Archive | Communisme-Histoire- Théorie Flux RSS de cette section

Nous sommes près de 200 communistes à avoir reçu la lettre de la direction nationale du PCF….Réponses à Jacques Chabalier… Marc Jammet, conseiller municipal et Armelle HERVE, secrétaire de Section Mantes La Jolie

 

Nous sommes près de 200 communistes à avoir reçu la lettre de la direction nationale du PCF....Réponses à Jacques Chabalier... Marc Jammet, conseiller municipal et Armelle HERVE, secrétaire de Section Mantes La Jolie dans 36éme Congrès du PCF imagesArmelle HERVE Le 30 novembre 2012

 

31 Rue Pierre Curie

 

78200 Mantes la Jolie

 

 

 

 

 

A Jacques CHABALIER

Je viens de recevoir ta lettre circulaire – non signée – me signifiant que ma signature apposée au texte alternatif « Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe » n’avait pas été validée faute de cotisations à jour.

Je n’ose croire que tu te sois laissé abuser par la Fédé des Yvelines ! Lequel de vous deux est le plus malhonnête (au moins) intellectuellement ?

Aucune précision ne m’a été demandée par courriel, par téléphone …

 

Je vais donc t’expliquer les choses : suite à un accord entre la section de Mantes la Jolie et la Fédé 78, depuis l’an passé, il a été convenu de faire le point une fois par an, au nom par nom, pour les adhérents qui règlent leur cotisation en espèce ou en chèque à l’ordre de notre section. Il était entendu que les règlements ADF PCF et les prélèvements automatiques seraient encaissés par la Fédé – qui par ailleurs nous reverse avec un délai plus ou moins long la part qui nous revient … (ce n’est pas exactement cela dans les statuts, je me permets de te le rappeler toi que je sais tatillon …)

 

Je ne vais pas m’attarder sur les difficultés à faire vivre un parti essentiellement organisé dans la grande cité populaire du Val Fourré, à Mantes la Jolie, sur les bonheurs et les espoirs que portent nos luttes. C’est le cas notamment pour l’embauche de salariés à la CAF ; pour la réouverture du service de cardiologie interventionnelle dans notre hôpital public depuis …2 ans ½ . Non, je ne m’attarderai pas sur ces sujets, je crois que tu as bien d’autres préoccupations bureaucratiques, loin de ces activités extérieures qui ont pour modeste ambition d’organiser la lutte, de nourrir le débat idéologique sur la nécessité d’un changement de société en rupture avec le capitalisme.

 

Alors, pour en venir à l’essentiel de ton courrier administratif, je te précise qu’en un peu plus de 30 ans de Parti, j’ai toujours été à jour de mes cotisations (quelle que soit ma situation financière par ailleurs). Lorsque j’étais adjointe au Maire, je « virais » directement l’intégralité de mon indemnité à la Fédé, et il fut une époque où je versais aux différentes souscriptions.

Mais je te sens encore sceptique, alors je t’adresse la photocopie des chèques versés. Pour finir de te rassurer je te joins celle du dernier trimestre 2012 que je remets ce jour à ma trésorière.

Avec cette mise au point je te demande de faire un rectificatif, public, dans Communistes, et à l’attention des adhérents. Je persiste et signe pour le texte alternatif « Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe » et te demande de l’enregistrer.

Je ne te demande pas d’excuses, je sais qu’elles ne seront pas sincères puisque tu es dans un affrontement idéologique. Tes pratiques sont à l’opposé de tout principe démocratique digne de ceux que je combats.

Je ne te salue pas.

Armelle Hervé

Secrétaire de la section de Mantes la Jolie (78)

marc-jammet-300x225 dans Communisme-Histoire- Théorie

Marc lors de notre débat à la fête des Libertés

Marc Jammet

Membre du Conseil départemental des Yvelines du PCF

Conseiller municipal de Mantes la Jolie

31 rue Pierre Curie

78200 Mantes la Jolie

A

Jacques Chabalier

Responsable Vie du Parti

2, place du Colonel Fabien

75019 Paris

Copie à Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF

Le 1° décembre 2012

 

Cher camarade,

 

Ton courrier est une insulte au militant et à l’élu que je suis, respectivement depuis 35 ans et 10 ans.

J’ai toujours été à jour de mes cotisations et, bien souvent, davantage qu’au taux préconisé.

