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La justice grecque déclare « illégale » la grève des sidérurgistes de Hellenic Halyvourgia : répression contre les luttes, pression sur les élections


La justice grecque déclare « illégale » la grève des sidérurgistes de Hellenic Halyvourgia : répression contre les luttes, pression sur les élections

Vivelepcf, 7 juin 2012 En lien : notre appel de soutien au Parti communiste grec, KKE, avec une deuxième liste de signataires.

 

Depuis neuf mois, les ouvriers de l’usine sidérurgique Hellenic Halyvourgia, à 50 km d’Athènes se battent contre le chantage patronal à la baisse des salaires (- 40% !) au nom de la rigueur et de la compétitivité.

Le 6 juin 2012, un tribunal d’Athènes a déclaré cette grève « illégale » ouvrant la voie à une nouvelle vague de répression et de licenciements de militants syndicaux.

Cette décision judiciaire ne doit évidemment rien au hasard. Le pouvoir au service du capitalisme veut donner un signal à 10 jours des élections législatives.

La lutte à Hellenic Halyvourgia est en effet devenue un symbole national de résistance, suscitant un élan de solidarité dans tout le pays. Elle est conduite par le syndicat PAME, principalement animé par les communistes du KKE.

Elle montre l’implication totale du capitalisme et du patronat grecs dans la faillite du pays qui doit leur permettre de maximiser leurs profits en écrasant les salaires et les acquis sociaux. Ces profiteurs préfèreraient se ranger parmi les victimes d’un système politique qu’ils contrôlent pourtant et d’une UE et d’un euro qu’ils défendent…

Pour les tenants du système, avant les élections, il faut indiquer au peuple en proie à la colère et la désespérance que l’issue n’est pas dans les luttes, dans les entreprises, dans le pays, mais dans les urnes avec une droite ou avec une « gauche radicale » (Syriza, social-démocratie de substitution) acceptant la tutelle européenne.

Le KKE, le PAME sont les seuls adversaires conséquents de ce scénario. A sa façon, le jugement du tribunal d’Athènes rend hommage à leur action.

Plus que jamais, soyons solidaires de ceux mènent la lutte des classes du côté des travailleurs !

« Majorité honteuse » à l’Assemblée, le versant moins glorieux de la « révolution citoyenne » !

« Majorité honteuse » à l’Assemblée, le versant moins glorieux de la « révolution citoyenne » !
 
Pour un Parti, la question du soutien à un Gouvernement se pose nécessairement à partir du moment où il dispose de députés à l’Assemblée nationale. L’épreuve de vérité a lieu au moment du vote de confiance ou d’une motion de censure, voire même au moment du vote du budget en cas de minorité de blocage.
Or, que vient de décréter le « leader » Jean-Luc Mélenchon, certainement soutenu par les autres dirigeants du Front de Gauche, avant même que les communistes ne se prononcent ?
Il a pris un « engagement solennel », « au nom du Front de gauche » (sic !) : « jamais le groupe du Front de gauche (sic !) ne votera une motion de censure déposée par la droiteSans être membre de la majorité, sans avoir demandé ni obtenu quelque poste que ce soit, nous prenons cet engagement solennel ».
 
Notons la contradiction entre le fait de s’afficher en dehors d’une majorité et le fait de ne pas voter de motion de censure, ce qui revient à soutenir le Gouvernement.
Et sur le fond, nous sommes en présence d’un Gouvernement maastrichtien d’austérité. Nous pouvons nous attendre à des restrictions et sacrifices divers, au nom des mots « dette publique et sociale », « compétitivité », « libre entreprise », « Europe » ou encore, plus prosaïquement, « responsabilité ».

L’avenir n’est pas écrit pendant les 5 années à venir. Il y aura des turbulences, des mouvements de fond, à gauche comme de droite. Si 3 millions de salariés sont dans la rue pour s’opposer à un nouvel allongement de la durée de cotisation et à l’application concrète de la « règle d’or » des finances publiques, ce qui équivaut à 50 milliards d’économies budgétaires dès la première année, de quel côté de la barricade les communistes devront-ils, sans sectarisme, se placer ? Du côté de Hollande ?

Sans avoir à en revenir à la période « classe contre classe », entre 1988 et 1993, les députés communistes ont voté par deux fois la censure contre Mitterrand-Rocard-Bérégovoy et leur politique de destruction des acquis sociaux.

Il est parfaitement insensé de dire à l’avance « on ne vous bloquera jamais » aux dirigeants PS. Cela donne le signal que les communistes seront les participants loyaux, avec peut-être des états d’âme, à la majorité Hollande-Ayrault-Aubry. Au motif de la « révolution citoyenne » en 2017 ? Ce n’est pas très mobilisateur !

Il n’est pas question de « faire la politique du pire », mais d’avoir la prétention d’incarner l’espoir d’une sortie du capitalisme. Il s’agirait d’engager le rapport de force, dans une vision dynamique et agissante du peuple, et non de se cantonner au rôle de rabatteur institutionnel du Parti socialiste.

L’avenir de la France dépend du niveau de conscience populaire, de la mise en mouvement de la classe ouvrière. Le communisme s’est toujours construit de manière autonome dans la gauche. Il est une gauche à lui tout seul, et non une simple partie de celle-ci. Ses identifiant sont forts et toujours plus d’actualité : respect de la souveraineté nationale des peuples, refus de la guerre et refus du capitalisme.
Dans la période à venir, nous aurons certes besoin du plus de députés communistes à l’Assemblée nationale (et non pas « Front de Gauche », encore moins d’un groupe « Front de Gauche »). Nos élus, nous le savons, sont des points d’appui, et non une fin en soit.
 
Mais nous aurons surtout besoin d’un Parti communiste qui réfléchit et analyse sur des bases marxistes et non opportunistes, porteur de propositions offensives et crédibles, un parti d’organisation et d’action, prenant systématiquement l’initiative des luttes, travaillant à une alliance populaire à la base.
 
Gautier WEINMANN, PCF à LEFOREST (62)

Xavier BERTRAND Aurait-il besoin du Front National ?

Parti Communiste Français-Section de Saint-Quentin22, rue de la Pomme Rouge-St-Quentin-

Blog:http://pcfsaintquentin.unblog.fr-pcfquentin@live.fr 

Xavier BERTRAND

Aurait-il besoin du Front National ?

 

Xavier BERTRAND  Aurait-il besoin du Front National ? dans Communisme-Histoire- Théorie images-1Le premier tour de l’élection présidentielle a vu la progression dangereuse du score du Front national. Dangereuse parce que la droite n’hésite plus à reprendre ses thèses. Dangereuse parce que certains candidats n’hésitent plus à s’en servir pour s’offrir « une belle promotion médiatique ». Quitte à le faire encore progresser…

 

A Saint-Quentin, Xavier BERTRAND met à disposition une salle pour une rencontre publique du F’Haine, une première. «En dehors du symbole évident d’une pratique de collaboration aujourd’hui quotidienne entre le FN et toute une partie de la droite classique, c’est une insulte aux Saint-Quentinois.

 

Pendant des mois, le pouvoir sarkozyste, le ministre Guéant succédant à Besson dans cette fonction, a tout fait pour banaliser le discours sécuritaire, discriminatoire et anti-immigrés du FN, de « l’identité nationale » à la croisade inventée contre la Burqa. C’est un choix politique bien réfléchi comme ce n’était pas par hasard que Mitterrand en 1983 assure la promotion de Le Pen à la télévision.

 

Révolutionnaire et internationaliste, Communiste en tout temps nous avons combattu les idées de haine, de rejet de l’autre, d’injustice. En son temps, Emile TOURNAY, Elu, dirigeant du PCF dans l’Aisne et à Saint-Quentin avait refusé tout prêt de salle au Front National, ce qui lui avait valu d‘ailleurs une comparution au tribunal ou il fut condamné au franc symbolique

Le vrai visage de ce parti reste fondamentalement nationaliste, antisocial, raciste, sexiste et homophobe. 

L’objectif du Front National n’est pas la défense des salariés, des précaires, des chômeurs, des retraités… mais la recherche d’un profit maximum pour une minorité de nantis et des reculs sociaux pour tous les autres.  Le FN rend les pauvres, les immigrés responsables de tous les maux : cela évite de s’en prendre aux détenteurs de richesses et au patronat  En aucun cas, il s’agit pour lui de s’attaquer aux racines réelles de la crise actuelle, de lutter pour imposer au gouvernement et au patronat la prise en compte d’exigences sociales négligées depuis un quart de siècle, et en particulier un autre partage des richesses.

 

La lutte contre le fasciste se résume trop souvent à une simple opposition à l’extrême droite, ce qui l’empêche de prendre une véritable dimension politique. Ce n’est surtout pas se lancer dans un concours de populisme et d’invective avec les Le Pen, père et fille. A ce jeu-là, certains espèrent se faire valoir en cachant leurs compromissions politiques. A la fin, c’est l’extrême-droite qui gagne, dangereusement.

 

Ils veulent nous diviser, A nous de nous rassembler…Ecarter le danger de l’extrême-droite, au-delà de la dénonciation, c’est proposer une autre perspective politique.

 

Défendons des positions de rupture immédiate dans les entreprises et les quartiers où résident les travailleurs, dans une perspective de rupture avec le capitalisme. Ne laissons pas un pouce de terrain à la démagogie médiatisée de Mme Le Pen visant à les récupérer, à les dévoyer, à exploiter les compromissions des forces liées au système.

 

Pour la défense du système de retraite solidaire, pour une convergence de lutte vers la reconquête de la retraite à 60 ans, portons plus que jamais les exigences du retour à 37,5 annuités et de la suppression de toutes les exonérations de cotisations patronales.Jean-Marie Le Pen a toujours combattu cette avancée sociale. Voilà que sa fille prône la retraite à 60 ans et l’abaissement des annuités de cotisation. Cherchez l’erreur !

 

487335_4058518190041_1494747886_33386826_510834419_n-300x300 dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectifPour les salaires (salaire net et salaire socialisé), nous devons toujours associer la revendication de l’augmentation du SMIC à un niveau permettant une réponse aux besoins premiers, 1700 euros net tout de suite, avec le rétablissement de l’échelle mobile des salaires, supprimée par la gauche mitterrandienne en 1982/83. Marine Le Pen reprend (et déforme) cette revendication fondamentale du mouvement ouvrier. Là aussi, cherchez l’erreur !

 

Sur l’Europe, nous avons combattu systématiquement, de façon conséquente, l’UE du capital. Toute notre argumentation contre Maastricht est validée par les faits, par le pillage des peuples organisé par les trusts au moyen en particulier de l’euro. Plus que jamais, portons ces positions !  Que Mélenchon ait défendu Maastricht et soit un rabatteur pour l’intégration européenne, c’est son problème. En 1991, Jean-Marie Le Pen estimait à la télévision que le bilan de la « construction » européenne était « globalement positif ». Depuis 1992, les nationalistes européens du FN ont pris la posture inverse de s’opposer à Maastricht pour semer le trouble. Le Pen fille est maintenant chargée de légitimer l’UE. Là encore, cherchez l’erreur !

 

Il n’existe pas de lutte contre le fascisme en dehors de la lutte pour la destruction du capitalisme !       

     Contre la collaboration UMP/FN: Samedi 2 JUIN à 10H 

Devant le PMU Quartier Europe afin de diffuser largement ce tract 

Les syndicats de classe du PAME grec et de la CGTP portugaise signent un appel commun critique envers la ligne de la CES: « Notre avenir n’est pas le capitalisme »

Les syndicats de classe du PAME grec et de la CGTP portugaise signent un appel commun critique envers la ligne de la CES: « Notre avenir n’est pas le capitalisme »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Chers camarades,

 

nous sommes à la croisée des chemins. La nature généralisée et globale de la crise capitaliste, la tournure des événements en Grèce, au Portugal, en Irlande et dans tous les pays d’Europe imposent comme une nécessité que le mot d’ordre « Prolétaires de tous pays, unissez-vous ! » se fasse entendre plus fort que jamais.

 

Le mouvement ouvrier et populaire va être confronté à de nouvelles responsabilités, plus importantes dans la période à venir, en fonction de l’évolution des événements au sein de l’UE.

 

L’approfondissement de la crise capitaliste, ainsi que les impasses dans la gestion même par les représentants politiques du Capital, conduisent à l’escalade de l’offensive contre la classe ouvrière et son mouvement. Les rivalités inter-impérialistes s’intensifient, entre les gouvernements et des fractions de la ploutocratie. Les nouvelles vagues d’attaques, les réductions de salaires, les nouvelles coupes dans les droits et les dépenses sociales profitant au peuple, au nom de la réduction des déficits et de la dette publique visent à assurer aux monopoles européens une main d’œuvre meilleur marché et de nouvelles sphères d’action. La troïka – FMI, BCE, UE – en collaboration avec la classe bourgeoise de chaque pays et leurs représentants politiques remettent en cause les droits sociaux et les acquis des travailleurs, ainsi que la souveraineté nationale. Tout cela est confirmé par le « Pacte pour l’euro ».

 

Le rôle de l’UE comme un pacte de loups et d’oppresseurs de la classe ouvrière et des peuples, la classe ouvrière et les couches populaires en ont désormais l’expérience concrète.

 

Les mythes de la ploutocratie et de ses partisans, selon lesquels l’UE serait une « union de solidarité et une forteresse pour les peuples » volent en éclat. La crise capitaliste dans la zone euro continuera à s’approfondir. L’Union européenne deviendra de plus en plus réactionnaire et les travailleurs vivront dans des conditions d’extrême pauvreté qui iront en empirant si les peuples ne se révoltent pas.

 

Nous avons appris de l’histoire récente et de la réalité actuelle, nous devons refuser les mensonges de la ploutocratie et de leurs représentants politiques selon lesquels l’origine de la crise se trouve dans l’existence de droits pour les travailleurs ou à cause d’une mauvaise gestion économique. Il ne s’agit pas d’une crise de la dette.

 

Ce qui est à l’origine de la crise est une question cruciale. Car de l’analyse de la cause découle l’issue que l’on peut trouver à cette crise. Ils prétendent que les causes sont à trouver dans une mauvaise gestion, les scandales, le système financier global, les spéculateurs, les golden boys etc. Les libéraux, les sociaux-démocrates et les opportunistes essaient de semer la confusion chez les travailleurs. La crise n’est pas le fruit d’un dysfonctionnement du développement capitaliste normal comme les partis bourgeois, impérialistes et certaines directions syndicales tentent de le présenter, mais est le produit du développement capitaliste lui-même, il s’agit bien d’une nouvelle crise du capitalisme. Cette crise est une crise du capitalisme, et elle est causée par les profits colossaux du grand capital et leur accumulation d’une part, et l’intensification de l’exploitation de la main d’œuvre d’autre part. Le capitalisme est un système pourri et dépassé. Il ne peut pas être corrigé. Aussi longtemps qu’existera le capitalisme, il y aura toujours chômage, famine, guerre, exploitation brutale et oppression de la classe ouvrière et des couches populaires.

 

Nous sommes confrontés à une offensive généralisée qui souhaite ramener nos conditions de vie et de travail un siècle en arrière.

 

La situation actuelle ne concerne pas seulement la classe ouvrière de certains pays. Cet ouragan de mesures anti-populaires est mis en place partout par l’UE, le FMI et la BCE par les gouvernements libéraux et sociaux-démocrates, par leurs grandes coalitions, et par leurs versions qu’elles soient de centre-droit ou de centre-gauche (Allemagne, Italie, Grèce). De tels gouvernements servant les besoins actuels du capital ont généralement un soutien allant jusqu’aux nationalistes, comme en Grèce.

