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Discours de Jean Luc TOURNAY, secrétaire de la Section de Saint- Quentin du PCF, lors des voeux et de la présentation de nos candidats à l’élection législative, Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, et des photos

Discours de Jean Luc TOURNAY, secrétaire de la Section de Saint- Quentin du PCF, lors des voeux et de la présentation de nos candidats à l'élection législative, Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, et des photos dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif imagesMesdames,messieurs, cher(es) ami(es), cher Camarade(s).
je tiens tout d’abord, à vous remercier d’avoir répondu ce soir à notre invitation pour la présentation des vœux de la Section du Parti Communiste Français de Saint-Quentin pour l’année 2012 .
Je remercie également la presse pour sa présence ainsi que les représentants des partis politiques, ….Ainsi que les représentants associatifs…
Je vous souhaite donc à toutes et à tous, au nom de la Section de Saint-Quentin, mes meilleurs vœux pour l’année 2012 .
En cette période de nouvelle année, il est de tradition de présenter les vœux de bonheur et de prospérité à nos familles, amis, voisins, collègues ; mais aujourd’hui, comment ne pas exprimer notre colère face à la politique menée par Sarkosy et son équipe du gouvernement, dont nous avons dans notre ville, un ministre et maire de sur croit, depuis quelques temps, qui mène un combat sans pareil contre le chomage dans l’exagone et dans le bassin de l’emploi Saint-Quentinois, j’ai nommé Monsieur X Bertrand. Les chiffres du chomage dans l’Aisne et en Picardie sont catastrophiques.
Des menaces pèsent à MBK où rien n’est encore réglé avec les espagnols qui luttent également pour sauver leur outil de travail ; des licenciements sont annoncés dans les entreprises HIVET et  la Couronne à Saint-Quentin. Pas un seul jour sans l’annonce de licenciements, de fermetures d’entreprises, de délocalisations. Aucune des promesses faites par le président n’ont été tenues ; que ce soit pour l’emploi, le pouvoir d’achat, notre jeunesse, les femmes, les retraités, le logement….
Pire encore , au nom de la rigueur, on bloque les salaires, on s’attaque au droit de grève comme récemment dans les transports aériens aprés la SNCF . Ils continuent à démolir la fonction publique , comme les milliers de postes supprimés dans l’éducation nationale entrainant de nombreuses fermetures de classes et d’écoles. D’ailleurs, une grève est prévue le 31 janvier 2012 contre les 14 000 suppressions d’emploi annoncés à la rentrée qui s’ajoutent aux 66 000 depuis 2007 .
C’est également aujourd’hui la santé à deux vitesses avec des critères de rentabilité dans les hopitaux et le manque de personnel criant pour faire face aux besoins de la population ; de plus en plus de gens ne peuvent plus se soigner faute de moyens financiers, là encore le ministre de la santé le même que l’emploi, j’ai renommé X Bertrand fait encore très fort dans ce domaine !…
Je n’oublierai pas bien sur la casse de la Sécurité Sociale et là je pose la question, qui s’occupe de cette affaire ?… Toujours notre cher ministre X B ; Certes, la sécurité sociale est constamment en déficit depuis les années 2000 , mais il faut ramener ce déficit à sa juste réalité ; la cause principale de ce déficit, c’est la crise capitaliste, qui a conduit à un effondrement des recettes, dù notamment à la baisse de la masse salariale, situation qui ne s’était jamais produite depuis 1945 . C’est donc la crise du système capitaliste qui est la cause fondamentale des difficultés de la sécurité sociale avec le problème principal qui est celui de l’emploi : le chomage n ‘est pas seulement un drame social, il est aussi une catastrophe économique . Avec 10 % de chomeurs en france, le financement de la protection sociale devient de plus en plus difficile.
D’autres causes sont à prendre en compte également , comme celle des exonérations de cotisations patronales ou les éxonérations des heures supplémentaires….Ce que nous avons besoin pour la protection sociale, c’est dégager de nouvelles recettes et non peser sur les dépenses de l’assurance maladie ou baisser les retraites comme l’on fait toutes les réformes depuis la réforme Balladur en 1993 jusqu’à la remise en cause de la retraite à 60 ans l’année dernière.
Le seul choix qui prévaut pour le gouvernement, c’est le choix des marchés, c’est à dire des profits pour une poignée de français au détriment de 90 % de la population. Pendant la crise, les grandes entreprises du CAC 40 verseront à leur actionnaires au titre de l’année 2011 : 37,3 milliards de dividendes, contre 40 milliard en 2010… Selon le quotidien économique « les échos », dix champions français tiennent le haut du tableau :
TOTAL : 5, 38 milliards d’euros
FRANCE TELECOM-ORANGE : 3,71 milliards d’euros
SANOFI- AVENTIS : 3, 48 milliards
GDF SUEZ : 3, 38 milliards
EDF : 2, 13 milliards, ou encore, BNP PARIBAS : 1, 98 milliards et l’OREAL avec 1,17 milliards.
Les bénéfices se situent globalement autour de 85 milliards d’euros, c’est à dire quasiment stables ( – 0, 2 % ) par rapport à 2010 .
Tout est fait actuellement pour imposer, quel qu’en soit le coùt social, les mesures que réclament les marchés financiers et tenter de sauver la monnaie unique au prix d’une régression, d’un recul de société pour les peuples.
Ainsi, on retrouve les banquiers issus de la banque américaine Goldman Sachs le 1er ministre grec Papademos et le président du conseil d’Italie, mario Monti comme sept autres dirigeants européens issus de cette même banque. Le ‘ nouvel économiste’ , journal pas taxé de gauche, éclaire ce choix délibéré et affirmait que la France perdrait son triple A , que l’euro va exploser et le trésor public sera en faillite ; c’est donc bien la finance qui gère aujourd’hui les affaires, mais jusqu’ou sont ils prèts à aller pour préserver leurs pouvoir ?..
Poser la question est légitime, quand mensonge, promesse, soumission, allégeance, rigueur, abandon de la souveraineté nationale font l’essentiel de la politique du Président de la République.
Ensemble l’Union Européenne et le FMI aident les gouvernements à saigner leur peuple. Les plans d’austérité successifs aggravent la situation de millions de gens.
Tout ce que disait le Parti Communiste Français, il y a quelques années en dénonçant et combattant le traité de Maastricht est plus que jamais d’actualité. La population rencontre de plus en plus de difficultés pour faire face aux augmentations de toutes nature : gaz, électricité, loyers impayés avec comme conséquences de nombreuses expulsions comme on a pu le voir dans notre ville qui sourit l’année dernière  dont certaines ont pu ètre évitées grace à la mobilisation des militants Communistes et associatifs. Malheureusement, la trève hivernale passe vite et ses expulsions reprendront dans quelques semaines .
En tout état de cause, l’heure est à la vigilence, à l’action et au rassemblement !…
C’est ce que je souhaite pour 2012 ? Des vœux de combats, de lutte, de détermination et d’engagement pour dire ça suffit ! De Sarkosy et toute sa clique, on en veut plus, l’année 2012 doit ètre celle d’un changement profond et durable avec comme objectif la satisfaction des besoins des populations, de l’emploi en s’attaquant aux racines du mal l’argent roi ; avec une véritable politique industrielle, en nationalisant les poles vitaux comme l’énergie, l’eau, le secteur bancaire et en prenant l’argent là où il est, c’est à dire
aujourd’hui dans les profits colossaux et dans la spéculation.
La france est un pays riche, les moyens existent pour changer notre société radicalement.
Le avril et le 6 mai prochain, nous voterons pour élire le président de la république, c’est l’occasion de se débarrasser du sarkosisme . En ce qui concerne le PCF , la Direction nationale a fait le choix de la stratégie du Front de Gauche ; La Section de Saint-Quentin, comme de nombreuses autres sections en France n’ont pas choisi cette voix lors d’un vote des adhérents, en regrettant qu’il n’y ai pas de candidat Communiste pour cette élection.
Nous prenons acte de ce choix et appelons les électeurs, les camarades à se déterminer selon leurs convictions et de tout faire pour battre la droite et l’extème droite, au deuxième tour. Je lance également un appel ce soir pour mettre tout en œuvre afin d’expliquer et de convaincre les citoyens du danger du vote Front National se nourrissant de leur détresse et de l’appui des médias pour le banaliser et d’essayer de lui donner l’image d’un parti comme les autres . C’est loin d’ètre le cas, Marine est la même que son père, ils incarnent le fascisme et présentent un programme qui est tout le contraire des intérèts des travailleurs et des plus démunis.
Ce que nous avons besoin aujourd’hui plus que jamais, c’est d’un PCF beaucoup plus fort et influant capable de rassembler dans les luttes et construire ensemble la riposte nécessaire pour faire bouger les choses dans ce pays.
C’est dans cet esprit que la Section de Saint-Quentin avec les Communistes de la  deuxième circonscription de l’Aisne ont fait le choix de proposer aux électrices et électeurs, des candidatures présentées par le PCF aux élections législatives de juin 2012 .
Je voudrais à ce sujet donner quelques explications sur la démarche prise par notre Section, qui au passage est la plus importante du département .
Premièrement, ce sont les statuts comme dans toutes organisations qui doivent nous guider ; que disent ces statuts concernant les élections législatives ?.. Nos statuts stipulent que dans le cadre de la désignation de nos candidats « tout doit ètre fait pour soumettre aux communistes une proposition rassemblant le plus grand nombre« . A notre grand regret, nous n’avons eu aucune possibilité d’organiser la consultation des adhèrents avec la fédération qui refuse de considérer les candidatures présentées par le PCF, les trouvant irrecevables pour la seule raison quelles ne sont pas dans la stratégie du Front de Gauche, alors qu’en vertu de l’accord national, aucune candidature sortant de ce cadre ne pouvait ètre validée.
La Section de Saint-Quentin a donc, comme le précise les statuts, organisé une consultation des adhérents de la 2ème circonscription du 5 au 10 décembre 2011 , en reprenant l’ensemble des candidatures proposées, à savoir celles de Corinne BECOURT et d’Olivier TOURNAY présentées par le PCF , ainsi que celle de Guy FONTAINE présentée par le Front de Gauche. Le résultat de ce vote est sans appel :
169 inscrits, 113 votants : Corinne Bécourt ET Olivier Tournay ont obtenu 113 voix, alors que Guy Fontaine n’obtient aucune voix . Pour la fédération, cette consultation ne serait pas légitime alors qu’elle a été massive et très claire.
Elle a donc organisée une parodie de scrutin parallèle avec une seule candidature, celle de Guy Fontaine qui a donné les résultats suivants : 70 inscrits, 41 votants, 1 nul et blanc.
Vous le voyez, il n’y a pas photo !
Et nous serions nous, les dissidents du PCF ! C’est vraiment prendre les gens pour des imbéciles.
Je refermerai la parenthèse, mais je tiens quand même à rappeler quelques moments forts du PCF à Saint-Quentin, avec des hommes et des femmes qui ont marqué la vie politique locale ; je pense bien sur à Daniel Le meur, député pendant 20 ans . Maire de Saint-Quentin de 1977 à 1983 et de 1989 à 1995 . D’émile et claude Tournay, de sonia Varenne, de tant de Camarades qui ont tout donné pour changer cette société ; Tous ces Camarades étaient imprégnés de justice sociale, ils n’avaient pas besoin à ce moment là de guide. Leur combat, il le partageait avec les gens, sur le terrain, au quotidien.
Nous ne serions plus capable de résister comme ils l’ont fait ?…
SI, à condition de garder le cap, de garder son identité communiste et ne pas se diluer dans je ne sais quelle alliance qui a terme a toujours échoué.
Alors, chers amis , cher Camarades, Ce soir nous sommes là pour les vœux mais aussi pour soutenir les candidats présentés par le PCF aux élections législatives de juin 2012 dans notre circonscription
C’est pour moi un grand honneur de vous annoncer les candidatures de Corinne Bécourt, titulaire et d’Olivier Tournay, suppléant.
Corinne, vous la connaissez, c’est une femme qui va jusqu’au bout de ces idées, il faut même parfois la freiner !… Elles est très implantée dans les quartiers populaires, très active dans les luttes avec la population, on la vu récemment contre les fermetures de classes ou encore contre les expulsions… Militante Communiste, elle est aussi à la direction de Section et membre du Comite départemental et du Conseil National du PCF .Elle met toute son énergie pour renforcer et faire vivre le Parti Communiste Français.
Olivier Tournay, conseiller municipal de Saint-Quentin, face à Bertrand, reconnu pour ces nombreuses interventions au conseil municipal relayées par la presse locale en font un fervant opposant à la majorité municipale de droite. Très actif dans toute les luttes et notamment dans l’éducation nationale dont il fait parti, il est également membre de la direction de Section ainsi que du comité départemental.
C’est un duo qui représente à la fois la parité, la jeunesse et l’expérience face à cette droite à bout de souffle qu’ il faut d’urgence remplacer !….
Vous le voyez, cher amis, cher Camarades, il ne suffit pas d’avoir un beau local de campagne rue d’Isle pour ètre vu selon les dires de Mr guy Fontaine, il faut ètre en permanence sur le terrain avec les gens et là, franchement, je demande à voir !…
Enfin , je terminerai ce discours en m’excusant d’avoir été un peu long, en vous présentant celui qui nous a fait l’honneur d’accepter de présider le Comité de soutien des candidatures de Corinne et d’Olivier pour ces législatives,
je vous présente notre ami Jérome LESUR, enseignant spécialisé, très impliqué dans le monde associatif notamment des musiques amplifiées ; c’est aussi le fils de William qui a également beaucoup apporté dans notre combat contre les injustices et les inégalités.
Ces amis et Camarades auront l’occasion de s’exprimer et de se présenter mieux que je le fais et ainsi vous expliquer leur engagement.
Alors cher amis et camarades, je vous remercie pour votre attention et vous appele dés demain à vous engager dans cette campagne , à débattre, à convaincre vos amis, vos collègues de travail, vos voisins de l’utilité du vote Communiste !…
Les grandes lignes de notre campagne des législatives ainsi que le financement sont en discussion et feront l’objet de réunions dans les jours qui suivent.
MERCI
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Soldes monstres : Offrez-vous un allocataire RSA pour 50 euros par mois !

de : CGT chômeurs rebelles du Morbihan

Soldes monstres sur la valeur travail : Offrez-vous un allocataire RSA pour 50 euros par mois ! Le Medef, syndicat des gros patrons de France, l’a rêvé. Sarkozy (représentant à temps complet du Medef) l’a fait. A sa manière, il « encourage la valeur travail ». Ca prend la forme d’une gigantesque braderie :

Il est désormais possible de « s’offrir » un travailleur français pour… 50 euros par mois ! Ceci pour une embauche de sept heures par semaine, dans le cadre d’un CUI-CAE.  En effet, avec toutes les exonérations de cotisations et les aides, ça ne coutera que 50 euros par mois à la structure publique ou associative, dans les onze « département-tests » qui osent mettre en place cette humiliation.

