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Candidatures Elections législatives 2012, Circonscription de Saint-Quentin- Compte-rendu du collectif de Section du PCF

Parti Communiste Français

Section de Saint-Quentin

Collectif de section du 2 novembre 2011

Spécial «Elections législatives »

Cher(e) camarade,

Notre Collectif de section s’est réuni le mercredi 2 novembre.

L’ordre du jour faisait suite à notre dernière rencontre concernant l’élection Présidentielle et les législatives de 2012.

Concernant le législatives, un appel à candidatures a été lancé et dont la date de clôture étai a été fixée à ce Collectif du 2 novembre. Comme toujours dans notre section le débat fut serein et très participatif.

Jean Luc à fait dans son introduction un rappel de la situation politique et de la discussion du dernier Collectif de section. Une lecture des statuts du PCF a également était faites. Il a été rappelé que seuls les statuts régissent notre organisation : Le Parti Communiste Français. Puis Jean Luc a annoncé les candidatures reçues à ce jour, présentées par le PCF : Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY.

Pour les camarades, Corinne BECOURT est très implantée dans les quartiers populaires, connue dans le Saint-Quentinois, particulièrement active dans les luttes auprès de la population (fermetures de classes, expulsions mais aussi bataille des retraites et…) Militante communiste elle est également à la direction de la section et membre du comité départemental du PCF. Corinne et aussi Membre du Conseil National du PCF.

Olivier TOURNAY très actif dans toutes ces luttes est notre seul conseiller municipal communiste face à Bertrand, Maire UMP de Saint-Quentin. Ces interventions sont souvent relayées dans la presse et en font le fer de lance de l’opposition Saint-Quentinoise, il est également membre de la direction de Section et membre du comité départemental du PCF

Ce duo, face à la droite, face à Xavier Bertrand peut permettre de changer la donne, une femme (parité) et la jeunesse en tête; L’objectif avec ces deux candidatures est de réaliser le meilleur score possible pour notre Parti.

Des camarades ont regretté fortement l’absence de Guy Fontaine, candidat à la candidature pour le Front de Gauche, ainsi que les Camarades qui soutiennent cette candidature invités à cette réunion par courrier.

Les Camarades de la Section de Saint-Quentin auraient aimé avoir une explication sur le sens de la candidature, adressée par mail par Alix et Jp Suchécki.

De la même façon, il est regrettable d’apprendre que cette candidature ainsi que la candidature de suppléance « dédiée » à la Gauche Unitaire soient annoncées publiquement au repas de la cellule de Gauchy par le secrétaire Fédéral Gérard Brunel sans que la Section en soit informée ni que cette proposition soit mise en débat

Après discussion, nous avons donc décidé de soumettre toutes les candidatures, comme le prévoit les statuts au vote des communistes qui se déroulera la semaine du 5 au 10 décembre (les modalités seront précisées ultérieurement).

Certains ont évoqués les craintes, le risque que malgré la consultation des communistes des candidats maintiennent leur candidature.

Les camarades de la section de Saint-Quentin, à l’unanimité, demandent que les statuts et le résultat de la consultation des Adhérents concernés soient respectés. Les candidatures qui auront obtenu le plus de suffrages devront donc être proclamées officiellement candidats avec bien sûr les débats d’usage dans nos instances.

La préoccupation de l’unité des communistes a été majeure lors de cette réunion, pour battre la droite et l’extrême droite, il va de notre responsabilité de rassembler tous les communistes sans exception. Le combat sera acharné, mais nous y sommes prêts

C’est pourquoi, afin d’éviter la division des communistes autour de l’accord du Front de Gauche, si la direction fédérale le souhaite, il a été évoqué la possibilité d’accepter, au cas où les candidatures de Corinne et olivier arrivaient en tète de la consultation, un soutien du Front de Gauche, comme pour les cantonales de 2010 et validé à l’époque par la direction fédérale.

Si malgré cette démarche unitaire, les communistes n’étaient pas respectés dans leur choix, une assemblée générale extraordinaire serait convoquée et prendrait les décisions qui s’imposent.

Il a été également décidé que chaque candidat fasse une déclaration d’une vingtaine de lignes qui sera joint au bulletin de vote afin d’informer les communistes du sens de leur candidature

Une information sera envoyée à tous les adhérents ainsi que le bulletin de vote .

La réunion s’est conclue par un avis du comité de section sur les candidatures


Pour les candidats présentés par le PCF:

Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY

Pour : 15 – Unanimité

Contre : 0

Abstention : 0

Pour la candidature Front de Gauche:

GUY fontaine

Pour : 0

Contre : 14

Abstention: 1


Les présents: cette liste est disponible pour les adhérents sur demande à pcfquentin@live.fr

Les deux camarades soutenant la candidature de Guy Fontaine ainsi que Guy ont reçu  une invitation pour cette réunion.


Démocratie :

Il serait souhaitable afin que tous les communistes soient informés des décisions prises  que ce compte rendu paraisse dans le journal fédéral, afin que les communistes ne soient pas informés que des seuls choix de la fédération.

1 Commentaire

Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris-Conseil national du PCF des 21 et 22 octobre 2011

 

emmanueldangtranmembreduconseilnationaldupcf.jpg

 

Le capitalisme utilise sa propre crise à son profit faute d’organisation révolutionnaire suffisamment forte. Voilà qui se vérifie à nouveau, en Tunisie, en Europe, en France.

 

La super-austérité sera-t-elle au menu avant ou après les élections de 2012 ? Les deux !

 

Une deuxième série de mesures antisociales est annoncée pour dans quelques semaines après le plan Fillon de la fin de l’été. Le système prépare le terrain à une nouvelle « cure » au lendemain des élections au nom de la récession prévisible et de la dette publique que cette même politique des gouvernements successifs a creusée. Baisse des salaires, « restructurations » ravageuses, privatisations, le patronat a le pied posé sur l’accélérateur.

 

Pourtant l’autre constat majeur dans la période, c’est la persistance d’une opposition massive à cette politique. Le rapport de force manifesté l’an dernier pour défendre les retraites ne s’est pas évaporé. La journée d’action du 11 octobre n’a pas été l’échec annoncé. La mobilisation des cheminots, à plusieurs reprises, notamment le mouvement spontané des contrôleurs, montre un point de convergence possible des luttes pour le service public, alors que les premiers trains de voyageurs privés doivent circuler en décembre. Le monde le l’éducation a massivement fait grève le 27 septembre. Dans les raffineries, la métallurgie, l’agro-alimentaire, d’importantes luttes se développent qui posent les questions fondamentales de la politique industrielle.

 

Mais l’enfermement de la perspective politique sur l’échéance électorale, y compris dans les stratégies syndicales, pèse lourdement et anesthésie le mouvement social, décisif pour tout changement.

 

Communistes, dans le contexte pré-électoral, dans la campagne pour battre la droite et repousser l’extrême-droite, notre priorité est d’élever le niveau de riposte en partant de ces luttes actuelles, bien réelles, dans la perspective de l’aggravation brutale de l’offensive capitaliste comme celle qui frappe tour à tour les autres pays d’Europe.

 

Le plus contre-productif pour cela est de s’enfermer de même dans la perspective électorale et de rentrer dans la logique de l’alternance.

 

Que changerait une alternance avec l’équipe de François Hollande ? Se fera-t-elle dans l’intérêt des travailleurs ou des capitalistes ? Nous devons le dire clairement.

 

Dans tous les pays d’Europe, quand un gouvernement, usé, n’arrive plus à faire passer sa politique au service du capital, il passe la main à l’équipe de réserve, dans un sens ou dans un autre. En France, cette équipe, c’est le PS et ses satellites, nous en avons une solide expérience depuis 30 ans.

 

L’entourage de Hollande commence déjà à remettre en cause les minces promesses, faussement présentées comme sociales, de son programme.

 

La « gauche » se prépare aussi à poursuivre les contre-réformes structurelles, à faire la part du travail que la droite a plus de mal à faire passer. Souvenons-nous que la RGPP appliquée par Sarkozy contre la fonction publique découle de la LOLF (loi organique relative aux lois de finance) adoptée en commun par la droite et la « gauche » en 2000.

 

Constatons que depuis 2007, le pouvoir sarkozyste a accéléré le processus de marchandisation des services publics et la destruction des statuts des personnels mais a très peu privatisé. SNCF, Poste… : qui va passer à l’étape suivante ? Nous avons l’expérience de 1997/2002. Le choix récent des socialistes à la Région Ile-de-France de mettre en concurrence la RATP sur plusieurs lignes de tramway est indicatif.

 

La droite a considérablement dégradé les prestations de la Sécurité sociale en continuant la sape de son financement par la cotisation sociale. Le programme du PS, Aubry comme Hollande, prépare, avec un rôle nouveau de la CSG et sa fusion avec l’impôt sur le revenu, une remise en cause complète, gravissime, de ses fondements mêmes.

 

Enfin, droite et « gauche » tirent la même conclusion de la crise : ils veulent « plus d’Europe », plus de « gouvernance européenne », c’est-à-dire de mise sous tutelle des démocraties nationales pour imposer le carcan de l’UE du capital.

 

Il est remarquable que le grand nombre qui veut se débarrasser à tout prix de la droite au pouvoir ne se fait pas non plus d’illusions sur le PS et l’alternance. Nous l’entendons tous les jours dans nos actions. Alors surtout, ce n’est pas au PCF d’en semer !

 

Le titre de l’Humanité-dimanche du 20 octobre est dramatiquement révélateur.« Hollande/Mélenchon, la véritable primaire commence ». On dénonce le danger du « vote utile » et on démontre l’inutilité du vote Mélenchon ! Celui qui va gagner, pas de doute, c’est Hollande ! Voilà qui confirme combien Mélenchon n’est qu’un rabatteur socialiste et le Front de gauche une force d’appoint de l’alternance.

 

Dans le détail, sur le même mode, le rapport du CN met en avant les « propositions de loi qu’une majorité de gauche devrait défendre ». C’est prendre les choses complètement à l’envers, placer les institutions avant les luttes, la victoire électorale de la « gauche » comme seul salut.

 

Pour sortir de cette impasse stratégique, il faudrait que le PCF affirme haut et fort qu’il exclut toute participation gouvernementale si Hollande est élu.

