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FETE DES LIBERTES 5 et 6 juillet 2014, Stade Municipal Plein Air à Saint-Quentin (Vélodrome-Rue de Thiers)

Fête des Libertés les 5 et 6 juillet

Stade Plein Air à Saint-Quentin- place du 87ème RI

Entrée gratuite

 

Sur facebook pour les informations complémentaire et le détail des groupes : https://www.facebook.com/events/765518510127779/?source=1

Concerts, débat, restauration, buvette, Méchoui, brocante, stands de cellules, stands politiques, culturels, associatifs, …
Fête des Libertés 5/6 juillet-Stade Plein Air
Album : Fête des Libertés 5/6 juillet-Stade Plein Air
Fête des Libertés 5 et 6 juillet 2014, stade municipal Plein Air à Saint-Quentin-Aisne Bienvenue à tous pour cette 3éme fête. A saint-Quentin, l'ensemble des partis politiques vous sollicitent à chaque élection, spécialistes de la langue de bois, des f
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Pour une bonne organisation, n’oubliez pas de réservez pour le méchoui et la brocante…

La fête des libertés sera de retour cette année au stade Plein Air.
L’entrée reste gratuite.

Samedi, concerts à partir de 16h :
- Maldito Rapaz
- Lost Island
- Nada
- Quartier libre
- Toxic Waste

11H00, hommage à Claude Tournay, Militant communiste, dirigeant historique du PCF, ancien secrétaire fédéral, secrétaire de section, Conseiller Régional et Adjoint au maire à Saint-Quentin.

Dimanche toute la journée, pour toute la famille :
Brocante (à partir de 8h), Méchoui le midi (sur réservation) avec le karaoké de Gégé, débat à 15h00, stands culturels et politiques, espace enfants
Concerts :
- Madara
- Moka
- D-Rago

 

Infos militantes: Début du montage mardi 1er à 17h30 (chargement du camion et livraison sur le terrain).

MONTAGE -DEMONTAGE

Rendez-vous sur le terrain tous les matins à 9h30
Avec prise de repas commun pour ceux qui le souhaitent
Nous dormirons sur place à partir du jeudi

Équipe fixe (du mercredi au lundi) : Ludovic Boulanger, Gauthier Ducos, Haudegond Willo, Olivier Tournay, Corinne Becourt, Didier Tassin, Mouloud, Marcelle Marchandise, Franck Mousset

D’autres camarades rejoindront l’équipe de montage en fonction de leurs disponibilités : Jean Luc Tournay, William, Aurélien Jan, Serge Casier, Gérard, Maryse, Vvj Rt, Carole Barloy, …

Rejoignez-nous ! Tous les bras sont les bienvenus (pas les têtes, y’en a déjà trop) !

C’EST PARTIIIII !!!!!!!!!!!!!!!

Nous appelons solennellement les députés communistes à voter contre le projet de « réforme ferroviaire »

Les conditions d’un renforcement de la lutte cheminote et de larges convergences existent dans les prochains jours. La place des communistes est d’y contribuer.

Lettre ouverte adressée aux 7 députés membres du PCF.

Le 22 juin 2014,

Nous appelons solennellement les députés communistes à voter contre le projet de « réforme ferroviaire » dans Conseil National du PCF 140622_an-300x200Mardi 24 juin 2014 se déroulera le vote solennel à l’Assemblée nationale du projet de loi portant « réforme ferroviaire », en fait la dissolution de la Société nationale des chemins de fer français créée par le Front populaire et l’abrogation du statut de cheminots SNCF, fruit de 74 ans de lutte.

L’objectif de la « réforme » est de lever les derniers obstacles au processus de mise en concurrence et de privatisation du rail voulue par l’Union européenne, d’abattre des normes sociales faisant référence pour tous les salariés. Les conséquences désastreuses de cette politique sur le service public, la réponse aux besoins des peuples et les conditions sociales sont observables, sans contestation possible, dans tous les pays.

Depuis 11 jours, les cheminots, à l’appel des syndicats CGT et SUD, poursuivent une grève hautement consciente de ces enjeux. Le pouvoir, le Président et le Premier ministre en tête, surpris par la détermination du mouvement, déploie tout son arsenal de propagande et multiplie les menaces. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas entendu et lu une telle campagne de haine orchestrée contre des travailleurs.

Mais l’opération médiatique « menace sur le baccalauréat » s’est écrasée lamentablement. L’affaire des « TER trop larges pour les quais » se retourne contre ses responsables patronaux et gouvernementaux. La fable de la « réunification de la SNCF et de RFF » est démentie : le gouvernement ne peut plus cacher qu’il éclate la SNCF maintenant en 3.

Dans ce contexte, les prises de position à l’Assemblée et les interventions dans les médias, du porte-parole du groupe de la « Gauche démocrate et républicaine », où siègent les députés communistes, suscitent notre stupéfaction et notre colère.

Il y a un mois déjà, bien avant la grève, dans la confidentialité de la Commission parlementaire[1], André Chassaigne montrait son état d’esprit défaitiste en ne votant pas contre le projet. Il avait déclaré partager les objectifs affichés du texte. Il était, déjà, rentré dans une logique d’amendement validant de fait l’éclatement de la SNCF. Dans l’opposition de postures PS/droite, les surenchères de la droite ne peuvent pas occulter leur identité de vues étroite au niveau européen ou en France quant à la politique de privatisation des services publics.

La force de la grève aurait pu et dû renverser la logique du « moindre pire » et l’état d’esprit de résignation. Mais non ! En séance publique le 18 juin, Chassaigne s’abstient lors du vote de l’article 1, central, puisqu’il porte l’éclatement de la SNCF et sa disparition. Dans les médias, par exemple sur RMC, le jeudi 19 juin, jour de la première manifestation interprofessionnelle de convergence des luttes, Chassaigne appelle explicitement à la fin de la grève au nom « d’avancées » obtenues dans la discussion parlementaire.

Quelles avancées ! Le deuxième verre de rhum au condamné ?

La direction de la CGT-Cheminots a clairement qualifié ces « avancées » de tentative « d’enfumage », de « modifications de surface». Ces « concessions » gouvernementales téléphonées étaient prévues de longue date. Soucieux de désamorcer au plus vite la grève, le secrétaire d’Etat Cuvilier les avait déjà accordées le 14 juin en en attribuant le bénéfice aux syndicats de collaboration, CFDT et UNSA, (qui n’ont pas appelé à la grève…), court-circuitant la mise en scène prévue de l’adoption d’amendements à l’Assemblée.

Ne laissons aucune ambiguïté ! La création de la « holding de tête » est une disposition provisoire, en attendant la mise en concurrence complète. Politiquement « l’EPIC de tête » masque la division étanche entre les nouvelles entités « mobilités » et « réseau ». Techniquement, elle assume certaines fonctions centrales destinées à être réparties ultérieurement entre les autorités régulatrices, dont les euro-régions, où à être filialisées et/ou privatisées. Le modèle retenu par la « réforme » française suit de près l’exemple belge. La « holding de tête » SNCB, créée lors de l’éclatement de l’entreprise historique, vient d’être dissoute au 1er janvier 2014.

Les amendements visant à « renforcer l’EPIC de tête » ne font donc qu’alimenter le leurre. Le gouvernement a laissé aux députés « verts », les plus chauds partisans de l’UE et de la régionalisation, le bénéfice de l’amendement rajoutant l’expression fumeuse, dénuée de toute valeur juridique, sur le « caractère indissociable et solidaire » des entités issues du démantèlement de la SNCF. Il a laissé au groupe GDR le soin d’insérer un amendement attribuant à « l’EPIC de tête » la centralisation des cotisations chômage et logement des salariés des 3 entités. Cela n’a rien à voir avec la constitution d’un « employeur unique » dont se prévaut André Chassaigne. Cela n’aurait rien d’ailleurs d’un gage d’unité. Eloigner des entreprises privatisables la gestion du personnel et la liquidation des dispositions sociales, c’est le modèle choisi par les privatiseurs belges. En l’occurrence, les fiches de paye des cheminots sous statut ne comportent ni cotisation chômage, ni cotisation logement. A ce qu’on sache, la garantie de l’emploi et les facilités de logement font encore partie du statut !

Il ne saurait faire aucun doute que l’abrogation du statut et l’institution d’une convention collective de branche, négociée, suivant les règles Sarkozy/Parisot de la « représentativité », avec poids prépondérant du patronat et des syndicats de collaboration, sous les coups de boutoir de la concurrence, prépare des reculs sociaux sans précédent pour les cheminots SNCF, notamment en ce qui concerne leur régime de travail.

Une ombre a plané sur les débat de l’Assemblée : celle de Jean-Claude Gayssot, le ministre qui a appliqué la première loi de division de la SNCF avec la création de RFF en 1997 puis a fait passer les première directives européennes de mise en concurrence – le « 1er paquet ferroviaire » – en 2001. A tour de rôle, les orateurs de tous les partis se sont répandus en louanges en l’honneur de Gayssot, présenté même comme conseiller des auteurs de la réforme d’aujourd’hui ! Communistes, nous ne pouvons pas nous permettre, pour la suite de la lutte, comme pour notre parti, de cautionner un deuxième cas Gayssot !    

Le Conseil national du PCF s’est réuni les 14 et 15 juin. Nous avons vivement regretté l’absence d’André Chassaigne en ce moment crucial alors qu’il était à Paris et a participé à la réunion du club PS « Un monde d’avance ». Le CN aurait pu prendre le temps d’échanger et d’ajuster les positions tenues par le Parti et ses représentants au Parlement.

En tout cas, le CN du PCF a adopté une résolution claire de soutien aux grévistes et d’opposition à la réforme ferroviaire. Nous nous en félicitons, nous qui, depuis des mois appelons à une grande campagne nationale du Parti sur cette lutte essentielle et fédératrice.

Le Parti dans son ensemble aurait pu la lier à la question européenne pendant la campagne électorale. Rien n’aurait été plus juste. Aujourd’hui, il est frappant qu’aucune voix ne s’élève dans le débat parlementaire pour refuser l’application des directives européennes, la nécessité de se plier à « l’euro-compatibilité ».Alors que les peuples désavouent massivement l’UE du capital, alors que des luttes de cheminots se développent dans tous les pays contre la privatisation et ses conséquences – en Suède, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Allemagne… -, alors que les grévistes français reçoivent des témoignages de soutien de cheminots de tous les pays… La rupture avec l’UE du capital partira des luttes nationales comme celle des cheminots et de leur jonction internationaliste ! Communiste, c’est plus que jamais, ce que nous devons mettre en avant !

Pour l’engagement du PCF, mieux vaut tard. Allons-y à fond, tous ensemble !

Des grévistes ont suspendu le mouvement. Ils ne l’ont pas fait convaincus par la campagne conjointe du gouvernement, de la CFDT et de l’UNSA. La rage au ventre, ils ont jugé préférable de garder des forces. D’autres, dans le même état d’esprit, souvent – et c’était marquant dans les rassemblements des 17 et 19 juin – des jeunes, poursuivent la grève, l’organisent dans la durée.

Communistes, l’heure est toujours, et plus que jamais, à alimenter la lutte et son développement alors que des semaines très intenses d’affrontement politique s’annoncent, porteuses de grandes opportunités de convergences de lutte.

Lorsque les députés voteront sur la « réforme ferroviaire » le 24 juin, la discussion aura déjà commencé sur les budgets rectificatifs (Etat et Sécu) porteurs des pires dispositions antisociales du « Pacte de responsabilité » contre les salariés, les retraités, l’hôpital public etc. Exactement dans le même temps, comptant sur l’été pour charger la barque des mauvais coups, le gouvernement lance sa contre-réforme territoriale, programmée début juillet au Sénat.

Les mobilisations des travailleurs grandissent. Les fonctionnaires territoriaux, menacés au plus haut point, s’engagent dans une grève reconductible. Leur lutte est directement connectée à celle des cheminots alors que les Régions (« de gauche ») poussent à l’éclatement de la SNCF, à la régionalisation et ont obtenu de fixer les tarifs ferroviaires dans la « réforme ».

La journée d’action interprofessionnelle du 26 rassemblera très largement, notamment les autres salariés des transports (dont la RATP). Des luttes se développent partout en France à La Poste contre les « réorganisations ». La casse industrielle – Alstom, PSA, raffineries … – suscite l’intervention des travailleurs.

Dans ce contexte, le vote des députés PCF[i] contre la réforme ferroviaire, contre la dissolution de la SNCF, pour une véritable réintégration de RFF dans une société nationale unique, contre l’abrogation du statut, est une nécessité absolue. Communistes, nous n’aurions même pas pu imaginer une autre position sans les derniers déroulements à l’Assemblée.

Ensemble, interpelons ces députés PS, qui se disent « affligés »,  qui émettent des critiques sur la politique qu’ils ont soutenue jusqu’alors et qui prétendent, à leur tour, amender et aménager le « pacte de responsabilité ». Double jeu, numéro de claquettes ? C’est évident, du moins s’ils ne s’opposent pas à la « réforme ferroviaire » comme les cheminots de leur circonscription le leur demandent avec insistance.

Le développement des luttes, de la lutte des classes, remet à leur place les préoccupations de ceux à « gauche » qui préparent la relève de Valls à Matignon ou les primaires de 2017. Il démonte le consensus PS/droite sur les questions économiques et sociales, guidé par l’UE du capital. Il prend totalement à contre-pied la démagogie « sociale » de l’extrême-droite raciste et bourgeoise.

Camarades, n’ayons pas peur d’être communistes ! La rupture politique ne pourra partir que des luttes ! Notre place est avec cette avant-garde, dont les cheminots sont actuellement la locomotive !  

PREMIERS SIGNATAIRES (Chronologie) :

Corinne BECOURT (secrétaire de la section du PCF de Saint-Quentin), Emmanuel DANG TRAN (Membre du CN du PCF, secrétaire de la section de Paris 15ème), Claude FAINZANG (Membre du CN du PCF, Paris 19ème), Michel GAGLIANO (syndicaliste cheminot, ancien membre du Conseil national de la fédération CGT des cheminots, communiste, Saint-Etienne), Armelle HERVE (Secrétaire de la section du PCF de Mantes-la-Jolie), Eric JALADE (Membre du CN du PCF, secrétaire de la Fédération du PCF du Tarn), Marc JAMMET (conseiller municipal PCF de Mantes-la-Jolie), Eric MONINI (secrétaire de la section du PCF du Jarnisy, fédération de la Meurthe-et-Moselle), Cyril MORLOT (secrétaire de la fédération de la Haute-Saône du PCF), Dominique NEGRI (Membre du CN du PCF, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères), Michel PERRIN (Syndicaliste cheminot, section PCF cheminots de Limoges, ancien secrétaire de la fédération du PCF de la Haute-Vienne)  

[1] Voir le compte-rendu intégral dans le rapport parlementaire N° 1990 et la vidéo sur le site de l’Assemblée.


[i] Les sept députés membres du PCF :

Alain BOCQUET

Marie-George BUFFET

Jean-Jacques CANDELIER

Patrice CARVALHO

Gaby CHARROUX

André CHASSAIGNE

Nicolas SANSU

 

CONTACTS (pour s’associer à la lettre, demander un supplément d’information):

cahierscommunistes@orange.fr

Site:http://vivelepcf.fr/

Sur RTL, Mélenchon se réfère à Sarkozy et à Jospin, tend la main à Duflot, cultive le flou sur l’Europe… Qui peut prétendre encore le faire passer pour une alternative de « gauche »?

