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Jusqu’où avec Tsipras ? Jusqu’à appeler à voter, comme lui, pour Jean-Claude Juncker ?

Le Parti de la gauche européenne (PGE) a fait du leader grec de Syriza, Alexis Tsipras son héraut pour les élections européennes. Il a porté sa candidature à la présidence de la Commission européenne.

Communistes français, nous faisons partie de ceux qui ont dénoncé ce choix qui légitime l’institution la plus antidémocratique de l’Union européenne et qui valide la logique d’intégration dans l’UE du capital. Nous avons donné tous les éléments sur les orientations réelles de Tsipras et de Syriza, parti qui sert à recycler la social-démocratie grecque, dont les références sont, entre autres, Roosevelt et le Plan Marshall… (voir notre article en lien).

Tsipras a joué un temps une partition de « gauche radicale ». Il est encore présenté comme « radical » par une partie de la presse de droite. Il l’a été en France avec insistance, pendant la campagne électorale, par le Front de gauche, par Mélenchon, par Pierre Laurent. Mais derrière le gauchiste, le social-démocrate s’est déjà largement réveillé en donnant des gages à Obama par exemple, ou en faisant de la défense de l’euro en Grèce sa priorité.

Mais Tsipras est largement passé à l’étape suivante : celle du leader d’un parti d’alternance, aspirant à la gestion loyale des affaires du capital en Grèce.

Voilà donc que Tsipras, dans une déclaration du 3 juin, appelle les députés européens à soutenir la candidature à la présidence de la Commission européenne du politicien luxembourgeois de droite, Jean-Claude Juncker. Il pousse sa logique d’adhésion à l’intégration européenne jusqu’au bout. Il justifie sa défense de Juncker au nom du respect du vote européen et des prérogatives nouvelles du Parlement européen, qu’il invite à parler d’une seule voix.

Extraits du communiqué de Tsipras: « «Pendant la campagne, j’étais candidat pour la gauche européenne. Je me tenais vigoureusement en désaccord avec les orientations politiques du Parti populaire européen et de son candidat, M. Jean-Claude Juncker. Ces désaccords persistent. » «Néanmoins, le Parti populaire européen a remporté l’élection. Par conséquent, il revient à M. Jean-Claude Juncker d’être le premier à tenter de rassembler la majorité requise, en négociant avec les autres groupes politiques ». « C’est une obligation morale du Conseil européen de porter la candidature qui est arrivée en tête aux élections ».

La plupart des partis du PGE, confrontés à d’autres situations nationales, sont pris à contrepied. La présidente sortante du groupe GUE-NGL, l’Allemande de Die Linke, Gabi Zimmer, se range derrière la position de Tsipras. Mais la direction de Die Linke ne la suit pas et annonce, comme Mélenchon, qu’elle n’appelle pas à voter pour Juncker mais … pour Tsipras lui-même !

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C’est le crétinisme parlementaire à la puissance européenne !

La stratégie du Front de gauche a réduit la représentation du PCF à un seul député européen (nous en avions 20 entre 1979 et 1984).

Notre parti ne peut pas continuer à suivre les Mélenchon ou les Tsipras dans la course, même par étape, à la validation de l’intégration dans l’UE. Il ne peut pas continuer à renier les positions historiques de notre parti, de combat contre l’Europe supranationale du capital, sur une base de classe, donnant au rejet de classe de l’Union européenne par les travailleurs une perspective de rupture progressiste.

Vivelepcf, 8 juin 2014

Saint-Quentin: le PCF dévoile son programme très social (article Aisne Nouvelle, 10/02/2014)

PUBLIÉ LE 10/02/2014

Par AURÉLIEN WÄLTI

Quelques jours après le PS, les communistes ont présenté leur programme. La gratuité de certains services est au cœur du projet. Pour le financer, ils pourraient supprimer la plage de l’Hôtel-de-Ville.

A 36 ans, le professeur des écoles veut remettre le service public au cœur de la vie saint-quentinoise.PhotoGaël HÉRISSÉ

Une poignée de chips arrosée d’un communard (kir au vin rouge), L’Internationale entonnée le poing levé et un parlé populaire à toutes les tables. Devant près de 140 «camarades» conviés à la traditionnelle «soirée couscous» du Parti communiste saint-quentinois à la salle Paringault, samedi soir, la tête de liste PCF Olivier Tournay a présenté les grandes lignes de son programme pour les élections municipales et communautaires de mars prochain, quelques jours après Michel Garand (tête de liste PS et alliés). Aucune augmentation des impôts n’est prévue.

1 Suppression de la plage de l’Hôtel-de-Ville L’annonce n’a pas été faite lors de la soirée de samedi soir mais, afin de faire des économies, Olivier Tournay pourrait supprimer la plage de l’Hôtel-de-Ville «qui coûte un fric fou» et favoriser celle située aux abords du parc d’Isle. Pour financer ses projets, il réduira également les dépenses de communication, les subventions accordées à Matélé qui «pourrait redevenir une webtélé»et arrêtera totalement la politique instaurée par la majorité actuelle concernant la vidéosurveillance.

2 «L’eau vitale» gratuite Le PCF souhaite rendre gratuit pour tous ce qu’il appelle «l’eau vitale», c’est-à-dire «les quinze premiers mètres cubes consommés par an et par personne.» Pour cela et afin de contrecarrer «l’augmentation de 71% en dix ans du prix de l’eau», il compte mettre en place une tarification progressive suivant trois échelons: «l’eau vitale» gratuite (moins de 15 m3 par an et par personne),«l’eau utile» (de 15 à 50 m3 par an et par personne) et«l’eau de confort» (plus de 50 m3 par an et par personne).«La fin du contrat avec Véolia arrivant à son terme dans un peu plus d’un an, l’eau reviendrait en régie publique, détaille Olivier Tournay. Ce qui permettrait de faire 25% d’économie», entre autres.

3 La mort municipalisée Afin de prendre en charge le coût des démarches funéraires pour ceux qui ne le peuvent pas, le PCF souhaite créer un service public des obsèques.

4 Refonte du réseau de bus La grille tarifaire et les dessertes du réseau de bus Pastel, «mal agencé», seront totalement refondues. Après «renégociation avec la Caisse des dépôts», «une tarification sociale à accès restreint» sera mise en place avec notamment, la gratuité des transports pour les enfants et les étudiants. «Une structure en étoile avec beaucoup d’arrêts à la basilique» redessinera le réseau actuel afin de desservir certaines zones qui ne le sont pas actuellement.

5 Un Parking gratuit pour l’hôpital «Il n’y aura plus à payer un parking pour se faire soigner et aller visiter sa famille.» Pour ce faire, le PCF a plusieurs pistes: renégocier avec le gestionnaire du parking Q-Park, requalifier les trottoirs à proximité pour en faire des places non payantes ou créer un parking gratuit dans le champ tout proche. Le conseiller municipal souhaite également «mettre fin au parking aérien payant en centre-ville et installer des zones bleues» sur la place pour redynamiser le cœur de ville.

6 Construction de logements sociaux Pour consolider son ambition sociale, le PCF imposera «une baisse immédiate des loyers» pour les logements sociaux aux mains d’Habitat saint-quentinois, «la construction de nouveaux logements» et «la fin de la vente du patrimoine public» qui a été engagée.

7 Deux salles pour la musique et les sports Promise par la majorité municipale depuis longtemps mais sans jamais l’avoir concrétisée, la salle des musiques actuelles a intégré le programme communiste: «Nous, nous la ferons!». Une Maison des sports en accès libre sera créée dans les bâtiments inutilisés de Plein-Air.

8 Plus de crèches Une nouvelle crèche sera construite à Saint-Quentin. La dotation aux élèves sera augmentée et atteindra les 60 euros.

 

 

Mélenchon, ennemi du PS ? Son meilleur ennemi ! Et le plus mauvais ami du PCF !

EDT, vivelepcf, 20 août 2013

en 2010On aimerait se passer de commenter les jeux de politique politicienne. Mais malheureusement ils ont une influence sur le mouvement réel et aussi sur notre Parti.

Pour sa rentrée, Mélenchon n’a pas fait dans l’originalité. Dans son interview au Journal du dimanche du 18 août, il teste une nouvelle série de formules pour mieux invectiver Hollande et ses ministres. Ses anciens camarades du PS ont réagi au quart de tour en condamnant ses propos et en demandant même au PCF de les désavouer. Pour le porte-parole du PS, David Assouline, « Mélenchon n’a d’ennemis qu’à gauche et cela commence à plus que se voir ». PS et Mélenchon, des amis de 30 ans, ennemis aujourd’hui ? Pas si sûr.

Mélenchon, ennemi du PS ? Son meilleur ennemi ! Et le plus mauvais ami du PCF ! dans 36éme Congrès du PCF 130820_JLM_FH-300x199

En 2009

On commence à connaître la musique. Avant les présidentielles de 2012, Mélenchon se répand en mauvais mots sur Hollande. Mais le soir du 1er tour, il appelle à voter pour lui comme si c’était lui-même. Remis de sa défaite aux législatives, il conspue à nouveau copieusement le président. Mais, avant son show du 5 mai à la Bastille, il lui propose de constituer un nouveau gouvernement avec comme premier ministre, lui-même ou bien Arnaud Montebourg.

Notons au passage, qu’en matière d’alliances, Mélenchon est très ouvert. En 2010, il tendait la main à Cohn-Bendit. En 2013, il a plus de succès avec Eva Joly, ancienne supportrice du Modem, et grande défenseuse de l’UE. Alors pourquoi pas Montebourg, qu’il se garde bien de critiquer dans sa revue des ministres dans le JDD.

Avant les municipales, Mélenchon et ses disciples locaux éructent contre le PS (voire le PCF). Mais on peut parier que c’est pour mieux négocier les fusions de liste avant le second tour…

Finalement, on comprend pourquoi les dirigeants du PS mettent en avant avec insistance leur ancien camarade au Sénat, comme opposant à leur politique.

Avec ses aboiements, Mélenchon se révèle un excellent rabatteur, apte à canaliser des électeurs de gauche, des syndicalistes, qui pourtant condamnent la politique antisociale du gouvernement.

Sur le fond, Mélenchon prend garde à n’avancer aucune proposition de rupture, susceptible d’alimenter des mobilisations, surtout pas sur l’UE. De façon significative, dans le JDD, il se contente sa fumeuse « planification écologique » comme alternative.

Comme perspective politique, il renvoie tout à un changement institutionnel illusoire, passant soit par son élection à la présidentielle de 2017 soit par son entrée au gouvernement. Une telle menace de « révolution citoyenne » ne fait trembler ni les fenêtres de l’Elysées, ni celles de la Bourse.

L’interview du JDD montre aussi, de façon préoccupante, la même inspiration mitterrandienne chez Mélenchon et les dirigeants du PS dans l’instrumentalisation du Front national. Ils ont engagé une dispute lamentable entre eux : qui de toi ou de moi fait plus le jeu du FN ?

Mélenchon attaque violemment Valls. Ce carriériste emboîte clairement et dangereusement le pas à la droite sur les thèmes de l’immigration et de la sécurité. On sait combien cette politique banalise les positions du FN sur ces sujets.

En retour, des dirigeants du PS reprochent à Mélenchon « de faire le lit du FN ». Quand ce dernier accuse Valls de « chasser sur les terres du FN », il est en effet bien mal placé après sa désastreuse croisade législative dans le Pas-de-Calais.

Ses outrances verbales, ses accusations et injures publiques contre le « tout pourri » déplacent le débat politique sur un autre terrain de prédilection du FN. Dans le même temps, son absence de position de rupture réelle et d’organisation de lutte, ses propres pratiques politiciennes, laissent le FN, en pleine stratégie de démagogie sociale, détourner la colère populaire et mystifier une partie de l’opinion (par exemple sur l’UE).

Le calcul de Mélenchon ne cesse de se confirmer. Il ne cherche pas d’abord à combattre le FN mais à se servir de son opposition (verbale) à lui comme faire-valoir à gauche. Marine Le Pen se délecte. Elle aussi a trouvé son meilleur ennemi.

