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Les Wampas : Georges Marchais, reviens !

http://www.dailymotion.com/video/k1NsR76XktXH2NXaP1

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L’agence postale communale : une attaque de plus contre les services publics

Conseil Municipal du 16 février 2009

Intervention d’Olivier Tournay pour le PCF au nom de l’opposition, relative à la création d’une Agence Postale Communale.

 

http://www.dailymotion.com/video/k19dtmBzGwPyoxXrVI

source : www.ville-saintquentin.fr

 

Monsieur le Sénateur-Maire, Mesdames Messieurs les Conseillers municipaux.

Il nous est demandé dans le rapport n°8 de voter pour la création d’une agence postale communale en lieu et place du bureau de poste du quartier St-Martin

La direction de la poste désire fermer ce bureau en raison d’une faible fréquentation. En effet, elle considère que 45 clients en moyenne par jour, cela n’est pas suffisant.

 Deux remarques à ce propos :

D’une part, ce bureau accueille 45 clients sur une tranche horaire de 2h30, soit quasiment un client toutes les 3 minutes. Avouez que c’est loin d’être le désert annoncé.

D’autre part, la poste reste un service public, et par essence, un service public n’a pas à rentrer dans des considérations de rentabilité (car c’est bien de cela qu’il s’agit). Il doit garantir l’égalité de tous sur l’ensemble du territoire.

Face à cette éventuelle fermeture, il nous est donc demandé de voter pour la création d’une agence postale communale, qui permettrait selon ce rapport de « maintenir les services précédemment réalisés ».

Ce constat est faux. En rien, une agence postale communale ne délivre les mêmes services. Le modèle de convention produit en annexe le prouve :

-Restrictions des dépôts d’objets (article 2.1)

-Limitation des services financiers à des retraits et des dépôts de 300 euros par semaine (article 2.2)

-Impossibilité pour l’usager de consulter ses comptes (article 4.1)

-Les dépôts ne sont pris en compte le jour même (article 4.3)

De fait, le service sera réduit et nécessitera que les usagers se déplacent à l’agence de la Basilique, chose qui n’est hélas pas à la portée de toute la population (notamment la population âgée ou handicapée)

Qui plus est, un bureau de poste fonctionne grâce à des professionnels pouvant effectuer des opérations financières, de courrier et de colis, pouvant par là-même dispenser des conseils.

Je le répète, il est faux d’affirmer que cette agence postale communale fournira les mêmes services qu’un véritable bureau de poste.

Pour asseoir votre légitimité sur ce dossier, une consultation a été organisée auprès des habitants. Permettez de contester vigoureusement les modalités de cette consultation.

En effet, la question « souhaitez vous ou ne souhaitez vous pas la création d’une agence postale communale » (sous peine de voir le bureau de poste fermer) est on ne peut plus spécieuse. Il n’est pas étonnant que 93% des réponses soient positives. Il en aurait été de même si vous aviez demandé : « préférez vous que l’on vous coupe la main ou que l’on vous coupe le bras ».

La vraie question aurait été de demander : « souhaitez vous garder le bureau de poste ou souhaitez vous sa transformation en APC ».

Cette question a d’ailleurs été posée en parallèle à la votre. 200 habitants ont pris la peine d’y répondre pour un un résultat de 100% de gens favorables au maintien de la poste. Vous pourrez consulter si vous le souhaiter ces résultats.

Bref, vous allez me rétorquer que vous n’êtes pas responsable de la Poste et que vous faites de votre mieux pour assurer la continuité du service. Vous êtes pourtant Sénateur, Maire de la ville la plus importante de l’Aisne. Un de vos adjoints a été plusieurs fois ministres et actuellement secrétaire général du premier parti de la majorité. Vous êtes en capacité de monter un projet urbanistique s’élevant à 40 millions d’euros, et nous devrions croire que votre influence n’est pas suffisamment importante pour empêcher la fermeture d’un bureau de poste de quartier ? Là où les maires de Marly Gomont ou d’Etréaupont ont réussi ?

Monsieur le Maire, il est faux de dire que vous ne pouvez rien faire. Vous pouvez retirer le dossier du conseil municipal et renégocier.

Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux de la majorité, vous n’êtes pas sans savoir que l’aide financière versée par la Poste dans le cadre d’une APC n’est pas assurée dans la durée, mais que surtout, c’est la fermeture annoncée de cette agence lorsque La Poste rentrera en concurrence et que « l’Europe », au nom de la « concurrence libre et non faussée », mettra en demeure la France de supprimer cette aide ou de supprimer ces APC.

Cette brèche annonce la mort de ce service public.

Bref, il est temps de prendre vos responsabilités. Ne tuez pas la proximité des quartiers. Que la lutte réelle contre l’isolement ne soit pas que des discours. Vous avez été élus sur un programme qui explique que vous travaillez « pour un développement harmonieux des quartiers », qui prône que « la Solidarité (…) [c’est] créer les conditions favorables pour contribuer à rendre notre Ville toujours plus humaine ». En votant pour ce rapport, en arrachant un à un les maillons du service public, vous ne ferez que trahir vos engagements.

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La videosurveillance : une politique chère et inutile.

Intervention du PCF au nom de l’opposition lors du Conseil Municipal de Saint-Quentin, le 8 décembre 2008

 

http://www.dailymotion.com/video/k3q7dexH19pG7wXgDG

source : www.ville-saintquentin.fr

 

La ville qui sourit est-elle à ce point dangereuse ? C’est la question que nous posons au regard de ce rapport.