Sur RTL, Mélenchon se réfère à Sarkozy et à Jospin, tend la main à Duflot, cultive le flou sur l’Europe… Qui peut prétendre encore le faire passer pour une alternative de « gauche »? dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 140428_rtl_m%C3%A9lenchon_lehyaric-300x119

Jean-Luc Mélenchon était l’invité de l’émission le « Grand Jury RTL-Le Figaro » le 27 avril 2014.

Son opportunisme droitier ressort de toutes ses positions. Son petit jeu oratoire fait d’imprécations et d’invectives dans tous les sens a de plus en plus de mal à le masquer. Il agace l’auditeur. Il fait rigoler les journalistes.

A propos d’Alstom, Mélenchon ne trouve pas mieux que de se référer à … Sarkozy et sa nationalisation provisoire de 2004 dont il salue le caractère « stratégique » dans « l’intérêt général ». Sarkozy n’a fait que garantir le renflouement de l’entreprise, saignée par les dividendes versés à ses anciens propriétaires, la préservation des intérêts des banques. En collaboration avec Bruxelles, il a engagé le démantèlement d’Alstom, préparant sa vente à la découpe d’aujourd’hui. La nationalisation des pertes, la garantie publique du profit capitaliste: Quel modèle!

Mélenchon recycle également la trouvaille de Montebourg pour le site Arcelor de Florange, la proposition de « nationalisation temporaire ». D’ailleurs, Montebourg aussi son slogan pour Alstom, en vue de faire pression pour son passage sous la coupe de Siemens. « Pourquoi pas avec Siemens ? » s’est exclamé hier Mélenchon (mais après la « nationalisation temporaire »…)

Mélenchon, avec son gauchisme, est parfaitement dans le rôle pour lequel il est invité : déformer, déconsidérer les revendications historiques de mouvement révolutionnaire, du PCF, en l’occurrence celle de la conquête de nationalisations démocratiques par la lutte et la mobilisation des salariés et du pays.

Gentils avec leur invité, les journalistes ont omis cette fois-ci, malgré l’actualité de l’affaire Morelle et des écoutes de Sarkozy, de rappeler la présence de Mélenchon à la remise de la Légion d’honneur à Patrick Buisson.  

Loin de souhaiter un partenariat énergétique entre EDF et Alstom, Mélenchon a enfourché une fois de plus son cheval de bataille anti-nucléaire. Converti au lobby environnemental, Mélenchon ne cesse de se définir comme « écologiste » (peut-être dix fois au cours de l’émission). Sur le plan politicien, il drague plus que jamais les Verts et EELV. Après la main tendue à Cohn-Bendit en 2011, la main tendue à Joly en 2013, c’est la main tendue à Duflot.

Notre révolutionnaire de couloirs, rompu aux marchandages de Solférino, du Sénat ou de Matignon, n’envisage qu’une seule perspective politique : la constitution d’un nouveau gouvernement, avec pourquoi pas lui-même (ou Montebourg) comme premier ministre de Hollande. Pour y arriver, il fait semblant de compter sur une majorité de « gauche » qui existerait, potentiellement, à l’Assemblée nationale avec les députés EELV et PS… Rassembler la gauche que Valls divise: « il a fait quitter le gouvernement aux Verts. Il rejette le Front de gauche ». Un renversement du Palais Bourbon ! Et surtout pas d’une dissolution qui ne manquerait pas de renforcer la droite.

Les journalistes n’ont pas de mal à lui faire redire son bilan positif de l’expérience du gouvernement Jospin de « gauche plurielle » : le « plus à gauche dans le monde » avec la CMU, les 35 heures… (cadeaux sans précédent au patronat, flexibilisation sans précédent du temps de travail…).

Le souvenir de Jospin comme perspective révolutionnaire ! Les journalistes raillent : « c’est pourtant ce gouvernement qui a privatisé le plus ! ».

Sur l’Ukraine, Mélenchon fait entendre un son différent mais c’est pour célébrer les « amitiés historiques franco-russes », bien antérieures à l’URSS (Alexandre III ?).

Reste l’Europe, à quelques semaines des élections européennes. Curieusement, Mélenchon est fort discret et confus sur la question. Est-il pour ou contre l’euro ? Ni pour, ni contre, ou tout au contraire, pourrait comprendre l’auditeur distrait. En fait totalement pour mais sans oser le dire clairement. Mélenchon s’affiche contre « l’euro fort », contre « l’Euromerkel » pour mieux cacher qu’il est surtout pour l’euro.

Il « ne souhaite pas la sortie de l’euro ». Mais « elle pourrait se produire, dans des conditions désastreuses ». Il se raccroche à l’illusion du « changement du statut de la Banque centrale européenne ». Le Maastrichien Mélenchon s’adapte selon les médias qui l’interrogent. Au quotidien l’Alsace, le 7 mars, il dramatisait « Qui peut croire que l’explosion de l’euro pourrait amener autre chose qu’une guerre ».

Mélenchon a montré sur RTL qu’il n’y avait pas plus populiste et nationaliste que les partisans de l’UE et de l’euro comme lui. Ecœurant, se proclamant chargé de « l’intérêt français », il a insulté les « retraités allemands qui se tapent sur la panse ». Vraiment les Le Pen ont toutes les raisons de choyer Mélenchon comme adversaire !

Mélenchon est candidat à sa réélection au Parlement européen dans la région « Sud-ouest ». Il ne pourra retrouver sa sinécure européenne qu’avec l’appui du PCF. Du coup, aux questions des journalistes sur l’état du Front de gauche, il apaise le climat de défiance qu’il a créé avant les municipales. Tout irait bien avec le PCF. « Il n’y a pas de contradiction avec Pierre Laurent » qui est également allé à la rencontre des Verts… Patrice Le Hyaric est là dans le studio.

Avec nous, militants communistes, il y a plus qu’un problème !

Vivelepcf, 28 avril 2014

Election des exécutifs des communautés urbaines: Les compromis et compromissions du 4ème tour des municipales – exemple d’élus PCF à Amiens

Des camarades du PCF d’Amiens ont exprimé leur vive condamnation avec la décision des maires, adhérents du PCF, de Camon et de Longueau, de rejoindre l’exécutif, comme vice-présidents, de la Communauté urbaine d’Amiens.

Nous reproduisons en bas de cet article pour information leur déclaration.

 

L’élection des présidents et exécutifs des communautés de communes, d’agglomération ou des communautés urbaines (future « métropoles ») constituent un véritable 4ème tour des élections municipales après les élections des maires.

Le fait que les conseillers communautaires aient été pour la première fois élus directement (par un « fléchage » peu compréhensible sur les bulletins de vote aux municipales) – et non plus par les conseils municipaux – ne change rien à l’éloignement de ces responsables vis-à-vis des populations et du suffrage universel.

Pourtant, les intercommunalités n’ont cessé de voir leurs prérogatives, leurs moyens, leur influence politique augmenter, jusqu’à devenir prédominants, au détriment de la démocratie communale.

Dans ce contexte de recul démocratique organisé, d’opacité, les tractations politiciennes vont bon train. Les collusions entre droite et « gauche », sur fond de large consensus voire d’interchangeabilité des équipes et des programmes, se réalisent.

Un « sans étiquette » a été élu à la tête de la Communauté urbaine de Lille avec l’aval d’une partie de la droite, majoritaire, et de Martine Aubry. Gérard Collomb (PS) garde la présidence de la Communauté urbaine de Lyon avec le soutien d’une large frange des élus de droite (avec aussi les félicitations du maire PCF de Givors mais pas celles des élus PCF de Vénissieux).

A Bordeaux, grand seigneur, Alain Juppé et sa large majorité de droite ont laissé des places de présidents au PS, aux Verts mais aussi une au PCF.

Election des exécutifs des communautés urbaines: Les compromis et compromissions du 4ème tour des municipales – exemple d’élus PCF à Amiens dans BREVES 140422_amiens-262x300A Amiens, Alain Gest, UMP, a été ravi d’octroyer à deux maires PCF une vice-présidence  de la Communauté urbaine dont il vient de prendre le contrôle.

Pourtant les exécutifs des communautés d’agglomération ne pas des institutions « techniques » (« au delà des clivages »), mais bien des gouvernements locaux ! Comment des élus PCF peuvent-ils concevoir une participation à l’application – loyale – de la politique de la droite (la question se pose aussi ailleurs pour la politique du PS) ? Qu’obtiennent-ils en échange ?

Notre parti, le PCF, vient de subir un lourd recul électoral en influence et en élus. Malgré ses militants, il a subi le vote sanction de la gauche au pouvoir. Il a certes payé les illusions semées par le Front de gauche sur un changement en 2012. Il continue de payer la perte d’identification de ses positions et de sa forme d’organisation historiques. Dans ce cadre, l’institutionnalisation de son appareil, les alliances sans principes auxquelles elle conduit (comme à Paris dès le 1er tour derrière les sociaux-libéraux Delanoë et Hidalgo) coûtent très cher.

Voilà maintenant que certains élus PCF sont prêts à gérer les institutions intercommunales avec la droite !

Nous comprenons et partageons l’indignation de nos camarades amiénois. Ces compromissions ne peuvent être ni tues, ni tolérées au sein du Parti!

 

La direction du PCF de la Somme se compromet avec l’UMP! http://www.cedricmaisse.fr/
L’équipe de l’Aube nouvelle et les communistes de la cellule Jean Petit d’Amiens condamnent avec la plus grande fermeté la décision des maires PCF de Camon (Jean-Claude Renaux) et de Longueau (Colette Finet) de rejoindre l’exécutif UMP d’Amiens-Métropole.
Ainsi Jean-Claude Renaux a tenté de justifier l’injustifiable à la radio ce jour :
« - Camon, troisième commune de l’agglomération, Longueau, deuxième commune de l’agglomération, donc, de ce point de vue là, en dehors de tout critère politique, c’est normal qu’elles aient leur place dans l’exécutif de la métropole.  » (France bleu Picardie 18 avril 2014)
Jean-Claude Renaux fait partie de la direction départementale du PCF de la Somme mais il ne fait pas de politique. Pour lui, seuls les poids démographique et économique des communes détenues par des maires PCF comptent. Surtout pas de politique ! Participer à la gestion de notre agglomération sous la direction du député UMP, et maintenant président d’Amiens-Métropole, Alain Gest ne lui pose aucun problème ! Pour lui la gestion d’Amiens-Métropole ne relève que de décisions techniques. Pourquoi veut-il donc être élu dans ce cas ? Qu’il laisse faire les services qui appliquent bien sagement les directives européennes sur notre territoire…Par ailleurs a-t-il lu le programme politique de l’UMP ? Alain Gest a participé par exemple à la manif amiénoise s’opposant au mariage pour tous !
Mais Jean-Claude Renaux ne s’arrête pas là :
« - Quand on est dans un exécutif, c’est comme dans un conseil des ministres. Voilà on est partie prenante dans un travail d’équipe… » (France bleu Picardie 18 avril 2014)
Les ministres d’un gouvernement sont nommés de façon cohérente à l’issue de la définition d’une majorité par un vote aux élections présidentielles et législatives. Ce n’est pas pareil à amiens-Métropole ! Jean-Claude Renaux a fait un choix qui ne respecte pas les objectifs ni de son parti le PCF, ni du Front de gauche ! Colette Finet s’est présentée aux électeurs comme tête de liste d’un rassemblement de la gauche à Longueau. Peut-elle représenter ses électeurs tout en siégeant dans un exécutif de droite ? Nous pensons qu’elle va trahir, à coup sûr, leurs intérêts de par le fait même de la cogestion avec l’UMP !
« Lorsqu’on a des désaccords, on les exprime là où il faut les exprimer, poursuit Jean-Claude Renaux, et puis ensuite, évidemment, on porte la parole commune une fois que les débats sont tranchés, on se doit de les porter. » (France bleu Picardie 18 avril 2014)
Que vont peser 2 vice-présidents PCF en face de 13 de droite. Jean-Claude Renaux nous explique donc qu’il va devoir approuver, mettre en œuvre et justifier une politique de droite ! C’est tellement inacceptable que le PS par la voix de Thierry Bonté en arrive à dire :
« - Je ne dirais pas qu’ils se vendent mais au fond il va bien falloir évidemment qu’ils votent les budgets parfois sans doute en contradiction avec ce qu’ils ont voté lors de la mandature précédente.  » (France bleu Picardie 18 avril 2014)
Comme d’habitude, le PS n’ose pas dire franchement les choses. Les élections cantonales se préparent déjà avec un partage des candidatures entre le PCF et le PS, notamment en ce qui concerne le canton de Camon… Jean-Claude Renaux et Colette Finet font une politique de notables. Ils espèrent tirer des avantages de la majorité de droite pour leur commune respective. Ils veulent, au passage, continuer à toucher les indemnités de vice-président…
Les élus communistes et plus largement de la gauche à la métropole vont devoir entrer en contradiction avec ces vice-présidents s’ils veulent respecter leurs convictions notamment au moment du vote du budget. Ils n’en auront probablement pas le courage.
Tout cela est dans la continuité de la gestion du précédent président d’Amiens-Métropole, le « socialiste » Gilles Demailly. Colette Finet, qui reste donc vice-présidente à l’eau et assainissement, a augmenté les tarifs de l’eau chaque année (+ 8% sur 6 ans) et a supprimé une tournée de ramassage hebdomadaire des ordures ménagères. Elle a approuvé entre 2008 et 2014, avec Jean-Claude Renaux, toutes les privatisations, augmentations de tarifs, subventions aux entreprises… décidées par le PS.
À présent, ces deux dirigeants du PCF de la Somme vont pouvoir continuer la même politique d’austérité en compagnie de la droite. Pour eux, cette politique menée indifféremment par la gauche ou par la droite est la seule possible. Quelle imagination !
Nous avons dénoncé avec constance, entre 2008 et 2014, leurs options politiques antisociales. En acceptant d’entrer dans l’équipe d’Alain Gest, ils ne font que suivre leur pente naturelle.
Nous refusons donc d’être associés à cette hideuse dérive qui explique en partie pourquoi le Front de gauche ne parvient pas à convaincre les électeurs de le soutenir (car Jean-Claude Renaux et Colette Finet sont bien au front de gauche en tant que membre du PCF) Ce genre de compromission tend également à justifier le « tous pourris » tant entendu qui alimente une abstention grandissante ou même, malheureusement, le vote d’extrême-droite !
Brève, vivelepcf, 21 avril 2014

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12 avril : 50.000 manifestants à la recherche d’une alternative politique introuvable hors des luttes

 Au moins 50.000 personnes de tout le pays ont participé le 12 avril à la marche nationale contre l’austérité à Paris. Le défilé a présenté un caractère plus « citoyen » qu’ouvrier. C’est logique pour un rassemblement organisé un samedi, à l’appel de « personnalités ».

Quelques jours après la nomination de Valls, quelques semaines après les municipales, ces 50.000 manifestants ont donné un signal de mobilisation contre la poursuite et l’aggravation de la politique au service du Medef, face à la résignation orchestrée par l’idéologie dominante. Ils ont exprimé aussi la volonté de combattre l’extrême-droite et de ne pas laisser le pavé aux ultraréactionnaires.

12 avril : 50.000 manifestants à la recherche d’une alternative politique introuvable hors des luttes dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 140415_manif12-300x224La section du PCF Paris 15ème, avec les jeunes communistes du 15ème ont contribué à cette mobilisation et se félicitent de son résultat. Avec les délégations des sections du PCF de Saint-Quentin, de Mantes-la-Jolie et de Saint-Martin-d’Hères, avec des camarades de plusieurs autres départements, nous avons distribué largement notre tract intitulé « L’alternative politique ne pourra partir que de la montée des luttes ».