A court terme, ces jeux dangereux avec le FN servent le PS et le gouvernement. L’utilité du FN comme repoussoir n’est plus à démontrer. Plus il y aura de listes FN au second tour, plus la « gauche » peut espérer garder ou gagner de municipalités. Les dirigeants du PS appellent déjà de façon redoublée à l’union de la gauche contre l’extrême-droite montante. Sur un autre plan, Hollande, dans son interview lénifiante du 14 juillet, s’est inquiété de « l’extrême gravité de la montée du FN » mais pour s’en servir immédiatement pour justifier sa politique d’intégration européenne et de défense de l’euro.

Alors Mélenchon ennemi du PS ? Disons son meilleur ennemi ! Mais avec le PCF, il se conduit plutôt en très mauvais ami.

Dans la préparation des municipales, Mélenchon et ses disciples soufflent le chaud et le froid. Ils font tourner les élus PCF en bourriques en remettant en cause tous les arrangements conclus avec le PS. Rien ne retient ces transfuges de la social-démocratie dans la surenchère gauchiste, dans les prétentions ahurissantes en termes de places, parfois dans l’anticommunisme direct.

Nationalement, les outrances de leader du PG font ressortir les options bien modérées des directions du PCF, sa satellisation au PS. Un comble de la part de ces ex-socialistes… Mélenchon ne se garde jamais de les souligner, n’épargnant que Pierre Laurent et Marie-George Buffet. Le 24 juillet, André Chassaigne, chef de file des 7 députés PCF restants, a jugé nécessaire de se démarquer sur RFI : « on n’a pas de posture a priori contre le gouvernement ».  Sur une question cruciale, en décalage avec le rejet de classe massif de l’UE, apparaît crûment la tiédeur des positions des dirigeants du PCF « soucieux de sauver l’euro en le transformant ». Sur des positions tout aussi pro-européennes, Mélenchon masque bien mieux son jeu.

Le résultat en termes d’élus municipaux est totalement imprévisible. Mais l’organisation PCF perd encore en image et en crédit politique dans la lutte des classes.

La direction ne peut en vouloir qu’à elle-même. C’est elle qui a fait le choix, après l’échec des collectifs antilibéraux de 2006, d’introniser Mélenchon à la tête d’un Front de gauche destiné à poursuivre le même processus de dilution réformiste du Parti et de ses positions. Mais maintenant, Mélenchon est le dépositaire national du Front de gauche, qu’on le veuille ou non. Il n’a pas de comptes à rendre à ses alliés. En cas de divorce, il garde le principal, le nom, la légitimité mais la direction du PCF (avec ses petits partenaires gauchistes/réformistes comme les refondateurs) se retrouverait encore plus affaiblie qu’en 2007.

Il n’y a qu’une seule façon de se sortir de cette impasse. Elle coïncide avec l’impératif de faire reculer la politique au service du capital qu’elle soit menée par le PS ou la droite, avec celui de couper l’herbe sous le pied à l’extrême-droite.

Tourner la page du Front de gauche, porter à nouveau les positions historiques révolutionnaires du PCF, immédiatement contre l’UE et l’euro, pour des nationalisations, pour la défense du financement de la sécurité sociale, pour le retour aux 37,5 annuités de cotisations…

Malgré la confusion nationale, des organisations du PCF se tiennent à cette ligne et préparent la rentrée sur les positions de lutte qu’attend le mouvement social.

L’Aisne Nouvelle : Le candidat rouge sera Olivier Tournay

SAINT-QUENTIN – Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.

Si en 2008 les partis de Gauche étaient unis, les dissensions actuelles avec le PS ont incité le PCF à présenter sa propre liste avec, à sa tête, Olivier Tournay.
Ouverte à tous, les militants et sympathisants ne semblent pas pour autant envisager d’alliance avec le parti au pouvoir.
Olivier Tournay, 36 ans et père d’une petite fille, a grandi dans un environnement communiste. Fils de militants, à 14 ans il s’engage déjà auprès des jeunesses communistes et, à 17 ans, il est encarté. C’est donc tout naturellement que ses « camarades » l’ont poussé à rentrer au conseil municipal, il y a six ans, « sans plan de carrière ». Et à annoncer sa candidature pour les municipales de 2014.
Si ses convictions politiques sont profondément ancrées, Olivier Tournay ne fait pourtant pas cavalier seul : « Je suis la tête de liste du PCF, je n’en suis pas pour autant la tête pensante. Pour moi, la démocratie, ce n’est pas ça. »
Les thèmes de sa campagne seront abordés directement avec les militants, mais quelques grandes idées surgissent tout de même dans les discours. A commencer par l’économie. « Mon idée première est de ne pas aller chercher l’argent là où il n’y en a pas, mais s’en servir d’une autre façon, en le mettant à disposition du plus grand nombre. »

« Voter ne suffit pas, il faut se battre »

Les pieds sur terre, Olivier Tournay a des préoccupations davantage centrées sur la vie locale. « Je veux faire en sorte que les gens ne partent plus de Saint-Quentin. Les loyers sont chers et deux tiers de la population ne paient pas d’impôt. Le tissu économique est ruiné. » Solution, pour lui, cesser de donner des sommes « scandaleuses » au privé afin d’obtenir « un service public efficace et performant ».
Deuxième point d’honneur, l’éducation. « La municipalité ferme beaucoup d’écoles, déclare notre interlocuteur. Les villes alentour, Gauchy par exemple, ont beaucoup plus de moyens que nous. » Et si la situation de l’emploi « est catastrophique », le candidat martèle : « Si on veut que nos enfants aient un avenir, un travail, c’est tout de suite qu’il faut agir. » Notamment, avec la mise en place de crèches.
Quant au marché du travail, pour lui, « le maire doit faire en sorte que la ville soit en possession des meilleurs atouts pour que les emplois puissent s’installer ». Mais aujourd’hui, bien plus que l’UMP, l’adversaire principal du PCF n’est autre que le Front national : « Bien sûr, je crains que le FN ne remonte et c’est pour cela qu’on se présente. » Pour éviter également que « les déçus UMP et PS ne voient comme seule solution le FN ».
Réaliste face à ses chances d’obtenir les clés de la ville, le candidat PCF, perpétuellement en campagne, – « je le suis depuis que j’ai 14 ans », sourit-il – déclare toutefois ne pas s’arrêter à la municipalité. « C’est sûr que le vote draine du monde, mais si on s’arrête à ça, ça ne sert à rien. Voter ne suffit pas, il faut se battre. »

Une Fête des libertés sous le signe de l’engagement politique
De chants révolutionnaires en grillades, de concerts en débats, la Fête des libertés qui s’est tenu stade Marcel-Bienfait samedi et dimanche a ravi plus d’un spectateur. Une bonne partie de l’électorat du Parti communiste français saint-quentinois s’y est rassemblée. « C’est important pour nous de participer à ces manifestations, confie l’une des spectatrices. Dans le climat tendu actuel, c’est bon de se rassembler autour d’une même bannière. » Et l’annonce de la candidature d’Olivier Tournay aux municipales a participé à la fête, tous l’acclamant sous le sempiternel hymne communiste : L’Internationale. « On ne peut plus rester dans ce système, assène une militante. Battons-nous, que tous remettent en cause la politique du capitalisme. »

Maëla NOBELEN

L’Aisne Nouvelle du 8 juillet 2013

Histoire des communistes à Saint-Quentin, avec la CGT, unis dans les luttes .

Histoire des communistes à Saint-Quentin, avec la CGT, unis dans les luttes  . dans Communisme-Histoire- Théorie 004-300x209Avec la CGT, unis dans les luttes .

La situation politique exige plus que jamais l’existence d’un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.

Vive le PCF, avec, sans ou contre sa direction

Histoire des Communistes à Saint-Quentin-02
Album : Histoire des Communistes à Saint-Quentin-02
Avec la CGT, liés dans les luttes. La situation politique exige plus que jamais l'existence d'un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.
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1975, manifestation du PCF

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Nicolas Maduro élu président du Venezuela au 1er tour, avec 50,66% des voix! Après le défi démocratique, le nouveau défi socialiste.

Vivelepcf, 15 avril 2013

La bourgeoisie vénézuélienne n’a pas réussi à utiliser la mort d’Hugo Chavez pour renverser le cours de la Révolution bolivarienne.

Nicolas Maduro élu président du Venezuela au 1er tour, avec 50,66% des voix! Après le défi démocratique, le nouveau défi socialiste. dans Communisme-Histoire- Théorie 130415_maduroLa candidature de Nicolas Maduro, vice-président de Chavez, issu de son parti, le Parti socialiste unifié (PSUV), a emporté l’élection présidentielle du 14 avril 2013, au 1er tour, avec 50,66% des suffrages exprimés.

Ce résultat offre les conditions de la poursuite au Venezuela de la politique de justice sociale et d’approfondissement de la construction du socialisme entamée depuis l’arrivée de Hugo Chavez au pouvoir en 1999. Cette victoire constitue également un point d’appui fort pour tous les gouvernements et  organisations progressistes d’Amérique latine et du monde entier, en lutte contre l’impérialisme, à la mesure du rayonnement de l’expérience vénézuélienne ces dernières années, conjuguée à celle de Cuba.

Nous transmettons nos félicitations et remerciements chaleureux à nos camarades du Parti communiste du Venezuela, l’un des piliers politiques de la « Révolution bolivarienne ».

A nouveau, le pouvoir socialiste vénézuélien a relevé le défi démocratique. Il l’emporte, de façon incontestable, par les urnes,  malgré le poids des médias bourgeois, les pressions financières des oligarchies intérieures et extérieures. Ce n’est pas encore cette fois que les contempteurs de la « dictature chaviste », de là-bas comme de France (de droite ou de « gauche ») trouveront de quoi étayer leurs accusations diffamatoires.

Le principal candidat des partis bourgeois, Henrique Capriles, obtient 49,07% des voix, en progression de 4% sur les élections de l’an dernier. Ce résultat est potentiellement inquiétant. La bourgeoisie, et l’impérialisme américain avec elle, conservent une position économique prédominante. Au fil des années, ils ont affiné leur stratégie revancharde, renonçant au renversement brutal du régime. Le sabotage économique s’est fait plus insidieux, mais aussi redoutablement plus efficace. Faisant la part des choses, certains politiciens n’hésitent pas à reprendre à leur compte les avancées sociales arrachées avec Chavez. Chavez malade, puis Chavez mort, ils s’évertuent à personnifier sa politique pour mieux la dissocier du processus révolutionnaire qu’il a enclenché et qui doit continuer.

Nicolas Maduro n’est pas banquier mais chauffeur de bus. Il a accompagné toutes les étapes de l’action politique émancipatrice impulsée par Chavez. Avec l’appui populaire, avec le renforcement des partis politiques révolutionnaires, en coopération avec les expériences de résistance et de lutte des autres peuples de la région, nous ne doutons pas qu’il saura prolonger l’œuvre politique de son glorieux prédécesseur : Relever le défi du socialisme.

C’est l’avenir que nous souhaitons au peuple vénézuélien !

Scandale Cahuzac : que les tribunaux jugent les personnes ! Que les luttes mettent en échec leur politique d’injustice sociale !

Vivelecpf, 2 avril 2013

Scandale Cahuzac : que les tribunaux jugent les personnes ! Que les luttes mettent en échec leur politique d’injustice sociale ! dans APPELS 130402_cahuzac-300x200L’ex-ministre Jérôme Cahuzac a avoué publiquement aujourd’hui avoir menti au Président de la République, au Parlement et au peuple. Il cesse désormais de nier qu’il détient un compte à l’étranger. Il fait l’objet d’une mise en examen pour fraude fiscale et risque l’emprisonnement.

Ces faits sont graves, extrêmement choquants. Pendant des années, le président PS de la Commission des finances de l’Assemblée, puis le ministre du budget a donné des leçons d’austérité aux travailleurs, aux jeunes, aux retraités. Et il n’est pas capable lui-même de s’en tenir au respect des lois fiscales, pourtant déjà si scandaleusement favorables aux riches, qu’il a fait voter.