Le salarié, lui, touchera 170 euros par mois. Tant qu’il gardera sa patience. Un jour peut-être le salarié à 7 heures par semaine en aura marre d’être patient, marre de passer de structure d’insertion à l’interim d’insertion, de temps partiel subi au CDD court, de petit boulot en petit boulot.  De salaires de misère… A salaires de misère.

Et alors il réclamera son dû, c’est à dire un emploi décent à salaire décent.  La vraie valeur du travail, n’est-elle pas celle qu’on veut bien lui donner ?

Alors, quelle valeur donner au travail ? Celle donnée par la bande du Fouquets ? :

La valeur pour les actionnaires, le travail en miettes pour le peuple ?

Ca fait quarante ans que ça dure : Les patrons veulent un monde où les travailleurs seraient toujours moins payé, pour augmenter la plus-value versée aux actionnaires. Ce qui implique de s’attaquer au SMIC, aux conventions collectives, aux accords de branches, et aussi… Aux cotisations sociales payées par les patrons.

Une autre stratégie patronale consiste à établir comme NORME le recours au temps partiel subi. Il serait donc, selon le Medef et ses laquais du gouvernement, NORMAL de travailler pour un demi-smic, un tiers de smic, ou, encore mieux : 7 heures par semaine.

L’argent de la fraude fiscale, l’argent des exonérations et aides de toutes sortes, permettrait de renflouer toutes les caisses de sécurité sociale, et de relancer l’emploi en France. Sarko et ses tueurs préfèrent s’en prendre à des proies plus faciles dans l’opinion publique. Les immigrés, les roms, les fonctionnaires, les chômeurs, les allocataires du RSA d’être des fraudeurs, des feignants, des parasites.

L’aubaine est fabuleuse pour le Medef : Les patrons peuvent continuer à mettre la pression sur les travailleurs en poste qui ont peur de se retrouver au Pôle emploi. Les salaires stagnent, les conditions de travail se durcissent. Certains font faire des heures supplémentaires pas payées à leurs salariés. La sécurité au travail diminue. L’évolution de carrière est de plus en plus aléatoire. Les syndicalistes, les fortes têtes, sont matées.

Conséquence : Ca paie de moins en moins de travailler !  Le problème de fond est le salaire des travailleurs.  Il est plus que temps de redistribuer les richesses dans ce pays. Il est plus que temps que tous les travailleurs puissent vivre dignement de leur travail. Si les travailleurs étaient mieux payés, ils pourraient consommer plus, et donc relancer l’économie. Nous avons en France les moyens de payer tout le monde à 1700 euros bruts par mois.  Mais pour ça il faudrait bloquer les hauts revenus à 30.000 brut par mois… Et la bande du Fouquets ne veut pas lâcher ses privilèges.

Quand allons-nous nous réveiller,  et défendre, enfin, nos intérêts ?

Allocataires RSA, salariés privés d’emploi indemnisés ou non, CDD, CDI, temps partiels : Nous sommes tous des travailleurs. Nous voulons tous EXISTER dans la société. Nous voulons une VRAIE place dans cette société.

Battons-nous, tous ensemble,  pour un emploi décent, un salaire décent

Car nous le valons bien !

source : CGT chômeurs rebelles du Morbihan

Vous êtes invité le VENDREDI 27 JANVIER , venez nombreux…

VENDREDI 27 JANVIER 2012 A 19H00 au 22, rue dela PommeRouge à St-Quentin 

La Section du Parti Communiste français de Saint-Quentin,  Jean-Luc TOURNAY, Secrétaire

Ont le plaisir de vous inviter à la présentation des voeux, ce sera l’occasion de vous présenter officiellement les candidats du PCF aux élections législatives de juin 2012:

Corinne BECOURT, Membre du Conseil National du PCF

Et Olivier TOURNAY, Conseiller Municipal de Saint-Quentin

Nous partagerons le verre de l’amitié lors de cette soirée conviviale

 

1 Commentaire

Législatives 2012 : C.Bécourt, des apparatchiks (Article de l’Aisne Nouvelle)

Législatives 2012 : C.Bécourt, des apparatchiks

Législatives 2012 : C.Bécourt, des apparatchiks (Article de l'Aisne Nouvelle) dans Conseil Municipal de St Quentin 201201104f0c3d717e9b7-0-133856-300x199

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Corinne Bécourt et Olivier Tournay ont lancé une souscription pour financer leur campagne.

 dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif

A 48 ans, animatrice sociale, membre du conseil national du Parti Communiste Français auquel elle milite depuis 1988, Corinne Bécourt est candidate dans la 2e sous la bannière du PCF.

L’accord avec le Front de Gauche, elle ne veut pas en entendre parler. « C’est un rassemblement purement électoraliste qui s’éloigne des valeurs historiques du PC ». Et l’investiture de Guy Fontaine par le Front de Gauche, elle la rejette catégoriquement : « C’est la lutte des places, du marchandage politique, un processus qui accentue l’effacement du parti.

Ce sont des apparatchiks de la politique. Moi je suis pour la lutte des classes, je suis sur le terrain de tous les combats : expulsions, fermetures de classes, licenciements… Et en plus, ils ont donné la suppléance à Gauche Unitaire, inexistante dans la circonscription ».

Contre le capital et la grande bourgeoisie

Et d insister : « Mon suppléant, Olivier Tournay conseiller municipal d’opposition à Xavier Bertrand, et moi, sommes déterminés. Ce n’est pas une candidature de compromis, mais contre le capital et la grande bourgeoisie ». Pour justifier leur légitimité, elle arbore le PV d’un vote interne à la section, la seule de la circonscription, qui sur 169 inscrits et 113 votants, leur a accordé 113 voix.

La candidate s’étonne du revirement du FDG, qui aux cantonales, avait soutenu les candidats communistes : « Il faut offrir une autre perspective, nous avons besoin d’un PC fort et de lutte. Notre objectif est de battre la droite et son ministre du chômage, mais aussi le FN, qui est la plus dangereuse des impasses ».

Corinne Bécourt conclut : « Pas question pour nous de renoncer. L’absence de candidats communistes sur la 2e circonscription serait une première. Mais on veut bien être soutenu par le FDG, on est prêt à leur tendre la main. Les électeurs ne veulent pas d’un accord à la mords-moi-le-noeud. La candidature de Guy Fontaine c’est un magnifique cadeau au ministre et au PS ».

Erick LESKIW

Jean Luc TOURNAY présentera les vœux de la Section PCF de St-Quentin ainsi que nos candidats à l’élection législative de la 2éme Circonscription de l’Aisne,le VENDREDI 27 JANVIER A 19H00.

INVITATION

La  Section de Saint-Quentin du PCF vous présente tous ses vœux pour l’année 2012.

Que cette nouvelle année soit celle du développement des luttes, qui seules pourront imposer un véritable changement de société en France.

La crise du capitalisme met encore davantage en évidence la nécessité du projet de société révolutionnaire que porte les communistes.

Donnons nous une perspective politique , en faisant grandir des propositions de rupture fondamentales, hors de la démagogie et de la surenchère électorales des uns et des autres.

Pour nous communistes, l’heure n’est pas et ne sera jamais à faire « le choix du moins pire ». Nous avons déjà donné !

Toute notre énergie est déployée pour faire grandir des positions de rupture et contribuer au développement des luttes, dans une perspective d’alternative nationale, que nous voulons porter aux  législatives 2012.

Cette campagne des législatives sera l’occasion de faire vivre notre Parti, sur une base de lutte, loin des marchandages politiciens, des projets de recomposition politique, de tout alignement sur une nouvelle gauche plurielle.

Pour 2012, que le Parti communiste français soit présent, visible, comme tel, conforme à sa raison d’être de défendre les travailleurs et le peuple contre le capitalisme. En 2012 nous continuerons d’y contribuer, c’est pour cela que le nous existons.

Nous t’invitons à soirée de presentation de nos voeux  le :

VENDREDI 27 JANVIER A 19H00

A la maison des Communistes

22, rue de la Pomme Rouge à Saint-Quentin

Se sera l’occation de  vous présenter  nos candidats Communistes aux élections législatives de 2012

Corinne BECOURT , Membre du Consel National du PCF

et Olivier TOURNAY, Conseiller Municipal PCF à Saint-Quentin

 L’UE, la banque européenne et le FMI aident les gouvernements à saigner leur peuple. Les plans d’austérité successifs aggravent la situation de millions de gens.Tout ce que disait le PCF il y a quelques années en dénonçant et combattant le traité de Maastricht est plus que jamais d’actualité!…

La France est le troisième pays du monde à compter le plus de millionnaires ! L’argent, le fruit de notre travail avec lequel le capital s’engraisse, spécule doit être utilisé pour améliorer nos conditions de vie. Les actionnaires du CAC 40, en pleine crise, et sans travailler, ont réalisé 83 milliards d’euros de profits.

Assez de profits sur notre dos ! 

 Ensemble agissons pour redonner espoir et envie de lutter

 avec toutes celles et ceux qui souffrent dans ce pays, dans notre circonscription !…

Construisons la riposte en grand avec toutes celles et ceux

qui en ont ras le bol de la politique de Sarkozy/Bertrand .

Nous clôturerons cette soirée autour du verre de l’amitié

Fraternellement

Le secrétaire de la Section du PCF

Jean Luc TOURNAY

 

 

 

 

Vœux de Sarkozy : la feuille de route du capital pour 2012

Vœux de Sarkozy : la feuille de route du capital pour 2012 dans Conseil National du PCF 120102_sarkozy-allocutionPcf-1er janvier 2012 (EDT)

Pour les derniers vœux de son quinquennat, Nicolas Sarkozy a pris garde de minimiser les sujets qui pourraient cristalliser la colère de    la population.

Contrairement aux années précédentes, il s’est abstenu de toute envolée lyrique pour tenter de justifier l’envoi de soldats français    pour faire la guerre aux quatre coins du monde. Juste une petite pensée pour ceux « qui risquent leur vie hors de nos frontières ».
Il faut dire que la veille, le 30 décembre 2011, encore deux d’entre eux ont été tués, portant à 78 le nombre de militaires français en    Afghanistan pour le compte de l’OTAN et de l’impérialisme américain et européen.

Plus significatif encore, le marathonien des sommets européens a été on ne peut plus bref sur l’Union européenne. Deux mots seulement :    la « nouvelle Europe » et « unis avec nos partenaires ». Les gouvernements nationaux cherchent à utiliser la « crise » de la dette qu’ils ont eux-mêmes créée pour mieux placer les pays sous la    tutelle de l’UE du capital. Mais le niveau de conscience et l’opposition des peuples à la dictature de l’UE et à son instrument l’euro ne cessent de monter, en France également.

On ne peut pas dire pour autant que Sarkozy n’a rien dit. Non, il a commencé à donner la feuille de route antisociale de la majorité    qui sera élue aux élections d’avril à juin 2012. Ce sera celle des « réformes structurelles » et en premier lieu de la casse du financement de la sécurité sociale.

Pour conditionner les travailleurs à de nouveaux sacrifices, sur les salaires, sur les retraites, sur les services publics, Sarkozy ne    pouvait évidemment pas être en reste. Nous traverserions une « crise inouïe », une « tourmente » qui atteint les pays les uns après les autres, même les grands. Mais la France aurait moins mal    résisté grâce aux sacrifices déjà imposés par la politique de son gouvernement.

A chaque quinquennat, à chaque majorité, sa part dans la déstructuration des acquis sociaux et démocratiques nationaux pour le compte    du capital ! Sarkozy, le sortant, ose se flatter d’avoir amputé les dépenses publiques, d’avoir « réformé » les retraites, casser le point de résistance que représente le droit effectif à la    retraite à 60 ans. Les gouvernements précédents n’y étaient pas parvenus.
Par exemple la gauche plurielle s’était cassé les dents en 2000 dans sa tentative de liquider les services des impôts et du Trésor en    les fusionnant. Sarkozy l’a fait, comme l’autonomisation des universités etc.

Pour la prochaine majorité, le terrain est préparé pour permettre au patronat et capital de mettre la main sur la plus grande partie du    financement de la Sécurité sociale, en particulier de l’assurance maladie. Evidemment au nom de la lutte contre le chômage que le gouvernement favorise par toute sa politique et notamment la    défiscalisation des heures supplémentaires. Sarkozy a ainsi ressassé le discours sur les charges pesant sur la compétitivité et l’emploi. Deux modèles s’annoncent, celui de l’UMP, avec la TVA    sociale, si visiblement injuste, celui du PS, avec la CSG, fusionnée avec l’impôt sur le revenu, plus complexe et plus perfide.
Ce sera l’une des batailles essentielles à préparer dans le camp des travailleurs pour 2012.

