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36ème congrès du PCF :Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe !

Signature de soutien dès le 17 octobre sur http://vivelepcf.fr/

36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction

36ème congrès du PCF :Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! dans 36éme Congrès du PCF 120626_logo-240x3001-120x150Communiqué de 8 membres du Conseil national du PCF, 14 octobre 2012

Le Conseil national du PCF a adopté ce jour sa proposition de « base commune de discussion » pour le 36ème congrès de notre parti qui se tiendra en février 2013. Ce texte intitulé « Il est grand temps de rallumer les étoiles » nous est parvenu le 11 octobre au soir.

Nous considérons qu’il n’est pas de nature à nourrir les débats cruciaux et nécessaires des communistes pour préparer la riposte à la politique programmée de super-austérité et, indissociablement, pour renforcer le parti. A l’inverse, ce texte multiplie les diversions. Il esquive les problèmes internes principaux posés par les expériences de ces dernières années. Il se situe hors des conditions réelles de la lutte de classe dans la nouvelle étape de crise globale du capitalisme.

Nous rappelons que la direction, au mépris des statuts du parti, n’a pas convoqué de congrès statutaire depuis 2008, c’est-à-dire dans la période où elle constituait le Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon, où se préparaient les échéances de 2012.

Les communistes doivent enfin pouvoir analyser le bilan de cette période et de ces choix dans toutes leurs contradictions. Nous estimons que le Parti, englobé dans le Front de gauche, s’est trouvé enfermé dans une perspective étroitement électorale et institutionnelle, qu’il est passé à côté des perspectives de rassemblement et de rupture qu’a portées la montée de grandes luttes comme celles pour les retraites, pour l’hôpital, la Poste, l’industrie…

Les communistes doivent pouvoir caractériser l’orientation globale de la politique de la « gauche » arrivée au pouvoir. La question ne peut pas être éludée. Elle traduit pour nous une simple alternance, comme on en a connu ces 30 dernières années dans tous les pays de l’UE pour mieux poursuivre et compléter la politique au service du patronat et des possédants.

Il fallait évidemment battre Sarkozy pour ne laisser aucune légitimité à la poursuite de sa politique. Mais les illusions semées par le Front de gauche d’un changement possible avec le PS, par exemple d’une renégociation inimaginable des traités européens antipopulaires, sont aujourd’hui lourdes de conséquences. Vis-à-vis du gouvernement, faut-il adopter une posture de « soutien sans participation », d’« abstentions constructives »? Nous ne le pensons pas dans l’état du rapport de forces et justement pour le faire progresser. Le vote des députés Front de gauche en faveur des « emplois d’avenir », nouvelle forme de précarisation des jeunes travailleurs, notamment des futurs enseignants, illustre cette mauvaise voie.

La nécessité de reconquérir les espaces de résistance et de souveraineté populaires acquis dans le cadre national s’exprime à nouveau dans la campagne contre le « TSCG ». Elle implique de reprendre les analyses et les combats internationalistes de toujours du PCF contre l’Europe supranationale du capital, contre sa force de frappe économique, l’euro.  Comment le texte de la direction peut-il continuer à décréter comme vérité l’illusion que les institutions de l’UE seraient réorientables, qu’il faudrait défendre l’euro ? Quel contresens alors que 64% des Français se prononcent maintenant contre Maastricht, après les 55% de 2005 contre le TCE !

Plus que jamais, l’affiliation du PCF au Parti de la gauche européenne, parrainé par la Commission européenne, doit pouvoir être remis en cause.

Sur un autre plan, la sortie de la France de la politique extérieure intégrée de l’UE – honteusement décorée du Prix Nobel de la paix – la sortie de la France de l’OTAN, le retour de toutes les troupes mobilisées dans les guerres impérialistes, le désarmement nucléaire unilatéral sont des campagnes majeures à engager, dans la fidélité à l’histoire de notre Parti.

Pour nous, la raison d’être du PCF est plus actuelle que jamais.

Elle ne consiste pas à cultiver une fonction « tribunicienne », à suivre les déclamations populistes de tel ou tel leader, à canaliser la contestation populaire, à se fondre dans les institutions de la démocratie bourgeoise. Tout au contraire !

Devant les attentes des travailleurs, de couches de plus en plus larges de la population (qui se sont exprimées en partie, par défaut, dans le vote FdG), devant les grandes luttes qui se développent dans des catégories de plus en plus diverses, dans la jeunesse, communistes, nous avons la responsabilité historique de faire bien autre chose que le Front de gauche, parce que nous avons une perspective révolutionnaire, le socialisme.

Nous devons mesurer pleinement, au-delà des questions « sociétales», les dangers et les ressorts du recours par le capital à l’extrême-droite pour dévoyer la colère des exploités, notamment leur rejet de classe de l’UE. Nous devons mesurer toutes les conséquences, la gravité de l’effacement des positions et de l’organisation communistes.

Le concret, la recherche des positions et moyens de rassemblement pour commencer tout de suite à rompre avec la politique du capital est notre préoccupation première.  Nous sommes convaincus que c’est celle des communistes. Le texte « Rallumer les étoiles » n’y répond pas, loin s’en faut.

Face à la casse programmée de l’industrie et de l’agriculture comment mobilisons-nous pour défendre les activités répondant aux besoins et les savoir faire, comment avançons-nous des perspectives de nationalisations sous contrôle populaire dans l’esprit de celles de 1945?

Face au projet de démantèlement du financement de la Sécurité sociale, contre les actifs et les retraités, comment défendons-nous de façon intransigeante la cotisation sociale, le salaire socialisé contre la propagande autour de la baisse du coût du travail ?

Pour les salaires, avec l’augmentation du SMIC, pourquoi ne pas lancer une grande campagne pour le rétablissement de l’échelle mobile cassée par la gauche mitterrandienne en 1983 ?

Pour les services publics, refusons l’application des directives européennes de concurrence, obtenons par exemple, le retour de La Poste en établissement public. En 2009, Hollande l’avait même fait voter par le Conseil général de Corrèze !

Voilà autant de grandes initiatives nationales que l’on attend de notre parti !

Notre époque est marquée par les souffrances terribles qu’engendrent dans le travail, la vie, la société l’offensive globale du patronat et du capital contre les acquis sociaux et démocratiques. Elle est marquée aussi par un discrédit croissant du capitalisme et par la recherche renouvelée, pressante dans le monde du travail, dans le mouvement syndical, dans la jeunesse, d’une organisation politique pour résister, pour avancer un autre modèle de société, d’une organisation révolutionnaire.

Nous estimons qu’il est grand temps que les communistes réaffirment que cette organisation, c’est leur parti, le Parti communiste français. Le PCF l’est par ses fondamentaux théoriques, marxistes et léninistes, toujours aussi valides, par le point de repère fort, unique et décisif qu’il représente dans l’histoire de notre pays pour ceux qui ont intérêt à combattre le capitalisme, aussi par ce que ce qu’ont représenté le mouvement communiste international (pensons aux victoires anticolonialistes) et les expériences socialistes du 20ème siècle, dans leurs contradictions, que nous devons analyser de façon critique mais en communistes.

D’autres ont le droit de penser que la « matrice communiste » est périmée, que l’avenir est à une autre forme d’organisation politique. Dans une tribune à « Libération », le 15 août, Pierre Laurent juge que les clivages de la première moitié du 20ème siècle entre socialistes et communistes n’ont plus lieu d’être et invite donc à un congrès de Tours à l’envers. Pour nous, c’est un contresens.

Mais tout doit se faire dans la clarté. Le Front de gauche succède aux précédentes tentatives de transformations réformistes du PCF et de recomposition politique depuis la « Mutation » des années 90, en passant par les « collectifs antilibéraux » jusqu’à la remise en cause même de l’existence du Parti par la direction, ce qu’ont massivement repoussé les communistes en 2007.

Ceux qui veulent créer un nouveau Parti, qu’il s’appelle « Front de gauche » ou autrement, ont le droit de le faire, comme cela se produit dans d’autres pays sous la houlette du PGE. Mais les statuts du PCF doivent interdire toute double-appartenance.

Nous faisons partie des communistes qui n’accepteront pas la mise sous tutelle du PCF, supplanté à tous les niveaux par une organisation informelle de « gauche », essentiellement différente du Parti de classe et de masse que le PCF doit redevenir.

Même en termes d’alliance électorale, le Fdg n’a abouti qu’à la perte de la moitié des élus PCF régionaux et à la réduction à 7 des députés communistes. Sur ce plan également, le FdG e correspond pas aux objectifs d’unité et de rassemblement recherchés par les communistes.

Pour toutes ces raisons, avec nos convictions de communistes, nous prenons la responsabilité, à la suite de centaines d’échanges avec des camarades de toutes les fédérations du PCF de France, notamment à la Fête de l’Humanité, de produire un texte alternatif pour le 36ème congrès, avec pour but d’abord de poser les questions essentielles manquantes, ensuite d’affirmer d’autres perspectives que celles de la poursuite de l’effacement du PCF, de ses positions et de son organisation.

Ce texte se situera dans la continuité des textes « Remettons le PCF sur les rails de la lutte de classe », « Faire vivre et renforcer le PCF », « plus que jamais, face au capital, notre peuple a besoin du PCF » déposés aux 33ème, 34ème et 35ème congrès.

Nous appelons les communistes, toutes celles et ceux qui partagent notre volonté de renforcer notre Parti à prendre contact avec nous.

« Ni abandon, ni effacement, un PCF résolument communiste dans l’affrontement de classe ». Oui, il y a et il y aura des révolutionnaires conséquents dans notre pays et ils sont et seront communistes !

 

Corinne BECOURT, section de Saint-Quentin, Conseil départemental de l’Aisne, Frédéric BERNABE, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône,  Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section de Paris 15ème, Conseil départemental de Paris, Fabienne DEBEAUVAIS, Amiens, fédération de la Somme, élue municipale, Claude FAINZANG, Paris 19ème, Conseil départemental de Paris, Eric JALADE, secrétaire de la fédération du Tarn, Dominique NEGRI, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, Conseil départemental de l’Isère, Christian TABAGLIO, Jarny, Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle Membres du Conseil national du PCF

2 commentaires

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts-Conseil National du PCF

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT -Fédération de l'Aisne

CN du PCF des 13 et 14 octobre 2012

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts

Après ce que j’ai entendu, j’ai envie de le prendre avec humour. J’entends des dirigeants s’affoler, appeler, la main sur le cœur, au respect des statuts du Parti, aux droits et aux devoirs des adhérents, même à des sanctions, à la suspension de droits d’adhérents…

Mes camarades, regardez-vous, en rapport avec les communistes !

Même Isabelle de Almeida, rapporteuse, a été dû reconnaître qu’aucun congrès statutaire, avec résolution amendable, n’a été convoqué depuis 2008, en contradiction avec…  les statuts-mêmes du PCF !

Pierre Laurent ne peut même pas prétendre, selon nos statuts, être secrétaire national, puisqu’il n’ a pas été élu dans un cadre normal. Personne, heureusement, n’a eu l’idée d’appeler la justice bourgeoise pour lui contester son titre.

Bien plus grave, depuis 2008, les décisions stratégiques les plus déterminantes ont été prises sans les communistes. Au 34ème congrès, il leur a été présenté une perspective de « Fronts de lutte ». Mais, aussitôt, la direction l’a transformée en alliance électoraliste avec Mélenchon qui quittait juste le PS après 23 ans de présence au Sénat pour la social-démocratie…

Je vous entends, camarades rapporteurs et rapporteuses, appeler maintenant au respect des statuts et à leur modification dans le sens d’un contrôle accru par une direction coupée du parti. Après les démonstrations des dernières années, je vous dis : « bravo ».

Il y a eu des élections législatives en juin 2012.

A Saint-Quentin, dans la fédération de l’Aisne, les communistes ont pu apprécier le respect des statuts. Pour imposer les candidats « Front de gauche », contre l’immense majorité des adhérents, la Fédération du PCF-FdG n’a trouvé qu’un seul moyen : organiser un vote parallèle avec uniquement les candidatures Front de gauche et Gauche « unitaire » à l’exclusion des candidats PCF. Démocratie, dites-vous !

Mes camarades de la Haute-Saône en racontent de plus belles, de plus graves encore ! Le vote a été clair : 92% des communistes, dans les deux circonscriptions, ont choisi des candidats PCF, sous contrôle de la direction nationale, 8% des candidats FdG ? Mais la direction nationale du PCF a quand même choisi de reconnaître, malgré les statuts et toute démocratie, les candidats « Front de gauche » et de les financer aussi.

Pour moi, c’est clair, la transformation des statuts que vous voulez ne vise qu’à consolider administrativement une entreprise d’effacement, de liquidation du PCF dans le Front de gauche.

Pour moi et bien d’autres communistes conscients, c’est NON !

11 NOVEMBRE 2012 – 36ème Congrès du PCF ;Meeting de présentation du texte alternatif : « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! »

11 NOVEMBRE 2012 - 36ème Congrès du PCF 

10h00, 61 rue Violet, Paris 15ème (métro Emile Zola)

Meeting de présentation du texte alternatif :

 « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! »

11 NOVEMBRE 2012 - 36ème Congrès du PCF ;Meeting de présentation du texte alternatif :   « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! » dans 36éme Congrès du PCF pcf-sur-les-rails-120x150Le Conseil national du PCF s’est réuni les 13 et 14 octobre 2012. Il a adopté pour le prochain congrès une « proposition de base commune » aussi affligeante dans la forme que dans le fond. L’intitulé « Rallumer les étoiles » le traduit. Nous y voyons à la fois un signe de faiblesse et une volonté d’esquiver tous les débats de fond posés par les choix stratégiques d’effacement du Parti poursuivis depuis le dernier congrès statutaire qui remonte à 2008. On voudrait dégoûter les communistes, on ne s’y prendrait pas mieux.

Ce dernier CN a conforté notre intention, que nous avons exprimée notamment dans la déclaration du 23 juin, signée par des centaines de camarades, diffusée massivement à la Fête de l’Huma, de produire un texte alternatif. Nous l’avons annoncé au CN (voir les déclarations de Corinne Bécourt et Dominique Negri en lien). Nous l’avons annoncé par la voie d’un communiqué signé au départ de huit membres du Conseil national.

Ce texte expose précisément notre démarche et nos analyses. Il est notamment clair sur la caractérisation du Front de gauche, celle de l’UE du capital (En lien).

Ce texte préfigure point par point le texte alternatif dont un groupe de travail est en train de rédiger le projet, notamment  à partir des textes de congrès « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » de 2005 et « Plus que jamais, face au capital, le pays a besoin du PCF » de 2010.

Nous invitons tous les camarades à le cosigner comme l’ont fait déjà 230 camarades (par internet), dont 8 membres du CN, deux secrétaires fédéraux, 30 secrétaires de section etc. et à le faire signer.

Nous présenterons le texte alternatif définitif lors d’un

MEETING, le dimanche 11 novembre 2012

A 10h30, (accueil à partir de 9h30) (Table de livres, buffet)

61 rue Violet Paris 15ème (métro Emile Zola)

« Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe »

 

Nous déposerons officiellement le texte alternatif le 17 novembre au Colonel Fabien.

La presse est informée régulièrement de nos initiatives. Nous invitons chaque camarade à nous faire part de ses réflexions, de la situation locale qu’il affronte. Nous avons un objectif premier parmi tous les autres, maintenir un Parti communiste en France, organisé comme tel qui, à partir de la protestation dans les entreprises et les localités, des aspirations de la jeunesse, puisse être efficace pour résister immédiatement à la super-austérité programmée, à terme contre l’ordre capitaliste.

Pour les 8 membres du CN initiateurs de l’appel (Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Christian Tabaglio),

Emmanuel Dang Tran

 

PS1 : Pour renvoyer sa signature : Cahiers communistes , 130 rue Castagnary, 75015 Paris

PS2: SOUSCRIPTION (Nous n’aurons pas les mêmes moyens que la direction!!). Voir au dos—Chèques à l’ordre de « Cahiers communistes », 130 rue Castagnary, 75015 Paris

Congrès du PCF : mes critiques sur le projet de base commune. Eric Jalade – Fédération du Tarn

Congrès du PCF : mes critiques sur le projet de base commune. Eric Jalade – Fédération du Tarn dans 36éme Congrès du PCF eric-jalade-300x225Conseil national du PCF du 13 octobre 2012, intervention d’Éric Jalade, fédération du Tarn

Je dis cela, en découvrant le texte depuis hier, avec une première lecture attentive depuis lors.

Je partage évidemment, comme vous, l’ambition initiale, à la fois d’avoir un texte qui fasse événement – sous forme pourquoi pas d’un manifeste – et qui parle à notre peuple et aux communistes, au vu des enjeux.

Il y a, heureusement, des paragraphes et des idées dont les développements me semblent utiles, pertinents et nous rassemblent, nous sommes tous adhérents au PCF …

J’ai entendu quelques camarades, ce matin parler d’un « texte qui a du souffle » … Je ne partage pas cet avis, je vais essayer de m’en expliquer. Il y manque, selon moi, un souffle révolutionnaire, à la hauteur des souffrances de notre peuple qui est écrasé par le capitalisme.

D’abord quelques mots sur le style.

Ce texte me donne trop souvent l’impression d’une écriture ampoulée, parfois confuse ou redondante, émaillée de références dont on pourrait se dispenser et qui n’apportent rien à la cohérence et à la précision du propos (« quelle humanité voulons-nous être ? », p.12 – « le tranquille autochtone seul face aux barbaresques menaçants » ; un « lieu essentiel du faire peuple » p.10 ; « nous voulons écrire la saison deux » , p.28 …).

Évidemment, ces remarques ne sont pas exhaustives.

Je centrerai l’essentiel de mes remarques sur le fond.

On relève une prédominance des thématiques idéologiques issues de la mutation, impulsée par Robert Hue il y a déjà une quinzaine d’années, avec le succès que l’on connaît… Ces thématiques font une part prédominante, me semble-t-il, aux questions sociétales, au détriment des questions sociales, en s’éloignant du marxisme, alors que nous vivons une crise terrible du capitalisme, en France comme en Europe : 9 millions de pauvres, 5 millions de chômeurs, travail partiel, bas salaires, retraités dans des situations de grande détresse et de grande pauvreté …

Ce sont ces questions-là qui préoccupent notre peuple, pas les « faux débats » montés et agités par les médias dominants comme autant de contre-feux pour masquer la dureté de la situation sociale et détourner l’attention des questions fondamentales et de la lutte des classes.