Les conséquences politiques sont lourdes. La colère contre l’injustice sociale risque d’être détournée encore davantage vers les règlements de comptes politiciens, les attaques personnelles, sur fond de « tous pourris ».

L’UMP saisit aussitôt la balle au bond. Elle veut faire oublier l’affaire Woerth,  faire oublier qu’elle tente sans arrêt de faire passer des lois « d’amnistie fiscale » pour les exilés fraudeurs fiscaux (ses députés viennent encore de déposer une proposition de loi le 28 mars dernier dans ce sens !).

Sarkozy, objet lui-même d’une mise en examen étonnante pour « abus de faiblesse » sur son amie politique Mme Bettencourt, rit sous cape. Politiciens, démagogues et bateleurs, font leur beurre et fourbissent leurs coups et leurs insultes.

Que vérité éclate entièrement et que justice soit faite ! C’est tout ce que nous souhaitons dans le cas lamentable de M. Cahuzac, plus grand commis de l’industrie pharmaceutique que de l’Etat !

Mais la plupart de ses collègues, de droite ou de « gauche », s’en tiennent personnellement à la légalité pour mettre en œuvre leur politique de profonde injustice sociale envers le monde du travail.

C’est avant tout dans les luttes que nous la combattrons et la mettrons en échec, non dans les tribunaux, encore moins dans la vindicte publique.

Ne laissons pas les « affaires » détourner notre attention hors de cette seule perspective de changement politique : le renforcement du camp des travailleurs dans la lutte des classes, dès les semaines prochaines contre la casse industrielle, contre le démantèlement du code du travail, contre les 20 milliards d’euros de « Crédit d’impôt compétitivité » déplacés des poches des travailleurs vers les comptes des possédants, qu’ils soient situés en France ou à l’étranger.

Elections en Basse-Saxe : le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé

Vivelepcf, 21 janvier 2013

Des élections régionales avaient lieu le 20 janvier 2013 dans l’importante région de Basse-Saxe en Allemagne occidentale, 8 millions d’habitants, où se trouvent notamment les principales usines de Volkswagen.

La coalition au pouvoir nationalement, conservateurs (CDU) et libéraux (FDP), se tient relativement bien, à 45,9% des voix. Elle perd 4,5% et la présidence de la région à un siège près. Mais il n’y a pas de vote sanction.

La coalition d’alternance, sociaux-démocrates (SPD) et Verts, progresse de 8% et prend un léger avantage à 46,3%. Les Verts, +5,7% à 13,7% des voix, profitent particulièrement des débats sur les déchets nucléaires.

92% des suffrages exprimés se sont ainsi portés sur les partis du consensus antisocial qui, alternativement, se sont appliqués nationalement et régionalement à diminuer les salaires et la protection sociale, à diriger l’argent public vers les grands trusts, à faire payer des investissements « écologiques » par les usagers au plus haut prix, à réduire l’offre de service public, notamment l’école…

Ce constat, en Allemagne comme ailleurs, est consternant et appelle la réflexion des progressistes.

En 2013, l’abstention est à peine moins faible qu’en 2008, 40%. C’est une donnée durable : Une grande partie de la classe ouvrière et des catégories les plus pauvres ne se sentent pas concernés par les élections.

Elections en Basse-Saxe : le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif 130121_niedersachsen1-300x168L’autre fait marquant du scrutin est l’effondrement du Parti de la gauche, die Linke, le Front de gauche allemand. Il passe de 7,1% en 2008 à 3,1% en 2013 et perd toute sa représentation. Son électorat s’est volatilisé dans toutes les circonscriptions. Le feu de paille n’a pas duré. L’absence de perspective alternative a été sanctionnée.

Aujourd’hui, la droite est au pouvoir seule à Berlin, sans les sociaux-démocrates comme en 2008. Die Linke ne joue plus le rôle de réceptacle électoral, à gauche du SPD, d’autant moins que sa direction défend comme perspective une participation à une coalition avec les sociaux-démocrates et les Verts pour les « tirer à gauche ». Ceux qui se résignent à l’alternance social-démocrate ont voté directement SPD, les autres se sont abstenus. Pour les problématiques « sociétales » d’accompagnement, les Verts sont des porte-paroles plus efficaces que Die Linke.

Moins que jamais, Die Linke représente une alternative de résistance au système.

En Basse-Saxe, ses responsables se sont associés dès 2008 à la campagne de dénigrement anti-communiste visant la seule élue régionale du Parti communiste allemand, Christel Wegner (DKP). Le conformisme anticommuniste ne paie pas non plus.

Pas plus que l’imagerie gauchiste. Dans les toutes dernières semaines, Die Linke a parachuté Sarah Wagenknecht comme tête d’affiche en Basse-Saxe. L’arrivée de la médiatique conférencière, alibi de gauche « communiste » depuis 20 ans à tous les reniements réformiste de Die Linke, n’a visiblement pas touché l’électorat populaire.

Communistes français, nous assurons nos camarades du DKP et Christel Wegner particulièrement de tout notre soutien dans leur action dans les syndicats et les luttes en Basse-Saxe. Nous attirons une nouvelle fois l’attention sur la gravité pour les travailleurs et le mouvement révolutionnaire de la ligne du Parti de la gauche européenne et de ses avatars nationaux, en Allemagne comme en France.

Présentation de la liste intégrale pour les municipales 2014 : « les voix de la colère », conduite par Olivier Tournay

Les candidats de notre liste, les 45 voix de la colère :

  1. Présentation de la liste intégrale pour les municipales 2014 : « les voix de la colère », conduite par Olivier Tournay dans Conseil Municipal de St Quentin 01.-photo-olivier-tournay-web_redimensionner TOURNAY Olivier – Saint-Jean – 36 ans – Professeur des écoles – Syndicaliste – Conseiller municipal PCF 
  1. 02 Corinne Becourt (2)_redimensionner BECOURT Corinne – Centre ville – 50 ans – Secrétaire de la section de St-Quentin du PCF- Travailleur social dans un Centre Social
  1. 03 aurélien jan 2 vign JAN Aurélien – Saint Martin – 33 ans – Professeur des écoles – Syndicaliste
  1. 04 Agathe Salle (2)_redimensionner SALLES Agathe – Centre ville – 31 ans – chargée de clientèle (transports)
  1. 05 jean-Luc Tournay (2)_redimensionner TOURNAY Jean-Luc – Neuville – 60 ans – Ouvrier espaces verts – Ancien conseiller régional, Syndicaliste et secrétaire de Section
  1.  06 suzanne barbaux vign BARBAUX LARIDOY Suzanne – Centre ville – 54 ans – Directrice d’un service d’aide à domicile- Syndicaliste- membre de la commission administrative paritaire du centre de gestion de l’Aisne
  1. 07 Jérôme Lesur (2)_redimensionner LESUR Jérôme – Remicourt – 42 ans – Professeur des écoles spécialisé – Militant associatif (culture et musique)
  1. 08 Carole Barloy (2)_redimensionner BARLOY Carole – Vermandois – 40 ans – Agent d’entretien en intérim – Militante associative de quartier
  1. 09 didier tassin vign TASSIN Didier – Vermandois – 48 ans – Ouvrier – Demandeur d’emploi – Militant associatif de quartier
  1. 10 Maryse Laplace (2)_redimensionner LAPLACE Maryse – Saint Martin – 58 ans – Responsable d’une équipe d’action sociale
  1. 11 Gérard Ervet (1)_redimensionner ERVET Gérard – Saint Martin – 59 ans – Gardien – Retraité – Militant associatif, Syndicaliste -administrateur du COS de la ville de St-Quentin
  1. 12 francine latouche vign LATOUCHE Francine – Europe -35 ans – Secrétaire (DE) – Militante associative
  1. 13 Serge Casier (2)_redimensionner CASIER Serge – Saint-Jean – 52 ans – Egoutier – Syndicaliste territoriaux
  1. 14 annie ducrocq - marié web DUCROCQ Annie – Saint-Martin – 63 ans – Employée de bureau (retraitée)
  1. 15 Jean-Marie Desmidt (2)_redimensionner DESMIDTS Jean-Marie – Centre ville – 50 ans – Gardien de gymnase – Syndicaliste territoriaux – militant associatif
  1. 16 Barbara Knockaert (2)_redimensionner KNOCKAERT Barbara – Saint-Jean – 36 ans – Professeur des écoles – Syndicaliste
  1. 17 loic deguise vign DEGUISE Loïc – Centre ville – 34 ans – Cuisinier (DE – interim)
  1. 18 Céline (2)_redimensionner TAVERNIER Céline – Faubourg d’Isle – 27 ans – Assistante administrative (commerce)
  1. 19 Ludovic Boulanger (1)_redimensionner BOULANGER Ludovic – Centre ville -34 ans – Chaudronnier Cheminot (Iinterimaire) – Militant associatif, entraîneur de football
  1. 20 marie paule afchain vignAFCHAIN Marie-Paule – Eeurope – 59 ans – travailleur social (DE)
  1. 21 thomas mendes vign MENDES Thomas – Neuville – 35 ans -Médiathécaire Militant associatif (sport, culture)
  1. 22 Aurélie Plé (2)_redimensionnerPLE Aurélie – Saint-Jean – 29 ans – Professeur des écoles – Syndicaliste
  1. 23 benoit lerosey 3_redimensionner LEROSEY Benoît – Remicourt -22 ans – Etudiant (Sciences-Po Paris)
  1. 24 blandine berna vign BERNA GRENIER Blandine- Neuville -54 ans -Mère au foyer – DE
  1. 25 Clément Salle (2)_redimensionner SALLES Clément – Centre ville – 33 ans -Technicien de laboratoire
  1. 26 Laurie Carpentier edimensionner CARPENTIER Laurie – Centre ville -31 ans – Travailleur social
  1. ludovic guin vignGUIN Ludovic – Remicourt -37 ans – Cheminot
  1. stéphanie VatVAT TUREK Stéphanie – Remicourt -39 ans – Professeur des écoles
  1. 29 Gauthier Ducos (2)_redimensionner DUCOS Gauthier – Centre ville – 40 ans -Tuyauteur soudeur en maladie professionnelle
  1. 30 mauricette tournay vign TOURNAY QUERTELET Mauricette – NEUVILLE – 60 ans – Ouvrière Câbleuse chez Hazemyer – syndicaliste – retraitée
  1. 31 Benjamin Mereaux (2)_redimensionner MEREAUX Benjamin – Remicourt -31 ans – Educateur spécialisé
  1. 32 Françoise Denivet (1)_redimensionner DENIVET DRUENNE Françoise – Neuville -56 ans – Employée libre-service (DE)
  1. christophe foubet vignFOUBET Christophe – Remicourt – 42 ans -Ouvrier qualifié
  1. 34 Céline Brion (2)_redimensionner BRION Céline – Faubourg d’Isle -30 ans – Assistante d’éducation – Ancienne conseillère Régionale jeune Picardie
  1. 35 Franck Mousset (2)_redimensionner MOUSSET Franck – Centre ville – 51 ans – Agent administratif (DE) – Adulte handicapé
  1. 36 sylvie mantelet vign  MANTELET CARON Sylvie – Faubourg d’Isle – 40 ans – Agent d’entretien
  1. 37 Jean-François Savary (2)_redimensionner SAVARY Jean-François – Saint-Jean – 56 ans – cheminot roulant- Retraité
  1. 38 Marie-france Kahn (2)_redimensionner KAHN Marie-France – Vermandois – 60 ans – Femme de chambre- Retraitée
  1. 39 Didier Pudepiece vignPUDEPIECE Didier – EUROPE- 55 ans – Ouvrier – Adulte Handicapé – Militant associatif
  1. 40 Marie Christiane Antoine (2)_redimensionner ANTOINE LARUE Marie-Christiane – Neuville -62 ans –Confectionneuse bobineuse -Retraitée
  1. 41 daniel bergougnoux vign BERGOUGNOUX Daniel – Faubourg d’Isle – 61 ans -Commerçant -Retraité
  1. 42 Monique Pottier (2)_redimensionner POTIER Claudine – Vermandois – 60 ans – auxiliaire de vie
  1. 43 dominique nowack vignNOWAK Dominique – Vermandois -59 ans – Expert-comptable – Essayiste
  1. 44 paulette carpentier vign CARPENTIER Paulette – Europe – 87 ans – Agent hospitalier – retraitée – ancienne conseillère municipale, ancienne responsable de l’Union des femmes française – Vétérante du PCF
  1. 45 Bernard Fontaine vignFONTAINE Bernard  – Europe – 73 ansOuvrier retraité – Ancien syndicaliste MBK – Vétéran du PCF

 

Discours introductif de Corinne Bécourt, secrétaire de section :

Chers amis, chers camarades,

Je vous remercie au nom de la section de Saint-Quentin du PCF, d’avoir répondu aussi nombreux à notre invitation. Nous sommes réunis aujourd’hui, bien sûr pour vous présenter notre liste aux élections municipales, mais pas seulement.La situation est grave.La situation sociale explosive.Les gouvernements successifs, dirigés par l’Europe du capital, nous assassinent un peu plus chaque jour.Plus que jamais, notre pays à besoin d’une organisation offensive, le PCF avec des combattants, droits et déterminés.Nos nouvelles affiches, notre journal l’Éveil, donne le ton pour notre part : aucune compromission avec le capital et ses fidèles alliés.Je reprendrai ici un extrait d’une chanson que nous affectionnons particulièrement :

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu´on enchaîne? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c´est l´alarme.