 

De la même façon dans les contenus, Mélenchon et le Front de gauche font le complément du PS. Mélenchon peut promettre un peu n’importe quoi « s’il est élu », « s’il arrive en tête de la gauche ». Mais précisément ses quelques propositions s’apparentent à des surenchères sur le programme du PS qui du coup passe pour insuffisant mais allant quand même dans le bon sens. C’est tout le contraire que le PCF devrait produire dans la campagne : battre en brèche le consensus UMP/PS (et FN), porter les propositions de rupture fondamentales.

 

Il est heureux d’entendre enfin de nouveau le mot « nationalisation » mais soyons précis. Par exemple sur les banques.Un « pôle public financier », avec les institutions qui restent que la gauche plurielle n’a pas privatisées, c’est une belle illusion réformiste. Quand le PS et la droite voient que la recapitalisation des banques va devenir une nécessité pour « sauver l’euro » de la crise, ils préparent l’opinion à un nouveau renflouement, une sorte de nationalisation des pertes. La présence de quelques représentants de l’Etat en contrepartie dans le Conseil d’administration pour « impulser une autre politique du crédit » ne sera qu’un emballage pour faire passer la pilule. La nationalisation que nous voulons, c’est la nationalisation intégrale de chaque banque, sans indemnité aux actionnaires déjà gavés de dividendes (et la réintégration de la Banque Postale dans La Poste).

 

Le consensus le plus fondamental que le PCF devrait faire exploser, dans la suite de ses positions historiques, c’est le consensus européen. Que le Maastrichien Mélenchon défende l’UE et l’euro au nom d’une « autre Europe », c’est logique. Mais comment Pierre Laurent peut-il s’inquiéter que « l’UE risque de voler en éclats si elle n’est pas refondée » ? Là encore, il faut arrêter de semer des illusions, de chercher par tous les moyens comme le PGE à relégitimer l’UE dont le but est d’écraser les résistances nationales aux politiques du capital. Une bataille pour la rupture avec l’UE du capital et la fin de l’euro, instrument de la politique européenne d’austérité à perpétuité, peut déboucher sur une victoire politique majeure, quand « sauver l’euro » est l’obsession des dirigeants européens et le moyen de saigner les peuples. Le minimum, c’est d’ouvrir le débat dans le Parti, au CN. UE, Monnaie unique : est-ce que tout ce que le PCF a défendu jusqu’aux années 90 est à jeter aux orties ?

 

Le malaise est grand dans le Parti. Cela se reflète également au Conseil national. Mélenchon et les prétentions du Parti de gauche passent très mal chez les camarades. Le Front de gauche profite unilatéralement aux « partenaires ». Ils auraient tort de se priver de ce que leur apporte la poursuite de la stratégie d’effacement du Parti.

 

Des organisations parallèles du Front de gauche se constituent, avec plus ou moins de difficultés, à tous les niveaux, tendant à supplanter celles du Parti. Elles se créent autour notamment de certains qui l’ont quitté, il y a plus ou moins longtemps, sur une base « droitière », contestant la raison d’être de la forme parti communiste, de personnalités d’obédience socialiste… Englober le PCF, en le vidant de sa substance, dans une organisation vaguement à gauche : le but du Front de gauche se confirme.

 

On ne peut laisser banaliser, aussi au Conseil national, des déclarations politiques aussi lourdes de signification que celles qu’a prononcées Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité.

 

« Et permettez-moi un mot à l’attention de mes amis socialistes et d’Europe-écologie/les Verts. Ma franchise sera excusée.

 

Il y a vingt ans, vous nous disiez : soyez démocratiques et nous sommes devenus démocratiques.

 

Il y a dix ans, vous nous disiez : soyez écologistes et nous sommes devenus écologistes.

 

Alors aujourd’hui, à vous amis socialistes et écologistes, nous vous disons : soyez de gauche ».

 

Les socialistes auraient eu raison ! Le modèle politique démocratique, c’est le PS. Ah non alors !

 

La raison d’être des partis communistes, de leurs fondements théoriques, de leur forme d’organisation spécifique, éprouvés par l’Histoire et une longue réflexion inachevée sur le socialisme et la démocratie, est plus grande que jamais pour les travailleurs dans la lutte des classes.

CN du PCF du 21 octobre 2011 – Intervention de Claude FAINZANG (75)

claudefainzang.jpgConseil national du PCF des 21 et 22 octobre 2011

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

Il faut condamner fermement le processus des primaires, régression démocratique largement médiatisée, qui enferme l’alternative politique dans un simple choix électoral de personne en 2012. La forte participation traduit une aspiration au changement ; mais attention, cette primaire a été boudée par les quartiers populaires : 14% à Paris contre 4% nationalement.

La candidature d’Arnaud Montebourg a servi à canaliser une part de la contestation sociale sur François Hollande. Au tour de Mélenchon de rabattre sur Hollande au 2ème tour, comme la couverture de l’Humanité Dimanche du 20 octobre le traduit si bien [Mélenchon/Hollande : la véritable primaire commence].

Je veux rappeler les promesses des dirigeants grecs, avant les élections, d’augmenter les salaires de 5% ; et après les élections, les salaires ont été baissés de 20% ; 40% chez les fonctionnaires.

Les forces de droite comme de gauche canalisent le mouvement de protestation à tour de rôle. Après les élections ils appliquent la même politique. Quand même, camarades, nous ne découvrons pas l’alternance électorale !

Alors soyons clairs. C’est l’exigence minimale que d’affirmer dès maintenant que le PCF ne participera pas au gouvernement en 2012.

Les mobilisations actuelles (enseignants, cheminots, ouvriers de la sidérurgie lorraine ou des raffineries) indiquent la voie indispensable pour riposter à la politique du capital et obtenir un vrai changement : la lutte !

Il y a quelques années, on disait dans le Parti : « priorité au mouvement populaire ». Cela semble bien loin !

A nous, communistes, de faire monter de véritables propositions de rupture : nationalisations démocratiques, affranchissement vis-à-vis de l’UE et de l’euro, défense du financement de la Sécurité Sociale, hausse du SMIC et des salaires (sans attendre), rétablissement d’une échelle mobile des salaires, défense des services publics.

Faire monter le refus de l’application des traités et directives européennes est essentiel.

On voit bien le rôle joué par l’UE, la BCE, le FMI : ils aident les gouvernements à saigner les peuples. Les directives européennes, le traité de Lisbonne, sont des instruments pour coordonner les politiques antisociales, l’euro un instrument pour les imposer.

Nous voyons ce que coûte aux peuples le sauvetage de l’euro. IL serait de notre responsabilité de faire le lien entre l’euro, les politiques nationales antisociales et les problèmes immédiats des gens. Je partage pleinement la proposition de Dominique Negri d’organiser dans le Parti un débat sur la sortie de l’euro, la rupture avec l’UE du capital.

Bien sûr, il faudra battre Sarkozy et l’extrême droite. Mais la question n’est pas QUI va continuer la politique au service de l’argent, mais comment on la combat, comment on commence à la mettre en échec.

Le choix du moins pire ? NON ! On a déjà donné. Il faut faire grandir des positions de rupture et contribuer au développement des luttes.

A propos du matériel qui sera tiré pendant les campagnes électorales, je demande qu’il y ait du matériel « PCF ». On a vu ce que cela a déjà coûté aux régionales de ne pas le faire.

Courrier de notre camarade Corinne BECOURT, Membre du Conseil National du PCF à Gérard Brunnel sécrétaire fédéral de l’Aisne

Corinne Bécourt, section de Saint-Quentin, membre du du Conseil départemental de l’Aisne et du Conseil national du PCF

Gérard Brunel, secrétaire départemental du PCF 02

Saint-Quentin, 28 octobre 2011

Cher camarade,

J’ai été destinatrice avec surprise d’un courrier électronique provenant de la Fédération du PCF de l’Aisne m’invitant à rejoindre un proclamé «Réseau citoyen pour le Front de gauche ».

Libre à des « personnalités », se cooptant entre elles en bonne compagnie, de lancer un appel pour constituer « un cadre dans lequel il serait possible d’adhérer directement au Front de gauche » au nom de vagues options de « gauche ».

Je retrouve logiquement parmi les noms des signataires beaucoup de ces « personnalités » qui jugent publiquement, depuis longtemps, la « forme parti communiste » dépassée, rejoignant l’idéologie dominante. Toute leur pseudo « radicalité » se retrouve dans la condamnation de l’histoire et des positions fondamentales du PCF.

Depuis des années, cette « petite gauche » met des bâtons dans les roues des militants qui font vivre leurs cellules et leurs sections du Parti.

Tout cela, c’est leur droit. Je ne m’étonne pas qu’ils se sentent à l’aise dans le Front de gauche, derrière une personnalité socialiste, mitterrandienne et maastrichienne.

Mais je ne peux pas admettre que ma fédération du PCF fasse de la publicité à cette opération politicienne. A ce que je sache, il n’a jamais été décidé de faire la promotion auprès des communistes d’une organisation parallèle, encore moins de débaucher des membres du Conseil départemental.

Espérant qu’il s’agit d’une erreur de secrétariat ou d’une mauvaise manipulation informatique, je te prie d’apporter un correctif auprès de tous les adhérents qui auraient reçu ce mail pour les rassurer et leur affirmer qu’en aucun cas la Fédération du PCF de l’Aisne ne s’inscrit dans la recomposition politique que ce texte appelle de ses vœux.

En revanche, il serait très profitable au dynamisme de notre Parti que nos actions, celles des militants, des cellules et des sections – je pense à nos actions pour le logement et contre les expulsions à Saint-Quentin – soient relayées dans la Fédération au bénéfice de toutes nos luttes.

Bien fraternellement,

Corinne

extrait  : « Réseau citoyen pour le Front de gauche« 

C’est pourquoi, membres ou non de partis ou d’autres organisations démocratiques, nous souhaitons aller au-delà d’un soutien au Front de gauche pour en devenir pleinement parties-prenantes. Les responsabilités des partis constitutifs du Front de gauche sont essentielles. L’une d’elles, à notre sens, est de faire en sorte que soit créé le cadre qui nous permettra de nous lancer dans la bataille. Un cadre auquel il sera possible d’adhérer directement sans autre condition que de partager les objectifs fondamentaux du Front de gauche.