 

Notre vécu, notre expérience nous prouvent clairement que dans une Union européenne des monopoles, il n’y a pas de solution dans les intérêts du peuple. La rupture avec le pouvoir des monopoles et le retrait des organisations impérialistes est une nécessité.

 

Les directions de la Confédération européenne des syndicats (CES)portent également de lourdes responsabilités dans l’aggravation des conditions de vie de la classe ouvrière en Europe, dans la situation que nous connaissons actuellement. Elle porte de lourdes responsabilités pour avoir désarmé le mouvement ouvrier avec sa politique de conciliation avec le capital, sa politique de collaboration de classe avec le patronat et les organisations impérialistes. La direction de la CES,sous couvert de « dialogue social », soutient la ligne de la compétitivité capitaliste, répand des illusions et désoriente la lutte des travailleurs. Ces directions syndicalessouvent s’accordent et co-signent des coupes actées au nom de la crise, ils s’accordent avec la ligne qui soutient les licenciements de certains travailleurs pour sauver le reste. Ce sont les mêmes qui disent « Oui » aux formes flexibles de relations de travail, aux horaires de travail flexibles, au nom de la lutte contre le chômage. Ils cultivent le défaitisme. La logique qui sert les intérêts du capital crée de la désillusion, a des effets négatifs sur le mouvement syndical, paralyse et désoriente les syndicats. Ce n’est que par une lutte rassembleuse et sans compromissions menée par un mouvement syndical sur des positions de classe en Europe et dans le monde entier que l’espoir peut se reconstruire. Le renforcement du mouvement de classe en Europe renforcera la résistance contre le capital et les politiques anti-ouvrières ainsi que pour le droit au travail, pour des droits sociaux, et créera les bases d’une croissance visant à satisfaire les besoins de la classe ouvrière et des couches populaires.

 

Aujourd’hui, il y a un besoin urgent, celui d’un réveil des forces populaires et ouvrières contre l’alliance du capital contre le monde du travail, de l’organisation immédiate de leur lutte dans chaque lieu de travail, chaque secteur, et chaque quartier ouvrier et populaire. Plus que jamais, nous avons besoin d’une coordination et d’une direction de la classe ouvrière et du mouvement syndical sur des positions de classe, à l’échelle nationale et internationale, qui mettent en avant des formes supérieures de lutte, afin de battre et d’imposer la ruputre avec les partisans du capital. Le mot d’ordre « Organisation – Riposte » est aujourd’hui opportun, nécessaire et il doit être mis en œuvre.

 

Que les peuples n’acceptent pas de capituler ! Soulevons-nous !

Ce qu’il nous faut actuellement, c’est intensifier la lutte de classe, afin de poser des obstacles aux pires mesures qui s’annoncent. Mettre en échec ces nouveaux plans contre les travailleurs, et préparer le mouvement ouvrier à la riposte, qui doit viser à la rupture avec le pouvoir des monopoles.

Les syndicats doivent devenir le cœur de luttes massives et doivent forger un mouvement de résistance de masse, d’opposition à la mise en place de mesures contre le monde du travail.

Renforcer l’organisation sur les lieux de travail, la formation de comités au sein des entreprises, usines, quartiers, est une grande contribution à cet objectif.

Nous devons renforcer le débat sur le type de mouvement, d’alliances, de perspectives dont nous avons besoin. Il est nécessaire d’empêcher, pour ce qui dépend de nous, que de la frustration ressorte des difficultés de la lutte. Nous avons besoin d’un mouvement contre les exploiteurs capitalistes. Nous avons besoin d’un mouvement indépendant du syndicalisme proche des patrons et des gouvernements. Nous avons besoin d’un mouvement qui lutte non seulement pour des améliorations politiques, mais aussi pour tous les besoins de la classe ouvrière, pour la rupture et l’abolition des rapports d’exploitation. Nous avons besoin d’un mouvement organisé, profondément enraciné sur les lieux de travail, avant tout dans les lieux de production, les usines. Nous avons besoin d’un mouvement de masse et qui forgera l’alliance des travailleurs salariés avec les travailleurs indépendants, les petits paysans, les jeunes et les étudiants ainsi que les femmes.Nous avons besoin d’un mouvement internationaliste qui lutte pour un seul objectif dans chacun des pays.

Un tel mouvement sera en position de repousser avec succès l’offensive des monopoles et de leurs représentants politiques. Il sera en position de jouer un rôle important dans la lutte pour la rupture avec le pouvoir actuel, pour le pouvoir populaire, qui posera les bases de la satisfaction des besoins populaires.

Nous luttons, nous revendiquons et nous essayons dans l’action de former les conditions préalables nécessaires à la satisfaction des besoins de la classe ouvrière.

Par une ligne de lutte, qui nous donnera la force d’organiser la résistance, de gagner de nouveaux droits, de développer la lutte commune, l’alliance entre classe ouvrière et paysans, indépendants, qui mettra à l’ordre du jour la question des transformations au niveau du pouvoir et de l’économie. Des transformations qui libéreront la classe ouvrière de l’état d’exploitation et ouvrira la voia au développement basé sur le bien-être des familles ouvrières et populaires.

Pour que les événements suivent cette perspective, il nous faut un pouvoir ouvrier et populaire, qui représenterait les intérêts de la majorité du peuple.

Les luttes quotidiennes sont liées à la perspective de la lutte des mouvements ouvriers. Car, sans cela, nous nous arrêterions à mi-chemin. Et c’est d’une grande importance pour le développement même de la lutte.

Notre objectif est d’aider la classe ouvrière d’Europe à saisir que :

Notre avenir n’est pas le capitalisme


Sur la base de l’appel ci-dessus, nous estimons que plus que jamais, il nous faut un rassemblement de forces pour:

  • Une coordination syndicale militante dans chaque secteur;

 

  • Des luttes communes, de classe et de masse, avce des objectifs communs;

 

  • Le renforcement de la solidarité internationale dans tous les pays;

Appel signé par:

PAME – Grèce

CGTP-IN – Portugal

co-signé par:

CSU (P y J) – Espagne

USB – Italie

PEO – Chypre

La Commune de Paris doit toujours éclairer le mouvement ouvrier !

Voir aussi  http://vivelepcf.over-blog.fr/article-le-vote-front-de-gauche-n-est-pas-le-vote-communiste-106052077.html 

La Commune de Paris doit toujours éclairer le mouvement ouvrier !

 Vivelepcf – 28 mai 2012

 

La Commune de Paris doit toujours éclairer le mouvement ouvrier ! dans Communisme-Histoire- Théorie LA_COMMUNE_de_PARIS_18-224x30029 mai 1871 – 29 mai 2012 : Il y a 141 ans,  la Commune de Paris était écrasée dans le sang.

Toujours, nous célébrons le sacrifice des dizaines de milliers de Communards, hommes, femmes, jeunes massacrés aussi férocement que méthodiquement, cette semaine sanglante de 1871, par les troupes de la réaction versaillaise soutenue par les exploiteurs du monde entier.

Nous célébrons la portée profonde, grandiose, de la Commune de Paris pour l’ensemble du mouvement ouvrier international telle que Lénine l’avait déjà soulignée au début du siècle dernier:

« Le souvenir des combattants de la Commune n’est pas seulement vénéré par les ouvriers français, il l’est par le prolétariat du monde entier. Le tableau de sa vie et de sa mort, l’image du gouvernement ouvrier qui prit et garda pendant plus de deux mois la capitale du monde, le spectacle de la lutte héroïque du prolétariat et de ses souffrances après la défaite – tout cela a remonté le moral de millions d’ouvriers, fait renaître ses espoirs et gagné leur sympathie au socialisme. Le grondement des canons de Paris a tiré de leur profond sommeil les couches les plus arriérées du prolétariat et donné partout une impulsion nouvelle à la propagande révolutionnaire. C’est pourquoi l’œuvre de la Commune n’est pas morte ; elle vit jusqu’à présent en chacun de nous ».

Commune-de-Paris-appel-aux-ouvrieres-181x300 dans Faire Vivre et Renforcer le PCFSamedi 26 mai s’est déroulée, comme chaque année depuis 1880, la montée au Mur des Fédérés au cimetière du Père Lachaise. Le souvenir de la Commune a été et reste encore l’un des plus conflictuels.

Le pouvoir et la réaction y sont encore plus allergiques qu’à l’évocation des révolutionnaires de 1793. Dans leur inconscient collectif, les possédants ont encore peur. Ils ont raison ! L’histoire de La Commune porte en elle leur renversement. Dans les programmes et manuels scolaires, cet épisode est toujours minimisé et caricaturé. La commémoration de la Commune était d’autant plus insupportable à la droite que les expériences socialistes issues de la Révolution d’octobre 1917 étaient les héritières directes de sa remise en cause de leur domination universelle.

Depuis 1989/1991, la droite française s’est assouplie. Elle commence à envisager reléguer la Commune dans l’histoire officielle consensuelle, c’est-à-dire privée de son sens politique, un peu comme Sarkozy a été mandaté pour le faire avec le résistant communiste Guy Môcquet. En 2000, Jacques Toubon et Jean Tibéri, alors maires du 13ème et de Paris, inauguraient ainsi la place de la Commune de Paris en appelant à la réconciliation nationale…

Jusqu’alors, ce rôle était dévolu aux socio-démocrates. Après 1920, ils se sont évertués à ne pas laisser cet héritage si important du mouvement ouvrier français au PCF.

La Montée au Mur des Fédérés en 1936, dans les circonstances unitaires du Front populaire dont le PCF était à l’impulsion, en ont été le symbole avec l’intervention de Léon Blum. En 2012, même François Hollande arrive à se référer à la Commune, à côté de Delanoë à la Mairie de Paris, le jour de son investiture.

Il n’en est que plus important, pour nous communistes, de ne pas laisser avancer l’entreprise de banalisation de l’histoire et des enseignements révolutionnaires de la Commune.

Marx, dans « la Guerre civile en France – 1872 », Engels et Lénine les ont analysés. Ils ont, de façon centrale, à la lumière des Communards, pousser leur analyse de l’Etat. (Nous en rappelons quelques phrases pour inviter à l’étude de ces textes fondamentaux.)

Lénine synthétise dans « l’Etat et la révolution – 1917 ». Il cite la nouvelle préface de Marx et Engels au Manifeste de 1848 : « La Commune, notamment, a démontré que la classe ouvrière ne peut pas se contenter de prendre la machine d’Etat, toute prête, de la faire fonctionner pour son propre compte ». Il précise : « L’idée de Marx est que la classe ouvrière doit briser, démolir « la machine de l’Etat toute prête », et ne pas se borner à en prendre possession ».

Marx, Engels puis Lénine montrent la portée révolutionnaire, novatrice des décisions de la Commune dans ce sens comme « la suppression de l’armée permanente et son remplacement par le peuple en armes », la suppression du parlementarisme : « au lieu de décider tous les trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante « représentera » et foulera aux pieds le peuple au Parlement, le suffrage universel devait servir au peuple constitué en communes à recruter des ouvriers, des surveillants, des comptables pour ces entreprises ».

A la fin de l’introduction par Engels de l’édition de 1891 de la « Guerre civile en France », largement citée par Lénine, on lit : « en réalité, l’Etat n’est rien d’autre qu’une machine pour l’oppression d’une classe par une autre, et cela, tout autant dans la république démocratique que dans la monarchie ; le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est un mal dont hérite le prolétariat vainqueur dans la lutte pour la domination de classe et dont, tout comme la Commune, il ne pourra s’empêcher de rogner aussitôt au maximum les côtés les plus nuisibles, jusqu’à ce qu’une génération grandie dans des conditions sociales nouvelles et libres soit en état de se défaire de tout ce bric-à-brac de l’Etat ».

Deux lignes plus loin, à ceux qui l’ont en « terreur », « philistins » d’hier et socio-démocrates d’aujourd’hui, Engels adresse en conclusion : « Eh bien, Messieurs, vous voulez savoir de quoi cette dictature a l’air ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat ».

Déjà en 1891, l’étude de la Commune de Paris était objet de lutte idéologique.

En 2012, un appel émanant de plusieurs organisations de gauche réclame la « réhabilitation des Communards » par l’Etat. Nous ne pouvons pas partager cet objectif.

L’Etat d’aujourd’hui, sa tutelle l’UE sont autant au service de la bourgeoisie et du capital qu’hier. Que l’Etat ait dû concéder des acquis aux travailleurs au cours de l’histoire de la lutte des classes, comme après la Commune de 1871 la forme républicaine plutôt que la forme monarchique, n’y change rien.

L’appel des associations de 2012 rappelle à juste titre que la Commune est « la première et seule fois où dans notre pays le pouvoir fut exercé par le peuple et pour le peuple. » Pourquoi aider l’Etat d’aujourd’hui à récupérer son antithèse d’hier ?

On lit dans le texte de ces organisations : « rétablir dans leurs droits les communards, c’est donner un sens à leur combat pour une société plus juste ». Leur combat n’a pas besoin pour avoir du sens d’une validation officielle de François Hollande ou d’une stèle gravée du nom de Tibéri ou Delanoë ! Au contraire !

Dépourvu largement de la théorie du socialisme scientifique, d’un parti communiste – c’était leurs faiblesses - les Communards ont donné au monde un exemple éclatant de prise du pouvoir populaire contre les possédants et leur Etat. Cette perspective révolutionnaire est plus que jamais un phare, un point d’appui dans les luttes de tous les jours.

Communistes, ne laissons pas, pas plus aujourd’hui qu’hier, le souvenir de la Commune de Paris au réformisme, même bien intentionné !

« Tant qu’un homme pourra mourir de faim à la porte d’un palais où tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines » (Eugène VARLIN – 1839 – 1871)

Élections, piège à cons ?

Élections, piège à cons ?

 Échange instructif  avec Jean Salem sur la place des élections dans notre stratégie politique

Jean Salem, professeur de philosophie à la Sorbonne, animateur du séminaire Marx XXI.

 C’est une vingtaine de camarades de la JC du 15ème et d’ailleurs qui ont participé à l’initiative organisée par notre section avec Jean Salem, professeur de philosophie à la Sorbonne, animateur du séminaire Marx XXI.

Une initiative qui prenait pour thème son dernier livre « Elections, piège à cons ? », d’une actualité certaine au sortir d’une année électorale qui nous a emmené, en tant que communistes, à nous reposer la question du sens des élections pour une organisation révolutionnaire comme la nôtre.Élections, piège à cons ? dans Communisme-Histoire- Théorie 9782081248793

Le secrétaire de la JC 15 a insisté sur la nécessité de replacer les élections dans notre stratégie politique : celle de la conquête d’une autre société que le capitalisme, le socialisme, qui passe par une rupture politique révolutionnaire.

Une fois arrivée au constat qu’aucune révolution sociale aboutie n’est arrivé au pouvoir par les urnes, de Cuba à la Russie, que la plupart des transformations sociales profondes conquises chez nous l’ont été par la lutte – grandes grèves de 36, Résistance, mai 68 – et enfin que chaque fois que la bourgeoisie a été mise en difficulté, elle n’a pas hésité à abolir le jeu électoral, comme au Chili en 1973 par exemple, quelle place pour les élections dans notre ligne politique ?