La réponse semble être négative car, outre un but préventif, vous souhaitez lutter contre, je cite, « le sentiment d’insécurité que peuvent ressentir [les] habitants ».

Tout d’abord, j’aimerai connaître quels critères permettent de quantifier l’effet dissuasif et préventif un tel système ?

D’autre part, nous constatons que nous sommes confrontés à un cas flagrant d’instrumentalisation du sentiment d’insécurité. Qu’est-ce que le sentiment d’insécurité si ce n’est une notion aux contours plus que flous que le droit ne définit pas. Il sert juste à justifier et légitimer les politiques publiques de sécurité.

Quant au système de vidéo protection, qu’il serait bon plutôt d’appeler vidéosurveillance, on ne peut que constater son inefficacité au regard des nombreuses analyses qui s’y rapportent. Durant la commission des finances, un conseiller a affirmé que des rapports prouvant l’efficacité de ce système existent et qu’il n’y avait qu’à venir les consulter. C’est donc ce que j’ai demandé à faire en Mairie : j’attends toujours qu’on me les présente.

Même le rapport, qui n’est pas à charge, de l’INHES[1] (Institut National des Hautes Etudes de Sécurité), commandé par le ministère de l’Intérieur, pointent à de très nombreuses reprises les défaillances d’une telle politique.

 

A titre d’exemples :

 

- Son utilisation se fait surtout a posteriori : les cas des flagrants délits sont très rares.

- Est également décrit l’ « effet plumeau » : à savoir un déplacement de la délinquance hors du champ des caméras, argument à mettre en relation avec un changement de stratégie des délinquants (port de cagoule ou de casque, fuite systématique)

- Ce système place le plus souvent la ville sous « l’œil myope » des caméras (images pas assez précises, floues). En Angleterre, nation qui a le plus de caméras par habitants, 80% des images recueillies sont jugées médiocres et peu utiles. « Œil myope » voire totalement aveugle car certaines caméras ne sont même pas branchées ou les opérateurs en charge de la surveillance ne sont pas en mesure de contrôler en même temps tous les écrans, écrans qui eux-mêmes ne correspondent pas aux nombres de caméras en opération.

- Se pose aussi la question de qui surveille et qui va être surveillé.

Qui surveille ? En règle général du personnel mal formé, faisant un travail fastidieux, répétitif et ennuyeux.

Qui est surveillé ? Essentiellement des hommes de moins de 30 ans, et s’ils ne sont pas blancs, ils ont deux fois plus de chances d’être surveillés[2]. C’est cela la réalité d’un tel système, une surveillance fondée sur les préjugés !

- Mais surtout, le rapport de l’INHES explique que la vidéosurveillance n’a aucun impact sur l’atteinte aux personnes et n’a qu’un impact relatif sur certaines atteintes à la propriété. Il n’est même pas possible de faire de corrélation entre l’installation des caméras et l’élucidation des délits.

 

Tout cela pour un coût chiffré à Saint-Quentin à 1.5 millions d’euros sur 3 ans, soit pour 60 caméras, 8300 euros par an et par caméra. Mais toujours selon le rapport de l’INHES, le véritable montant s’établirait à 35 000 euros[3] en moyenne par caméra lorsque l’on intègre tous les paramètres (les liaisons, les logiciels, le local, la mise en relation et le déploiement des forces de l’ordre,…).

 

Bref, un coût exorbitant pour un effet nul si ce n’est en cas « d’émeutes urbaines » et de prévention du terrorisme : je n’ai vraiment pas l’impression que la ville de Saint-Quentin entrent dans ces catégories de risques.

 

Les poncifs habituels « Qui n’a rien à se reprocher, n’a rien à craindre » ou comme cela a été chuchoté en Commission des Finances, que c’est faire preuve d’angélisme que de s’opposer à la vidéosurveillance, ne suffiront pas à convaincre de l’efficacité de ce système.

Enfin, une dernière illustration. Monsieur le Sénateur-Maire, vous évoquiez ici même les cas de délinquance qui ne diminuaient dans le camp des voyageurs à côté du Stade Debresie. Or, ce camp est déjà surveillé par des caméras. Vous nous prouvez par un exemple concret que ce système n’est pas efficace.

 

L’opposition quant à elle préconise la mise en place d’un Office de la Tranquillité Publique permettant une prise en compte permanente et immédiate des personnes victimes de conflits, nuisances sonores, constatations de dégradations…par l’accueil, l’information, l’orientation et, le cas échéant, la mise en place d’une médiation. Et dans le cas de crimes et délits, de laisser aux forces de police et de gendarmerie exercer leurs prérogatives.

Olivier TOURNAY

 

[1] INHES, La vidéo protection – conditions d’efficacité et critères d’évaluation, mai 2008

[2] Gary Amstrong et Clive Norris, The unforgiving eye : CCTV surveillance in public space » Centre for Criminology and Criminal Justice, université de Hull (RU, 1997

[3] INHES, La vidéo protection – conditions d’efficacité et critères d’évaluation, mai 2008

Manifestation unitaire à St Quentin le 29 janvier 2009 (clip PCF)

Manif de Saint-Quentin

http://www.dailymotion.com/video/kcs0mas7tDfJSOVPFl

 

 

Video de campagne léglisative: midi pile, france3 Picardie, 30 mai 2007

http://www.dailymotion.com/video/k2ZXdDKkgQSQtAfkMg

15 e congrès du PCF – mai 1959

15e congrès du PCF

 

15e congrès du PCF 2

 

 

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