – encore en baisse par rapport à celui de l’année dernière à 2.6 % et déjà largement insuffisant pour juste reconduire l’existant.
  • - 440 Millions d’€ pour les finances des hôpitaux déjà exsangues, au titre de l’effort d’économie !
  • - 500 Millions d’€ sur les frais de gestions des dossiers des assurés sociaux !
  • Aucune mesure nouvelle de reprise de dette.
  • La généralisation des complémentaires santé en guise d’amélioration supposée de l’acces au soin soit la confirmation d’un système de soin à 2 vitesses…

Voilà les principaux ingrédients du plan en discussion. Nos députés seraient bien inspirés d’en mesurer les conséquences : des budgets en baisse, des salariés épuisés par des conditions de travail considérablement dégradées et qui ne comprennent plus ce qu’on leur demande parce que la chasse ouverte aux économies occupe et monopolise tous les esprits.

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Dans ce contexte, comment est-il possible de prendre soin et accompagner correctement nos patients et résidents avec un minimum d’humanité ?

Plus que jamais restons mobilisés sur le sujet du financement de la sécu pour dire haut et fort notre refus de l’austérité, dire encore qu’il nous est impossible de faire toujours plus avec toujours moins.

 

Multiplions les initiatives lors de la semaine d’actions du 18 au 22 novembre, adressons-nous aux ARS, aux élu-e-s, aux citoyen-nes… Battons nous pour un financement de la sécu à hauteur des besoins !

NON A LA FERMETURE DES GARES ET A LA SUPPRESSION DES CONTRÔLEURS

Contactés par la CGT, nous apportons notre soutien entier à leur action et signons la pétition. Nous encourageons aussi tous nos militants et sympathisants à faire de même ainsi qu’à soutenir tout mouvement contre la réforme ferroviaire à venir et contre toute casse de notre service public, à y participer et à tout faire pour contribuer à créer un mouvement d’ampleur.

NON A LA FERMETURE DES GARES ET A LA SUPPRESSION DES CONTRÔLEURS dans Luttes, grèves, manifs

 

Creil, le 30 octobre 2013

 

 

 

USAGERS, CHEMINOTS,

nous voulons un service public ferroviaire de qualité, sûr et fiable

Signez cette pétition

et partagez-la avec le plus grand nombre de personnes

 

 

 

Le train fait partie du quotidien de nombreuses personnes. Que ce soit pour se rendre au travail, à l’école ou, plus occasionnellement, pour les vacances et les loisirs.

En répondant à ces besoins, la SNCF structure le territoire et le quotidien. C’est pour cela que votre entreprise publique SNCF tient une place particulière à l’échelle de la nation.

 

En octobre-novembre 2013, le Conseil Régional Picardie et la SNCF ont renouvelé la convention TER jusque 2018.

La nouvelle convention prévoit une nouvelle exploitation de la ligne Paris-Beauvais, incluant notamment :

  • la fermeture de gares dont St Sulpice et Bornel Belle Église
  • la circulation des trains sans contrôleur avec le conducteur seul à bord

 

Ces expérimentations, au-delà de l’impact sur l’emploi dans une période déjà critique, sont dangereuses pour le service public et donc pour les usagers.

  • Elles font de l’automate en gare leur seul interlocuteur en toute situation.
  • Elles abandonnent l’usager à un éventuel samaritain en cas de malaise à bord d’un train.
  • Elles suppriment les possibilités de correspondances lors d’incidents techniques.
  • Elles déshumanisent les enceintes ferroviaires pourtant devenues plus sûres et accueillantes par la ré-humanisation depuis 2009.
  • Elles accroissent le risque ferroviaire en faisant peser sur le conducteur seul à bord les problématiques de sécurité et de sûreté des voyageurs, l’éloignant de ses fonctions de sécurité des circulations.

 

La présence humaine dans les gares et à bord des trains est indispensable à un service public de qualité. Le service public est le bien de la Nation, et si la sécurité a un coût, la sécurité des usagers n’a pas de prix.

 

NOUS REFUSONS PAR LA SIGNATURE DE CETTE PÉTITION LA LOGIQUE PUREMENT ÉCONOMIQUE QUI A PRÉVALU À LA CONCEPTION DE LA NOUVELLE CONVENTION TER PICARDIE, CONTRAIRE AUX BESOINS DES USAGERS.

 

NOUS SIGNONS CETTE PÉTITION :

  • POUR UN SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE GARANTISSANT LA SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS ET DES PERSONNES
  • POUR DES GARES OUVERTES AU SERVICE COMMERCIAL ET DES TRAINS ÉQUIPÉS SYSTÉMATIQUEMENT EN CONTRÔLEURS
  • POUR UNE CONVENTION TER QUI RÉPONDE AUX RÉELS BESOINS DES USAGERS

signer la pétition

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Ecotaxe : un impôt mal taillé, une aubaine politique pour le patronat. De Bretagne comme d’ailleurs, monte l’exigence d’une riposte globale.