Je te signale que je finance seul, en sus de mes cotisations, mon bulletin d’informations municipales envoyé à plus de 1.000 Mantais par La Poste, trois fois par an – soit 3.000 euros annuels alors que je sors à peine d’une période de chômage de 3 ans et 6 mois.

Pour ce qui concerne la fédération des Yvelines, je t’invite à te rapprocher d’elle et à lui demander des explications sur ce qui semble être, pour le moins, « une légèreté » de la direction.

Il faut en effet que tu saches qu’après quelques péripéties et parce que notre fédération ne reversait pas la part qui revenait aux sections, nous avons passé un accord nous permettant de garder les cotisations qui nous sont versées directement avant que nous ne régularisions, une fois par an, les comptes.

 

Cela nous permet tout simplement de pouvoir disposer d’un « fonds de roulement » pour mener notre activité politique. C’est le cas notamment de notre action pour que la CAF de Mantes la Jolie réponde à sa mission de service public ou celle encore contre la privatisation d’une partie des services de notre hôpital (qui a rassemblé 27.000 signatures sur un bassin de vie de 100.000 habitants).

 

La fédération le sait d’autant plus qu’elle a envoyé un courrier à notre trésorière lui demandant de lui indiquer quels adhérents étaient à jour. Notre camarade lui a répondu aussitôt (je suis à jour – comme tous les autres camarades signatures du texte).

Je m’étonne donc que, sans attendre notre réponse, la fédération nous ait déclarés « non-cotisants » alors qu’elle vient de reconnaître avoir attribué « 40 adhérents fantômes » à une autre section depuis 2009.

 

Au-delà de cette « cuisine » à l’odeur peu ragoutante, tu ne m’empêcheras pas de penser que le courrier « très moral » que tu viens de m’adresser ne vise qu’à une chose : casser le thermomètre pour faire réélire la direction nationale actuelle et donner une caution démocratique à une ligne politique qui mène droit à la disparition du PCF et de ses idéaux au profit d’une partie de pouvoir dans une société que la direction nationale a renoncé à changer.

 

Pour ce qui me concerne – et j’en suis persuadé, l’ensemble de mes camarades que tu veux considérer comme quantité négligeable, je te réaffirme notre volonté de faire vivre et développer un parti communiste utile au changement de notre société et à la construction du socialisme dans notre pays.

 

Cordialement

Marc Jammet

PRES DE 200 COMMUNISTES EN FRANCE ET SIGNATAIRES DU TEXTE pour le 36éme Congrès du PCF

« Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement!

Aisne, Somme, Oise, Gironde, Var, région parisienne, etc…..

ONT RECU LA LETTRE DE LA DIRECTION NATIONALE DU PCF

DONT JEAN  A ST QUENTIN /LUC TOURNAY SECRETAIRE DE SECTION

PAULETTE CARPENTIER

SERGE CASIER

CHRISTIAN PLE

  CORINNE BECOURT, membre du Conseil National…ET d’autres

De quoi la direction du PCF a-t-elle peur?

Communiqué des signataires du texte alternatif, 30 novembre 2012 (en PDF)

 

rond dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectifLe 17 novembre, au nom de 450 communistes, dont 8 membres du Conseil national du PCF, 2 secrétaires de fédération, plus de 30 secrétaires de section, nous avons déposé un texte alternatif à la « base commune alternative » de la direction du Parti, « Rallumer les étoiles ».

Notre texte s’intitule « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

Il pose la nécessité du bilan de l’opération Front de gauche, décidée unilatéralement par la direction. Il propose la rupture avec cette nouvelle étape de la stratégie d’effacement du PCF, de ses positions et de son organisation, d’alignement sur une social-démocratie « de gauche », avec Mélenchon comme porte-parole de fait et une dévalorisation du vote communiste.

Notre texte analyse les graves conséquences des illusions semées sur Hollande et sur l’alternance. Il porte la nécessité, face à la super-austérité programmée « de gauche », de grandes campagnes, en lien avec les luttes, contre l’Union européenne du capital et son instrument, l’euro, pour la défense intransigeante du financement solidaire de la Sécurité sociale, des services publics… Il porte la nécessité de renouer avec notre perspective révolutionnaire, le socialisme : « Il est gravement illusoire de laisser croire que l’on pourrait mettre « l’Humain d’abord » sans rompre avec le capitalisme et l’exploitation de l’homme par l’homme », écrivons-nous.

Nous proposons une adresse nationale au peuple de France pour la nationalisation des secteurs clefs de l’économie, à commencer par l’industrie, les institutions financières, la grande distribution et pour la reconquête des grands services publics.