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> Gérard Alezard (syndicaliste), Nils Andersonn (militant associatif), Ariane Ascaride (comédienne), François Asensi (député-maire de Tremblay-en-France), Gérard Aschiéri (syndicaliste), Jacques Blin (militant associatif), Bernard Bloch (comédien, metteur en scène), Gérard Boulanger (Avocat), Magyd Cherfi (artiste), Patrice Cohen-Séat (président d’Espaces-Marx), Pierre Concialdi (économiste), Jacques Cossart (économiste), Claude Debons (syndicaliste), Bernard Defaix (militant pour les services publics), Sophie de La Rochefoucauld (comédienne), Valérie de Saint Do (journaliste), Christian Digne (journaliste), Jean-Michel Drevon (syndicaliste), Jean-Michel Ducomte (avocat), Helène Franco (magistrate), Robert Guédiguian (cinéaste), Jeannette Habel (Universitaire), Alain Hayot (sociologue, conseiller régional PACA), André Jaeglé (scientifique)), Madeleine Jaeglé (cadre de soins), Gisèle Jean (syndicaliste), François Labroille (conseiller régional IdF), Richard Lagache (éditeur), Frédéric Lebaron (sociologue), Didier Le Reste (Syndicaliste), Philippe Maingault (militant associatif), Roger Martelli (historien), Anne Mesliand (syndicaliste universitaire, conseillère régionale PACA), Claude Michel (syndicaliste), Gérard Mordillat (écrivain), Dominique Noguères (militante associative), Jacques Lerichomme (syndicaliste, Conseiller régional PACA), Claude Mazauric (historien, professeur émérite), Simone Mazauric (philosophe et historienne des sciences, professeure émérite), Alain Obadia (membre du Conseil économique, social et environnemental), Laurence Paché (Conseillère régionale du Limousin), Michel Pinçon (sociologue), Monique Pinçon-Charlot (sociologue), Sophie Ponthieux (économiste), Jacques Ralite (sénateur), Jacques Rigaudiat (économiste), Michel Rousseau (militant associatif), Jean-Louis Sagot-Duvauroux (philosophe, homme de théâtre), Marie-Jean Sauret (psychanaliste), Georges Séguy (syndicaliste), Jean-Christophe Sellin (Conseiller municipal de Toulouse), Evelyne Sire-Marin (magistrat, militante associative), Francis Sitel (responsable de revue), Juliette Triicot (juriste), Marcel Trillat (journaliste, réalisateur), Louis Viannet (syndicaliste), Marie-Christine Vergiat (députée européenne), Marie-Pierre Vieu (éditrice), Louis Weber (syndicaliste), Serge Wolikow (historien), Francis Wurtz (député européen honoraire), Malika Zédiri (militante associative).yann brossat…

Manifestations du 11 octobre : sortir le mouvement social du carcan électoral

 

par EDT pour vivelepcf – 13 octobre 2011

 

La journée d’action, de grève et de manifestation interprofessionnelle du 11 octobre 2011 n’avait pas encore commencé que tous les commentateurs, parfois même syndicaux, décrivaient son échec, son caractère « symbolique ».

Ce n’est pas ce que nous avons vécu dans les rues. Evidemment, il y avait beaucoup moins de monde qu’il y a douze mois pour les retraites et cette défaite continue à peser très fortement. Mais dans de nombreuses villes de province comme à Paris, il y avait bien plus de monde que les « habitués » à défiler.

A la SNCF, cela se confirme, la mobilisation est forte dans ces mois où s’accélère la marche à la concurrence et à la privatisation. Les taux de grévistes, 30% en moyenne, ont pu atteindre 100% dans certains établissement (ex : le tramway T4 en Ile-de-France). Comme l’an dernier, la participation de salariés du privé a souvent été remarquée, au moment où, dans l’industrie PSA annonce 10% de suppressions d’effectifs, Arcelor ferme les derniers hauts-fourneaux lorrains, les pétroliers liquident la filière raffinerie etc.

 

L’aspiration au changement politique est immense dans le monde du travail. Beaucoup ont conscience que cela ne pourra passer qu’avec les luttes, par les luttes.

 

Mais tous est fait, du côté du pouvoir, des media, comme des organisations réformistes, pour enfermer la perspective politique dans le cadre des élections, de l’alternance en 2012. Le temps des luttes suspendrait son cours. Les manifestations ne pourraient plus avoir pour but que d’affirmer l’opposition de catégories de salariés à la politique de la droite au service du Medef et d’essayer d’influer sur le programme et la politique éventuelle d’un futur pouvoir de gauche.

 

Déjà l’an dernier, au moment du mouvement pour les retraites, l’ombre de 2012 a lourdement pesé. Le refus par les responsables syndicaux d’exiger le retrait du projet de loi Woerth, la demande « d’une autre réforme », aux contenus à définir et réalisée nécessairement par un gouvernement ultérieur, n’a pas aidé à concentrer le rapport de force, considérable, capable d’obtenir une victoire immédiate qui aurait été décisive. La personnification, par beaucoup d’acteurs, de la politique du pouvoir sur Sarkozy (« il s’obstine, il n’écoute pas, il le paiera » ou en plus grossier le démobilisateur « Casse toi pov’ con ! » du Parti de gauche) a détourné le mouvement vers l’échéance électorale. La recherche à tout prix de l’unité des organisations, y compris CFDT et PS, qui acceptent l’allongement de la durée de cotisation, a réduit les possibilités de rassemblement pour la retraite à 60 ans. Là aussi, la perspective sous-jacente, était déjà celle d’une majorité électorale en 2012.

En 2009, la très forte mobilisation pour La Poste a également été déviée vers la perspective électorale, avec l’organisation d’une « votation » pour un « référendum », renvoyant mécaniquement aux élections suivantes. Les initiateurs avaient pris soin de ne pas la faire porter sur l’application de la directive européenne de mise en concurrence du courrier pour ne pas gêner l’unité de la « gauche ».

 

Cette stratégie réformiste s’oppose à la construction, à partir des revendications dans les entreprises, de rassemblements capables d’imposer des positions de rupture, de commencer à faire reculer la politique au service du capital.

 

Communistes, ce sont précisément nos objectifs.

 

Quel contraste entre la volonté de changement exprimé dans la rue ce 11 octobre, partagée par des millions d’autres qui n’ont pas vu de perspective suffisante pour se déplacer, et simultanément le jeu politicien des primaires du PS ! Tout le battage rabat vers un « champion de la gauche » porteur du consensus libéral européen. Le PS a laissé passer le plan de renflouement des banques en 2008, vient de voter le plan européen d’étranglement du peuple grec avec l’UMP, a ratifié avec la droite le traité de Lisbonne etc.

 

Dans les mois qui viennent, malgré l’écrasement de la perspective politique avec le jeu de rôles des présidentielles, communistes, nous continuerons à construire la riposte, sur des positions de rupture fondamentales : nationalisations démocratiques, défense du financement solidaire de la sécurité sociale, rupture avec l’UE du capital et son arme, l’euro…

 

Portons l’action et le débat sur les sujets où toute démagogie électoraliste est impossible !

Dimanche dernier, je n’ai pas voté. Je n’irai pas voter dimanche prochain.

Primaires PS/ une réflexion

Dimanche dernier, je n’ai pas voté. Je n’irai pas voter dimanche prochain.

Par Marc Jammet (PCF Mantes-la-Jolie) http://marc.jammet.over-blog.com


Plus de deux millions d’électeurs se sont déplacés pour participer à la primaire du Parti socialiste. Je n’en ai pas fait partie dimanche dernier. Je n’en ferai pas non plus partie dimanche prochain pour plusieurs raisons:

  • je ne suis pas membre du Parti socialiste, ni sympathisant et je n’ai donc aucune raison de m’ingérer dans la désignation du candidat socialiste.
  • Avec cette primaire, il s’agit justement de désigner le candidat socialiste et non celui de toute la gauche. En confondant volontairement dans ses tracts son candidat et celui de la gauche, le Parti socialiste tente une OPA sur cette dernière. Ce n’est pas acceptable et c’est anti-démocratique. C’est à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle en avril 2012 que les électeurs – tous les électeurs – décideront du candidat de gauche arrivé en tête.
  • Ce véritable coup de pub, avec l’appui volontaire des services de l’Etat et l’engagement de tous les médias, au profit d’un seul parti – désigné à l’avance comme le seul devant compter à gauche – est également une entorse très grave à l’égalité de traitement entre les partis dans notre société.
  • Et cette entorse grave à l’égalité de traitement entre les partis est, à mon avis, sciemment organisée: fin 2.000 réduction du mandat présidentiel à 5 ans et coïncidence entre les élections présidentielle et législatives (la première devant « déterminer » la deuxième), primaires du PS que l’UMP annonce déjà vouloir copier dans 5 ans …. Ce qui est en ligne de mire, c’est d’imposer deux forces politiques – et deux seules! – aux programmes nuancés mais tout à fait compatibles – hors desquelles les électeurs n’auraient plus le choix. Cela a un nom: c’est une dérive vers un système à l’américaine qui, quel que soit le choix des électeurs, laissera inchangée la politique menée comme on a pu le constater avec Bush et Obama.
  • Contrairement à ce que le nombre d’électeurs de cette primaire le laisse entendre, une telle dérive serait un recul important de la citoyenneté et de la possibilité d’intervention des citoyens. On confond volontairement ici le choix à faire entre quelques candidats (désignés préalablement par des écuries politiciennes) et l’intervention des citoyens eux-mêmes, leur réflexion, le débat lui-même. Cela a la couleur de la démocratie, cela peut en avoir le goût mais c’est avant tout remiser les électeurs dans un choix stérile dont ils ne maîtriseront pas les contours.

Dans tous les pays soumis aux dictatures, les peuples se lèvent pour remettre en cause la mainmise d’un parti unique sur la société.

En Tunisie, ce sont plus de 100 partis politiques qui ont été déclarés en quelques mois. C’est une formidable aventure, une formidable richesse démocratique.

Allons-nous, en France, décider (ou laisser décider pour nous) de réduire notre démocratie à un choix entre deux candidats de deux partis et ce, une fois tous les 5 ans?

Non seulement ce serait anti-démocratique mais extrêmement dangereux pour la démocratie elle-même.

Est-ce un hasard si c’est justement après la réforme constitutionnelle de 2.000, après 5 années de pouvoir de la gauche où le nombre de privatisations n’a jamais aussi élevé … que Jean-Marie Le Pen accède au second tour en 2002 et élimine le candidat de la gauche?