En revenant sur notre histoire et sur nos références théoriques, les élections ont trois fonctions :

  • c’est une tribune, celle que mettait en avant déjà Marx et Engels. Elle n’a de sens que si sont affirmées des idées communistes et si elles ne sont pas cachées derrière des formations au contenu idéologique flou dans l’espoir d’hypothétiques gains électoraux ou de sièges ;

  • c’est un thermomètre. Lénine défendait la démocratie bourgeoise comme le meilleur régime pour l’expression des idées communistes, dans l’Etat et la révolution. Il n’y a aucune contradiction, les élections permettent de voir l’état du rapport de force même déformé, par les fraudes ou les manipulations idéologiques. Un résultat électoral n’a de sens encore une fois que si il est l’expression d’un message politique clair ainsi que d’un travail d’une organisation de classe et de masse dans la société ;

  • c’est un point d’appui enfin. Gramsci, souvent mécompris, a réalisé une critique féroce des institutions bourgeoises et des Appareils idéologiques d’État (médias, école, université) qui créent un consensus dans la société civile autour de la défense de l’ordre capitaliste. Le rôle du Parti communiste est de briser ce consensus d’abord dans la société (civile) et pas dans les institutions politiques. Pour Gramsci, le parti, par ses cellules de quartier et d’entreprises, doit mener un long travail préalable, une guerre de position, où il va s’agir de faire bouger le rapport de force (faire bouger les tranchées), conquérir des points d’appui (les casemates/forteresses de la bourgeoisie), un préalable à la guerre de mouvement : la révolution proprement dite ;

Jean Salem a ensuite développé devant nous les principaux éléments de réflexion présents dans son livre, une présentation organisée en trois axes :

  • la critique acerbe du cirque électoral, alimenté par un jeu médiatique qui verrouille toute émergence d’une alternative. Des mascarades électorales où ceux qui présentent un discours de gauche s’empressent le lendemain de contredire leurs promesses, où le népotisme (« les dynasties démocratiques ») et le clientélisme règnent ;

  • le constat d’un pouvoir confisqué par les élections. Certes, les élections sont bien un « baromètre » pour juger du « degré de maturité de la conscience populaire » (Engels). Lénine, très finement dans le contexte du tsarisme, adaptait ses consignes de vote au contexte : tantôt abstention, tantôt vote à telle élection, en fonction de ce qui pouvait y être gagné. Mais il faut bien s’attendre par ce que l’on entend par démocratie. Pour un démocrate comme Rousseau, les élections et la représentation sont antithétiques à la démocratie, la vraie, celle directe, reposant sur une souveraineté inaliénable. Rousseau disait ainsi du peuple anglais qu’il n’est « libre qu’une fois tous les trois ans », avant et après les élections il disparaît en tant que peuple. De toute manière, la démocratie représentative telle qu’on l’a connue, tend elle aussi à être remise en cause par un système capitaliste qui n’hésite pas à bafouer les votes des peuples lorsqu’ils ne correspondent pas. On peut penser aux vote contre le Traité constitutionnel européen entre 2005 et 2008 en Hollande, en Irlande et en France, tous déjugés par les « élus » du suffrage universel ;

  • le spectacle d’une élection ininterrompue, tout coule à l’élection, tout en dérive. C’est l’ « électionite », on saute d’une élection à une autre, les lignes politiques s’adaptent au gré des sondages, vérité absolue qui oppose une opinion publique sage à des minorités, la rue, trop bruyante. La politique n’en est réduite qu’au détail, à la frivolité, aux artifices médiatiques ;

L’intervention de Jean Salem a été saluée par tous les jeunes communistes présents et a donné lieu à un débat animé autour de questions d’actualité pour l’essentiel :

la question de Mélenchon et du Front de gauchea été évoquée. Tous ont émis de lourdes critiques sur l’effacement de notre point de vue communistes mais les interprétations ont divergé entre ceux qui voient certains éléments positifs tantôt dans la campagne de Mélenchon tantôt dans la radicalisation d’une partie de l’électorat, et une majorité inquiète d’une dérive de personnalisation, de « peoplisation », bien intégrée au cirque médiatique décrit par Jean Salem mais aussi d’un enfermement dans un cadre institutionnel, électoral, maîtrisé par la classe dominante. Dans l’ensemble, il a été rappelé que la vingtaine d’adhésions de la JC 15 depuis septembre l’ont été ni sur une base d’adhésion ni de dénigrement public du Front de gauche mais bien sur une base de lutte, sur l’affirmation de nos principes communistes et sur notre travail de terrain,dans les quartiers, lycées et entreprises du 15ème ;

la Grècea aussi préoccupé certains camarades, avec l’opposition de plus en plus nette entre le PC Grec, le KKE, et Syriza, une coalition hétérogène dite de « gauche radicale ». Il a été unanimement salué le rôle essentiel joué par le KKE dans le développement des luttes en Grèce et il a été évoqué les positions conciliantes de Syriza avec l’UE, à tel point que M.Tsipras, son leader a récemment écrit une lettre aux dirigeants de l’UE pour proposer ses services afin d’assurer la stabilité en Grèce et en Europe !

La question du rejet de la Vème république a enfin été posée, avec son système présidentiel qui aboutit à la personnalisation de la politique, et le scrutin majoritaire, qui bi-polarise le débat politique autour d’une alternance sans alternative. De Gaulle l’a conçu pour tuer le Parti communiste, il faut rompre avec elle non seulement dans les discours mais aussi dans les faits. Ne pas succomber à la personnalisation et à l’alternance sans alternative.

Le débat s’est poursuivi autour d’un verre, dans une ambiance fraternelle. Tous d’accord sur un point : si il ne faut pas négliger l’opportunité des élections pour faire entendre nos idées communistes, le changement ne passera pas par les élections !

Voici la vidéo de l’intervention de Jean Salem :http://vimeo.com/42581330

 

 

 

LRetrait des candidatures PCF: Version longue de notre déclaration pour le tract et notre fête des Libertés du DIMANCHE 8 JUILLET 2012

PCF SAINT QUENTIN

FETE DES LIBERTES 2012

Pour les communistes de la section du PCF Saint-Quentin, il faut lutter sans attendre !

Les communistes du Saint-Quentinois se sont réunis en assemblée générale mardi 15 mai 2012.

Camarades des quartiers et des entreprises, nous avons analysé les résultats des élections présidentielles.

Nous nous félicitons de la sanction infligée à Sarkozy et à son gouvernement, notamment au désormais ex-ministre du chômage, Xavier Bertrand, mis largement en minorité à Saint-Quentin. Notre action incessante y a contribué pour beaucoup.

Mais nous ne pouvons aussi que constater que François Hollande est élu sur un programme de poursuite de l’austérité sous l’égide de l’UE, que le système a réussi à détourner la colère populaire, notamment dans l’Aisne, vers l’extrême-droite.

Pour nous, il n’y aucun répit à laisser au nouveau pouvoir en cours de constitution, au Medef, aux forces capitalistes. L’heure est à la lutte sans attendre.

Un rapport de force considérable s’est manifesté depuis des années contre la politique du capital. Dans les conditions politiques nouvelles, nous voulons mettre tout en œuvre pour le concrétiser en victoires pour la classe ouvrière.

10 millions de personnes pour la défense de la retraite à 60 ans : gagnons l’abrogation de la loi Woerth, le retour aux 37,5 annuités, la fin des exonérations de cotisations patronales.

3 millions de personnes contre la transformation de La Poste en SA, contre la dégradation du service public, contre la concurrence « européenne », gagnons la reconquête de l’entreprise nationale, du monopole public.

Idem pour l’hôpital public, le logement social etc.

Nous avons l’intention de prendre tous les nouveaux élus sur leurs contradictions, leur hypocrisie.

Nous entendons ce que nous disent nos camarades du Parti communiste grec (KKE), comment on tente de tromper leur peuple avec une « gauche » du moindre mal qui amène au pire, pendant que l’on fait monter le fascisme.

C’est dans ce contexte et cet état d’esprit que nous abordons de façon offensive les trois semaines de campagne des élections législatives.

A Saint-Quentin, il faut parachever la défaite de Xavier Bertrand, il faut faire reculer l’extrême-droite en dénonçant au fond sa démagogie « sociale ».

Le Front de gauche, la direction de la fédération du PCF de l’Aisne ont décidé de se soumettre à des accords politiciens nationaux plutôt que de respecter la souveraineté des communistes et les statuts du PCF. C’est lamentable.

La situation nationale est si grave pour l’avenir du PCF et du pays. Ces irresponsables, pour des raisons que nous n’osons même pas imaginer,  choisissent d’effacer le Parti de la classe ouvrière, le Parti de la Résistance et des fusillés derrière un opportuniste comme Jean-Luc Mélenchon, que personne n’a jamais pris pour un révolutionnaire, même de loin, en 30 ans au Sénat ou sous le gouvernement Jospin.

En ce qui nous concerne, nous prenons nos responsabilités de militants et responsables communistes conséquents. Nous faisons le choix de préparer la riposte populaire de la façon la plus efficace.

Dans la confusion de la campagne électorale, aggravée par les prétentions laissées au FN, nous décidons de retirer nos candidatures aux législatives

Nous confions à Corinne Bécourt et Olivier Tournay le rôle de porte-parole et d’organisateurs de notre action communiste dans les luttes, pour faire monter dans la circonscription l’oppositions à la politique du capital d’où qu’elle vienne.  Des législatives nous n’attendons que la défaite de Xavier Bertrand et le recul du FN.

Corinne et Olivier, candidats ou non, animeront notre action dans ce sens.

Quand certains veulent se cacher derrière des opportunistes pour on ne sait quel avantage politicien, nous sommes fiers d’être communistes, héritiers de la lute de nos anciens, de leur sacrifice si souvent, branchés sur la lutte des travailleurs, la colère de ceux qui souffrent.

Venez vous battre avec nous ! Adhérez à la section du PCF Saint-Quentin ! Vive le PCF !

 

Le Front de gauche : au service de la lutte des places !

Le Front de gauche : au service de la lutte des places ! Pour des candidatures de rassemblement présentées par le PCF, il n’est pas trop tard.

Déclaration, 11 mai 2012, vivelepcf

Il se confirme que le marchandage électoraliste fait partie de la raison d’être du Front de gauche. Après les européennes, les régionales, les tractations pour la répartition des candidats aux  législatives a occupé pratiquement toute l’année 2011, au mépris de la souveraineté des communistes et des statuts du PCF.

Il se révèle aujourd’hui qu’elles ne sont pas encore terminées et même qu’elles s’effectuent sous le parrainage d’un autre partenaire que les composantes du FdG : le grand frère PS.

C’est parlant sur la « nouvelle manière de faire de la politique » dans la perspective de la fumeuse « 6ème République ».

Le chef Mélenchon montre l’exemple. Le sénateur PS honoraire de l’Essonne et actuel député européen du Languedoc lorgne une place au Palais Bourbon.

Tel son ex-camarade Jack Lang avant son atterrissage dans les Vosges, il a été annoncé candidat potentiel par ses collaborateurs aux quatre coins du pays : dans les Bouches-du-Rhône, le Val-de-Marne, l’Hérault. Maintenant, il irait dans le Pas-de-Calais dans la circonscription où se présente Marine Le Pen.

Pierre Laurent et le secrétaire départemental du PCF du Pas-de-Calais ont déjà donné leur bénédiction à l’opération, sans demander leur avis aux adhérents, au nom de la lutte contre le FN.

En quoi cette personnalité, un « cacique » du PS pendant 30 ans comme il s’en vante lui-même, serait-elle plus efficace que des candidats portés par les militants communistes des entreprises, villes et villages du Pas-de-Calais pour faire reculer l’extrême-droite ?

Sa campagne des présidentielles pose question. Le recours à l’insulte n’a pas masqué l’incapacité du socialiste Mélenchon à démonter la démagogie « sociale » des Le Pen. On peut se demander s’il n’a pas plutôt cherché à se servir de l’anti-lepénisme comme faire valoir électoral suivant l’exemple son maître Mitterrand qui a assuré en 1983 la promotion médiatique de Jean-Marie Le Pen. La question du rôle du FN pour le système et de la façon de le contrer doit être discutée et creusée au sein du PCF.

L’opposition au FN, après le score de Marine Le Pen, sert de prétexte à la recherche d’arrangements entre Front de gauche et PS un peu partout en France.

Main ils étaient déjà sur les rails bien avant. En témoignent les protestations éplorées de Pierre Laurent et Marie-George Buffet après l’accord PS-EELV en novembre. Elles ont dévoilé l’existence d’un autre accord avec Martine Aubry. Dans la 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis, le député ex-PCF Asensi (en place depuis 32 ans !) et sa suppléante Clémentine Autain n’auraient pas dû se voir opposer une candidature commune PS-EELV, en l’occurrence celle de l’ex-PCF Gatignon. Quelle tambouille !

Ensuite en janvier, Pierre Laurent appelait le PS à « démentir » l’arrivée du globe-trotter Jack Lang dans la 4ème circonscription de l’Aisne, implicitement réservée au Front de gauche Lanouilh. En février, le Courrier Picard révèle l’amorce d’un accord avec le PS dans la 1èrecirconscription de la Somme. Dès janvier Mélenchon demandait à des candidatures uniques de la gauche dans 90 circonscriptions.

 

Aujourd’hui, ces situations se confirment. Les négociations nationales se finalisent. On laisse entendre des candidatures uniques de la gauche dans une cinquantaine de circonscriptions, une dizaine pour le FdG.

Tout cela pose des questions politiques de fond aux communistes

L’an dernier, lors de la consultation interne pour la candidature à la présidentielle, André Chassaigne avait été clair sur son adhésion au  Front de gauche et son souci de ne pas créer de fracture avec le PS, pour mieux le « tirer à gauche ». C’est sa position et celle d’une bonne partie de la direction du PCF. Soit.

D’autres avaient appelé les communistes à voter Chassaigne « tactiquement » pour s’opposer à l’OPA de Mélenchon. Nous en retrouvons aujourd’hui beaucoup alignés derrière Mélenchon et le Front de gauche. Pourtant ces derniers n’ont pas changé de nature ni d’orientation. Est-ce un nouveau choix tactique ? Pour sauver des places ?

Pour nous, le ralliement à Hollande « sans conditions » du Front de gauche confirme sa vocation :

- être une force d’appoint du gouvernement PS, avec ou sans participation directe (celle de Robert Hue, présenté par le FdG dans le Val d’Oise aux sénatoriales de 2011, étant pratiquement acquise)

- être un outil potentiel de canalisation de la colère populaire, d’accompagnement réformiste de la poursuite de la politique au service du capital et de l’UE par la nouvelle majorité.

C’est pour cela que le PS condescend à laisser se former un groupe parlementaire FdG étoffé.

C’est en tout cas notre analyse et nous sommes plus que jamais totalement en désaccord avec cette stratégie.

L’attaque que le capital, l’UE et leurs relais préparent sont trop graves pour laisser encore effacer le PCF et ses positions de ruptures. Il est encore temps de se sortir de l’impasse politicienne du Front de gauche telle qu’elle apparaît à nouveau, de faire vivre et renforcer le PCF y compris en allant vers tous ceux qui aspirent au changement et n’ont pas trouvé d’autre bulletin de vote que celui du Front de gauche.

Il n’est pas trop tard pour des candidatures de rassemblement présentées par le PCF aux législatives, avec comme objectif de battre la droite et de faire reculer l’extrême-droite mais aussi de préparer une solide opposition à la politique du prochain gouvernement.

La bataille pour le maintien et le développement d’une organisation communiste en France, au cœur des luttes,  ne fait que commencer.

Les travailleurs, le pays vont avoir besoin des communistes !