On rirait presque d’entendre Sarkozy reprendre les hochets de la gauche de gouvernement. Le voilà devenu porte-parole de la taxe sur    les transactions financières qu’il sait inapplicable et dont il sait que l’idée légitime la spéculation.
Il affirme haut et fort que ce ne sont pas les agences de notation et les marchés financiers qui guident sa politique. La gauche se    positionne en affirmant de contraire. Mais, voyons, ne sont-ils pas complices (les gouvernements et les agences de notations qu’ils ont érigées en références)    ?

C’est bien cela qui fait peur. Le discours de Sarkozy annonce un semestre pré-électoral d’opposition oiseuse, bien mise en scène, entre    une droite et une gauche de gouvernement qui signent et votent les mêmes textes européens.
Dans le contexte électoral français, ce faux débat s’agrémente d’une vague « gauche de la gauche » ratissant pour le PS et l’UE et    d’une « droite de la droite », incomparablement plus dangereuse, chargée de dénaturer, dans un sens nationaliste, l’opposition à l’UE du capital tout en favorisant la dérive racisante du    gouvernement en place.

Ce qui fera 2012 pour les travailleurs, pour le peuple, est ailleurs.
Ces derniers jours, les grèves des agents de sûreté des aéroports pour leur rémunération, pour leurs conditions de travail, pour leur    reconnaissance ont mis en échec les entreprises de dénigrement, de remise en cause du droit de grève, ont posé la question du service public. Un peu partout dans les entreprises et services    publics du pays, la colère gronde, éclate. Elle cherche son issue politique. Elle la porte elle-même.

Dans l’année électorale 2012, l’heure n’est pas aux illusions, aux fantoches candidats, mais à l’affirmation croissante de notre    détermination à lutter, point par point, pour nos acquis sociaux et démocratiques, pour la défense des intérêts des travailleurs, pour l’ouverture d’une autre perspective politique quelle que    soit la nouvelle majorité, et évidemment contre ce que représente Sarkozy.

Nous reproduisons ci-dessous la préface d’Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil National du PCF, au livre de Guido Liguori, « Qui à tué le Parti communiste italien »

Le processus de « transformation » du PCF 1994-2011? au miroir de la liquidation du PCI    1989/1991

par Emmanuel Dang Tran

 

Nous reproduisons ci-dessous la préface d’Emmanuel Dang Tran au livre de Guido Liguori,    « Qui à tué le Parti communiste italien » (éditions Delga – 2011). Liguori analyse les conditions historiques, les idées, les actes, qui ont servi à la direction du PCI pour saborder le    plus grand parti communiste d’Europe occidentale. Dang Tran montre les mêmes discours, les mêmes motivations alimentent le processus, toujours poursuivi, jamais complètement réalisé, aujourd’hui    encore, de « mutation-transformation » du PCF par sa direction depuis le début des années 90.

 

Nous reproduisons ci-dessous la préface d’Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil National du PCF,  au livre de Guido Liguori,    « Qui à tué le Parti communiste italien » dans Conseil National du PCF LIGUORI_DELGA

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« Le nom et la chose ». Ce titre de chapitre de Guido Liguori cerne le dilemme qui a concerné et concerne    tous les appareils dirigeants des partis communistes qui ont fait ou font le choix du réformisme.

 

Les mots « communiste », « partis communistes » sont des signifiants politiques et historiques    extrêmement forts. Ils sont indissociablement liés à la théorie marxiste et léniniste, aux expériences issues de la Révolution d’Octobre qui a fécondé les mouvements ouvriers nationaux. Après la    chute du Mur de Berlin et la victoire de la contre-révolution à l’Est, ces références fondamentales deviennent définitivement disqualifiantes pour les dirigeants communistes qui ne voient plus    d’autres perspectives que de s’intégrer encore davantage dans la démocratie bourgeoise.

Mais leur problème est que ces « noms », « communisme », « partis communistes », sont    aussi des identifiants politiques extrêmement forts des « choses » que cette théorie et cette histoire ont permis de développer. A la fin des années 80, le Parti communiste    italien ou le Parti communiste français (le PCF encore de façon atténuée aujourd’hui) sont des réalités très fortes. Leur notoriété est générale. Ils constituent un repère dans la vie politique    nationale, dans l’inconscient collectif du pays. Leurs organisations sont encore nombreuses et structurées. Ils disposent d’un acquis électoral, institutionnel, patrimonial considérable.

Comment garder l’héritage de la « chose » pour la transformer, la liquider, en la coupant du sens du    « nom » : voilà la préoccupation des « communistes » réformistes. Comment donner tout son sens au « nom » pour défendre l’existence de la « chose »,    la renforcer : telle est la préoccupation des communistes qui considèrent que les partis communistes marxistes et léninistes conservent toute leur raison d’être et qui entendent assumer    l’histoire du mouvement communiste international sans jeter le bébé avec l’eau du bain.

La bataille pour ce que représentent le nom et la chose « PCF » est encore tout à fait d’actualité en 2011. Pour    les communistes français, l’histoire de la liquidation du PCI présente un grand intérêt.

 

« Comment s’appeler Parti communiste quand on n’est plus un Parti communiste » ? Guido Liguori    retrace le déroulement du coup de force qui a amené en 1989 et 1990 à l’abandon du nom « Parti communiste italien » et la transformation en « Parti démocrate de gauche »    (PDS). Ce dernier est maintenant devenu Parti démocrate tout court après son regroupement avec des pans de feu la démocratie chrétienne. Liguori en reprend les étapes dans le détail, les ultimes    congrès, les dernières réunions du comité central, les discussions entre intellectuels sur l’identité du Parti, sur l’identité communiste.

 

Le lecteur communiste français est évidemment frappé par les similitudes avec les stratégies des directions du PCF et les    débats en France, sinon en 1989, du moins à partir de 1994 et la « Mutation » lancée par Robert Hue. Les termes du débat italien d’alors sont étonnement restés les mêmes qu’aujourd’hui dans    un PCF dont les dirigeants cherchent, avec la même obstination, les voies de la « transformation », de l’intégration dans une autre « gauche ».

Ils restent aussi terriblement d’actualité en Italie même, parmi les organisations, issues du PCI, qui n’ont pas renoncé au    nom « communiste » mais qui n’ont toujours pas tranché la question de l’identité communiste, au point de ne cesser de s’émietter et de quasiment disparaître de la scène politique    nationale.

 

La majorité de la direction du PCI est parvenue à trancher la chose vite, à clore l’histoire glorieuse d’un parti de 69 ans    en 18 mois. Le résultat de cette expérience donne une idée du point de chute, vertigineux, des développements sur l’évolution de « l’identité communiste » soutenus par les partisans du    changement de nom. L’organisation de masse s’est désagrégée. C’était le prix à payer. Le PDS n’a récupéré que moins du quart des adhérents et la moitié de ses électeurs. Mais le PDS, puis ce    qu’il est devenu, héritier du grand PCI, est bien devenu un parti de gouvernement dans l’Italie capitaliste.

Massimo D’Alema, que l’on revoit « centriste » au sein de la haute direction du PCI en 1990, se proclamant attaché    à cette décidément flexible « identité communiste » est devenu un bon président du conseil de « centre-gauche » (1998-2000) avant de seconder le libéral Prodi (2006-2008).    Ambition réussie aussi pour le communiste droitier Giorgio Napolitano : il est aujourd’hui président de la République alors qu’au Parlement ne siège plus aucun communiste. La rupture avec    l’histoire communiste a été vite consommée. Le terrain était préparé.

 

Le 9 novembre 1989, la chute du Mur trouve Napolitano à Bonn avec Willy Brandt et Achille Occhetto, secrétaire général du PCI    depuis 1988, à Bruxelles avec le travailliste anglais Neil Kinnock en pleine négociation pour l’entrée du PCI dans l’Internationale socialiste. Le symbole est parlant. Pour un PCI « qui    n’est déjà plus un parti communiste », la défaite du camp socialiste est une aubaine. Le changement de nom avait déjà été sérieusement envisagé, mais toujours reporté. Là le coup devient    possible. Occhetto hésite puis se lance dans l’achèvement de sa mission liquidatrice.

Ironie de l’histoire ? Le PCI a été, de tous les partis communistes, celui qui s’est démarqué le plus systématiquement    de l’URSS et des pays de l’Est. On le retrouve dans les débats de 1989/90 : c’est même une part essentielle de son identité. Elle est mise en avant aussi bien par les dirigeants et    intellectuels qui prônent ou acceptent le changement du nom que par certains de ceux qui le refusent.

Pourtant, des grands partis communistes occidentaux, le PCI sera le seul à ployer et à rompre sous le mauvais vent de    l’histoire. Il se retrouvera précisément dans la situation des directions des partis « frères » de l’Est, qu’il avait si violemment critiqués et qui se sont sabordés au même moment (à    l’exception notable du Parti communiste de Bohème-Moravie en République tchèque).

La contradiction n’est peut-être qu’apparente. Elle montre comment, même pour le PCI, l’existence du « camp    socialiste » restait une donnée identitaire fondamentale. Mais n’y avait-il pas aussi une similitude avec les appareils des partis de l’Est qui sont passés, avec plus ou moins de succès    selon les pays, d’une administration d’un socialisme sans conviction à la gestion de la restauration capitaliste ? Le niveau d’insertion de l’appareil du PCI dans les institutions de la    démocratie bourgeoise italienne les en rapprochait, plus qu’aucun autre parti communiste d’un autre pays capitaliste. Liguori constate : «  les années passées dans le cadre du pouvoir    local avaient formé un “parti d’administrateurs” trop enclins au compromis ». Cette évolution n’avait pas atteint le même stade dans le PCF.

 

La comparaison de la situation du PCI et de celle du PCF en 1989/90 montre, au-delà de réelles contradictions, plutôt un    décalage qui annonce déjà un processus allant dans le même sens en France mais pas aussi loin. La direction du PCF, derrière Georges Marchais, rejette l’hypothèse du changement de nom après la    chute du Mur. Le bureau politique condamne les éléments « reconstructeurs » ou « refondateurs » qui essaient de transposer l’exemple italien. Le 27e congrès de 1991    confirme ce choix. Il demeure décisif aujourd’hui. Malgré toutes les tentatives depuis 20 ans, la différence fondamentale persiste. En 2011, le PCF, même très affaibli sur tous les plans,    continue à exister et à être le dépositaire de l’histoire du mouvement communiste en France.

Les raisons de ce choix différent en 1989 sont multiples. Elles sont en lien les unes avec les autres. Il serait essentiel    d’analyser le maintien plus solide de l’organisation de classe, de la cellule, de la cellule d’entreprise dans le PCF et la dérive institutionnelle dans le « compromis » plus avancée du    PCI. La composition des directions du PCI est déjà marquée par la sous-représentation criante des militants issus de la classe ouvrière, ce qui allait devenir le cas au PCF dix ans plus    tard.

Les positions du PCF et du PCI avaient aussi depuis longtemps divergé. Le PCF n’a pas suivi le PCI dans la condamnation    répétée de l’URSS (jusqu’à accepter la légitimité de l’OTAN !). Le PCF n’a pas suivi jusqu’au bout l’expérience « eurocommuniste » initiée par le PCI. La conversion à la défense de    l’intégration européenne est aussi très précoce dans le PCI.

Les différences, loin d’être entièrement contradictoires, se posent aussi en termes de perspective politique    nationale.

Dans un pays comme dans l’autre, dans les années 70, elle est d’abord institutionnelle. Mais la stratégie du PCI (que Liguori    appelle « Berlinguer I ») est en 1976 de rechercher un « compromis historique » avec la Démocratie chrétienne. En France, dans les conditions nationales, la stratégie du PCF    reste l’Union de la gauche, avec un rôle sinon prépondérant, du moins incontournable, du Parti dans son alliance avec le PS. Elle vise une « démocratie avancée », étape vers le    socialisme.

Malgré son échec rapide, la logique du « compromis historique » a marqué. La stratégie « Berlinguer II » n’a    pas le temps de corriger selon Liguori. Dans les années 80, l’obsession de larges franges des directions et des élus du PCI est de rechercher des accords avec le PSI pour une coalition    gouvernementale. En France, l’échec du Programme commun en 1977 puis de la participation gouvernementale de 81 à 84 amène le Parti à redonner la priorité au mouvement populaire, laissant la    perspective d’Union de la gauche en sourdine.

A la fin des années 80, l’écart s’est creusé. La direction du PCI en est à solliciter l’adhésion à l’Internationale    socialiste. Le PCF exclut de participer au gouvernement Rocard, ouvert au centre-droit, après 1988.

L’affaiblissement électoral parallèle ne laisse pas non plus les deux partis dans la même situation en 1989. Le PCI reste    largement le parti dominant à gauche, deux fois le PSI en voix. Le PCF est à 10%.

Les opportunistes du PCI peuvent rêver au pouvoir dans la démocratie bourgeoise, en allant juste un peu au-delà de la    perspective de « compromis historique ».

Les plus opportunistes du PCF ne peuvent envisager n’être qu’une force d’appoint du PS, ce qui allait se passer entre 1997 et    2002 avec la participation au gouvernement Jospin. Le PCF en sortira considérablement affaibli alors qu’il s’était maintenu électoralement (malgré l’Est) à 10% en 1997. En 2002,    il tombe à 3%.  Le même sort attendait le parti italien de la Refondation communiste. Le nom « communiste » ne se prête vraiment pas au compromis avec les gestionnaires loyaux    du capitalisme.