Les patrons licencieurs de Bretagne ont trouvé la meilleure diversion possible pour détourner la colère des ouvriers, des paysans, de l’ensemble de la population : l’« éco »taxe.

L’écotaxe n’est pour rien dans les vagues de licenciements dans les usines agro-alimentaires, dans les difficultés des agriculteurs ou des pêcheurs. Et pour cause, elle n’a toujours pas été appliquée depuis son adoption par le gouvernement de droite !

Mais pour le patronat, la droite locale (un comble), rejoint par des organisations de collaboration de classe, l’écotaxe constitue le chiffon rouge idéal.

D’abord pour récupérer la colère contre le matraquage fiscal.

La perte de pouvoir d’achat devient intenable pour le plus grand nombre des salariés et des retraités. Les hausses d’impôts injustes, décidées par les deux derniers gouvernements, sont largement rejetées. En 2013, un million de foyers supplémentaires sont devenus imposables sur le revenu : les petits salaires, les petites pensions. Les taxes locales s’envolent. Et le pire est à venir avec les hausses de TVA prévues pour 2014 : 6,5 milliards d’euros, en moyenne 100 euros par habitant ! De tels sacrifices pour quoi faire ? Non pour améliorer les services publics, tout au contraire pour doper encore davantage les profits au nom du « Crédit impôt compétitivité ».

Le patronat veut faire la confusion entre ces hausses d’impôt et l’écotaxe. On le comprend : cet impôt, c’est lui qui devrait s’en acquitter et non les ménages ! On comprend que les groupes agro-alimentaires qui expédient chaque année 700.000 porcs se faire abattre en Allemagne aux confins de la Pologne, qui osent, comme Gad, proposer des reclassements à leurs salariés en Roumanie, ne veulent pas payer une taxe kilométrique au transport qu’ils pensent avoir du mal à répercuter sur le consommateur.         

Pour autant, l’écotaxe est un impôt très mal taillé et tout à fait contestable. Sa collecte incroyablement coûteuse enrichit un prestataire privé à hauteur de 240 millions d’euros par an, le quart du produit attendu. Elle s’applique dès les camions de 3,5 tonnes – et non de 12 tonnes comme dans les autres pays – c’est-à-dire qu’elle pénalise aussi un transport local, là où, de fait, il n’y a pas d’alternative ferroviaire ou fluviale. Surtout, le système ne concerne pas les autoroutes. La gestion technique y serait pourtant bien plus facile. Mais, elles sont déjà à péage. Au profit de qui ? Des trusts privés, comme Vinci, auxquels le gouvernement Villepin, suivant l’amorce de Jospin, les a bradées. Les sociétés d’autoroute réalisent chaque année plus de 2 milliards d’euros de bénéfices, plus du double du produit net espéré de l’écotaxe. Elles ne sont pas tenues de le réinvestir. Cette véritable rente échappe au financement de l’extension du réseau, du renforcement du rail et des transports moins polluants auquel serait destinée l’écotaxe. Comme trop souvent, avec l’écotaxe, écologie rime avec hypocrisie !

Pour le patronat de Bretagne, l’écotaxe est le moyen d’accuser « Paris » de tous les maux et pour jouer du sentiment régional. Excentrées, les productions bretonnes seraient particulièrement pénalisées par la taxe. La ficelle est grosse. Nous venons d’exposer notre critique de l’écotaxe. Pour autant, avec de surcroît l’allègement octroyé de 50% aux routes bretonnes, aucune distorsion significative n’est quantifiable avec les autres régions. C’est un faux débat. Les salariés sont attaqués avec la même dureté par les capitalistes dans toute la France ! PSA liquide 3000 postes d’ouvrier à Rennes aussi bien qu’à Aulnay !

En tout cynisme, le patronat de l’agro-alimentaire en Bretagne jette les salariés qu’il a durement exploités et voudrait qu’ils leur disent merci ! Pendant trois décennies, les volaillers, par exemple, ont concentré l’organisation de l’agriculture et de l’industrie unilatéralement sur des productions bas de gamme, orientées vers l’export, se détournant, en qualité et quantité des besoins du pays. Ils ont pu capter ainsi un maximum d’aides attribuées par l’Union européenne sur l’argent des contribuables français. Ce capital est bien à l’abri aujourd’hui !

L’Union européenne, dotée de l’euro, passe à une nouvelle étape de l’intégration commerciale continentale et mondiale. Elle propose des modes de profits encore plus efficaces : l’exploitation des travailleurs de l’Europe de l’est, des travailleurs « détachés » sans droits sociaux, demain aux importations en franchise de viandes américaines aux hormones… On arrive déjà à 70% de viande de volaille importées dans les plats cuisinés et la restauration collective. Les capitalistes français s’adaptent en délocalisant. Les gouvernements nationaux suivent la même politique européenne et capitaliste : en cela Paris et Bruxelles sont également coupables tout comme la famille Doux !  