Je ne prendrai qu’un exemple, la mise sur le même plan du « patriarcat » et de la domination capitaliste dans la société française du début du XXIe siècle m’interroge vivement.

Selon moi, ce texte ne parle pas suffisamment aux classes populaires, en raison de son approche et de sa cohérence (ou plutôt de sa confusion) idéologique.

Ce discours peut peut-être concurrencer le PS ou EELV pour tenter de séduire la petite et moyenne bourgeoisie (pour ne pas dire les « bobos »), mais il ne me semble pas forcément de nature à convaincre ou à (re)conquérir les classes populaires, ce qui est notre fonction historique. Nous sommes historiquement le « parti de la classe ouvrière » – et nous devons viser des alliances de classes – évitant ainsi le « solo funèbre » (pour reprendre la formule de Marx).

Comme cela a été dit, le mouvement des retraites de 2010 est absent du texte, alors que cela a été une lutte d’ampleur historique, certes conclue par une défaite, mais encore faut-il tenter d’en tirer les enseignements et en faire l’analyse.

Je veux bien admettre que ce type de texte ne vise pas à l’exhaustivité et n’a pas la dimension d’un programme. Néanmoins, il manque des axes programmatiques et des batailles – avec des mots d’ordres rassembleurs – nous permettant de mettre notre parti en mouvement et par là même d’entraîner notre peuple dans de grandes luttes.

Il manque, dans la philosophie du texte, nombre de fondements théoriques qui aident à la compréhension du réel, du monde tel qu’il est – la référence au marxisme, la perspective du socialisme, notre rapport à la classe ouvrière et plus largement au monde du travail, pas seulement aux « individus ».

Pour prendre un exemple simple, Bernard Arnault ou les prétendus « pigeons » sont autant des individus que les travailleurs victimes des plans de licenciements – dans le privé comme dans le privé – ou les salariés qui subissent la répression patronale.

L’antagonisme entre les forces du capital et du travail est extrêmement violent et avec la crise, il s’accentue terriblement dans cette période.

Sur les nationalisations, je relève, qu’il y a à nouveau, très timidement, le mot, mais comment pourrait-on ignorer ce qui est en train de devenir une aspiration populaire et une revendication syndicale. Cette question mériterait que nous impulsions de grandes batailles politiques dans la durée, elles correspondraient évidemment à la nécessité de reconstruire un appareil productif que la grande bourgeoisie démantèle aujourd’hui sur le territoire national.

Ainsi, nous pourrions agir, en défendant constamment les services publics qui continuent d’être attaqués (voir Budget 2013) et les statuts des personnels, pour des avancées progressistes et des nationalisations démocratiques dans les secteurs de l’eau, de l’énergie (EDF-GDF), l’industrie automobile (PSA, Renault), dans l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique …

Par ailleurs, je voudrais indiquer mon désaccord sur l’articulation entre les batailles nationales et la dimension européenne.

L’Union Européenne n’est pas définie comme ce qu’elle est, c’est à dire un outil au service du capital avec des institutions qui corsètent les peuples, laminent les droits des travailleurs et empêchent l’expression démocratique.

L’outil qu’est le PGE, complètement intégré à l’appareil de l’Union Européenne, ne permet pas de se défendre – et pour cause ! – face aux attaques que l’UE porte aux acquis sociaux et aux droits des peuples.

Le bilan de la construction européenne est largement vécu négativement par l’électorat populaire, tout comme la mondialisation et ses corollaires. L’expérience concrète de notre peuple – austérité, casse, depuis des décennies, de pans entiers de notre industrie – se traduit par un rejet croissant de l’intégration européenne. Peut-on faire comme si cela n’existait pas? Nous ne pouvons pas continuer dans ce déni. Ce serait en outre courir le risque que cette colère populaire soit plus encore récupérée et détournée par les fascistes et l’extrême droite xénophobe.

Sur le plan international, il manque là encore des axes d’intervention et de mobilisations concrètes en faveur de la paix et contre l’impérialisme et notamment l’OTAN – Proche-Orient, Syrie, Iran, Israël, Afrique … – comme notre parti a pu l’impulser de manière remarquable tout au long de son histoire. Nous devrions agir pour la sortie de la France de l’OTAN, en faveur du désarmement (y compris unilatéral) ce qui serait là, pour le coup, un vrai changement en matière de politique de défense. Il y a, sur l’état du monde, une vision idéaliste et qui n’analyse pas correctement les rapports de force actuels, les rivalités inter-impérialistes, et surtout la politique de l’impérialisme américain et ses responsabilités actuelles dans les conflits et les guerres.

Sur la question du parti et du Front de gauche.

Il manque un vrai bilan sur la dernière période. Je voudrais me faire l’écho d’une inquiétude qui existe, celle de l’effacement du parti, au profit d’un « Front de gauche » qui se transformerait peu à peu en parti.

La question de la visibilité de notre parti dans la vie publique, dans les médias est une question qui est largement posée. D’autres composantes du front de gauche avancent nettement dans le sens de la transformation de celui-ci en parti …La poursuite du front de gauche, sous sa forme actuelle risque d’aboutir à la constitution d’un parti, subornant le PCF à celui-ci, de surcroît dans le cadre institutionnel du Parti de la Gauche Européenne.

Notre parti doit donc impulser des batailles avec l’ambition d’avancer vers des ruptures décisives, d’abord à l’échelle de notre pays. Le cadre national demeure un cadre pertinent d’intervention car, c’est, je crois d’abord à l’échelle nationale que les ruptures révolutionnaires peuvent s’opérer (toute l’histoire depuis l’époque moderne le démontre, notamment celle de notre pays, ou si l’on regarde aujourd’hui du côté de l’Amérique Latine).

Enfin, le texte fait référence à la figure de Jaurès, à juste titre. En revanche, il ne fait nullement référence à celle de Lénine …

Donc, Jaurès, oui, bien sûr, mais sans oublier Lénine !

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012, Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère, à propos de la proposition de « base commune » du 36ème congrès


LConseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012, Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère, à propos de la proposition de « base commune » du 36ème congrès dans 36éme Congrès du PCF dominiquenegri-95x95a proposition de texte pour le 36ème congrès est tombée hier sur ma boite internet. Décidément pour ce congrès, la direction fait le choix de la précipitation. C’est injustifiable surtout après avoir attendu 4 ans et demi pour convoquer un nouveau congrès statutaire.

J’entends beaucoup parler de démocratie, de transparence, de débat collectif. Mais je constate que sur la forme, certaines positions et certains communistes sont « plus égaux que d’autres ». Il est inacceptable que la direction propose de noyer le texte alternatif, statutairement collectif, avec des contributions individuelles qu’elle aura choisies dans les documents envoyés aux communistes.

Je n’en dis pas plus sur la forme.

Sur le fond aussi, le texte proposé est affligeant. Mais son indigence ne doit pas masquer la gravité des objectifs évoqués par Pierre Laurent dans son interview à Libération le 15 août ou, d’une autre façon par Patrice Bessac dans son rapport au CN du 13 septembre : un congrès de Tours à l’envers, ni plus, ni moins.

Quelle distance entre le texte proposé et les attentes des travailleurs, les luttes, pour ne pas parler du changement de société ! Contrairement à d’autres ici, je pense qu’une perspective révolutionnaire, en l’occurrence le socialisme, est porteuse d’une dynamique de rassemblement, encore plus dans la période de crise aiguë du capitalisme.

Mais tous devraient reconnaître que ce texte déconsidère le PCF. C’est très grave.

Ce texte est un nouveau reniement « honteux » et repentant des fondements et de l’histoire de notre Parti.  Tout réduire à  Jaurès, c’est bien pratique : c’est antérieur au Congrès de Tours.

Ce texte passe à côté de l’analyse de la crise structurelle du capitalisme, à l’origine de la rigueur appliquée aux peuples. L’outil marxiste est délaissé. Cela fait partie aussi des reniements.

Ce texte refuse de faire une analyse de la politique du PS. Après la droite, la « gauche » avec l’austérité « juste » poursuit dans la même direction et ouvre la voie au FN. Sans cette analyse, notre parti ne pourra pas porter les campagnes nationales de rupture indispensables pour commencer à inverser cette politique, comme par exemple un large programme de nationalisations.

Contre l’UE, l’abandon des positions historiques du PCF laisse un champ libre au nationalisme du FN. Le texte pose d’amblée l’illusion, celle que nous avions toujours condamnée, d’une « réorientation » de l’UE du capital. Je me permets de vous renvoyer à l’analyse toujours si pertinente de Lénine en 1915 mettant en garde contre la « fausseté du mot d’ordre de création des Etats-Unis d’Europe ».

La question de l’appartenance de notre parti au PGE doit être absolument reposée à la lumière de l’expérience de l’action de cette machine à déconstruire les partis communistes en les enfermant dans l’idéologie européenne.

Mais ce qui m’étonne le plus dans le texte, c’est la quasi-absence du terme « Front de gauche », cette orientation stratégique décidée unilatéralement par la direction et qui a étouffé toute la vie du Parti pendant les campagnes électorales successives.

Quoi qu’on dise ici, il y a une vraie inquiétude parmi les communistes sur la stratégie du Front de gauche et la poursuite de l’effacement du Parti.

Aucun bilan n’est dressé, même sur le résultat en termes d’élus communistes : moitié moins ! Une avancée dites-vous ?

En écartant les communistes une nouvelle fois, on s’achemine vers des choix stratégiques unilatéraux tels que ceux que nous subissons depuis 4 ans.

Pour moi, il faut éclaircir les choses, à partir de l’expérience :

-          Le Front de gauche ne correspond pas à une forme d’union politique d’organisations représentatives dans la lutte des classes. C’est une structure électoraliste affiliée à la social-démocratie, étouffant la raison d’être du PCF. Rien que le mot d’ordre « l’humain d’abord » est une négation de notre point de vue de classe.

-          Le Front de gauche peut se constituer en nouveau parti avec ceux qui en feront le choix. Mais je me battrai contre toute possibilité de double-appartenance PCF/FdG telle que nos statuts actuels l’exclut encore.

-          Le Front de gauche ne peut pas être une structure officieuse, comme c’est le cas aujourd’hui, décidant de tout à la place des communistes des circonscriptions au national, réduisant notre CN à la fonction d’une chambre d’enregistrement. Au demeurant, le nom « Front de gauche » est la propriété intellectuelle, je le rappelle, du PG.

En bref, un seul choix est possible : Communiste ou membre du Front de gauche.

Le texte proposé ne répond en rien aux questions importantes que se posent les communistes et les travailleurs. Il n’est pas simple, il est simpliste.

Il n’est pas amendable sinon par un amendement de suppression générale. Aussi, j’annonce que je ferai partie de ceux qui travailleront à un texte alternatif permettant d’impulser les débats sur les vraies questions, ouvrant des perspectives de luttes politiques sur des perspectives de ruptures immédiates correspondant aux réalités de la lutte des classes, notamment la rupture avec l’UE du capital et l’euro, portant une perspective révolutionnaire, celle du socialisme.

Ni effacement, ni abandon, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe.

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012 -Résumés des interventions de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012

36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction-Communiqué de 8 membres du Conseil national du PCF, 14 octobre 2012http://vivelepcf.fr/36eme-congres-du-pcf-ni-abandon-ni-effacement-un-parti-resolument-communiste-dans-laffrontement-de-classe/

 Résumé des interventions (700 signes) qui paraîtront dans « l’Humanité » du 17 octobre 2012

Corinne BECOURT- PCF ST-Quentin-Membre du Conseil National du PCF

Corinne BECOURT- PCF ST-Quentin-Membre du Conseil National du PCF

 Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur le texte de Congrès (n°55)

Ce texte n’a rien à voir avec un texte de congrès du PCF et s’écarte des préoccupations qui sont celles des communistes mais aussi des salariés en lutte.D’expérimentation en expérimentation,de la Mutation au FdG.Perte de la moitié des conseillers régionaux et réduction à 7 députés PCF.Le FdG poursuit cette œuvre d’effacement du PCF.Pour la remise en cause intégrale de l’UE du capital,la sortie de l’Euro.Notre parti doit s’affranchir définitivement du PGE. Il est grand temps de mettre les paroles en cohérence avec les actes .Pas de soutien inconditionnel du PCF au PS comme le vote pour «Les emplois sans avenir».Nous déposons un texte alternatif:Ni abandon,ni effacement,un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe! vivelepcf.fr

 

Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les directions (n°73)

Le CN du PCF doit retrouver son rôle de direction et prendre lui-même les décisions concernant notre Parti. Quel est ce « Conseil national du Front de gauche » qui depuis des mois, dans l’opacité la plus totale décide de tout ? Une question précise sur la composition du CN : combien d’élus, combien de membres rémunérés par leur fonction politique, combien de salariés actifs d’entreprise ?

Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! 36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction. Plus d’infos sur : vivelepcf.fr

 

Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts (n°95)

Droits, devoirs, sanction ? La direction a montré le contre-exemple du non-respect des statuts et des communistes. Pas de congrès statutaire depuis 2008.Un secrétaire national élu hors des statuts. Les décisions cruciales, constitution du FdG,stratégies électorales, prises hors congrès,en contradiction avec le texte adopté au 34ème où n’étaient envisagés que des «Fronts de lutte». La souveraineté des communistes bafouée pour les candidatures aux législatives. Ex: St-Quentin avec un bulletin de vote FdG et le bulletin de vote des candidats PCF interdit. Haute-Saône, la direction nationale soutient les candidats FdG qui se présentent contre les communistes, choix validé pourtant par cette même direction.

Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! 36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction. Plus d’infos sur : vivelepcf.fr

 

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Dans Libération, Pierre (Laurent), j’espère que tu parles pour toi-même !

Dans Libération, Pierre (Laurent), j’espère que tu parles pour toi-même !

http://www.liberation.fr/politiques/2012/08/15/le-communisme-n-est-pas-une-societe-parfaite-a-atteindre_839913

Dans Libération, Pierre (Laurent), j’espère que tu parles pour toi-même ! dans Communisme-Histoire- Théorie md0.libe_.com_-300x199Lettre d’Emmanuel Dang Tran , membre du Conseil national du PCF à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

24 août 2012

Cher Pierre,

Je ne participerai pas à « l’Université d’été » du Front de gauche qui débute aujourd’hui parce que ce n’est pas mon organisation politique. Mois après mois, les communistes peuvent voir la confirmation de la constitution d’une organisation parallèle qui supplante le PCF. Elle sert de moyen pour forcer sa transformation en parti de gauche comme les autres, dans le cadre d’une recomposition politique. Toutes les décisions structurantes, Mélenchon à Hénin-Beaumont, la campagne sur le TSCG, sont prises à un niveau « au-dessus » que même le Conseil national du PCF ne connaît pas.

Depuis quelques jours, de très nombreux camarades me contactent pour exprimer leur stupéfaction ou leur colère devant le contenu de la tribune que tu as écrite pour le quotidien « Libération », publiée le 15 août (texte intégral ci-dessous). Il est très regrettable que l’Humanité ne l’est pas reprise. A une semaine de la rentrée du Front de gauche, à quelques mois de notre congrès, les positions que tu exprimes indiquent, sans langue de bois, une orientation, une volonté politique qui sont effectivement de nature à choquer les communistes, surtout venant de la part du secrétaire national du PCF.

« C’est une révolution chez les communistes de ne plus avoir l’idéal comme horizon ! » résument logiquement les journalistes de Libération à ton interview: cela ne te dérange pas. De même, la perspective du maintien de la propriété privée des moyens de production ne te dérange pas. Tu considères que : « Le PCF d’aujourd’hui est l’héritier des traditions socialistes et communistes de la première moitié du XXe siècle ». Au moins, tu as le mérite de mettre les pieds dans le plat (à destination des lecteurs de Libération) et de mettre clairement le « Congrès de Tours » à l’envers à l’ordre du jour. Déjà l’an dernier, dans ton discours à la Fête de l’Huma, une formule avait fait mal. A tes « amis socialistes », tu disais : « Il y a 20 ans, vous nous demandiez d’être démocrates, nous le sommes devenus. Aujourd’hui, nous vous demandons d’être de gauche ».

Le PCF héritier de Blum ou de Sérol ? Pour moi, c’est inconcevable. La négation de l’identité du PCF, c’est aussi le contraire d’une perspective d’union et de rassemblement révolutionnaire. Le Front de gauche peut choisir les références qu’il veut, de Jules Moch à Mitterrand, inspirateur de Mélenchon mais qu’il le fasse de son côté. Il n’est pas acceptable que secrétaire national du PCF, tu entraînes notre Parti. Notre pays n’a pas besoin d’une deuxième social-démocratie, d’un plan B à gauche du PS.

Ce que nous pouvons constater une nouvelle fois, c’est la tentative de coup de force pour dénaturer le PCF, capter ce qu’il représente théoriquement et historiquement, pour mieux l’effacer. Depuis 20 ans, malgré les dégâts de cette ligne pour notre parti et le pays, les dirigeants successifs reprennent inlassablement ce projet destructeur, aussi grave que les transformations, changements de nom ou recompositions d’autres partis communistes notamment sous l’impulsion du Parti de la gauche européenne que tu présides.

Depuis la « Mutation » de Robert Hue, en passant par le congrès de Martigues en 2000, par les collectifs antilibéraux, par la remise en cause par Marie-George Buffet au CN de juin 2007 de la raison d’être même du Parti, maintenant par le Front de gauche, décidé en marge du 34ème congrès, sans les communistes, la stratégie des coups de force continue. Les communistes sont écartés. Tout se décide sans ou malgré eux. La mascarade de consultation en 24 heures après les législatives en est la dernière illustration.

L’effacement des positions de notre parti, de son organisation spécifique, pèse très lourd dans cette rentrée. Le lien est direct avec les positions théoriques que tu reprends.

La lutte nationale à préparer pour l’industrie, en partant notamment de la mobilisation à PSA, a besoin d’un parti qui remet en cause la propriété privée des moyens de production. Ce n’est en reprenant la promesse de Hollande de contrôler les « licenciements boursiers » (comme s’il y avait des licenciements non liés au profit capitaliste) que nous y contribuerons.

Tu parles, à juste titre, du financement de la sécurité social. Mais l’abandon ces dernières années de la revendication du retour aux 37,5 annuités, le projet de « modulation des cotisations sociales » du Front de gauche ne nous permettent pas de reprendre l’offensive pour la retraite à 60 ans.

Comment a-t-on pu laisser l’illusion, pendant la campagne électorale, que le TSCG était « renégociable » ? Plus que jamais alors que une politique de super-austérité se prépare au nom de l’euro et avec l’euro, la remise en cause de la monnaie unique, machine à broyer les acquis sociaux et démocratiques des peuples, s’impose, sur la base des analyses que notre parti avait mises en avant contre Maastricht.