Exploitation, chômage, misère, Assez ! Il faut que ça change, que tout change !Ayons une pensée pour Nelson Mandela qui vient de nous quitter, souvenons-nous avec fierté, comme pour Angéla Davis, du rôle joué par le mouvement communiste international, le parti communiste français et en première ligne, les jeunes communistes qui menèrent une campagne de masse pour sa libération avec pour mot d’ordre « Libérer Mandela », ses mots fusent encore dans nos têtes.Alors que les hommages hypocrites pleuvent, Lang, Delanoë ou Sarkozy, aujourd’hui même Fabius ou Obama (les va-t-en-guerre en Afrique !), rendons lui l’hommage qu’il mérite.Rendons hommage au dirigeant révolutionnaire, au compagnon de route des communistes mais aussi à tous les autres résistants qui ont lutté avec lui, résistants, combattants de l’ANC et du PC sud Africain et qui furent éliminés.Je reprendrai la phrase dont il aimait à ponctuer ses discours : « La lutte continue » pour redonner le pouvoir au peuple : « Amandla Ngawethu » (le « pouvoir au peuple » en Xhosa).Nous rendrons hommage à Nelson Mandela, le jour de ses obsèques civiles, ce dimanche 15 décembre à 11h au monument de la résistance.Concernant les municipales et le programme, Olivier, tout à l’heure vous en donnera les grands axes, jusqu’au mois de février, nous irons à la rencontre de la population, nous l’étofferons, mais pas de précipitation, la campagne officielle c’est en mars….Et nous avons des luttes urgentes à mener, dont celle contre l’augmentation de la TVA, merci encore Monsieur Hollande.Les Saint-Quentinois sont concernés au premier chef, la perte de pouvoir d’achat sera dure pour le plus grand nombre, intenable pour certains. La TVA est l’impôt le plus injuste frappant davantage les plus pauvres. Une pétition et un tract sont d’ores et déjà à votre disposition.Pour finir, quelques mots sur notre liste, nous lui avons trouvé un nom qui nous ressemble, « Les voies de la colère », 45 camarades qui vont vous être présentés par Ervet Gérard.Bien sûr avec la parité et une présence du privé conséquente mais une liste qui ressemble aussi à l’état de notre ville, Merci Monsieur Xavier Bertrand, ex Ministre du chômage avec près de 27% de demandeurs d’emploi, d’intérimaires, de précaires.Des « voix de la colère » prêtes à agir avec vous.Haro au capital et à ses alliés.Vive le PCF.Je laisse la parole à Gérard pour cette présentation.Merci à tous.

Corinne BECOURTSecrétaire de la Section de Saint-Quentin du PCF

Benoît Roger, secrétaire départementale du PCF de l’Aisne, a pris la parole pour apporter le soutien de la fédération à Olivier Tournay et à la démarche de la Section de Saint-Quentin.

Discours d’Olivier Tournay :

liste-pcf-019-300x224 02 Corinne Becourt (2)_redimensionner BECOURT Corinne – Centre ville - 50 ans - Secrétaire de la section de St-Quentin du PCF- Travailleur social dans un Centre Social 03 Aurélien Jan (2)_redimensionn dans Divers

Chers amis, chers camarades.

Rappelons pourquoi cette liste existe. Trois raisons à cela.

  1. Tout d’abord, nous devons faire face à une ville sinistrée :

  • Une population qui part

  • Une paupérisation croissante

  • Un chômage en explosion (+ 45% depuis 2008).

Tel est le bilan de Xavier Bertrand après 19 ans de pouvoir. Sa réponse est toute faite : « ce n’est pas moi, c’est les autres. Ce n’est pas moi, c’est la crise », tout en essayant de détourner l’attention avec un peu de Tour de France ou de « ville la plus sportive de France ».

Tel est son bilan, est pourtant, il aura été dans toutes les arcanes du pouvoir : maire, député, membre de la Communauté d’Agglomération, Conseiller Général, plusieurs fois ministre (dont du travail !). C’est donc lui qui est aux manettes, et c’est donc lui qui a mis en place la poltique destructrice de la droite, politique la plus libérale qui soit. Le triste état de la ville, c’est son bilan !

  1. A côté de cela, il a été évoqué la possibilité d’une liste avec le Parti socialiste.

Peut-être avez-vous lu la presse locale dernièrement. Le candidat PS s’en prend piteusement à nous, nous accusant de faire le jeu de la droite, nous accusant de collusion. Il essayait même de nous faire porter le chapeau de son échec anticipé. A-t-il si peu de choses à dire sur la politique menée à Saint-Quentin qu’il faille s’attaquer au PCF ?

Pour notre part, nous sommes porteurs d’idées, de combats (qui ne s’arrêtent pas aux portes des échéances électorales) et de valeurs à l’opposé de la politique menée par le gouvernement actuel (politique va-t-en guerre, hausse de la TVA – impôt le plus injuste- alors qu’il faut la supprimer, 20 milliards de cadeaux fiscaux au patronat, attaques contre le code du travail, contre-réforme des retraites)

On nous accuse de collusion avec l’UMP, mais ce que fait le gouvernement est dans la droite lignée de la politique économique menée par Nicolas Sarkozy.

Le candidat PS n’ayant nullement l’intention de remettre en cause la politique gouvernementale, une liste d’union était dès lors impossible.

  1. Enfin, entre les déçus de Xavier Bertrand, et les déçus du PS, notre liste est aussi le rempart contre le FN. Sous un discours faussement social, ce parti d’extrême droite véhicule des idées qui renvoient au rejet et à la haine de l’autre.

Voilà pourquoi nous présentons notre liste et voilà dans les grandes lignes ce que nous comptons faire dans la gestion de la ville.

Le premier mal de la ville est bien entendu l’emploi. Tous les candidats qui vous promettent des créations d’emploi vous mentent. Par contre, une mairie doit tout faire pour que les conditions soient réunies afin que l’emploi puisse se développer, que sa population ne fuie plus la ville, qu’elle soit éduquée et formée correctement.

Aussi, trouvez-vous acceptable que les loyers HLM aient augmenté de 20 % en 5 ans et que les projets de constructions soient arrêtés ? Se loger à Saint-Quentin, même en HLM, coûte trop cher, il faut stopper cette dérive.

Trouvez-vous acceptable que l’on ferme des écoles ?

Trouvez-vous acceptable que la dotation budgétaire par élève soit bien moins élevé ici que dans des villes avoisinantes ?

Trouvez-vous acceptable qu’il n’y ait qu’une crèche municipale pour 55 000 habitants alors que par exemple à Cahors (20 000 habitants), y en ait 4 ?

Tout ceci n’est que choix politiques, choix que Xavier Bertrand ne fait pas. C’est dans la jeunesse qu’il faut investir !

Trouvez-vous acceptable cette zone franche qui ne crée aucun emploi mais qui engendre des déserts médicaux dans de nombreux quartiers de la ville ? Il faut y mettre un terme.

Trouvez-vous acceptable qu’il y ait de moins en moins de trains qui desservent la ville ?

Il faut repenser le transport extra-urbain mais aussi urbain qui ne donne pas satisfaction.

Trouvez-vous acceptable que l’on brade la culture à une entreprise privée (500 000 euros par an) ?

Trouvez-vous acceptable que nombre de prérogatives de la ville soient confiées au privé (ex : une partie des espaces verts) ?

Nous mettrons un terme à toutes ces délégations de services publics dispendieuses pour que la mairie retrouve l’entièreté de ses prérogatives.

Trouvez-vous acceptable que l’on ait un prix de l’eau deux fois plus élevé qu’à Amiens ?

Trouvez-vous acceptable qu’il faille payer pour se rendre à l’hôpital ? 

Trouvez-vous acceptable que l’on mette en concurrence le service municipal d’aide aux personnes âgées avec le privé qui siphonne toute la demande solvable ?

Assez de ces services publics qui n’en portent que le nom. C’est un service public de qualité dont la ville à besoin, un service public qui soit un amortisseur social ! De l’argent, il y a en, et désormais, il faut qu’il soit mis au service de tous et nous aux services de quelques uns.

Alors, oui, face à ce constat, la population est en colère. Nous sommes en colère. Mais nous sommes aussi une perspective, qui ne doit surtout pas s’arrêter à une élection, mais s’emparer de la chose publique, s’emparer des luttes.

Menons cette bataille. Nous, les 45 membres de cette liste, mais vous aussi, dans les quartiers, les entreprises, emparez vous de ce combat. Luttons efficacement contre cette politique nationale d’austérité, relayée à Saint-Quentin par Xavier Bertrand.

Une enquête de Sherlock Holmes , Le micro-parti de Xavier Bertrand

Une enquête de Sherlock Holmes , Le micro-parti de Xavier Bertrand dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif x.bertrandx.bertrand-300x300 dans Luttes, grèves, manifsUne enquête de Sherlock Holmes

Le micro-parti de Xavier Bertrand, pas si « top secret » que ça

François Krug | Journaliste Rue89Augmenter la taille du texte

Xavier Bertrand est joueur. Il a créé une « boîte à idées » pour sa candidature à la présidentielle de 2017, mais veut préserver le mystère sur le nom de ce micro-parti. Chiche de le découvrir en deux minutes chrono ? Rue89 a relevé le défi (attention, spoiler).

L’ancien secrétaire général de l’UMP avait finalement renoncé à se présenter à la présidence du parti, contre Jean-François Copé et François Fillon. C’est une autre présidence qui l’intéresse : celle de la République, en 2017.

Du mystère, « sinon, ce n’est pas drôle »

Comme Nicolas Sarkozy en son temps, l’ancien ministre du Travail n’y pense « pas qu’en [se] rasant », blague-t-il dans Le Point (l’article n’est pas disponible en ligne). Il a déjà tout préparé, révèle l’hebdomadaire :

« Il y a un mois, Xavier Bertrand a déposé les statuts d’une association, sa “boîte à idées”, réceptacle pour accueillir des dons. Il garde le nom top secret. “Il faut bien créer du mystère quelque part, sinon c’est pas drôle”, souffle l’un de ses conseillers. »

A Rue89, on pense qu’il faut bien chercher à percer des mystères quelque part, sinon c’est encore moins drôle. Et avouons-le, Xavier Bertrand nous a déçus : deux minutes montre en main suffisent pour découvrir son plus grand secret.

(Les lecteurs qui souhaitent laisser encore un peu de place au mystère et au rêve en politique sont invités à abandonner ici la lecture de cet article.)