Au lieu de pleurnicher et d’avancer la seule idée qu’il faut dorénavant limiter le nombre de candidats – c’est à dire réduire la démocratie -, les partis politiques n’auraient-ils pas dû réagir de manière efficace sans toucher à la démocratie: instaurer un seuil (10% par exemple) à partir duquel un candidat peut se présenter au deuxième tour de la Présidentielle (et laisser ainsi le libre choix aux électeurs), s’engager à modifier leur comportement fait alors de davantage d’écoute des citoyens, de courage politique et de refus des compromissions – c’est à dire élargir la démocratie?

Cela aurait pu être un des enjeux majeurs de cette élection présidentielle avec un candidat communiste portant notamment ces valeurs.

La direction nationale du PCF, en s’appuyant sur un simulacre de démocratie interne, a malheureusement cédé aux sirènes de la pensée unique en préférant l’addition des étiquettes politiques avec le « Front de Gauche » et son programme qui n’est ni populaire ni partagé, au vrai dialogue en grand avec les citoyens, leur intelligence et leurs espoirs.

Une telle démarche est d’autant plus nécessaire qu’une partie de plus en plus importante du patronat (et des financiers) français verrait d’un bon oeil l’élection d’un président de gauche qui, profitant de son « état de grâce », décrèterait des mesures impopulaires (comme en Espagne ou en Grèce) que Sarkozy n’arrive plus à imposer.

Il y aura bien besoin alors d’un parti qui continue à porter la revendication d’une société débarrassée du capitalisme, qui contribue à construire, à faire vivre, et à rendre incontournable cet espoir que la majorité des partis politiques tente de détruire à l’occasion de cette présidentielle.

Autrement dit: plus que jamais, il y a – et il y aura – besoin en France d’un parti communiste digne de ce nom.

Marc Jammet.

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La direction du Parti socialiste a pris la lourde responsabilité de rapprocher la vie démocratique du niveau zéro, en suivant le piètre modèle américain.

Primaires du PS: un recul démocratique pour esquiver l’exigence populaire de changement

La direction du Parti socialiste a pris la lourde responsabilité de rapprocher la vie démocratique du niveau zéro, en suivant le piètre modèle américain.

Le PCF Paris 15ème dénonce l’organisation de « primaires » par le PS et ne comprend pas que 60 écoles publiques de notre arrondissement soient mises à disposition de cette initiative qui n’a rien d’officiel.

On comprend l’objectif de l’opération politicienne et de sa mise en scène. Six personnages incarnent superficiellement un positionnement plus ou moins « social à gauche » ou « centriste ». Mais ils ont tous adopté le même programme et siègeront dans le même gouvernement en cas d’alternance. Il ne s’agit que de canaliser l’électorat vers le candidat PS au 1er tour des présidentielles. D’autres socialistes ou « écologistes » se chargent de le faire pour le 2nd tour.

Nous le vivons de façon flagrante depuis 2007 : La réduction de la vie politique à la personne du Président de la République et à une élection tous les cinq ans est une arme pour imposer au peuple la politique de régression économique et sociale. Le PS, qui, souvenons-nous, a adopté en commun le quinquennat avec la droite en 2000, enfonce le clou aujourd’hui avec son « casting ».

Bien sûr qu’il faudra battre Sarkozy et l’extrême droite. Mais pour nous communistes, la question n’est pas qui va continuer la politique au service de l’argent après mai 2012 mais comment on la combat et on commence à la mettre en échec.

La politique de super-austérité qui s’abat sur les pays d’Europe les uns après les autres, au nom des déficits publics et de la finance internationale, est à l’ordre du jour de la France dès les élections passées. Alors que déjà la vie est de plus en plus dure pour des millions de salariés, de retraités, de jeunes, de chômeurs.

Aussi les promesses électorales d’aujourd’hui n’engagent que ceux qui les croient. Les socialistes grecs ont été élus en 2009 sur l’engagement d’augmenter les salaires de 5%…

Mais les positions de fond ne peuvent pas toujours être masquées. Les annonces des dirigeants du PS sont inquiétantes pour l’avenir du financement de la Sécurité sociale (CSG). Le PS vient de voter le plan d’étranglement du peuple grec conçu par l’UE, la BCE et le FMI. Il a laissé passer en 2009 le plan de renflouement des banques. En 2008, il a ratifié avec la droite, contre les Français, le Traité de Lisbonne. Fondamentalement, ses choix s’alignent sur ceux de l’UE du capital.

Pour nous communistes, l’heure n’est pas et ne sera jamais à faire « le choix du moins pire ».Les travailleurs ont déjà donné ! Toute notre énergie est déployée pour faire grandir des positions de rupture et contribuer au développement des luttes.

Un rapport de forces considérable existe dans le pays pour un vrai changement. Le mouvement pour les retraites, il y a un an, l’a montré par millions. Son échec a déjà été dû à l’enfermement de la perspective politique sur les élections de 2012. Le 27 septembre, les enseignants ont fait grève et manifesté en masse. Les ouvriers des raffineries du sud, de la sidérurgie en Lorraine se battent contre la liquidation de leurs usines par les trusts gavés d’argent public. A la SNCF, la mobilisation des cheminots grandit contre la politique de mise en concurrence et de privatisation.

Sur cette base construisons la riposte ! Refusons de payer leur crise ! Défendons sans concession la Sécurité sociale et les services publics! Gagnons des nationalisations démocratiques ! Refusons l’application des traités et directives européennes ! Gagnons la rupture avec l’UE du capital et l’euro !

Tout cela, ce n’est pas dans les « primaires » du PS que vous pourrez l’exprimer ! Adhérez au PCF !

 

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Robert Hue suit Hollande après Huchon : en quête de place ministérielle ?

111006huehollande.jpgHue avec Hollande (mais renouvelé sénateur par le PCF)

ML pour vivelepcf


Certains polémistes trouvent de bon ton de railler l’insignifiance présumée de la candidature de M. Jean-Michel Baylet aux primaires du PS. Ils se trompent.

L’héritier de l’influent quotidien « la Dépêche du midi », sait ce qu’il fait. Il porte les intérêts de son groupement d’élus, lui ménage des places pour après l’élection, en même temps qu’il apporte au PS, c’est-à-dire à François Hollande, un appoint au « centre ». Les radicaux, c’est comme les radis, rouges à l’extérieur, blancs à l’intérieur…

Dans le même ordre d’idée, on retrouve un certain Robert Hue. L’ancien secrétaire liquidateur du PCF, aujourd’hui président de l’insignifiant Mouvement unitaire pour le progrès, figure parmi les premiers soutiens à François Hollande dans la primaire du PS. On avait déjà remarqué son soutien appuyé, jusqu’à être présent dès le 1er tour sur sa liste aux régionales, au socialiste droitier Jean-Paul Huchon en 2010.

Que cherche Robert Hue ? Une place au gouvernement ?

Que représente Robert Hue ? Rien en lui-même mais surtout un élément de l’héritage du PCF qu’il sert à la social-démocratie contre quelques lentilles. On comprend l’intérêt de la droite et du PS à faire vivre cette particule politique sinon négligeable.

Son alignement servile sur le PS ne mérite que le mépris et confirme la trahison par le personnage du parti qui a fait de lui un élu depuis 34 ans…

Communistes, nous serions en droit d’attendre que les directions de notre parti se désolidarisent entièrement de ses prises de position et de cette « personnalité ».

Et bien non ! Elles viennent de faire réélire Robert Hue, il y a deux semaines, sénateur du Val d’Oise. Le PCF n’avait-il personne d’autre à proposer qu’un satellite affiché du PS qui, de surcroît, ne reverse pas ses indemnités au Parti auquel il doit tout ? Oui, évidemment. Mais on voit qui commande vraiment les tenants du Front de gauche.

Maintenant Hue a au moins le mérite d’avoir une ligne claire. Chacun son rôle !

Il ne joue pas au contrepoint de complaisance à « gauche » pour mieux drainer vers le candidat social-démocrate comme le font d’autres.

Battre la politique menée aujourd’hui par Sarkozy, et donc évidemment Sarkozy, ne peut se faire qu’en rupture complète avec le consensus, notamment européen, droite/PS sur les questions économiques et sociales de fond.

Cela demande que notre Parti se libère de ces compromissions et voit au-delà de petites ambitions telles que celles de M. Hue.

Le Sénat à « gauche » ?

 Nous n’en continuons pas moins à demander sa dissolution !

EDT pour vivelepcf, 25 septembre 2011

La révolution ne partira pas du Palais du Luxembourg !

senateur.jpg72.000 « grands » électeurs, non représentatifs du peuple de France, ont élu, dimanche 24 septembre 2011, une majorité de sénateurs de gauche, presque tous présentés sur des listes menées par le Parti socialiste. Pour la première fois, la présidence du Sénat pourrait passer de la droite ou du « centre » au PS.

Soit.

Ce résultat découle logiquement des débâcles successives de la droite aux dernières élections locales et notamment aux municipales de 2008. Les représentants des conseils municipaux forment en effet la majorité du corps électoral.

L’extension de la représentation proportionnelle – dans ce cadre étroit – a entraîné au fil des scrutins un rééquilibrage au profit de la gauche. Le rejet de la réforme territoriale et de ses conséquences déjà lourdes a indéniablement pesé dans le vote des élus.

Sur la durée, il apparaît que la « République des notables » s’accommode maintenant sans prévention de représentants de gauche.

Les résultats du PCF témoignent de la persistance du caractère inique et aléatoire du mode de scrutin. Dans un département de 1,4 million d’habitants comme la Seine-Saint-Denis, où notre parti est traditionnellement fort (25% des élus), un siège est perdu et le PCF n’en a plus qu’un sur six. Dans le Morbihan ou l’Indre-et-Loire, départements de 500.000 habitants, où la représentation élective de notre parti est très faible, il gagne et conserve un siège sur trois derrière le PS.

Au total, le PCF perd deux sièges et en gagne un.

Pierre Laurent voit dans ce résultat l’annonce d’un succès de la gauche unie aux prochaines échéances institutionnelles. Ce n’est pas cette perspective d’alternance, surtout portée par de « grands électeurs », qui peut laisser entrevoir une véritable alternative à la politique au service du capital actuellement menée par la droite. Ne perdons pas de vue les positions en France et dans l’UE du PS, quel que soit son champion issu des primaires.