Voilà ce dont il est impératif, en lien avec l’action, que les communistes discutent, à tous les niveaux, avec les travailleurs à qui nous nous adressons. Pour moi, ces luttes sont indissociables d’une perspective révolutionnaire, de rupture révolutionnaire, portée par un parti communiste.

Peut-on transformer le PCF en autre chose qu’un parti communiste ? Personnellement, je pense que c’est impossible.

Une fois que l’on a abandonné la perspective du socialisme, dilué le marxisme, abandonné l’organisation léniniste, que l’on s’est rallié aux à la condamnation des expériences socialistes du 20ème siècle venant de l’idéologie dominante (au lieu de faire notre propre analyse critique communiste), maintenant que l’on ne fait plus de différence entre le mouvement socialiste et le mouvement communiste de la première moitié du 20ème siècle en France, je ne vois pas comment on peut prétendre poursuivre le PCF. On ne peut que le détruire.

Le débat peut exister. Mais Pierre, quand tu écris dans Libération, parle en ton nom et non au nom des communistes.

Transformer le PCF en autre chose qu’un parti communiste : non seulement je pense que c’est impossible, mais ce n’est pas le choix que je fais comme des milliers de camarades et bien d’autres encore. Moins que jamais, nous n’accepterons, dans les mois qui viennent, que la souveraineté des communistes soient bafouée. Plus que jamais, nous alimenterons le débat, des sections au Conseil national, et nous ferons tout pour faire vivre et renforcer le PCF.

Reçois, cher Pierre, mes salutations fraternelles,

 

Emmanuel Dang Tran

 

«Le communisme n’est pas une société parfaite à atteindre», Libération, 15 août 2012
De la suite dans les idées (5/5) «Libération» profite de la pause estivale pour sonder le cortex idéologique de cinq responsables politiques. Aujourd’hui : Pierre Laurent (PCF).

Pierre Laurent est secrétaire national du Parti communiste français (PCF).

Quel sens cela a-t-il de se dire «communiste» en 2012 ?

Le communisme, c’est une mise en commun, un partage. Et la révolte contre l’injustice est toujours autant d’actualité. Tous les systèmes d’aliénation doivent être dépassés pour inventer une autre manière de vivre ensemble. Après plusieurs décennies de mondialisation accélérée, on voit aujourd’hui émerger la question des «biens communs» de l’humanité et revenir celle de la maîtrise sociale des richesses. Pendant une partie du XXe siècle, les idées communistes ont été dogmatisées, jusqu’à être détournées de leur objet dans les pays de l’Est. Mais les idées communistes, au-delà des caricatures et de leurs perversions profondes, restent valables. Cela suppose un effort d’invention extrêmement profond pour penser des solutions dans un monde très différent.

Par exemple ?

L’impasse majeure des expériences communistes a été l’aveuglement démocratique. Il a empêché de dépasser les obstacles rencontrés. Aujourd’hui, les modèles représentatifs touchent leurs limites à cause d’un niveau inédit de savoir dans la société. Les démocraties doivent être profondément renouvelées. Le sens de la production doit être repensé. La question du sens des richesses produites, qu’il s’agisse de leur utilité et de leur finalité, devient décisive pour l’avenir écologique de la planète.

En tant que communiste, êtes-vous toujours opposé à la propriété privée des moyens de production ?

La vision étatiste, centralisée de la propriété collective est dépassée, mais pas l’appropriation sociale des richesses. Le système de la Sécurité sociale, créé en France à la Libération à l’initiative d’un ministre PCF, est une idée profondément communiste ! Prélever à la source une partie des richesses pour la consacrer au bien-être social des populations, c’est communiste ! Mais cela n’est pas contradictoire avec l’existence d’entreprises privées ! Le communisme aujourd’hui est tout sauf un égalitarisme qui s’imposerait de manière administrative et qui nierait le travail. Les individus ont besoin de confronter librement leurs envies de création. Mais, je n’aspire pas à une société idéale.

C’est une révolution chez les communistes de ne plus avoir l’idéal comme horizon !

Je suis animé par le fait de rêver une société, mais ça n’a rien à voir avec définir une société idéale. Je ne crois pas plus au communisme par plans quinquennaux. Le communisme est un mouvement, un chemin de projets partagés, sans cesse remis en discussion. Ce n’est pas une société parfaite à atteindre.

Le communisme d’aujourd’hui ne serait-il pas devenu le socialisme d’hier ?

Entre 1830 et 1917, le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels se décline dans une multitude d’expériences dites socialistes. Mais à partir de 1917, un débat traverse les forces socialistes dans le monde entier, et un très grand nombre d’entre elles choisit la voie communiste. Relisez les textes socialistes de 1936, vous verrez la distance avec ce que dit le PS actuel. Le PCF d’aujourd’hui est l’héritier des traditions socialistes et communistes de la première moitié du XXe siècle, alors que la plupart des sociaux-démocrates ont perdu le fil de cette tradition.

Mais pourquoi garder le nom «communiste» ? Par nostalgie ?

Parce que la gauche française s’est structurée en deux grands courants issus de la même matrice. Les communistes et les socialistes. Cela marque les consciences et les cultures. A partir des années 60, ces deux grands courants ont eu des stratégies communes de conquête du pouvoir à travers un programme commun, la gestion de municipalités, des expériences gouvernementales. C’est une originalité française d’avoir eu en Europe une gauche très à gauche ! Mais on voit aujourd’hui, à rebours de l’histoire, le PS français vouloir faire tardivement une mue sociale-démocrate. Au moment où toute la gauche française doit repenser ses fondamentaux ! Avec la stratégie du Front de gauche, le PCF est engagé dans une transformation très profonde. En tirant les leçons de son histoire et grâce aux nouvelles générations.

Le communisme productiviste et l’écologie sont-ils compatibles ?

Ils sont inséparables. Produire toujours plus sans se poser la question de savoir si on répond à des besoins utiles, cela n’a pas de sens. La réflexion écologique permet de s’interroger sur le sens de l’activité humaine. Mais pour penser la transition écologique, nous aurons besoin d’outils industriels. On peut à la fois défendre notre industrie et défendre le fait qu’elle doit connaître une mutation. Nous sommes bien conscients que si la prévention écologique n’est pas intégrée dans l’activité industrielle, celle-ci va continuer à faire des dégâts environnementaux.

Les déchets nucléaires engagent des générations… Vous êtes toujours pronucléaire ?

Pour certains, le nucléaire est devenu l’alpha et l’oméga de la question écologique. C’est très réducteur. Deux questions se posent : est-ce que la maîtrise de cette technologie dans de bonnes conditions écologiques est possible ? Est-ce que les risques sont supportables et répondent aux enjeux énergétiques ? Si la société répond que le nucléaire ne doit pas être utilisé, les ouvriers du secteur, avec leur haut niveau de qualification, peuvent facilement se reconvertir. Si on considère qu’il reste nécessaire, il faut créer des conditions de sécurité suffisantes pour les salariés comme pour la société.

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UE/euro : la seule question à poser, c’est comment rompre avec l’une et l’autre ! Déjouons les opérations politiques autour du « TSCG » !

UE/euro : la seule question à poser, c’est comment rompre avec l’une et l’autre ! Déjouons les opérations politiques autour du « TSCG » ! dans Communisme-Histoire- Théorie 120824_Sarko-95x95EDT pour vivelepcf, 18 août 2012

Hollande, après Sarkozy, ne pourra pas esquiver bien longtemps la question de l’UE. Dans quelques mois, sa politique d’austérité « équitable » a tous les risques de se transformer en super-austérité. Le capitalisme va continuer à utiliser sa propre crise pour s’attaquer aux acquis des travailleurs pays après pays en Europe. En 2013, la France est censée emprunter 400 milliards d’euros sur les marchés. Elle affrontera la concurrence des pays, comme l’Italie, où les salaires et les droits sociaux auront été écrasés. L’UE s’apprête à être, comme contre Grèce, Espagne ou Italie aujourd’hui, à la fois le prétexte et l’instrument, avec l’euro, pour imposer cette politique au peuple français.

Mais en France, le pouvoir fait face à un obstacle particulier. En 2005, s’est déroulé un vote et la sanction populaire est tombée. Par référendum, le peuple a rejeté à 55% la « constitution » européenne qui reprenait l’ensemble des traités européens, Maastricht, Amsterdam, Lisbonne. Une claque notamment pour Hollande et Sarkozy qui avaient posé ensemble sur Paris Match pour le TCE. Le pari de « relégitimation » de l’UE a échoué. Bien sûr, gauche et droite se sont entendues pour adopter au Parlement en 2008 le Traité de Lisbonne avec l’essentiel des dispositions techniques du TCE (pas toutes, notamment pas l’inscription directe dans la loi française des directives européennes).

Mais, aujourd’hui plus encore, avec l’expérience de l’intrusion de l’UE et de la BCE sur les pays voisins, le discrédit à 55% de l’UE demeure. Un potentiel de résistance et de contestation notamment de l’euro existe et peut être développé. Une majorité encore plus large pense que l’euro a été une mauvaise chose.

Face à cette situation, l’idéologie dominante a adapté son discours, a temporisé. Sarkozy a très peu utilisé le prétexte européen pour faire passer ses contre-réformes. Sarkozy, puis Hollande ont adopté une posture de fermeté face à l’Allemagne d’Angela Merkel.

Surtout les partis du système ont tout fait pour minimiser, esquiver la question européenne pendant l’interminable campagne électorale de 2012.

Le système a confié au FN le soin de jouer son rôle habituel de repoussoir pour discréditer toute idée de rupture avec l’UE. Le Pen fille n’a pas eu à le mener jusqu’au bout, abandonnant la question de l’euro dans sa profession de foi. L’absence des positions historiques du PCF, celles qui ont alimenté nos campagnes contre Maastricht notamment a pesé lourd, avec le choix de la direction du Parti de l’effacement dans le Front de gauche, de l’alignement derrière le PGE, la CES et le Maastrichien, « fédéraliste », Mélenchon.

Les élections passées, Hollande réintroduit la question européenne avec l’adoption du Pacte budgétaire. Sur le plan politicien, il s’est débrouillé pour l’associé dans un « paquet », soumis au vote des députés et sénateurs, comprenant un volet « croissance » qui permettra à la gauche de se différencier de Sarkozy. Notons, au passage, que ce volet « croissance » n’est qu’un instrument de plus dans l’intégration dans l’UE du capital.

Le Pacte budgétaire est avant tout un instrument politique pour mettre une pression européenne sur les peuples. Son nom de code, en jargon européen, est « TSCG » pour « Traité sur la coopération et la gouvernance de l’Union économique et monétaire ». Mais il n’est en rien comparable aux traités de Maastricht ou de Lisbonne. Il ne concerne que 25 pays sur 27 (Royaume-Unis et République Tchèque ne l’ont pas signé). Il ne reprend pas les traités antérieurs. Il ne s’y substitue pas.

Il ne contient en fait que la reprise de la partie du Traité de Maastricht concernant les conditions de déficit et de dette publics pour adhérer à l’euro. Pour les capitalistes européens, ces fameux « critères de Maastricht » ont été bien politiquement très utiles pour compresser les dépenses publiques et sociales, les salaires, tout au long des années 90. Mais dans les faits, ils n’ont quasiment jamais été respectés par un seul Etat membre. Aujourd’hui, ils ont perdu leur efficacité politique.

Le premier objectif du TSCG est de réaffirmer solennellement les critères de Maastricht dans le contexte dramatisé de « crise de l’euro ».  La propagande fonctionne à plein : pour diminuer les déficits publics (creusés par les gouvernements eux-mêmes au profit des capitalistes), pour préserver l’UE et l’euro, il faut adopter le TSCG. Une fois le TSCG adopté, le gouvernement n’aurait plus de marges de manœuvre pour faire d’autres choix que l’austérité. Sous peine de sanctions européennes. On ne connaît que trop ce discours de défausse des gouvernements français. Répétons-le, jamais, les « critères de Maastricht » n’ont été observés mais jamais l’UE n’a pris le risque d’imposer les sanctions prévues à un peuple.

Non, l’atteinte véritable à la souveraineté nationale, à la capacité des peuples à résister au capitalisme, est ailleurs : elle est dans la monnaie unique, l’euro. L’échelon national est dépossédé de sa maîtrise. Au bout de 10 ans, tous ce que, communistes, nous avions dénoncé en combattant Maastricht se produit, la mise en concurrence exacerbée entre les peuples, l’écrasement des activités, des industries des pays les plus faibles, la baisse accélérée des salaires et des droits sociaux etc. La « crise de l’euro » est maintenant à la fois le moyen d’aggraver encore ses effets mais aussi de préparer un renforcement de la tutelle de l’UE du capital sur les peuples avec une intégration bancaire puis budgétaire. NON ! Nous avons dit à non à cela à 55% !

L’autre objectif du TSCG, c’est bien que l’on ne touche pas à l’euro, au consensus pour la sauvegarde l’euro.

Voilà pourquoi, y compris pour lutter contre l’application du TSCG, c’est une fausse-bonne idée, une erreur, voire une tromperie de demander un référendum sur le TSCG, comme le font, après avoir soigneusement attendu l’élection de Hollande, des associations de la « gauche de la gauche », Copernic, Attac ou le Front de gauche.

Non, le TSCG n’est pas un nouveau Traité de Maastricht ou de Lisbonne. L’ériger au même niveau, c’est rentrer dans l’opération politique du pouvoir et de l’UE. C’est dévaloriser les 55% de 2005, le point d’appui pour lutter contre la légitimité et la fatalité de l’application traités, directives et règlements européens, y compris le TSCG lui-même.

Les propos tenus par Pierre Laurent dans son interview à Nice Matin le 15 août sont gravement inconséquents : « L’enjeu est encore plus important que pour le traité de Maastricht il y a vingt ans, qui était déjà une erreur monumentale. » Pierre Laurent décide d’effacer la portée fondamentale de Maastricht. C’est conforme avec l’abandon de la contestation de l’euro et la conversion, avec le PGE, à la « réorientation » de l’UE. Comme dit le chanteur, « une erreur, c’est facile comme un et deux font quatre ». Maastricht, une erreur ? Mitterrand ne savait pas ce qu’il faisait peut-être ! Pour Pierre Laurent, il s’agit sans doute le moyen de gommer le fossé qui sépare les communistes des socialistes comme Mélenchon, chantre en 1992 de Maastricht, qu’il qualifia de « bon compromis de gauche ».

Dans les luttes à venir, l’abandon du point de vue communiste contre l’UE est désastreux.   

A 55%, les Français ont dit NON à tous les traités de l’UE. On leur demanderait maintenant de se prononcer sur une petite partie, un codicille.

Réduire le débat européen au texte du TSCG, oui ou non, c’est rentrer dans le faux débat promu par le système sur les déficits publics. Dans le détail, le TSCG reprend exactement les critères de Maastricht « en vigueur » : 3% du PIB de déficit maximum et 60% de dettes publiques. Le seul point ajouté est une limite de déficit « structurel », c’est-à-dire du budget de fonctionnement, de 0,5% du PIB, sauf circonstances exceptionnelles. On voit le danger de rentrer dans le débat technique !

Communistes, nous ne sommes pas par principe pour des déficits publics mais pour prendre l’argent là où il est, le choix des déficits pouvant se justifier pour certains investissements. Notre problème n’est pas d’abord de s’opposer à la réduction des déficits mais qu’elle se fasse par des prélèvements sur la production de richesses détournée par les capitalistes.

La pétition de l’Huma reprend la notion de souveraineté nationale qui cesse enfin d’être confondue avec le nationalisme. Mais la perte essentielle de souveraineté ne réside pas dans les dispositifs de « sanctions » théoriques, politiques, qui seront aussi peu appliqués que ceux prévus par Maastricht mais bien dans la monnaie unique, l’euro.

On s’étonne que les promoteurs du référendum sur le TSCG ne se soient réveillés qu’après l’élection de François Hollande. Les uns et les autres ont fait semblant de croire, ont voulu faire croire que Hollande « renégocierait » le Pacte budgétaire, autrement qu’il ne l’a fait. C’était aller contre toute évidence. Le résultat de ce travail de rabattage pour Hollande est de faciliter sa position aujourd’hui pour faire passer le TSCG. Et puis, le seul fait d’imaginer que le TSCG soit « renégociable » en dit long sur l’adhésion profonde à la fatalité de l’UE du capital.

Evidemment, de référendum, il n’y en aura pas. L’affaire sera pliée au Parlement en quelques semaines. Mais comme Pierre Laurent le laisse entendre, l’objectif est sans doute ailleurs : « il faut qu’un nombre important de parlementaires de gauche s’opposent à cette ratification lors du vote en septembre ». L’initiative sur le TSCG s’inscrit dans la recomposition politique visée par le Front de gauche, comme par le PGE en Europe (ex : Syriza), constituer des « partis socialistes de gauche » pro-européens.  L’ex-rocardienne Lienemann est déjà sur les rangs pour rejoindre Mélenchon. Hamon et Montebourg, qui font paraître des états d’âme sur le TSCG, seront les contestataires de demain. Les parlementaires « verts » (élus par le PS…), chacun au nom de l’amour de l’UE, se répartissent les positionnements. On se souvient que, pressentant le résultat, le PS n’avait pas mis tous ses œufs dans le même panier en 2005 en délégant les Maastrichiens Fabius, aujourd’hui ministre des affaires étrangères, Bernard Cazeneuve, aujourd’hui ministre des affaires européennes ou Mélenchon pour canaliser le Non.

Depuis des mois, avec d’autres membres du Conseil national du PCF, des centaines de responsables et militants, nous demandons qu’une véritable initiative nationale pour la rupture avec l’UE du capital et la remise en cause de l’euro soit engagée par notre parti, dans la suite de ses positions historiques, notamment contre Maastricht, validées par l’expérience. A chaque niveau, nous nous sommes heurtés à des responsables sourds. Au CN, le débat a été refusé, comme il n’a jamais été discuté de l’initiative actuelle, tombée d’en haut, c’est-à-dire de la direction du « Front de gauche ». L’Humanité nous a envoyé la même fin de non-recevoir alors qu’abondent les tribunes des dirigeants du PG.