Top chrono. Sherlock Holmes n’a qu’à bien se tenir :

  • si Xavier Bertrand a déposé des statuts, ils figurent peut-être dans le Journal officiel des associations, à la rubrique « activités politiques » ;
  • avec un peu de chance, ils ont même été déposés à la sous-préfecture de Saint-Quentin (Aisne), la ville dont Xavier Bertrand est le député-maire ;
  • avec encore un peu plus de chance, la « boîte à idées » est domicilée à une adresse déjà utilisée par Xavier Bertrand (au hasard, pour l’association de financement de sa campagne aux législatives de 1997 et 2002) ;
  • il ne reste plus qu’à feuilleter l’annuaire, au cas où le siège de l’association « top secrète » coïnciderait avec une adresse qu’un homme politique local aurait oublié ou refusé d’inscrire sur la liste rouge (au nom du respect de la vie privée, on ne vous révèlera pas le résultat de cette recherche).

Et le nom top secret est…

Si cette enquête express se révèle fructueuse, il ne restera plus qu’à introduire le scoop d’un joli « selon nos informations » ou, mieux, d’un « Rue89 a découvert que… ».

capture_decran_2013-01-27_a_13.01.41-246x300Les statuts de La Manufacture

Selon nos informations, donc, Rue89 a découvert que le 11 décembre dernier, la sous-préfecture de Saint-Quentin a reçu les statuts d’un micro-parti baptisé La Manufacture – et ceux de son association de financement, complément indispensable pour recevoir des dons et financer des activités politiques.

Voici les activités annoncées par La Manufacture :

« Définir et promouvoir une nouvelle offre politique ; elle regroupe toutes celles et tous ceux, citoyens, élus locaux, parlementaires… qui souhaitent apporter leur contribution pour développer une ambition innovante et collective pour la France ; elle mène son action dans l’esprit d’un rassemblement le plus large ; à cette fin, elle organise des conférences, des consultations, des publications, des campagnes d’information et effectue tous travaux et manifestations d’intérêt général qu’elle considère comme nécessaire à l’accomplissement de son objet. »

Simple hasard sans doute, un compte Twitter @_Lamanufacture a été ouvert récemment. Il n’a encore rien publié, mais on retrouve parmi ses rares « followers » l’ancien chef de cabinet et l’ancienne communicante de Xavier Bertrand au ministère du Travail.

Le conseiller de Xavier Bertrand cité par Le Point avait raison : une fois le mystère levé, c’est tout de suite moins drôle.

le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé

Elections en Basse-Saxe : le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé dans Communisme-Histoire- Théorie 130121_niedersachsen1-300x168

Vivelepcf, 21 janvier 2013

Des élections régionales avaient lieu le 20 janvier 2013 dans l’importante région de Basse-Saxe en Allemagne occidentale, 8 millions d’habitants, où se trouvent notamment les principales usines de Volkswagen.

La coalition au pouvoir nationalement, conservateurs (CDU) et libéraux (FDP), se tient relativement bien, à 45,9% des voix. Elle perd 4,5% et la présidence de la région à un siège près. Mais il n’y a pas de vote sanction.

La coalition d’alternance, sociaux-démocrates (SPD) et Verts, progresse de 8% et prend un léger avantage à 46,3%. Les Verts, +5,7% à 13,7% des voix, profitent particulièrement des débats sur les déchets nucléaires.

92% des suffrages exprimés se sont ainsi portés sur les partis du consensus antisocial qui, alternativement, se sont appliqués nationalement et régionalement à diminuer les salaires et la protection sociale, à diriger l’argent public vers les grands trusts, à faire payer des investissements « écologiques » par les usagers au plus haut prix, à réduire l’offre de service public, notamment l’école…

Ce constat, en Allemagne comme ailleurs, est consternant et appelle la réflexion des progressistes.

En 2013, l’abstention est à peine moins faible qu’en 2008, 40%. C’est une donnée durable : Une grande partie de la classe ouvrière et des catégories les plus pauvres ne se sentent pas concernés par les élections.

L’autre fait marquant du scrutin est l’effondrement du Parti de la gauche, die Linke, le Front de gauche allemand. Il passe de 7,1% en 2008 à 3,1% en 2013 et perd toute sa représentation. Son électorat s’est volatilisé dans toutes les circonscriptions. Le feu de paille n’a pas duré. L’absence de perspective alternative a été sanctionnée.

Aujourd’hui, la droite est au pouvoir seule à Berlin, sans les sociaux-démocrates comme en 2008. Die Linke ne joue plus le rôle de réceptacle électoral, à gauche du SPD, d’autant moins que sa direction défend comme perspective une participation à une coalition avec les sociaux-démocrates et les Verts pour les « tirer à gauche ». Ceux qui se résignent à l’alternance social-démocrate ont voté directement SPD, les autres se sont abstenus. Pour les problématiques « sociétales » d’accompagnement, les Verts sont des porte-paroles plus efficaces que Die Linke.

Moins que jamais, Die Linke représente une alternative de résistance au système.

En Basse-Saxe, ses responsables se sont associés dès 2008 à la campagne de dénigrement anti-communiste visant la seule élue régionale du Parti communiste allemand, Christel Wegner (DKP). Le conformisme anticommuniste ne paie pas non plus.

Pas plus que l’imagerie gauchiste. Dans les toutes dernières semaines, Die Linke a parachuté Sarah Wagenknecht comme tête d’affiche en Basse-Saxe. L’arrivée de la médiatique conférencière, alibi de gauche « communiste » depuis 20 ans à tous les reniements réformiste de Die Linke, n’a visiblement pas touché l’électorat populaire.

Communistes français, nous assurons nos camarades du DKP et Christel Wegner particulièrement de tout notre soutien dans leur action dans les syndicats et les luttes en Basse-Saxe. Nous attirons une nouvelle fois l’attention sur la gravité pour les travailleurs et le mouvement révolutionnaire de la ligne du Parti de la gauche européenne et de ses avatars nationaux, en Allemagne comme en France.

« L’Eveil  » Le journal de la section de SaintQuentin du PCF dans votre boite aux lettres..ou demandez-le§

L’Eveil  Journal des communistes du  Saint-Quentinois

En format PDF : fichier pdf L’Eveil N0-janvier 2013

 

leveil-page-2-et-3 dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectifleveil-page-4 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

2013 : Vœux lénifiants de F. Hollande pour préparer une année de violente casse sociale

Pcf Paris 15, le 1er janvier 2013

 Dans ses vœux au pays, François Hollande est resté fidèle à son style : point d’envolées mais un profil bas, une démonstration d’impuissance pour une pédagogie du sacrifice.

Toute velléité d’action – sociale – est écrasée par les circonstances, « les difficultés sérieuses », la nécessité du « rétablissement des comptes publics ». Il n’échappera pas que ce dernier est rendu plus difficile par les 20 milliards d’euros de nouveaux cadeaux attribués par son gouvernement au patronat, au nom du « choc de compétitivité », dont se vante Hollande.

Pendant la campagne électorale, Hollande n’avait quasiment rien promis. En 6 mois, le gouvernement Ayrault a su exhiber sa peine à réaliser ce presque rien, à l’image de la taxation exceptionnelle de 75% des plus hauts revenus, qui vient d’être annulée par le Conseil constitutionnel. « On la réaménagera » indique Hollande sans autre précision.

Hollande ose se prévaloir de ses « emplois d’avenir », nouvelle forme de précarité au service du patronat et contre la jeunesse, et même de l’augmentation du SMIC : 4 euros par mois au 1er janvier ! Travailleurs, il faut savoir se contenter de peu !

On ne s’y trompera pas, Hollande a placé le cadre qui définit sa politique. En premier lieu : la « sauvegarde de la zone euro » et une nouvelle phase dans l’intégration dans l’UE du capital.

Cette soumission aux intérêts du capital, selon le calendrier des marchés financiers, promet la super-austérité, l’écrasement des salaires, des retraites, des dépenses sociales.

Elle annonce les contre-réformes structurelles que la droite n’était pas en état de faire passer.

Dans la poursuite de la mise en concurrence et du démantèlement des grands services publics, le gouvernement s’attaquera notamment frontalement à la SNCF. La troisième étape de la décentralisation transférera l’austérité et la liquidation de nouveaux pans des services publics et sociaux à la responsabilité des territoires. Quand la droite s’est attaquée aux prestations de la Sécurité sociale, la gauche au pouvoir va s’attaquer au financement solidaire par la cotisation sociale. Le retour par la fenêtre de la TVA de Sarkozy via le « choc de compétitivité » révèle la logique du pouvoir. Mais de tout cela, pas un mot dans les vœux de François Hollande pour 2013!

A la gauche revient aussi d’opérer, suivant l’exemple des autres pays de l’UE, la contre-réforme du marché du travail. Hollande l’appelle gentiment « la sécurisation de l’emploi pour conjurer à la fois la peur du salarié d’être licencié et la peur du patron d’embaucher ». Ce parallélisme indique toute une conception, de triste mémoire : « l’Union sacrée » contre la crise!

A la fois moyen et objectif de la politique de la gauche, l’établissement, bien au-delà du « dialogue social » promu par Raffarin et Sarkozy, d’une vraie cogestion à l’européenne, impliquant structurellement les syndicats dans la gestion du système. Hollande n’a pas manqué de saluer les négociations en cours sur le marché du travail.

A côté de toutes ces questions évoquées, minimisées ou omises, François Hollande a eu lui-même bien du mal à glisser quelque part dans son discours les diversions agitées par son gouvernement et le PS : l’extension de l’institution du mariage, la facilitation de l’euthanasie et, sujet vraiment brûlant pour ses compatriotes,… le non-cumul des mandats. Sur le droit de vote des étrangers, Hollande a fait l’impasse, peut-être pour faire durer le débat cinq ans de plus !

François Hollande s’est montré ferme et explicite sur un point au moins: la poursuite des interventions militaires françaises dans le monde, meurtrières et ruineuses, derrière l’OTAN et avec les partenaires de l’UE. Il a célébré aussi lourdement que Sarkozy l’intervention en Afghanistan (loin d’être achevée, elle doit perdurer jusqu’à la fin 2014). Il a versé les mêmes larmes hypocrites sur les 88 soldats français morts et les 700 blessés sans un mot pour les populations tuées. En revanche, il a occulté l’intervention en Libye, qu’il avait approuvée, mais dont le résultat est indéfendable devant l’opinion publique. L’impérialisme français jouera sa part de guerre au profit des multinationales, vraisemblablement dès les tout prochains mois au Mali et en Syrie.

Communistes, nous dénonçons les guerres impérialistes françaises et contribuerons activement à la mobilisation populaire contre ce gâchis et ces crimes, pour la sortie de la France de l’OTAN et de la politique extérieure européenne.

En aucun cas, l’orientation politique de Hollande et de sa majorité ne saurait surprendre. Il n’y a pas eu de revirement depuis les élections. Il n’y avait évidemment pas d’illusion à se faire, encore moins à propager.

La côte de popularité dans les sondages du Président et du premier ministre chute. Rien que de logique. Ils ont été élus par défaut, sans ces illusions sur leurs choix. Maintenant, ils sévissent et ne peuvent plus être appréciés comme un « moindre mal ».

La question posée est plus que jamais la même, sous Hollande, comme sous Sarkozy : s’organiser pour commencer à faire échec à la politique au service du capital, en partant de la force qu’a complètement occultée le Président de la République dans ses vœux, l’aspiration grandissante au changement de société, le mouvement populaire, les luttes, notamment celles des salariés de l’industrie, du commerce, des services publiques… Pas un mot sur PSA ou Arcelor, tiens !

Mais le mécontentement, la colère, les luttes, devant la mal vie, devant la pression sur les salaires, la casse de l’appareil productif, ou encore les nouvelles augmentations des tarifs du gaz ou de l’électricité, ne trouvent toujours aucun débouché politique en termes d’alternative.

Les dernières élections partielles ont été marquées par le désaveu des candidats du PS et de sa majorité, au profit de la droite, sinon de l’extrême droite, moins démobilisées.

Les forces politiques de gauche, relayées, de façon inédite, par les syndicats ont renvoyé l’issue de toutes les mobilisations populaires, pourtant massives et déterminées, des dernières années – pensons au mouvement pour les retraites de 2010 – vers les échéances de 2012. Mais Sarkozy n’était pas la cause de tout !