La question de l’alternative politique était bien au cœur des préoccupations des manifestants, comme elle l’est pour des millions de travailleurs.

Les municipales ont traduit, dans la situation présente, l’absence objective de perspective politique de rupture dans les institutions.

La manifestation du 12 avril l’a illustrée à nouveau. Les organisations qui se réclament « à la gauche du PS » viennent d’être sanctionnées par les électeurs, presqu’à l’égal du PS. Elles paient visiblement les illusions semées avant 2012 sur un changement avec Hollande, l’absence de positions de rupture franches notamment sur l’Union européenne.

La manifestation de samedi n’a malheureusement pas démenti leurs démarches politiciennes parallèles.

Mélenchon drague aussi bien les « écologistes », pourtant les plus pro-UE des politiciens, que le NPA. Après avoir tiré à boulets rouges sur le PCF pendant la campagne des municipales, il est en situation de continuer à le plumer aux européennes, puisque la direction du PCF continue à s’emprisonner dans sa stratégie du Front de gauche.

Besancenot, délaissé des media, fait réciproquement des offres à Mélenchon. Là, il a réussi à s’approprier médiatiquement l’initiative de la manifestation du 12 avril, qui pourtant revient à la direction du PCF.

La direction du PCF, Pierre Laurent, le lui ont permis en préférant s’effacer derrière une affiche anonyme et un appel de « personnalités » diverses. Son objectif prioritaire semble avoir été, quitte à se placer au second rang, de racoler une partie l’autoproclamée « aile gauche » du PS, un peu présente en tête de cortège…

La confrontation de ces préoccupations politiciennes a conduit à abandonner l’idée d’un meeting en fin de manif à la Nation de peur que l’un ou l’autre prenne l’avantage.

Comme on est loin des attentes des manifestants, de l’exigence populaire d’alternative politique !

Les uns et les autres dirigeants de la « gauche radicale » n’ont réussi à s’entendre que pour mettre en avant la personne du politicien grec Alexis Tsipras.

Tsipras est candidat à la présidence de la Commission européenne pour le Parti de la gauche européenne (PGE). Lui et ses soutiens français ne pourraient mieux légitimer l’UE du capital, prétexte et instrument de l’écrasement des acquis sociaux et démocratiques de chaque peuple. Sa priorité principale est d’ailleurs la sauvegarde de l’euro. Ses inspirateurs sont ouvertement Obama et Roosevelt.

Pouah !

Le changement politique en France ne réside évidemment pas dans une perspective illusoire et trompeuse de renversement des coalitions au Parlement européen. Il n’est évidemment pas à attendre d’un changement de gouvernement de Hollande. Après les sales coups confiés à Valls, Hollande pourrait miser sur équipe de remplacement, moins « social-libéral ». Et alors !

Plus que jamais, nous continuons, comme dans la manif du 12, de mettre en avant les luttes, leur renforcement, leur convergence. C’est la seule voie vers le changement politique dans la période actuelle. C’est la seule façon de repousser le consensus droite/PS, de rejeter la diversion mortifère du FN, organisé pour le compte du système.

La mobilisation contre le « pacte de responsabilité » est passée à un niveau supérieur avec la manifestation du 18 mars, notamment dans les organisations de la CGT. L’opposition au Pacte ne saurait se réduire à des slogans vagues contre l’austérité. Pour rassembler, nous devons traduire la gravité du « pacte », les cadeaux d’un montant inégalé au patronat, en luttes immédiates et concrètes, contre la TVA, la casse de la santé et de l’hôpital publics, celle des allocations familiales…

La lutte des cheminots contre la réforme ferroviaire, avec la grève du 22 mai, celles des fonctionnaires contre l’austérité, avec la grève du 15 mai, les mouvements à la Poste, à EDF, à la RATP possèdent un fort potentiel d’entraînement chez les usagers. Partout en France, on se bat contre la casse de l’industrie.

C’est tout cela que nous avons mis au centre de notre expression à la manifestation du 12 avril, pour la convergence des luttes, passant par la rupture avec l’UE du capital, loin des préoccupations politiciennes, qui ne sauraient enfermer la détermination des manifestants, des travailleurs qui luttent et lutteront.

Prochain rendez-vous pour la mobilisation générale : le 1er mai !

Repris de EDT – Pcf Paris 15, 14 avril 2014

Le tract que nous avons diffusé à la manif du 12 avril 2014

 L’alternative politique ne pourra partir que de la montée des luttes

Hollande et ses commanditaires du Medef ont entendu le message, prévisible, des urnes. La politique que le pouvoir de « gauche » poursuit depuis 2012 est massivement rejetée dans le pays mais aucune alternative politique institutionnelle n’existe aujourd’hui. Ils l’aggravent!

En effet, le vote sanction des municipales a profité à la droite qui réclame plus d’austérité. C’est par défaut, vu l’abstention, mais la résignation à l’idéologie dominante progresse. Le système réussit à faire monter le FN pour détourner des luttes la colère populaire et le rejet de classe de l’Union européenne. L’épouvantail fonctionne et le danger d’extrême-droite est réel d’autant que les ultra-réacs occupent le pavé.

Toute la gauche qui a entretenu des illusions sur un changement réel avec Hollande est sanctionnée, malheureusement également notre parti le PCF, malgré le travail des militants. Cela ne changera pas tant qu’elle s’engluera dans des perspectives politiciennes de recomposition politique.

Dans cette situation, Valls vient de se voir confier un contrat de mission : précipiter et assumer les contre-réformes structurelles antisociales, à commencer par le « pacte de responsabilité », la « réforme ferroviaire », la casse des territoires dans le cadre de l’Union européenne du capital. Salariés, retraités, jeunes, le plus grand nombre va payer encore plus lourdement les cadeaux au patronat et au profit capitaliste, sur leurs revenus, les conditions de travail, les services publics, la santé, les allocations familiales. Une course de vitesse est engagée. Le pouvoir espère étouffer la montée des luttes sociales, aujourd’hui seules porteuses de l’alternative politique.

Communistes, suivant la raison d’être de notre parti, nous faisons résolument le choix de la lutte des classes, de contribuer au développement, en nombre, en conscience et en organisation des luttes, à commencer par les batailles contre le « pacte de responsabilité » et la « réforme ferroviaire », pour la défense de l’industrie, notamment par des nationalisations (automobile, sidérurgie…). Nous mettons plus que jamais en avant des positions de rupture en France, en particulier face à l’Union européenne.

 

 

Le sens de notre participation à la manifestation du 12 avril, initiée par notre parti.

Ce qui nous importe avant tout, c’est de contribuer à redonner confiance au mouvement social, aux luttes, dans leur force, dans leur capacité à porter le changement politique, en l’absence aujourd’hui de toute perspective de changement politique institutionnel. En 2010 pour défendre les retraites, nous étions le nombre pour battre Sarkozy. Nous pourrions l’être à nouveau face à la poursuite de sa politique par Hollande et Valls. Revenons sur les dégâts causés par les illusions électorales semées avant 2012 !

Ce qui nous importe, c’est de soutenir et d’alimenter les luttes décisives en cours, en premier lieu celles pour le retrait du « pacte de responsabilité », précisé et aggravé par Valls et celui de la « réforme ferroviaire », fer de lance de la casse des services publics, que le pouvoir espère faire passer en catimini au cœur de l’été.

Ce qui nous importe, c’est de combattre et démasquer le FN et le rôle que le système lui confie pour détourner des luttes – vers sa logique de haine –  et stériliser la colère populaire et l’opposition à l’Union européenne du capital. 

Ce qui nous importe, à quelques semaines des élections européennes, c’est bien de faire le lien entre le rejet de classe de l’UE et les luttes nationales décisives. Refuser les prétendus « diktats » de Bruxelles, cela ne peut se faire, pour les travailleurs de France, qu’en repoussant en France – dans une perspective internationaliste – l’application des traités et directives européens illégitimes.

Nous réaffirmons la nécessité de la rupture avec toute intégration dans l’UE du capital, l’illégitimité de ses institutions. Il est inadmissible que l’UE puisse encore servir de prétexte idéologique à la résignation des travailleurs français devant l’austérité. La remise en cause de l’euro, son instrument de mise en concurrence des peuples et de contrôle des économies nationales doit être mise en débat dans notre pays.

A ce titre, nous exprimons notre désaccord total avec les positions politiques de la Confédération européenne des syndicats (CES – avec son relai en France, la CFDT), qui après avoir défendu la Constitution européenne et le Traité de Lisbonne, s’efforce de faire vivre l’illusion de « l’Europe sociale » pour mieux légitimer l’ordre de l’UE du capital. Nous exprimons notre désaccord total avec le politicien grec Tsipras, dirigeant du Parti de la gauche européenne (PGE), qui se présente à la présidence de la Commission européenne, légitimant la dictature de la principale institution du capitalisme européen. L’UE DU CAPITAL N’EST PAS REFORMABLE ! 

Nous souhaitons aussi écarter et remettre à leur place, aussi bien la supercherie du « dialogue social » avec les syndicats de collaboration comme la CFDT, que les calculs et projets de recomposition politique de certains politiciens français de « gauche ». Certains passent allègrement du rose, au vert, au jaune, voire au rouge (pour la cravate) s’efforcent maintenant de constituer une « gauche de rechange » avant des élections, quand Valls aura commis ses méfaits.

Nous voulons aussi marquer que les militants de ce parti – loin des calculs politiciens – se battent, vont au contact des travailleurs et des populations pour leur proposer d’organiser politiquement leurs luttes et leurs colères, ensemble, pour mettre en échec, en commençant tout de suite, la politique au service du capital.

Ce qui nous importe au contraire, c’est de montrer la nécessité d’un parti de classe révolutionnaire, intransigeant dans la lutte des classes du côté des travailleurs. Ce parti en France, historiquement, c’est le PCF, avec ses symboles, faucille et marteau.

 

 

Faire converger les luttes pour le retrait du « pacte de responsabilité ».

Ces dernières semaines, le mouvement a connu une progression importante avec les manifestations du 18 mars. Les prétextes sur les créations d’emploi et la nécessité d’obtempérer à l’UE commencent à tomber. La comédie du « dialogue social » et la collaboration de la CFDT sont démasqués.  

Valls décide d’accélérer l’adoption des mesures du pacte, de gonfler encore les cadeaux au patronat : « crédit d’impôt compétitivité », exonérations de cotisations sociales, baisse d’impôt. Le prétexte de la « baisse des déficits publics » tombe d’autant plus. Le pouvoir espère passer en force avant que les conséquences du pacte sur le pouvoir d’achat, la protection sociale ne soient trop sensibles. Dans la continuité de la lutte contre les hausses de TVA, dénonçons et combattons le démantèlement de l’offre de soins et de l’hôpital publics, la remise en cause des allocations familiales, l’explosion des tarifs des services publics ! Voilà la contrepartie réelle du pacte de solidarité !

Les journées d’action déjà programmées des fonctionnaires contre l’austérité le 15 mai, des cheminots contre la « réforme ferroviaire » le 22 mai seront des étapes importantes dans la convergence des luttes. Le 1er mai peut et doit être une grande journée de mobilisation générale contre le « pacte de responsabilité ».      

 

 

Faire capoter la « réforme ferroviaire », c’est possible !

La « réforme ferroviaire » est un projet de loi d’une extrême gravité. Il prépare l’éclatement de la SNCF et la casse du statut des cheminots.

C’est l’étape nécessaire pour poursuivre et finaliser le processus de marchandisation et de privatisation du rail dont des conséquences se font déjà durement sentir sur les salariés, les usagers, les territoires. Les journées d’action ont été très fortes en juin et en décembre derniers. Le pouvoir redoute la résistance des cheminots. Le spectre des luttes victorieuses de novembre/décembre 1995 le hante toujours.

L’un des objectifs de la « réforme » est aussi d’abattre la « locomotive » du mouvement social que représentent les cheminots dans l’intérêt de tous les travailleurs.

Pour faire passer la réforme, le gouvernement choisit d’en minimiser l’objet. Pas un mot dans le discours de Valls. L’examen du projet de loi est reporté au cœur de l’été… Pendant ce temps, avec l’aide des syndicats de collaboration, la direction s’efforce de diviser les cheminots, d’instaurer des négociations sur des protections catégorielles, temporaires et illusoires devant la perspective de privatisation. Le pouvoir s’appuie au maximum sur l’Union européenne et ses directives de mise en concurrence. Tout se passerait à Bruxelles et il faudrait s’en accommoder plus ou moins mal. NON ! La résistance à la casse des services publics en Europe se joue dans chaque pays !

Le 22 mai, la journée de grève des cheminots peut amorcer un mouvement large et déterminé. Communistes, nous contribuons à le préparer, à faire converger les luttes de tout le service public, la défense des intérêts des usagers derrière cette lutte pour mettre un point d’arrêt à la privatisation de la SNCF.  

 

 

Les communistes qui vous distribuent ce tract sont des militants, des responsables de section et de fédération du PCF  qui jugent nécessaire de faire vivre et de renforcer leur Parti, de renouer avec sa perspective révolutionnaire, le socialisme, avec sa théorie marxiste et léniniste, avec son organisation de classe dans le monde du travail, les quartiers populaires, les campagnes, a contrario du processus d’effacement poursuivi avec le Front de gauche. REMETTONS LE PCF SUR LES RAILS DE LA LUTTE DES CLASSES! 

Nouvelle année : même politique antisociale ! Une seule voie pour la riposte : la lutte !

Les allocations familiales, ce qu’il en restera, demain, les familles se les paieront elles-mêmes !

 Voilà en substance ce que François Hollande vient d’annoncer dans sa conférence de presse du 14 janvier. Le patronat va être entièrement exempté des cotisations sociales familles : 35 milliards d’euros qui iront gonfler les profits et les grosses fortunes comme tous les cadeaux précédents accordés au capital. Plus ils en touchent, plus ils suppriment des emplois ! Les faits sont là ! Une grève est lancée à Sanofi, le géant pharmaceutique qui réalise 5 milliards de profits par an, investit en Chine et en Amérique, mais veut liquider encore 2000 postes qualifiés en France.

 En ce début d’année, la note est salée pour le plus grand nombre.

Les hausses de TVA vont prélever en moyenne 200 euros par an sur chaque ménage. Les transports SNCF/RATP ont déjà augmenté de 3%. Tout cela pour alimenter le CICE, « crédit d’impôt compétitivité » : 10 milliards de cadeaux au patronat en 2014 pour … peut-être 30.000 emplois créés selon l’Insee (330.000 euros par emploi !). 

Les tarifs de l’électricité ont discrètement augmenté également de 2,5% après les 5% d’août dernier, avec l’augmentation de la taxe hypocritement dénommée « Contribution au service publique de l’énergie » pour alimenter les profits d’EDF et des banques et leurs investissements à l’étranger. Les loyers continuent d’augmenter bien plus vite que les salaires et pensions. Le pouvoir entretient la pénurie de logements. Depuis septembre, 734 grandes entreprises ont engagé des plans de licenciement profitant de la casse du code du travail (ANI) votée en 2013.

A l’autre bout de l’échelle, les grandes fortunes enflent.