Aujourd’hui, plus que jamais, dans le cadre de la discussion nécessaire sur les moyens de faire échec au TSCG, nous remettons en avant notre appel et les propositions de campagnes que notre parti devrait porter :

-          Refus de l’application des traités, directives et règlements européens illégitimes

-          Nationalisation du secteur financier national

-          Dénonciation de la dette publique indue

-          Abandon de l’euro, qui dans le cas de la France, veut dire fin de l’euro et recouvrement des souverainetés monétaires nationales

-          Coopération monétaire via une monnaie internationale commune entre pays de l’UE ou non.

Contre l’alliance européenne des capitalistes, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel, internationaliste, des peuples!

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Faire vivre et renforcer le PCF : plus que jamais une nécessité face à la politique du capital. Rompre avec les stratégies d’effacement du PCF.

(Pour signer ce texte – cliquez sur le lien)

 

Faire vivre et renforcer le PCF : plus que jamais une nécessité face à la politique du capital. Rompre avec les stratégies d’effacement du PCF. dans Communisme-Histoire- Théorie 120626_logo-240x3001L’interminable période électorale s’achève enfin. Sarkozy est certes battu mais la perspective d’une rupture avec les politiques au service du capital s’est encore éloignée, malgré les luttes des dernières années, et une nouvelle étape a été franchie dans l’effacement du PCF.

En fait de changement, Hollande et le gouvernement Ayrault ont promis la poursuite de l’austérité, avec un effort « mieux réparti ». Le niveau de l’abstention aux législatives a traduit un vote par défaut, sans illusions. Les élections à peine passées, une nouvelle hausse écrasante du gaz, un quasi-blocage des salaires, des dizaines de milliers de suppressions d’emploi dans la fonction publique comme dans les grandes entreprises sont annoncées. Une nouvelle étape dans la mise du pays sous la tutelle de l’UE est imminente. La menace d’un plan de super-austérité, au nom de la dette publique et de l’euro, tel que des gouvernements de gauche ou de droite en ont initié dans les autres pays se précise. Suivant les pas de Sarkozy en Libye, Hollande prévoit une guerre en Syrie…

Le système a dangereusement réussi à faire monter l’extrême droite pour dévoyer la colère populaire et l’idée de rupture. Une recomposition politique potentielle alliant droite et extrême droite est en préparation.

Pour nous communistes, ces constats font encore plus apparaître les lourdes conséquences de la stratégie imposée par la direction de notre parti. Nous avons dénoncé avec constance le « Front de gauche » comme nouvelle étape du processus de mutation-disparition du Parti, de ses positions révolutionnaires et de son organisation, engagé depuis 20 ans au moins et marqué par le Congrès de Martigues en 2000. Nos analyses sont confirmées.

Le « Front de gauche » a poursuivi l’effacement du PCF, cette fois derrière un politicien socialiste. Le solde de l’opération, pourtant clairement électoraliste, est sévère : réduction à 7 du nombre de députés membres du Parti, dans la suite la perte de la moitié des élus régionaux en 2010. Le vote « Front de gauche » aux législatives, moins de la moitié des voix de la présidentielle, n’arrive pas à  masquer la poursuite du recul du vote communiste, en particulier parmi la classe ouvrière. Le rôle de rabatteur pour la social-démocratie et l’UE s’est vérifié, aux yeux de tous après le 1ertour de la présidentielle. Les positions fondamentales de rupture que portent les communistes, contre l’UE, pour les retraites, pour l’appropriation sociale des moyens de production, etc. n’ont pas été défendues. Le Front de gauche a été impuissant à combattre la démagogie « sociale » du FN, à faire reculer l’abstention populaire. Il a prolongé l’abandon par la direction du PCF de toute action concrète en direction de la partie de classe ouvrière qui connaît la plus grande détresse sociale.

Nous faisons le constat d’un énorme gâchis. Les nombreuses et grandes luttes de ces dernières années, culminant dans le mouvement pour les retraites, ont montré les forces existantes pour commencer à rompre avec les politiques au service du capital.

Renvoyées vers les élections, elles n’y ont pas trouvé de débouché politique. Par défaut, sur fond d’années d’abandon de positions de lutte par la direction du PCF, particulièrement dans certaines catégories, le Front de gauche a pu représenter une option électorale, un espoir. Mais les postures se sont dégonflées dès les législatives. Nous ne confondons évidemment pas l’aspiration au changement d’électeurs du Front de gauche avec l’opération politique qu’il représente.

Le risque de démobilisation, de résignation politiques est réel.

Une fois de plus, la direction du PCF fuit le débat, refuse de se remettre en cause. La consultation bidon, caricaturale, après les législatives, montre la volonté méprisante de manipuler les communistes.

Nous rappelons que les décisions de constituer le Front de gauche en 2008, de présenter des candidats communs en 2010, de sortir un programme « partagé » ont été prises en dehors des communistes, que le congrès statutaire de 2011 a été annulé.

Après avoir refusé pendant des mois d’être claire sur la participation au gouvernement PS, maintenant que celle-ci est politiquement indéfendable après les législatives, la direction du PCF essaie de reprendre à son compte le large refus des communistes pour valider la poursuite de sa stratégie. Ces procédés sont des signes de défiance vis-à-vis des communistes. Nous ne pouvons pas accepter que l’on continue à paralyser l’action communiste.

L’heure est plus que jamais à préparer la riposte à la politique du nouveau gouvernement. Il ne saurait être question, par delà l’absence de ministres PCF, de s’intégrer dans la majorité présidentielle, de cautionner sa politique en continuant à cultiver l’illusion qu’il est possible de la « tirer à gauche ».  De même, des positionnements critiques superficiels, gauchistes, un « réformisme radical », tels que Mélenchon les pratique quand cela l’arrange, participent d’une logique d’accompagnement et de duplicité que nous rejetons catégoriquement.

Responsables locaux ou nationaux du Parti, militants communistes, nous appelons nos camarades à forcer le débat sur la poursuite, ou plutôt l’abandon, de la stratégie du « Front de gauche », faussement et scandaleusement associée à celle du « Front populaire ». Nous appelons tout le Parti à engager de grandes campagnes de lutte, à rassembler, sur les positions de ruptures les plus fondamentales.

Nous proposons des actions nationales pour la retraite à 60 ans, avec retour aux 37,5 annuités pour un taux plein et rétablissement intégral du financement solidaire par la cotisation sociale, contre la mise en concurrence du rail et le bradage de l’outil collectif ferroviaire, pour une maîtrise publique et nationale des banques, de l’eau, de l’énergie, pour l’abrogation de la loi Bachelot, pour le retour de La Poste comme établissement public détenteur du monopole public de distribution du courrier, une grande campagne articulant revendications pour la hausse du SMIC et rétablissement d’une échelle mobile, une action contre la 3ème phase de la « décentralisation »…

Plus que jamais, une campagne s’impose pour la rupture avec l’UE du capital, ses institutions et son euro. L’opposition de notre parti en 1992 à Maastricht est fondamentale. La crise actuelle le démontre. Nous appelons à reprendre ces analyses et positions de lutte, loin des illusions sur « l’Europe sociale », pour rassembler et rejeter efficacement le nouveau « traité » budgétaire, ce qui passe par remettre en cause Maastricht.

Notre préoccupation majeure reste de contribuer à faire vivre les organisations du PCF indépendamment des compromis électoraux et des clubs du Front de gauche, avec comme priorités l’entreprise et la jeunesse, l’objectif de reconstituer des cellules du Parti. Les grandes luttes qui se préparent vont tellement avoir besoin des communistes.

Dans les mois qui viennent, nous entendons proposer l’action et imposer le débat à tous les niveaux dans le Parti, dans la suite des textes alternatifs de congrès que nous avons initiés depuis 2005 : « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », « Plus que jamais, notre peuple a besoin du PCF ».

Nous mettons à la disposition des communistes, des acteurs des luttes, des outils d’échange et de réflexion, pratiques et théoriques :

-          Un nouveau site internet : vivelepcf.fr

-          Un site d’information sur le mouvement communiste international, entres autres sur l’activité des partis communistes européens qui refusent l’intégration dans le PGE.

-          De nouveaux numéros de notre revue, Cahiers communistes

-          Des espaces de débats notamment à la Fête de l’Humanité. Ils diffuseront un manifeste pour expliciter et défendre la raison d’être du PCF aujourd’hui en France contre le capitalisme.

Les dirigeants du PCF qui pensent que « la matrice historique des partis communistes » est dépassée en ont le droit. Qu’ils en tirent les conséquences et laissent le PCF aux communistes! Pour nous, le capitalisme est toujours le système d’exploitation du monde, en tirant des milliards de profits en France. Pour nous, le Parti communiste est toujours le meilleur outil politique révolutionnaire dans la lutte des classes. Sa raison d’être est intacte. Pour nous, la perspective révolutionnaire porte toujours le nom de socialisme.

Camarades, reprenons notre parti, le PCF, en main !

Premiers signataires

(chronologiques) (responsabilités dans le PCF : CD = Conseil départemental ; CN = Conseil national)

Premiers signataires (chronologiques) (responsabilités dans le PCF : CD = Conseil départemental ; CN = Conseil national)

ALI Alain (02 – Saint-Quentin) ; ALI Jeanne (02 – Saint-Quentin) ; AURIOL Stéphane (75 – RATP – ex. CN), BARRE Albert (75 – Paris 15) ; BECOURT Corinne (02 – Saint-Quentin – CD/CN), BELLICHE Karima (02 – Gauchy) ; BERNABE Frédéric (70 – Vesoul – CD/CN – Secr. Fédéral), BERNATETS Jean-Claude (02 – Chauny) ; BERNATETS Monica (02 – Chauny) ; BERTRAND Robert (31 – Verfeil) ; BRANCOURT Jean-Luc (02 – Saint-Quentin) ; CARPENTIER Michel (29 – Brest) ; CARPENTIER Paulette (02 – Saint-Quentin) ; CARRIER Serge (02 – Harly); CHANTRELLE Jean (92 – Malakoff) ; CHANTRELLE Laurence (92 – Malakoff) ; CHATAIN Monique (83 – Carqueiranne) ; CHAUVINEAU Jean-Marc (Etr – Vietnam) ; CLET Franck (38 – Saint-Martin-d’Hères – CD) ; COPIN Joël (62 – Rouvroy) ; CREZEGUT Anthony (75 – Paris 15, CD) ;  CRYSSOMALIS Julia (69 – Lyon) ; DANG TRAN Emmanuel (75 – Paris 15 – CD/CN) ; DANG TRAN Jacqueline (35 – Rennes) ; DARGHAM Pierre (92 – Vanves); DA SILVA Raphaël (69 – Lyon) ; DEBEAUVAIS Fabienne (80 – Amiens – CN) ; DEFFONTAINE Claude (75 – Paris 16 – CD) ; DEGAUGUE Arlette (62 – Béthune) ; DEGUELDAIRE Jean-Michel (02 – Rouvroy) ; DEGUISE Loïc (02 – Saint-Quentin) ; DELVAL Jean-Claude (78 – Mantes) ; DENIS Guy (02 – Saint-Quentin) ; FAINZANG Claude (75 – Paris 19 – CD/CN) ; FERRIER Martine (69 – Lyon) ; FEVRE Thomas (42 – Saint-Etienne) ; FOURNIER Jean-Pierre (03 – Commentry – syndicaliste paysan) ; FRICOUT Serge (24 – Jumilhac – CD) ; GABERT Jean-Jacques (02 – Gauchy) ; GABERT Michèle (02 – Gauchy) ; GAGLIANO Michel (42 – cheminot communiste de Saint-Etienne) ; GARCIA Jacqueline (10 – Romilly) ; GARCIA Tenessee (69 – Vénissieux) ; GARNODIER Luc (69 – Lyon) ; GARNODIER Pierre (69 – Lyon) ; GAWSEWITCH Josette (75 – Paris 15 – CD); GERMAIN Roland (70- Plancher-Bas – Maire) ; GUILLON François (75 – Paris 15) ; HERVE Armelle (78 – Mantes – secr. Section- CD) ; JAMELOT Joran (75 – Paris 15 – AP-HP) ;  JAMMET Marc (78 – Mantes- CD ) ; JAN Aurélien (02 – Saint-Quentin) ; KOLLI Anne-Marie (33 – Arcachon – CD) ; LACAUD Amy (24 – Neuvic) ; LAROSIERE Jean-François (59 – Douai – CD) ; LEROSEY Benoît (02 – Saint-Quentin) ; LIEVIN Fabienne (70 – Vesoul – CD) ; LIEVIN Patrick (70 – Vesoul – CD) ; LUBRINA Antoine ( 03 – Désertines) ; MARION Fabien (13 – Pays d’Aix) ; MARQUES Camille (75 – Paris 14 – CD) ; MATTA Robin (13 – Pays d’Aix) ; MICHEL David (02 – Gauchy) ; MORAS-CASTRO Esteban (33 – Bordeaux) ; MOREAUX Jeoffroy (13 – Marseille) ; MORENON Jean-Pierre (73) ; NEGRI Dominique (38 – Saint-Martin-d’Hères – CD/CN) ; NIEL Guy (94 – Gentilly) ; ODETTI Christiane (81 – Lavaur – Secr.  Section – CD) ; OUAKZIZ Moha (81 – Albi) ; PATE Jean-Claude (50 – Valognes) ; PATTE Jean-François (62 – Arras) ; PECH Jérôme (13 – Pays d’Aix) ; PEINTRE Junon (75 – RATP) ; PEPIN Jean-Claude (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; PERRIN Michel (87 – Limoges SNCF – ex-Secr. fédé) ; PICARRETTA Savino (38 – Echirolles) ; PLE Christian (83) ; PLE Sabrina (02 – Gauchy) ; PUDEPIECE Jean-Jacques (02- Saint-Quentin) ; RALLIERES Danièle (81 – Bastides – CD) ; RALLIERES (81 – Bastides – secr. Section – CD) ; RICHARD Laurent (38 – Terres froides – secr. section) ; RIO Paul (58 – Guérigny) ; RIOT Sarah (69 – Lyon) ; ROCHE Quentin (69 – Lyon ) ;  ROLLO Stéphane (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; ROQUIN François (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; SABATTIER Henri (07 – Sud-Ardèche) ; SANCHI Luigi-Alberto (75 – Paris 19) ; SCHMIDT Jean-Claude (75 – Paris 15) ; SINTEFF Marie-Christine (57) ; SOLET Nicole (75 – Paris 15) ; SURAT Joëlle (91 – Vigneux-sur-Seine) ; TOLLET Gérard (60 – Méru – Universitaire) ; TORNER Emile (75 – Paris 15 – ancien déporté-résistant) ; TOURNAY Alain (83 – Toulon) ; TOURNAY Jean-Luc (02 – Saint-Quentin – Secr. Section) ; TOURNAY Josette (83 – Méounes); TOURNAY Olivier (02 – Saint-Quentin – CD) ; WEINMANN Gautier (62 – Leforest) ; YAGHLEKDJIAN Pierre (75 – RATP) ; YATES Russell (77 – Meaux – Secr. Section) ; ZICCHINA Noël (2A – Ajaccio – CD)

Les signatures : (Pour signer ce texte – cliquez sur le lien)

http://vivelepcf.fr/rompre-avec-les-strategies-deffacement-du-pcf-declaration-de-responsables-et-militants-communistes/#more-374

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Rompre avec les stratégies d’effacement du PCF – déclaration de responsables et militants communistes

Rompre avec les stratégies d’effacement du PCF – déclaration de responsables et militants communistes dans Conseil National du PCF 120626_logo-240x300

EN PDF 
http://vivelepcf.fr/rompre-avec-les-strategies-deffacement-du-pcf-declaration-de-responsables-et-militants-communistes/#more-374

Faire vivre et renforcer le PCF : plus que jamais une nécessité face à la politique du capital.

Rompre avec les stratégies d’effacement du PCF.

Déclaration de responsables d’organisation du PCF et de militants communistes, 23 juin 2012 (Pour signer ce texte – cliquez sur le lien)

L’interminable période électorale s’achève enfin. Sarkozy est certes battu mais la perspective d’une rupture avec les politiques au service du capital s’est encore éloignée, malgré les luttes des dernières années, et une nouvelle étape a été franchie dans l’effacement du PCF.

 

En fait de changement, Hollande et le gouvernement Ayrault ont promis la poursuite de l’austérité, avec un effort « mieux réparti ». Le niveau de l’abstention aux législatives a traduit un vote par défaut, sans illusions. Les élections à peine passées, une nouvelle hausse écrasante du gaz, un quasi-blocage des salaires, des dizaines de milliers de suppressions d’emploi dans la fonction publique comme dans les grandes entreprises sont annoncées. Une nouvelle étape dans la mise du pays sous la tutelle de l’UE est imminente. La menace d’un plan de super-austérité, au nom de la dette publique et de l’euro, tel que des gouvernements de gauche ou de droite en ont initié dans les autres pays se précise. Suivant les pas de Sarkozy en Libye, Hollande prévoit une guerre en Syrie…

Le système a dangereusement réussi à faire monter l’extrême droite pour dévoyer la colère populaire et l’idée de rupture. Une recomposition politique potentielle alliant droite et extrême droite est en préparation.

Pour nous communistes, ces constats font encore plus apparaître les lourdes conséquences de la stratégie imposée par la direction de notre parti. Nous avons dénoncé avec constance le « Front de gauche » comme nouvelle étape du processus de mutation-disparition du Parti, de ses positions révolutionnaires et de son organisation, engagé depuis 20 ans au moins et marqué par le Congrès de Martigues en 2000. Nos analyses sont confirmées.

Le « Front de gauche » a poursuivi l’effacement du PCF, cette fois derrière un politicien socialiste. Le solde de l’opération, pourtant clairement électoraliste, est sévère : réduction à 7 du nombre de députés membres du Parti, dans la suite la perte de la moitié des élus régionaux en 2010. Le vote « Front de gauche » aux législatives, moins de la moitié des voix de la présidentielle, n’arrive pas à  masquer la poursuite du recul du vote communiste, en particulier parmi la classe ouvrière. Le rôle de rabatteur pour la social-démocratie et l’UE s’est vérifié, aux yeux de tous après le 1ertour de la présidentielle. Les positions fondamentales de rupture que portent les communistes, contre l’UE, pour les retraites, pour l’appropriation sociale des moyens de production, etc. n’ont pas été défendues. Le Front de gauche a été impuissant à combattre la démagogie « sociale » du FN, à faire reculer l’abstention populaire. Il a prolongé l’abandon par la direction du PCF de toute action concrète en direction de la partie de classe ouvrière qui connaît la plus grande détresse sociale.

Nous faisons le constat d’un énorme gâchis. Les nombreuses et grandes luttes de ces dernières années, culminant dans le mouvement pour les retraites, ont montré les forces existantes pour commencer à rompre avec les politiques au service du capital.