Aujourd’hui, la « gauche de la gauche » évoque sinon 2017, une recomposition politique à gauche dans les institutions. Les élections passées, elle retrouve des paroles dures, violente, pour les gouvernants, atténuées juste par la préparation des élections municipales de 2014.

Communistes, notre priorité est ailleurs. Elle est de faire monter, en phase avec les luttes, les positions de rupture pour rassembler et faire reculer, sur des points précis, la politique du capital, la super-austérité, tout de suite.

PSA, Arcelor-Mittal etc. : plus que jamais l’exigence des nationalisations – non pas « temporaires » et démagogiques à la Montebourg – s’élève dans le pays contre les trusts et les monopoles privés. Poste, hôpitaux, énergie : la reconquête des grands services publics, contre l’application des directives européennes, s’impose et rassemble.

A 64%, bien plus parmi la classe ouvrière et les premières victimes de la « crise » capitaliste, s’exprime le rejet de Maastricht, de l’UE du capital et de son instrument l’euro, matrice des politiques de régression sociale commanditées par le patronat de tous les pays.

Pour nous communistes, s’opposer, ce n’est pas adopter une posture contestatrice mais traduire l’exigence de rupture du peuple et des travailleurs dans la lutte des classes.

Bonne année 2013 !

 

A contre sens

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division.

La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble de tous les travailleurs, que nous devons nous battre. La lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait, camarades. C’est la volonté d’un Parti Communiste fort et influent !

Paul Barbazange, décembre 2012Dans la partielle de Béziers, Paul Barbazange  a choisi à nouveau d’aller à contre sens. Il a effacé  son Parti pour une démarche floue, Don Quichotte dans un Front de Gauche satellite du PS, qui prive toute volonté, toute ambition révolutionnaire !!!

Dimanche, le candidat FdG enregistre une chute vertigineuse, passant de 6,26% en juin à 4,48%  en décembre dès le 1er tour,  ce triste résultat marque les limites du texte alternatif n° 1,   »Pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur, » que défend notre camarade. Il accentue l’abandon et les renoncements du drapeau rouge du mouvement ouvrier.

Plus grave encore, il oblige dès aujourd’hui, 9 décembre 2012,  toutes les victimes de la crise à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement !

Mes camarades, battons-nous pour un Parti résolument communiste, dans l’affrontement de classes.

« L’émancipation des Travailleurs sera l’œuvre des     Travailleurs eux-mêmes » (KARL MARX)

 

MONNINI Eric,

Membre du bureau de section

Nous sommes près de 200 communistes à avoir reçu la lettre de la direction nationale du PCF….Réponses à Jacques Chabalier… Marc Jammet, conseiller municipal et Armelle HERVE, secrétaire de Section Mantes La Jolie

 

Nous sommes près de 200 communistes à avoir reçu la lettre de la direction nationale du PCF....Réponses à Jacques Chabalier... Marc Jammet, conseiller municipal et Armelle HERVE, secrétaire de Section Mantes La Jolie dans 36éme Congrès du PCF imagesArmelle HERVE Le 30 novembre 2012

 

31 Rue Pierre Curie

 

78200 Mantes la Jolie

 

 

 

 

 

A Jacques CHABALIER

Je viens de recevoir ta lettre circulaire – non signée – me signifiant que ma signature apposée au texte alternatif « Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe » n’avait pas été validée faute de cotisations à jour.

Je n’ose croire que tu te sois laissé abuser par la Fédé des Yvelines ! Lequel de vous deux est le plus malhonnête (au moins) intellectuellement ?

Aucune précision ne m’a été demandée par courriel, par téléphone …

 

Je vais donc t’expliquer les choses : suite à un accord entre la section de Mantes la Jolie et la Fédé 78, depuis l’an passé, il a été convenu de faire le point une fois par an, au nom par nom, pour les adhérents qui règlent leur cotisation en espèce ou en chèque à l’ordre de notre section. Il était entendu que les règlements ADF PCF et les prélèvements automatiques seraient encaissés par la Fédé – qui par ailleurs nous reverse avec un délai plus ou moins long la part qui nous revient … (ce n’est pas exactement cela dans les statuts, je me permets de te le rappeler toi que je sais tatillon …)

 

Je ne vais pas m’attarder sur les difficultés à faire vivre un parti essentiellement organisé dans la grande cité populaire du Val Fourré, à Mantes la Jolie, sur les bonheurs et les espoirs que portent nos luttes. C’est le cas notamment pour l’embauche de salariés à la CAF ; pour la réouverture du service de cardiologie interventionnelle dans notre hôpital public depuis …2 ans ½ . Non, je ne m’attarderai pas sur ces sujets, je crois que tu as bien d’autres préoccupations bureaucratiques, loin de ces activités extérieures qui ont pour modeste ambition d’organiser la lutte, de nourrir le débat idéologique sur la nécessité d’un changement de société en rupture avec le capitalisme.

 

Alors, pour en venir à l’essentiel de ton courrier administratif, je te précise qu’en un peu plus de 30 ans de Parti, j’ai toujours été à jour de mes cotisations (quelle que soit ma situation financière par ailleurs). Lorsque j’étais adjointe au Maire, je « virais » directement l’intégralité de mon indemnité à la Fédé, et il fut une époque où je versais aux différentes souscriptions.

Mais je te sens encore sceptique, alors je t’adresse la photocopie des chèques versés. Pour finir de te rassurer je te joins celle du dernier trimestre 2012 que je remets ce jour à ma trésorière.

Avec cette mise au point je te demande de faire un rectificatif, public, dans Communistes, et à l’attention des adhérents. Je persiste et signe pour le texte alternatif « Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe » et te demande de l’enregistrer.

Je ne te demande pas d’excuses, je sais qu’elles ne seront pas sincères puisque tu es dans un affrontement idéologique. Tes pratiques sont à l’opposé de tout principe démocratique digne de ceux que je combats.

Je ne te salue pas.

Armelle Hervé

Secrétaire de la section de Mantes la Jolie (78)

marc-jammet-300x225 dans Communisme-Histoire- Théorie

Marc lors de notre débat à la fête des Libertés

Marc Jammet

Membre du Conseil départemental des Yvelines du PCF

Conseiller municipal de Mantes la Jolie

31 rue Pierre Curie

78200 Mantes la Jolie

A

Jacques Chabalier

Responsable Vie du Parti

2, place du Colonel Fabien

75019 Paris

Copie à Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF

Le 1° décembre 2012

 

Cher camarade,

 

Ton courrier est une insulte au militant et à l’élu que je suis, respectivement depuis 35 ans et 10 ans.

J’ai toujours été à jour de mes cotisations et, bien souvent, davantage qu’au taux préconisé.

Je te signale que je finance seul, en sus de mes cotisations, mon bulletin d’informations municipales envoyé à plus de 1.000 Mantais par La Poste, trois fois par an – soit 3.000 euros annuels alors que je sors à peine d’une période de chômage de 3 ans et 6 mois.

Pour ce qui concerne la fédération des Yvelines, je t’invite à te rapprocher d’elle et à lui demander des explications sur ce qui semble être, pour le moins, « une légèreté » de la direction.

Il faut en effet que tu saches qu’après quelques péripéties et parce que notre fédération ne reversait pas la part qui revenait aux sections, nous avons passé un accord nous permettant de garder les cotisations qui nous sont versées directement avant que nous ne régularisions, une fois par an, les comptes.

 

Cela nous permet tout simplement de pouvoir disposer d’un « fonds de roulement » pour mener notre activité politique. C’est le cas notamment de notre action pour que la CAF de Mantes la Jolie réponde à sa mission de service public ou celle encore contre la privatisation d’une partie des services de notre hôpital (qui a rassemblé 27.000 signatures sur un bassin de vie de 100.000 habitants).

 

La fédération le sait d’autant plus qu’elle a envoyé un courrier à notre trésorière lui demandant de lui indiquer quels adhérents étaient à jour. Notre camarade lui a répondu aussitôt (je suis à jour – comme tous les autres camarades signatures du texte).

Je m’étonne donc que, sans attendre notre réponse, la fédération nous ait déclarés « non-cotisants » alors qu’elle vient de reconnaître avoir attribué « 40 adhérents fantômes » à une autre section depuis 2009.

 

Au-delà de cette « cuisine » à l’odeur peu ragoutante, tu ne m’empêcheras pas de penser que le courrier « très moral » que tu viens de m’adresser ne vise qu’à une chose : casser le thermomètre pour faire réélire la direction nationale actuelle et donner une caution démocratique à une ligne politique qui mène droit à la disparition du PCF et de ses idéaux au profit d’une partie de pouvoir dans une société que la direction nationale a renoncé à changer.

 

Pour ce qui me concerne – et j’en suis persuadé, l’ensemble de mes camarades que tu veux considérer comme quantité négligeable, je te réaffirme notre volonté de faire vivre et développer un parti communiste utile au changement de notre société et à la construction du socialisme dans notre pays.

 

Cordialement

Marc Jammet

PRES DE 200 COMMUNISTES EN FRANCE ET SIGNATAIRES DU TEXTE pour le 36éme Congrès du PCF

« Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement!

Aisne, Somme, Oise, Gironde, Var, région parisienne, etc…..

ONT RECU LA LETTRE DE LA DIRECTION NATIONALE DU PCF

DONT JEAN  A ST QUENTIN /LUC TOURNAY SECRETAIRE DE SECTION

PAULETTE CARPENTIER

SERGE CASIER

CHRISTIAN PLE

  CORINNE BECOURT, membre du Conseil National…ET d’autres

De quoi la direction du PCF a-t-elle peur?

Communiqué des signataires du texte alternatif, 30 novembre 2012 (en PDF)

 

rond dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectifLe 17 novembre, au nom de 450 communistes, dont 8 membres du Conseil national du PCF, 2 secrétaires de fédération, plus de 30 secrétaires de section, nous avons déposé un texte alternatif à la « base commune alternative » de la direction du Parti, « Rallumer les étoiles ».

Notre texte s’intitule « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

Il pose la nécessité du bilan de l’opération Front de gauche, décidée unilatéralement par la direction. Il propose la rupture avec cette nouvelle étape de la stratégie d’effacement du PCF, de ses positions et de son organisation, d’alignement sur une social-démocratie « de gauche », avec Mélenchon comme porte-parole de fait et une dévalorisation du vote communiste.

Notre texte analyse les graves conséquences des illusions semées sur Hollande et sur l’alternance. Il porte la nécessité, face à la super-austérité programmée « de gauche », de grandes campagnes, en lien avec les luttes, contre l’Union européenne du capital et son instrument, l’euro, pour la défense intransigeante du financement solidaire de la Sécurité sociale, des services publics… Il porte la nécessité de renouer avec notre perspective révolutionnaire, le socialisme : « Il est gravement illusoire de laisser croire que l’on pourrait mettre « l’Humain d’abord » sans rompre avec le capitalisme et l’exploitation de l’homme par l’homme », écrivons-nous.

Nous proposons une adresse nationale au peuple de France pour la nationalisation des secteurs clefs de l’économie, à commencer par l’industrie, les institutions financières, la grande distribution et pour la reconquête des grands services publics.

Vous trouverez, ci-joint, le résumé officiel de notre texte, seule motion rejetant clairement la ligne réformiste d’abandon dans le Front de gauche et le Parti de la gauche européenne.

Au moment où le fonctionnement démocratique des partis « bourgeois » fait tristement jaser, nous déplorons que la direction du PCF choisisse d’étouffer le débat au sein de notre parti. Le vote sur les textes doit avoir lieu les 14 et 15 décembre prochains. A ce jour, la direction ne les a pas envoyés aux adhérents. Le document qu’elle prévoit de faire parvenir comprendra 72 pages « journal », de l’ordre de 600.000 signes typographiques, l’équivalent du « Da Vinci code » à absorber en quelques jours…, sans possibilités d’organiser le débat de fond dans les sections et fédérations. De qui se moque-t-on ? Des communistes ! De qui a-t-on peur du côté du Front de gauche ? Du débat contradictoire, de l’opinion éclairée des communistes !