Dans l’immédiat, que change le résultat de ces élections sénatoriales?

Rien ou presque. S’il le voulait, le PS à la tête de la « haute » assemblée pourrait seulement ralentir le processus législatif, déjà en fin de course avant les élections de 2012, mis en œuvre par le gouvernement et l’Assemblée nationale.

Il n’est plus question – c’était déjà quasiment impossible – pour Sarkozy de changer la Constitution sans l’accord de l’opposition.

Toute possibilité accrue pour les sénateurs communistes de relayer en tribune, ou dans leurs travaux parlementaires, les luttes seront bonnes à prendre, comme les moyens liés à leur mandat qui doivent absolument revenir au Parti (même pour les apparentés comme Robert Hue).

Mais le vote de dimanche ne doit rien changer à la position permanente des communistes : la demande de suppression pure et simple de cet organe parasitaire, antidémocratique qu’est le Sénat*.

* et non sa transformation en « chambre relais des collectivités locales et des initiatives européennes » telle que l’envisage le programme « partagé » de Jean-Luc Mélenchon, d’ailleurs sénateur honoraire. On lit même dans l’Huma-dimanche du 22 septembre que Nicole Borvo, présidente sortante du groupe au Sénat, se prononce pour la fusion du Sénat et du Conseil économique, social et environnementale, l’assemblée des corporations voulue par de Gaulle…

Pourquoi JL. Mélenchon n’est pas notre candidat. Diffusé à la Fête de l’Huma.

Pourquoi JL. Mélenchon n’est pas notre candidat.

Les communistes qui vous distribuent ce tract ont pris acte de la ratification en juin de la décision de la direction du PCF de se ranger derrière le social-démocrate Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Chacun d’entre nous à son niveau de responsabilité respecte le choix des communistes de son organisation et s’investit dans les luttes politiques de 2011 et 2012. Nous faisons remarquer cependant que le programme soi-disant « partagé » a été élaboré, après coup, strictement sans les communistes et que le congrès ordinaire du PCF a été annulé.

Nous sommes d’autant plus autorisés à réaffirmer publiquement, au-delà du vote, que Jean-Luc Mélenchon n’est pas notre candidat.

La crise du capitalisme met encore davantage en évidence la nécessité du projet de société révolutionnaire que porte le mouvement communiste. La contestation de la politique de casse sociale à l’œuvre, en voie d’aggravation au nom de la « dette publique », ne cesse de grandir. Nous y avons contribué pendant le mouvement puissant contre la casse des retraites qui s’est déjà trouvé enfermé dans la perspective électorale d’alternance.

Le choix de JL. Mélenchon, socialiste, maastrichien, ne correspond pas au rôle politique que devrait jouer notre parti. En termes d’alliances, son Pg ne représente rien dans le pays.

Sa stratégie est étroitement électoraliste. Avec Mélenchon, le choix est fait de se préparer à une nouvelle « gauche plurielle » alors que battre la politique au service du capital nécessite de mettre à mal le consensus des forces de l’alternance UMP/PS. Avec Mélenchon, le choix est fait de s’inscrire dans l’intégration européenne et dans la continuité de l’euro, armes de destruction du capital contre les acquis sociaux et démocratiques nationaux, les résistances des peuples. Avec Mélenchon, le processus d’effacement du PCF, de ses positions historiques, de sa forme d’organisation, s’aggrave dans le « Front de gauche ».

Dans cette période, nous ferons tout notre possible pour faire vivre et renforcer le PCF selon sa raison d’être dans la lutte des classes. Nous ressentons la nécessité de faire grandir des propositions de rupture fondamentales, hors de la démagogie et de la surenchère électorales des uns et des autres, entre autres la sortie de la France de l’OTAN, un programme de nationalisations démocratiques, la rupture avec l’UE du capital et la sortie de l’euro. Dans nos entreprises, nos quartiers et nos campagnes, nous ne faillirons pas à notre engagement.

Contact : vivelepcf@orange.frhttp://vivelepcf.over-blog.fr/v

Mélenchon ne passe pas à la section du PCF Jarny (54)

Nous reproduisons ci-dessous la déclaration du Bureau de la section du PCF du Jarnisy dans la Fédération de la Meurthe-et-Moselle.

110831melenchonchassaigneunivete2011.jpg(photo – Mélenchon en visite à l’université d’été 2011 du PCF en compagnie d’André Chassaigne)

Elections 2012 : déclaration du Bureau de la section du PCF du Jarnisy

En 2012, il n’y aurait donc pas de candidat communiste à l’élection présidentielle ?

Le vote des adhérents qui s’est achevé le 18 juin 2011, et qui intronise Jean-Luc Mélenchon comme candidat aux élections présidentielles de 2012 de la coalition électorale dénommée « Front de Gauche » (Marque déposée du Parti de Gauche), est la conséquence logique des tractations et accords tenus au sommet entre le groupe dirigeant le PCF et les états-majors du PG et le groupuscule Gauche Unitaire. Dans leur principe et sur la forme, ces accords bafouaient le principe de la souveraineté des organisations de base du Parti Communiste Français, socle élémentaire de la démocratie interne du Parti.

La section du PCF du Jarnisy a depuis le début contesté la légitimité de ce processus.

Il est indéniable que le contenu des débats vifs qui se sont tenus lors de la conférence nationale du PCF du début du mois de juin a contrarié les plans du groupe dirigeant le PCF puisque ce dernier s’est vu contraint d’accepter le principe d’une primaire, ce malgré les efforts inédits déployés tous azimuts pour démoraliser les adhérents et leur faire accepter la candidature de J.L. Mélenchon par un véritable coup de force. Le résultat de cette primaire qui semble en apparence faire la part belle au nouveau cheval de course de la direction du PCF, c’est-à-dire au très mitterrandien J.L. Mélenchon, révèle en fait une fracture profonde au sein du PCF, fracture ou divisions dont le direction du parti porte l’entière responsabilité.

Au niveau national, la candidature d’A. Chassaigne remporte la majorité des votes dans de nombreux départements dont la Meurthe-et-Moselle

Cette fracture n’est pas uniquement une conséquence de la stratégie d’accords au sommet qui préside toujours au fonctionnement de la coalition électorale dénommée « Front de Gauche ». Elle naît du malaise réel causé par les orientations du leader du Parti de Gauche en matière de politique intérieure et de politique internationale, orientations qui font la part belle à la démagogie, à l’opportunisme et au bellicisme de circonstance, des caractéristiques qui s’opposent aux fondements du communisme français.

Le « programme partagé », sorte de programme de gouvernement censé cimenter la démarche électorale dudit « Front de Gauche » n’est finalement partagé en Meurthe-et-Moselle que par une infime minorité de militants peu impliqués dans le mouvement syndical et social.

C’est peu dire, mais la démarche globale du « Front de Gauche », trop découplée des mouvements sociaux et essentiellement mue par les appareils politiques ne fait recette ni parmi les militants syndicaux, ni parmi la masse des travailleurs et des classes populaires touchés de plein fouet par la crise capitaliste et la politique du gouvernement Sarkozyste.

Conscient des enjeux actuels, le bureau appelle tous les adhérents du PCF de Meurthe-et-Moselle à entrer dans l’action:

-pour sortir le PCF de l’ornière de ce cartel politicien qu’est le « Front de Gauche »

-pour empêcher la transformation formelle de ce dernier en parti politique social-démocrate qui signerait le véritable arrêt de mort du PCF

-pour redonner sa couleur révolutionnaire au Parti communiste français en Meurthe-et-Moselle, dans la lignée des héros anonymes de la République des Conseils de 1918, du Front populaire antifasciste de 1936 et concrétisée au niveau national par les réalisations du Conseil National de la Résistance aujourd’hui mises en pièce par le régime Sarkozyste.

Le bureau de section, prend acte de la désignation du socialiste J.L Mélenchon et annonce qu’il ne soutiendra pas cette candidature aux prochaines élections présidentielles (mais laisse le libre choix aux adhérents de faire ou non la campagne)

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Mélenchon veut rassurer… les entreprises ! « Productifs » de tous les pays, unissez-vous ?

Envoyé par Gautier Weinmann (PCF 62)


Décidément, avec la crise financière, les masques tombent !

Le projet de société du PS est dévoilé : faire l’austérité à la place de la droite, comme en Grèce ou au Portugal.

Du côté du Front de Gauche, on propose un peu plus de taxation de ceci, un peu de rachat de titres de cela : braves gens, faites votre marché !

Dans Le Monde, notre candidat Jean-Luc Mélenchon se félicite que « Europe Ecologie-les Verts, qui dénonce comme nous (sic !) l’oligarchie ou la politique de la BCE » ou encore de la « résistance précieuse » du socialiste (bourgeois) Arnaud Montebourg.

On croit rêver !

Puis il a cette déclaration sur tous les plateaux télé : face à la crise, « ce ne sont pas les marchés qu’il faut rassurer (encore heureux !), ce sont les producteurs, c’est-à-dire les entreprises et les salariés » (ex : Les Quatre vérités sur France 2 le 11 août).

Tiens donc ! Entreprises, salariés, même combat ?

« Producteurs de tous les pays, unissez-vous », le nouveau slogan de la social-démocratie mondiale !

Un candidat communiste aurait plutôt tendance à sortir du cadre et à annoncer : « les producteurs, ce sont les salariés, tout est à nous, le capitalisme doit cesser ! ».

La finance parasitaire ne sort pas d’autre chose que du mode de production capitaliste : Karl Marx dénonçait un mode de production capitaliste qui a « fait surgir une nouvelle aristocratie de la finance et une nouvelle catégorie de parasites sous forme de faiseurs de projets, lanceurs d’affaires et directeurs purement nominaux ; en un mot, tout un système de filouteries et de tromperies ayant pour base le lancement de sociétés, l’émission et le commerce d’actions ».

Jean-Luc Mélenchon est la coqueluche des grands médias : fondamentalement, il les rassure. Après tout, la finance exagère, tout comme les agences de notation, protégeons la production et tous les productifs qui vont avec !

Et puis, le leader de l’« extrême (Front de) gauche » est bien dans l’air du temps : les ultra-riches ne se disent-ils pas prêts à payer un peu pour que tout continue comme avant ? Le financement des États par la BCE ne commence-t-il pas à être défendu par les économistes du système eux-mêmes ?