On ne s’étonnera pas de retrouver dans les instigateurs de la manifestation corporatiste de Quimper du 2 novembre, parmi les patrons et les organisations salariés qui les suivent, parmi les organisations politiques ceux qui se sont engagés le plus avant pour l’Europe du capital, à l’exception des socialistes tenus par la discipline gouvernementale. Ainsi à « l’extrême-gauche », M. Troadec, maire de Carhaix, fut un des principaux hérauts finistériens de le Constitution européenne en 2005. Leur démagogie régionaliste n’est que le cache-sexe de « l’Europe des Régions », c’est-à-dire de « l’Europe des profiteurs », de l’offensive du capitalisme en Europe contre tous les acquis sociaux et démocratiques nationaux.

Certaines organisations syndicales, dont la cgt, ont grandement raison de dénoncer le piège tendu aux travailleurs finistériens, notamment dans le communiqué « Le combat des bonnets rouge n’est pas celui des salariés ».

Les récents événements économiques et sociaux en Bretagne portent, sous plusieurs aspects cruciaux, une remise en cause de l’ensemble de la politique poursuivie au service du capital par le gouvernement. Communistes, nous mettons en avant de véritables positions de ruptures que nous voulons porter avec les travailleurs dans les luttes.

-          Pour une fiscalité moins injuste immédiatement: groupons-nous et mettons en échec l’augmentation de 6,5 milliards d’euros de la TVA pour financer les cadeaux au patronat (le CICE) !

-          Pour un développement plus écologique des transports : combattons la poursuite de la privatisation du rail, la réforme ferroviaire Au lieu de l’écotaxe, rendons à la Nation les autoroutes qu’elle a déjà payées plusieurs fois !

-          Pour l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire : plaçons cette dernière sous la tutelle de la collectivité pour réorganiser les filières en fonction des besoins du pays et des besoins de coopérations. Luttons pour des échanges équilibrés mutuellement avantageux avec des pays comme l’Algérie, déficitaire en volaille, excédentaire en gaz naturel. Sanctionnons les importations en provenance des pays pratiquant le dumping social, sanitaire et écologique d’Europe de l’est comme d’Amérique.

-          D’une façon générale, remettons en cause l’Union européenne du capital, son arme de destruction massive, l’euro ! Exigeons le refus de l’application des traités, directives et règlements européens illégitimes !

Aucun risque que les patrons, d’origine bretonne, nordiste ou provençale, s’allient jamais à un tel programme ! Salariés, retraités, paysans, pêcheurs : tous ensemble contre les grands patrons de Bretagne ou de Navarre, les autorités à leur botte à Quimper, à Rennes, à Paris ou à Bruxelles !

Vivelepcf, 2 novembre 2013

La conception de l’école par la municipalité Bertrand

Notre action sur le radar pédagogique nous a servi à dénoncer la gestion calamiteuse des écoles par la municipalité de Xavier Bertrand ainsi que la fermeture de 30 classes et de 3 écoles dans notre ville par le gouvernement dont il faisait partie.

Lors du dernier conseil municipal, en date du 30 septembre 2013, ce dernier s’est permis, une fois de plus, de rajouter une intervention en fin de séance sans que celle-ci ne figure à l’ordre du jour, ce qui avait l’avantage d’éviter tout débat contradictoire sur le sujet. Cette intervention avait pour objet la politique des écoles de la ville. Mme Françoise Jacob, en charge des affaires scolaires s’est alors lancée dans une longue énumération des divers investissements de la municipalité dans les écoles.

Il serait tout à fait démagogique d’affirmer que la ville ne fait rien, notre argumentation n’en a jamais eu la teneur. D’ailleurs les écoles se trouvent dans ses prérogatives : l’entretien et la maintenance des locaux, l’équipement des écoles (sportif, informatique, …) le recrutement de personnel d’accompagnement (ATSEM), la dotation financière par élève permettant l’achat de fournitures scolaires, de matériel divers pour la classe, l’allocation de transports pour les différentes sorties … L’absence complète d’investissement serait une faute grave.

La municipalité UMP répond à toutes ces prérogatives, mais plus qu’à minima.

La rénovation des locaux se fait vraiment en dernier recours. On se vante, lors de ce conseil municipal, d’avoir changé les fenêtres de l’école Xavier Aubryet. Bravo ! En 2013, nos enfants vont bénéficier du confort du double vitrage. Les sols de l’école Ferdinand Buisson ont été changés, nous vous invitons à apprécier la qualité des murs et plafonds qui feront plaisir aux nostalgiques des années 60. Et Ferdinand Buisson n’est pas une exception (ou peut-être pour ses sols).

Pour ce qui est de l’entretien, la mairie a aussi réduit drastiquement les effectifs en personnel créant à la fois une surcharge de travail pour ceux restant et des conflits entre usagers et personnels.

On nous annonce en grande pompe l’équipement en tableaux interactifs, 15 sur la ville. Ces tableaux permettent de projeter une image, un document et de travailler dessus. Outil intéressant, malheureusement, sur plus de 200 classes, 15 en bénéficient. Il en va de même pour les tablettes, 135 sur 5272 élèves, environ une pour 40. Cela signifie que les élèves, sur une année pourrait l’avoir moins de 4 jours chacun.