1 Commentaire

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Bonjour à tous,

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par mail ou par téléphone. à Corinne ou moi-même ainsi qu’à Olivier.

TARIF:      POTS 3 BRINS  + ROSE   5.50 euros

BOUQUETS  3 BRINS  +  ROSE   2.5O euros

MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !

N’oubliez pas le rassemblement du 1er mai  10 H 30 devant la Bourse du Travail


POUR LE PCF

Jean-Luc TOURNAY

Liste du Comité de soutiens à Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, candidats PCF à l’élection législative de juin 2012, contre le capital et son représentant X.Bertrand et le FN, présidé par Jérôme LESUR

 
Président du Comité de soutien
Jérôme LESUR,Président du Comité de soutien des candidats PCF, Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY- Election législative juin 2012

 

Liste du Comité de soutiens  à Corinne BECOURT  et Olivier TOURNAY, candidats PCF à l'élection législative de juin 2012, contre le capital et son représentant X.Bertrand et le FN, présidé par Jérôme LESUR dans Communisme-Histoire- ThéorieLes  signataires: rejoigniez nous….

Les dimanches 10 et 17 juin 2012, je vote Communiste,

 

 

ELOUAMARI Antoine ST QUENTIN

BELLICHE Karima Contrôleuse SCNF GAUCHY

CARLIER Christian Demandeur emploi ST QUENTIN

CASIER Julien Employé restauration ST QUENTIN

LEFEVRE LEONIE Retraitée ST QUENTIN

TANTER Pierre Agent fontion publique ST QUENTIN

SID AHMED Akim Demandeur emploi ST QUENTIN

BELGHAZI Brahim Livreur ST QUENTIN

MALTERRE Jean Michel Tuyauteur ST QUENTIN

RAYMOND Jean Claude Peintre ST QUENTIN

PASSONNIER Fernand Retraité ETREILLERS

MOSTEFAI Mouloud Cuisinier ST QUENTIN

DEBEUGNY Bertrand, mécanicien insdustrie , demandeur d’emploi ST QUENTIN

PESANT Georges, retraité MBK, vice président départemental et président association des anciens combattants ST QUENTIN

MARCHANDISE Marcelle, Contrat CAE ST QUENTIN

PAHU Patrick, centre hospitalier ST Quentin, pré retraite ST QUENTIN

FAUCHEUX Elsa , enseignante

BENICOURT Jean Loup, commercant marchés ST QUENTIN

PARBEAU Corinne Demandeur emploi ST QUENTIN

PEREZ Jean Claude Rétraité commerçant marchés MAGNY LA FOSSE

CHAEIB Sadok Retraité MBK ST QUENTIN

GUILLES Charles Invalidité ST QUENTIN

DELVILLE Angélique Animatrice petite enfance ST QUENTIN

CAULLIEZ Evelyne Ouvrière MBK ST QUENTIN

FREJ Abdelfadil Ouvrier textile -Retraité ST QUENTIN

BOUDJEMLINE Abdelhamid Association Anciens combattants-Retraité ST QUENTIN

FONTAINE Annie Retraitée ST QUENTIN

FONTAINE MARC Retraité-Routier ST QUENTN

NOWACK Patrice Assocation anciens combattants-Travailleur social ST QUENTN

NOWAK MICHEL Président Association Anciens combattants , enseignant retraité ST QUENTIN

PIERIN Françis Commerçant marché ST QUENTIN

BERNA Stéphane Demandeur d’emploi ST QUENTIN

BILLEMOND JEAN LUC RETRAITE ST QUENTIN

BILLEMOND MARIE THERESE AGENT DE PRODUCTION ST QUENTIN

MANTELET Céline Lycéenne ST QUENTIN

MANTELET Jean Jacques Invalidité ST QUENTIN

MANTELET Nicolas Lycéen ST QUENTIN

MANTELET Sylvie Mère au Foyer ST QUENTIN

BARLOY Carole Agent d’entretien ST QUENTIN

DELAPLACE Claudine Agent d’entretien ST QUENTIN

DELAPLACE Eloise Demandeur d’emploi ST QUENTIN

HERBIN Françis Bâtiment- Chef d’équipe ST QUENTIN

MANIETTE JACKY Bénévole associatif Demandeur d’emploi ST QUENTIN

MATER Claudine Retraitée ST QUENTIN

TASSIN Ruth Agent d’entretien ST QUENTIN

AFCHAIN Marie Paule Animatrice insertion ST QUENTIN

FOREST MICHEL Facteur -Retraité ST QUENTIN

LANCELIN Mickael Maçon ST QUENTIN

PUDEPIECE Jean Jacques Routier ST QUENTIN

SOYE Jean Paul Vulcanosateur ST QUENTIN

BERNA Florian Demandeur d’emploi ST QUENTIN

BERNA Mallory Anmatrice saisonnière ST QUENTIN

BERNA Mickael Demandeur d’emploi ST QUENTIN

COUTTE Mauricette retraitée ST QUENTIN

DERMIEN René Retraité ST QUENTIN

DRUENNE Amandine Mère au foyer ST QUENTIN

KUBIAC ANDRE Retraité textile ST QUENTIN

SOUVENT Denise Mère au foyer ST QUENTIN

THUBE Frédéric Couvreur ST QUENTIN

ALAPETITE Stéphanie Responsable associative-Mére au foyer ST QUENTIN

BERGOUGNOUX DANIEL Commerçant ST QUENTIN

BERTIN Marcel Retraité textile ST QUENTIN

LEGRAND Denis Saisonnier ST QUENTIN

PARADIS Gérard Demandeur d’emploi ST QUENTIN

PIERIN Johann Demandeur d’emploi ST QUENTIN

RZEPKA  CHRISTIAN Demandeur d’emploi ST QUENTIN

TOPIN CEDRIC Enseignant Spécialisé NEUVILLE ST AMAND

BOULANGER Ludovic (Toufik) Chaudronnier cheminot ST QUENTIN

DELAIRE Elisabeth Agent d’entretien ST QUENTIN

DELAPLACE Pascal Chauffeur ST QUENTIN

GORLIER Alice Responsable de rayon grande distribution ST QUENTIN

MERAULT Benjamin Educateur ST QUENTIN

MORET Katy Agricultrice bio Attilly

VARENNE  Benoit Ouvrier boulanger ST QUENTIN

DEGUISE LOIC Employé restauration ST QUENTIN

LESUR William Ancien responsable comité chômeur HOLNON

BELLICHE Nora Employée services publiques GAUCHY

BRANCOURT  JEAN LUC Retraité – Etp Giraudy colleur d’affiches ST QUENTIN

CARNIELLO FREDOCH Infographiste Responsable associatif ST QUENTIN

DESMIDTS JEAN MARIE Syndicaliste et responsable associatifs ST QUENTIN

FOUBET Christophe Technicien méthodes ST QUENTIN

GOBINET RICO Moniteur Educateur ST QUENTIN

KERENFLECH CORINNE Mère au foyer Responsable Associatif ST QUENTIN

MARIE ROGER Retraité syndicaliste Hôpital ST QUENTIN

TASSERIT BRIGITTE RECEPTIONNISTE ST QUENTIN

BLONDEL Françoise Agent d’entretien ST QUENTIN

BLANCHARD EMMANUEL Doctorant ST QUENTIN

DUCHE Vincent Enseignant, ancien secrétaire départemental de la FSU 02 GRUGIES

LESUR ALEXANDRE fonction publique Syndicaliste ST QUENTIN

PLE Aurélie Enseignante ST QUENTIN

SALLES AGATHE Empoyé transports ST QUENTIN

TIMELLI DOMINIQUE Agent entretien ST QUENTIN

TOURNAY JOSETTE Enseignante RETRAITEE de st -Quentin Var

VILLAUME  Marie Claire Retraitée Hôpital ST QUENTIN

VILLAUME  PIERRE Syndicaliste-Retraité Le Creuset ST QUENTIN

CARRIER Serge Syndicaliste retraité Ville St-Quentin ST QUENTIN

CASINELLI Jérôme Intermittent du spectacle ST QUENTIN

CORBISET Muriel Retraitée SIT HARLY

DEGUELDAIRE Jean Michel Demandeur d’emploi ROUVROY

HELIN Antoine Educateur ST QUENTIN

LARIBI Fétoum Demandeur d’emploi ST QUENTIN

MARIE Arlette Retraitée ST QUENTIN

POUPON OLIVIER demandeur d’emploi ST QUENTIN

POUPON PASCAL commercant marchés ST QUENTIN

ALEC Vasilé Cariste ST QUENTIN

ALI Jeanne Retraitée ST QUENTIN

ALI  ALAIN Retraité syndicaliste Soprocos ST QUENTIN

BEAUFORT BRUNO ST QUENTIN

BEGHIN Bernard Retraité ST QUENTIN

BEGHIN Noelle Retraitée ST QUENTIN

BERLEMONT Léonie Enseignante ST QUENTIN

BERNA BLANDINE Demandeur d’emploi ST QUENTIN

BERNA PATRIK Demandeur d’emploi ST QUENTIN

BONNARD Mélanie demandeur d’emploi ST QUENTIN

BOUCLY Elisabeth Retraitée commerce ST QUENTIN

BROTONNE Linda Vendeuse ST QUENTIN

CARPENTIER LAURIE Animatrice ST QUENTIN

CARPENTIER PAULETTE retraitée Hôpital  ST QUENTIN

CARRIER SERGE Retraité syndicaliste HARLY

CASIER  SERGE Communaute d agglomeration Syndicaliste ST QUENTIN

CATTEAU Jean Philippe Chef de dépôt -Responsable associatif ST QUENTIN

CORBONNOIS  SEBASTIEN Musicien Responsable Associatf GAUCHY

DENIS GUY Retraité-Syndicaliste, ancien conseiller Prudhomme ST QUENTIN

DENIVET FRANCOISE Demandeur emploi ST QUENTIN

DUMONT Renaud Conseiller Principal d’ Education, lycée Jean BOUIN ST QUENTIN

GABERT JEAN JACQUES agent de maitrise MBK GAUCHY

GABERT MICHELLE Retraitée MBK  GAUCHY

HURTEBISE DOMINIQUE Demandeur Emploi Licencié SIT ST QUENTIN

JAN AURELIEN Enseignant  ST QUENTIN

JOUBE  JOCELYNE retraitée fonction publique ST QUENTIN

KERENFLECH Sébastien Étudiant Laon ST QUENTIN

LARUE-ANTOINE Marie Christiane Retraitée ST QUENTIN

LAVEILLE GEORGES Artisans retraité ST QUENTIN

LEPINE LYONNELLE Bibliothécaire ST QUENTIN

LEROSEY Benoit Etudiant Paris ST QUENTIN

LESUR  jérome  Professeur des écoles spécialisé ST QUENTIN

MICHEL David Gérant GAUCHY

NOWACK Dominique Expert comptable ST QUENTIN

PESANT Philippe Invalide MONTESCOURT LIZEROLLES

PLE CHRISTIAN Chef entreprise Artisan ST QUENTIN

PLE SABRINA Comptable  GAUCHY

POETTE Jean Claude Fonction publique ST QUENTIN

POINT Jean Pierre Employé municipal GAUCHY

POLLE Valérie Animatrice ST QUENTIN

PUDEPIECE DIDIER demandeur d’emploi ST QUENTIN

SAUVET  BRUNO Invalide ST QUENTIN

SAVARY   Jean François Cheminot retraité ST QUENTIN

SOUAILLE Claudine Ouvrière Soprocos HOMBLIERES

TASSIN DIDIER Demandeur d’emploi-Responsable associatif ST QUENTIN

TOURNAY Jean Luc Secrétaire de la Section de St-Quentin du PCF ST QUENTIN

TOURNAY MAURICETTE Electro mécanicienne ST QUENTIN

VAN DAMME Denys Commercial SAINT SIMON

VARENNE Georges Cadre territorial-Syndicaliste ST QUENTIN

VAT STEPHANIE Enseignante spécialisée ST QUENTIN

VENANT VALERIE EMPLOYEE DE COMMERCE ST QUENTIN

VITASSE Christian Fonction publique ST QUENTIN

Et des camarades hors circonscription aussi :

kolli Anne Marie a écrit: Secrétaire de cellule . Tout mon soutien pour une Député communiste, révolutionnaire et humaniste Bassin d’Arcachon (33)

BERNATETS Monica professeur des universités retraité -Vétérante pcf- CHAUNY

BERNATETS Jean Claude Expert comptable retraité-Véterant du PCF CHAUNY

LE ROY Olivier Mouvement Jeunes Communistes et PCF Haute Garonne

BERNABE Frédéric Membre du Conseil National du PCF Haute-Saône

DANG TRAN Emmanuel Membre du Conseil National du PCF PARIS

JALADE Rric Secrétaire Fédéral Haute-Saône -Membre du Conseil National du PCF TARN

NEGRI Dominique Membre du Conseil National du PCF ISERE

CARON Patrice Conseiller municipal communiste de Roye (80) , je vous apporte mon soutien le plus entier, pour l’identité du Parti Communiste, pour le combat de classe plus que nécessaire aujourd’hui et pour demain ROYE 80

EVELOY Jean Marie Retraité industrie pharmaceutique AVENTIS HIRSON

FONTAINE Jocelyn Le militant Le responsable l’élu communiste de la fédération du nord, soutient sans faille les candidats aux législatives Corinne Bécourt et Olivier Tournay de StQuentin Aisne RAISME- NORD

GARCIA Jacky Vétérante pcf Côte d’Or

HERNANDEZ José Membre de la comminssion nationale PCF entreprises Albi, 81, Tarn

HERVE YannIck Musicien 50210 – Montpinchon

MALONSKA Philippe Agent SNCF-Syndicaliste Ile de France

NEGRI Domnique Fonctionnaire-Syndicaliste- Membre du Conseil National du PCF ISERE

POULY Michel je te souhaite une pêche d\’enfer et gagner ta place de députée pour l\’Aisne et St Quentin. amitié Michel d\’Annoeullin Annoeullin- NORD

SELLIER Patrick ex salarié d’Abélia Décors à Abbeville ((80 )),syndicaliste CGT Picardie

SINGER Alain « salarié du batiment et «  »de la france d’en bas »  Picardie

TOURNAY Alain Commercial Grande distribution Toulon Var

RIO Paul Vétérante pcf NIEVRE

L’appel du Président du Comité de Soutien, Jérôme LESUR, pourquoi il s’engage…

Moi LESUR  Jérôme je m’engage en tant que président du comité de soutien des candidatures PCF pour les législatives 2012 de Corinne BECOURT et d’Olivier  TOURNAY:

Car sur cette candidature le féminin de député n’est pas « suppléante »,

-         Pour en finir avec la sociale démocratie qui n’en a que le nom,

-         Pour défendre les plus faibles,

-         Pour que les chômeurs, les sans emplois, les malades ne soient plus considérés comme des coupables,

-         Pour défendre les travailleuses et les travailleurs pauvres,

-         Pour un choix de société où les plus forts contribuent à aider les plus faibles,

-         Pour une répartition des richesses,

-         Pour une école où chacun y trouve sa place,

-         Pour une retraite digne de ce nom,

-         Pour un toit décent pour tous,

-         Pour que l’accès au logement soit un droit,

-         Pour que l’accès au travail soit un droit,

-         Pour une augmentation générale des salaires et une reconnaissance par le travail,

-         Pour la nationalisation de l’eau, de l’électricité, du gaz, des autoroutes, des banques,

-         Pour un impôt sur les grandes fortunes,

-         Pour le plafonnement des salaires des chefs d’entreprises, 

-         Pour une baisse du budget de la défense,

-         Pour une égalité de salaire entre les hommes et les femmes,

-         Pour une réelle parité,

-         Pour que l’accès à la culture soit un droit

-         Pour des élections législatives à la proportionnelles

-         Pour de vrais services publics

-         Pour une taxe sur les flux financiers,

 

-         Contre la xénophobie,

-         Contre les injustices sociales,

-         Contre le cumul des mandats,

-         Contre l’Europe du Capital

-         Contre les expulsions toute l’année,

-         Contre les spéculateurs,

-         Contre les paradis fiscaux,

-         Contre les échanges commerciaux avec les pays ne respectant pas les droits de l’homme,

-         Contre les riches tant qu’il y aura des pauvres,

-         Contre les licenciements abusifs,

-         Contre la privatisation de l’école,

-         Contre les armes nucléaires,

-         Contre les caméras de surveillance…………………………………………………..