Pour des raisons tenant à la fois des positions politiques antérieures, de l’état de leur structuration, de la conjoncture    politique, les équilibres dans la direction du PCI et du PCF et à la base de ces partis ne sont pas les mêmes. La question du nom du parti, sinon de la rupture avec son essence, ne se pose pas de    la même façon, surtout pas au même moment.

En 1990 en France elle est tout simplement inconcevable. Mais en quelques années, les éléments, l’idéologie et la perspective    réformistes l’emportent dans la direction du PCF. En 1994, Georges Marchais part et Robert Hue engage le processus dit de « mutation ». Mais dans les conditions de la France, le    changement forcé de la « chose » n’a toujours pas aujourd’hui réussi à avoir raison du « nom » et continue, encore aujourd’hui, de s’y heurter.

 

Le militant du PCF qui aura résisté aux multiples campagnes de « mutation », « transformation »,    « recomposition » de son parti jusqu’à aujourd’hui se reconnaîtra sans mal dans les méthodes et dans les termes du débat italien de 1989/1990. L’offensive de l’idéologie dominante    s’effectue par les mêmes voies, avec une grande cohérence. « Théorie des droits plutôt que lutte des classes, horizon démocratique plutôt que finalité socialiste, Révolution française plutôt    que Révolution russe », voilà comment un journaliste résume brutalement la pensée d’Occhetto.

Hue, tout comme Occhetto, veut marquer une rupture avec la tradition communiste. Comme lui, il recourt à une    « communication » tapageuse, qui se veut moderne. Avec la même insistance, Hue et ses successeurs se lancent dans l’auto-flagellation, le dénigrement et même la criminalisation de    l’histoire du mouvement communiste.

On retrouve les mêmes réflexions sur le « dépassement » de la « forme parti », au regard de nouvelles    exigences « démocratiques ». Elles justifient la déstructuration du Parti de classe et de masse dans les années 90 en France comme en Italie. L’abandon du centralisme démocratique (PCF    – 1994) a fait sauter un verrou, comme au PCI, aux transformations. Les directions enchaînent les coups de force, jouant à la fois du légitimisme des adhérents, de leur mainmise sur l’appareil et    de la dégradation du débat démocratique dans le parti, notamment dans la préparation des congrès. La suppression des cellules au congrès de Martigues en 2000, doublée de la participation au    gouvernement social-libéral, entraîne une hémorragie des effectifs et accélère la déstructuration à la base. Le recul démocratique réel est aussi à placer sur ce plan.

On retrouve presque mot à mot les développements sur la fin de la centralité de la lutte des classes – avec le développement    des technologies et des communications – mise au même niveau que les questions de société. La protection de l’environnement, le féminisme sont instrumentalisées, de façon également pesante, pour    accompagner la fin du PCI comme ensuite les transformations du PCF. Dans le même temps, les cadres ouvriers disparaissent des organigrammes du PCF. Au congrès de Martigues, la priorité est    ouvertement donnée à la présence dans les institutions sur l’action dans les luttes. La participation à un gouvernement de gestion loyale des affaires du capitalisme est ainsi validée    théoriquement ainsi que l’institutionnalisation du Parti, qui devient un « parti comme les autres ».

Parallélisme total aussi des discours sur « l’ouverture » du Parti. Occhetto s’adresse à la « gauche des    clubs », à la « société civile », aux non-communistes pour constituer son nouveau parti, de la même façon qu’en France sont justifiées la constitution de la liste « Bouge    l’Europe » aux élections européennes de 1999 (50% de non-communistes), puis les Collectifs antilibéraux (2006) ou maintenant le Front de gauche. En fait d’ouverture, c’est le renoncement à    l’engagement politique des classes laborieuses et la porte ouverte à la « petite gauche » où prédominent petite bourgeoisie et réformisme.

 

Ces similitudes sont d’autant plus importantes à souligner en France aujourd’hui que l’on voit maintenant le point d’arrivée    des héritiers de la majorité du PCI.

Les directions du PCF ont « réussi » à profondément changer la « chose », à la dénaturer mais    ils ne cessent de buter sur le « nom ». Leur stratégie, constante depuis 1994, est une suite ininterrompue d’échecs dont un recul électoral sans précédent. L’inadéquation entre    le « nom » et la « chose » en est une explication. Même au bout de 20 ans, on n’attend pas du PCF qu’il s’aligne sur la social-démocratie ou sur l’UE du    capital. Un parti qui a tant de mal à défendre (à réécrire) son histoire se tire des balles dans le pied alors que l’anticommunisme sévit plus que jamais. La persistance du fait PCF vaut parmi    ses adhérents mais aussi ses partenaires et ses adversaires. Un parti communiste qui n’est plus communiste est condamné.

 

Les directions du PCF ont essayé de changer le nom du parti à deux reprises. Avant le congrès de rupture de Martigues, l’idée    de lancer le « nouveau parti communiste » a été lancée mais n’a pas pris et a été rapidement abandonnée. En 2007, après la débâcle de l’élection présidentielle (1,9%), Marie-George    Buffet remet en cause l’existence même du PCF dans son rapport au conseil national lançant les hypothèses suivantes : « celle de décider la création d’un nouveau parti, de le    dépasser pour en fonder un avec d’autres à l’exemple de Die Linke, d’affirmer l’existence du PCF comme préalable à tout débat sur cette question, ou bien de réfléchir à partir du potentiel du    Parti communiste, à ce que pourrait être une force communiste aujourd’hui… ».  Les dirigeants enchaînent pendant quelques mois les déclarations sur l’épuisement de la raison d’être du    PCF. Mais une vague de fond dans ce qui restent des effectifs du parti (levée notamment par l’appel « Pas d’avenir sans PCF » dont nous étions à l’origine) a mis en échec cette    opération. La direction a dû s’y résoudre en s’efforçant de réduire la réaction des communistes à un « attachement » sentimental au parti.

 

Puisqu’on n’arrive toujours pas à changer le « nom », restent deux solutions : l’effacer peu à peu et en    changer le sens.

Dans la suite de « Bouge l’Europe », les initiatives de la direction du PCF d’intégrer le parti dans des    « Collectifs antilibéraux », en 2006, avec cette « petite gauche » et la « société civile », maintenant dans un « Front de gauche » vont dans le sens de la    dilution du Parti. Il pourrait être peu à peu supplanté par cette nouvelle organisation « chapeau », comme, au niveau européen, dans le Parti de la gauche européenne. Les prochains mois    avant l’élection présidentielle de 2012, où le PCF s’aligne derrière le social-démocrate Jean-Luc Mélenchon seront décisifs pour le succès ou l’échec de cette nouvelle tentative. Les    correspondances avec les débats italiens de 1989 sont à nouveau nombreuses, mais autant avec les réflexions de partisans que d’adversaires du tournant historique. Voilà qui fait sans doute    comprendre pourquoi les autres organisations issues du PCI, celles qui ont conservé le nom communiste, en premier lieu le Parti de la Refondation Communiste (PRC), ont suivi depuis lors un    parcours très parallèle à celui du PCF.

 

Il est frappant que la plupart des dirigeants et intellectuels qui se sont opposés au changement de nom se placent quand même    dans une forme de consensus pour une révision de « l’identité communiste », pour une « refondation » du PCI. La motion d’opposition au congrès final s’intitule :    « Pour une vraie rénovation du PCI et de la gauche ». Le PRC, « refondateur », est constitué d’emblée, en rupture avec la continuation du PCI, avec des éléments anciennement    socialistes ou trotskystes. Au contraire, c’est le PDS qui prend garde de se placer dans la continuation du PCI en conservant, momentanément, le vieux sigle avec la faucille et le marteau sous le    nouveau, un chêne… Comme au sein du PCF, les débats de 1989/90 se reproduisent en boucle sur les mêmes questions jusqu’à aujourd’hui dans le PRC ou dans le Parti des communistes italiens (PdCI -    issu d’une scission du PRC). Une sorte de processus infini de scissions, divisions, auto-liquidation semble engagée.

 

Dans ces processus, la question de l’identité communiste n’est jamais tranchée. La tentation est forte de tordre le sens du    « nom », de le dévaluer, en Italie comme en France. De façon récurrente depuis les années 80, on retrouve, aussi à la fin du PCI, cette citation de Marx de L’Idéologie    allemande, mise en avant et décontextualisée par Lucien Séve, qui permet de valider toutes les révisions : « nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des    choses ». La « visée communiste » propagée dans le PCF au tournant des années 2000 fait écho à « l’horizon communiste » discuté dix ans plus tôt en Italie. Certains en    sont au « post-capitalisme » quand ce n’est pas à « l’altercapitalisme » (le dirigeant du PCF Parny en octobre 2009). Elle permet d’éliminer la notion d’étapes, de ruptures,    le socialisme et tout bonnement la perspective révolutionnaire.

En juin 2008, Marie-George Buffet affirmait à propos du Congrès de Tours : « Nous sommes au 21ème siècle, le monde a changé, les modèles se sont écroulés. Aussi,    dans cette belle ville de Tours, si nous ne retenions de son célèbre congrès qu’une seule chose : le formidable espoir,    cette énorme volonté politique de la part de nos camarades de construire une société meilleure. » À quoi fait écho l’actuel secrétaire national du PCF, président du PGE, Pierre Laurent. Sur    France Inter, en juin 2011, il ne se formalise pas d’être taxé par un journaliste de « social-démocrate de gauche » et affirme que ce qui « distingue » le PCF, c’est :    «  une détermination, quand même farouche, qui reste notre identité, ou ce pourquoi nous existons, à    penser qu’il va falloir passer à autre chose que le système capitaliste. [Autre chose de quel genre ?]Il faut que la solidarité devienne le système d’organisation de la société, à la place de la concurrence… ». La    « solidarité comme projet de société » : C’est court comme identité communiste ! 

 

L’enseignement de l’expérience italienne de 1990 est peut-être qu’il faut aux communistes qui veulent le rester défendre à la    fois et « nom » et la « chose », toute la « chose », assumer l’histoire du mouvement communiste international, se ressourcer dans les    fondamentaux marxistes et léninistes, faire vivre et renforcer les organisations de nos partis suivant leur raison d’être dans la lutte des classes. Des partis communistes, en Grèce, au Portugal,    en Afrique du Sud… ont fait ce choix. En Italie, des communistes développent une base dans ce sens pour « reconstruire le Parti communiste ». En France, nous sommes des dizaines de    milliers à défendre le PCF. Il y a 20 ans, l’actualité dominante était la « chute du communisme ». Aujourd’hui, c’est la « crise du capitalisme ».

 

Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national du    PCF

Section PCF de Verfeil (31): pas de campagne pour Mélenchon même dans la préparation des législatives.

Déclaration des représentants de la section de Verfeil aux militants du PCF de la 3ème circonscription de la    Haute-Garonne – 1er décembre 2011

 

Le 15 novembre dernier, nous étions présents à la réunion des militants du PCF de la 3ème circonscription dont le but était    d’organiser la campagne de notre candidate, Martine Croquette, pour les élections législatives des 10 et 17 juin 2012, qui se dérouleront 5 semaines après l’élection présidentielle des 22 avril    et 6 mai 2012.

 

Lors de cette première réunion, nous nous sommes proposés pour participer aux 2 commissions : Robert Bertrand à l’organisation et    Christian Rosalie à la communication.

 

Tous les camarades savent l’opposition unanime de notre section à la candidature de Mélenchon pour l’élection présidentielle en tant que    représentant du PCF.

 

Personne n’est assez dupe, parmi les adhérents du Parti, pour ignorer que le but poursuivi – et parfois avoué – de Mélenchon et de son Parti    de gauche, est, au-delà des péripéties de l’élection, de créer un nouveau parti regroupant tous les adhérents des composantes du Front de Gauche er de rayer ainsi du paysage politique le Parti    Communiste Français.

 

Convaincus de cet état de fait, nous avons décidé de ne pas nous associer au soutien à cette candidature quelle que soit la forme qu’il    pourrait prendre.

 

Nous ne participerons donc à aucune manifestation (distribution de tracts, affichage, rencontre, réunion, débat…) qui tendrait à soutenir la    candidature de Mélenchon.

 

De plus, qui pourrait penser mener une campagne des législatives active, en pleine période de campagne de la présidentielle, en faisant    abstraction de cette dernière ? Pas nous en tout cas.

 

Pour preuve, le tract mis à disposition le jour de la réunion du 15 met en avant Mélenchon. Il est intitulé : « Avec notre candidat    à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et nos candidats aux législatives ». Quant à la galerie de photos, en tête Mélenchon, ensuite les candidats aux législatives…

 

En conclusion, nous ne participerons à ce collectif militant qu’une fois l’élection présidentielle passée, c’est-à-dire, au lendemain du 6 mai    2012.

 

Robert Bertrand, Christian Rosalie.

PCF Saint-Quentin 02, COMPTE RENDU DE LA REUNION DU COLLECTIF DE SECTION DU MERCREDI 22 DECEMBRE 2011

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU COLLECTIF DE SECTION DU MERCREDI 22 DECEMBRE 2011

  1. Le vote des adhérents du PCF  pour les élections législatives
  2. L’organisation des luttes

                                               25 CAMARADES PRESENTS    7 EXCUSES

 

Le rapport d’introduction a été présenté  par Georges Varenne et a concerné  « le vote des communistes » de la 2 é circonscription  pour les élections législatives :

Il a notamment rappelé que n’ayant eu aucune possibilité d’organiser le vote avec la fédération , du fait  du refus du conseil  départemental de considérer les candidatures de C BECOURT et O TOURNAY  recevable et de ce fait ne pouvait être soumis au vote des communistes

Avec  pour  seule raison « de ne pas être dans la stratégie Front de gauche » et qu’en vertu de l’accord national , aucune candidature sortant de ce cadre ne pouvait être validée .