Renvoyées vers les élections, elles n’y ont pas trouvé de débouché politique. Par défaut, sur fond d’années d’abandon de positions de lutte par la direction du PCF, particulièrement dans certaines catégories, le Front de gauche a pu représenter une option électorale, un espoir. Mais les postures se sont dégonflées dès les législatives. Nous ne confondons évidemment pas l’aspiration au changement d’électeurs du Front de gauche avec l’opération politique qu’il représente.

Le risque de démobilisation, de résignation politiques est réel.

Une fois de plus, la direction du PCF fuit le débat, refuse de se remettre en cause. La consultation bidon, caricaturale, après les législatives, montre la volonté méprisante de manipuler les communistes.

Nous rappelons que les décisions de constituer le Front de gauche en 2008, de présenter des candidats communs en 2010, de sortir un programme « partagé » ont été prises en dehors des communistes, que le congrès statutaire de 2011 a été annulé.

Après avoir refusé pendant des mois d’être claire sur la participation au gouvernement PS, maintenant que celle-ci est politiquement indéfendable après les législatives, la direction du PCF essaie de reprendre à son compte le large refus des communistes pour valider la poursuite de sa stratégie. Ces procédés sont des signes de défiance vis-à-vis des communistes. Nous ne pouvons pas accepter que l’on continue à paralyser l’action communiste.

L’heure est plus que jamais à préparer la riposte à la politique du nouveau gouvernement. Il ne saurait être question, par delà l’absence de ministres PCF, de s’intégrer dans la majorité présidentielle, de cautionner sa politique en continuant à cultiver l’illusion qu’il est possible de la « tirer à gauche ».  De même, des positionnements critiques superficiels, gauchistes, un « réformisme radical », tels que Mélenchon les pratique quand cela l’arrange, participent d’une logique d’accompagnement et de duplicité que nous rejetons catégoriquement.

Responsables locaux ou nationaux du Parti, militants communistes, nous appelons nos camarades à forcer le débat sur la poursuite, ou plutôt l’abandon, de la stratégie du « Front de gauche », faussement et scandaleusement associée à celle du « Front populaire ». Nous appelons tout le Parti à engager de grandes campagnes de lutte, à rassembler, sur les positions de ruptures les plus fondamentales.

Nous proposons des actions nationales pour la retraite à 60 ans, avec retour aux 37,5 annuités pour un taux plein et rétablissement intégral du financement solidaire par la cotisation sociale, contre la mise en concurrence du rail et le bradage de l’outil collectif ferroviaire, pour une maîtrise publique et nationale des banques, de l’eau, de l’énergie, pour l’abrogation de la loi Bachelot, pour le retour de La Poste comme établissement public détenteur du monopole public de distribution du courrier, une grande campagne articulant revendications pour la hausse du SMIC et rétablissement d’une échelle mobile, une action contre la 3ème phase de la « décentralisation »…

Plus que jamais, une campagne s’impose pour la rupture avec l’UE du capital, ses institutions et son euro. L’opposition de notre parti en 1992 à Maastricht est fondamentale. La crise actuelle le démontre. Nous appelons à reprendre ces analyses et positions de lutte, loin des illusions sur « l’Europe sociale », pour rassembler et rejeter efficacement le nouveau « traité » budgétaire, ce qui passe par remettre en cause Maastricht.

Notre préoccupation majeure reste de contribuer à faire vivre les organisations du PCF indépendamment des compromis électoraux et des clubs du Front de gauche, avec comme priorités l’entreprise et la jeunesse, l’objectif de reconstituer des cellules du Parti. Les grandes luttes qui se préparent vont tellement avoir besoin des communistes.

Dans les mois qui viennent, nous entendons proposer l’action et imposer le débat à tous les niveaux dans le Parti, dans la suite des textes alternatifs de congrès que nous avons initiés depuis 2005 : « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », « Plus que jamais, notre peuple a besoin du PCF ».

Nous mettons à la disposition des communistes, des acteurs des luttes, des outils d’échange et de réflexion, pratiques et théoriques :

-          Un nouveau site internet : vivelepcf.fr

-          Un site d’information sur le mouvement communiste international, entres autres sur l’activité des partis communistes européens qui refusent l’intégration dans le PGE.

-          De nouveaux numéros de notre revue, Cahiers communistes

-          Des espaces de débats notamment à la Fête de l’Humanité. Ils diffuseront un manifeste pour expliciter et défendre la raison d’être du PCF aujourd’hui en France contre le capitalisme.

Les dirigeants du PCF qui pensent que « la matrice historique des partis communistes » est dépassée en ont le droit. Qu’ils en tirent les conséquences et laissent le PCF aux communistes! Pour nous, le capitalisme est toujours le système d’exploitation du monde, en tirant des milliards de profits en France. Pour nous, le Parti communiste est toujours le meilleur outil politique révolutionnaire dans la lutte des classes. Sa raison d’être est intacte. Pour nous, la perspective révolutionnaire porte toujours le nom de socialisme.

Camarades, reprenons notre parti, le PCF, en main !

Premiers signataires

(chronologiques) (responsabilités dans le PCF : CD = Conseil départemental ; CN = Conseil national)

ALI Alain (02 – Saint-Quentin) ; ALI Jeanne (02 – Saint-Quentin) ; AURIOL Stéphane (75 – RATP – ex. CN), BARRE Albert (75 – Paris 15) ; BECOURT Corinne (02 – Saint-Quentin – CD/CN), BELLICHE Karima (02 – Gauchy) ; BERNABE Frédéric (70 – Vesoul – CD/CN – Secr. Fédéral), BERNATETS Jean-Claude (02 – Chauny) ; BERNATETS Monica (02 – Chauny) ; BERTRAND Robert (31 – Verfeil) ; BRANCOURT Jean-Luc (02 – Saint-Quentin) ; CARPENTIER Paulette (02 – Saint-Quentin) ; CARRIER Serge (02 – Harly); CHANTRELLE Jean (92 – Malakoff) ; CHANTRELLE Laurence (92 – Malakoff) ; CHATAIN Monique (83 – Carqueiranne) ; CLET Franck (38 – Saint-Martin-d’Hères – CD) ; COPIN Joël (62 – Rouvroy) ; CREZEGUT Anthony (75 – Paris 15, CD) ;  CRYSSOMALIS Julia (69 – Lyon – JC) ; DANG TRAN Emmanuel (75 – Paris 15 – CD/CN) ; DARGHAM Pierre (92 – Vanves); DA SILVA Raphaël (69 – Lyon – JC) ; DEBEAUVAIS Fabienne (80 – Amiens – CN) ; DEFFONTAINE Claude (75 – Paris 16 – CD) ; DEGAUGUE Arlette (62 – Béthune) ; DEGUELDAIRE Jean-Michel (02 – Rouvroy) ; DEGUISE Loïc (02 – Saint-Quentin) ; DELVAL Jean-Claude (78 – Mantes) ; DENIS Guy (02 – Saint-Quentin) ; FAINZANG Claude (75 – Paris 19 – CD/CN) ; FEVRE Thomas (42 – Saint-Etienne) ; FOURNIER Jean-Pierre (03 – Commentry – syndicaliste paysan) ; FRICOUT Serge (24 – Jumilhac – CD) ; GABERT Jean-Jacques (02 – Gauchy) ; GABERT Michèle (02 – Gauchy) ; GAGLIANO Michel (42 – cheminot communiste de Saint-Etienne) ; GARCIA Jacqueline (10 – Romilly) ; GARCIA Tenessee (69 – Vénissieux – JC69) ; GARNODIER Luc (69 – Lyon – JC) ; GARNODIER Pierre (69 – Lyon – JC) ; GAWSEWITCH Josette (75 – Paris 15 – CD); GERMAIN Roland (70- Plancher-Bas – Maire) ; GUILLON François (75 – Paris 15) ; HERVE Armelle (78 – Mantes – secr. Section- CD) ; JAMELOT Joran (75 – Paris 15 – AP-HP) ;  JAMMET Marc (78 – Mantes- CD ) ; JAN Aurélien (02 – Saint-Quentin) ; KOLLI Anne-Marie (33 – Arcachon – CD) ; LACAUD Amy (24 – Neuvic – JC69) ; LAROSIERE Jean-François (59 – Douai – CD) ; LEROSEY Benoît (02 – Saint-Quentin) ; LIEVIN Fabienne (70 – Vesoul – CD) ; LIEVIN Patrick (70 – Vesoul – CD) ; LUBRINA Antoine ( 03 – Désertines) ; MARION Fabien (13 – Pays d’Aix) ; MARQUES Camille (75 – Paris 14 – CD) ; MATTA Robin (13 – Pays d’Aix) ; MICHEL David (02 – Gauchy) ; MORAS-CASTRO Esteban (33 – Bordeaux) ; MOREAUX Jeoffroy (13 – Marseille) ; NEGRI Dominique (38 – Saint-Martin-d’Hères – CD/CN) ; NIEL Guy (94 – Gentilly) ; ODETTI Christiane (81 – Lavaur – Secr.  Section – CD) ; OUAKZIZ Moha (81 – Albi) ; PATTE Jean-François (62 – Arras) ; PECH Jérôme (13 – Pays d’Aix) ; PEINTRE Junon (75 – RATP) ; PERRIN Michel (87 – Limoges SNCF – ex-Secr. fédé) ; PICARRETTA Savino (38 – Echirolles) ; PLE Christian (83) ; PLE Sabrina (02 – Gauchy) ; PUDEPIECE Jean-Jacques (02- Saint-Quentin) ; RALLIERES Danièle (81 – Bastides – CD) ; RALLIERES (81 – Bastides – secr. Section – CD) ; RICHARD Laurent (38 – Terres froides – secr. section) ; RIO Paul (58 – Guérigny) ; RIOT Sarah (69 – Lyon – JC69) ; ROCHE Quentin (69 – Lyon – JC69) ;  ROLLO Stéphane (38 – Saint-Martin-d’Hères – JC) ; SABATTIER Henri (07 – Sud-Ardèche) ; SCHMIDT Jean-Claude (75 – Paris 15) ; SOLET Nicole (75 – Paris 15) ; SURAT Joëlle (91 – Vigneux-sur-Seine) ; TOLLET Gérard (60 – Méru – Universitaire) ; TORNER Emile (75 – Paris 15 – ancien déporté-résistant) ; TOURNAY Alain (83 – Toulon) ; TOURNAY Jean-Luc (02 – Saint-Quentin – Secr. Section) ; TOURNAY Josette (83 – Méounes); TOURNAY Olivier (02 – Saint-Quentin – CD) ; YAGHLEKDJIAN Pierre (75 – RATP) ; YATES Russell (77 – Meaux – Secr. Section) ; ZICCHINA Noël (2A – Ajaccio – CD)

« Consultation » des communistes du 18 juin : une nouvelle étape franchie dans le mépris des communistes ! Corinne BECOURT, Membre du Conseil National du PCF, fédération de l’Aisne

« Consultation » des communistes du 18 juin : une nouvelle étape franchie dans le mépris des communistes !

 

Corinne BECOURT- PCF ST-Quentin-Membre du Conseil National du PCF

Corinne BECOURT- PCF ST-Quentin-Membre du Conseil National du PCF

Notre section a dénoncé la mascarade de « consultation » des communistes, en 24 heures sur un texte de 50 lignes,  au lendemain des législatives dans un communiqué (en lien).

Comme des camarades de nombreuses fédérations et sections du pays, nous avons refusé de nous plier à cette parodie qui n’avait pour objet que de faire avaler la poursuite de la stratégie du Front de gauche malgré la perte des deux tiers des députés communistes et le nouveau recul du vote communiste aux législatives.

Nous venons de recevoir le bulletin interne de la direction fédérale de l’Aisne, « Communistes 02 ». Une fois de plus, il n’est fait aucun état de l’analyse, transmise par PV, de la plus grande section du département. Nous ne sommes pas vraiment étonnés non plus que les résultats du « vote » ne soient pas détaillés section par section.

Des camarades de plusieurs sections nous ont alertés : de nombreux votes ont été obtenus automatiquement, par téléphone, sans lecture du texte, sur la seule base du refus de la participation au gouvernement, question que la direction nationale avait soigneusement évitée pendant la campagne électorale. Au plan national, ce n’est rien d’autre que de la manipulation.

L’échec cinglant du Front de dans la 4ème circonscription fait réfléchir dans l’Aisne, comme la poussée préoccupante de l’extrême-droite aux présidentielles, comme l’avènement d’une « gauche » au pouvoir en situation de poursuivre la politique antipopulaire d’austérité. Avec un PCF qui ne joue pas son rôle au cœur du monde du travail avec ceux qui subissent le plus durement cette politique.

Voilà les bases des discussions que la direction fédérale devrait avoir le courage d’ouvrir dans l’Aisne. Elle préfère boycotter les analyses de Saint-Quentin, de certains membres du Conseil départemental, d’un des deux membres du Conseil national de la fédération.

Se boucher les oreilles pour continuer à aller dans le mur de la poursuite de l’effacement du PCF ? Pour préserver des accords politiciens?

Camarades dirigeants fédéraux, si vous n’avez pas peur des communistes, acceptez le débat démocratique dans le parti ! Comme nous le faisons à Saint-Quentin !

 

Corinne BECOURT

Membre du Conseil National du PCF, du Conseil départemental du PCF 02

Section de St-Quentin 02

Consultation des Communistes/ l’arnaque- Compte-rendu de l’assemblée générale

Consultation des Communistes/ l'arnaque- Compte-rendu de l'assemblée générale dans Conseil National du PCF FETE-DES-LIBERTES-2012-106x150

FETE DES LIBERTES 2012

PCF St-Quentin-22, rue de la Pomme Rouge- 02100 Saint-Quentin

 

PROCES VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 18 JUIN 2012

 

29 présents- 8 excusés

 

En introduction, Corinne BECOURT, membre du Conseil National nous fait le compte rendu du CN réuni le matin même et nous transmet le texte soumis au vote.

 

Un débat s’engage où il en ressort une certaine amertume et une grande colère des camarades contre la direction du PCF. Ils déplorent la situation grave dans la quelle se trouve notre parti. Avec seulement 7 députés communistes et sans doute la fin du groupe communiste à l’Assemblée Nationale, cela confirme l’échec de la stratégie du Front de gauche. Ils dénoncent les stratégies politiques mortifères initiées en 2000 par Robert Hue et sa mutation, suivi de M.G Buffet dans la même lignée et confirmées par Pierre Laurent. Il est temps que tous les communistes ouvrent les yeux et reprennent en main leur Parti.

 

L’objectif de cette AG et de la consultation des Communistes initiés par le CN du 11 mai 2012 avait initialement pour objet la question de la participation au gouvernement par le biais d’une question simple et claire.

 

Nous constatons que ce n’est plus le cas, le bulletin de vote devient un texte d’orientation du Parti sur des questions importantes qui ne peuvent être tranchées que par un congrès. De plus un grand nombre de camarades ne pourront se prononcer sur  un texte reçu à 15h ce 18 juin et devant être voté en 24H. Il est rappelé que tous les adhérents n’ont pas internet et que les animateurs de la section, en activité professionnelle ne pourront pas faire la tournée des adhérents en 1 journée.

 

Concernant la partie du texte : « Nous estimons que les conditions de notre participation au gouvernement Ayrault ne sont pas réunies. Ce qui ne préjuge pas de l’avenir, nous restons disponibles au cas où elles se créeraient. »Les communistes de Saint-Quentin à l’unanimité affirment leur opposition à toute participation à un gouvernement social démocrate.

 

Concernant la partie du texte sur le Front de Gauche«  Les résultats des campagnes électorales du Front de gauche, la mise en mouvement populaire et citoyenne qui les a portées, nous invitent à poursuivre et à amplifier la démarche engagée avec le Front de gauche. » et « De travailler à associer dans la durée toutes celles et ceux qui, non membres d’un des partis du Front de gauche, souhaitent en être des acteurs à part entière. » Les communistes estiment que cette question ne peut se poser en l’état sans une réflexion approfondie et un débat avec l’ensemble des communistes, ce qui est impossible avec le texte reçu à15h ce 18 juin et voté en 24H.

 

Ils réaffirment :Compte tenu de l’échec du Front de Gauche, en France , particulièrement dans l’Aisne et dans notre circonscription ou le candidat FDG fait moins que les candidats PCF en 2007, la question de la stratégie de notre parti doit être complètement revue et que la nécessité d’un Congrès s’impose .

 

Que la phrase : De travailler à associer dans la durée toutes celles et ceux qui, non membres d’un des partis du Front de gauche, souhaitent en être des acteurs à part entière »  induit d’une façon ambiguë la possibilité d’adhérer au Front de Gauche, ce que les communistes avaient rejeté fortement à la conférence Nationale

 

O      Si nous votons OUI nous validons le « succès du fdg »

O      Si nous votons NON, notre vote pourrait être assimilé à un accord pour une participation au gouvernement.

 

Nous refusons donc de cautionner cette parodie de consultation.

O      POUR LE TEXTE : 1 VOIX (sur la partie de la non participation au gvt)

O      REFUS DE VOTE : 27 VOIX

O      ASTENTION : 1 VOIX

 

NB : Les camarades n’ayant pu participer à cette AG, peuvent encore voter jusque demain 19h.

 

Le 18/6/2012

 

1 Commentaire

Après les législatives : solder l’opération Front de gauche et remettre le PCF en situation d’élever la riposte à la politique du capital

Après les législatives : solder l’opération Front de gauche et remettre le PCF en situation d’élever la riposte à la politique du capital

 

EDT pour vivelepcf, 11 juin 2012

 

Après les législatives : solder l’opération Front de gauche et remettre le PCF en situation d’élever la riposte à la politique du capital dans Communisme-Histoire- Théorie 827181_politique-manif-300x171Jean-Luc Mélenchon a joué. Il a perdu son pari politicien. Il va repartir du Pas-de-Calais comme il y est venu. Il pourra continuer à siéger au Parlement européen où le Front de gauche a assuré une reconversion à l’ancien sénateur PS.

A la fin du cycle électoral dans le Front de gauche, le PCF va se retrouver avec au mieux 7 députés (18 en 2007) qui ne pourront pas constituer de groupe à l’Assemblée nationale avec les 2 ou 3 refondateurs et PG en ballotage. Pour les militants communistes, ce résultat fait mal.

En 1958 aussi, notre parti n’avait eu que dix élus mais avec 20% des voix, 400.000 militants et une identité et une ligne claires… on en est très loin en 2012.