Vous trouverez, ci-joint, le résumé officiel de notre texte, seule motion rejetant clairement la ligne réformiste d’abandon dans le Front de gauche et le Parti de la gauche européenne.

Au moment où le fonctionnement démocratique des partis « bourgeois » fait tristement jaser, nous déplorons que la direction du PCF choisisse d’étouffer le débat au sein de notre parti. Le vote sur les textes doit avoir lieu les 14 et 15 décembre prochains. A ce jour, la direction ne les a pas envoyés aux adhérents. Le document qu’elle prévoit de faire parvenir comprendra 72 pages « journal », de l’ordre de 600.000 signes typographiques, l’équivalent du « Da Vinci code » à absorber en quelques jours…, sans possibilités d’organiser le débat de fond dans les sections et fédérations. De qui se moque-t-on ? Des communistes ! De qui a-t-on peur du côté du Front de gauche ? Du débat contradictoire, de l’opinion éclairée des communistes !

Vous trouverez ci-joint un communiqué exprimant notre totale réprobation de ces méthodes.

 

Il y a et il y aura des révolutionnaires conséquents en France, ils sont et ils seront communistes !

 

1 Commentaire

COMMUNIQUE: BULLETIN DE VOTE, TEXTE ALTERNATIF. LA DIRECTION DU PCF RAYE A SA GUISE! LAMENTABLE!

Pas question de laisser la direction sortante du PCF trier parmi les adhérents du PCF ceux qui lui conviennent et éliminer arbitrairement les noms de trois des premiers signataires du texte alternatif!

Communiqué des signataires du texte, 26 novembre 2012. EN PDF.

 

Si la direction sortante du PCF ne veut voir à son congrès qu’une seule tête, une seule politique, celle du Front de gauche et de l’effacement de notre grand Parti historique, éventuellement sous des masques différents.  Nous sommes résolus à ne pas la laisser faire.

Nous avons déjà dénoncé comment elle fuyait l’expression souveraine des communistes, quitte à sortir de sa propre légalité. Le 36ème congrès se déroulera, en février 2013, 4 ans et demi après le précédent congrès statutaire de 2008. Les statuts actuels imposent pourtant la tenue d’un congrès national au moins tous les trois ans.

Entre temps, la constitution du Front de gauche, l’alignement sur Mélenchon, le programme électoral, et toutes les décisions stratégiques principales, ont été décidés en dehors de l’avis des communistes et de leurs organisations locales, laissées en déshérence ou placées en dépendance du Front de gauche.

Obligée quand même de tenir un 36ème congrès du PCF, la direction met tous les moyens dont elle pense disposer pour anesthésier le débat, en faire un temps mort.

Les délais sont le plus resserré possible. Le texte de « base commune » est le plus vague et éloigné des réalités possible, comme son titre le montre ridiculement : « Rallumer les étoiles ». Les vrais débats sont noyés dans une suite de questions, dans des « fenêtres », sur lesquelles les communistes ne sont pas appelés à trancher. Des textes alternatifs, plus ou moins de complaisance, émanant de groupes gauchistes ou de personnalités et d’élus tous inscrits dans la stratégie du Front de gauche, servent de contrefeux officiels.

Dirigeants de fédération, de section, de cellule du PCF, militants, vétérans ou jeunes, dont 8 membres du Conseil national, nous avons décidé d’utiliser ces dispositions pour faire entendre une autre voix (voir le communiqué général), à travers le texte alternatif « Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

C’est visiblement insupportable à la direction du Parti. Elle multiplie les attaques contre notre expression communiste, ce qui ne peut que renforcer nos convictions sur sa justesse. Les articles de l’Huma ignorent notre démarche, déforment le titre de notre texte. Nous sommes prévenus, quasiment par hasard, in extremis, des conditions de dépôt et de parution du texte. Etc.

Voilà maintenant que la direction, via Jacques Chabalier, commissaire national à la « vie du Parti », entend choisir, à la place des initiateurs de notre texte, les noms à publier des premiers signataires. Un coup, Chabalier nous informe qu’il ne faut pas plus de 10 noms, une autre fois 15 : selon ses décisions arbitraires.

Nous lui en fournissons 16, moins que les autres textes.

Au dernier moment, pour dans le projet de  bulletin de vote (alors que les communistes n’ont pas encore les textes !), voilà que nous découvrons, comme ça, sur internet, que Chabalier a éliminé 3 des 16 noms.