Voilà  pourquoi je m’engage auprès de Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY porteurs de vraies idées de gauche et j’en appelle à vous tous femmes et hommes de bonnes volontés remplis de courage à nous rejoindre afin de soutenir les candidats du PCF pour défendre les plus faibles et combattre toutes les injustices pour une société meilleure où chacun à le droit d’y trouver sa place.

Le discours de Corinne BECOURT à la présentation des candidatshttp://pcfsaintquentin.unblog.fr/2012/01/30/soiree-de-presentation-de-nos-candidats-pcf-a-lelection-legislative-corinne-becourt-et-olivier-tournay/2012-01-27-voeux-de-la-section-10/

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L’illusion de l’Europe sociale. Et pendant qu’Athènes brûle, ils se bercent d’illusions.

Le secrétaire du syndicat des cheminots anglais Alex Gordon (RMT) dénonce « l’illusion de l’Europe sociale » dans la ligne du Trade union congress (TUC) et de la CES

L’illusion de    l’Europe sociale

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 par Alex Gordon, secrétaire du syndicat des    cheminots britanniques RMT

La brochure, publiée avec le soutien de la Commission européenne, réunit toute un panel    d’auteurs des milieux universitaire, juridique, syndical et patronal qui avancent des arguments en faveur de l’Europe sociale. Sa thèse centrale est que les règles communes au sein du marché    unique de l’UE pour la « libre circulation » du capital, des biens et des services devraient valoir aussi pour le travail.

Le dernier plaidoyer du TUC pour l’Europe sociale tombe à un bien    mauvais moment, et semble nous rappeler cette vieille chanson : « A part ça, tout va très bien Madame la marquise ? »

Les députés Grecs sous la menace de la Commission et de la BCE de    mettre la Grèce en faillite ont voté la baisse de 23% du salaire minimum, la suppression de 150 000 emplois publics et la diminution des retraites.

Au Portugal, plus de 300 000 manifestants ont envahi la place du    Palais à Lisbonne pour ce qui fut la plus grande manifestation de ces trois dernières décennies pour accueillir la troïka venu soutenir les mesures d’austérité au    Portugal.

« Nous basons notre analyse sur les souffrances    quotidiennes des travailleurs », a déclaré le secrétaire-général de la CGTP Arménio Carlos à ses    syndiqués qui scandaient : « Le FMI ne dictera pas sa loi    ici ! »

« Nous devons intensifier la    lutte », a-t-il ajouté, et les syndicats prévoient une nouvelle vague de manifestation dans le pays    et une grève générale pour le 22 mars.

Le TUC britannique, de son côté, laisse croire que ce les mêmes    institutions qui imposent l’austérité actuellement en Irlande, au Portugal, en Grèce, en Espagne devraient être privilégiées pour, selon le terme de lord John Monks« affronter la crise économique en forgeant de nouveaux pactes sociaux entre gouvernements, patrons et    syndicats »afin de faire porter le fardeau de la crise sur l’ensemble des couches de la    société.

En réalité, les réalisations de l’Europe sociale sont bien limitées. La Directive sur le temps de travail fut introduite pour    augmenter le temps de travail légal de 35 heures en France à 48, une Directive sur l’égalité des salaires a suivi les pas de la Loi sur l’égalité des salaires de Barbara Castle en 1970, la    Directive sur les agences d’intérim a été dévoyée par les patrons au nom de la ‘dérogation suédoise’, permettant de refuser l’égalité de traitement pour les travailleurs temporaires, et la    consultation promise au niveau des Comités d’entreprise européens ont clairement échoué à endiguer la tendance à la perte d’emplois dans toute l’Europe.

Lord John Monks reconnaît que l’agenda social de l’UE est mince. Si c’était le seul problème, on pourrait dire que ce serait    comme si l’on mettait du rouge à lèvres à un cochon.

Cependant, comme un autre contributeur, le professeur Catherine Barnard le    souligne, le but du traité de Rome de 1957 était de créer un marché unique avec liberté de circulation des biens, des personnes, des services et du capital. « Il considérait donc le travail, avant tout, comme une ressource productive à qui la liberté de circulation s’appliquait ».

Il s’agit en réalité d’un modèle anti-social où les droits sociaux des travailleurs sont autant d’entraves à la liberté du    commerce – une vision qu’un patron du 19ème siècle aurait partagé.

Pendant ce temps, la législation nationale protégeant les droits syndicaux et ouvriers a été attaquée par une succession de    décisions de la Cour de justice européenne appliquant les « quatre libertés fondamentales » du Traité européen non seulement aux Etats mais aussi aux syndicats.

L’action collective, peu importe qu’elle soit conforme aux législation et constitution nationales, est une entrave à la liberté    de circulation.

Des mémorandums signés entre l’UE et l’Irlande, le Portugal et la Grèce ont conditionné les plans de renflouement à la    suppression des négociations collectives pour les salariés du public, et ont été utilisés par le gouvernement Irlandais en 2011 comme prétexte pour diminuer le salaire minimum d’1 euro par    heure.

Les Conservateurs et les Démocrates n’ont pas été en reste et se sont révélés de « bons européens » en mettant en    place l’austérité de l’UE.

Comme le souligne le professeur Barnard, « ils s’en sont servis comme d’un prétexte pour engager certaines réformes du    travail, par exemple en augmentant le seuil d’ancienneté de un à deux ans avant de pouvoir engager une plainte pour licenciement abusif, et retirant potentiellement le droit à déposer une plainte    pour licenciement abusif à tous ceux employés dans des micro-entreprises. »

Comme l’explique Lord Monks, l’idée d’Europe sociale remonte à Jacques Delors, le ministre des Finances du président Mitterrand    dans les années 1980, qui a conduit l’échec de la relance keynésienne de l’économie Française.

En concluant que la social-démocratie devait épouser la conception du marché, Delors devint président de la Commission    européenne en 1985, une période marquée par la défaite historique du mouvement ouvrier organisé en Europe.

Le Keynésianisme d’après-guerre se concentrait sur le plein emploi et l’augmentation des salaires. Sous le modèle de Delors,    tout cela fut remis en cause et remplacé par des politiques mettant l’accent sur la stabilité des prix – une inflation faible – plutôt que sur la création d’emplois, se concentrant sur la    modération salariale et la réforme du marché du travail comme principale voie pour maintenir la compétitivité.

En Italie et en Allemagne, ce changement a été mis en œuvre par le biais d’accords corporatistes. En Grande-Bretagne, un    affrontement direct s’est produit entre le mouvement ouvrier et l’État dans les années 1980.

La privatisation et la libéralisation des marchés financiers dans toute l’Europe ne sont survenues que comme conséquence de    décisions prises par des gouvernements nationaux.

Les pays leaders de l’Europe sociale, telle que l’Allemagne et les Pays-Bas, ont compté sur des modèles de croissance    anti-sociaux.

En Allemagne, la modération sociale pratiquée par les syndicats et favorisant les industries d’exportation a été décisive dans    le succès obtenu par le pays depuis la crise des années 2000.

Des politiques similaires ont été mises en œuvres aux Pays-Bas, le pays avec le plus faible taux de chômage en Europe mais aussi    avec la plus forte proportion de travailleurs en contrat temporaire et en CDD.

Ce modèle de croissance a créé des tensions entre Etats-membres capables de réaliser des dévaluations compétitives internes et    ceux dans la périphérie de l’eurozone – comme l’Irlande – où une croissance boostée aux crédits a conduit à une hausse des salaires.

L’union monétaire Européenne est une extension de cette Europe anti-sociale, empêchant les pays d’utiliser la dévaluation    monétaire comme moyen de retrouver une compétitivité, toutes les pressions ont été reportées sur les marchés du travail. Désormais avec toutes ces ressources immobilisées dans les renflouements    des banques, c’est le dur retour à réalité.

Le TUC participe à un débat tout à fait actuel, alors que les syndicalistes de toute l’Europe choisissent de combattre les    mesures d’austérité de l’UE et l’idéologie néo-libérale soutenus par les institutions de l’UE.

Hélas, leurs conclusions ne sont pas seulement fausses, elles nourrissent de dangereuses illusions.

Au lieu de fantasmer sur d’éventuels pactes entre partenaires sociaux, le TUC devrait tirer des leçons de syndicats de lutte,    comme la CGTP au Portugal.

Et pendant qu’Athènes brûle, ils se bercent d’illusions.

Soirée militante autour de Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, candidats PCF-Election Législative 10 et 17 juin 2012

Une soirée fraternelle, conviviale, engagée, combative…VIVE LE PCF

Ensemble, renvoyons dans les cordes le futur »ex » Ministre Xavier BERTRAND

STOP A LA DROITE ET A L’EXTRËME DROITE

127 participants, un soutien national de plusieurs camarades du Conseil National du PCF (Sous peu, nous mettrons en lignes les différents discours de la soirée)

Ils étaient présents pour soutenir les candidats du PCF de la 2éme Circonscription de l’Aisne

EMMANUEL DANG TRAN, Membre du Conseil National du PCF, Paris

FREDERIC BERNABE,  Secrétaire départemental du PCF Haute-Saône , Membre du Conseil National du PCF

DOMINIQUE NEGRI, Membre du Conseil National du PCF, Isère

JEOFFROY MOREAUX, Membre du Conseil National de la JC

ROBBIN MATTA, Membre du Conseil National de la JC

 

Le Soutien « aux candidats légitimes des communistes  Corinne et Olivier » d’ERIC JALADE, JALADE,  Secrétaire départemental du PCF Tarn , Membre du Conseil National

Mes chers camarades,

Je ne peux être des vôtres ce soir à Saint-Quentin, pour des raisons personnelles.


Cela étant, comme membre du Conseil National du Parti Communiste Français, je tenais à vous témoigner de mon soutien à votre campagne pour les élections législatives dans la circonscription de Saint-Quentin.


Les statuts de notre parti sont clairs : vous êtes les candidats légitimes des communistes, de notre parti, ici à Saint-Quentin. 

Olivier, Corinne, vous êtes des militants reconnus et respectés, dans votre ville, face à une droite agressive, celle de Xavier Bertrand. 


Vous êtes, Corinne et Olivier, des camarades chaleureux et fraternels, toujours présents sur le terrain, toujours aux cotés de celles et ceux qui souffrent.


Vous êtes et vous serez les communistes offensifs et rassembleurs, toujours attentifs aux souffrances des gens, les adversaires les plus résolus et conséquents de la politique du capital, porteurs de propositions en rupture avec le capitalisme.

 A l’heure ou tout montre que ce capitalisme et tous ses rouages ne sont plus qu’une machine à broyer les droits des travailleurs, nous aurons besoin, au Parlement, d’élus comme vous, qui connaissent, parce qu’ils les vivent, les souffrances de notre peuple. Nous aurons besoin d’élus et de députés communistes, points d’appuis irremplaçables pour le monde du travail et pour nos victoires et conquêtes futures. 

 

Je vous souhaite plein succès pour votre réunion et votre campagne.


à très bientôt,

 

Fraternellement,


Eric JALADE

Pas de droits sur l'album 254457

 

 

 

1 Commentaire

Le KKE répond à Pierre Laurent, président du PGE et secrétaire-général du PCF:« Les larmes de crocodile sur la Grèce, cela suffit ! »

Lettre de la section des Relations internationales du KKE publiée dans le Morning Star, quotidien du PC    Britannique

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le KKE répond à Pierre Laurent, président du PGE et secrétaire-général du PCF:« Les larmes de crocodile sur la Grèce, cela    suffit ! » dans Communisme-Histoire- Théorie 120211_Akropoli-300x199Chers camarades,

il est vrai que le déroulement de la crise capitaliste en Grèce qui s’est accompagné d’une offensive sans    précédent contre les droits de la classe ouvrière et des couches populaires, ainsi que d’une intensification en conséquence de la lutte de classe, a retenu l’attention des travailleurs d’autres    pays. Dans ce contexte, même des forces politiques bourgeoises, qui portent une énorme responsabilité dans cette offensive anti-populaire, affirment qu’ils « sympathisent » avec la    cause du peuple Grec tout en prenant bien soin de dissimuler les véritables causes des problèmes que connaît le peuple grec : la crise capitaliste, le piège qui se renferme sur notre pays,    celui des unions impérialistes telles que l’OTAN et l’UE, enfin l’exploitation capitaliste.

Les représentants de la « Nouvelle gauche » font des déclarations qui s’inscrivent dans ce contexte,    comme la lettre du président du Parti de la gauche européenne (PGE) et secrétaire-général du PCF, Pierre Laurent, au sujet de la Grèce, que vous avez publié dans votre section courrier (Ici l’original en français).

En réalité, le problème que rencontrent la classe ouvrière et les couches populaires en Grèce n’est pas un    problème de « démocratie », de l’imposition de mesures de l’extérieur, par « les dirigeants européens et le FMI », comme l’écrit Pierre Laurent. La coalition gouvernementale    du parti social-démocrate PASOK et du parti libéral Nouvelle démocratie (ND) ne sont pas non plus des « victimes » de ces « leaders européens et du FMI », telle que la    situation est présentée à travers les verres déformants du président du PGE.

La vérité, c’est que ces mesures, qui sont prises sous prétexte de l’ampleur de la dette publique, ont comme but    de renforcer la profitabilité du capital en Grèce, au moyen d’une réduction drastique du prix de la force de travail. Nous ne devons pas oublier qu’en ce moment même 600 milliards d’euros (près    du double de la dette publique grecque) appartenant aux capitalistes Grecs se trouvent dans les caisses des seules banques Suisses !

Il s’agit ainsi de mesures qui correspondent pleinement aux intérêts des capitalistes en vue de faire payer la    crise au peuple, afin que la Grèce puisse connaître une reprise capitaliste et que le capital accumulé dans la période précédente puisse trouver un débouché rentable. Il s’agit de mesures qui ont    été décidées d’un commun accord, dans le cadre de l’UE, par le gouvernement Grec et la classe bourgeoise dont les intérêts sont défendus par les deux partis au pouvoir et qui n’ont pas été    imposées par les « dirigeants européens et le FMI ». Toutes ces mesures se trouvaient plus ou moins dans les programmes du PASOK et de la Nouvelle démocratie, et avaient par ailleurs    été prévues par les traités européens, en commençant par le traité de Maastricht. C’est la raison pour laquelle les classes ouvrières Grecques et Britanniques – et bien sûr toutes les autres –    ont une si mauvaise opinion de l’UE et de son rôle anti-populaire. Dans le même temps, les représentants du PGE en Grèce, Synapsismos, après avoir voté le Traité de Maastricht, ont nourri et    continue systématiquement de nourrir des illusions sur l’UE, en présentant la participation de la Grèce à l’UE comme la seule voie possible et imaginable, s’opposant en cela au KKE qui lutte pour    le retrait du pays de l’UE avec pouvoir populaire.