Les communistes qui regardent ce jeu politicien doivent se dire : pour combien de temps encore les idées révolutionnaires seront absentes du débat politique national ?

Gautier Weinmann

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Stéphane Hessel et l’indignation, guides par défaut de la révolte sociale ? Inconcevable !

Le vieillard doit être le premier surpris. Voilà Stéphane Hessel transmuté en égérie de rassemblements de protestation sociale qui « s’indignent », à l’échelle européenne, ne trouvant comme référence que son petit livret « Indignez-vous ! ».

En vérité, Hessel n’a vraiment jamais imaginé être révolutionnaire mais est seulement un bourgeois libéral. L’ancien haut-fonctionnaire ne l’a jamais caché. Ce qui n’est pas contradictoire avec des positions anticolonialistes courageuses vis-à-vis de l’Etat d’Israël. Mais c’est une autre question.

Son petit bréviaire moralisant n’a rien d’un brûlot. Il est terriblement conformiste en vantant le droit-de-l’hommisme et la « construction » européenne, instrument majeur de l’exploitation des peuples d’Europe.

Il y en a aussi assez que soit attribué à n’importe qui, à tort et à travers, les acquis du Conseil national de la Résistance, dont Hessel déplore, à juste titre, la remise en cause.

Dans le rapport de force de la Résistance, puis de la Libération, devant le rôle prédominant gagné dans la lutte et par le sang par les communistes en France et par l’Union Soviétique, la bourgeoisie française a fait la part du feu.

Elle a laissé quelques uns de ses rares éléments patriotiques concéder et s’approprier, en les limitant, des aspects de l’analyse et du programme des communistes. A ceux qui en doutent, qu’ils comparent l’analyse économique et sociale contenue dans l’Appel de Duclos et Thorez du 10 juillet 1940 et le programme du CNR !

Quant au réactionnaire militariste, colonialiste, adepte du pouvoir personnel De Gaulle, le présenter comme progressiste relève d’une forfaiture incroyable. Se définir comme « gaulliste de gauche », c’est vivre en soi-même sa contradiction, comme on dit en psychiatrie !

Le plus effarant pour nous, communistes, est de voir des responsables du PCF vanter Hessel, sa brochure, la faire vendre de façon militante.

Des images, des positions sont plus éloquentes que des analyses :

- Hessel allait appeler à voter Strauss-Kahn et il l’a dit.

- Hessel, après avoir été candidat sur la liste « écolo » en Ile-de-France aux élections régionales, a soutenu Nicolas Hulot. Va-t-il suivre Joly, ex-amie de Bayrou, ou bien Hulot amis de Borloo ? Son indignation ne se déclenche pas devant les tripatouillages politiciens !

- Hessel, le comble, vient de trouver un frère dans la religion de l’idéologie dominante, en la personne du tout aussi jubilatoire et souriant Dalaï Lama, héritier de la plus obscurantiste dictature religieuse du monde.

Les bons petits bourgeois français se précipitent vers le bouddhisme tibétain pour calmer leur mal-vivre.

Les travailleurs de France et des autres pays doivent avoir d’autres références que l’anesthésique Hessel pour affronter l’exploitation capitaliste.

Un vrai parti d’avant-garde, marxiste et léniniste, le PCF revivifié !

Sénatoriales, législatives… : PG/PCF : une alliance sans merci !

imagesca7ottcd.jpgPar http://vivelepcf.over-blog.fr/ 

Le Parti de gauche s’apprête à présenter des listes aux élections sénatoriales, indépendantes de celles de la gauche unie, dans six départements d’Ile-de-France : L’Essonne, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, le Val d’Oise, Paris et la Seine-et-Marne. La raison : l’accord PS, EELV et PCF ne leur laisse aucun siège éligible. Il faut dire que le PG ne pèse pratiquement rien en nombre de grands électeurs.

Mélenchon, réélu sénateur pour la 3ème fois en 2004, l’avait été sur la liste du PS comme PS. Depuis il a gagné un poste plus sûr au Parlement européen grâce aux voix du PCF.

 

Tout cela n’est pas très gentil de la part du PG pour le PCF.

Dans l’Essonne et la Seine-et-Marne, il fragilise les conditions de la réélection des sénateurs communistes Bernard Vera et Michel Billout, derniers éligibles sur leur liste. A Paris, c’est même Pierre Laurent qui pourrait accéder plus tard à la Haute Assemblée.

Le PS n’ayant pas de poste d’homme (parité et équilibres internes obligent) à laisser au PCF, un arrangement (bien politicien !) a été trouvé. Nicole Borvo sera représentée, alors qu’elle avait annoncé le contraire, puis elle démissionnera pour laisser la place à Pierre Laurent, premier non-élu sur la liste de gauche. Le PG va-t-il perturber tout cela ?

Enfin dans le Val-d’Oise, la direction du PCF s’inquiète de la menace pesant sur l’élection du candidat qu’elle a désigné. Cela ne va pas nous toucher beaucoup puisqu’il s’agit de Robert Hue qui n’est plus communiste et combat la raison d’être du PCF…

 

Mélenchon et ses supporters n’ont vraiment pas de reconnaissance ! Depuis le PACS avec le PCF, ils ont pourtant bien profité.

Parti de quasiment rien, le PG s’est constitué un bon socle d’élus avec un député européen (Mélenchon seulement, Mme Vergiat, ex-socialiste, a été choisie par la direction du PCF), 17 conseillers régionaux gagnés en 2010 quand le PCF en perdait 40, 10 conseillers généraux…

Autre gain inestimable pour le lancement du PG, l’argent ! De campagne électorale en campagne électorale, le PG a pu financer son lancement à hauteur de millions d’euros d’argent public, remboursés grâce aux voix communistes.

 

On ne voit pas pourquoi Mélenchon s’arrêterait en si bon chemin maintenant qu’il est le candidat du PCF à la présidentielle.

Pour les législatives, les prétentions du PG sont extravagantes. Les marchandages ne semblent même pas finalisés alors que l’on avait promis aux communistes un accord avant la mi-juin.

Pour les financements des futures campagnes, qui va payer la majeure partie de la campagne de Mélenchon ? Devinez !

 

Mélenchon et ses amis du PG ont compris à quel point la direction du PCF a besoin d’eux pour faire émerger son « Front de gauche ». Ils tirent sur la corde au maximum.

La réélection de deux ou trois sénateurs communistes n’est pas leur problème.

 

Plus que jamais, la question est posée : combien de temps les communistes vont-ils accepter de se laisser manœuvrer, caricaturer, dépouiller par ceux que la direction du PCF est allée chercher ?

 

Ce n’est pas qu’une question d’organisation. C’est une question de perspective politique.

 

Par http://vivelepcf.over-blog.fr/

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Par delà 2012, donner leur impact décisif aux luttes

20101016025redimensionner.jpg20101019003redimensionner.jpgPar delà 2012, donner leur impact décisif aux luttes  

Dans 9 mois les élections présidentielles… Voilà déjà 4 ans que le système fait tout pour persuader qu’un changement ne peut provenir que de ce choix de personne. Le quinquennat, fruit de l’accord Chirac-Jospin de 2000, a aggravé ce travers institutionnel de la 5ème République en subordonnant les législatives aux présidentielles.

 

L’enfermement de la perspective sur 2012 a déjà bloqué l’alternative politique portée par le mouvement populaire. Un rapport de force considérable s’est manifesté pour faire reculer Woerth. Mais tout a été reporté sur 2012. Au nom de l’unité, on n’a pas voulu se démarquer radicalement des positions de ceux (PS et cie) qui acceptent l’allongement de la durée de cotisation ou la casse des régimes spéciaux. Comment rassembler ensuite dans l’action pour la retraite à 60 ? A la fin, on a pu lire ainsi que la contestation sociale se serait heurtée à l’intransigeance de « l’hyperprésident ». Alors que des millions de personnes étaient dans la rue avec le soutien de 70% de la population ! A leur façon, les autocollants consternants du PG (« Casse-toi pov’con ! ») ont aussi contribué à détourner la perspective vers 2012. L’analyse de l’échec du mouvement pour les retraites reste essentielle.

 

Dans les mois qui viennent, la campagne électorale va écraser encore davantage toute la vie publique et le mouvement social. Le jeu de rôles des partis finit de se mettre en place.

 

Bien sûr, il faudra battre Sarkozy. Sa réélection donnerait le signal au capital qu’il peut tout se permettre en France.

Mais pour cela, « l’unité » et le vote « utile » vont se porter sur le PS, dont l’essentiel des positions économiques et sociales sont de la même inspiration. Le petit jeu des primaires accentue encore la personnalisation, la dépolitisation des enjeux. Il ne peut pas faire oublier que Hollande, Aubry, comme l’ex-patron du FMI, partagent le même programme : même objectif d’austérité, même adhésion inconditionnelle à l’UE, à l’euro…

Le système a complété le piège électoral en ravivant l’extrême-droite. Le FN de Marine Le Pen a pour fonction d’étouffer le débat politique, de caricaturer et de diaboliser certaines positions comme la remise en cause de l’euro.

 

Dans cette situation, communistes, que faire ? Continuons à donner, même à contre-courant, la priorité au mouvement populaire, aux luttes qui continuent de se développer (Carrefour, PSA, aviation…) !

Contribuons à faire battre la droite et l’extrême-droite sans laisser planer d’illusions sur un changement véritable avec le PS ! Un mois avant d’être élu, le PS grec promettait des augmentations de salaires de 5%…

Continuons à mettre en avant les propositions sur lesquelles les luttes peuvent converger, notamment de rupture avec l’UE du capital : (re) nationalisations, retour aux monopoles publics, refus de l’application des directives et traité européens ; abrogation de la loi Bachelot, restauration intégrale du financement de la Sécurité sociale par la cotisation sociale; augmentation du SMIC à 1600 euros net avec le rétablissement d’une échelle mobile des salaires et la reconnaissance des qualifications. Etc.

Il ne s’agit pas pour nous de multiplier comme JL. Mélenchon les surenchères électorales gratuites : « si je suis élu » mais de souligner les ruptures essentielles.

Nous vivons une période d’aiguisement, partout en Europe, en Afrique du Nord, de l’affrontement de classe. Rien n’est prévisible. Le peuple va avoir besoin d’un Parti communiste fort.

La Fête de l’Humanité sera l’occasion pour nous de répondre présents.