Pas dupes, nous savons bien qu’il s’agit de restreindre l’image de l’extension politique géographique de notre démarche communiste. Chabalier et ses chefs ont décidé de biffé trois noms, à défaut des 16. Pas n’importe lesquels !

Celui de Fabien Marion, un des artisans principaux de la renaissance de la jeunesse communistes dans les Bouches-du-Rhône, aujourd’hui secrétaire d’une cellule du PCF à Aix-en-Provence.

Celui d’Armelle Hervé, membre du Conseil départemental du PCF des Yvelines, secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, active dans certaines des plus grandes cités populaires de France. Armelle est adhérente depuis 30 ans (et cotisante ininterrompue).

Celui de Corinne Bécourt, membre du Conseil national du PCF, animatrice de la section de Saint-Quentin, adhérente (et cotisante !) depuis 24 ans.

Impensable ! Corinne t’appelle, Jacques. Tu oses lui répondre que tu la rayes, tu lui nies sa qualité de communiste (contre les statuts du Parti), parce que tu estimes qu’elle ne paye pas assez de cotisations ! Quelle conception du Parti as-tu ? Celle du parti d’élus, de politiciens professionnels, de bobos et de clientélistes dans le Front de gauche ?

Camarade Chabalier, tu ne connais peut-être pas – tant mieux pour toi, si ce n’est pas ta situation – les bas salaires, l’inquiétude quotidienne d’avoir des enfants dans la précarité, l’utilisation quasi inévitable des crédits, quand on se retrouve seule d’un coup avec trois enfants à charge, comme cela arrive à beaucoup d’hommes et bien plus souvent à des femmes.

COMMUNIQUE: BULLETIN DE VOTE, TEXTE ALTERNATIF. LA DIRECTION DU PCF RAYE A SA GUISE! LAMENTABLE! dans 36éme Congrès du PCF indexCamarade Chabalier, quand tu viens au CN, tu es rémunéré pour cela. Corine Bécourt perd une journée de congé ou prend un jour sans solde.

Camarade Chabalier, quand tu payes tes cotisations, comme tu es imposable, l’Etat t’en rembourse les deux-tiers. Sache que ce n’est pas le cas pour d’autres.

Militer dans un territoire, être responsable d’une section, tu dois le savoir, c’est aussi raccompagner des camarades le soir dans toute le Saint-Quentinois sans compter l’essence…

Nous n’acceptons pas, ni aujourd’hui, ni à travers l’aggravation des statuts du Parti avancée, que la direction finisse de trahir l’histoire et la raison d’être du Parti de la classe ouvrière et de ses alliés, de le transformer en parti institutionnel centré sur la petite bourgeoisie et les combines politiciennes.

En tout état de cause, tu es tenu, comme la direction dont tu es l’émanation, de respecter les statuts actuels du Parti (voir ci-dessous).

Aussi, à travers ce communiqué public, nous demandons à la direction du PCF, sans délais de rétablir la liste intégrale des premiers signataires de notre texte alternatif « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe, ni abandon, ni effacement ! ».

Vive le Parti communiste français !

PS : extrait des statuts.

Art 11.1 « A l’issue de cette période, deux cents adhérent(e)s issu(e)s d’au moins dix fédérations peuvent proposer une base de discussion alternative qui doit traiter de l’ordre du jour du congrès et respecter la cohérence de celui-ci. Sa dimension ne saurait excéder celle du projet adopté par le conseil national. »

 

Jean Baus (54), secrétaire de la section de Jarny, fédération de Meurthe-et-Moselle; Frédéric Bernabé (70), section de Vesoul, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône, Conseil national; Corinne Bécourt (02), section de Saint-Quentin, CD de la fédération de l’Aisne, Conseil national; Jean Clavel (92), section de Malakoff, fédération des Hauts-de-Seine, soldat du refus en Algérie; Joël Copin (62), section de Rouvroy, fédération du Pas-de-Calais, responsable pour Rouvroy d’une association nationale d’entraide et d’action sociale; Emmanuel Dang Tran (75), secrétaire de la section de Paris 15, CD de la fédération de Paris, Conseil national, responsable de la revue « Cahiers communistes »; Fabienne Debeauvais (80), section d’Amiens, fédération de la Somme, Conseil national; Claude Fainzang (75), section de Paris 19, CD de la fédération de Paris, conseil national, responsable nationale d’une association de défense du droit au logement; Armelle Hervé (78), secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, CD de la fédération des Yvelines; Eric Jalade (81), section de Castres, secrétaire de la fédération du Tarn, Conseil national; Jean-François Larosière (59), section de Douai, CD de la fédération du Nord, responsable régional d’une association de solidarité avec le peuple palestinien; Fabien Marion (13), section d’Aix-en-Provence, fédération des Bouches-du-Rhône; Dominique Negri (38), secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, CD de la fédération de l’Isère, CN; Michel Perrin (87), section Limoges-Cheminots, fédération de la Haute-Vienne, ancien secrétaire de la fédération; Christian Tabaglio (54), section de Jarny, fédération de la Meurthe-et-Moselle, Conseil national, Russell Yates (77), secrétaire de la section de Meaux; Noël Zicchina (2A), section d’Ajaccio, CD de la fédération de Corse-du-Sud