Le président du PGE parle d’une « mise sous tutelle » de la Grèce par la Troïka. Est-il au courant que    la classe bourgeoise grecque accepte consciemment depuis des décennies de participer aux unions impérialistes de l’OTAN et de l’UE, et que sa participation dans le cadre de relations    inter-dépendantes, prévoyait la concession de droits souverains à l’UE et à l’OTAN ? Sait-il que, par exemple, la Politique agricole commune (PAC) ne laisse aucune place à un développement    dans le secteur de l’économie agricole qui aille dans les intérêts du peuple ? Il faudrait lui rappeler que la Grèce avait, avant de rejoindre la CEE-UE, un excédent commercial agricole,    alors qu’aujourd’hui, à cause de la PAC, elle importe même certains produits agricoles qui sont cultivés en Grèce, tandis que des centaines de milliers de petits et moyens agriculteurs ont    rejoint l’ « armée » des chômeurs.

L’entrée de la Grèce dans l’UE, que le président du PGE évite de mentionner – il préfère plutôt dénoncer les    « dirigeants européens » de façon abstraite – tout comme les dépenses militaires exorbitantes de l’OTAN, la politique d’exonérations fiscales pour le capital au nom de la    « compétitivité » de l’économie, qui a été suivie dans le passé par les gouvernements du PASOK et de la ND, constituent l’origine de l’inflation de la dette publique et des déficits    pour lesquels le peuple Grec ne porte aucune responsabilité.

Bien sûr, ces « omissions » réalisées par le président du PGE ne nous inquiètent pas, car nous savons    très bien que le PGE a prêté un serment d’allégeance à l’UE, et est généreusement financé en tant que « parti européen », c’est-à-dire en tant que parti qui accepte les    « principes » de l’exploitation capitaliste qui caractérisent l’UE – cette alliance prédatrice des monopoles. Le PGE a même pris des engagements en ce sens dans ses statuts et ses    documents fondateurs !

Les propositions du PGE sur le « développement », un soi-disant « fonds de développement    social », ne remettent pas du tout en cause le pouvoir du capital. Au contraire, le PGE et les forces opportunistes à l’échelle internationale jouent un rôle fondamental en semant des    illusions, ce qui passe l’enjolivement des organisations impérialistes telles que l’UE et la BCE, c’est-à-dire en disant qu’elles peuvent être transformées dans les intérêts du peuple, au moment    même où de plus en plus de travailleurs, et pas seulement en Grèce, comprennent que le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes fondamentaux de la population.

Le PGE, en soutenant l’UE et son système d’exploitation, a choisi son camp. Pour cette raison, il constitue un    instrument dans la mutation des Partis communistes et dans la liquidation de leurs caractéristiques communistes. Il ne pose aucun problème aux adversaires de la classe ouvrière et des couches    populaires en Grèce, peu importe le nombre d’appels qu’il puisse publier.

Néanmoins, l’expérience accumulée et le déroulement des luttes de la classe ouvrière en Grèce, avec en première    ligne les communistes et le mouvement syndical de classe, le PAME, montrent bien que de plus en plus de travailleurs ont tendance à se radicaliser lorsqu’ils n’écoutent pas les    « sermons » des opportunistes et des bourgeois pour la « collaboration de classe » et la « cohésion sociale », lorsqu’ils ignorent leurs « larmes de    crocodile » sur les fardeaux qu’aurait à porter le peuple grec.

C’est en suivant cette voie que la classe ouvrière peut atteindre le but ultime de sa lutte, l’abolition du    pouvoir capitaliste et la construction du socialisme.

8 mars, Journée Internationale de la Femme

8 mars, Journée Internationale de la Femme – Lénine à propos de la Journée internationale des travailleuses en 1921

Texte repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La journée internationale des travailleuses

Le trait essentiel, fondamental du bolchévisme et de la Révolution d’Octobre, c’est d’amener à la politique ceux    qui étaient les plus opprimés sous le régime capitaliste. Les capitalistes les étouffaient, les dupaient et les pillaient aussi bien sous la monarchie que dans les républiques bourgeoises    démocratiques. Cette oppression, cette duperie, ce pillage du labeur populaire étaient inévitables tant que subsistait la propriété privée de la terre, des fabriques et usines.

 

L’essence du bolchévisme, du pouvoir soviétique est de remettre tout le pouvoir d’Etat entre les mains des masses    laborieuses exploitées, en dévoilant la duperie et l’hypocrisie de la démocratie bourgeoise, en abolissant la propriété de la terre, des fabriques et des usines. Ce sont ces masses qui prennent    en main la politique, c’est-à-dire l’édification de la société nouvelle. C’est une œuvre difficile, les masses sont abruties et accablées par le capitalisme, mais il n’existe pas, il ne peut    exister d’autre issue à l’esclavage salarié, à l’esclavage capitaliste.

 

On ne saurait amener les masses à la vie politique sans y attirer les femmes. Car en régime capitaliste, les    femmes, la moitié de l’espèce humaine, sont doublement exploitées. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital, et par surcroît, mêmes dans les républiques bourgeoises les plus    démocratiques, premièrement elles ne jouissent pas de tous les droits, car la loi ne leur confère pas l’égalité avec les hommes ; deuxièmement, et c’est là l’essentiel, elles restent    confinées dans « l’esclavage domestique », elles sont les « esclaves du foyer » accablés par les travaux ménagers, les plus mesquins, ingrats, durs et abrutissants, et en    général par les tâches domestiques et familiales individuelles.

 

La révolution bolchévique, soviétique, coupe les racines de l’oppression et de l’inégalité des femmes de façon    extrêmement profonde, comme aucun parti et aucune révolution au monde n’ont osé les couper. Chez nous, en Russie soviétique, il n’existe pas trace de l’inégalité des femmes par rapport aux hommes    au regard de la loi. Le régime des soviets a totalement aboli l’inégalité odieuse, basse, hypocrite dans le droit matrimonial et familial, l’inégalité touchant l’enfant.

 

Ce n’est là que le premier pas vers l’émancipation de la femme. Aucun des pays bourgeois, même parmi les    républiques les plus démocratiques n’a osé faire ce premier pas. On n’a pas osé, par crainte de la « sacro-sainte propriété privée ».

 

Le deuxième pas et le principal a été l’abolition de la propriété privée de la terre, des fabriques et des usines.    C’est cela et cela seul qui fraye la voie de l’émancipation complète et véritable de la femme, l’abolition de « l’esclavage domestique » grâce à la substitution de la grande économie    collective à l’économie domestique individuelle.

 

Cette transition est difficile ; il s’agit de refondre « l’ordre des choses » le plus enraciné,    coutumier, routinier, endurci ( à la vérité, c’est plutôt une monstruosité, une barbarie). Mais cette transition est entreprise, l’impulsion est donnée, nous sommes engagés dans la nouvelle    voie.

 

En cette journée internationale des ouvrières, on entendra dans les innombrables réunions des ouvrières de tous    les pays du monde, saluer la Russie soviétique qui a amorcé une œuvre incroyablement dure et difficile, une grande œuvre universelle de libération véritable. Des appels galvanisants inciteront à    ne pas perdre courage face à la réaction bourgeoise furieuse, souvent même sauvage. Plus un pays bourgeois est « libre » ou « démocratique », et plus les bandes capitalistes    sévissent avec fureur et sauvagerie contre la révolution des ouvriers ; c’est le cas pour la république démocratique des Etats-Unis d’Amérique. Mais la masse ouvrière s’est déjà réveillée.    La guerre impérialiste a définitivement éveillé les masses endormies, somnolentes, inertes de l’Amérique, de l’Europe et de l’Asie arriérée.

La glace est brisée dans toutes les parties du monde.

L’affranchissement des peuples du joug impérialiste, l’affranchissement des ouvriers et des ouvrières du joug    capitaliste avance irrésistiblement. Des dizaines et des centaines de millions d’ouvriers et de paysans, d’ouvrières et de paysannes ont fait progresser cette œuvre. Voilà pourquoi    l’affranchissement du travail délivré de la servitude capitaliste triomphera dans le monde entier.

4 mars 1921. Publié dans la Pravda du 8 mars 1921.

 

Le système capitaliste en crise cherche à diviser pour mieux imposer sa loi, battons-nous
pour l’égalité homme-femme et l’unité des jeunes travailleurs

Tract de la JC Paris 15

Le système capitaliste s’attache
en temps de crise à diviser pour mieux régner, à faire subir l’exploitation la plus dure aux plus
vulnérables tout en les stigmatisant comme bouc-émissaires si nécessaire. Ainsi
fonctionne-t-il avec les étrangers ou avec les jeunes, précarisés et confinés
dans des salaires de misère, ainsi agit-il également avec les femmes.

 

Une jeune femme sur quatre est au
chômage (24,7%), et 35% des femmes
employées de moins de 25 ans occupent un emploi à temps partiel. Mieux ne vaut
pas être une jeune travailleuse actuellement, surtout quand on nous prive de
travail !

 

L’égalité des droits a été acquise de dure lutte, l’égalité réelle reste un combat.

 

La possibilité de vivre une vie digne et indépendante s’amoindrit avec des salaires indignes,
sachant que les femmes touchent des salaires 25% inférieurs à ceux des hommes,
et qu’elles sont 80% des « travailleurs pauvres » touchant moins de 900 euros par mois.

 

La possibilité
d’envisager une vie personnelle épanouie, avec une vie de couple équilibrée et
du temps pour ses loisirs est minée quand 82% des
salariés qui travaillent à temps partiel sont des femmes, avec les horaires chaotiques et les paies minables
que cela suppose.

 

Et ce n’est pas
fini, les femmes sont
les premières attaquées pendant la crise : les premières renvoyées à la maison, les premières
à qui on va imposer le temps partiel, les premières à qui on va demander
d’arrêter leurs études !

 

Il ne s’agit pas
pour nous de monter les jeunes femmes contre les jeunes hommes, d’opposer les
jeunes en fonction de leur sexe, mais bien de revendiquer l’égalité réelle entre hommes et femmes, pour construire l’unité de la jeunesse,
l’unité des travailleurs pour transformer cette société qui ne crée que la division, l’injustice et la
privation comme seul avenir !

 

Depuis 1910 que
la Journée de la Femme existe (cf encadré), sous l’impulsion des
communistes, la
jeunesse communiste est toujours à l’avant-garde de la lutte pour le droit des
femmes. Nos revendications sont simples,
elles sont applicables dès maintenant mais elles impliquent la rupture avec la
logique de ce système qui place les profits avant l’être humain :

 

· égalité des salaires/égalité à
l’emploi ; augmentation générale des salaires avec un
SMIC à 1 700 euros net pour tous; égalité
salariale à qualification écale; interdiction du temps partiel imposé ;

 

· défense et développement du
service public ; création des 120 000
postes d’enseignants supprimés depuis 2002, ainsi que des postes manquants
d’infirmières et d’aides-soignantes, alors que le public constitue souvent pour
les femmes un rempart contre la précarité. Défense du statut du
fonctionnaire ;

 

· droit des femmes à la maîtrise de
leur corps ; contraception libre et
remboursée à 100%, défense du droit à l’IVG, création de nouveaux centres et
défense de ceux menacés ;

 

· défense de la laïcité ; contre tous les intégrismes, d’où qu’ils viennent,
et toutes les formes d’avilissement de la condition féminine

 

 

 

8 mars, Journée Internationale de la Femme  dans Communisme-Histoire- Théorie 8marsURSSEncadré: La journée
internationale de la femme et les
communistes

 

Peu de gens le
savent, mais ce sont les communistes qui sont à l’origine de la Journée
internationale de la femme, commémorée dans le monde entier le 8
mars.

 

C’est la future
fondatrice du Parti communiste allemand Clara Zetkin qui instituait la Journée
des femmes en 1910. La date du 8 mars s’imposera avec la grève des ouvrières de
Petrograd (St-Petersbourg) en mars 1917, en pleine révolution russe. Lénine, en
1921, décide de rendre hommage à leur lutte et de délivrer un message fort en
soulignant le caractère central de l’émancipation des femmes dans le projet
communiste.

 

L’URSS est, en
1921, le premier Etat à reconnaître la journée de la Femme, et reconnaît alors
de façon inédite l’égalité totale entre hommes et femmes (égalité salariale,
droit à l’avortement, suppression de la tutelle du mari,
etc).

 

En 1977, l’ONU
officialise le 8 mars comme Journée internationale de la
femme.

 

KKE (Part Communiste Grec) La lutte des classes expliquée

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Anticommunisme « vert de gauche » : Voynet débaptise la place Benoît Frachon à Montreuil !

Anticommunisme « vert de gauche » : Voynet débaptise la place Benoît Frachon à    Montreuil ! dans Communisme-Histoire- Théorie sans-titreEn 2008, Dominique Voynet (également sénatrice) est élue maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec les voix et le soutien implicite de la    droite. Cela semble une spécialité des Verts que Noël Mamère a lancée à Bègles (Gironde) dès 1989.

Non contente d’avoir « mis fin à 70 ans de communisme », Mme Voynet s’atèle, à la façon des maires de droite du département, à    éradiquer les acquis et les symboles de la municipalité ouvrière. C’est ainsi que dans son projet de réaménagement du centre-ville, elle veut éliminer tout bonnement le nom de Benoît Frachon que    porte actuellement une esplanade.

Nul besoin de faire l’offense à Mme Voynet de lui rappeler que Benoît Frachon (1893-1975) fut un grand dirigeant du PCF, une personnalité    marquante de la Résistance et, encore davantage, un grand dirigeant syndical, secrétaire général de la CGT de 1945 à 1967. Elle sait très bien qu’il n’était pas qu’un simple riverain de    Montreuil-sous-Bois.

Mme Voynet pousse le vice jusqu’à proposer de remplacer le nom de Benoît Frachon par celui d’Aimé Césaire, histoire d’essayer de dresser les    progressistes les uns contre les autres. Elle se déclare aussi prête à renommer du nom de Frachon une petite place devant le siège de la CGT un peu comme certains maires sont prêts à faire    plaisir à un gros employeur de leur ville.

Communistes, nous ne pouvons que nous associer aux actions des Unions départementale et locale de la CGT, à celles des camarades de Montreuil    contre la manœuvre anti-cégétiste, fondamentalement anticommuniste qui traduit aussi une forme de révisionnisme historique.

 

 

 

PS : Voilà aussi qui doit faire réfléchir sur les choix de certains dirigeants de notre parti de    siéger dans le même groupe parlementaire que les députés « verts » ou de soutenir Europe-écologie aux prochaines régionales avec un anticommuniste encore plus virulent,    Cohn-Bendit.

Ils ont voulu confronter leur recherche d’engagement (jeune) communiste d’aujourd’hui avec l’expérience d’Henri Alleg dans des conditions historiques particulières, difficiles, extrêmes. Leurs questions fondamentales : la conception de l’organisation communiste, les stratégies de rassemblement, les objectifs de lutte combinés au projet de société socialiste.

Henri Alleg captive les jeunes communistes dans le 15ème

Samedi 17 décembre 2011, le cercle de la JC de Paris 15ème organisait une rencontre avec Henri Alleg. Une quarantaine de jeunes communistes et sympathisants ont écouté,    avec une rare attention, le grand militant communiste et anticolonialiste.