En 2012, il est temps de remettre en cause la stratégie suivie avec le Front de gauche, dans la suite des collectifs anti-libéraux, de la « mutation » du PCF depuis au moins le congrès de Martigues de 2000.

La base de l’existence du Front de gauche est, depuis sa constitution en 2008, avant tout électorale. Même sur ce plan, le résultat n’est pas concluant. Le soufflé médiatique, monté sur la personne de Mélenchon avant la présidentielle avait commencé à retomber le soir du 22 avril. Le 10 juin, malgré l’implantation des élus locaux communistes, le Front de gauche perd plus de la moitié des voix qui s’étaient portées sur lui et subit de lourdes pertes en particulier dans les secteurs traditionnels du vote communiste.

S’effacer dans le Front de gauche devait renforcer le PCF notamment en termes d’élus : c’est le contraire qui se produit après déjà l’effondrement dans les conseils régionaux.

Le résultat le plus marquant et inquiétant du 1er tour des élections législatives est le niveau inédit de l’abstention : 42,8%. Le Front de gauche n’a pas contribué à inverser la tendance lourde.

Pour une part, l’abstention aux législatives est certes due à l’aggravation de la présidentialisation du régime depuis l’avènement du quinquennat. L’élection présidentielle concentre et réduit tous les enjeux. Comment la direction du PCF (Hue-Buffet) a-t-elle pu en 2000 s’abstenir devant le projet Chirac/Jospin ? Le Front de gauche s’est malheureusement coulé dans ce système en personnifiant au maximum ses campagnes, même celle des législatives, derrière la figure de Mélenchon.

Mais le niveau de l’abstention s’explique aussi par l’absence de véritable alternative.

Pour beaucoup, la seule chose qu’il y avait à attendre des élections, c’était se débarrasser (ou non) de Sarkozy, sans illusions. C’est fait. Presque automatiquement  Hollande allait disposer d’une majorité parlementaire.  C’est quasiment fait.

Pour battre la droite, le vote Front de gauche n’est pas apparu utile, encore davantage après le désistement « sans conditions » du leader Mélenchon sur Hollande et les encouragements répétés des dirigeants du PG et du PCF aux premières mesures du gouvernement Ayrault.

Le Front de gauche a essayé de se poser comme meilleur rempart contre l’extrême-droite. Mélenchon a fait le calcul politicien de faire don de sa personne face à Marine Le Pen.

Les résultats dans le Pas-de-Calais le montrent gravement : Se servir de Le Pen comme faire-valoir est irresponsable. Elle sort archi-gagnante du « duel front contre front » et progresse d’encore 10% dans sa circonscription pour atteindre 42%.

120611_Melenchon_Poly dans Conseil National du PCFS’il s’agit seulement d’empêcher le FN d’avoir des élus, le vote PS est plus efficace.

S’il s’agit de seulement d’exprimer un rejet du racisme anti-immigrés du FN et d’une bonne partie de la droite, le vote PS paraît aussi plus efficace. La perte de 5 sièges sur 8 en banlieue parisienne et du seul siège sortant en banlieue lyonnaise est particulièrement dure à encaisser, encore plus quand on songe à l’implication des militants communistes.

Pour démonter la démagogie « anti-système » de l’extrême droite, il y a besoin non d’un ex-cacique du PS qui se joue les Zorros mais d’une organisation militante ancrée dans le monde du travail, comme l’était et l’est encore un peu le PCF. Pour démonter la démagogie sociale de l’extrême droite, il y a besoin des positions de rupture que portait le PCF, notamment contre l’UE.

« Peser à gauche du PS », « tirer le PS à gauche » : cette perspective du Front de gauche n’a pas pris. L’expérience l’a toujours montré après 1981 ou 1997: ces formules se traduisent dans les faits par l’apport d’une caution de « gauche » à la politique de la social-démocratie.

Les jeux de scène et la grandiloquence du candidat avant la présidentielle ont pu masquer qu’il se contentait de surenchérir sur le programme de Hollande, contribuant à le présenter comme allant dans le bon sens. Depuis le 6 mai, il n’est plus possible de traiter Hollande de « capitaine de pédalo ». Sortant de l’Elysée le 5 juin, le toujours Maastrichien Mélenchon a souhaité que Hollande « puisse aller au bout de sa tentative de conciliation européenne »…

Actuellement, au moment où Hollande et Ayrault tentent d’incarner une gauche raisonnable, mais quand même la gauche, le système n’a pas besoin, en France d’un deuxième PS, d’une social-démocratie de substitution.

En revanche les travailleurs et le peuple vont avoir besoin de l’existence et du renforcement du parti communiste. C’est aussi l’attente qu’a traduite la sympathie réelle bien que limitée selon les couches de la population, envers le Front de gauche dans sa période d’essor médiatique.

Vraiment, il y a des choses qui ne peuvent plus durer dans notre Parti.

La direction a esquivé tous les débats de fond sur la stratégie du Front de gauche, écarté systématiquement les communistes de la décision. En 2008, le Front est créé en marge du 34ème congrès. Le principe des candidatures Front de gauche en 2012 est imposé lors d’un congrès non statutaire en juin 2010. Le congrès normal de 2011 a été annulé, empêchant une définition collective des axes de campagne. Le programme « partagé » est tombé, après coup, du ciel. Etc.

Il faut remettre les choses à plat et dès maintenant.

Bien sûr, notre première tâche est d’assurer la défaite de la droite.

Mais le débat sur la participation éventuelle au gouvernement ne peut pas se dérouler comme il est programmé, avec consultation des communistes en 24h chrono entre le lundi 18 juin à 18h00 et le mardi 19 à 18h00 avant que la direction décide seule en « conférence nationale ». Comme nous sommes plusieurs membres du Conseil national à le demander depuis des mois, le Comité exécutif ou même le secrétaire général doivent mettre en discussion d’urgence une orientation. Les résultats définitifs des législatives, prévisibles, ne changeraient aux données du débat. L’alternative ne peut pas se limiter non plus à une question tactique : comment le PCF soutiendrait le mieux la majorité, avec ou sans ministres. Il est nécessaire de caractériser la politique de Hollande.

Pour nous, le gouvernement mène et mènera une politique d’austérité au service du capital, sous l’égide de l’UE, donnant quelques gages très légers « à gauche », avant d’engager un virage encore plus antipopulaire. L’heure est à préparer la riposte, ce qui implique évidemment de ne pas participer au gouvernement, mais aussi de ne pas se ranger dans sa majorité.

Dans cet état d’esprit, nous proposons que le Parti lance de grandes campagnes d’action, sur les positions de rupture les plus rassembleuses. Il faut se sortir de la logique électorale permanente, sinon électoraliste, du Front de gauche. Depuis des mois, sinon des années, les réunions de direction nationale et locale sont obnubilées par les négociations, les calculs, les marchandages politiciens du Front de gauche pour les élections successives. On commence à voir que la forme de campagne superficielle du Front de gauche ne rencontre pas durablement l’aspiration au changement, ne donne pas les moyens de lutter.

Nous proposons des actions nationales pour la retraite à 60 ans, avec retour aux 37,5 annuités et rétablissement intégral du financement solidaire par la cotisation sociale, contre la mise en concurrence du rail, pour le retour de La Poste comme établissement publique détenteur du monopole public de distribution du courrier, une grande campagne sur les salaires articulant revendications pour le SMIC et pour une échelle mobile etc.

Contrairement au Front de gauche, tournons-nous vers les luttes !

Depuis des mois, nous demandons un débat de fond sur la rupture avec l’UE du capital et l’euro. Directions du Parti et Front de gauche ne répondent à rien mais se posent en défenseurs de l’euro réorienté. Les positions défendues par le PCF contre Maastricht et les Maastrichiens tels Fabius ou Mélenchon sont-elles dépassées ? Comme le refus de l’intégration dans l’Europe du capital ? Ce débat est urgent.

Tout cela pose la question de la poursuite de la stratégie du Front de gauche.  Sa faculté de rassemblement durable sur des objectifs de rupture est nulle, on le constate. Le projet de recomposition politique supplantant le PCF ne cesse de se confirmer comme son orientation réformiste et sa structure de parti électoraliste tourné vers les catégories moyennes « politisées ».

Le PCF ne pourra pas faire l’économie de ces discussions fondamentales dans les mois qui viennent sous peine – est-ce le choix de certains ? – que se poursuive le processus de disparition qui évacue le PCF de l’Assemblée nationale aujourd’hui.

Les grandes luttes qui se préparent vont avoir besoin des communistes ! Reprenons en main notre parti, le PCF ! 

2 commentaires

Les Communistes de la circonscription de Saint-Quentin réunis en Assemblée générale ce mardi 15 mai 2012 prennent leurs responsabilités.

Parti Communiste Français

Section de Saint-Quentin – 22, rue de la Pomme Rouge – 02100 Saint-Quentin

 

Les Communistes de la circonscription de Saint-Quentin  réunis en Assemblée générale ce mardi 15 mai 2012 prennent leurs responsabilités.

 

- Après la dure sanction infligée à N Sarkozy et son gouvernement lors de la Présidentielle, notamment à Saint-Quentin.

- Devant le risque du Front National et la multiplication des candidatures qui sont de nature à compromettre notre objectif de battre Xavier Bertrand, ministre du chômage de Sarkozy

- Devant l’obstination de la Direction de la Fédération de l’Aisne du PCF de maintenir contre l’avis majoritaire des Communistes du Saint-Quentinois, un candidat pour le Front de Gauche, poursuivant ainsi le choix de la division.

Sur la proposition de la Direction de Section de Saint-Quentin du PCF, les Communistes ont décidé de ne pas présenter les candidatures de nos camarades Corinne BECOURT, Membre du Conseil National du PCF et d’Oliver TOURNAY, conseiller Municipal PCF à Saint-Quentin à l’élection législative des 10 et 17 juin 2012.

 

Ce retrait de ces candidatures n’enlèvent en rien la position majoritaire des Communistes de Saint-Quentin profondément attachés aux valeurs du PCF et refusant son effacement dans la stratégie du Front de Gauche. Nous faisons le choix de préparer la riposte populaire de la façon la plus efficace.

 

Notre histoire, celle de nos anciens, l’histoire du parti des fusillés, celle de la Section de Saint-Quentin du Parti Communiste Français, est encrée dans nos combats.

Pendant cette campagne, mais aussi après, les Communistes se mobiliseront pour battre la droite et l’extrême droite et préparer la riposte.

 

 

Avec l’Europe du Capital, les mauvais coups vont continuer à pleuvoir sur les peuples et vont s’aggraver;  la situation de la Grèce où le peuple crie famine ainsi que dans d’autres pays d’Europe nous donne une vision de ce qu’il risque d’arriver en France si le peuple ne réagit pas et si l’on ne parvient pas à obliger le pouvoir à une autre construction Européenne.

Aucun plan d’austérité ne peut être acceptable. C’est au Capital, aux marchés financiers, au patronat, aux banquiers de payer la crise. Refusons la ratification du nouveau traité Européen.

 

 

Le combat contre le FN se fait sur le terrain politique en rendant une perspective au peuple; pour cela, il y a besoin de s’organiser dans les luttes pendant et après les élections. C’est ce que nous avons toujours fait et c’est ce que nous continuerons à faire.

 

Nous confions à Corinne Bécourt et Olivier Tournay le rôle de porte-parole et d’organisateurs de notre action communiste dans les luttes, pour faire monter dans la circonscription l’opposition à la politique du Capital d’où qu’elle vienne. Corinne et Olivier, candidats ou non, animeront notre action dans ce sens.

Quand certains veulent se cacher derrière des opportunistes pour on ne sait quel avantage politicien, nous sommes fiers d’être communistes, héritiers de la lutte de nos anciens, de leurs sacrifices, au service de la lutte des travailleurs et de la colère de ceux qui souffrent.

Venez en débattre avec nous ! Adhérez à la section du PCF Saint-Quentin ! Vive le PCF

Conseil National du PCF du 11 Mai 2012 -Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris


Conseil National du PCF du 11 Mai 2012 -Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris dans Conseil National du PCF claudefainzang-125x150Conseil National du PCF du 11 Mai 2012 -
Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

Cette campagne des élections présidentielles a vérifié que le Front de gauche représente bien le choix de l’effacement du Parti, un choix, je le rappelle, décidé sans les communistes, sans congrès.

 

Le sigle PCF a disparu du matériel de campagne, ou alors il reste en tout petit. Idem pour les législatives, bien que ce soit les communistes qui payent.

Qui rédigent les tracts ? Il n’y a presque jamais les positions communistes.

 

Il est déjà annoncé qu’il n’y aura pas de groupe communiste à l’Assemblée mais un groupe « Front de gauche ».

 

La vie du Parti est suspendue au Front de gauche. Il n’y a pratiquement plus de réunion de cellule, même de section.

 

Mélenchon et ses amis ont pris presque toute la place dans les médias.

 

Mélenchon ne s’y est d’ailleurs pas gêné pour puiser, dans les mots, dans nos fondamentaux abandonnés par notre direction, pour jouer au révolutionnaire [institutionnel !].

 

Mais les positions de rupture que le PCF devrait porter sont absentes. C’est grave alors que d’importantes luttes sont à venir et à préparer avec l’élection de Hollande et la poursuite annoncée de l’austérité.

 

Par exemple, nous devrions être le parti qui défend le rétablissement de l’échelle mobile des salaires, qui continue le combat pour la retraite à 60 ans en reprenant le mot d’ordre du retour aux 37,5 annuités. Comment rassembler sur cette question en ignorant la question des annuités et du financement par la cotisation sociale ?

Après les abandons des années de gauche plurielle, il faudrait enfin rectifier le tir : exiger la renationalisation intégrale des grands services publics et le rétablissement des monopoles publics nationaux (EDF, GDF…). Cette bataille est d’autant plus importante devant le dépeçage planifié de la SNCF.

 

C’est sur la réponse à de tels enjeux que doit s’envisager la participation gouvernementale et/ou le soutien à une majorité dominée par la social-démocratie.

Le calendrier retenu par le rapport [le CN n’a même pas été invité à le ratifier !] fait le choix de la précipitation. Les communistes seront de fait privés de la décision. Le 18 et le 19 juin, ils seront peut-être consultés, mais sans vote national.

Mais c’est maintenant au plus tard, après l’annulation du congrès, que devrait être mis en débat le contenu et les conditions, en lien avec le développement du mouvement populaire, d’une éventuelle participation !

 

Pour ma part, c’est non, nous ne pouvons pas aller avec le PS ! Ses choix ne vont pas dans le sens des intérêts populaires.

 

La question du logement social l’illustre entre autres. Dans mon secteur, le député sortant est Daniel Vaillant, ancien ministre PS de l’intérieur. Les représentants des 107 amicales de locataires CNL du 19èmearrondissement ont demandé à être reçues pour lui exposer leurs exigences, notamment : le blocage des loyers, y compris dans le logement social, l’abrogation de la loi Boutin et du décret de 2008 sur les surloyers, le relèvement des plafonds de ressources pour l’entrée en HLM, la TVA à 5,5% sur les produits énergétiques et le chauffage, la baisse des tarifs du gaz et de l’électricité, le relèvement de 25% de l’APL, la hausse du budget du logement à 2% du PIB.

 

Daniel Vaillant a été clair : c’est « NON » à tout, à chacune de ses revendications, c’est le refus de « prendre l’argent là où il est ».

 

Rien de différent du côté de François Hollande, qui n’a pas voulu recevoir la CNL, mais qui lui a transmis par écrit la même fin de non recevoir à ses revendications, qui sont aussi les nôtres en tant que communistes.

Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne-Conseil national du PCF du 25 avril 2012

Conseil national du PCF du 25 avril 2012

Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

 

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT

Dans l’Aisne, le résultat du 1er tour est vraiment alarmant. Dans un département sinistré par la casse industrielle, la sanction de la politique de Sarkozy et du ministre du chômage, Xavier Bertrand, s’est tournée massivement vers le FN.

Celui-ci réalise son deuxième meilleur score en France : 26,33%.

Les villes ouvrières sont les plus touchées. A ce propos, je remarque qu’à Florange, dont plusieurs candidats ont essayé d’instrumentaliser la bataille des métallos, Le Pen atteint également 26%.

Les campagnes sont atteintes aussi. Dans une petite commune du Saint-Quentinois, dont le maire est conseiller général communiste, le FN arrive en tête avec 30,62% des voix.

 

Nous l’avons vu pendant la campagne. Le « tous pareils », le « tous pourris », les désillusions devant les alternances qui ne changent rien, sont bien dans les têtes. A Saint-Quentin, en faisant vivre le point de vue communiste pendant la campagne, en refusant toute logique d’effacement du PCF, nous avons limité les dégâts. Mais au plan national, l’absence de candidat communiste avec des positions de rupture communistes a pesé lourd.

 

On ne combat pas l’extrême à coups d’insultes personnelles sur les plateaux de télévision. On peut le mesurer ! C’est politiquement que l’on combat la démagogie « sociale » du FN, en rejetant clairement l’UE de Maastricht, en exigeant le retour aux 37,5 annuités pour la retraite à 60 ans, en développant les luttes dans les entreprises et les quartiers. Tout ce que le Front de gauche ne tient pas.

 

J’ai écouté l’analyse de Pierre Laurent. Je ne vois pas où il y a lieu de se réjouir des résultats sauf du recul de Sarkozy, qu’évidemment il faut éliminer.

 

Mélenchon a fait mieux que les collectifs antilibéraux de Marie-George Buffet. Une fois que l’on a dit ça, c’est facile de se gargariser.

Mélenchon, candidat socialiste, a été mis en avant pour concentrer les votes qui s’étaient portés sur le NPA, Bové mais aussi sur le PS et même le Modem en 2007. Ses résultats ont peu à voir avec le vote communiste (Aisne – JLM 2012 : 10,19% – Marchais 1981 : 21,77% / Paris – JLM 2012 : 11,09% – Marchais 1981 : 9,18%).

 

La supercherie Mélenchon/FdG est en train de vite tomber. Il est temps.

 

Sa déclaration dimanche à 20h05 a fait mal. En 48 heures, le rabatteur passe de la « révolution citoyenne » au soutien « sans conditions » à Hollande, l’homme de « l’austérité équitable ». Sans condition politique mais non sans petits arrangements électoraux avec son Parti d’origine. Les négociations continuent pour que le PS fasse élire un groupe front de gauche à sa convenance aux législatives, au prétexte du risque FN.

 

La « révolution par les urnes » est reportée, pour Mélenchon, à … 2022 et à son élection comme président. Les contours de sa « 6ème république » se précisent : personnification à outrance derrière le chef Mélenchon, tout dans les institutions. Vraiment l’urgence sociale, la lutte des classes, il ne connaît pas !