Celle de Liliane Bettancourt a atteint 24 milliards d’euros, celle de François Pineau, responsable de la casse de La Redoute, 11 milliards. A 13 milliards d’euros on retrouve celle de Serge Dassault qui profite d’une rente d’Etat pour les avions Rafale non vendus, des guerres françaises en Libye au Mali ou ailleurs, et qui profite aussi de la protection des politiciens qui viennent scandaleusement de voter au Sénat le maintien de son immunité parlementaire.

Pour 2014, la feuille de route de Hollande est la même : austérité des dépenses publiques et sociales, démantèlement des droits sociaux, privatisations, asservissement à l’Europe des monopoles, guerres dans le monde. Le tout avec un recours annoncé aux ordonnances pour esquiver même le débat parlementaire. La réalité est très différente de l’image cultivée par les media d’un président impuissant et maladroit. Comme Sarkozy, Hollande est un agent zélé et docile des intérêts capitalistes.

La colère explose dans le pays dans les milieux les plus différents. Le pouvoir est discrédité avec 22% de bonnes opinions. Il ne se passe pas une semaine sans que se développent des dizaines de lutte dans l’industrie, les services. La question est plus que jamais posée : sur quoi bute le mouvement social pour mettre en échec cette politique ?

L’impasse politicienne est flagrante. Elle a été soigneusement organisée. Communistes, nous ne faisons pas partie de ceux, y compris syndicalistes, qui ont semé des illusions sur un « changement » aux élections de 2012, comme nous ne voyons pas de « tournant libéral » en 2014. Ces illusions nourrissent la résignation d’aujourd’hui. Le gouvernement de « gauche » a ainsi réussi en 2013 à enterrer, avec sa nouvelle contre-réforme des retraites, le puissant mouvement de lutte de 2010. A côté du consensus droite/PS, le système monte en épingle le FN pour détourner la colère populaire des luttes.

En 2014 auront lieu deux élections, les municipales et les européennes. Nationalement, il n’y a pas de « changement » à en attendre.

La situation à Paris est exemplaire. D’un côté, Hidalgo et Delanoë, très proches lieutenants et amis de Hollande mènent une politique social-libérale depuis 12 ans. L’équipe compte être reconduite pour continuer. Dans le 15ème, Hidalgo a désigné à côté d’elle Mme Dominique Versini, ancien ministre UMP, chiraquienne revendiquée ! Quelques « cautions » de gauche sont appontées en places pour masquer cette réalité. Quelques ex-PS sont chargés de canaliser le mécontentement de gauche au 1er tour pour aider Hidalgo au second. A droite, Kosciusko-Morizet a bien du mal à trouver des critiques de fond à faire à Hidalgo tant leurs visions sont proches. Elle s’efforce assez lamentablement de séduire la bourgeoisie branchée et influente. Le système joue du FN pour maintenir le statu quo.

La campagne des européennes est réduite au minimum, quelques semaines. Le FN, mis en avant, est chargé de détourner l’attention, de détourner la protestation contre l’UE des luttes, de disqualifier l’opposition à L’UE et l’euro pour le compte des forces du consensus.

En 2013, certains syndicats ont ouvertement confirmé leur choix d’accompagner la politique du gouvernement et de rentrer dans le jeu du « compromis social » avec le Medef. D’autres de rechercher l’unité syndicale à tout prix. ANI, retraites : la bataille s’est réduite à un témoignage avant réconciliation avec la CFDT, partisan de ces contre-réformes. Contre le CICE, la TVA : il n’y pas eu de mouvement national. Le décalage est de plus en plus marqué entre le rejet des travailleurs de l’UE et l’alignement des directions syndicales sur la Confédération européenne des syndicats.   

Pour nous communistes, plus que jamais dans cette période, l’alternative politique ne peut venir que des luttes et de leur convergence sur des positions de ruptures pour commencer à faire reculer la politique du pouvoir.

Partout dans le pays, montent chez les usagers et chez les cheminots le refus de la dégradation du service public SNCF. La catastrophe de Brétigny montre à quoi mène la politique de privatisation. La « réforme » ferroviaire, qui en est la prochaine étape décisive, est programmée d’ici juin. Le rejet de la réforme ferroviaire peut et doit faire l’objet d’une lutte nationale et rassembleuse.

Peugeot-Citroën a réussi à liquider, finalement sans véritable encombre, l’usine d’Aulnay et 6000 emplois dans le pays. Voilà que l’on apprend que l’Etat va faire son entrée en force dans le capital pour faciliter l’alliance (la prise de contrôle ?) par le groupe chinois Dong Feng! Pour la même somme, il pourrait nationaliser dans l’intérêt de l’emploi et de la réponse aux besoins. Plus que jamais, exigeons la nationalisation !

Voilà deux exemples des positions de rupture que, communistes, nous voulons porter en débat avec vous, avec le mouvement social, avec ceux qui luttent et lutteront cette année.

De façon fondamentale, conscients du brouillage médiatique, nous défendrons aussi avec force cette année la nécessité de la rupture avec l’UE du capital, à la décliner concrètement dans les luttes avec le refus de l’application des traités et directives européennes, à nous battre pour l’abandon de l’euro, l’instrument économique mais surtout politique de la domination sur les peuples et leur expression démocratique de l’Europe des monopoles.

N’hésitez pas à nous rejoindre !

Bonne année 2014 de résistance et de luttes !   

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Nos nouvelles affiches d’adhésion sont arrivées

Après plusieurs mois de concertation des communistes de Saint-Quentin, de réflexion sur les mots d’ordre, sur le visuel, d’ajustement divers et variés, nos affiches finalisées nous ont été livrées en fin de semaine dernière.

Aussitôt, quelques militants en ont profité pour recouvrir les murs de notre ville.

Partant au début sur une seule affiche, il nous a été, au final, impossible de renoncer à l’un des deux mots d’ordre. L’un faisant un constant, l’autre proposant la perspective. L’exaspération générale, l’explosion du chômage et de la précarité au bénéfice de quelques dirigeants capitalistes  sont les raisons principales du premier mot d’ordre. La nécessité d’une organisation des plus touchés par le système pour créer un rapport de force concret face à ces puissances, la nécessité d’un parti communiste fort, combatif et agissant uniquement dans l’intérêt des masses sont la source d’inspiration du second.

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L’ex-ministre UMP, Versini, numéro 3 sur la liste Hidalgo à Paris 15ème !

L’ex-ministre UMP, Versini, numéro 3 sur la liste Hidalgo à Paris 15ème ! dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 131123_Versini-300x175Nous apprenons par la presse qu’Anne Hidalgo a décidé d’offrir la 3ème place sur la liste pour les municipales à Paris 15 qu’elle conduit à l’ancienne ministre UMP, Dominique Versini.

Au début des années 2000, Dominique Versini, parrainée par Jacques Chirac, a joué l’alibi social du gouvernement Raffarin. Ensuite, elle a été choisie par Jean-François Copé pour conduire la liste UMP aux régionales de 2004 à Paris (après avoir été n°2 sur la liste Balladur en 1998).

Le choix d’Anne Hidalgo de recruter des personnalités de droite n’est pas pour nous surprendre.

Il montre surtout à quel point la politique « social-libérale » de la municipalité de Delanoë est compatible avec les options de la droite.

Il traduit une tactique politicienne espérant racoler une partie de l’électorat de la droite. On sait combien cet opportunisme finit toujours par renforcer la politique au service du capital et la droite elle-même.

Le recrutement de Mme Versini n’est pas un acte ponctuel.

Mme Hidalgo vient de féliciter l’ancien membre du gouvernement Sarkozy-Fillon, Martin Hirsch, pour sa nomination par le gouvernement à la tête de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Au Modem, elle a débauché le seul conseiller de Paris sortant, Jean-François Martins, n°2 sur la liste de Marielle de Sarnez en 2008. Celui-ci figure en position éligible sur la liste dans le 11ème arrondissement. Anne Hidalgo avait aussi fait des offres à l’ancienne ministre de Juppé, la multicarte Corinne Lepage.

Il y a quelques semaines, la direction du PCF Paris faisait ratifier son accord avec le PS d’Anne Hidalgo, la présence sur ses listes dès le 1er tour contre 13 places éligibles de conseillers de Paris. M. Ian Brossat, président du groupe Front de gauche, président nommé par Delanoë de Sempariseine, a intégré officiellement l’équipe de campagne d’Hidalgo.

M. Brossat avait cru bon de s’insurger médiatiquement, en son temps, contre une éventuelle alliance Hidalgo-Modem, qualifiant le Modem de « parti de centre-droit ». Hidalgo ouvre maintenant ses listes, au-delà du Modem, à des personnalités de l’UMP…

Il faut être conséquent. Nous invitons chaque candidat PCF-FdG à peser en son âme et conscience la signification politique de sa présence sur les listes Hidalgo. La clarification de la situation, l’officialisation de l’ouverture à des éléments de droite des listes Hidalgo, non posée dans le débat, confirme le caractère biaisé du vote de ratification de l’accord entre la direction PCF 75 et Hidalgo oraganisé à la mi-octobre.

Cette situation amène la section du PCF Paris 15ème, pour conserver sa crédibilité dans ses luttes, à afficher publiquement son désaccord avec la présence de candidats estampillés PCF sur les listes Hidalgo.

PCF Paris 15, 22 novembre 2013

131124_versini_lamour dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

Dominique Versini et Jean-François Lamour posant pour la campagne UMP des régionales de 2004

Contre les hausses de TVA : faire monter l’opposition de masse et non la court-circuiter !

La contestation de la politique que poursuit Hollande, après Sarkozy, ne cesse de monter. La perte de pouvoir d’achat est dure pour le plus grand nombre, intenable pour certains. La hausse des prélèvements, des impôts, en est un élément, largement rejeté. Des mouvements anti-fiscalistes, démagogiques, l’exploitent pour mieux détourner la colère populaire. L’agitation organisée contre l’écotaxe, impôt préparé par la droite, hypocrite et mal ficelé certes, mais à la charge du patronat, en est l’illustration.

Contre les hausses de TVA : faire monter l’opposition de masse et non la court-circuiter ! dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 131112_tva-300x264Dans ce contexte, l’opposition aux hausses de TVA peut donner au mouvement une perspective de rupture avec cette politique, sur une question juste et rassembleuse. La TVA est l’impôt le plus injuste frappant davantage les plus pauvres. Ces nouvelles hausses pèseront lourd sur le budget des ménages. Elles servent à financer de nouveaux cadeaux scandaleux, le « crédit d’impôt compétitivité », au patronat. Qui plus est, les hausses de TVA prévues par Sarkozy, « la TVA sociale », avaient été condamnées par la « gauche » maintenant au pouvoir… La contradiction politique est tellement grosse que des voix commencent à s’élever, même chez les soutiens de Hollande.

Construire une mobilisation de masse contre ces nouvelles augmentations de TVA peut frapper au cœur la politique du pouvoir et commencer à le faire reculer.

Dans ce sens, des initiatives sont prises, depuis des semaines, par des organisations du PCF. Nous reproduisons ci-dessous et en lien un exemple de tract-pétition à destination des entreprises et des quartiers.

Jean-Luc Mélenchon a décidé de récupérer la question. Un matin à la radio, il convoque une manifestation sur le sujet. Comme à son habitude, il décide seul au nom de son « Front de gauche », mettant ses partenaires devant le fait accompli. Comme à son habitude, suivant ses conceptions politiciennes, il ignore la lutte.

Ne laissons pas l’opération politicienne court-circuiter la lutte ! Aucune organisation syndicale ne peut accepter de s’y associer. Elles le disent toutes, l’une après l’autre. Le rassemblement de Mélenchon n’est pas d’abord un rassemblement contre la TVA mais un rassemblement derrière Mélenchon. Le 5 mai dernier, il convoquait le pays pour entendre Eva Joly et pour l’écouter prétendre devenir premier ministre de Hollande ou ministre de Montebourg !

Les directions du PCF, insultées, méprisées par les quelques adeptes de Mélenchon, vont-elles encore se sentir obliger de jouer les « tour-opérators » pour amener de toute la France la claque à l’histrion ? Peu sûr!

Le résultat prévisible (prémédité ?), sera de casser dans l’œuf en le réduisant à cet enjeu politicien la campagne qui pourrait réellement commencer à mettre en échec la politique du gouvernement. Le « Front de gauche », c’est bien le contraire d’un mouvement de classe, d’un rassemblement populaire !

Ne laissons pas faire ! Face à cela, communistes, assumons notre raison d’être !

UN EXEMPLE DE TRACT PETITION:

PETITION au Président de la République. ANNULEZ LES AUGMENTATIONS DE TVA PREVUES AU 1er JANVIER 2014 !

L’augmentation des taux de TVA au 1er janvier, voulue par le gouvernement, dans la suite de son prédécesseur, est insupportable.  

Elle est insupportable parce qu’elle va prélever 170 euros en moyenne sur chaque foyer, pour un total de 6,5 milliards d’euros par an.

Elle est insupportable parce que la TVA est un impôt profondément injuste. Frappant la consommation, elle frappe proportionnellement davantage les petits revenus. Les 10% de ménages les plus pauvres doivent y consacrer 11,5% de leurs revenus contre 5,9% pour les 10% de ménages les plus riches. Choix aggravant pour 2014, à côté de la hausse du taux normal de 19,6% à 20%, le pouvoir augmente le taux réduit de 7% à 10%. Or ce taux s’applique à des produits et services indispensables. Par exemple, les tarifs des transports en commun risquent d’augmenter encore de 3% (ou bien ce seront les investissements qui pâtiront).

La hausse de la TVA est insupportable parce qu’elle s’ajoute à toutes une série de nouvelles ponctions frappant les salariés et les retraités. Ils subissent de plein fouet l’augmentation de l’électricité de 5% en juillet, 50 euros en moyenne par foyer, suivant l’envolée des tarifs du gaz. Tout cela pour préparer la concurrence et la privatisation alors qu’EDF et GDF-Suez amassent les profits. Ils subissent l’augmentation prohibitive des loyers et de l’immobilier. 3 millions de ménages aux revenus modestes, de veuves et de veufs notamment, sont devenus, parfois lourdement, imposables sur le revenu depuis 2011 (à la suite du gel des barèmes et de l’extinction de la demi-part accordée pour avoir élevé des enfants). La liste des prélèvements est longue : chacun fait sa dure addition !

La hausse de la TVA pour 2014 est insupportable parce qu’elle ne contribue en rien aux dépenses publiques et sociale utiles. Au contraire, le budget 2014 d’austérité organise leur diminution. Les 6,5 milliards d’euros de TVA nouvelle vont aller gonfler les caisses du patronat, en étant affectés au « crédit d’impôt compétitivité » (CICE). Alors qu’il se plaint sans arrêt des déficits publics, le gouvernement les creuse en octroyant ce cadeau, d’un montant inédit depuis 15 ans, aux entreprises. Au titre du CICE, elles recevront du budget de l’Etat 10 milliards d’euros en 2014, 20 milliards en 2015. Ces sommes compenseront 4% puis 6% des salaires qu’elles versent (en dessous de 2000 euros net). En tant que consommateurs, les salariés et leurs parents vont rembourser une partie de leurs propres salaires à leur patron. Ce dispositif est scandaleux ! Les 180 milliards d’euros d’aides publiques versées par an aux entreprises ont fait la preuve de leur inefficacité pour l’emploi mais de leur faculté à gonfler les profits. L’Union européenne du capital applaudit l’initiative du gouvernement français. Travailleurs, révoltons-nous !