 

Anthony Crézégut, responsable des JC 15, a synthétisé dans son introduction les interrogations des jeunes camarades que les questions de la    salle devaient préciser.

La plupart d’entre eux connaissait, au moins un peu, le parcours d’Henri Alleg dans l’Algérie coloniale et post-coloniale et pendant la guerre    d’indépendance comme dirigeant du Parti communiste algérien (PCA), ensuite en France au PCF notamment comme journaliste à l’Humanité, aussi ses prises de position actuelles contre l’effacement de    notre parti. Certains ont lu ses livres.

Ils ont voulu confronter leur recherche d’engagement (jeune) communiste d’aujourd’hui avec l’expérience d’Henri Alleg dans    des conditions historiques particulières, difficiles, extrêmes. Leurs questions fondamentales : la conception de l’organisation communiste, les stratégies de rassemblement, les objectifs de    lutte combinés au projet de société socialiste.

 

Sur le ton de la conversation franche, mêlant des analyses passées et présentes, des faits et des anecdotes marquants, Henri Alleg a captivé    l’assistance pendant plus de deux heures.

 

Le cadre colonial fait ressortir la spécificité du Parti de la classe ouvrière.

La société coloniale est fondée sur le racisme, un « racisme à tous les étages ». Le PCA aura été la seule organisation, notamment    de toute la guerre d’Algérie, à réunir des militants et des cadres indistinctement algériens ou européens.

La priorité du travail politique est dirigée vers les masses travailleuses les plus exploitées des villes et des campagnes, massivement    algériennes, mais sans rejeter les travailleurs européens. Le PCA a fait un travail considérable pour les droits et la promotion de cadres algériens (arabes) dans le syndicat. Tout opportunisme    électoral, dans des « départements » où les Européens votaient à part dans le « premier collège » (et disposaient d’autant d’élus que les 90 autres pour cent de la population)    a été écarté par le PCA.

 

L’Union de la jeunesse démocratique algérienne, qu’animaient les communistes et dont Henri fut l’un des dirigeants, a été un outil important    pour étendre la mobilisation politique à de larges franges de la jeunesse. L’UJDA était la première organisation de jeunesse d’Algérie. Henri raconte la participation remarquée    de l’UJDA au 1er Festival mondial de la jeunesse à Prague en 1947, financée, de façon rocambolesque … par l’administration coloniale.

 

Les combats politiques du PCA, de l’UJDA pour les travailleurs, pour le socialisme se confondent alors avec la lutte    anticolonialiste. Il en va de même de l’orientation du journal Alger Républicain, dont Henri devient le directeur en 1951 et qui, malgré des difficultés matérielles constantes, a un écho    politique considérable.

La lutte pour l’indépendance est la perspective. La victoire des Vietnamiens derrière Ho Chi Minh la rapproche. Pour les communistes,    l’insurrection de 1954 rentre dans l’ordre des choses. Les communistes algériens, quelle que soit leur origine, prennent position sans hésitation. Leur fraternité de lutte se retrouvera dans la    clandestinité, aussi dans les prisons sordides.

En France, après le 1er novembre 1954 et le début de la guerre de libération nationale, François Mitterrand, ministre de    l’intérieur, déclare : « l’Algérie, c’est la France ». Le PCF est le seul parti, et le restera, à soutenir les « revendications à la liberté du peuple algérien ».

Les années de la guerre d’Algérie illustrent la conception du rassemblement des communistes. La libération du colonialisme,    l’indépendance sont les objectifs primordiaux. Elles sont les conditions préalables de l’émancipation des travailleurs et du socialisme. Les organisations communistes s’engagent à fond,    rapidement dans la clandestinité et travaillent au rassemblement le plus large autour de ces objectifs.

En 1956, Henri Maillot déserte et détourne un important stock d’armes et de munitions. Ses camarades du PCA comprennent enfin pourquoi il    avait décidé de rempiler après son service, quand la « quille » était la perspective de quasiment tous les appelés. Le PCA décide de transférer la plupart des armes à l’Armée de    libération nationale, ALN, branche militaire du FLN.

Mais jamais le PCA n’a accepté la prétention de certains dirigeants du FLN de le voir perdre son autonomie, se dissoudre.

Dans la même lutte, les communistes se retrouvent avec des militants qui se réclament d’autres orientations philosophiques, notamment de    l’islam. Henri raconte comment un dignitaire religieux des « Oulémas », invité par l’administration coloniale à dénoncer les communistes, s’y refusera fermement. On est loin des    islamistes tels que l’Algérie les subit tragiquement depuis les années 80.

 

L’indépendance (juillet 1962) ne marque pas l’avènement du socialisme en Algérie. Le FLN était plus nationaliste que    vaguement socialiste. Dès novembre 1962, le PCA est interdit. Les dirigeants du FLN l’instaure comme parti unique, « parti du FLN », ce qui est un contresens au regard de sa    constitution en « front ».

Le régime usurpe la qualité d’Etat socialiste, aussi bien en termes de propriété réelle des moyens de production que de pouvoir. Ce qui    n’empêche pas quelques réelles avancées aujourd’hui remises en cause. Les pays de l’est, qui ont massivement aidé l’indépendance, peineront à s’en rendre pleinement compte. Le PCF aussi.

Le renversement de Ben Bella par Boumédiène en 1965, malgré leurs personnalités très différentes, n’a pas représenté pas une inflexion comme    Boumédiène l’a lui-même expliqué à Henri.

L’activité des communistes en Algérie se poursuit dans des conditions nouvelles, encore très difficiles.

 

Voilà repris sommairement quelques uns des points abordés par Henri Alleg. Il en a évoqué bien d’autres. La conversation aurait pu durer des    heures encore. En marge de la réunion, des jeunes lui demandent par exemple son analyse du « printemps arabe ». Il explique pourquoi on ne peut pas parler, malgré de réels soulèvements    populaires, de « révolutions », faute de renversement du mode d’exploitation et de parti révolutionnaire.

 

La demande de jeunes communistes, travailleurs, étudiants, lycéens, de plus en plus nombreux, de tels échanges, leur soif d’engagement    communiste et révolutionnaire conséquent, est porteur d’espérance.

C’est ce qu’Henri Alleg nous a confié.

Un grand merci à lui, pour tout.     

Dans un peu plus d’un mois, le 8 février, nous commémorons le 50ème anniversaire du massacre de Charonne où périrent 9 camarades    dont deux communistes du 15ème Jean-Pierre Bernard (30 ans) et Anne-Claude Godeau (24 ans). Les JC du 15ème l’ont rappelé dans leur introduction.

1992 : LES RAISONS DU NON A MAASTRICHT SELON LEO FIGUERES (les raisons du rejet de l’euro en 2012!)

Par vive le PCF http://vivelepcf.over-blog.fr/

 

1992 : LES RAISONS DU NON A MAASTRICHT SELON LEO FIGUERES

 

Les raisons du NON à Maastricht en 1992 sont les raisons du rejet de l’euro en 2012 !

 

Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial du bulletin « Notre Malakoff » de septembre 1992 par Léo    Figuères, alors maire et conseiller général de la ville.

 

Dans le cadre de la campagne nationale du PCF, mais avec ses propres expressions synthétiques, Léo Figuères    s’adresse aux habitants pour les appeler à voter NON au traité de Maastricht.

On peut vérifier à nouveau combien son analyse était juste et s’est vérifiée, en particulier sur les    objectifs réels et les conséquences néfastes de la monnaie unique.

 

On peut reprendre les mêmes arguments aujourd’hui. On le doit si l’on ne veut pas rester à perpétuité dans le    carcan de Maastricht, de l’UE et de l’euro.

20 septembre 1992, référendum sur Maastricht

 

1992 : LES RAISONS DU NON A MAASTRICHT SELON LEO FIGUERES (les raisons du rejet de l'euro en 2012!) dans Communisme-Histoire- Théorie sans-titre1LES RAISONS D’UN NON

 

Le 20 septembre, le référendum permettra de donner votre avis sur le traité européen signé à Maastricht. Pour ma part, je    vous invite à répondre NON, c’est-à-dire, à repousser le traité et avec lui, les graves périls qu’il comporte pour la France, son peuple et le monde du travail en premier    lieu.

Les croisés du oui, qu’ils soient de droite avec Giscard ou au gouvernement avec Bérégovoy, parent Maastricht des plus belles couleurs ; il    ouvrirait le chemin de la paix perpétuelle et de la prospérité générale.

Mais un grand nombre d’entre vous ne s’en laissent pas compter et disent leur volonté de voter NON. Ils ont raison.

Maastricht, ce n’est pas la paix ! C’est le risque de voir la    France entraînée dans des aventures militaires sous le prétexte de « défense commune » et d’être empêchée de jouer son rôle dans l’action pour un désarmement général et contrôlé, seul    gage véritable d’une paix solide.

Maastricht, ce n’est pas la prospérité ! C’est au contraire la voie    ouverte à plus d’austérité et de sacrifices pour réaliser l’objectif fondamental du traité : uniformiser les conditions de la concurrence des capitaux et de la course au profit dans les    douze pays de la CE.

La monnaie unique et la Banque qui la contrôlera en constitueront les instruments et seront en fait dominées par l’économie la plus puissante,    l’économie allemande.

L’on peut s’attendre, dans ce cadre, à la casse de nouvelles entreprises, à la croissance massive du chômage dès à présent annoncée pour les    douze pays et à de mauvais coups contre les acquis sociaux, la protection de la santé, le système des retraites, etc.

Avec Maastricht la France abandonnerait une bonne part de sa liberté d’action.

Comme le proclame Giscard, il s’agit bien d’un traité de droite qui corsèterait à tel point notre pays qu’il rendrait difficile tout changement    politique réel, toute réforme sociale de fond.

A ce traité de droite, il convient d’opposer un NON de gauche, un    NON signifiant que l’on veut une Europe dont les Nations coopèrent librement dans un esprit d’égalité et dans le respect des traditions et des droites de chacune    d’elles.

Avec vous, nous voulons construire l’Europe de la Pais et du désarmement, l’Europe des frontières ouvertes aux échanges des hommes et des    produits de leur travail, l’Europe du plein emploi et du progrès social.

Que vous soyez jeunes ou plus âgés, ne vous trompez surtout pas le 20 septembre. N’approuvez pas les gens du pouvoir et de    la droite à qui Maastricht donnerait de nouveaux moyens de frapper les gens modestes et d’hypothéquer plus encore l’avenir de notre jeunesse.

Vous abstenir par dégoût des jeux politiciens servirait aussi la politique dont vous ne voulez    plus.

Il faut qu’à Malakoff, le NON de gauche à Maastricht soit massif et puissant.

C’est-à-dire ce NON que je vous invite.

 

Léo FIGUERES

Maire de Malakoff

Conseiller général  

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Produire français ? Selon Georges Marchais en 1980 : Nationalisations et planification démocratique!

Vivelepcf, 28 décembre 2011

 Quelle politique industrielle pour le PCF ?

Nous sommes en 2011.

Les politiciens de droite, centre inclus, d’extrême-droite et de gauche reprennent en cœur les slogans « produire    français », « produire en France » que le PCF portait il y a 30 ans.

Ils ne manquent pas d’air, si vous nous permettez l’expression.

 

Au pouvoir successivement, ensemble sous la bannière de l’UE du capital :

- Ce sont eux qui aident massivement les entreprises qui ferment les usines ou délocalisent.

- Ce sont les mêmes qui privatisent et livrent les marchés publics d’équipement, au moyen d’appels d’offres, à des groupes privés qui    produisent souvent à l’étranger.

- Ce sont les mêmes qui sabotent depuis des années l’éducation nationale en général et l’enseignement professionnel en particulier.

- Ce sont les mêmes qui, de concert, droite, centre et PS, imposent en France les traités et directives européens, la libre circulation des    capitaux, le libre-échangisme selon l’OMC, la généralisation de la concurrence déloyale et faussée.

- Ce sont les mêmes qui ont imposé l’euro et entendent maintenant tout faire pour le sauver.

 

Comme les communistes l’ont justement dénoncé dans les années 90 en combattant Maastricht, l’euro a servi et sert à renforcer la mise en    concurrence entre les travailleurs et les pays, aussi bien dans la zone euro qu’avec l’extérieur. L’euro favorise les industries les plus structurellement exportatrices, notamment allemandes, et    écrase les activités en développement des autres pays de sa « zone ». L’euro « fort » permet aux grands groupes de délocaliser très avantageusement dans les pays    périphériques, à coûts encore moindres, y compris pour réimporter les biens produits.

 

En France le résultat est irréfutable : Le solde commercial des produits manufacturés s’est effondré passant de + 5 milliards    d’euros en 2000 à – 30 milliards d’euros en 2010.

L’évolution de l’industrie automobile est la plus édifiante. La France est un des seuls pays du monde à posséder (encore ?) une    filière automobile complète. Le solde commercial en biens automobiles est passé d’un excédent net de 10 milliards d’euros en 2000 à un déficit inédit de 5 milliards d’euros en 2010. Les aides,    les prêts, la prime à la casse, généreusement accordés par les gouvernements n’ont fait qu’accroître les dividendes, faciliter les délocalisations d’abord de la sous-traitance puis des unités de    production des constructeurs. 30.000 emplois ont encore été rayés depuis deux ans.

 

Ces nouveaux adeptes du « patriotisme économique » s’efforcent de masquer la responsabilité de leur propre politique. Mais    ils partagent un autre objectif : utiliser son résultat désastreux pour mieux poursuivre et aggraver les mêmes orientations!

 

- Au nom de la défense de l’industrie, érigée en « cause nationale », du renforcement de la compétitivité, ils conditionnent    les salariés et l’opinion à de nouveaux sacrifices sur les salaires et sur la protection sociale.

- Ils préparent de nouveaux cadeaux aux entreprises sous toutes les formes. Avec la signification progressiste qu’il a prise en France après    1945, le mot « nationalisation » fait peur au patronat et au pouvoir. Mais des « prises de participation publique » pour faire porter les coûts d’investissements et de plans    de suppressions d’emploi aux contribuables sont dans les tuyaux.

- Au nom de la « protection » de l’industrie, ils vont même sans vergogne jusqu’à justifier « plus d’Europe » et de    tutelle de l’UE.

 

Le PCF a toujours développé une politique de défense de la production industrielle nationale tournée à la réponse aux besoins, en même    temps que vers des coopérations internationales mutuellement avantageuses.

Après 1945, dans le contexte des destructions et du sabotage patronal d’un côté, du rapport de forces plus favorable aux travailleurs et aux    organisations révolutionnaires de l’autre, le Parti a lancé la bataille de la production, a gagné d’importantes nationalisations et avancées démocratiques que le patronat n’a jamais cessé de    remettre en cause depuis.

 

Nous reproduisons ci-dessous les passages du livre de Georges Marchais « L’Espoir au présent » de 1980 dans lequel il explique les    positions du PCF alors sur le « produire français ».

Nous le faisons pour alimenter la réflexion et le débat d’aujourd’hui.

 

Le slogan « produire français » prête peut-être maintenant à des confusions contre-productives. « Produire français » ne    veut évidemment pas dire gonfler les profits de capitalistes français (qui ne valent pas mieux que les autres) pour qu’ils daignent maintenir l’appareil productif plutôt que de le casser.

Les positions défendues par Georges Marchais sont indissociables. Comme on le relira, « produire français » n’a pas de sens sans    « nationalisations et planification démocratique ».