 

Le PCF non plus, il ne semble pas le connaître. Même pour la forme, Mélenchon ne prend pas la peine d’attendre l’avis du Conseil national du PCF pour décider se son ralliement « sans conditions », pour convoquer en juin une « convention nationale du Front de gauche ». De quel droit, au nom de qui ?

 

Je fais partie de ceux qui n’acceptent pas le projet de constitution d’un « Linke à la Française », d’une antenne française du PGE avec des socialistes, maastrichiens, mitterrandiens, jospinistes.

 

Il y a urgence à faire vivre et renforcer le PCF et ses positions pour élever le niveau des luttes. De durs plans de licenciements vont tomber. Comme dans les autres pays, tout est fait pour faire payer encore plus cher aux salariés et au peuple la crise du capital. L’UE de la finance en sera le prétexte et le bras armé.

 

A Saint-Quentin, aux portes des entreprises, au porte-à-porte, le combat des communistes contre les politiques de droite d’où qu’elles viennent, pour faire reculer l’extrême-droite continue. Les communistes ont décidé que des candidatures clairement PCF seront le meilleur moyen de le porter aux législatives.

Liste du Comité de soutiens à Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, candidats PCF à l’élection législative de juin 2012, contre le capital et son représentant X.Bertrand et le FN, présidé par Jérôme LESUR

 
Président du Comité de soutien
Jérôme LESUR,Président du Comité de soutien des candidats PCF, Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY- Election législative juin 2012

 

Liste du Comité de soutiens  à Corinne BECOURT  et Olivier TOURNAY, candidats PCF à l'élection législative de juin 2012, contre le capital et son représentant X.Bertrand et le FN, présidé par Jérôme LESUR dans Communisme-Histoire- ThéorieLes  signataires: rejoigniez nous….

Les dimanches 10 et 17 juin 2012, je vote Communiste,

 

 

ELOUAMARI Antoine ST QUENTIN

BELLICHE Karima Contrôleuse SCNF GAUCHY

CARLIER Christian Demandeur emploi ST QUENTIN

CASIER Julien Employé restauration ST QUENTIN

LEFEVRE LEONIE Retraitée ST QUENTIN

TANTER Pierre Agent fontion publique ST QUENTIN

SID AHMED Akim Demandeur emploi ST QUENTIN

BELGHAZI Brahim Livreur ST QUENTIN

MALTERRE Jean Michel Tuyauteur ST QUENTIN

RAYMOND Jean Claude Peintre ST QUENTIN

PASSONNIER Fernand Retraité ETREILLERS

MOSTEFAI Mouloud Cuisinier ST QUENTIN

DEBEUGNY Bertrand, mécanicien insdustrie , demandeur d’emploi ST QUENTIN

PESANT Georges, retraité MBK, vice président départemental et président association des anciens combattants ST QUENTIN

MARCHANDISE Marcelle, Contrat CAE ST QUENTIN

PAHU Patrick, centre hospitalier ST Quentin, pré retraite ST QUENTIN

FAUCHEUX Elsa , enseignante

BENICOURT Jean Loup, commercant marchés ST QUENTIN

PARBEAU Corinne Demandeur emploi ST QUENTIN

PEREZ Jean Claude Rétraité commerçant marchés MAGNY LA FOSSE

CHAEIB Sadok Retraité MBK ST QUENTIN

GUILLES Charles Invalidité ST QUENTIN

DELVILLE Angélique Animatrice petite enfance ST QUENTIN

CAULLIEZ Evelyne Ouvrière MBK ST QUENTIN

FREJ Abdelfadil Ouvrier textile -Retraité ST QUENTIN

BOUDJEMLINE Abdelhamid Association Anciens combattants-Retraité ST QUENTIN

FONTAINE Annie Retraitée ST QUENTIN

FONTAINE MARC Retraité-Routier ST QUENTN

NOWACK Patrice Assocation anciens combattants-Travailleur social ST QUENTN

NOWAK MICHEL Président Association Anciens combattants , enseignant retraité ST QUENTIN

PIERIN Françis Commerçant marché ST QUENTIN

BERNA Stéphane Demandeur d’emploi ST QUENTIN

BILLEMOND JEAN LUC RETRAITE ST QUENTIN

BILLEMOND MARIE THERESE AGENT DE PRODUCTION ST QUENTIN

MANTELET Céline Lycéenne ST QUENTIN

MANTELET Jean Jacques Invalidité ST QUENTIN

MANTELET Nicolas Lycéen ST QUENTIN

MANTELET Sylvie Mère au Foyer ST QUENTIN

BARLOY Carole Agent d’entretien ST QUENTIN

DELAPLACE Claudine Agent d’entretien ST QUENTIN

DELAPLACE Eloise Demandeur d’emploi ST QUENTIN

HERBIN Françis Bâtiment- Chef d’équipe ST QUENTIN

MANIETTE JACKY Bénévole associatif Demandeur d’emploi ST QUENTIN

MATER Claudine Retraitée ST QUENTIN

TASSIN Ruth Agent d’entretien ST QUENTIN

AFCHAIN Marie Paule Animatrice insertion ST QUENTIN

FOREST MICHEL Facteur -Retraité ST QUENTIN

LANCELIN Mickael Maçon ST QUENTIN

PUDEPIECE Jean Jacques Routier ST QUENTIN

SOYE Jean Paul Vulcanosateur ST QUENTIN

BERNA Florian Demandeur d’emploi ST QUENTIN

BERNA Mallory Anmatrice saisonnière ST QUENTIN

BERNA Mickael Demandeur d’emploi ST QUENTIN

COUTTE Mauricette retraitée ST QUENTIN

DERMIEN René Retraité ST QUENTIN

DRUENNE Amandine Mère au foyer ST QUENTIN

KUBIAC ANDRE Retraité textile ST QUENTIN

SOUVENT Denise Mère au foyer ST QUENTIN

THUBE Frédéric Couvreur ST QUENTIN

ALAPETITE Stéphanie Responsable associative-Mére au foyer ST QUENTIN

BERGOUGNOUX DANIEL Commerçant ST QUENTIN

BERTIN Marcel Retraité textile ST QUENTIN

LEGRAND Denis Saisonnier ST QUENTIN

PARADIS Gérard Demandeur d’emploi ST QUENTIN

PIERIN Johann Demandeur d’emploi ST QUENTIN

RZEPKA  CHRISTIAN Demandeur d’emploi ST QUENTIN

TOPIN CEDRIC Enseignant Spécialisé NEUVILLE ST AMAND

BOULANGER Ludovic (Toufik) Chaudronnier cheminot ST QUENTIN

DELAIRE Elisabeth Agent d’entretien ST QUENTIN

DELAPLACE Pascal Chauffeur ST QUENTIN

GORLIER Alice Responsable de rayon grande distribution ST QUENTIN

MERAULT Benjamin Educateur ST QUENTIN

MORET Katy Agricultrice bio Attilly

VARENNE  Benoit Ouvrier boulanger ST QUENTIN

DEGUISE LOIC Employé restauration ST QUENTIN

LESUR William Ancien responsable comité chômeur HOLNON

BELLICHE Nora Employée services publiques GAUCHY

BRANCOURT  JEAN LUC Retraité – Etp Giraudy colleur d’affiches ST QUENTIN

CARNIELLO FREDOCH Infographiste Responsable associatif ST QUENTIN

DESMIDTS JEAN MARIE Syndicaliste et responsable associatifs ST QUENTIN

FOUBET Christophe Technicien méthodes ST QUENTIN

GOBINET RICO Moniteur Educateur ST QUENTIN

KERENFLECH CORINNE Mère au foyer Responsable Associatif ST QUENTIN

MARIE ROGER Retraité syndicaliste Hôpital ST QUENTIN

TASSERIT BRIGITTE RECEPTIONNISTE ST QUENTIN

BLONDEL Françoise Agent d’entretien ST QUENTIN

BLANCHARD EMMANUEL Doctorant ST QUENTIN

DUCHE Vincent Enseignant, ancien secrétaire départemental de la FSU 02 GRUGIES

LESUR ALEXANDRE fonction publique Syndicaliste ST QUENTIN

PLE Aurélie Enseignante ST QUENTIN

SALLES AGATHE Empoyé transports ST QUENTIN

TIMELLI DOMINIQUE Agent entretien ST QUENTIN

TOURNAY JOSETTE Enseignante RETRAITEE de st -Quentin Var

VILLAUME  Marie Claire Retraitée Hôpital ST QUENTIN

VILLAUME  PIERRE Syndicaliste-Retraité Le Creuset ST QUENTIN

CARRIER Serge Syndicaliste retraité Ville St-Quentin ST QUENTIN

CASINELLI Jérôme Intermittent du spectacle ST QUENTIN

CORBISET Muriel Retraitée SIT HARLY

DEGUELDAIRE Jean Michel Demandeur d’emploi ROUVROY

HELIN Antoine Educateur ST QUENTIN

LARIBI Fétoum Demandeur d’emploi ST QUENTIN

MARIE Arlette Retraitée ST QUENTIN

POUPON OLIVIER demandeur d’emploi ST QUENTIN

POUPON PASCAL commercant marchés ST QUENTIN

ALEC Vasilé Cariste ST QUENTIN

ALI Jeanne Retraitée ST QUENTIN

ALI  ALAIN Retraité syndicaliste Soprocos ST QUENTIN

BEAUFORT BRUNO ST QUENTIN

BEGHIN Bernard Retraité ST QUENTIN

BEGHIN Noelle Retraitée ST QUENTIN

BERLEMONT Léonie Enseignante ST QUENTIN

BERNA BLANDINE Demandeur d’emploi ST QUENTIN

BERNA PATRIK Demandeur d’emploi ST QUENTIN

BONNARD Mélanie demandeur d’emploi ST QUENTIN

BOUCLY Elisabeth Retraitée commerce ST QUENTIN

BROTONNE Linda Vendeuse ST QUENTIN

CARPENTIER LAURIE Animatrice ST QUENTIN

CARPENTIER PAULETTE retraitée Hôpital  ST QUENTIN

CARRIER SERGE Retraité syndicaliste HARLY

CASIER  SERGE Communaute d agglomeration Syndicaliste ST QUENTIN

CATTEAU Jean Philippe Chef de dépôt -Responsable associatif ST QUENTIN

CORBONNOIS  SEBASTIEN Musicien Responsable Associatf GAUCHY

DENIS GUY Retraité-Syndicaliste, ancien conseiller Prudhomme ST QUENTIN

DENIVET FRANCOISE Demandeur emploi ST QUENTIN

DUMONT Renaud Conseiller Principal d’ Education, lycée Jean BOUIN ST QUENTIN

GABERT JEAN JACQUES agent de maitrise MBK GAUCHY

GABERT MICHELLE Retraitée MBK  GAUCHY

HURTEBISE DOMINIQUE Demandeur Emploi Licencié SIT ST QUENTIN

JAN AURELIEN Enseignant  ST QUENTIN

JOUBE  JOCELYNE retraitée fonction publique ST QUENTIN

KERENFLECH Sébastien Étudiant Laon ST QUENTIN

LARUE-ANTOINE Marie Christiane Retraitée ST QUENTIN

LAVEILLE GEORGES Artisans retraité ST QUENTIN

LEPINE LYONNELLE Bibliothécaire ST QUENTIN

LEROSEY Benoit Etudiant Paris ST QUENTIN

LESUR  jérome  Professeur des écoles spécialisé ST QUENTIN

MICHEL David Gérant GAUCHY

NOWACK Dominique Expert comptable ST QUENTIN

PESANT Philippe Invalide MONTESCOURT LIZEROLLES

PLE CHRISTIAN Chef entreprise Artisan ST QUENTIN

PLE SABRINA Comptable  GAUCHY

POETTE Jean Claude Fonction publique ST QUENTIN

POINT Jean Pierre Employé municipal GAUCHY

POLLE Valérie Animatrice ST QUENTIN

PUDEPIECE DIDIER demandeur d’emploi ST QUENTIN

SAUVET  BRUNO Invalide ST QUENTIN

SAVARY   Jean François Cheminot retraité ST QUENTIN

SOUAILLE Claudine Ouvrière Soprocos HOMBLIERES

TASSIN DIDIER Demandeur d’emploi-Responsable associatif ST QUENTIN

TOURNAY Jean Luc Secrétaire de la Section de St-Quentin du PCF ST QUENTIN

TOURNAY MAURICETTE Electro mécanicienne ST QUENTIN

VAN DAMME Denys Commercial SAINT SIMON

VARENNE Georges Cadre territorial-Syndicaliste ST QUENTIN

VAT STEPHANIE Enseignante spécialisée ST QUENTIN

VENANT VALERIE EMPLOYEE DE COMMERCE ST QUENTIN

VITASSE Christian Fonction publique ST QUENTIN

Et des camarades hors circonscription aussi :

kolli Anne Marie a écrit: Secrétaire de cellule . Tout mon soutien pour une Député communiste, révolutionnaire et humaniste Bassin d’Arcachon (33)

BERNATETS Monica professeur des universités retraité -Vétérante pcf- CHAUNY

BERNATETS Jean Claude Expert comptable retraité-Véterant du PCF CHAUNY

LE ROY Olivier Mouvement Jeunes Communistes et PCF Haute Garonne

BERNABE Frédéric Membre du Conseil National du PCF Haute-Saône

DANG TRAN Emmanuel Membre du Conseil National du PCF PARIS

JALADE Rric Secrétaire Fédéral Haute-Saône -Membre du Conseil National du PCF TARN

NEGRI Dominique Membre du Conseil National du PCF ISERE

CARON Patrice Conseiller municipal communiste de Roye (80) , je vous apporte mon soutien le plus entier, pour l’identité du Parti Communiste, pour le combat de classe plus que nécessaire aujourd’hui et pour demain ROYE 80

EVELOY Jean Marie Retraité industrie pharmaceutique AVENTIS HIRSON

FONTAINE Jocelyn Le militant Le responsable l’élu communiste de la fédération du nord, soutient sans faille les candidats aux législatives Corinne Bécourt et Olivier Tournay de StQuentin Aisne RAISME- NORD

GARCIA Jacky Vétérante pcf Côte d’Or

HERNANDEZ José Membre de la comminssion nationale PCF entreprises Albi, 81, Tarn

HERVE YannIck Musicien 50210 – Montpinchon

MALONSKA Philippe Agent SNCF-Syndicaliste Ile de France

NEGRI Domnique Fonctionnaire-Syndicaliste- Membre du Conseil National du PCF ISERE

POULY Michel je te souhaite une pêche d\’enfer et gagner ta place de députée pour l\’Aisne et St Quentin. amitié Michel d\’Annoeullin Annoeullin- NORD

SELLIER Patrick ex salarié d’Abélia Décors à Abbeville ((80 )),syndicaliste CGT Picardie

SINGER Alain « salarié du batiment et «  »de la france d’en bas »  Picardie

TOURNAY Alain Commercial Grande distribution Toulon Var

RIO Paul Vétérante pcf NIEVRE

L’appel du Président du Comité de Soutien, Jérôme LESUR, pourquoi il s’engage…

Moi LESUR  Jérôme je m’engage en tant que président du comité de soutien des candidatures PCF pour les législatives 2012 de Corinne BECOURT et d’Olivier  TOURNAY:

Car sur cette candidature le féminin de député n’est pas « suppléante »,

-         Pour en finir avec la sociale démocratie qui n’en a que le nom,

-         Pour défendre les plus faibles,

-         Pour que les chômeurs, les sans emplois, les malades ne soient plus considérés comme des coupables,

-         Pour défendre les travailleuses et les travailleurs pauvres,

-         Pour un choix de société où les plus forts contribuent à aider les plus faibles,

-         Pour une répartition des richesses,

-         Pour une école où chacun y trouve sa place,

-         Pour une retraite digne de ce nom,

-         Pour un toit décent pour tous,

-         Pour que l’accès au logement soit un droit,

-         Pour que l’accès au travail soit un droit,

-         Pour une augmentation générale des salaires et une reconnaissance par le travail,

-         Pour la nationalisation de l’eau, de l’électricité, du gaz, des autoroutes, des banques,

-         Pour un impôt sur les grandes fortunes,

-         Pour le plafonnement des salaires des chefs d’entreprises, 

-         Pour une baisse du budget de la défense,

-         Pour une égalité de salaire entre les hommes et les femmes,

-         Pour une réelle parité,

-         Pour que l’accès à la culture soit un droit

-         Pour des élections législatives à la proportionnelles

-         Pour de vrais services publics

-         Pour une taxe sur les flux financiers,

 

-         Contre la xénophobie,

-         Contre les injustices sociales,

-         Contre le cumul des mandats,

-         Contre l’Europe du Capital

-         Contre les expulsions toute l’année,

-         Contre les spéculateurs,

-         Contre les paradis fiscaux,

-         Contre les échanges commerciaux avec les pays ne respectant pas les droits de l’homme,

-         Contre les riches tant qu’il y aura des pauvres,

-         Contre les licenciements abusifs,

-         Contre la privatisation de l’école,

-         Contre les armes nucléaires,

-         Contre les caméras de surveillance…………………………………………………..

Voilà  pourquoi je m’engage auprès de Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY porteurs de vraies idées de gauche et j’en appelle à vous tous femmes et hommes de bonnes volontés remplis de courage à nous rejoindre afin de soutenir les candidats du PCF pour défendre les plus faibles et combattre toutes les injustices pour une société meilleure où chacun à le droit d’y trouver sa place.

Le discours de Corinne BECOURT à la présentation des candidatshttp://pcfsaintquentin.unblog.fr/2012/01/30/soiree-de-presentation-de-nos-candidats-pcf-a-lelection-legislative-corinne-becourt-et-olivier-tournay/2012-01-27-voeux-de-la-section-10/

 dans Conseil National du PCFRejoigniez nous….

 

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Appel à la souscription et aux dons, pour la campagne des candidats communistes Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY à l’election législative 10 et 17 juin 2012

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS-SECTION DE SAINT-QUENTIN

22,rue de la Pomme Rouge- 02100 Saint-Quentin

APPEL AUX DONS ET A LA SOUSCRIPTION

CHERS AMIS ET CAMARADES 

Le choix majoritaire des Communistes de l’arrondissement de Saint Quentin de
présenter de candidats Communistes lors des élections législatives de juin
2012, entraine une responsabilité Nationale de tous ceux qui refusent la
disparition du PCF  et son effacement au profit du Front de Gauche.