D’ailleurs il a fait remarquer que les mêmes difficultés  se posaient dans plusieurs endroits en France, ou l’on interdit à des Communistes d’être candidat à la candidature.

Et ceci en violation de nos statuts  Art 18/3

Dans l’instance concernée le bulletin de vote présentant le projet de candidatures est adopté par les adhérents ou leurs délégués. Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures ou se retrouve  la très grande majorité des adhérents ou de leurs délégués. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. CELLES QUI RECEVRONT LE PLUS DE VOIX SONT RETENUES.

C’est  pour cette raison que la section a mis en place une consultation , cette responsabilité lui revenant puisqu’elle est la seule structure organisée du Parti dans la circonscription  la liste électorale avait d’ailleurs pris en compte ces camarades extérieurs  à la section  de Saint Quentin .

Deux bulletins de vote étaient à la disposition des électeurs soit la totalité des candidatures déclarées :

                                CORINE BECOURT ET OLIVIER  TOURNAY , candidats présentés par le PCF

                               GUY  FONTAINE candidat front de gauche

                                        169 adherents inscrits -  113 votants –

                                          C BECOURT ET O  TOURNAY (PCF)  113 voix

                                         G  FONTAINE  (Front de Gauche) 0 voix 

L’exécutif fédéral, parallèlement  organisait son propre vote avec un seul bulletin de vote  au non de G FONTAINE

                                            76 adhérents inscrits – 41 votants -1 nul -1 blanc

                                              G FONTAINE  (Front de Gauche) 39 VOIX

Comme chacun peut le constater, notre stratégie, notre choix a été approuvé par une large majorité d’adhérents, cela nous confère d’importantes responsabilités  et il convient de décider dés maintenant des suites a donner à cette situation, tout en rappelant que les élections législatives ne sont que dans 6 mois, le dépôt officiel des candidatures est à la mi mai et que d’ici là il y aura de nombreuses actions à mener contre la politique de la droite de Sarkozy et de  Bertrand .

Quelques points de la discussion :

-         Plusieurs camarades  sont intervenus pour dénoncer le non respect des communistes  dans leurs choix pour designer les candidats , que cette stratégie de front de gauche qui ne reposent que sur des accords de Sommet  entre divers groupuscules et la direction du PCF , accentue  le processus d’effacement de notre parti ;pour exemple: décider, à quelques camarades, au niveau départemental  de donner la suppléance à gauche unitaire , inexistante dans  la circonscription .

-         Certains ont été étonnés de constater que ce qui avait été possible aux cantonales  Saint Quentin nord et centre  (pour rappel candidats du PCF soutenus par front de gauche et d’autres organisations  ) avait été balayé par l’exécutif fédéral sans aucune dIscussion.

-         Des camarades notamment syndicalistes ont portés un jugement sévère sur les capacités de Guy Fontaine  d’être un militant de terrain, proche des gens, mais d’être plutôt un homme de bureau. absent lors des initiatives du parti depuis de nombreuses années.A aucun moment celui ci n’a pris la peine d’exprimer auprès des camarades de St-Quentin le sens de sa candidature.

-         Il a été mis en avant, que la candidature de G FONTAINE, si éloigné des masses et de la population, désigné par seulement 39 voix  alors que c.becourt et olivier tournay  ont obtenu 113 suffrages, était un magnifique cadeau au ministre Bertrand et au PS .

Apres cette discussion il a été décidé de :

-         Mettre en avant que les candidatures  de Corinne et d’Olivier sont les seules légitimes , car approuver par une grande majorité de Communistes

-         De mettre à profit la période des vœux , pour amplifier cette annonce

-         De prévoir une rencontre avec la fédération

-         D’organiser dés maintenant la bataille financière afin de nous permettre de mener correctement cette campagne ( budget nécessaire environ 20000 € ) , c’est-à-dire mettre en place des maintenant une liste de promesses de dons de la part de camarades , d’amis , afin de nous permettre d’engager cette bataille  ( pour les personnes qui paient des impôts sur le revenu , ce don à un candidat à une élection rapporte une déduction d’impôt de 66 %  dans la limite d’un plafond avoisinant les 3300 €

La réunion a porté aussi sur la situation politque en France et en Europe,

Face aux attaques du Capital, la section de st quentn du PCF réaffirme que la La situation exige l’intensification de la lutte de classe, de la lutte idéologique, politique, de la lutte des masses pour mettre en échec les mesures antipopulaires et de mettre en avant des objectifs qui répondent aux besoins actuels des peuples. La situation exige une riposte organisée.

La priorité aujourd’hui est de travailler à la reconquête d’un rapport de force des idées, des luttes, des rassemblements en faveur de l’exigence d’une forte augmentation des salaires . Cette reconquête peut être rapide, compte tenu de la situation difficile et préoccupante des salariés.

Les salaires français sont parmi les plus bas d’Europe alors qu’ils étaient dans le peloton de tête dans les années 70,

 
la France a un taux de chômage des plus élevés et Saint-Quentn, ville du ministre du chômage XB est dans le peleton de tête.

La situation sociale, économique, financière s’aggrave rapidement.La pauvreté, le chômage, les bas salaires engendrent des dépenses sociales considérables pour les communes, les départements, l’Etat et donc l’augmentation des impôts, des taxes et des prélèvements.S’il n’est pas vrai que la hausse des salaires conduit à la hausse des prix, par contre, elle réduit les prélèvements capitalistes nuisibles, les profits financiers et spéculatifs sur l’entreprise.  Elle nécessite de fortes augmentations allant jusqu’à 30 à 40 % sur les bas salaires et 10 à 15 % pour les salaires qualifiés. Ceci afin de faire bouger une situation complètement bloquée par l’union sacrée des « élites ». C’est la seule conquête sociale susceptible de faire reculer la financiarisation, les profits spéculatifs et la corruption..


La lutte pour l’augmentation forte et  générale des salaires a toujours été la plus rassembleuse jusqu’à provoquer des luttes de très grande envergure.

Pourquoi ? Parce que tout le monde y est concerné, intéressé au même moment quel que soit son poste de travail, son âge, son entreprise.

Devant cette tâche immense, il y a beson de s’organiser mieux et plus, de convaincre, c’est pourquoi nous décidons dès le mois de janvier de lancer une grande campagne de porte à porte dans les entreprises et les  quartiers populaires avec pour  principal axe  la revendication juste et nécéssaIre de l’augmentation des salaires.

La réunion de ce collectif à trois jours de NOEL s’est terminé par le verre de l’amitié

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Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ? et LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE, PCF Manche

Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ? et LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE, PCF Manche dans Communisme-Histoire- Théorie 111226_jlm_pl-300x164Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ?

 

Dans une lettre ouverte, reprise par l’AFP et publiée intégralement dans l’Humanité du 19 décembre 2011, Pierre Laurent se plaint auprès    d’Yves Calvi d’un « boycott » à son égard sur les chaînes de France Télévisions.

Il réclame une augmentation du temps de parole du Front de gauche et de tous ses représentants, de Jean-Luc Mélenchon, dont il    « préside le Conseil national de campagne », et des autres.

Il déplore les propos « diffamatoires » sur France 5 de Stéphane Courtois (spécialiste des coups bas anticommunistes s’il en    est !) qui l’a traité de « fils d’apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa ».

Cette lettre ouverte de Pierre Laurent a suscité plusieurs réactions qui nous ont été adressées. Nous reproduisons ci-dessous la lettre à    l’Humanité du camarade Jean-Claude Paté de la fédération de la Manche.

Les media au service de l’idéologie dominante ont toujours cherché à minimiser et déformer les actions et l’expression des communistes. La    dénonciation de cette injustice fait partie de nos combats permanents à tous les niveaux.

Mais aujourd’hui, les dirigeants du PCF noient le Parti et ses positions historiques dans un « Front de gauche » et mettent en    avant un politicien comme Jean-Luc Mélenchon, acteur roué de la scène médiatique. Comment, pourquoi, avec ce choix, s’étonner d’être occulté ?

 

Vivelepcf, 26 décembre 2011


 

LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE

 

Jean-Claude PATE

Communiste de la section Valogne-Manche

50630 QUETTEHOU

 

Journal l’Humanité

93528 SAINT-DENIS CEDEX

 

 

Bonjour,

 

L’Humanité a fait paraître la lettre de Pierre Laurent à Yves Calvi [de France-Télévisions – « contre ses    discriminations à l’égard du PCF » édition du 19 décembre 2011 – NDLR], voici la réflexion qu’elle m’inspire :

Pierre Laurent écrit et s’insurge auprès de Calvi, car il se considère blessé par les propos insultants tenus par Pierre    Courtois lors de l’émission « C’est dans l’air » le 13 décembre.  Celui-ci se serait livré selon Pierre à une attaque violente en disant : « un fils d’apparatchik qui a    mis les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié »

Sauf erreur de ma part, il est le fils de Paul Laurent ayant tenu de hautes fonctions au sein du parti communiste, rappeler ce    fait ne souffre à mon sens pas matière à protestation sauf de désaccord avec ce père communiste… ?

Alors, pourquoi ce soudain apparent réveil communiste, lui qui dans sa lettre réclame un temps de parole dans la campagne    présidentielle en tant que directeur de campagne du Front de gauche.

Ce « Front de gauche » est une marque déposée par le parti de gauche de Jean Luc Mélenchon.  Ce proche d’Oscar    Lafontaine de Die linke, qui a pratiquement fait disparaître le Pc allemand, ne rêverait-il pas pareille aventure ?

D’avancer pour argumenter, que d’autres représentants de parti politique ont eux droit à l’expression, alors que lui en est    absent. C’est un fait. Mais ils sont justement représentants de partis politiques engagés dans la bataille présidentielle. Nous non, hormis un rôle de strapontin à la discrétion du candidat    Mélenchon.

Et c’est bien la raison pour laquelle un grand nombre de militants et sympathisants déplorent l’absence d’un candidat communiste    et certains adhérents rejettent ce Front de gauche imposé par la direction sans jamais avoir été discuté, ni validé lors d’un congrès.

Reprocher que les élus communistes soient écartés des médias, ce n’est pas un fait nouveau, mais il y a aussi un bon moment, que    ces mêmes élus font tout pour n’apparaître que derrière un groupe n’ayant plus l’appellation communiste à l’assemblée nationale, alors que le règlement permet la constitution d’un groupe    politique à partir de 15 députés.

C’est si vrai, que certains élus comme André Chassaigne ont transformé leur blog communiste en front de gauche.

Pierre Laurent lui-même président du Parti de la gauche européenne avance également masqué au niveau européen. Le Parlement    européen a voté l’intervention en Libye, alors qu’étrangement les députés PCF du groupe GUE étaient absents.

Lors des dernières élections cantonales, les démarches infructueuses auprès du ministère de l’Intérieur pour fondre les    résultats communistes dans le Front de gauche en sont encore une illustration supplémentaire, d’ailleurs l’Humanité a présenté le résultat sous cette bannière.

Présentant ces résultats comme un progrès, alors qu’une analyse plus fine faisait état d’une augmentation en pourcentage certes,    mais d’une chute vertigineuse en voix notamment dans les quartiers populaires.

La future élection législative démontre également la volonté affichée de vouloir présenter à marche forcée les candidats du    parti communiste sous une appellation « Front de gauche », autour d’un programme réformiste dit « partagé » loin de correspondre à l’attente, ni des besoins de changement de    société, dont pourtant la crise du système capitaliste devrait amener à réflexion.

D’ailleurs, certains candidats, au vu des difficultés à rassembler les militants communistes, commencent à réfléchir à la    manière de se présenter, mais une fois élus, ils porteront l’estampille Front de gauche dans ce groupe.

Alors, pourquoi ce long courrier de protestation molle de Pierre Laurent auprès des médias, sauf le fait d’être meurtri dans son    égo et de rappeler la règle d’un pluralisme qui n’a jamais existé ?

Ce besoin de rappel communiste, n’est-il pas fait, pour provoquer la fibre communiste, afin de la réveiller ?

Car force est de constater l’insuffisance d’engagement des communistes dans une campagne électorale dont ils ont été écartés de    l’élaboration et dans laquelle ils ne se retrouvent pas.

Ce pamphlet n’aurait-il pas pour démarche de détourner l’attention des communistes supportant de moins en moins le discours    général de crise, de toujours plus d’Europe et de rendre oublieux le report du congrès du parti, décidé par la direction dont il est le secrétaire ?

Un congrès qui aurait rendu possible de débattre de l’état de notre société, d’élaborer un plan de lutte, de changement profond    à proposer au peuple, pour qu’il se rassemble dans la lutte, et lui donner une perspective d’accéder au pouvoir pour opérer de vrais changements.

De retrouver enfin la base des communistes dans ce qu’ils savent faire : lutter, débattre, organiser, rassembler, mais pour    cela il faut vouloir les entendre et leur rendre leur capacité d’analyse, de proposition ?

Fraternellement

Jean Claude Paté

Communiste de la section de Valognes Manche

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LES COMMUNISTES INVESTISSENT LARGEMENT LES CANDATURES PCF DE CORINNE BECOURT ET OLIVIER TOURNAY

RESULTATS DE LA CONSULTATION DES COMMUNISTES

DECLARATION DE LA SECTION

Les 8, 9 et 10 décembre, les militants communistes de la 2ème circonscription de l’Aisne ont eu à s’exprimer sur le choix de leurs candidats en vu de l’élection législative de juin 2012.

Il faut se féliciter d’une forte participation avec 113 votants de toute la circonscription, dans le cadre d’un scrutin totalement transparent.

De plus, il faut également se féliciter que les militants aient fait très majoritairement le choix de venir participer au seul vote qui soit légitime au regard des statuts. En effet, ils ont pu s’exprimer en choisissant entre Corinne Bécourt et Olivier Tournay, candidats du PCF ou Guy Fontaine et la suppléante GU, candidats du Front de Gauche.