 

En contraste, la faiblesse des positions du Front de gauche et de son leader Mélenchon sur ces sujets est atterrante. Les    propositions semblent bien davantage destinées à donner un alibi « de gauche » à une future politique social-démocrate qu’à contribuer au développement des luttes.

 

Pour soutenir l’activité, il faudrait ainsi moduler les cotisations sociales en fonction de la politique de l’emploi des patrons : cela    revient en définitive à rentrer dans le dogme de la baisse du coût du travail. Le salaire différé, les cotisations sociales, les « charges » seraient responsables du chômage et de la    casse industrielle et non la course au profit.

Il faudrait créer des fonds pour délivrer aux entreprises des aides mieux contrôlées, notamment via des « pôles publics de l’industrie    rassemblant des partenaires publics et privés » (in programme « partagé »). Voilà qui ne peut que légitimer de nouveaux cadeaux publics aux capitalistes. En 2001, Jospin avait déjà    fait désigner Hue président d’une commission de contrôle des aides publiques aux entreprises dans ce but.

La formule ambiguë du Front de gauche, « pôles publics », s’applique à éluder la question décisive des nationalisations    démocratiques.

Enfin, les porte-parole du Front de gauche, la Maastrichien Mélenchon en tête, ne cessent de défendre l’existence de l’euro et la nécessité de    relégitimer l’UE en parfaite contradiction avec les analyses du PCF des années 90 qui se sont pourtant entièrement vérifiées.

 

Avec l’annulation du congrès du PCF pour imposer Mélenchon et le Front de gauche, les communistes ont été privés de réflexion collective sur    la politique industrielle et la production. C’est à partir de ses fondements théoriques, de ses positions historiques encore récentes que les communistes doivent la reconstituer.

 

Nous mettons en débat ces pistes :

- Il ne peut y avoir de politique industrielle sans augmentation des salaires directs (SMIC et rétablissement d’une échelle mobile) et    différés (cotisations sociales, suppressions des exonérations patronales).

- La défense et la reconstitution des filières industrielles répondant aux besoins principaux nécessitent une intervention publique    multiforme. L’accroissement de l’effort d’éducation, de formation et de recherche est fondamental. La renationalisation des grands services publics et le rétablissement des monopoles publics sont    une condition du développement de la production pour la réponse aux besoins. L’orientation de l’épargne et du crédit vers la production nécessite la nationalisation démocratique (et non le    renflouement) des institutions financières. Face à la casse industrielle, la nationalisation d’entreprises structurantes, stratégiques, voire leur réquisition (éventuellement au plan local), sera    indispensable.

- Seule des luttes intenses et coordonnées, au niveau des bassins d’emploi et au niveau national, permettront d’amener aux salariés et aux    populations le contrôle démocratique et les droits nouveaux qui donneront leur sens progressiste aux nationalisations.

- Le développement de l’industrie en France exige de rompre avec l’UE du capital, de s’affranchir des traités et directives européens, de    remettre en cause l’euro.

 

Après des années de « mutation », de « transformations », de « métamorphose », de « forums », de    « collectifs » et de « front de gauche », retrouvons le fil de l’analyse communiste !

111228_fabriquons_francais.jpg

Extraits de « L’espoir au présent », Georges Marchais, 1980, éditions sociales, page 151 et suivantes

 

Produire français

 

C’est une illusion de croire qu’on peut parvenir à une grande industrie française en la spécialisant à outrance sur un nombre limité de    « créneaux ». Comment, par exemple, prétendre à la maîtrise de la fabrication de certains articles textiles ou mécaniques si nous devons importer d’Allemagne fédérale les machines qui    permettent de les fabriquer ? Comment envisager de prendre une place importante dans les échanges internationaux de matériels électroniques si nous sommes asservis à la technologie    américaine ? Il faut donc reconstituer l’industrie française sur des bases nationales en accordant son développement à l’expansion du marché intérieur des biens de consommations, des biens    intermédiaires et des biens d’équipement.

 

111228_produire_francais2.jpgCette politique est indispensable pour lever la contrainte extérieure réelle qui pèse sur l’économie française. Je veux parler de l’état de dépendance dans lequel nous place une    politique giscardienne qui tient en quelques mots : le « tout à l’exportation », les investissements étrangers en France, l’américanisation de notre technologie, l’intégration    européenne et atlantique.

 

Ce que je propose ne veut pas dire que la France doive produire sur son territoire national tout ce dont les Français et notre économie ont besoin. Mais    aujourd’hui, du fait de nos assujettissements à l’étranger, toute relance du marché intérieur tend à provoquer un afflux d’importation de biens de consommation et surtout de biens d’équipement.    C’est inacceptable. Il faut donc renforcer les capacités de production dans les secteurs où nous sommes le plus vulnérables pour pouvoir diminuer les importations.

 

Mais, au-delà de ces préoccupations tenant à la dépendance de la France à l’égard de l’étranger, le développement des capacités de production française répond    avant tout à la nécessité de satisfaire les besoins de notre population et de notre pays. Si on fait des comparaisons internationales de consommation par tête, on s’aperçoit que les Français ne    sont pas de gros consommateurs pour la plupart des biens. De même, notre appareil productif national n’est pas – et de loin – l’un des plus gros consommateurs de ciment, d’engrais, de plastique    d’acier, etc. Rien ne justifie donc le freinage actuel des investissements privés et à plus forte raison la casse à laquelle se livrent les capitalistes français. Quant aux besoins dans le    bâtiment et les travaux publics, la pénurie de logements sociaux, d’équipements collectifs et d’infrastructures de toute nature dit assez que la production française est bien loin du    compte.

 

111228_produire_francais1.jpgIl faut donc prendre en compte l’ensemble des demandes qui résultent du redressement de productions trop dépendantes de l’étranger et de productions inférieures au niveau des besoins    du pays : c’est la base principale d’une politique industrielle dynamique et authentiquement nationale.

 

Cela signifie-t-il l’autarcie ? Absolument pas. Nous ne fixons à l’avance aucune limite à nos échanges extérieurs, dès lors que les conditions d’un    développement des bases productives situées sur le territoire français constituent un ensemble cohérent, solide et efficace. Je pense même que c’est la meilleure façon de se donner les moyens    d’une coopération extérieure diversifiée. Pour jouer un rôle, il faut « faire le poids ». Cela n’est pas contradictoire avec la nécessité de défendre les productions nationales, en    recourant, s’il le faut, à des mesures de sauvegarde.

 

Produire, français, c’est cela !

 

Renforcer nos capacités de production

 

Toutes les grandes branches doivent être développées en France et leur essor doit être coordonné en accordant une attention particulière aux filières majeures de    l’agro-alimentaire et de l’exploitation des ressources naturelles (bois, mer, minéraux), de l’énergie, de la métallurgie et des biens d’équipement, de l’électromécanique et de l’électronique, de    l’aérospatiale, de la chimie, des véhicules et des transports, du bâtiment et des travaux publics.

 

Ce développement national cohérent ne peut être réalisé à l’initiative des capitalistes. Une politique industrielle ne peut être mise en œuvre sans    ces réformes de structures dont j’ai parlé dans un précédent chapitre : les nationalisations et la planification démocratique.

 

J’ai parlé, par exemple, de nationaliser la sidérurgie. La France a besoin d’une puissante industrie sidérurgique diversifiée sur une large gamme de produits,    exploitant en priorité le minerais de fer et le charbon à coke nationaux et débouchant sur des activités métallurgiques de transformation. Pour parvenir à la maîtrise nationale d’ensemble de ces    travaux associés, à l’évidence, il faut réaliser une véritable nationalisation du secteur.

 

produire_francais3.jpgDe    même, l’indépendance nationale implique la maîtrise des principales industries de pointe. La France a déjà de bonnes positions dans le nucléaire, l’aérospatiale et certains secteurs de    l’électronique. Ainsi est-elle bien placée en matière de télécommunications et dans de multiples activités de l’informatique, ce qui représente des points forts dans un monde où vont se poser de    plus en plus des problèmes de communication, de liaison, d’automation. Mais c’est une illusion de penser que la Nation pourra en tirer partie sans rompre avec la domination américaine, sans se    donner les moyens d’imposer l’intérêt national contre les intérêts particuliers.

 

Le rôle du secteur public est donc appelé à croître. Dès aujourd’hui, ce sont les entreprises publiques qui empêchent la conjoncture économique de s’effondrer et    l’appareil productif de trop vieillir en assurant l’essentiel de la croissance des investissements. Elles assument également des fonctions déterminantes aussi bien dans les échanges extérieurs    que dans l’effort de recherche et de développement. Le secteur public est l’outil décisif des transformations structurelles nécessaires. Son élargissement par de nouvelles nationalisations et sa    démocratisation sont donc à l’ordre du jour.

 

D’autres moyens doivent être mis en œuvre pour renforcer les capacités de production en France. Il s’agit en particulier, des marchés publics dont les modalités    sont, aujourd’hui, soumises à un petit nombre de fournisseurs capitalistes. L’ensemble du système d’aides doit être redéployé pour mieux servir les objectifs nationaux d’emploi, de modernisation,    d’innovation, de coopération internationale, de développement régional.

Produire français, c’est aussi cela ! 

Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ? et LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE, PCF Manche

Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ? et LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE, PCF Manche dans Communisme-Histoire- Théorie 111226_jlm_pl-300x164Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ?

 

Dans une lettre ouverte, reprise par l’AFP et publiée intégralement dans l’Humanité du 19 décembre 2011, Pierre Laurent se plaint auprès    d’Yves Calvi d’un « boycott » à son égard sur les chaînes de France Télévisions.

Il réclame une augmentation du temps de parole du Front de gauche et de tous ses représentants, de Jean-Luc Mélenchon, dont il    « préside le Conseil national de campagne », et des autres.

Il déplore les propos « diffamatoires » sur France 5 de Stéphane Courtois (spécialiste des coups bas anticommunistes s’il en    est !) qui l’a traité de « fils d’apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa ».

Cette lettre ouverte de Pierre Laurent a suscité plusieurs réactions qui nous ont été adressées. Nous reproduisons ci-dessous la lettre à    l’Humanité du camarade Jean-Claude Paté de la fédération de la Manche.

Les media au service de l’idéologie dominante ont toujours cherché à minimiser et déformer les actions et l’expression des communistes. La    dénonciation de cette injustice fait partie de nos combats permanents à tous les niveaux.

Mais aujourd’hui, les dirigeants du PCF noient le Parti et ses positions historiques dans un « Front de gauche » et mettent en    avant un politicien comme Jean-Luc Mélenchon, acteur roué de la scène médiatique. Comment, pourquoi, avec ce choix, s’étonner d’être occulté ?

 

Vivelepcf, 26 décembre 2011


 

LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE

 

Jean-Claude PATE

Communiste de la section Valogne-Manche

50630 QUETTEHOU

 

Journal l’Humanité

93528 SAINT-DENIS CEDEX

 

 

Bonjour,

 

L’Humanité a fait paraître la lettre de Pierre Laurent à Yves Calvi [de France-Télévisions – « contre ses    discriminations à l’égard du PCF » édition du 19 décembre 2011 – NDLR], voici la réflexion qu’elle m’inspire :

Pierre Laurent écrit et s’insurge auprès de Calvi, car il se considère blessé par les propos insultants tenus par Pierre    Courtois lors de l’émission « C’est dans l’air » le 13 décembre.  Celui-ci se serait livré selon Pierre à une attaque violente en disant : « un fils d’apparatchik qui a    mis les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié »

Sauf erreur de ma part, il est le fils de Paul Laurent ayant tenu de hautes fonctions au sein du parti communiste, rappeler ce    fait ne souffre à mon sens pas matière à protestation sauf de désaccord avec ce père communiste… ?

Alors, pourquoi ce soudain apparent réveil communiste, lui qui dans sa lettre réclame un temps de parole dans la campagne    présidentielle en tant que directeur de campagne du Front de gauche.

Ce « Front de gauche » est une marque déposée par le parti de gauche de Jean Luc Mélenchon.  Ce proche d’Oscar    Lafontaine de Die linke, qui a pratiquement fait disparaître le Pc allemand, ne rêverait-il pas pareille aventure ?

D’avancer pour argumenter, que d’autres représentants de parti politique ont eux droit à l’expression, alors que lui en est    absent. C’est un fait. Mais ils sont justement représentants de partis politiques engagés dans la bataille présidentielle. Nous non, hormis un rôle de strapontin à la discrétion du candidat    Mélenchon.

Et c’est bien la raison pour laquelle un grand nombre de militants et sympathisants déplorent l’absence d’un candidat communiste    et certains adhérents rejettent ce Front de gauche imposé par la direction sans jamais avoir été discuté, ni validé lors d’un congrès.

Reprocher que les élus communistes soient écartés des médias, ce n’est pas un fait nouveau, mais il y a aussi un bon moment, que    ces mêmes élus font tout pour n’apparaître que derrière un groupe n’ayant plus l’appellation communiste à l’assemblée nationale, alors que le règlement permet la constitution d’un groupe    politique à partir de 15 députés.

C’est si vrai, que certains élus comme André Chassaigne ont transformé leur blog communiste en front de gauche.

Pierre Laurent lui-même président du Parti de la gauche européenne avance également masqué au niveau européen. Le Parlement    européen a voté l’intervention en Libye, alors qu’étrangement les députés PCF du groupe GUE étaient absents.

Lors des dernières élections cantonales, les démarches infructueuses auprès du ministère de l’Intérieur pour fondre les    résultats communistes dans le Front de gauche en sont encore une illustration supplémentaire, d’ailleurs l’Humanité a présenté le résultat sous cette bannière.

Présentant ces résultats comme un progrès, alors qu’une analyse plus fine faisait état d’une augmentation en pourcentage certes,    mais d’une chute vertigineuse en voix notamment dans les quartiers populaires.

La future élection législative démontre également la volonté affichée de vouloir présenter à marche forcée les candidats du    parti communiste sous une appellation « Front de gauche », autour d’un programme réformiste dit « partagé » loin de correspondre à l’attente, ni des besoins de changement de    société, dont pourtant la crise du système capitaliste devrait amener à réflexion.

D’ailleurs, certains candidats, au vu des difficultés à rassembler les militants communistes, commencent à réfléchir à la    manière de se présenter, mais une fois élus, ils porteront l’estampille Front de gauche dans ce groupe.

Alors, pourquoi ce long courrier de protestation molle de Pierre Laurent auprès des médias, sauf le fait d’être meurtri dans son    égo et de rappeler la règle d’un pluralisme qui n’a jamais existé ?

Ce besoin de rappel communiste, n’est-il pas fait, pour provoquer la fibre communiste, afin de la réveiller ?

Car force est de constater l’insuffisance d’engagement des communistes dans une campagne électorale dont ils ont été écartés de    l’élaboration et dans laquelle ils ne se retrouvent pas.

Ce pamphlet n’aurait-il pas pour démarche de détourner l’attention des communistes supportant de moins en moins le discours    général de crise, de toujours plus d’Europe et de rendre oublieux le report du congrès du parti, décidé par la direction dont il est le secrétaire ?

Un congrès qui aurait rendu possible de débattre de l’état de notre société, d’élaborer un plan de lutte, de changement profond    à proposer au peuple, pour qu’il se rassemble dans la lutte, et lui donner une perspective d’accéder au pouvoir pour opérer de vrais changements.

De retrouver enfin la base des communistes dans ce qu’ils savent faire : lutter, débattre, organiser, rassembler, mais pour    cela il faut vouloir les entendre et leur rendre leur capacité d’analyse, de proposition ?

Fraternellement

Jean Claude Paté

Communiste de la section de Valognes Manche

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