L’exaspération monte devant cette politique injuste qui accompagne la poussée du chômage, la montée des difficultés quotidiennes. Elle est attisée par les désillusions après les élections de 2012. La « gauche » au pouvoir s’applique à cultiver la résignation, à faire oublier les mobilisations exceptionnelles de 2010 pour les retraites, pour les services publics, à accompagner les plans de suppression d’emploi  en faisant accepter le déclin de l’appareil productif. Sous Hollande et Ayrault, comme sous Sarkozy et Fillon, le patronat et le capital continuent de plus belle à utiliser leur propre crise pour accélérer la casse des acquis sociaux et démocratiques, renforcer l’exploitation, mettre en péril l’avenir de la réponse aux besoins du peuple. L’Union européenne et son instrument l’euro les y aident plus que jamais.

Dans le même temps, les tenants du système s’appliquent à détourner la colère populaire vers des batailles stériles pour les salariés (ex : contre l’écotaxe), vers des défouloirs électoraux aux perspectives étroitement politiciennes, vers l’extrême-droite, parti de la haine autant que de la bourgeoisie, repoussoir chargé de dévoyer les propositions de rupture, en particulier, en cette année d’élections européennes, avec l’UE et l’euro.

L’expérience le vérifie à nouveau : toute perspective de changement ne peut partir que des luttes et de leurs convergences sur des positions de rupture, à chaque niveau.

Des initiatives diverses se développent contre les hausses de TVA. Le PS de M. Hollande avait dénoncé la « TVA sociale » de Sarkozy mais il suit maintenant les pas. Cette bataille précise s’inscrit dans la contestation de l’ensemble de la politique du pouvoir.

 Communistes du 15ème, nous mettons à votre disposition dans ce cadre, une pétition au Président de la République, dont nous remettrons des copies aux députés du 15ème.

PETITION AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE (copie à nos députés)

ANNULEZ LES AUGMENTATIONS DE TVA PREVUES POUR 2014!

M. le Président,


Considérant que les hausses de TVA que votre gouvernement a prévues pour 2014 vont peser très lourd sur notre vie, 170 euros en moyenne par foyer,

Considérant que la TVA est un impôt profondément injuste, frappant davantage les plus pauvres, que la hausse du taux réduit va notamment entraîner une hausse des prix de services essentiels comme les transports publics,

Considérant que salariés, retraités, jeunes, nous avons déjà été lourdement mis à contribution par des prélèvements nouveaux, des augmentations de tarifs publics etc.,

Considérant que ces hausses de TVA ne contribuent pas à soutenir des dépenses publiques et sociales utiles dans le budget 2014 mais à compenser de nouveaux cadeaux que vous avez consentis au patronat et qui creusent les déficits publics,

Vous rappelant que vous aviez dénoncé à juste titre les projets de TVA « sociale » de votre prédécesseur,

Nous vous demandons d’intervenir pour que le gouvernement retire son projet d’augmentation du taux normal de la TVA de 19,6 à 20% et du taux réduit de 7 à 10%.

Mise en sommeil de l’Association des Jeunes Elus de France

En 2009, des élus de plusieurs bords politiques lançaient avec Pierre Adrien Babeau, maire-adjoint UMP à Neuilly-sur-Seine, d’autres petits camarades du PS, du MODEM et du Front de Gauche, dont Ian Brossat, Président du Groupe communiste au Conseil de Paris l’Association des Jeunes Elus de France, « au delà des clivages partisans ».

Mise en sommeil de l’Association des Jeunes Elus de France dans Faire Vivre et Renforcer le PCF Brossat-Hidalgo-300x206

L’objet de l’association? S’entraider entre élus d’étiquettes différentes, échanger « des conseils mutuellement » pour chacun faire avancer le plus loin possible sa carrière… peu importe l’étiquette!

A l’approche des élections municipales de 2013, cette fraternité interpartiste aurait pu devenir compromettante pour les membres de la petite bande qui se répartissent dans diverses formations politiques amicalement concurrentes. Depuis 15 jours, le site internet de l’association a été mis en sommeil. On reste sur sa faim.

Les bons « petits conseils » entre amis ont-ils été profitables?

Est-ce désormais instruit des conseils de ses amis qu’Ian Brossat est désigné bras gauche d’Anne Hidalgo pour poursuivre la politique anti-sociale de Bertrand Delanoë les 6 prochaines années?

En 2009, notre camarade Camille Marques écrivait :

Coup de gueule ! Non, les (jeunes) communistes ne sont pas de petits politiciens comme on en trouve dans les autres partis ou comme M. Ian Brossat !

Je n’en peux plus de voir le PCF ridiculisé dans la presse et que des élus se réclamant de mon parti se prêtent au jeu, consciemment ou non.

Le quotidien Le Parisien, à forte tradition anticommuniste, c’est le moins que l’on puisse dire, se délecte depuis quelques mois. Le nouveau président du groupe des élus communistes et du PdG au Conseil de Paris, Ian Brossat, 28 ans, ravit ses rédacteurs et a le droit à une publicité régulière dans ses pages que nos luttes ne rencontrent jamais.

Pas étonnant !

Hier, 13 octobre 2009, sur une pleine page, Le Parisien publie sa photo en grand et salue sa dernière initiative : participer à la création, derrière M. Adrien Babeau, adjoint UMP à Neuilly-sur-Seine, avec d’autres élus de l’UMP, du Modem, du PS, des Verts… d’une association de jeunes pour « se serrer les coudes en dépassant les courants idéologiques », l’Association des jeunes élus de France (AJEF).

« Il s’agit de promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents » indique l’association.

On attend l’adhésion de Jean Sarkozy !

Il est inconcevable que des gens qui se disent communistes figurent dans ce type de regroupement de politiciens en herbe et discréditent notre parti et notre engagement.

Petits carriéristes, qui affûtons nos dents, unissons-nous, pour avancer dans nos partis respectifs ! « Donnons-nous des petits conseils mutuellement », comme le promet Brossat dans Le Parisien.

Quels petits « conseils » ? Quelles expériences !

M. Brossat a fait un passage éclair au PCF 14ème, parachuté par la direction du PCF. Il en est reparti aussi sec quand il a vu que, pour cause de parité, il ne pouvait pas prétendre à une des places de conseiller de Paris octroyées par le PS dans le 14ème mais dans le 18ème, reniant ses déclarations d’amour précédentes pour notre arrondissement et ses habitants.

Tant qu’on n’était pas certain que Delanoë n’aurait pas besoin du Modem en 2008, il s’est bien gardé d’exclure toute possibilité ! Quitte à se refaire une virginité après !

Sitôt élu, M. Brossat décide seul de devenir politicien professionnel, payé vraisemblablement sur son indemnité, alors que les élus communistes doivent normalement la reverser au Parti.

Un autre « bon petit conseil » à délivrer ? Quoi qu’en cette matière, UMP, PS et autres ont plus à donner qu’à recevoir.

Pour avoir des places et progresser, visiblement selon M. Brossat, il ne faut jamais contrarier le maire que l’on sert, en l’occurrence Delanoë, mais docilement lui apporter la caution de gauche que représente le nom du PCF sur les sujets les plus importants (des questions secondaires servent à jouer une posture différente).

Pour en rester à la réunion du dernier Conseil de Paris, c’est comme cela qu’il faut sans doute comprendre certaines positions surprenantes.

Plutôt approuver les dépenses pharaoniques pour le futur stade Jean Bouin au bénéfice des sponsors du Stade Français, la diminution des HLM aux Batignolles ou la promotion immobilière à Beaugrenelle plutôt qu’ennuyer la municipalité ! Même si, des riverains, des militants associatifs, des sympathisants du Parti que nous rencontrons n’en croient pas leurs yeux.

Le PCF ne se réduit pas à cette caricature dont la jeunesse contraste avec les 90 ans d’histoire glorieuse, de dévouement et de luttes, de notre parti et de ses adhérents.

Nous le disons et le dirons parce que les salariés et les habitants de Paris et du reste du pays ont besoin du PCF, tels que des milliers de militants le font vivre, fidèles à leurs engagements idéologiques, sans mélanger torchons et serviettes, sans compromission, fidèles à l’intégrité de ceux qui se battent parce qu’ils ressentent le besoin de changer la société, de battre le capitalisme, et non parce qu’ils veulent s’y faire une bonne place.

Pour les opportunistes, les portes des autres partis sont grand ouvertes !

Camille Marques, membre du Conseil départemental du PCF Paris

Concurrence autour de la marque déposée « Front de gauche »

En 2009 le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon a pris ses précautions. Il a déposé la marque « Front de Gauche » à l’Institut National de la Propriété Industrielle. Se préparait-il déjà à un divorce éventuel, qui devient plus plausible avec la préparation des élections municipales? En 2011, Dominique NEGRI le faisait remarquer à une direction du PCF qui refusait de le voir.

CONCURRENCE AUTOUR DE LA MARQUE DÉPOSÉE « FRONT DE GAUCHE » ? LE PCF EXISTE DEPUIS 90 ANS…
Concurrence autour de la marque déposée « Front de gauche » dans Faire Vivre et Renforcer le PCF Dominique-Negri-300x264

Par Dominique Negri, membre du Conseil national du PCF – Lundi 30 Mai 2011

Depuis quelques jours un émoi saisit certains membres et dirigeants du PCF.

Ils découvrent en effet que la marque « Front de gauche » a été déposée le 28 juillet 2009, en son nom propre, par un certain Gabriel Amard, membre de la direction nationale du Parti de gauche.

De son côté, un peu plus tard, la direction du PCF a déposé l’appellation « Front populaire de gauche ».

Toutes les informations sont vérifiables sur le site de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) et sont évidemment connues des premiers intéressés.

Cette concurrence pour la propriété du nom « Front de gauche » est significative du niveau de confiance et des arrière-pensées entre les partenaires du Front.

Pourtant, d’élections en élections, des européennes de 2009 aux législatives de 2012 en passant évidemment par les présidentielles, ils ont décidé de jouer l’unité avec des candidatures communes. On notera, au passage, combien le « Front de gauche » n’est qu’une création électoraliste…

On comprend aisément le jeu de Mélenchon et de son ex-courant du PS. Le PG ne représente à peu près rien en termes d’organisation et encore moins dans la société. S’identifier au Front de gauche (d’autant plus facilement vu la proximité des intitulés) leur permet de s’approprier une partie de ce que représente le PCF.

Et puisque c’est la direction du PCF qui est venue les chercher et qui a besoin d’eux, ils n’hésitent pas à pousser l’avantage en obtenant toujours plus de visibilité, de candidats, de postes d’élu aux dépens de notre parti.

En cas de divorce après 2012, l’aventure Front de gauche aura été tout bénéfice pour le PG.

La démarche de la direction du PCF ne peut se comprendre que dans la suite de la stratégie qu’elle poursuit depuis des années.

« Mutation », « Nouveau parti », « Collectifs antilibéraux », « Métamorphose », elle conduit avec constance, malgré les communistes, le processus d’effacement du PCF et de sa raison d’être.

Le « Front de gauche » est le nouveau moyen pour finir de « transformer » le PCF en un parti comme les autres, une coquille vide, une association d’élus, fondu dans un ensemble social-démocrate de gauche.

C’est peut-être y aller à grands traits que de l’écrire ainsi mais j’invite chacun à mesurer objectivement ce que représente le Front de gauche en termes de positionnements, de mode d’organisation et même d’alliance.

Imposer le Front de gauche et Mélenchon depuis 2008, en utilisant le caractère structurant des campagnes électorales, sans jamais avoir soumis ce choix aux communistes, c’est le moyen de transformer le PCF en « Front populaire de gauche ».

« Front populaire de gauche » et non « Front de gauche » ! Puisque M. Amard et le Pg ont grillé la politesse à la direction du Parti !

L’observation du processus de destruction du Parti communiste espagnol, sur plus de dix ans, avec des partenaires variés, pour en arriver à la « Gauche unie », est très instructive à ce titre.

Les communistes, les travailleurs n’ont pas besoin d’une nouvelle « marque déposée ». « Communiste », c’est beaucoup plus signifiant que « gauche ».

Depuis 90 ans, le PCF, par ses fondements théoriques, son organisation, son histoire représente quelque chose de très fort : un parti révolutionnaire conséquent.

Laissons donc le Front de gauche au Parti de gauche, à son dirigeant mitterrandien, à la Gauche unitaire et aux dizaines d’autres groupuscules qui frappent au portillon pour se partager ce qu’il espère être les dépouilles de notre grand parti. A tous ceux aussi qui, membres du PCF, pensent que celui-ci n’a plus de raison d’être. C’est leur droit. Mais qu’ils ne cherchent pas à entraîner notre parti dans leur choix !

Pour ma part, je fais partie de ceux qui affirment la nécessité du PCF pour notre peuple dans la lutte des classes contre un capitalisme qui continue toujours à dominer.

Faisons vivre le PCF, renforçons-le conformément à ce que son sigle continue à représenter dans l’inconscient collectif de notre pays, à l’attente qui s’exprime d’une perspective politique de rupture anticapitaliste.

Ouf, j’ai vérifié, les statuts du PCF sont bien déposés depuis 1920 !

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Ce que signifie l’alignement du PCF sur le PS à Paris et comment y faire face

Sans surprise, la direction du PCF 75 a fait ratifier son choix pour les municipales à Paris lors de sa consultation interne des 17,18 et 19 octobre.

La signification de cette décision dépasse largement l’importance modeste de la fédération de Paris dans le PCF. Elle illustre au grand jour l’impasse de la stratégie poursuivie par la direction nationale, son éloignement du mouvement des luttes, de la construction de la riposte à la politique au service du capital. Elle laisse voir la menace portée sur l’avenir même du Parti.

57% des votes des adhérents collectés par les directions de section sont allés vers la présence dès le 1er tour sur les listes du PS derrière Anne Hidalgo. 43% sont allés vers des listes autonomes au 1er tour, avec le Front de gauche, suivant Mélenchon.

Ce résultat a été préparé des mois durant. La consultation interne a été décalée de juin à octobre à cette fin.

Entre temps, l’équipe d’Anne Hidalgo et la direction du PCF Paris se sont accordées sur une répartition des places de conseillers de Paris (sur les dépouilles prévisibles d’EELV). Hidalgo assure à l’appareil du PCF-Paris 13 places de conseillers de Paris, soit 5 de plus que les élus de 2008*, avec les postes d’adjoints et de collaborateurs correspondants. Cela a constitué l’argument décisif mis en avant par les futurs élus et la direction du PCF 75.

Mélenchon et ses amis n’ont pas été en reste dans la période. Ils ont soigneusement multiplié les agressions et les insultes à  l’égard de la direction du PCF et des communistes, localement et nationalement. Leur discours promettait à Paris d’interminables négociations de boutiquiers, dignes de ces vétérans de l’UNEF-ID, toujours pour des places. Tout pour rendre indésirable toute alliance avec eux !

L’impact de cette décision est national pour trois raisons. 1° Paris est la capitale. 2° Delanoë et Hidalgo pratiquent le social-libéralisme le plus proche de celui de François Hollande (leur suivisme sur les rythmes scolaires vient de confirmer cette proximité). 3° Pierre Laurent a cru bon de s’engager personnellement, publiquement et avec insistance pour le choix retenu, ce que n’a pas manqué d’utiliser Mélenchon.