Face à nous, c’est le ministre du chômage : Xavier Bertrand qui lui disposera
de tous les moyens de l’appareil UMP, de la machine Ville et de l’argent du
patronat et de nos adversaires de Classe.

Quand au candidat Front de Gauche, lui bénéficiera de tout l’appui de la fédération
de l’Aisne, de la région  et du national PCF, pour combattre nos candidats .de ce coté, tous les moyens sont mis pour
financer la campagne du candidat sur le compte des Communistes.

Les besoins minimums pour cette campagne sont de 15000 €

C’est pourquoi, nous nous adressons à vous, afin de pouvoir financer la campagne de
Corinne et d’Olivier, afin que les moyens financiers ne soient pas un blocage à
notre volonté de ne pas voir liquider notre Parti.

Pour cela  nous proposons que chaque camarade verse selon ses moyens et sa situation :

-       pour les camarades payant des impôts sur le revenu, le montant de leur don  bénéficiera d’une réduction d’impôts de 66
% dans la limite de  4600 € par élection et dans la limite de 20 % du montant du revenu imposable. dans ce cas
le don doit être fait en cheque libellé à l’ordre du mandataire financier :.Georges  VARENNE , un reçu fiscal vous sera remis après le dépôt du compte de campagne .

-         pour les camarades ne payant pas d’impôt sur le revenu , et ne nécessitant pas de reçu fiscal , les versements peuvent être fait en chèques ou en liquide .

Bulletin de VERSEMENT

Je soutiens financièrement la Campagne de
Corinne Bécourt et d’Olivier Tournay- Election législative 10-17 juin-
2éme circonscription de l’Aisne.

 

Nom                                             Prénom

 

Adresse fiscale :

 

Somme versée :                              €    – Cheque N°

 

Banque

Liquide                    €

 

Pour être éventuellement contacté par l’équipe de campagne :

 

Adresse mél :                                             téléphone :

 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne-Conseil national du PCF du 16 janvier 2012

Conseil national du PCF du 16 janvier 2012

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne-Conseil national du PCF du 16 janvier 2012 dans Conseil National du PCF Image1Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

 

Les    communistes ont un rôle déterminant à jouer dans la période dans les luttes contre la politique patronale, les plans d’austérité, la super-austérité qui se prépare, sous l’égide de l’Union    européenne, qu’elle que soit la majorité élue en 2012.

 

Notre objectif, c’est d’élever le niveau de la riposte des travailleurs.

C’est dans cette priorité politique que rentre la nécessité de battre la droite et de déjouer l’opération Marine Le Pen destinée à détourner    la colère populaire.

C’est aussi pour cela que nous ne devons pas laisser d’illusions sur une nouvelle alternance électorale à « gauche », même avec une    gauche « dans sa diversité ».

 

La référence affichée de Mélenchon, c’est 1981 avec Mitterrand et la gauche plurielle avec Jospin dont il était ministre.

1997-2002 : c’est l’expérience qui a fait le plus reculer notre Parti dans le gouvernement qui le plus privatisé.

 

Pour 2012, nous devons être clairs dès maintenant. Le débat ne peut pas être esquivé dans les rangs du Parti.

Hollande est aligné sur l’Europe du capital : c’est sa cohérence politique, c’est un constat. Pour moi, il faut    annoncer que nous ne participerons pas à un gouvernement

PS, que nous ne rentrerons pas dans une nouvelle majorité derrière le PS.

De son côté, Mélenchon indique, tactiquement, à titre personnel, qu’il ne participera pas à un prochain gouvernement socialiste. Il en a déjà    bien profité… Ce serait grave que le PCF apparaisse être en retrait sur lui.

 

Ma conviction, c’est que ce dont le pays a besoin, c’est d’un PCF renforcé sur la base de son identité.

Le Front de gauche, paraît-il, attire beaucoup de socialiste. Je ne sais pas si c’est une bonne chose.

En tout cas, nous ne pouvons pas accepter qu’il supplante peu à peu l’organisation communiste, comme certains dirigeants le demandent    explicitement dans des appels publics. Jamais les communistes ne l’ont décidé.

 

Dans ma fédération, l’Aisne, certains voudraient faire prévaloir le Front de gauche et ses accords politiciens sur le PCF et le respect de nos    statuts. C’est grave !

Les communistes de la 2ème circonscription, le Saint-Quentinois, ont voté. Conformément aux statuts du Parti, ils se sont prononcés    à une forte majorité pour des candidatures PCF aux législatives clairement identifiées, ancrées dans les luttes, les entreprises, les quartiers, dont celle de l’élu communiste de    Saint-Quentin.

 

Il est inadmissible que la direction fédérale bafoue elle-même les statuts du Parti, qu’elle essaie d’aller à l’encontre de la décision des    communistes pour imposer les marchandages du Front de gauche. J’ai la confirmation ici que le malaise est quasi-général dans les fédérations.

C’est dangereux pour l’avenir du Parti. C’est révélateur sur le Front de gauche.

 

Les communistes de la circonscription ne laisseront pas démobiliser. Le maire de Saint-Quentin, c’est Xavier Bertrand !

Les luttes qu’ils animent pour l’emploi et les salaires, contre la précarité, les expulsions, la fermeture programmée de deux écoles    s’intègrent encore plus dans la montée de la riposte générale. Elles sont les meilleures armes contre le capital, les politiciens à son service, le FN.

 

Pour que les électeurs puissent relayer ces luttes, pour que le Parti se renforce, il faut que tout le PCF soutienne les candidats que les    communistes ont choisis.

SAMEDI 10 MARS…couscous royal, musique, fraternité et soutien…Une soirée franchement « Communiste »

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS- Section de Saint-Quentin-22 rue de la Pomme Rouge-02100 Saint-Quentin

SAMEDI 10 MARS 2012

 Salle Paringault– Rue Kennedy- Saint-Quentin-19H00

Couscous Royal-12 euros (boissons en sus)

Musique et fraternité

 

Ils seront présents pour soutenir les candidats PCF du Saint-Quentinois

  • Frédéric BERNABE,  Secrétaire départemental du PCF Haute-Saône, membre du Conseil National
  • Emmanuel DANG TRAN, Membre du Conseil National, Paris
  • Eric JALADE, Secrétaire départemental du PCF Tarn, Membre du Conseil National
  • Dominique NEGRI, Membre du Conseil National, Isère
  • Egalement Jeoffroy Moreaux, membre du Conseil national de la Jeunesse communiste

Ce sera aussi une soirée de Solidarité avec la participation de 

 « l’Association France Palestine Solidarité » dont le Président Nord Pas de Calais Jean François LAROSIERE

2éme Circonscription de L’Aisne-Les 10 et 17 juin 2012, votez Communiste.

SAMEDI 10 MARS...couscous royal, musique, fraternité et soutien...Une soirée franchement Venez rencontrer les candidats du PCF à l’élection législative !olivier-216x300 dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif

Corinne BECOURT Titulaire, Membre du Conseil National du PCF,

 Et Olivier TOURNAY suppléant,  Conseiller municipal PCF

 

 

Travailleurs, amis, camarades, allons ensemble au combat !

Ce qui nous rassemble, c’est le ras-le-bol quotidien, la colère, la rage devant la montée des injustices. Pendant que certains se gavent sur notre dos, volent le fruit de notre travail, détruisent nos acquis sociaux, nous, nous nous privons, nous payons plus, nous gagnons moins. Chômage, précarité, mal-logement, pauvreté : c’est cela la politique du capital et du patronat. Ils tirent profit de leur propre crise contre nous. Sarkozy et Xavier Bertrand, son ministre du chômage, sont leurs serviteurs zélés. Alors stop ou encore ?

Pour nous, avec nos camarades de Saint-Quentin, il y a une autre perspective que de subir les politiques de casse sociale coordonnées par l’UE. La question n’est pas de choisir entre le pire et le moins pire quand les alternances de « gauche », ici et ailleurs, ne règlent aucun problème de fond, poussent à la résignation.

L’alternative, c’est élever la riposte populaire jusqu’à commencer à faire échec à cette politique. Nous avons été de toutes les luttes, grandes ou petites, ces dernières années : pour défendre les retraites, contre les fermetures de classe, pour les salaires, le droit au logement, contre la flambée des tarifs de l’énergie… C’est la raison d’être de notre engagement politique, du côté des travailleurs, des précaires, des sans-emploi, des plus démunis.

Nos candidatures aux législatives, présentées par le PCF, n’ont que cet objectif. Nous les mettons à votre disposition. C’est pour cela que le vote communiste sera le seul vote utile. Ensemble, avec vous, nous pouvons renvoyer dans les cordes Bertrand et cie, faire reculer les idées nauséabondes dans nos quartiers, décider ceux qui n’y croient plus à agir, amorcer le changement de société.

Agissons et déclarons ensemble la guerre au capital »

La liste du comité de soutiens mise à jour;

Président, Jérôme LESUR

Pour participer aussi, envois un mail à pcfquentin@live.fr

KUBIAC
ANDRE
Retraité textile ST QUENTIN
DERMIEN René Retraité ST QUENTIN
COUTTE Mauricette retraitée ST QUENTIN
BERNA Mickael Demandeur
d’emploi
ST QUENTIN
BERNA Florian Demandeur
d’emploi
ST QUENTIN
DRUENNE Amandine Mère au foyer ST QUENTIN
BERGOUGNOUX DANIEL Commerçant ST QUENTIN
ALAPETITE Stéphanie Responsable
associative-Mére au foyer
ST QUENTIN
SOUVENT Denise Mère au foyer ST QUENTIN
LEGRAN Denis Saisonnier ST QUENTIN
BERTIN Marcel Retraité textile ST QUENTIN
BERNA Mallory Anmatrice
saisonnière
ST QUENTIN
THUBE Frédéric Couvreur ST QUENTIN
PARADIS Gérard Demandeur
d’emploi
ST QUENTIN
NOWAK MICHEL Secrétaire ARAC
, enseignant retraité
ST QUENTIN
RZEPKA  CHRISTIAN  Demandeur
d’emploi
ST QUENTIN
TOPIN CEDRIC Enseignant
Spécialisé
NEUVILLE ST
AMAND
PIERIN Johann Demandeur
d’emploi
ST QUENTIN
BOULANGER Ludovic (Toufik) Chaudronnier
cheminot
ST QUENTIN
DELAIRE Elisabeth Agent
d’entretien
ST QUENTIN
DELAPLACE Pascal Chauffeur ST QUENTIN
GORLIER Alice Responsable de
rayon  grande distribution
ST QUENTIN
MERAULT Benjamin Educateur ST QUENTIN
MORET Katy Agricultrice bio ST Quentinois
VARENNE
Benoit
Ouvrier boulanger ST QUENTIN
DEGUISE LOIC Employé restauration ST QUENTIN
LESUR William Ancien responsable comité
chômeur
HOLNON
BELLICHE
Nora
Employée services publiques GAUCHY
BRANCOURT
JEAN LUC
Retraité – Etp Giraudy colleur
d’affiches
ST QUENTIN
CARNIELLO
FREDOCH
Infographiste Responsable
associatif
ST QUENTIN
DESMIDTS
JEAN MARIE
Syndicaliste et responsable
associatifs
ST QUENTIN
FOUBET Christophe Technicien méthodes ST QUENTIN
GOBINET RICO Moniteur Educateur ST QUENTIN
KERENFLECH
CORINNE
Mère au foyer Responsable
Associatif
ST QUENTIN
MARIE ROGER  Retraité syndicaliste Hôpital ST QUENTIN
TASSERIT
BRIGITTE
RECEPTIONNISTE ST QUENTIN
BLONDEL Françoise Agent
d’entretien
ST QUENTIN
BLANCHARD
EMMANUEL
Doctorant ST QUENTIN
DUCHE
Vincent
Enseignant, ancien secrétaire
départemental de la FSU 02
GRUGIES
LESUR ALEXANDRE fonction publique Syndicaliste ST QUENTIN
PLE Aurélie Enseignante ST QUENTIN
SALLES AGATHE Empoyé transports ST QUENTIN
TIMELLI DOMINIQUE Agent entretien ST QUENTIN
TOURNAY JOSETTE Enseignante
RETRAITEE
ST QUENTIN
VILLAUME
Marie Claire
Retraitée Hôpital ST QUENTIN
VILLAUME
PIERRE
Syndicaliste-Retraité Le Creuset ST QUENTIN
CARRIER
Serge
Syndicaliste retraité Ville
St-Quentin
ST QUENTIN
CASINELLI
Jérôme
 Intermittent du spectacle ST QUENTIN
CORBISET Muriel Retraitée SIT HARLY
DEGUELDAIRE Jean Michel Demandeur d’emploi ROUVROY
HELIN Antoine Educateur ST QUENTIN
LARIBI Fétoum Demandeur d’emploi ST QUENTIN
MARIE Arlette Retraitée ST QUENTIN
POUPON OLIVIER demandeur d’emploi ST QUENTIN
POUPON PASCAL commercant marchés ST QUENTIN
ALEC Vasilé Cariste ST QUENTIN
ALI Jeanne Retraitée ST QUENTIN
ALI
ALAIN
Retraité syndicaliste Soprocos ST QUENTIN
BEAUFORT BRUNO ST QUENTIN
BEGHIN Bernard Retraité ST QUENTIN
BEGHIN Noelle  Retraitée ST QUENTIN
BERLEMONT Léonie Enseignante ST QUENTIN
BERNA BLANDINE Demandeur d’emploi ST QUENTIN
BERNA PATRIK Demandeur d’emploi ST QUENTIN
BONNARD Mélanie demandeur d’emploi ST QUENTIN
BOUCLY Elisabeth Retraitée commerce ST QUENTIN
BROTONNE Linda  Vendeuse ST QUENTIN
CARPENTIER
LAURIE
Animatrice ST QUENTIN
CARPENTIER
PAULETTE
 retraitée Hôpital ST
QUENTIN
CARRIER SERGE Retraité syndicaliste HARLY
CASIER
SERGE
Communaute d agglomeration
Syndicaliste
ST QUENTIN
CATTEAU Jean Philippe Chef de dépôt -Responsable
associatif
ST QUENTIN
CORBONNOIS
SEBASTIEN 
Musicien Responsable Associatf GAUCHY
DENIS GUY Retraité-Syndicaliste,
ancien conseiller Prudhomme
ST QUENTIN
DENIVET
FRANCOISE 
Demandeur emploi ST QUENTIN
DUMONT Renaud  Conseiller Principal d’ Education, lycée Jean BOUIN ST QUENTIN
GABERT JEAN JACQUES agent de maitrise MBK GAUCHY
GABERT MICHELLE Retraitée MBK GAUCHY
HURTEBISE
DOMINIQUE
Demandeur Emploi Licencié SIT ST QUENTIN
JAN AURELIEN Enseignant ST QUENTIN
JOUBE
JOCELYNE 
retraitée fonction publique ST QUENTIN
KERENFLECH Sébastien Étudiant Laon ST QUENTIN
LARUE-ANTOINE
Marie Christiane
Retraitée ST QUENTIN
LAVEILLE
GEORGES
Artisans retraité ST
QUENTIN
LEPINE LYONNELLE Bibliothécaire ST QUENTIN
LEROSEY Benoit Etudiant Paris ST QUENTIN
LESUR  jérome  Professeur des écoles
spécialisé
ST QUENTIN
MICHEL David Gérant GAUCHY
NOWACK Dominique Expert comptable ST QUENTIN
PESANT Philippe Invalide MONTESCOURT LIZEROLLES
PLE CHRISTIAN  Chef entreprise Artisan ST QUENTIN
PLE SABRINA Comptable GAUCHY
POETTE
Jean Claude
Fonction publique ST QUENTIN
POINT Jean Pierre   Employé municipal GAUCHY
POLLE Valérie Animatrice ST QUENTIN
PUDEPIECE DIDIER demandeur d’emploi ST QUENTIN
SAUVET
BRUNO 
Invalide ST QUENTIN
SAVARY   Jean François Cheminot retraité ST QUENTIN
SOUAILLE
Claudine
Ouvrière Soprocos HOMBLIERES
TASSIN DIDIER Demandeur d’emploi-Responsable
associatif
ST QUENTIN
TOURNAY Jean Luc Secrétaire
de la Section de St-Quentin du PCF
ST QUENTIN
TOURNAY
MAURICETTE
Electro mécanicienne ST QUENTIN
VAN
DAMME Denys
Commercial SAINT SIMON
VARENNE
Georges
Cadre territorial-Syndicaliste ST QUENTIN
VAT STEPHANIE Enseignante spécialisée ST QUENTIN
VENANT VALERIE EMPLOYEE DE COMMERCE ST QUENTIN
VITASSE
Christian
Fonction publique ST QUENTIN
BERNABE
Frédéric
Membre du Conseil National du
PCF
Haute-Saône 
DANG
TRAN Emmanuel
Membre du Conseil National du
PCF
PARIS
JALADE
Rric
Secrétaire Fédéral Haute-Saône
-Membre du Conseil National du PCF
TARN
NEGRI
Dominique
Membre du Conseil National du
PCF
ISERE
CARON Patrice Conseiller municipal communiste
de Roye (80) , je vous apporte mon soutien le plus entier, pour l’identité du
Parti Communiste, pour le combat de classe plus que nécessaire aujourd’hui et
pour demain
ROYE 80
EVELOY Jean Marie Retraité industrie pharmaceutique AVENTIS HIRSON
FONTAINE
Jocelyn
Le militant Le responsable l’élu communiste de la fédération
du nord, soutient sans faille les candidats aux législatives Corinne Bécourt
et Olivier Tournay de StQuentin Aisne
RAISME- NORD
GARCIA
Jacky
Vétérante pcf Côte d’Or
HERNANDEZ
José
Membre de la comminssion
nationale PCF entreprises
 Albi, 81, Tarn
HERVE
YannIck
Musicien 50210 – Montpinchon
MALONSKA
Philippe
Agent SNCF-Syndicaliste Ile de France
NEGRI
Domnique
Fonctionnaire-Syndicaliste-
Membre du Conseil National du PCF
ISERE
POULY
Michel
je te souhaite une pêche
d\’enfer et gagner ta place de députée pour l\’Aisne et St Quentin. amitié
Michel d\’Annoeullin
Annoeullin- NORD
SELLIER
Patrck
 ex salarié d’Abélia Décors à Abbeville ((80
)),syndicaliste CGT
Picardie
SINGER
Alain
salarié du batiment et « de
la france d’en bas »
Picardie
TOURNAY
Alain
Commercial Grande distribution Toulon Var
TOURNAY
Josette
Enseignante à st Quentin,
retraitée
Méounes- VAR

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