Eva Joly : cacher ces chars et ces avions que je ne veux pas voir défiler à Paris, mais bombarder la Libye !

Eva Joly : cacher ces chars et ces avions que je ne veux pas voir défiler à Paris, mais bombarder la Libye !

 

Mme Joly est en train de bien réussir son entrée dans le cirque politicien des présidentielles.

 

Ce 14 juillet, n’y avait-il pas des sujets plus brûlants que la remise en cause du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées ?

 

Sur ce sujet, nous avons notre opinion. Tout est une question de sens. Le 14ème juillet n’est pas la fête de l’armée mais de la Nation.

Célébrer le peuple en armes qui a défendu la Révolution, qui a reconquis l’indépendance du pays, notamment en 40/45 : oui!

Célébrer l’armée d’une puissance impérialiste qui a mené les sales guerres coloniales, qui sert à maintenir l’ordre capitaliste dans le monde : non !

Les gouvernants n’ont cesser de tirer, scandaleusement, dans ce mauvais sens le défilé militaire. On se souvient de l’acte symbolique de François Mitterrand d’inviter les troupes allemandes de l’Eurokorps à marcher sur l’avenue parisienne en 1994. En 2008, Sarkozy avait comme invités d’honneur Hosni Moubarak et Bachar El Assad…

 

Mais justement, c’est de cela, de politique extérieure, qu’il fallait parler ce 14 juillet. Ce que nous avons fait.

La mort de 7 soldats dans la semaine précédente rend encore plus insupportable la présence et le maintien, injustifiables, des troupes françaises en Afghanistan. La mobilisation doit s’amplifier pour le retrait immédiat et unilatéral.

L’intervention militaire française en Libye tue aussi. Elle ne vise qu’à démanteler le pays, à confronter le dictateur Khadafi, invité en grandes pompes hier, avec une autre équipe, constituée d’anciens de ses ministres, pour donner un accès plus avantageux aux multinationales pétrolières. L’armée française n’a rien à faire là-bas, aux frais – 160 millions d’euros – de notre peuple.

 

Mais voilà bien qui ne trouble pas la députée européenne Eva Joly !

Choquée ? Elle l’est par la vue des chars et les avions sur les Champs-Elysées, mais pas par les bombes françaises à Tripoli et dans les autres sites d’opérations extérieures qui détruisent et tuent.

Au contraire, elle a voté pour la résolution européenne encourageant les frappes. Dans les media, elle a regretté qu’on ne puisse aller jusqu’à une intervention terrestre.

 

Sa position sur le 14 juillet relève purement et simplement de l’hypocrisie !

 

Cela fait rire de voir Mme Joly rangée dans la « gauche antimilitariste » comme certains éditorialistes l’ont même classée à « l’extrême-gauche » d’Europe-Ecologie-Les Verts dans sa « primaire » avec Hulot.

Enfin ! Avant-hier encore, elle allait se mettre au service de Bayrou !

 

Il faut dire qu’à EElV, c’est comme à feu la Samaritaine, on trouve de tout : des ex-PS, des ex-présentateurs de télé chiraquiens, des ex-maoïstes, des agitateurs permanents, des anti-communistes professionnels.

Ce ramassis qui tient lieu de Parti n’a aucune base sociale mais a une fonction : occuper l’espace politicien « environnemental » que l’idéologie dominante développe pour mieux faire diversion à la politique d’exploitation des hommes et de leur cadre de vie par le capitalisme.

 

Bravo à Mme Joly qui a rapidement trouver là son terrain de reconversion professionnelle !

 

PS : Les propos de M. Fillon insinuant un doute sur la culture française de Mme Joly sont infâmes. Ils étaient très prévisibles, comme leur récupération à l’extrême-droite. En tout cas, M. Fillon et Mme Joly se retrouvent quand il s’agit d’éloigner l’armée française de sa mission de défense nationale pour la mettre au service de l’impérialisme européen.

Consultation des Communiste :Dans l’Aisne, Mélenchon ne passe pas …

consultationaisne.jpgMalgré une information aux communistes trés « dirrigée » par une partie de la direction fédérale, malgré leurs déclarations dans la presse « je ne m’inquiète pas, le choix de Mélenchon sera majoritaire dans l’Aisne »

la réalité est tout autre:

 Mélenchon  est minoritaire et ne recueille que 48% des voix dans l’Aisne.

Résultats validés par la commission électorale et le secrétaire départemental le 19 JUIN

 

 L’UNION - Nouvelle donne pour le PCF et le Parti de gauche

Publié le mercredi 22 juin 2011 à 10H48

Consultation des Communiste :Dans l'Aisne, Mélenchon ne passe pas ... dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif

La désignation du candidat communiste pour la présidentielle a donné dans l’Aisne des résultats très différents du niveau national. Pas neutre en vue des législatives…

«LES chiffres ne correspondent pas à la réalité du terrain », assure Gérard Brunel, le secrétaire départemental du Parti communiste français, bien obligé de constater que sa fédération s’est encore distinguée lors de la désignation, le week-end dernier, du candidat du Front de gauche par les militants communistes.
Trois candidats étaient en lice. Le préféré des instances dirigeantes, Jean-Luc Mélenchon, par ailleurs président du Parti de gauche et donc partisan de la stratégie du Front de gauche, André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et lui aussi partisan de la stratégie du Front de gauche, mais à condition que le candidat commun soit un communiste et Emmanuel Dang Tran, secrétaire de section du XVe arrondissement de Paris, purement et simplement opposé à la stratégie du Front de gauche.
 

Ultraminoritaire sauf dans l’Aisne
Au niveau national, le scrutin s’est déroulé sans surprise. Le président du groupe communiste au conseil général, Jean-Luc Lanouilh, avait d’ailleurs annoncé : « Je vote Mélenchon à titre personnel, mais ce ne sera pas un plébiscite, car André Chassaigne est un bon parlementaire très estimé dans le parti. »
Verdict des urnes : 59,12 % pour le président du Front de gauche, 36,82 % pour son challenger et 4,06 % pour l’ultraminoritaire Emmanuel Dang Tran. Ultraminoritaire, sauf dans l’Aisne où il culmine à 28,10 % se payant même le luxe de devancer André Chassaigne qui ne totalise que 21, 90 %.

Autre tendance lourde dans le département qui a comptabilisé 306 votants, la relative défiance frappant Jean-Luc Mélenchon, qui ne rassemble pas la moitié des suffrages, mais stagne à 47, 71 %.

Résultats à la soviétique
« Il faut se méfier des chiffres. À part Saint-Quentin et ses 82 voix, personne n’a voté pour Emmanuel Dang Tran », commente Gérard Brunel, qui sait bien que la section saint-quentinoise est aussi incontrôlable que son mentor Maxime Gremetz.

Le secrétaire fédéral va même jusqu’à douter de la loyauté des résultats qu’on lui a fait parvenir : « Qu’il y ait des voix pour Dang Tran ne me pose pas de problème, mais les chiffres sont peu exagérés. Ce sont des résultats à la soviétique. On ne me fera pas croire qu’à saint-Quentin, il y a une telle unanimité parmi les militants en faveur d’un candidat inconnu (1) ».

Personne n’a contrôlé le scrutin ? « Je suis passé à Saint-Quentin, mais je n’y suis pas resté trois jours. De toute façon, nous n’avons pas vocation à être des commissaires politiques. Chaque section est autonome et le système est basé sur la confiance », explique Gérard Brunel.
Froment et Lanouilh candidats ?
Au-delà de la confirmation de l’isolement de la section saint-quentinoise au sein du parti communiste axonais, le résultat de la primaire communiste pourrait avoir des conséquences sur les prochaines législatives.
À commencer sur Saint-Quentin même. Faut-il présenter un candidat du Front de gauche face à un candidat communiste qui n’approuverait pas cette stratégie ? «Ce n’est pas exclu», affirme Gérard Brunet, qui verrait bien Raymond Froment, le conseiller général, se dévouer. Ailleurs, il faudra attendre, début juillet, les détails de l’accord législatif national qui prévoit de laisser 80 % des circonscriptions au PCF en échange de la désignation de Jean-Luc Mélenchon.
Qu’en sera-t-il dans l’Aisne, où le PCF a traîné des pieds ? « Il y aura une circonscription réservée au Front de gauche », promet le patron du PCF axonais. Surprise, il ne s’agit pas de celle détenue actuellement par Jacques Desallangre, justement du Parti de gauche : « Il ne repartira pas et, avec Jean-Luc Lanouilh, nous pensons que nous avons le meilleur candidat sur la quatrième. » Pas sûr que le Parti de gauche, qui a probablement les moyens de faire perdre n’importe quel candidat de gauche sur le secteur, l’entende de cette oreille.

Jean-Michel ROUSTAND

 

 

  

Communiqué : La direction du PCF parvient péniblement à imposer Mélenchon. Des bases de résistance se développent pour faire resurgir le PCF dont les travailleurs et le pays ont besoin.

Enfin une nouvelle affiche,merci FredochCommuniqué, lundi 20 juin 2011 

Jean-Luc Mélenchon, un socialiste, mitterrandien, maastrichien sera le candidat d’un PCF dilué dans le Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012.

C’est une nouvelle étape du processus de destruction du PCF et de ce qu’il représente, d’intégration dans le réformisme et la social-démocratie.

Cependant, les derniers mois ont montré, plus fortement, que des dizaines d’organisations du PCF, des milliers de militants ne l’acceptent pas. Ils constituent autant de bases de résistance pour faire resurgir le PCF dont les travailleurs et le pays ont besoin.

L’équipe dirigeante du PCF a peiné pour arriver à ses fins. Elle n’a trouvé, dans un vote interne sous contrôle et sous influence, que l’approbation d’un adhérent sur six (deux-tiers d’abstention).

C’est peu de dire que la personnalité et les positions de Mélenchon, qui sont celles du Front de gauche, n’ont suscité aucun engouement.

Les pressions des directions, à commencer par les annonces du secrétaire national Pierre Laurent, ont été d’une inconcevable lourdeur. Aucun débat national n’a été organisé. Dès le départ, la discussion a été orientée unilatéralement. La résolution du Conseil national du 8 avril la refermait sur les deux candidatures « Front de gauche ». Pendant des mois, les communistes n’ont reçu du CN ou de l’Huma aucun élément d’information sur tout autre choix.