Ce choix montre un PCF inféodé à la social-démocratie, des dirigeants, comparables à ceux des autres partis, avides de places. L’image est déplorable. Rien n’est venu la corriger. Les mois passés n’ont pas été utilisés pour pousser le débat sur le fond. Un vague programme est arrivé, par internet, le lendemain de la désignation des chefs de file par arrondissement, de la répartition des places éligibles, le 7 septembre. Aucun bilan des mandatures Delanoë-Hidalgo et des positionnements des élus Front de gauche n’a été soumis à la discussion. Juste des affirmations verbales relevant de la méthode Coué.

Tout vérifie déjà que les futurs élus PCF-FdG vont continuer à jouer le rôle de caution de gauche de l’équipe Hidalgo. Ian Brossat, chef de file des candidats PCF-FdG, intégré avec flatterie dans l’équipe, se prévaut d’un accord avec le PS dont le point principal est un objectif de 30% de logements sociaux … en 2030. Même le moins renseigné sait que l’on vote pour une mandature allant jusqu’en 2020 !

Depuis 2001 et 2008, les conditions de logement des travailleurs parisiens se sont encore dégradées, pas seulement bien sûr du fait de la municipalité. Mais cela implique d’être objectif et non électoraliste.

Sur les 70.000 logements sociaux que la municipalité sortante se prévaut d’avoir « produits », une grande partie existait déjà et a été rachetée au prix cher. Bien souvent, il ne s’est agi que du conventionnement de logements dont les loyers étaient déjà modérés. En revanche, les programmes d’aménagement publics ont laissé la part belle au logement privé et à la spéculation. Nommé président de la Sempariseine en 2012 par Delanoë, M. Brossat couvre deux des opérations spéculatives des plus indéfendables, les Halles et Beaugrenelle. Il avait déjà mouillé la chemise pour défendre l’arrangement entre Delanoë, l’UMP et Jacques Chirac à propos des emplois fictifs.

Cet article n’a pas pour objet d’établir le bilan exhaustif des mandatures Delanoë. Il est incontestablement plus « libéral » que « social ».

L’engagement des directions nationale et locale du PCF derrière le PS à Paris occulte la diversité des configurations dans les autres villes. Il montre, à l’occasion des municipales, l’absence de cohérence politique nationale du PCF, du moins de cohérence compréhensible, sinon avouable, de la cohérence nécessaire pour la riposte à la politique du capital.

Cette situation, ces embrouilles politiciennes interminables, discréditent gravement notre Parti. D’autant plus que la poursuite de la stratégie du Front de gauche continue d’être mise à l’ordre du jour, comme Pierre Laurent ne cesse de le réaffirmer.

La direction du PCF a inventé la formule du Front de gauche en 2008, après l’échec des collectifs anti-libéraux, pour poursuivre le processus d’effacement du Parti et de ses positions révolutionnaires, entamé au moins depuis la « mutation » des années 90. A cette fin, elle a choisi alors d’aller chercher Jean-Luc Mélenchon avant de l’introniser à l’élection présidentielle.

Avec la préparation des municipales, les conséquences de cette stratégie mortifère éclatent.

Par intérêt et par anticommunisme latent, Mélenchon et les autres partenaires du Front de gauche ne font pas de cadeau à l’appareil du PCF. Au contraire, ils l’attaquent impitoyablement. Mélenchon vient de traiter allègrement Pierre Laurent de « menteur » (sur ITV le 20 octobre). Suivant l’exemple de son mentor Mitterrand, il se livre au débauchage public des électeurs et des adhérents du PCF. Il se joue de toutes ses contradictions, dont le maintien d’un grand nombre d’élus communistes dans le pays.

Depuis les années 90, la direction du PCF a délibérément fait le choix de donner la priorité à la présence dans les institutions sur l’action dans les luttes, aux dépens de l’organisation de classe. Cette ligne politique a considérablement renforcé la place des élus dans le Parti, devenue prépondérante structurellement, la satellisation au PS, aussi le dévoiement de la conception du rôle des élus communistes. Au bout de 20 ans de ce processus, on se retrouve avec de jeune gens comme Ian Brossat devenu président de groupe au Conseil de Paris sans jamais avoir été secrétaire d’une cellule… Mais dans le même temps, la masse des élus reste issue du parti de masse, dépositaire de l’œuvre du PCF dans les municipalités.

Le sénateur PS honoraire Mélenchon ou la bruyante ex-adjointe de Delanoë, Clémentine Autain, sont les plus mal placés pour donner des leçons de morale politique sur le thème des compromissions électoralistes. Mais il en faut davantage pour les gêner !

La direction du PCF s’est mise dans la nasse. Qu’elle le veuille ou non, Mélenchon incarne le Front de gauche. Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Francis Wurtz récoltent ce qu’ils ont semé en 2008, peut-être ce qu’ils ont cherché.

Pour Mélenchon, la pratique de la vocifération, les positionnements gauchistes permettent de masquer dans quelle perspective politique s’inscrit sa mégalomanie: la recomposition politicienne de la gauche avec la constitution d’une deuxième social-démocratie, le changement de premier ministre de Hollande… Il fait des avances aux dirigeants d’EELV, Joly, Mamère, Cohn Bendit, les plus pro-européens…

Cette perspective, c’est celle de toutes les composantes du Front de gauche. Pierre Laurent multiplie également les appels du pied à « l’aile gauche » du PS, mais sans trouver de Mélenchon de remplacement. Dans le Front, le PG compte bien faire porter à la direction du PCF l’intégralité des compromissions avec la social-démocratie et le système et retirer les avantages politiciens des illusions gauchistes propagées par les médias, ainsi que quelques profits électoraux.

Le PG, la FASE et cie… savent que la direction du PCF n’a pas de formule de rechange au Front de gauche pour continuer la mutation réformiste et européenne du Parti, la réduction de l’influence communiste dans le mouvement syndical. Elle ne peut pas se permettre un nouvel échec cuisant comme celui de Robert Hue en 2002 ou des collectifs antilibéraux en 2007. Voilà pourquoi, envers et contre tout, les principaux dirigeants affichent leur attachement au Front de gauche.

A Paris, le suivisme derrière le PS a suscité des états d’âme chez certains, une profonde colère chez d’autres que nous partageons. Ils n’ont eu aucune possibilité de s’exprimer réellement lors du vote interne, limité à deux choix.

Les dessous du vote à Paris laissent apparaître que l’option « Front de gauche » a été défendue par des dirigeants du PCF qui sont loin d’être les moins compromis avec le PS mais figurent parmi les partisans les plus convaincus de la disparition du PCF. Parmi eux, par exemple, Patrice Cohen-Seat, théoricien des « valises de plomb » que traînerait le Parti de la classe ouvrière. Il faut dire que la répartition des places était déjà faite et que l’issue du vote ne faisait de doute à aucun observateur averti ! La répartition des rôles pouvait suivre pour canaliser l’expression des camarades.

La stratégie du Front de gauche précipite le PCF et le mouvement social avec lui dans le mur. Les directions réformistes du PCF disent : « ENCORE ». Camarades, disons : « STOP » !

A Paris, nous avons refusé le choix entre la peste et le choléra. L’option que nous avons portée dès le début, celle de listes de rassemblement, à l’initiative du PCF, sur la base d’un bilan et d’un programme soumis par les communistes a été écartée par les directions, au prétexte que les mêmes l’avait exclue d’emblée de la discussion ! Ce n’est pas tant le score que cette option aurait obtenu qui les gênaient que l’existence pour l’avenir d’une autre perspective que la résignation à l’effacement du PCF.

Le PCF continue de représenter un repère politique, historique, irremplaçable. Le rôle de caution de gauche dont Delanoë et Hidalgo se servent, comme le rôle inversé de repoussoir que lui donne Kosziusko-Morizet, l’illustrent à nouveau.

Mélenchon utilise la contradiction entre ce que représente le PCF et la ligne de sa direction actuelle pour le réduire, utilisons-là pour le faire vivre et le développer ! C’est notre démarche depuis des années.

Pour les municipales, à défaut de cohérence nationale, nous ne préjugeons de rien, a priori, sur les situations locales. A Paris, nous poursuivrons, pendant la campagne, nos luttes locales, notre expression sur le logement, la santé, l’école, tous les services publics, les conditions de travail des personnels, les aides au patronat même lorsqu’elle s’affronte, c’est le cas général, à la politique de Delanoë-Hidalgo.

Toutes les composantes du Front de gauche, dont les Maastrichiens, seraient prêtes à se réconcilier pour défendre une opposition complaisamment critique envers l’Union européenne, juste après les municipales. Il n’est pas question pour nous que les communistes, le pays, se fassent voler le débat, se laissent empêcher de prolonger les positions historiques du PCF  contre l’UE du capital. Ne laissons pas le système canaliser l’opposition de classe à l’UE par le FN, la caricaturer, la dissocier des luttes !

Face à la politique poursuivie, profil bas, par Hollande et son gouvernement, exprimons-nous, agissons, luttons pour des propositions de rupture, pour s’opposer la contre-réforme ferroviaire, pour opposer la nationalisation démocratique à la casse de la sidérurgie, de l’automobile, de l’agro-alimentaire, pour gagner le maintien du financement solidaire de la sécurité sociale etc. en partant du vécu, salaire, chômage, pouvoir d’achat.

Tout appelle à être toujours et mieux communiste, donc à défendre et à reconstituer notre organisation de classe et de masse, loin de tout arrangement avec la démocratie bourgeoise et ses tares.

*En 2008, parmi les huit élus membres du PCF figuraient M. Pierre Mansat, élu dans le 20ème, adjoint de M. Delanoë, qui a aussitôt quitté le PCF avant d’être nommé par M.Sarkozy « président de l’atelier international du Grand Paris », M. Alain Lhostis, élu du 10ème, qui a rejoint dès le début l’équipe de campagne d’Anne Hidalgo, M. Jean Vuillermoz, adjoint de M. Delanoë, qui soutient aussi depuis le départ Mme Hidalgo. La réélection de ces trois sortants est-elle comprise dans les 13 places octroyées par le PS ?

PCF Paris 15, 25 octobre 2013

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Le Conseil National du PCF valide Olivier Tournay comme chef de file pour les municipales de 2014 à Saint-Quentin

Dans le prolongement de notre démarche, dans laquelle les communistes de Saint-Quentin ont choisi une liste PCF indépendante du PS, conduite par Olivier Tournay et largement ouverte à des militants syndicaux et associatifs, à des personnalités reconnues dans leur quartier et leur entreprise pour leur résistance à la politique nationale d’austérité relayée par la municipalité de Xavier Bertrand et à celle du patronat. Le Conseil National du PCF, le 6 Octobre 2013 a validé Olivier Tournay comme chef de file.

Municipales 2014 – CN du 6 octobre 2013 et Réunion nationale des animateurs de section

Week-end chargé pour les communistes en vu des élections municipales de mars 2014.

Samedi – Réunion nationale des animateurs et animatrices de section aux Docks Pullman (Saint-Denis)

Municipales 2014 – Réunion nationale des… par CN-PCF

 

Dimanche – Conseil national

  • La discussion
  • Le conseil national a donné mandat à l’exécutif pour la rédaction d’un appel aux citoyennes et aux citoyens pour les élections municipales – à télécharger ici
  • Validation des chefs de file dans les villes de plus de 20 000 habitants

 

02 Laon Yann RUDER
02 Soissons Fabien THERY
02 Saint-Quentin Olivier TOURNAY
05 Gap Jérôme EMMANUEL
06 Le Cannet Jean Michel BOURDILLON
06 Cannes Dominique HENROT
06 Nice Robert INJEY
06 Antibes Gérard PIEL
06 Cagnes-sur-Mer Michel SANTINELLI
08 Charleville-Mézières Sylvain DALLA ROSA
12 Rodez Jean Albert BESSIERE
12 Millau Martine PEREZ
13 Martigues Gaby CHARROUX
13 Marseille Jean Marc COPPOLA
13 La Ciotat Karim GHENDOUF
13 Salon-de-Provence Olivier LOPEZ
13 Gardanne Roger MEI
13 Vitrolles Malik MERSALI
13 Aix-en-Provence Anne MESLIAND
13 Arles Hervé SCHIAVETTI
14 Caen Marie Jeanne GOBERT
14 Lisieux Serge LOISEAU
15 Aurillac Jean Pierre ROUME
18 Bourges Jean Michel GUERINEAU
18 Vierzon Nicolas SANSU
19 Brive-la-Gaillarde Alain VACHER
24 Périgueux Vianey LE CACON
24 Bergerac Claude LHAUMOND
26 Valence Pascal GIRARD
27 Évreux Thierry DEFRESNES
27 Vernon Jean-Luc LECOMTE
29 Brest Jean Paul CAM
29 Quimper Piero RAINERO
30 Nîmes Sylvette FAYET
30 Alès Jean Michel SUAU
31 Muret René CRAMBES
31 Tournefeuille Daniel FOURMY
31 Toulouse Pierre LACAZE
33 Le Bouscat Patrick ALVAREZ
33 Libourne Jean Louis ARCARAZ
33 Gradignan Pierre AUZEREAU
33 Mérignac Joël GIRARD
33 Talence Pierre GORSE
33 Cenon Max GUICHARD
33 Bordeaux Vincent MAURIN
33 Bègles Christine TEXIER
37 Tours Pierre TEXIER
38 Bourgoin-Jallieu Frédérique PENAVAIRE
38 Saint-Martin-d’Hères René PROBY
38 Échirolles Renzo SULLI
38 Fontaine Jean Paul TROVERO
38 Grenoble Patrice VOIR
39 Dole Alain VILLAUME
42 Saint-Étienne Alain PECEL
44 Saint-Herblain Jean Pierre FROMONTEIL
44 Vertou Michel GOUTY
44 Saint-Sébastien-sur-Loire Stéphane GUILLOU
44 Orvault Christophe LANCIEN
44 Saint-Nazaire Yvon RENEVOT
44 Nantes BENATRE Marie Annick SEASSAU Aymeric
45 Fleury-les-Aubrais Alain ROMERO
47 Villeneuve-sur-Lot Daniel HEINRICH
47 Agen Nicolas LUCMARIE
51 Épernay RICHARD William PERREIN Hélène
51 Châlons-en-Champagne Dominique VATEL
53 Laval Adrien GUILLOT
54 Nancy Patrick HATZIG
54 Vandoeuvre-lès-Nancy Annie LEVI-CYFERMAN
58 Nevers François DIOT
60 Beauvais Thierry AURY
61 Alençon François FERRETTE
62 Arras René CHEVALIER
62 Liévin Daniel DERNONCOURT
62 Boulogne-sur-Mer Charles FONTAINE
62 Calais Jacky HENIN
62 Hénin-Beaumont David NOEL
64 Pau Olivier DARTIGOLLES
64 Bayonne Alain DUZERT
64 Biarritz Bernard ITHURBIDE
65 Tarbes Marie Pierre VIEU
66 Perpignan GALANO Philippe FITER Françoise
67 Strasbourg TURAN Hulliya RATCLIFFE Julien
69 Villeurbanne Marc AMBROGELLY
69 Caluire-et-Cuire Véronique CHIAVAZZA
69 Vaulx-en-Velin Bernard GENIN
69 Villefranche-sur-Saône Danielle LEBAIL
69 Oullins Bertrand MANTELET
69 Saint-Genis-Laval Gilles PEREYRON
69 Vénissieux Michèle PICARD
71 Mâcon Eve COMTET SORABELLA
73 Aix-les-Bains Fabrice MAUCCI
74 Thonon-les-Bains Michel VUILLAUME
75 Paris Ian BROSSAT
76 Rouen Mathieu CHARLIONNET
76 Dieppe Sébastien JUMEL
76 Le Havre Nathalie NAIL
76 Saint-Étienne-du-Rouvray Hubert WULFRANC
77 Dammarie-les-Lys Vincent BENOIST
77 Bussy-Saint-Georges Stéphane BERTHIN
77 Pontault-Combault Patrick CABUCHE
77 Ozoir-la-Ferrière Marc FERRER
77 Roissy-en-Brie Sylvie FUCHS
77 Melun Thomas GUYARD
77 Villeparisis Gérard LACAN
77 Chelles Franck MOULY
77 Le Mée-sur-Seine Jean Pierre POUPARD
77 Champs-sur-Marne Maud TALLED
80 Abbeville Jean Marie HEMERLE
83 La Garde Michel CAMATTE
83 Hyères Dominique SASSI
84 Cavaillon Didier BECHIR
84 Avignon André CASTELLI
84 Orange Fabienne HALOUI
85 La Roche-sur-Yon Anita CHARRIEAU
89 Auxerre Alain RAYMONT
90 Belfort Bertrand CHEVALIER
91 Morsang-sur-Orge Marjolaine RAUZE
92 Bagneux Marie Hélène AMIABLE
92 Clamart Gérard AUBINEAU
92 Colombes Yahia BOUCHOUICHA
92 Vanves Claudine CHARFE
92 Meudon Bernard JASSERAND
92 Gennevilliers Patrice LECLERC
92 Levallois-Perret Annie MANDOIS
92 Malakoff Catherine MARGATE
92 Villeneuve-la-Garenne Gabriel MASSOU
92 Antony François MEUNIER
92 La Garenne-Colombes Adélaïde NATUREL
92 Bois-Colombes Anne SOUFFRIN
93 Aubervilliers Pascal BEAUDET
93 Montreuil Patrice BESSAC
93 Saint-Denis Didier PAILLARD
93 Bondy Sylvie BADOUX
93 Gagny Patricia CONCENTRAIT
93 Romainville Sofia DAUVERGNE
93 Le Blanc-Mesnil Didier MIGNOT
93 Bobigny Catherine PEYGE
93 La Courneuve Gilles POUX
93 Noisy-le-Sec Olivier SARRABEYROUSE
93 Neuilly-sur-Marne Daniel SARTHOU
93 Stains Azzedine TAIBI
94 Champigny-sur-Marne Dominique ADENOT
94 Villeneuve-Saint-Georges Sylvie ALTMAN
94 Fresnes Josselin AUBRY
94 Vitry-sur-Seine Alain AUDOUBERT
94 Villejuif Claudine CORDILLOT
94 Ivry-sur-Seine Pierre GOSNAT
94 Choisy-le-Roi Didier GUILLAUME
94 Fontenay-sous-Bois Jean François VOGUET
95 Garges-les-Gonesse Francis PARNY