Les statuts sont limpides sur la question[1]. S’il y a plusieurs candidatures, les militants de la circonscription tranchent par leur vote. Il est très regrettable que l’exécutif de la Fédération de l’Aisne ai fait fi de cette base commune que sont nos statuts en organisant un autre vote où seul le bulletin Guy Fontaine était disponible (avec une participation de 40 personnes). Dans ces conditions, comment peut-on sérieusement et légitimement vouloir se présenter aux suffrages de électeurs de la circonscription face à la droite arrogante de Xavier Bertrand et l’extrême droite si on se réserve le droit de se soustraire au vote de militants. Personne ne peut accepter une désignation qui viendrait par le haut : le fait du Prince ne fait pas partie de nos valeurs.

Nos deux candidats sont dès lors en tête et deviennent officiellement les candidats à la législative. Nous pouvons amplifier le travail. La nécessité d’aujourd’hui est d’élever la riposte, à partir des luttes et du rapport de force anticapitaliste face à la politique de super-austérité qu’elle vienne, de la droite ou de la « gauche », sous l’égide de l’UE.


[1]L ’article 18.3. Stipule : « Dans l’instance concernée, le bulletin de vote présentant le projet de candidatures est adopté par les adhérent-e-s ou leurs délégué-e-s. Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures où se retrouve la très grande majorité des adhérent-e-s ou de leurs délégué-e-s. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. Celles qui reçoivent le plus de voix sont retenues. Les adhérent-e-s de la circonscription électorale concernée se prononcent alors individuellement, directement, à bulletin secret, sur le projet de candidatures. Il est définitivement adopté s’il recueille une majorité des suffrages exprimés. Au bout de ce processus, seules les candidatures ainsi désignées sont celles qui peuvent se prévaloir de l’investiture du Parti. En cas de maintien d’un-e autre candidat-e, les instances du Parti concernées peuvent suspendre les droits de cet adhérent, de cette adhérente. » Ce vote est nul et non avenu,La campagne des législatives doit être l’occasion de faire vivre notre Parti, sur une base de lutte, loin des marchandages politiciens

 

Le joural d’informations aux communiste (décembre 2011) vie du parti

Pourquoi Corinne Bécourt et Olivier Tournay sont candidats du PCF aux élections législatives des 10 et 17 juin 2011 pour la 2èmecirconscription de l’Aisne.

LES COMMUNISTES INVESTISSENT LARGEMENT LES CANDATURES PCF DE CORINNE BECOURT ET OLIVIER TOURNAY dans Conseil National du PCF 0000515442-0_w_230_h_230-300x1990000260176-0-300x274 dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif Chers camarades,

Les Saint-Quentinois, comme l’ensemble des travailleurs de France, vont avoir besoin des communistes, avant comme après les élections de 2012.

C’est, en résumé, cette réflexion qui a conduit le comité de section du PCF Saint-Quentin à proposer, pour les élections législatives, dans la deuxième circonscription, nos candidatures, celle d’Olivier Tournay comme candidat suppléant et celle de moi-même, Corinne Bécourt, comme candidate titulaire. Le choix du Comité de section tient compte des dernières assemblées et du fait que notre section couvre la quasi-totalité du territoire de la circonscription.

Vous nous connaissez. J’ai 48 ans, je suis animatrice sociale à la Ville, membre du bureau de section et également membre du Conseil national du PCF.

Olivier a 33 ans. Il est enseignant dans un établissement spécialisé, membre du bureau de section et conseiller municipal communiste à Saint-Quentin.

Les plans d’austérité se suivent. L’aggravation de la politique antisociale, menée depuis des années, est présentée comme la seule issue. Tout est fait pour nous préparer à de nouveaux sacrifices, quels que soient le président et sa majorité élus en 2012. Le consensus droite/ « gauche » est très large sur l’UE, l’euro, les « déficits » publics (dus à leurs cadeaux au patronat)… L’extrême-droite de Mme Le Pen est mise en avant pour canaliser la colère vers la plus dangereuse des impasses.

Il faut absolument faire grandir une autre perspective, celle de la riposte populaire qui part des luttes. Pour notre comité de section, c’est la priorité, c’est le rôle du Parti communiste.

Ces dernières années, avec les camarades de la section, nous avons été aux avant-postes pour les organiser.

Le mouvement pour défendre les retraites, il y a juste un an, a montré l’ampleur de l’opposition à cette politique. Nous avons contribué à mettre en action ensemble, sur des revendications politiques alternatives, aussi bien des salariés de l’industrie, des cheminots, des fonctionnaires, des lycéens, dans les manifs, au cours de plusieurs meetings. La question des retraites, du financement de la protection sociale, des services publics… devrait être au centre de la campagne.

Le rapport de force de 2010 existe toujours. Il faut l’animer.

Le mouvement contre les fermetures de classes et d’écoles à la rentrée a permis de faire reculer le rectorat, de mettre la droite locale devant ses contradictions. La section du PCF y a joué un rôle décisif, partant de l’intérêt des parents et des enseignants. La question de l’éducation et de la préparation de la rentrée 2012 (plus ou moins de suppressions de poste) sera aussi au cœur de la campagne.

La politique du pouvoir, ce ne sont pas que des chiffres, ce sont des réalités. Elles sont très dures. Je les vois au quotidien au centre social, malgré la pudeur des familles. Le chômage, la suppression d’une aide et c’est le risque, par exemple, de l’expulsion. Voilà qui doit être aussi au cœur de nos luttes. Il y a trois semaines, nous intervenions pour empêcher des expulsions. Nous avons réussi à créer un réseau de solidarité entre voisins, à avancer en même temps nos propositions pour le logement.

Olivier est élu dans une municipalité maintenant dirigée par le ministre des affaires sociales, Xavier Bertrand. Cela le place directement en affrontement avec toute la politique du gouvernement. La presse locale ne peut passer sous silence ses nombreuses interventions qui ont le don d’agacer la « personnalité » nationale.

C’est l’ensemble de ces luttes, dans une perspective d’alternative nationale, que nous voulons porter avec nos candidatures aux législatives 2012.

C’est déjà dans cet esprit que nous avons mené campagne aux cantonales 2011 avec Olivier et Aurélie Plé dans le canton de Saint-Quentin-centre, Maria Le Meur et Baptiste Tutin à Saint-Quentin-Nord.

C’est connu, notre section a désapprouvé l’alignement du Parti à la candidature « Front de gauche » de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles. L’effacement du PCF, de ses positions historiques, par exemple contre l’UE du capital, est bien une réalité aujourd’hui.

La campagne des législatives doit être l’occasion de faire vivre notre Parti, sur une base de lutte, loin des marchandages politiciens, des projets de recomposition politique, de tout alignement sur une nouvelle gauche plurielle.

C’est aussi le sens de nos candidatures. Que le Parti communiste français soit présent, visible, comme tel, conforme à sa raison d’être de défendre les travailleurs et le peuple contre le capitalisme.

Corinne Bécourt & Olivier Tournay, mandatés par le Comité de section

 

 

RESULTATS

Le dépouillement a eu lieu à 12H sous la responsablité de la commission électorale

Nous tenons à remercier tous les camarades qui se sont exprimés

Chacun à reçu le matériel de vote avec deux bulletins

  1. Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, candidats présentés par le PCF
  2. Guy FONTAINE, candidat Front de Gauche

169 adhérents

  • Votants : 113
  • Exprimés : 113
  • Pour Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, candidats présentés par le PCF : 113 voix
  • Pour Guy FONTAINE, candidat Front de Gauche : 0 voix

Le 8/12/2011

La commission électorale

Rappel des statuts du PCF

L’article 18.3. stipule : « Dans l’instance concernée, le bulletin de vote présentant le projet de candidatures est adopté par les adhérent-e-s ou leurs délégué-e-s. Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures où se retrouve la très grande majorité des adhérent-e-s ou de leurs délégué-e-s. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. Celles qui reçoivent le plus de voix sont retenues. Les adhérent-e-s de la circonscription électorale concernée se prononcent alors individuellement, directement, à bulletin secret, sur le projet de candidatures. Il est définitivement adopté s’il recueille une majorité des suffrages exprimés.Au bout de ce processus, seules les candidatures ainsi désignées sont celles qui peuvent se prévaloir de l’investiture du Parti. En cas de maintien d’un-e autre candidat-e, les instances du Parti concernées peuvent suspendre les droits de cet adhérent, de cette adhérente

EXPRESSION D’UN CAMARADE

A MA CONNAISSANCE . LA CONSULTATION ORGANISEE A GAUCHY PAR LA FEDERATION DE L’AISNE sur des critéres trés restrictifs , à jour de mes cotisations , je n’ai reçu aucun matériel pour participer à cette …consultation , a donnée les resultats suivants :
76 inscrits 41 exprimés 1 nul 1 blanc
GUY FONTAINE seul candidat autorisé a concourir n’a reçu que 39 suffrages .
dans ces conditions , il ne peut etre le candidat Communiste de la deuxiéme circonscription

 

Aisne, Circonscription de Saint-Quentin, résultats de la consultation des Communistes

Le dépouillement a eu lieu à 12H sous la responsablité de la commission électorale

Nous tenons à remercier tous les camarades qui se sont exprimés

214 Communistes connus sur toute la circonscriptions ont été contactés

Chacun à reçu le matériel de vote avec  deux bulletins

  1.  Corinne BECOURT  et Olivier TOURNAY, candidats présentés par le PCF
  2. Guy FONTAINE, candidat Front de Gauche

Notre section compte 169 adhérents

  • Votants : 113
  • Exprimés : 113
  • Pour  Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, candidats présentés par le PCF : 113 voix
  • Pour Guy FONTAINE, candidat Front de Gauche : 0 voix

Le 8/12/2011

La commission électorale

Rappel des statuts du PCF

L’article 18.3. stipule : « Dans l’instance concernée, le bulletin de vote présentant le projet de candidatures est adopté par les adhérent-e-s ou leurs délégué-e-s. Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures où se retrouve la très grande majorité des adhérent-e-s ou de leurs délégué-e-s. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. Celles qui reçoivent le plus de voix sont retenues. Les adhérent-e-s de la circonscription électorale concernée se prononcent alors individuellement, directement, à bulletin secret, sur le projet de candidatures. Il est définitivement adopté s’il recueille une majorité des suffrages exprimés.Au bout de ce processus, seules les candidatures ainsi désignées sont celles qui peuvent se prévaloir de l’investiture du Parti. En cas de maintien d’un-e autre candidat-e, les instances du Parti concernées peuvent suspendre les droits de cet adhérent, de cette adhérente

Candidats Communistes, en Haute Saône aussi….Vive le PCF

Candidats Communistes, en Haute Saône aussi....Vive le PCF dans Communisme-Histoire- Théorie logopcfstqCourrier à l’attention de Isabelle De Alméda

Le comité départemental du PCF 70 s’est réuni le vendredi 4 novembre 2011.

19 présents 5 excusés.

Après avoir débattu du contexte politique national et international, de l’enjeu de l’élection présidentielle, il a réaffirmé à l’unanimité sa volonté de présenter des candidats communistes dans les deux circonscriptions de la Haute-Saône pour l’élection législative de juin 2012.

Il décide de fixer une assemblée générale en janvier 2012 dans chaque circonscription qui lancera le processus de consultation des adhérents sur les candidatures.

Une commission électorale composée de représentants des sections concernées sera mise en place dans chaque circonscription pour valider le bulletin de vote et les modalités que recevront chaque adhérent et adhérente – la parité sera respectée.

La direction nationale sera informée du déroulement de cette consultation, ainsi que des dates concernant le dépôt des candidatures.

Fait à Vesoul le 4 novembre 2011.

INFORMATION AUX COMMUNISTES : « La vie du Parti » journal de la section de st quentin du PCF 02- Consultation des communistes pour les législatives 2011

EN FORMAT PDF POUR LIRE PLUS FACILEMENT, un petit clic : vie du parti NOVEMBRE 2011
Aux adhérents : 

Tu trouveras ci dessous le compte rendu de la réunion avec la fédération de l’Aisne du PCF, les bulletins de vote à imprimer si besoin et le journal de la sections avec les modalités du vote.

 

INFORMATION AUX COMMUNISTES

Ce jeudi 24 novembre 2011, une rencontre a eu lieu entre la fédération de l’Aisne et la section de Saint –Quentin de notre Parti, au siège de la section. Cetteréunion, demandée par la fédération de l’Aisne, portait sur les élections législatives dans la 2ème circonscription.

La délégation fédérale était composée de : G. Brunel , E. Tournemolle, B. Roger

La délégation de la section : JL. Tournay, C. Bécourt, M. Prissette, G. Varenne

Deux conceptions se sont opposées pour la désignation des candidatures :

- Pour la Fédération, G. Brunel estime que doit prévaloir l’accord national, difficilement négocié, avec JL. Mélenchon et les partenaires du Front de gauche.

- Pour la section, G. Varenne a rappelé que doivent prévaloir les statuts du PCF, qui sont notre règle commune, et la souveraineté des communistes.

Suivant les tractations nationales, la Fédération a négocié, dans l’Aisne, une répartition des circonscriptions dans le cadre du Front de gauche. La 2ème reviendrait à un candidat titulaire Front de gauche, issu du PCF, et un candidat suppléant Front de gauche, issu de la « Gauche unitaire ».

 

G. Brunel considère que les communistes de la circonscription n’ont le droit de s’exprimer que sur des candidatures rentrant dans ce cadre. Il estime donc que le bulletin de vote, qui doit leur être envoyé, ne peut comporter qu’un seul nom, celui de Guy Fontaine que la fédération a retenu.