Vous trouverez ci-joint un communiqué exprimant notre totale réprobation de ces méthodes.

 

Il y a et il y aura des révolutionnaires conséquents en France, ils sont et ils seront communistes !

 

1 Commentaire

COMMUNIQUE: BULLETIN DE VOTE, TEXTE ALTERNATIF. LA DIRECTION DU PCF RAYE A SA GUISE! LAMENTABLE!

Pas question de laisser la direction sortante du PCF trier parmi les adhérents du PCF ceux qui lui conviennent et éliminer arbitrairement les noms de trois des premiers signataires du texte alternatif!

Communiqué des signataires du texte, 26 novembre 2012. EN PDF.

 

Si la direction sortante du PCF ne veut voir à son congrès qu’une seule tête, une seule politique, celle du Front de gauche et de l’effacement de notre grand Parti historique, éventuellement sous des masques différents.  Nous sommes résolus à ne pas la laisser faire.

Nous avons déjà dénoncé comment elle fuyait l’expression souveraine des communistes, quitte à sortir de sa propre légalité. Le 36ème congrès se déroulera, en février 2013, 4 ans et demi après le précédent congrès statutaire de 2008. Les statuts actuels imposent pourtant la tenue d’un congrès national au moins tous les trois ans.

Entre temps, la constitution du Front de gauche, l’alignement sur Mélenchon, le programme électoral, et toutes les décisions stratégiques principales, ont été décidés en dehors de l’avis des communistes et de leurs organisations locales, laissées en déshérence ou placées en dépendance du Front de gauche.

Obligée quand même de tenir un 36ème congrès du PCF, la direction met tous les moyens dont elle pense disposer pour anesthésier le débat, en faire un temps mort.

Les délais sont le plus resserré possible. Le texte de « base commune » est le plus vague et éloigné des réalités possible, comme son titre le montre ridiculement : « Rallumer les étoiles ». Les vrais débats sont noyés dans une suite de questions, dans des « fenêtres », sur lesquelles les communistes ne sont pas appelés à trancher. Des textes alternatifs, plus ou moins de complaisance, émanant de groupes gauchistes ou de personnalités et d’élus tous inscrits dans la stratégie du Front de gauche, servent de contrefeux officiels.

Dirigeants de fédération, de section, de cellule du PCF, militants, vétérans ou jeunes, dont 8 membres du Conseil national, nous avons décidé d’utiliser ces dispositions pour faire entendre une autre voix (voir le communiqué général), à travers le texte alternatif « Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

C’est visiblement insupportable à la direction du Parti. Elle multiplie les attaques contre notre expression communiste, ce qui ne peut que renforcer nos convictions sur sa justesse. Les articles de l’Huma ignorent notre démarche, déforment le titre de notre texte. Nous sommes prévenus, quasiment par hasard, in extremis, des conditions de dépôt et de parution du texte. Etc.

Voilà maintenant que la direction, via Jacques Chabalier, commissaire national à la « vie du Parti », entend choisir, à la place des initiateurs de notre texte, les noms à publier des premiers signataires. Un coup, Chabalier nous informe qu’il ne faut pas plus de 10 noms, une autre fois 15 : selon ses décisions arbitraires.

Nous lui en fournissons 16, moins que les autres textes.

Au dernier moment, pour dans le projet de  bulletin de vote (alors que les communistes n’ont pas encore les textes !), voilà que nous découvrons, comme ça, sur internet, que Chabalier a éliminé 3 des 16 noms.

Pas dupes, nous savons bien qu’il s’agit de restreindre l’image de l’extension politique géographique de notre démarche communiste. Chabalier et ses chefs ont décidé de biffé trois noms, à défaut des 16. Pas n’importe lesquels !

Celui de Fabien Marion, un des artisans principaux de la renaissance de la jeunesse communistes dans les Bouches-du-Rhône, aujourd’hui secrétaire d’une cellule du PCF à Aix-en-Provence.

Celui d’Armelle Hervé, membre du Conseil départemental du PCF des Yvelines, secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, active dans certaines des plus grandes cités populaires de France. Armelle est adhérente depuis 30 ans (et cotisante ininterrompue).

Celui de Corinne Bécourt, membre du Conseil national du PCF, animatrice de la section de Saint-Quentin, adhérente (et cotisante !) depuis 24 ans.

Impensable ! Corinne t’appelle, Jacques. Tu oses lui répondre que tu la rayes, tu lui nies sa qualité de communiste (contre les statuts du Parti), parce que tu estimes qu’elle ne paye pas assez de cotisations ! Quelle conception du Parti as-tu ? Celle du parti d’élus, de politiciens professionnels, de bobos et de clientélistes dans le Front de gauche ?

Camarade Chabalier, tu ne connais peut-être pas – tant mieux pour toi, si ce n’est pas ta situation – les bas salaires, l’inquiétude quotidienne d’avoir des enfants dans la précarité, l’utilisation quasi inévitable des crédits, quand on se retrouve seule d’un coup avec trois enfants à charge, comme cela arrive à beaucoup d’hommes et bien plus souvent à des femmes.

COMMUNIQUE: BULLETIN DE VOTE, TEXTE ALTERNATIF. LA DIRECTION DU PCF RAYE A SA GUISE! LAMENTABLE! dans 36éme Congrès du PCF indexCamarade Chabalier, quand tu viens au CN, tu es rémunéré pour cela. Corine Bécourt perd une journée de congé ou prend un jour sans solde.

Camarade Chabalier, quand tu payes tes cotisations, comme tu es imposable, l’Etat t’en rembourse les deux-tiers. Sache que ce n’est pas le cas pour d’autres.

Militer dans un territoire, être responsable d’une section, tu dois le savoir, c’est aussi raccompagner des camarades le soir dans toute le Saint-Quentinois sans compter l’essence…

Nous n’acceptons pas, ni aujourd’hui, ni à travers l’aggravation des statuts du Parti avancée, que la direction finisse de trahir l’histoire et la raison d’être du Parti de la classe ouvrière et de ses alliés, de le transformer en parti institutionnel centré sur la petite bourgeoisie et les combines politiciennes.

En tout état de cause, tu es tenu, comme la direction dont tu es l’émanation, de respecter les statuts actuels du Parti (voir ci-dessous).

Aussi, à travers ce communiqué public, nous demandons à la direction du PCF, sans délais de rétablir la liste intégrale des premiers signataires de notre texte alternatif « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe, ni abandon, ni effacement ! ».

Vive le Parti communiste français !

PS : extrait des statuts.

Art 11.1 « A l’issue de cette période, deux cents adhérent(e)s issu(e)s d’au moins dix fédérations peuvent proposer une base de discussion alternative qui doit traiter de l’ordre du jour du congrès et respecter la cohérence de celui-ci. Sa dimension ne saurait excéder celle du projet adopté par le conseil national. »

 

Jean Baus (54), secrétaire de la section de Jarny, fédération de Meurthe-et-Moselle; Frédéric Bernabé (70), section de Vesoul, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône, Conseil national; Corinne Bécourt (02), section de Saint-Quentin, CD de la fédération de l’Aisne, Conseil national; Jean Clavel (92), section de Malakoff, fédération des Hauts-de-Seine, soldat du refus en Algérie; Joël Copin (62), section de Rouvroy, fédération du Pas-de-Calais, responsable pour Rouvroy d’une association nationale d’entraide et d’action sociale; Emmanuel Dang Tran (75), secrétaire de la section de Paris 15, CD de la fédération de Paris, Conseil national, responsable de la revue « Cahiers communistes »; Fabienne Debeauvais (80), section d’Amiens, fédération de la Somme, Conseil national; Claude Fainzang (75), section de Paris 19, CD de la fédération de Paris, conseil national, responsable nationale d’une association de défense du droit au logement; Armelle Hervé (78), secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, CD de la fédération des Yvelines; Eric Jalade (81), section de Castres, secrétaire de la fédération du Tarn, Conseil national; Jean-François Larosière (59), section de Douai, CD de la fédération du Nord, responsable régional d’une association de solidarité avec le peuple palestinien; Fabien Marion (13), section d’Aix-en-Provence, fédération des Bouches-du-Rhône; Dominique Negri (38), secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, CD de la fédération de l’Isère, CN; Michel Perrin (87), section Limoges-Cheminots, fédération de la Haute-Vienne, ancien secrétaire de la fédération; Christian Tabaglio (54), section de Jarny, fédération de la Meurthe-et-Moselle, Conseil national, Russell Yates (77), secrétaire de la section de Meaux; Noël Zicchina (2A), section d’Ajaccio, CD de la fédération de Corse-du-Sud

Et des centaines d’autres camarades: 450 signataires du texte de 57 fédérations…

 

 

 

20% des voix pour les (vrais) communistes dans la deuxième ville d’Autriche! Félicitation!

20% des voix à Graz ! Félicitations à nos camarades de la Fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ)

Communiqué, 27 novembre 2012

Graz est la deuxième ville d’Autriche avec 250.000 habitants et la capitale de la province de Styrie. C’est à la fois une cité industrielle, administrative et étudiante. Des élections municipales y avaient lieu dimanche 25 novembre 2012.

Depuis, la presse réactionnaire autrichienne commence à s’alarmer rebaptisant déjà la ville « Stalin-Graz ».  En effet, le résultat marquant est la poussée du Parti communiste autrichien, KPÖ, qui atteint 19,86% des voix, + 8,68% par rapport à 2008.

20% des voix pour les (vrais) communistes dans la deuxième ville d’Autriche! Félicitation! dans Communisme-Histoire- Théorie 121127_kpoLe KPÖ devient la deuxième force politique de la ville derrière le Parti populaire (droite, 33,74%), mais devant le Parti social-démocrate (15,31%) et le Parti « libéral » (FPÖ, extrême-droite, 13,75%, en hausse de 3%).

La poussée des communistes, qui arrive même en tête dans le district populaire de Gries, est une très bonne nouvelle.

D’abord pour les habitants de Graz. Ce succès électoral porte toutes les actions des communistes menées avec la population pour la défense des droits sociaux, pour les services publics, en particulier pour le logement social. La nouvelle municipalité devra en tenir davantage compte.

L’action des communistes dans le monde du travail a permis de contenir le mouvement de détournement et de récupération de la colère ouvrière par l’extrême-droite. Selon une enquête, les ouvriers de Graz auraient voté à 24% pour le KPÖ (mais à 30% pour le FPÖ).

Le résultat du KPÖ à Graz représente aussi un encouragement pour tous les communistes d’Europe qui entendent rester fidèles au marxisme et au léninisme, à la perspective et à l’organisation révolutionnaires qu’ils ont permis de construire.

C’est le choix de la fédération de Styrie du KPÖ, quand la direction nationale du Parti, dépositaire du nom et du patrimoine historiques, fait, elle, le choix du Parti de la gauche européenne et d’un Linke à l’autrichienne. L’opposition totale à l’UE du capital, la demande de sortie de l’Autriche de l’UE et de l’euro font partie des axes de bataille principaux de nos camarades de Styrie.

Le KPÖ-Styrie est la seule fédération d’Autriche à être restée organisée localement et à être représentative électoralement (entre 4 et 6% au niveau d’une province d’1,2 million d’habitant) quand le KPÖ national est tombé dans l’insignifiance (entre 0,2% et 1%). Sa ligne inspire et aide considérablement le développement de la jeunesse communiste en Styrie comme dans tout le pays, la KJÖ.

Voilà aussi le travail remarquable que la dernière élection à Graz reflète.

Dans le cadre de nos objectifs communistes et internationalistes communs, nous faisons connaître l’expérience styrienne aux communistes français.

Nous adressons nos chaleureuses et fraternelles félicitations à la fédération de Styrie du KPÖ.

Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Emmanuel Dang Tran, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Christian Tabaglio, membres du Conseil national du PCF

En lien un article sur la situation du mouvement communiste en Autriche de Robert Krotzer, secrétaire de la jeunesse communiste autrichienne (Cahiers communistes – juillet 2011).