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CN du PCF du 6 octobre 2013 (élections municipales) – Intervention d’Emmanuel Dang Tran (75)

Conseil national du 6 octobre 2013 sur la préparation des élections municipales

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Beaucoup constatent maintenant la « crise du Front de gauche ». J’y vois la suite logique de cette stratégie voulue par la direction du Parti.

CN du PCF du 6 octobre 2013 (élections municipales) – Intervention d’Emmanuel Dang Tran (75) dans Conseil National du PCF 131007_EDTCertains craignent que le Front de gauche finisse par être une opération « perdant-perdant » pour chacun de ses partenaires.

Mélenchon perdant ? Je n’en suis pas sûr. Déjà, grâce à la direction du PCF, il a gagné une stature nationale impensable pour un sénateur PS honoraire. Il peut maintenant jouer un plus grand rôle dans la recomposition de la gauche socialiste, dans la perspective aussi fictive que lamentable d’un nouveau gouvernement sous hollande.

Mélenchon tend la main à l’anticommuniste Mamère après l’avoir tendue à l’anticommuniste Cohn-Bendit. Il rentre, d’une façon cynique et très dangereuse, dans une surenchère avec le FN. De cela aussi, nous devons nous préoccuper.

Dans l’interview qu’il donne au Parisien de ce matin, sa satisfaction éclate à l’idée de continuer à plumer la volaille communiste à l’occasion des municipales.

Le PCF perdant ? C’était donné depuis le début !

Une chance subsiste qu’il ne perde pas trop d’élus voire, localement, qu’il en regagne. Si c’est à la faveur du maintien du FN au second tour, cela ne constituera tout de même pas une grande victoire…  Mais au plan national, d’ores et déjà, le Parti est un peu plus discrédité par le piège où il s’est mis, celui du Front de gauche.

La déclaration que nous propose Pierre Laurent s’efforce de présenter les choses au mieux mais c’est mission impossible. Aucune cohérence nationale tournée vers les conditions du changement de politique, vers la lutte, n’apparaît. Bien au contraire.

En privilégiant, de fait, le « rassemblement » avec le PS, vos critiques vis-à-vis de Hollande perdent toute crédibilité. Mélenchon peut passer pour un « radical », Le Pen encore davantage.

Par exemple sur une question centrale comme l’Union européenne, directement liée aux politiques d’austérité, à la perte de pouvoir des communes. L’UE suscite un rejet populaire massif. Mélenchon s’efforce de le capter, bien que Maastrichien et fédéraliste, en cultivant un chauvinisme écœurant. Le Parti est totalement en retrait sur la question, en se retrouvant lié au PS et en recopiant les thèses du PGE.

Le pire peut-être, avec la laborieuse préparation des municipales : depuis des mois, le Parti donne une image politicienne de lui-même, celle de négociations pour des alliances et des combinaisons électoralistes, pour des places et des sièges. On est complètement en décalage avec les luttes, avec la perspective qui ne peut provenir que d’elles, et que, seuls, les communistes peuvent porter politiquement.

Les leurres institutionnels, les diversions – la pire étant le FN – ont la place libre !

Dans ce contexte, la situation à Paris paraît aujourd’hui très lourde de conséquences et même rédhibitoire nationalement. Mélenchon ne s’y trompe pas dans ses calculs. Les suites du scénario qui se confirme sont sans proportion avec le poids de la fédération de Paris dans le Parti.

Mais Paris est la capitale de la France. Mais Paris, avec Delanoë, demain avec Hidalgo, est le laboratoire du « social-libéralisme » à la Hollande.

Faute d’avoir voulu prendre les devants – cela leur était sans doute impossible – les élus sortants et la direction du PCF Paris ne peuvent offrir d’autre choix que de s’aligner sur le PS dès le 1er tour. Voilà 12 ans que les élus soutiennent complaisamment la politique du Maire, sans inflexion. Le choix de « l’autonomie », avec le PG, coûterait objectivement très cher en sièges, même avec un score potable, notamment parce qu’il faudrait partager avec le PG.

Ce dernier, suivant Mélenchon, conscient du symbole national que représente Paris, a poussé à fond les contradictions des élus PCF. Mélenchon s’en moque encore ce matin dans l’interview au Parisien. Leur agressivité vise clairement au divorce à Paris permettant de faire voir un fossé entre PG et PCF, dans l’esprit des insultes de Mélenchon en août contre les dirigeants du Parti.

A Paris, plus visiblement qu’ailleurs, l’impasse du Front de gauche est flagrante.

Les militants limiteront les dégâts en se battant lutte locale par lutte locale, à l’opposé des postures sociétales gauchistes, des propositions de complaisance ignorant les affrontements du moment.

Il est souhaitable que la haute direction du PCF évite de laisser entendre dans les media (Médiapart de ce matin) que la question de l’alignement sur le PS est réglée avant même le vote – sous influence – des communistes [les 17, 18 et 19 octobre].

Je finis par le principal, par le plus grave, l’absence du Parti, paralysé par les calculs électoraux, des luttes. Toute la période des municipales risque de n’aboutir à rien nationalement.

Hollande est en train de bien réussir  ce pour quoi il a été élu : insuffler la résignation au changement, l’oubli des capacités de mobilisations populaires. Presque pas un mot sur les retraites à ce CN, rien sur la réforme ferroviaire, un aménagement de l’acceptation de l’Union européenne avec l’Europe sociale : voilà le peu que j’ai entendu sur ce que les camarades dans les entreprises et les quartiers jugent principal, jugent aussi principal à mettre en avant à l’occasion des élections municipales.

Nous ne pouvons pas nous résigner à ce qu’il ne ressorte rien pour les travailleurs dans la lutte des classes dans les 6 mois à venir !

Parti révolutionnaire fermé pour cause d’élections ? Non, surtout pas !

Non à la réforme des rythmes scolaires

On entend tout et n’importe quoi sur cette réforme des rythmes scolaires.

Le non au mercredi matin ne veut rien dire. Encore une fois, la droite tente de récupérer une colère engendrée par l’incompétence du gouvernement socialiste et plus particulièrement de son ministre de l’éducation qui a lancé une pseudo réforme sans en mesurer tous les enjeux : financiers, humains, d’infrastructure, de logistique, … Le fiasco était prévisible.

La droite se place toujours sur le créneau du conservatisme, elle pense peut-être que nous avons oublié les dizaines de milliers de fermetures de classes, d’écoles, de postes de soutien aux élèves en difficulté ou en situation de handicap, … Les dégâts sont bien présents, nos enfants en subissent les conséquences quotidiennement par des classes surchargées, des élèves fatigués et des enseignants usés par une impossibilité de travailler dans de bonnes conditions. Les programmes sont inadaptés et le manque de moyen humain et financier se fait sentir chaque jour.

Une réforme de notre système est possible et même indispensable. Mais elle doit être soigneusement préparée et nécessite des moyens.

Pour l’école maternelle et primaire, elle est possible si elle part sur des bases saines.

Nous demandons le retrait de la réforme actuelle et l’écriture d’un réel projet s’appuyant sur :

  • un nombre d’heures semaine des enseignants du primaire alignées sur ceux du secondaire, ainsi que leur rémunération. Les enseignants doivent avoir le temps de préparer des cours de qualité et de se concerter.
  • une réelle redistribution du temps classe (par exemple 8h30 – 12h30 et activités l’après midi du lundi au vendredi) permettant de réellement prendre en compte les rythmes de l’enfant.

Il y a des choses à faire si on ne se contente pas d’une réforme mascarade à effet d’annonce. Et cela a forcément un coût.

article A.J.

Le débat sur la nécessité de lancer une campagne communiste pour l’abandon de l’euro et la rupture avec l’UE est devenu incontournable

En 2011, responsables d’organisations du PCF, nous avons lancé un appel rendu public, intitulé : « Le PCF doit lancer une campagne pour la sortie de l’euro et la rupture avec l’Union européenne ».

Malgré les milliers de signatures, dont celle de notre regretté Henri Alleg, malgré l’acuité de la question, la direction du PCF a pris soin d’éviter toute discussion sur le sujet. Nous avons obtenu trois petites lignes dans l’Huma et quelques soupirs au Conseil national. Seuls des nationalistes ont vu leur tribune contestant l’euro publiée dans le journal.

Cette réaction de la direction du PCF reflète une gêne profonde, devant l’actualité de plus en plus criante des analyses dénonçant la nature capitaliste et impérialiste de l’Union européenne, que l’ensemble du Parti a continué à porter jusqu’aux années 90 contre Maastricht et la monnaie unique. Elles continuent à imprégner le pays, à nourrir une opposition anticapitaliste à l’UE, bien loin des « souverainistes », bien loin aussi de la conversion réformiste à l’intégration européenne conduite sous l’égide du Parti de la gauche européenne. Au 36ème congrès, bâclé, la direction a esquivé cette question de fond comme les autres.

Ce n’est plus possible aujourd’hui. L’absence de la position et de l’action communistes n’est plus tenable.

La « crise de la zone euro », la « sauvegarde de l’euro » servent de prétextes et d’instruments aux plus importants reculs sociaux et démocratiques de l’après-guerre. Frappés les uns après les autres, les peuples combattent la politique guidée par l’UE et l’euro. En France, le rejet de l’UE est de plus en plus massif et c’est plus que jamais un rejet de classe, émanant des ouvriers, des travailleurs, des couches les plus pauvres de notre société. Tout cela est indéniable.

La crise a accéléré le rôle et les conséquences de l’euro que le PCF avait justement dénoncés : la casse des acquis sociaux et démocratiques, la concurrence de tous contre tous, l’accroissement de la domination des trusts dominants, aussi les vagues xénophobes traversant le continent.

La contestation de l’euro – cette contradiction pourrait être utile pour nous – gagne certains milieux capitalistes dominés, ou craignant l’essor des luttes sociales dans leur pays. Il n’est pas dit qu’en Grèce la nouvelle social-démocratie, repeinte aux couleurs de Syriza (voir page 19), parvienne à contenir les progrès des organisations prolétariennes.

Le dirigeant du parti allemand Linke, Oskar Lafontaine, pourtant l’un des pères fondateurs de l’euro en tant qu’ancien ministre de l’économie se prononce maintenant pour son abandon (sur les bases économistes fumeuses). Celui qui se veut son alter ego en France, Mélenchon, se fait ambigu. Le Maastrichien d’hier n’est ni pour, ni contre l’euro. Il attend de voir s’il peut subsister (émission TV « Arrêts sur image » de juillet). Ceci dit, cela ne l’empêche pas de promouvoir une « révolution citoyenne » avec une « 6ème République » sans jamais contester l’irruption des contraintes européennes dans la Constitution française. Mélenchon sait trop bien qu’il ne doit pas raviver l’opposition communiste, la seule conséquente, à l’UE.

Toujours est-il que la direction du PCF ne peut plus tenir dans son autisme. La question de l’abandon de l’euro s’impose comme jamais.

Un temps, les seules réponses que nous obtenions au Conseil national étaient d’insultantes assimilations de nos positions à celles des nationalistes. Cela même renforce l’actualité de la question. Le FN sert de repoussoir pour légitimer la poursuite des choix européens, comme Hollande l’a montré le 14 juillet dernier. Mais, communistes, nous ne pouvons pas laisser dévoyer le refus de classe de l’UE par le nationalisme et le racisme. Nous ne pouvons pas non plus le laisser être déconnecté, par le FN et d’autres, comme une fatalité extérieure, des luttes immédiates contre les politiques nationales inspirées des traités, directives et règlements européens.

Nous remercions les dirigeants du secteur « économie » de la direction du PCF d’enfin rentrer dans le débat sur la sortie de l’euro dans une tribune parue dans l’Huma du 13 juin 2013, intitulée : « Contre l’austérité, luttons pour un autre euro ».

Nous notons leur fidélité dans le temps aux mêmes analyses, malgré les évolutions historiques. En avril 1992, quand l’immense majorité des communistes se préparaient à s’opposer à Maastricht, ils signaient un appel intitulé : « Renégocions Maastricht, pour construire une Europe ouverte, démocratique et sociale ». Refusant « d’être amalgamés, dans la confusion, à un cartel des non », ils estimaient que « renégociation » était « le seul mot d’ordre » qui « pouvait préserver l’avenir ». Avec Paul Boccara, Yves Dimicoli se retrouvaient parmi les signataires Charles Fiterman, passé au PS, Jean-Pierre Brard ou Philippe Herzog passés dans le cercle patronal européen « Confrontations ».

Les arguments de ces économistes sont aussi peu convaincants qu’hier, encore moins au vu de l’expérience. Ils sont trop économistes et pas assez politiques. Sur l’avenir de la dette publique en cas de retour au franc, il y a erreur manifeste puisque 85% de cette dette, libellée en monnaie du pays emprunteur, passerait au franc et pourrait être ainsi minorée. Rien de sérieux ne permet d’estimer, comme le fait la presse bourgeoise dans ses annonces alarmistes, le niveau d’une dévaluation et ses conséquences commerciales. Une dévaluation par rapport à quoi ?