Plus fondamentalement, la direction du Parti a annulé le congrès prévu justement en juin 2011. Elle a empêché les communistes de définir leurs objectifs pour 2011 et 2012, d’élaborer démocratiquement un programme communiste, qui aurait dû être la base de notre recherche de rassemblement.

Elle a choisi d’enfermer le débat interne dans des questions de personne, des enjeux politiciens et électoralistes, à l’opposé de ce que devrait porter le vote communiste.

Les marchandages, qui continuent, avec le PG pour les places aux législatives illustrent lamentablement la « nouvelle façon de faire de la politique » du Front de gauche.

Dans ce contexte, le choix que nous avons pris collectivement de présenter la candidature d’Emmanuel Dang Tran a été salutaire. A contre-courant du cadre imposé des débats, dans les limites où notre voix a pu se faire entendre, nous avons engagé la discussion sur le fond de la ligne politique du Front de gauche. Nous avons témoigné que toutes les organisations du PCF ne se résignaient pas au déclin du Parti, à la recherche d’arrangements à court-terme pour les prochaines élections, à des calculs politiciens. Nous sommes allés à la rencontre de centaines de communistes souvent laissés à l’écart de la vie du Parti, de salariés, de paysans, de jeunes.

Un programme communiste, une organisation de classe pour le mettre en avant, pour rassembler largement face à la politique du capital : oui, c’est toujours d’actualité pour beaucoup !

La cohérence politique de notre démarche a rencontré un écho que le résultat du vote interne ne traduit que très partiellement. Le maintien final de la candidature d’André Chassaigne a brouillé le sens du vote. Prétendre aujourd’hui que « 96% des communistes se sont prononcés pour le Front de gauche » relève de la supercherie. On ne leur jamais demandé leur avis en congrès.

Le fait accompli laissera des traces. Il conduit à une impasse.

Les questions de fond vont revenir tout de suite et l’on peut compter sur nous pour les poser. La candidature Mélenchon et la stratégie du Front de gauche n’y répondront pas.

Les grandes mobilisations, comme celle des cheminots pour le service public le 16 juin, celles des salariés de nombreuses entreprises pour les salaires, les luttes pour la sauvegarde de l’industrie – un combat brûlant pour les communistes – pour la protection sociale, l’écho des mouvements populaires de Grèce ou d’Afrique du Nord appellent des propositions de rupture et non d’aménagement du capitalisme.

L’illusion semée sur la possibilité de « peser à gauche » dans une majorité parlementaire social-démocrate fera long feu.

L’illusion de la réorientation de l’UE du capital ne tiendra pas devant la nécessité, pour que les luttes puissent gagner, de la remise en cause de l’application des traités et directives européens, de l’euro.

La période qui s’ouvre sera de plus en plus écrasée par la campagne électorale.

Le Front de gauche porte dangereusement la dilution du PCF dans un ensemble social-démocrate où Mélenchon reproduirait en petit, en farce, le coup de Mitterrand des années 70.

Notre priorité sera de mettre en avant à tous les niveaux dans le Parti, de la cellule au Conseil national, d’impulser dans les entreprises, les quartiers, les campagnes, des propositions communistes, des actions partant du mouvement populaire.

L’exigence reste pleine et entière de l’élaboration d’un programme communiste, et non d’ programme « partagé pour la gauche », portant un projet de société face au capitalisme, le socialisme. Nous allons continuer y contribuer.

Le maintien et de la reconstitution des organisations de classe du Parti, la cellule, la cellule d’entreprise, la section sont plus nécessaires que jamais pour le rassemblement et l’intervention politiques de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme. Nous allons nous y consacrer.

« Fais attention au Parti comme à la prunelle de tes yeux ! » recommandait Maurice Thorez.

Loin des combinaisons du Front de gauche, de la« métamorphose » du PCF en comités électoraux du Front de gauche, nous continuerons à relever le défi de faire vivre et de renforcer le PCF. Et nous serons de plus en plus nombreux pour cela !

Notamment à la Fête de l’Huma 2011 qui doit rester la Fête des communistes.

Stéphane AURIOL (PCF-RATP, CN 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN)

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Consultation des Communistes : Résultat de Saint-Quentin Aisne

RESULTATS DE ST QUENTIN Avec la présence du secrétaire fédéral et du secrétaire à l’orga lors du déroulement des opérations de vote de ce matin et du dépouillement , nous les remercions de leur participation.

INSCRITS 169-VOTANTS 100

Melenchon 7

A.chassaigne 10

E.Dang Tran 82

blanc 1

Il manque quelques votes envoyés par correspondance à la fédé (6 environs )

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Débat du PCF: La question du vote « utile »

encolere.jpgSerge Fricout, membre du Conseil départemental du PCF Dordogne, répond à un camarade insistant qui l’enjoint à voter « utile » pour le Front de gauche

 

« En réponse à ton appel à voter Chassaigne, je vais essayer de rester pondéré et conséquent dans mes propos.

 

Nous savons depuis de nombreuses années qu’il existe un débat de fond dans notre Parti sur sa continuité dans la vie politique, continuité non pas comme coquille vide mais comme un Parti de perspectives, de propositions pour que le changement de société soit effectif tel que l’ont décidé les Communistes au 34èmeCongrès.

 

Depuis de nombreuses manœuvres sont apparues pour nous faire admettre, de facto, sa disparition (mise en retrait des adhérents dans les décisions, retards volontaires des congrès, décisions au sommet d’alliances électorales sur le long terme).

 

Depuis 3 élections, marchandages politiques, exigences des soi-disant partenaires ponctuent les échéances.

 

A l’approche de celle de 2012, une offensive d’un tout autre niveau s’est mise en place.

 

Pour continuer le dépeçage du PCF, certains, afin de ne pas être obligés de devoir rendre des comptes aux adhérents, ont appliqué la technique du « j’avance masqué et dans le brouillard ». Je m’explique.

 

On a commencé par nous présenter un poisson-pilote, candidat individuel ne représentant pas le Parti, puis celui-ci avec d’autres sentant que la manœuvre étant trop grosse, ont décidé de le lancer dans l’arène à JAPY afin, disaient-ils, de lancer le débat politique.

 

Voyant que la ficelle étant encore trop grosse, et que la manœuvre ne passait pas, ils lancèrent le bouchon encore plus loin annonçant qu’il était le candidat du PCF pour le Front de Gauche.

 

Cette stratégie d’enfumage n’avait et n’a toujours qu’un seul but, faire admettre coute que coute aux adhérents le FDG, association politicarde basée sur le plassou mais surtout pas sur un contenu de changement de société.

 

Il ne faut pas être sorti de St Cyr pour analyser cela.

 

Il suffit simplement de lire l’Huma avec assiduité pour le comprendre, sachant que la majorité des adhérents sont, encore plus avec leur vécu quotidien, conscients de l’utilité d’un PCF ancré dans les luttes.

 

Tout est bon pour les mettre dans une situation plus que délicate : soit un candidat FDG, soit un candidat FDG !

 

Eh oui ! depuis le début et même avant nous avons un serpent à deux têtes MELENCHON/CHASSAIGNE, le premier on sait ce qu’il veut (en finir avec le PCF une bonne fois pour toutes) pour CHASSAIGNE, c’est beaucoup plus fin, plus instrumentalisé, il souffle avec la Direction Nationale le chaud et le froid.

 

Il dit vouloir défendre le PCF, tout en étant le premier à monter au créneau pour combattre une candidature à la présidentielle de celui-ci.

 

Il explique qu’il entend les inquiétudes des communistes sur l’avenir, mais ne voit celui-ci que dans le FDG.

 

Il ne conçoit pas qu’on impose MELENCHON mais il ne dit pas un mot sur le fait que depuis le début 2011, on avance à marche forcée vers cela.

 

Je parlais plus haut de serpent à deux têtes, c’est exactement cela car sur le fond, CHASSAIGNE ou MELENCHON, c’est quoi ? une même stratégie, un même programme a minima, des accords électoraux de boutiquiers en sachant qu’au bout du compte la seule perspective c’est de canaliser vers le PS pour gouverner.

 

Connaissant ce que le PS propose, le changement n’est ni pour demain et encore moins pour après-demain mais surtout l’on cautionne et pour longtemps le bi-partisme anglo-saxon.

 

Ils n’ont pas fini de nous faire avaler des couleuvres.

 

Ecrire comme tu le fais que CHASSAIGNE est devenu un point d’unité est plus fort que le roquefort !

 

Unité sur quel contenu ? quelles perspectives ? Croire qu’il va se poser en défenseur d’un projet de rupture au capitalisme est une vue de l’esprit, il est uniquement et complètement porté par la structuration du FDG.

 

Sa démarche n’est que le reflet de la peur qu’ont nos dirigeants d’être obligés de débattre sur le fond car eux sont sur la forme depuis des années.

 

D’ailleurs, dès que l’on aborde les sujets qui fâchent (l’Europe, le nucléaire, les services publics, la laïcité, l’OTAN etc…) ils bottent en touche ou encore nous traitent « d’orthodoxes ».

 

Si défendre la lutte de classe, la rupture avec le capitalisme, les fondamentaux du Marxisme, c’est être orthodoxe alors va pour cela. Cela vaut 10 fois mieux que le réformisme, le bi-partisme et le social-libéralisme.

 

Pour finir et pour être complet, lorsque l’on participe à un débat et que l’on donne son opinion, il faut aborder tous les sujets.

 

Il me semble qu’il y a un autre candidat : son nom est Emmanuel DANG TRAN, lui est pour un candidat du PCF à la présidentielle, pas pour le fun, pas pour l’affichage mais pour redonner espoir aux communistes sur l’utilité fondamentale de leur lutte, pour cette rupture qui changerait profondément leur vie et celles de leurs concitoyens et pour mener celle-ci, il faut un outil : le PCF démocratique, ancré dans les luttes, combattant jour après jour et mettant en avant des perspectives de changements pour demain et pour l’avenir, un PCF au service du peuple, pour le peuple et par le peuple.

 

Effacer cette candidature du débat est une position aléatoire et plus que discutable pour le respect de tout un chacun ; n’est-ce pas là de fait, rentrer dans le jeu mis en place par notre direction avec son serpent à deux têtes qui, que l’on coupe une tête ou l’autre, risque d’être venimeux et mortel pour l’avenir du PCF ? »

 

Serge FRICOUT – membre du CD 24

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