 

Pour l’organisation du vote, il veut faire voter des adhérents, qui habiteraient la circonscription, mais qui auraient leur carte à Chauny, Tergnier ou même Soissons. Il propose  que le vote n’ait pas lieu dans les locaux du Parti.

 

Représentants de la section de Saint-Quentin, qui couvre la quasi-totalité de la circonscription, nous avons exprimé notre total désaccord, notre indignation, devant cette conception anti-démocratique.

 

Les communistes doivent pouvoir se prononcer, dans la discussion puis par le vote, sur l’ensemble des candidatures reçues, que le Parti présentera ou soutiendra.  

 

La fédération ne peut pas unilatéralement écarter Corinne Bécourt (titulaire) et Olivier Tournay (suppléant), comme candidatures présentées par le PCF, proposées et retenues à l’unanimité par le collectif de section de Saint Quentin.

 

La fédération, le Front de gauche, ne peuvent pas empêcher l’application des statuts du PCF. L’article 18.3. stipule : « Dans l’instance concernée, le bulletin de vote présentant le projet de candidatures est adopté par les adhérent-e-s ou leurs délégué-e-s. Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures où se retrouve la très grande majorité des adhérent-e-s ou de leurs délégué-e-s. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. Celles qui reçoivent le plus de voix sont retenues. Les adhérent-e-s de la circonscription électorale concernée se prononcent alors individuellement, directement, à bulletin secret, sur le projet de candidatures. Il est définitivement adopté s’il recueille une majorité des suffrages exprimés. »

Dans l’impossibilité de nous contredire, la délégation fédérale s’est levée et a décidé de quitter cette réunion.   

Dans tous les cas de figure, nous prendrons la responsabilité de faire respecter la souveraineté des communistes et les statuts de leur Parti.

Le secrétariat de la section du PCF Saint-Quentin 

Fait à Saint Quentin le 25/11/11

 
 

lieu : SIEGE DU PCF

Consultation des communistes du 5 au 10 décembre 2011

 
 
 
 
Lieu vote ; Siège du PCF

Consultation des communistes du 5 au 10 décembre 2011Consultation des communistes du 5 au 10 décembre 2011

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PAGE-8 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF
La vie du Parti
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Demain un groupe « Front de gauche » parrainé par le PS!

Le groupe « GDR » (comprenant les députés communistes) éclate : le plus tard et pour le plus mauvais motif.

Demain un groupe « Front de gauche » parrainé par le PS!

 

Le 29 novembre 2011, la majorité des députés du groupe de la « Gauche démocrate et républicaine » a décidé d’évincer l’écologiste Yves Cochet de sa présidence. Les trois députés EELV, restant depuis que Martine Billard est passée au PG, ont décidé de quitter le groupe et de siéger chez les non-inscrits.

 

Depuis 2007, comme de nombreux communistes, nous réclamions que les députés élus par le vote communiste reconstituent un groupe communiste et apparentés. Depuis 2008, avec l’abaissement dans le nouveau règlement de l’Assemblée du seuil d’élus pour constituer un groupe à 15, il n’y aurait même plus à chercher de partenaires.

 

La direction du PCF, la plupart des députés, notamment les députés « refondateurs », passés depuis dans une nouvelle formation politique, la « FASE », ont préféré constituer puis maintenir un groupe avec les élus Verts qui étaient candidats soutenus par le PS dès le 1er tour en 2007. Le groupe communiste a disparu. Le groupe GDR n’était pas que technique. Sa déclaration de constitution met, entre autres, en avant l’objectif de « rassembler la gauche ».

 

Ce qui était impossible hier est devenu possible le 29 novembre. Les députés, élus PCF, ont repris en main le groupe, sans les EELV.

Mais le groupe reste GDR sans redevenir « communiste et apparentés », le but affiché est de passer de GDR à « Front de gauche » après 2012.

Mais l’éviction des députés Verts a lieu à la toute fin de la législature.

Mais, plus grave, le règlement de comptes avec les Verts constitue des représailles politiciennes après l’accord PS-EELV.

 

La direction du PCF ne supporte pas que EELV présente un candidat au premier tour, dans le cadre de l’accord avec le PS, dans la circonscription tenue depuis 31 ans par l’ex-PCF François Asensi (voir notre article du 28/11/11 en lien).

 

Les profondes divergences entre les positions communistes normales et celles des Verts, par exemple sur l’Europe, ou sur la guerre en Libye, n’ont jamais dérangé la direction du PCF et les députés élus par les voix communistes. Combien de fois Noël Mamère s’est retrouvé porte-parole du groupe !

 

Mais là, la menace sur la réélection de M. Asensi, qui ne reverse plus depuis belle lurette ses indemnités au PCF, est un casus belli pour les partisans du front de gauche. Enfin, les Verts ont bien le droit de présenter un candidat comme le PCF de présenter un candidat dans leur circonscription. PCF, PS et EELV, ce ne devrait pas représenter la même chose !

 

Nous découvrons en fait l’étendue de l’accord réel avec le PS et EELV. Martine Aubry a garanti qu’il n’y aurait pas de candidat PS ou EELV au premier tour là où les sortants sont Front de gauche et dans quelques autres circonscriptions. Seule la 11ème de Seine-Saint-Denis, celle de M. Asensi fait exception, au grand dam de Pierre Laurent et Marie-George Buffet.

 

Le futur groupe Front de gauche sera constitué de députés soutenus par le PS au 1er tour ! Un satellite du PS comme le futur groupe EELV !

 

Les communistes sont écartés de cette décision grave. Ce n’est pas admissible. Il difficile de la décrypter à la lecture de l’Humanité.

Le Front de gauche se confirme être une force d’appoint du PS, comme le futur groupe Front de gauche sera une force d’appoint de complaisance à une éventuelle majorité social-démocrate.

 

L’éclatement du groupe GDR à l’Assemblée nationale ne représente pas une bonne nouvelle.

Il faut forcer le débat dans le Parti sur les législatives.

Le FdG inclus dans l’accord PS-EELV pour les législatives (suite) : qui a pris la décision au PCF ?

ML pour vivelepcf

Communistes, nous venons d’apprendre, incidemment, que les candidatures du Front de gauche étaient combinées avec celles du PS et d’Europe écologie – les Verts (Voir article ci dessous).

Comme il laisse des circonscriptions à EELV, le PS soutiendra dès le 1er tour les députés sortants et quelques candidats du Front de gauche. Le PS parraine un futur groupe EELV et un futur groupe Front de gauche à ses côtés pour l’aider après 2012.

 

Avec de tels arrangements, quel sens peut avoir encore le vote FdG ? Va-t-on vers un parti unique de la gauche, sous différentes appellations ?

 

L’inclusion du FdG dans accord EELV-PS a été trahie par la volonté du maire EELV de Sevran, Stéphane Gatignon, de se présenter dans la 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis contre le député sortant FdG, ex-PCF, François Asensi. C’est la seule exception dans l’accord à la « règle » octroyée par Martine Aubry en faveur du FdG, à l’insu des communistes et du CN du PCF..

Pour soutenir Asensi, la direction du PCF, par les voix de Roland Muzeau, Marie-George Buffet et Pierre Laurent, a été obligée de la dévoiler.

 

La situation particulière de la 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis ne manque pas de sel. Asensi et Gatignon ont été complices pendant des années au sein de l’aile droitière « refondatrice » du PCF. Ce sont deux transfuges du PCF, Asensi est passé maintenant à la FASE (il ne reverse pas ses indemnités au PCF bien sûr).

 

Asensi, député depuis 31 ans (rien que ça !), accuse maintenant son ancien bras droit de « trahison » : « Stéphane Gatignon, c’était mon assistant parlementaire. Je l’ai mis à la mairie de Sevran, je l’ai aidé, je l’ai nourri » a-t-il déclaré à France bleu Ile-de-France. On appréciera la pratique de « nouvelle façon de faire de la politique » que n’ont cessé de prôner ces deux soi-disant « novateurs » dans le PCF.

 

Mais il y a mieux encore. Asensi a été élu par le vote communiste en 2007. Il fait partie de ceux qui ont fait blocage à la reconstitution d’un groupe communiste, ce qui a entraîné la constitution du groupe de la « Gauche démocrate et républicaine » avec … les députés EELV. Yves Cochet, député EELV de Paris, anticommuniste déclaré, en est maintenant le président.

 

La disparition évitable du groupe communiste n’avait pas ému MG. Buffet et Pierre Laurent. Les députés EELV ont pu prendre sans problème toute leur place et bien plus que leur place dans le groupe GDR. Mais là, pour défendre Asensi, les dirigeants du PCF annoncent qu’ils vont taper du poing sur la table à la réunion de groupe.

 

MG. Buffet, qui n’aura pas de candidat PS dans sa circonscription, ne décolère pas devant « l’attitude désespérante du PS et des Verts » (le Parisien, édition du 93, 25 novembre 2011), mettant en balance le risque que le PS ne gagne pas la circonscription de Bondy-Aulnay s’il y a division à Tremblay-Sevran.

A Bondy-Aulnay, n’y aura-t-il donc pas de candidat FdG ? Ou s’il y en a un, ce sera un candidat de complaisance. Merci pour les militants !

 

Quel spectacle lamentable ! Le Front de gauche, initié par la direction du PCF, apparaît une fois de plus pour ce qu’il est : un appendice du PS chargé de ratisser à gauche, un ensemble politicien détruisant le PCF.

 

Dans l’accord PS-EELV, au moins, il y a une base politique, certes très contestée. Dans l’accord PS-FdG, il n’y en a même pas. Au FdG, on ne marchande pas le plat de lentilles, on l’accepte.

 

 

Militants communistes, on va nous demander de faire la campagne, dans des conditions localement diverses. Refusons d’être instrumentalisés en force d’appoint de la social-démocratie, continuons à demander des candidatures PCF sur des positions de rupture, faisons vivre nos organisations du PCF en lien avec les luttes.

Législatives 2012 : accord EELV/PS – La direction du PCF partie prenante !

Les « écologistes » et le PS ont montré le spectacle lamentable de leur négociation politicienne pour les législatives de 2012. Les quelques questions de principe du parti de la candidate Eva Joly, elle-même tentée un temps par le Modem, s’évaporent devant les ambitions électorales de ses ami(e)s. Pas de quoi être surpris.

Communistes, nous devrions pouvoir nous en moquer gentiment tout en mettant en avant des propositions de rupture fort éloignées de ces forces politiques de l’alternance.

Mais nous découvrons, au passage d’un entrefilet de l’Huma du 23 novembre 2011 (page 6) et d’un communiqué de la direction (internet), que notre Parti est partie prenante de l’accord EELV/PS.

Déjà, il serait difficile pour la direction du PCF de donner des leçons vu les marchandages politiciens interminables et inachevés du Front de gauche pour la répartition des circonscriptions avec les « partenaires ».

Voilà que nous apprenons que le PS et EELV se sont engagés à ne pas présenter de candidats contre les sortants « communistes » et sont prêts à laisser quelques « bonnes » circonscriptions au Front de gauche.

« Communistes » entre guillemets car l’Huma se plaint d’une candidature EELV potentielle contre François Asensi, député sortant depuis 30 ans de Seine-Saint-Denis, passé à la FASE, groupuscule qui affirme que le PCF n’a plus de raison d’être.

Ah bon ! Donc en fait il y a un accord de toute la « gauche » pour l’alternance et une nouvelle « gauche plurielle » après 2012, avec répartition des places.

Roland Muzeau chef de file des députés d’origine PCF dans le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, présidé par l’anticommuniste Yves Cochet, s’insurge dans le communiqué: Martine Aubry avait promis qu’il n’y aurait pas de candidat PS ou EELV contre les sortants Front de gauche. Ces méchants Verts ne tiennent pas leur engagement !!

Donc en fait tout est réglé ! Chacun joue sa partition. Mélenchon hurle dans le vide pour mieux racoler vers le PS. La direction du PCF a déjà négocié avec le PS ses sièges et ses places. On comprend pourquoi elle invite Mélenchon à calmer ses attaques (stériles répétons-le) contre Hollande.

C’est inacceptable. Les communistes ne sont même pas informés de ces tractations. Elles révèlent la raison d’être du Front de gauche : rabattre pour le PS de toutes les façons.

C’est dramatique. La nécessité d’aujourd’hui est d’élever la riposte, à partir des luttes et du rapport de force anticapitaliste face à la politique de super-austérité qu’elle vienne, de la droite ou de la « gauche », sous l’égide de l’UE.

ELECTIONS 2012/PCF: notre position

Dimanche 27 novembre 2011727/11/Nov/201111:29

PCF Paris 15

Nous sommes, logiquement, de plus en plus souvent interpelés dans nos actions militantes sur les votes de 2012.

 

Nous y répondons d’abord par le caractère déterminant des luttes avant et après 2012: contre les plans d’austérité, contre la politique patronale, contre la super-austérité quelle que soit la majorité élue en 2012. Sarkozy et Hollande faisaient campagne ensemble pour la constitution européenne en 2005. De grave contre-réformes structurelles se préparent pour après 2012, au nom de la « crise », notamment le démantèlement du financement de la sécurité sociale, la suite des privatisations (Poste, SNCF…), la mise sous tutelle européenne du pays au moyen de l’euro etc.

 

La nécessité de battre la droite et de déjouer l’opération Le Pen pour détourner la colère populaire, ne saurait nous écarter de notre priorité politique: élever la riposte des travailleurs, sans laisser d’illusion sur une nouvelle alternance.

 

La campagne de M. Mélenchon ne nous permets de faire monter une perspective de rupture. Beaucoup de nos interlocuteurs ont d’ailleurs bien du mal à comprendre comment il peut être le candidat de la direction du PCF. Et l’effacement du PCF dans un nouvel ensemble dénommé « Front de gauche » est très dangereux pour l’avenir.