Voyons les moyens mis en œuvre par l’UE et le FMI pour empêcher la Grèce et même Chypre de quitter la zone euro ! La défection d’un seul pays, si petit soit-il, serait un séisme politique fécondant les luttes des autres pays. Si le rapport de forces permet de gagner en France, il n’y aura plus d’euro et ce sera une défaite politique majeure du capitalisme français et européen.

Il n’est pas question pour nous d’alimenter l’illusion d’une souveraineté monétaire populaire, sans révolution. La Banque de France reste dans les mains des possédants. Mais, c’est bien dans le cadre national, dont l’euro a dépossédé un élément principal de la politique économique, que s’exprime d’abord la lutte des classes. Tous les plans sur la comète au sujet d’une « réorientation des statuts et missions de la Banque centrale européenne », la naïveté, plutôt la démagogie d’appareils bureaucratiques réformistes européens comme le PGE et la CES au sujet d’une prétendue « Europe sociale » n’aboutissent qu’à légitimer l’instrument de l’ordre capitaliste européen.

Nous entendons approfondir le débat. Dans la suite des positions historiques de notre parti, nous associons à la condamnation de la monnaie unique la nécessité d’une nationalisation démocratique du secteur financier, d’un rejet de l’application des règlements, directives et traités européens refusés à 55% en 2005 par notre peuple.

Pour que ce débat s’élargisse dans la classe ouvrière, dans le pays, nous serons de ceux qui lanceront un appel communiste pour l’abandon de l’euro et la rupture avec l’Union européenne. Parallèle aux actions d’autres partis communistes européens, cette initiative sera au cœur de notre engagement internationaliste.

Emmanuel Dang Tran, Dominique Negri

Contrer le FN et le rôle que lui attribue l’idéologie dominante

Communistes de plusieurs fédérations, à la suite de notre texte alternatif de congrès, nous poursuivons une réflexion sur le phénomène FN et ses nouveaux aspects.

Contrer le FN et le rôle que lui attribue l’idéologie dominante dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 130910_LePen_Lepeuple-dabord-300x223Le slogan « Le peuple d’abord » se joue de l’abandon de toute référence de classe dans « L’humain d’abord ».

L’idéologie dominante tente, avec un succès certain et inquiétant, de faire du FN le réceptacle de toutes les colères sociales. Avec Marine Le Pen et son équipe renouvelée, la démagogie atteint un niveau inédit. Elles n’hésitent pas à reprendre, en les déformant et en cultivant l’ambiguïté, des positions historiques de notre parti : par exemple pour les nationalisations ou pour le « produire français ». Dans la suite des dérives de Sarkozy et d’autres leurs discours récurrents sécuritaires et racistes sont banalisés.

Dans le même temps, le FN reste le repoussoir qui permet au pouvoir de justifier toute sa politique, en jouant sur les réflexes, même usés, du « rassemblement républicain ». Dans son discours lénifiant du 14 juillet, Hollande a lourdement insisté sur le danger de l’extrême-droite pour légitimer son alignement sur l’Union européenne et les sacrifices imposés au peuple avec l’euro.

Identifier le danger, le repousser constituent un vrai problème pour nous communistes. Contrairement, à une période antérieure, la revendication du vote FN parmi nos collègues et nos voisins s’est aussi banalisée et ne tient plus seulement de la provocation. Mais cela va aussi de pair avec un développement du racisme et, même à un niveau faible, de groupuscules fascistes. Avec des différences locales, des similitudes avec les situations d’autres pays européens.

Nous le savons, le principal rempart à l’extrême-droite, c’est l’expression et l’organisation de classe révolutionnaires, communistes. Aujourd’hui avec les positions affadies, la conversion au réformisme et à l’Union européenne de la direction du PCF, elles sont gravement défaillantes.

Inspiré par feu son maître Mitterrand, Mélenchon, avec son populisme – comme il en a fait lamentablement la démonstration à Hénin-Beaumont – joue la surenchère avec Le Pen. Elle y gagne bien plus, parce qu’elle peut aller plus loin dans les mots, notamment contre l’Europe, que le sénateur PS honoraire. Se démarquer totalement des propos injurieux, des attaques personnelles de Mélenchon est une nécessité.

Agir spécifiquement contre le Front national a ses limites. Nous avons fait l’expérience dans les années 80 et 90. Le « diaboliser » comme en 2002 peut finir par se tourner à son avantage.

Notre action prioritaire doit se situer sur le terrain que la démagogie FN ne peut en aucun cas occuper : le terrain de classe, celui des luttes, dans nos entreprises et quartiers, dans nos syndicats, nos associations de locataires etc. Communistes, avec ou sans la direction du PCF, mettons en avant les positions de rupture qui donnent à ces luttes leur perspective !

Là, Mme Le Pen, son père et leurs acolytes sont démasqués. Leur rhétorique populiste n’arrivera jamais à cacher leur haine des luttes sociales, leur parti pris pour les possédants dont ils font partie.

Mme Le Pen n’a pu se retenir de saluer l’œuvre de Mme Thatcher dans un communiqué suivant sa mort. Quelle perspective politique offre la famille Le Pen ? Un progrès électoral pour… mieux marchander des alliances avec l’UMP. Voilà qui devrait déciller certains.

Opposants à l’UE, ces nostalgiques de l’Europe fasciste ? Leur conversion dans les mots est tout à fait opportuniste.

Qui écrivait en 1987: « Il ne suffit pas de faire l’Europe de du commerce et de l’économie : il faut aussi et surtout faire faire l’Europe de la défense et de la monnaie. (…) C’est un grand espoir pour l’Europe que les nationalistes des pays d’Europe aient transcendé leur patriotisme et leur nationalisme dans un nationalisme d’un degré supérieur » ?

Ce n’est pas Jacques Delors, c’est Jean-Marie Le Pen dans le mensuel « Europe et patries » de novembre 1987…

Contre l’extrême-droite : soyons des communistes conséquents !

Pourquoi nous ne remiserons pas les outils

Communistes, nous n’avons pas le fétichisme des objets. Les symboles de notre histoire, quand ils deviennent seulement identitaires voire folkloriques, cessent d’être utiles et peuvent être détournés. La disparition de la faucille et du marteau des nouvelles cartes et des nouveaux timbres du PCF n’aurait pu être qu’anecdotique. Les échanges, par media interposés, que nous avons suscités lors du 36ème congrès de février ont montré que non.

Ce congrès était orchestré pour être celui de l’unité des communistes derrière le Front de gauche. Des oppositions de complaisance sont bien rentrées dans le jeu. Du texte de la direction, il ne reste déjà que le souvenir du titre saugrenu « rallumer les étoiles ». Mais de fait, le congrès est devenu aussi celui de l’abandon de la faucille et du marteau, révélant son véritable objectif : pousser d’une étape encore le processus de mutation réformiste du PCF. Pas de changement de cap de ce côté-là !

La direction n’a laissé que quelques jours aux adhérents pour prendre connaissance des textes réunis dans un dossier touffu et pour se prononcer. Dans le même esprit, elle a pris garde de diffuser les nouvelles cartes après ce vote… Les camarades, éberlués, n’y croyaient pas avant de les recevoir.

On peut rendre grâce à Pierre Laurent d’avoir pris le temps, malheureusement après le bouclage du Congrès, d’expliciter sa démarche dans de très longues interventions. Les symboles communistes ne correspondent pas à la volonté de changement du « communisme de nouvelle génération ». il s’est félicité d’être un « récidiviste », lui qui a été responsable de l’élimination de la faucille et du marteau de la une de l’Humanité. D’un journal militant communiste, la direction du PCF a fait un journal d’information de gauche (avec 20% de capitaux privés). Du PCF, Pierre Laurent n’a-t-il pas affirmé, dans son interview à Libération d’août 2012, qu’il voulait faire l’héritier des courants socialistes et communistes de la première moitié du 20ème siècle.

Mais le coup de force le plus nouveau, le plus perfide, le plus indéfendable réside dans l’inscription d’un nouveau logo, des deux côtés de la carte, celui d’un autre parti : l’étoile du Parti de la gauche européenne. Adhérents du PCF, nous ne le sommes pas individuellement du PGE. Le PGE n’est pas un parti communiste mais un regroupement, financé par la Commission européenne, de partis de « gauche », la plupart ouvertement réformistes et pro-européens.

L’UE du capital s’efforce justement de criminaliser le communisme et ses symboles. Certains nouveaux régimes à l’est, aux tendances fascisantes, interdisent la faucille et le marteau, osent les assimiler aux croix gammées. C’est une forme de reconnaissance de l’actualité et de la force de notre symbole et du contresens de la direction du Parti.

Dans les manifestations, nous faisons l’expérience de l’attraction que les autocollants, badges, en-tête avec faucille et marteau suscitent : l’attente de positions claires d’un parti qui demeure, dans l’inconscient collectif, celui du monde du travail, de la résistance à l’exploitation.

Voilà bien pourquoi nous n’allons pas remiser – Pierre Laurent nous y autorise ! – ce symbole qui prend même, dans la situation actuelle interne de notre parti une signification supplémentaire pour les communistes qui entendent le rester et qui ont besoin de tous leurs outils politiques.

Elections législatives allemandes : l’issue pour les travailleurs viendra d’ailleurs.

Les élections législatives du 22 septembre 2013 en Allemagne ont fait l’objet d’une attention particulière à l’étranger. Le pays est présenté comme le grand épargné, sinon comme le grand profiteur, de la crise en Europe. Les commentateurs s’abstiennent bien de différencier les grands cartels capitalistes qui prospèrent et les travailleurs, dont 7 millions (souvent étrangers) sont réduits aux « mini-jobs » à quelques euros de l’heure et les autres contraints à de nombreux reculs sociaux sur leurs conditions de travail, leur retraites etc.

Cette offensive de l’idéologie dominante, l’illusion d’une préservation relative du pays de la crise, au prix de sacrifices « raisonnés », a visiblement fonctionné en Allemagne même, du moins chez les catégories encore socialement stables.  

Elections législatives allemandes : l’issue pour les travailleurs viendra d’ailleurs. dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 130922_merkel-300x169Non seulement le parti de Angela Merkel, la CDU (avec sa filiale bavaroise, la CSU) ne subit pas un vote sanction mais il est assuré de rester au pouvoir, approchant la majorité absolue en sièges. Ce résultat, 42% des voix – en progression de 8% par rapport aux élections de 2009 – est toutefois à relativiser.

Son partenaire dans la coalition sortante, le Parti libéral s’effondre, passant de 14 à 4,8% et disparaît du Bundestag. Le FDP, représentant direct des milieux d’affaires, finit de perdre son rôle politicien de parti charnière. Avec Mme Merkel, l’image réactionnaire et cléricale de la CDU/CSU s’est estompée dont le FDP était un contrepoint.

La coalition de droite sortante perd en définitive 2%.

La gauche ne progresse pas pour autant mais elle se rééquilibre à l’avantage de sa composante centrale, le Parti social-démocrate.

Le SPD remonte de 3% à 26% des voix, malgré un programme sans aucune audace à gauche. Sur la question de l’instauration d’un salaire minimum, la droite l’a suivi, même si c’est en prévoyant de l’établir par branches.

Le souvenir de la période Schröder, chancelier SPD père la rigueur, s’éloigne. Surtout, en 2009, le SPD se présentait comme partenaire du gouvernement sortant de Mme Merkel et a payé cher sa participation à la « grande coalition ».

Au sein de la gauche cette année, ce changement de situation explique largement le recul des Verts qui perdent près de 3% retombant à 8% et celui du « Parti de gauche », die Linke.

Die Linke recule de 11,9% à 8,5% perdant entre le quart et le tiers de son influence électorale. Ses deux filons électoraux se sont fortement érodés.  

Die Linke reste un repère électoral identitaire pour les régions de l’ex RDA, toujours spécialement sinistrées, 22 ans après la réunification. Die Linke, héritier du PDS, y réalise toujours des résultats 4 fois supérieurs qu’à l’ouest. Mais la participation à la gestion du système y est sanctionnée. Ainsi dans le land du Brandebourg, où Die Linke collabore avec le SPD dans le gouvernement régional, le parti chute de 28% à 21% rétrogradant à la troisième place.

A l’ouest, Die Linke n’a pas construit d’implantation locale véritable, malgré l’apport des dissidents socio-démocrates menés par Oskar Lafontaine. En témoigne l’effondrement électoral en Bavière, aux élections régionales du 15 septembre : de 4,3% à 2,1%. Aux législatives, dans le bastion de Lafontaine, la Sarre, Die Linke chute de 21% à 9%.

La fonction tribunicienne, « radicale », de Die Linke s’est dévaluée, et pas uniquement à cause du repositionnement du SPD.

Die Linke, notamment par la voix de son leader historique Gregor Gysi, situe sa perspective politique dans l’intégration du Parti au système, dans une alliance avec les Verts et le SPD, dans une majorité de gauche, « tirée à gauche ». Cette ligne a pu canaliser hier un vote protestataire. Aujourd’hui, elle rend au SPD une partie de ses électeurs. En tout cas, elle ferme les débouchés entrevus grâce aux luttes sociales.

De concert avec le Parti de la gauche européenne, les dirigeants de Die Linke, version Gysi, se démènent pour contrer toute remise en cause de l’Union européenne et de l’euro. Cette orientation fondamentale va à contrecourant de l’opinion dominante de la classe ouvrière et contredit même le discours du partenaire historique Lafontaine.

Die Linke a aussi perdu du terrain électoral sur le thème, si important dans les milieux de gauche allemands, de la paix, malgré l’implication récente, assez consensuelle, contre la guerre en Syrie. Gysi a discrédité son parti avec connivences avec l’ambassadeur des Etats-Unis, révélées par Wikileaks. Gysi met ainsi en avant la dissolution de l’OTAN pour mieux évacuer la mobilisation accessible pour la sortie de l’Allemagne de l’OTAN…

Après le scrutin, les dirigeants de Die Linke espèrent la reconstitution d’une « grande coalition » qui leur permettrait de reprendre plus facilement une posture d’opposants.

La gauche, toutes composantes confondues, perd donc aussi 3%.

Un nouveau parti, anti-euro mais pro-UE, l’AFD (alternative pour l’Allemagne) frôle l’entrée au Parlement avec  4,7% des voix. Ce parti est clairement marqué à droite mais reste un parti bourgeois traditionnel. Il réclame que l’Allemagne fasse respecter les critères de Maastricht ou cesse « d’aider » les autres pays européens.  Il participe pleinement à la campagne de l’idéologie dominante sur la « supériorité » du système allemand.

Ces élections sont un clairement un succès pour le capitalisme allemand et européen. La poursuite de la politique d’austérité est validée. Le taux de participation progresse même légèrement, passant de 71 à 73%. Dans la première économie du continent, aucune force politique réellement alternative n’émerge, susceptible d’organiser la colère populaire devant la paupérisation globale de la classe ouvrière, les multiples luttes locales, les attentes d’une émancipation du syndicalisme d’accompagnement.

Pour nous communistes français, cette situation est à observer avec lucidité et gravité. Elle ne peut que nous inciter à échanger avec nos camarades communistes et autres progressistes allemands, notamment du Parti communiste allemand, le DKP.

article Vivelepcf, 22 septembre 2013

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