Intervention de Corinne Bécourt , Fédération de l’AisneDiscussion sur la « base commune » de congrès-CN du PCF, 13 et 14 octobre 2012 –

Corinne BECOURT- Fédération de l'Aisne-Membre du Conseil National du PCF

Corinne BECOURT- Fédération de l'Aisne-Membre du Conseil National du PCF

Discussion sur la « base commune » de congrès, Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

Désolée, un texte de congrès du Parti communiste peut difficilement être un poème ! « Il est grand temps de rallumer les étoiles », comme titre de texte de congrès, c’est vraiment n’importe quoi.

Et effectivement, ce texte n’a rien à voir avec un texte de congrès du PCF. Il évacue les préoccupations principales qui sont celles des communistes mais aussi des salariés en lutte et de beaucoup d’autres.

Le dernier congrès statutaire du Parti a eu lieu en 2008. Depuis, bien des choses ont été imposées qui n’ont jamais été décidées en congrès : le Front de gauche, comme structure électorale, comme structure politique. Il faut faire un bilan, le bilan de cette nouvelle étape de ce processus de « transformation » du Parti.

Je ne m’étends pas sur les précédentes. De la Mutation aux collectifs antilibéraux, les étoiles du drapeau communiste ont été éteintes les unes après les autres, « d’expérimentation » en « expérimentation ». Robert Hue est allé au bout de cette cohérence. Le Front de gauche poursuit cette œuvre d’effacement du Parti.

Même sur le plan électoral, placé en priorité, le résultat est explicite : perte de la moitié des conseillers régionaux communistes et la réduction à 7 du nombre de députés PCF…

Sur le plan de l’organisation communiste, le constat est aussi celui de l’effacement, à tous les niveaux. Les structures informelles du Front de gauche, électorales pour commencer, supplantent celle du Parti. Notre CN est écarté des décisions stratégiques. Au mieux, il les valide après coup.  Elles sont prises on se sait où, ni exactement avec qui, dans telle ou telle collectif national du Front de gauche avec des « personnalités » qui parlent ensuite en notre nom et place.

En 2007, les communistes ont rejeté très majoritairement la disparition, le sabordage du Parti, le changement de nom. Mais dans les faits, même en en-tête des courriers internes du parti, au sigle « PCF », quand il apparaît encore, est systématiquement accolé le logo « Front de gauche ».

Avec le « Front de gauche », la direction applique le même processus que dans d’autres pays d’Europe : Linke en Allemagne, Izquierda Unida en Espagne, Syriza en Grèce  où de nouvelles formations de « gauche » étouffent les partis communistes ou les combattent violemment (Grèce), sous la houlette du PGE,  parrainé par la Commission européenne.

La remise en cause intégrale de l’Europe du capital, de l’euro doivent revenir notre axe de lutte. Elle implique que le PCF s’affranchisse définitivement du PGE.

Je reviens au texte. Son contenu également il poursuit et aggrave l’effacement du Parti.

Ce texte s’adresse à des « bisounours », pas à des travailleurs et à des communistes !

La formule « l’Humanifeste » donne le ton. « L’Humain d’abord », ce n’est pas la perspective révolutionnaire d’un parti de classe  qui combat l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Le Pen, père et fille, Sarkozy, Dassault, Béttencourt, la bourgeoisie… : ce sont aussi des humains. Mais désolée, je ne mets pas leur bonheur dans mes priorités !

Le texte évite soigneusement de confronter les paroles et les actes et de mettre les uns en cohérence avec les autres et inversement.

Au soir du 1e tour des présidentielles, en notre nom, sans attendre la réunion du CN du PCF, Mélenchon a appelé à voter pour Hollande « comme pour lui-même » et « sans conditions ». Le Front de gauche a alors révélé entièrement sa fonction de rabatteur pour la social-démocratie de semeur d’illusions sur la gauche de résignation. Evidemment quand je dis cela, cela ne veut pas dire qu’il ne fallait pas battre Sarkozy.

Aujourd’hui la gauche est au pouvoir à tous les échelons du pays : présidence de la République, Sénat, Assemblée nationale, régions, départements. Elle a tous les moyens d’agir pour le changement. Qui est surpris qu’elle ne le fasse pas ?

Certainement pas les ouvriers de PSA, de Doux, de Sanofi, tous les salariés en luttes, ceux qui ont manifesté le 9 octobre pour l’emploi et l’industrie ! Pour eux, comme pour moi, il n’y a qu’une confirmation : gauche ou droite, le MEDEF continue à licencier et à empocher les profits et les aides publiques !

Il est temps d’arrêter clairement d’alimenter des illusions, sur une orientation possible « de gauche » de ce gouvernement (comme de l’UE). Pas de caution au PS !

Notre Parti doit faire des actes politiques forts. Les élus communistes à tous niveau doivent remettre en cause leur participation aux exécutifs dirigés par le PS. Au Parlement, il faut des votes conformes à l’intérêt des travailleurs.

Je pense avec colère au vote des députés FdG POUR la mise en place des « emplois d’avenir », des « emplois sans avenir » plutôt. Pour le vote du budget 2013, le FdG décidera-t-il tout seul de s’abstenir ?

Le choix du moindre de mal, de la résignation, du genre « Ce n’est pas vraiment ce que nous voudrions mais c’est mieux que rien » : c’est de la social-démocratie. Ce n’est pas ça le Parti communiste français !

Notre parti ne saurait s’en tenir non plus à des postures critiques mais doit aller au fond dans ses revendications.

Quand le capitalisme en crise fait payer les travailleurs par le chômage massif, comment s’en tenir à la formule du candidat François Hollande : « non aux licenciements boursiers ». Il y aurait de mauvais et de bons licenciements, ces derniers non liés au capitalisme et contre lesquels on ne pourrait rien faire ? A propos, à peine 10% des salariés, travaillent dans des sociétés cotées en bourse.

Un vrai Parti communiste pourrait au contraire lancer une campagne pour la nationalisation (intégrale) de l’automobile, de la sidérurgie, de la pharmacie… Là, nous ne serions pas en dessous de l’aspiration à des ruptures, pour se défendre d’abord, pour changer de société ensuite.

Un vrai Parti communiste devrait remettre au centre l’obligation de reclassement  avec maintien du salaire et des acquis sociaux. La question, certes insuffisante, du rétablissement de l’autorisation préalable de licenciement (supprimée en 88) se pose immédiatement.

Ces quelques préoccupations, parmi beaucoup, des communistes qui font le choix des luttes, de l’entreprise, des quartiers, sont absentes de la proposition de base « commune » de la direction. C’est un constat, auquel les vers mal placés des plus grands poètes ne change rien. Ce texte de congrès n’est pas amendable

C’est pourquoi, avec plusieurs membres du Conseil national, des responsables de cellule, section, fédération du Parti, nous proposerons un texte alternatif : « Ni effacement, ni abandon, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ». C’est une nécessité pour le Parti et les communistes.

http://vivelepcf.fr/proposition-de-campagne-nationale-du-pcf/

 

Coup de gueule!!! Encore des couleuvres aux cocos pour mieux faire avaler la pilule Front de Gauche

En réalité :

  • JUIN 2011 : Le PCF se réclame de 138 000 adhérents (cartes placées)et de 69 000 cotisants en juin 2011
  • JANVIER 2012 : Le Parti communiste avance au JDD.fr le chiffre de 130.000 adhérents au 1er janvier 2012, dont 70.000 à jour de cotisation.

Selon la pub  PLUS 6500 DEPUIS JANVIER  2012 SOIT 136.500 (si je sais compter) Et toujours selon la « pub » à vanter les mérites des choix de la direction Front de Gauche du PCF,  cela ferait 130.000

ET BIEN NON

Le résultat des choix politiques de la direction nationale de notre Parti

C’est la perte  de la moitié de ses élus régionaux (95 contre 185), la  réduction à 7, des députés communistes.

Et bien sûr, si nous savons tous compter , la perte de 8000 adhérents depuis juin 2011

Coup de gueule!!! Encore des couleuvres aux cocos pour mieux faire avaler la pilule Front de Gauche dans 36éme Congrès du PCF 69140_4100680719486_62823270_n1-258x300

JUIN 2011 : Le PCF se réclame de 138 000 adhérents (cartes placées)et de 69 000 cotisants en juin 2011 JANVIER 2012 : Le Parti communiste (PCF) avance au JDD.fr le chiffre de 130.000 adhérents au 1er janvier 2012, dont 70.000 à jour de cotisation. PLUS 6500 DEPUIS JANVIER (selon la pub) 2012 SOIT 136.500 (si je sais compter) ET BIEN NON,toujours selon la "pub3 à vanter les mérites des choix de la direction Front de Gauche du PCF cela ferait 130.000 Et bien sûr, si nous savons tous compter , perte de 8000 adhérents

Cherchez l’erreur!

 

 

 

11 NOVEMBRE 2012 – 36ème Congrès du PCF ;Meeting de présentation du texte alternatif : « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! »

11 NOVEMBRE 2012 - 36ème Congrès du PCF 

10h00, 61 rue Violet, Paris 15ème (métro Emile Zola)

Meeting de présentation du texte alternatif :

 « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! »

11 NOVEMBRE 2012 - 36ème Congrès du PCF ;Meeting de présentation du texte alternatif :   « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! » dans 36éme Congrès du PCF pcf-sur-les-rails-120x150Le Conseil national du PCF s’est réuni les 13 et 14 octobre 2012. Il a adopté pour le prochain congrès une « proposition de base commune » aussi affligeante dans la forme que dans le fond. L’intitulé « Rallumer les étoiles » le traduit. Nous y voyons à la fois un signe de faiblesse et une volonté d’esquiver tous les débats de fond posés par les choix stratégiques d’effacement du Parti poursuivis depuis le dernier congrès statutaire qui remonte à 2008. On voudrait dégoûter les communistes, on ne s’y prendrait pas mieux.

Ce dernier CN a conforté notre intention, que nous avons exprimée notamment dans la déclaration du 23 juin, signée par des centaines de camarades, diffusée massivement à la Fête de l’Huma, de produire un texte alternatif. Nous l’avons annoncé au CN (voir les déclarations de Corinne Bécourt et Dominique Negri en lien). Nous l’avons annoncé par la voie d’un communiqué signé au départ de huit membres du Conseil national.

Ce texte expose précisément notre démarche et nos analyses. Il est notamment clair sur la caractérisation du Front de gauche, celle de l’UE du capital (En lien).

Ce texte préfigure point par point le texte alternatif dont un groupe de travail est en train de rédiger le projet, notamment  à partir des textes de congrès « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » de 2005 et « Plus que jamais, face au capital, le pays a besoin du PCF » de 2010.

Nous invitons tous les camarades à le cosigner comme l’ont fait déjà 230 camarades (par internet), dont 8 membres du CN, deux secrétaires fédéraux, 30 secrétaires de section etc. et à le faire signer.

Nous présenterons le texte alternatif définitif lors d’un

MEETING, le dimanche 11 novembre 2012

A 10h30, (accueil à partir de 9h30) (Table de livres, buffet)

61 rue Violet Paris 15ème (métro Emile Zola)

« Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe »

 

Nous déposerons officiellement le texte alternatif le 17 novembre au Colonel Fabien.

La presse est informée régulièrement de nos initiatives. Nous invitons chaque camarade à nous faire part de ses réflexions, de la situation locale qu’il affronte. Nous avons un objectif premier parmi tous les autres, maintenir un Parti communiste en France, organisé comme tel qui, à partir de la protestation dans les entreprises et les localités, des aspirations de la jeunesse, puisse être efficace pour résister immédiatement à la super-austérité programmée, à terme contre l’ordre capitaliste.

Pour les 8 membres du CN initiateurs de l’appel (Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Christian Tabaglio),

Emmanuel Dang Tran

 

PS1 : Pour renvoyer sa signature : Cahiers communistes , 130 rue Castagnary, 75015 Paris

PS2: SOUSCRIPTION (Nous n’aurons pas les mêmes moyens que la direction!!). Voir au dos—Chèques à l’ordre de « Cahiers communistes », 130 rue Castagnary, 75015 Paris

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