 

Dans ces conditions, il n’est pas question pour nous de dissuader qui que ce soit de voter Mélenchon. Mais si on nous le demande, nous expliquons pourquoi il n’est pas notre candidat et où est notre priorité politique: la lutte des classes contre le capitalisme et, pour cela, le renforcement du PCF. Les textes ci-dessous traduisent notre positionnement actuel sur les deux échéances électorales.

 

LEGISLATIVES 2012/15ème:

Législatives 2012 dans le 15ème : notre parti, c’est le PCF et non le « Front de gauche »

PRESIDENTIELLES 2012:

 

 

Pourquoi JL. Mélenchon n’est pas notre candidat.

 

Communistes, nous avons pris acte de la ratification en juin de la décision de la direction du PCF de se ranger derrière le social-démocrate Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Chacun d’entre nous à son niveau de responsabilité respecte le choix des communistes de son organisation et s’investit dans les luttes politiques de 2011 et 2012. Nous faisons remarquer cependant que le programme soi-disant « partagé » a été élaboré, après coup, strictement sans les communistes et que le congrès ordinaire du PCF a été annulé.

Nous sommes d’autant plus autorisés à réaffirmer publiquement, au-delà du vote, que Jean-Luc Mélenchon n’est pas notre candidat.

La crise du capitalisme met encore davantage en évidence la nécessité du projet de société révolutionnaire que porte le mouvement communiste. La contestation de la politique de casse sociale à l’œuvre, en voie d’aggravation au nom de la « dette publique », ne cesse de grandir. Nous y avons contribué pendant le mouvement puissant contre la casse des retraites qui s’est déjà trouvé enfermé dans la perspective électorale d’alternance.

Le choix de JL. Mélenchon, socialiste, maastrichien, ne correspond pas au rôle politique que devrait jouer notre parti. En termes d’alliances, son Pg ne représente rien dans le pays.

Sa stratégie est étroitement électoraliste. Avec Mélenchon, le choix est fait de se préparer à une nouvelle « gauche plurielle » alors que battre la politique au service du capital nécessite de mettre à mal le consensus des forces de l’alternance UMP/PS. Avec Mélenchon, le choix est fait de s’inscrire dans l’intégration européenne et dans la continuité de l’euro, armes de destruction du capital contre les acquis sociaux et démocratiques nationaux, les résistances des peuples. Avec Mélenchon, le processus d’effacement du PCF, de ses positions historiques, de sa forme d’organisation, s’aggrave dans le « Front de gauche ».

Dans cette période, nous ferons tout notre possible pour faire vivre et renforcer le PCF selon sa raison d’être dans la lutte des classes. Nous ressentons la nécessité de faire grandir des propositions de rupture fondamentales, hors de la démagogie et de la surenchère électorales des uns et des autres, entre autres la sortie de la France de l’OTAN, un programme de nationalisations démocratiques, la rupture avec l’UE du capital et la sortie de l’euro. Dans nos entreprises, nos quartiers et nos campagnes, nous ne faillirons pas à notre engagement.

Législatives 2012 : accord EELV/PS – La direction du PCF partie prenante !

Les « écologistes » et le PS ont montré le spectacle lamentable de leur négociation politicienne pour les législatives de 2012. Les quelques questions de principe du parti de la candidate Eva Joly, elle-même tentée un temps par le Modem, s’évaporent devant les ambitions électorales de ses ami(e)s. Pas de quoi être surpris.

Communistes, nous devrions pouvoir nous en moquer gentiment tout en mettant en avant des propositions de rupture fort éloignées de ces forces politiques de l’alternance.

Mais nous découvrons, au passage d’un entrefilet de l’Huma du 23 novembre 2011 (page 6) et d’un communiqué de la direction (internet), que notre Parti est partie prenante de l’accord EELV/PS.

Déjà, il serait difficile pour la direction du PCF de donner des leçons vu les marchandages politiciens interminables et inachevés du Front de gauche pour la répartition des circonscriptions avec les « partenaires ».

Voilà que nous apprenons que le PS et EELV se sont engagés à ne pas présenter de candidats contre les sortants « communistes » et sont prêts à laisser quelques « bonnes » circonscriptions au Front de gauche.

« Communistes » entre guillemets car l’Huma se plaint d’une candidature EELV potentielle contre François Asensi, député sortant depuis 30 ans de Seine-Saint-Denis, passé à la FASE, groupuscule qui affirme que le PCF n’a plus de raison d’être.

Ah bon ! Donc en fait il y a un accord de toute la « gauche » pour l’alternance et une nouvelle « gauche plurielle » après 2012, avec répartition des places.

Roland Muzeau chef de file des députés d’origine PCF dans le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, présidé par l’anticommuniste Yves Cochet, s’insurge dans le communiqué: Martine Aubry avait promis qu’il n’y aurait pas de candidat PS ou EELV contre les sortants Front de gauche. Ces méchants Verts ne tiennent pas leur engagement !!

Donc en fait tout est réglé ! Chacun joue sa partition. Mélenchon hurle dans le vide pour mieux racoler vers le PS. La direction du PCF a déjà négocié avec le PS ses sièges et ses places. On comprend pourquoi elle invite Mélenchon à calmer ses attaques (stériles répétons-le) contre Hollande.

C’est inacceptable. Les communistes ne sont même pas informés de ces tractations. Elles révèlent la raison d’être du Front de gauche : rabattre pour le PS de toutes les façons.

C’est dramatique. La nécessité d’aujourd’hui est d’élever la riposte, à partir des luttes et du rapport de force anticapitaliste face à la politique de super-austérité qu’elle vienne, de la droite ou de la « gauche », sous l’égide de l’UE.

1 Commentaire

MELANCHON « faire aussi bien que F. MITTERRAND ! »

Reçu de notre camarade Noel C. d’ Annecy 

FR3, dimanche 20 novembre 2011, journal de 13h 

En fin de journal, une séquence est projetée où Mélanchon, jeune, porte la barbe ; le journaliste lui demande s’il faut un Mitterrand aujourd’hui  :

            « François Mitterrand, il a apporté la preuve notamment pendant les évènements de novembre et décembre dernier qu’il a cette capacité d’écoute, d’attention à ce qui est nouveau dans la société française ; pas besoin d’un walkman sur la tête ; il y a une confiance, une sympathie à l’égard de F.Mitterrand ; très forte, très profonde, ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle « tonton » ».

 J’avais à la main, dans cette séquence, le cartable d’ouvrier de mon beau-père. Quand j’étais sénateur, ce cartable m’accompagnait partout, parce que c’était une trousse à outils et je voulais montrer mon lien avec cette classe ouvrière, qui a fait ma vie ».

            Le journaliste renouvelle sa question :

            - Est-ce qu’il manque un François Mitterrand à gauche aujourd’hui ?

            - IL FAUT SUIVRE SON CONSEIL. IL FAUT FAIRE AUTRE CHOSE AUTREMENT, DISAIT-IL ; NOUS VOICI A PIED D’ŒUVRE. 

            Le journaliste :- François Hollande n’est pas François Mitterrand ?

            Mélanchon :- F.Mitterrand, l’essentiel de son œuvre a été le Programme Commun, les 110 propositions, notamment la proposition n°38 qui préconise un référendum sur le nucléaire. Ca n’a pas été fait ; c’est le moment de le faire. Il a uni la gauche : les commu- nistes, les socialistes, les écologistes, c’est ce que l’on fait au Front de Gauche, non ? Bienvenue au Front de Gauche ! TACHONS DE FAIRE AUSSI BIEN QUE FRANCOIS MITTERRAND ET MÊME MIEUX !!!! 

                                                                                                                                              

Commentaires : Il faut un sacré toupet pour présenter Mitterrand comme le créateur du Programme Commun ; l’essentiel a été construit par le PCF. (Dans la stratégie continue de l’union, l’union, l’union, les élections au détriment de l’action). Quant aux 110 propositions, il n’en a tenu aucune. Il devait supprimer les agences d’intérim ; elles ont cru à tous les coins de rue ! C’est depuis son avènement, que l’on a du « Cac 40 » à toute heure !

            Faire aussi bien que Mitterrand ? Démolir la sidérurgie, la métallurgie lourde (Le Creusot), la construction navale (La Ciotat) privatiser les PTT, Air France, la Snecma (avec l’accord de R.Hue, MG Buffet, JC Gayssot) etc, etc…Ca promet.

MITTERRAND avait pour projet de PRENDRE 3 MILLIONS DE VOIX AU PCF : lors de la réunion de l’Internationale Socialiste qui a suivi la signature du Programme Commun, on lui a reproché cette signature. Il a indiqué : « sur 5 millions de voix communistes, 3 millions peuvent voter socialiste ».

MELANCHON veut passer la deuxième couche ! Il reste encore un petit million de voix PCF.

Pourquoi Corinne Bécourt et Olivier Tournay sont proposés comme candidats du PCF aux élections législatives des 10 et 17 juin 2011 pour la 2ème circonscription de l’Aisne.

Courrier envoyé aux camarades 

Pourquoi Corinne Bécourt et Olivier Tournay sont proposés comme candidats du PCF aux élections législatives des 10 et 17 juin 2011 pour la 2ème circonscription de l’Aisne.

Saint-Quentin, le 16 novembre 2011,

Chers camarades,

Les Saint-Quentinois, comme l’ensemble des travailleurs de France, vont avoir besoin des communistes, avant comme après les élections de 2012.

C’est, en résumé, cette réflexion qui a conduit le comité de section du PCF Saint-Quentin à proposer, pour les élections législatives, dans la deuxième circonscription, nos candidatures, celle d’Olivier Tournay comme candidat suppléant et celle de moi-même, Corinne Bécourt, comme candidate titulaire. Le choix du Comité de section tient compte des dernières assemblées et du fait que notre section couvre la quasi-totalité du territoire de la circonscription.

Vous nous connaissez. J’ai 48 ans, je suis animatrice sociale à la Ville, membre du bureau de section et également membre du Conseil national du PCF.

Olivier a 33 ans. Il est enseignant dans un établissement spécialisé, membre du bureau de section et conseiller municipal communiste à Saint-Quentin.

Les plans d’austérité se suivent. L’aggravation de la politique antisociale, menée depuis des années, est présentée comme la seule issue. Tout est fait pour nous préparer à de nouveaux sacrifices, quels que soient le président et sa majorité élus en 2012. Le consensus droite/ « gauche » est très large sur l’UE, l’euro, les « déficits » publics (dus à leurs cadeaux au patronat)… L’extrême-droite de Mme Le Pen est mise en avant pour canaliser la colère vers la plus dangereuse des impasses.

Il faut absolument faire grandir une autre perspective, celle de la riposte populaire qui part des luttes. Pour notre comité de section, c’est la priorité, c’est le rôle du Parti communiste.

Ces dernières années, avec les camarades de la section, nous avons été aux avant-postes pour les organiser.

Le mouvement pour défendre les retraites, il y a juste un an, a montré l’ampleur de l’opposition à cette politique. Nous avons contribué à mettre en action ensemble, sur des revendications politiques alternatives, aussi bien des salariés de l’industrie, des cheminots, des fonctionnaires, des lycéens, dans les manifs, au cours de plusieurs meetings. La question des retraites, du financement de la protection sociale, des services publics… devrait être au centre de la campagne.

Le rapport de force de 2010 existe toujours. Il faut l’animer.

Le mouvement contre les fermetures de classes et d’écoles à la rentrée a permis de faire reculer le rectorat, de mettre la droite locale devant ses contradictions. La section du PCF y a joué un rôle décisif, partant de l’intérêt des parents et des enseignants. La question de l’éducation et de la préparation de la rentrée 2012 (plus ou moins de suppressions de poste) sera aussi au cœur de la campagne.

La politique du pouvoir, ce ne sont pas que des chiffres, ce sont des réalités. Elles sont très dures. Je les vois au quotidien au centre social, malgré la pudeur des familles. Le chômage, la suppression d’une aide et c’est le risque, par exemple, de l’expulsion. Voilà qui doit être aussi au cœur de nos luttes. Il y a trois semaines, nous intervenions pour empêcher des expulsions. Nous avons réussi à créer un réseau de solidarité entre voisins, à avancer en même temps nos propositions pour le logement.

Olivier est élu dans une municipalité maintenant dirigée par le ministre des affaires sociales, Xavier Bertrand. Cela le place directement en affrontement avec toute la politique du gouvernement. La presse locale ne peut passer sous silence ses nombreuses interventions qui ont le don d’agacer la « personnalité » nationale.

C’est l’ensemble de ces luttes, dans une perspective d’alternative nationale, que nous voulons porter avec nos candidatures aux législatives 2012.

C’est déjà dans cet esprit que nous avons mené campagne aux cantonales 2011 avec Olivier et Aurélie Plé dans le canton de Saint-Quentin-centre, Maria Le Meur et Baptiste Tutin à Saint-Quentin-Nord.

C’est connu, notre section a désapprouvé l’alignement du Parti à la candidature « Front de gauche » de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles. L’effacement du PCF, de ses positions historiques, par exemple contre l’UE du capital, est bien une réalité aujourd’hui.

La campagne des législatives doit être l’occasion de faire vivre notre Parti, sur une base de lutte, loin des marchandages politiciens, des projets de recomposition politique, de tout alignement sur une nouvelle gauche plurielle.

C’est aussi le sens de nos candidatures. Que le Parti communiste français soit présent, visible, comme tel, conforme à sa raison d’être de défendre les travailleurs et le peuple contre le capitalisme.

Nous vous invitons, camarades, à nous communiquer tes réflexions avant le vote, statutaire, qui sera organisé.

D’ici là, nous t’adressons nos salutations les plus fraternelles,

Corinne Bécourt & Olivier Tournay, mandatés par le Comité de section.

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