Et des centaines d’autres camarades: 450 signataires du texte de 57 fédérations…

 

 

 

20% des voix pour les (vrais) communistes dans la deuxième ville d’Autriche! Félicitation!

20% des voix à Graz ! Félicitations à nos camarades de la Fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ)

Communiqué, 27 novembre 2012

Graz est la deuxième ville d’Autriche avec 250.000 habitants et la capitale de la province de Styrie. C’est à la fois une cité industrielle, administrative et étudiante. Des élections municipales y avaient lieu dimanche 25 novembre 2012.

Depuis, la presse réactionnaire autrichienne commence à s’alarmer rebaptisant déjà la ville « Stalin-Graz ».  En effet, le résultat marquant est la poussée du Parti communiste autrichien, KPÖ, qui atteint 19,86% des voix, + 8,68% par rapport à 2008.

20% des voix pour les (vrais) communistes dans la deuxième ville d’Autriche! Félicitation! dans Communisme-Histoire- Théorie 121127_kpoLe KPÖ devient la deuxième force politique de la ville derrière le Parti populaire (droite, 33,74%), mais devant le Parti social-démocrate (15,31%) et le Parti « libéral » (FPÖ, extrême-droite, 13,75%, en hausse de 3%).

La poussée des communistes, qui arrive même en tête dans le district populaire de Gries, est une très bonne nouvelle.

D’abord pour les habitants de Graz. Ce succès électoral porte toutes les actions des communistes menées avec la population pour la défense des droits sociaux, pour les services publics, en particulier pour le logement social. La nouvelle municipalité devra en tenir davantage compte.

L’action des communistes dans le monde du travail a permis de contenir le mouvement de détournement et de récupération de la colère ouvrière par l’extrême-droite. Selon une enquête, les ouvriers de Graz auraient voté à 24% pour le KPÖ (mais à 30% pour le FPÖ).

Le résultat du KPÖ à Graz représente aussi un encouragement pour tous les communistes d’Europe qui entendent rester fidèles au marxisme et au léninisme, à la perspective et à l’organisation révolutionnaires qu’ils ont permis de construire.

C’est le choix de la fédération de Styrie du KPÖ, quand la direction nationale du Parti, dépositaire du nom et du patrimoine historiques, fait, elle, le choix du Parti de la gauche européenne et d’un Linke à l’autrichienne. L’opposition totale à l’UE du capital, la demande de sortie de l’Autriche de l’UE et de l’euro font partie des axes de bataille principaux de nos camarades de Styrie.

Le KPÖ-Styrie est la seule fédération d’Autriche à être restée organisée localement et à être représentative électoralement (entre 4 et 6% au niveau d’une province d’1,2 million d’habitant) quand le KPÖ national est tombé dans l’insignifiance (entre 0,2% et 1%). Sa ligne inspire et aide considérablement le développement de la jeunesse communiste en Styrie comme dans tout le pays, la KJÖ.

Voilà aussi le travail remarquable que la dernière élection à Graz reflète.

Dans le cadre de nos objectifs communistes et internationalistes communs, nous faisons connaître l’expérience styrienne aux communistes français.

Nous adressons nos chaleureuses et fraternelles félicitations à la fédération de Styrie du KPÖ.

Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Emmanuel Dang Tran, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Christian Tabaglio, membres du Conseil national du PCF

En lien un article sur la situation du mouvement communiste en Autriche de Robert Krotzer, secrétaire de la jeunesse communiste autrichienne (Cahiers communistes – juillet 2011).

Pour la nationalisation des secteurs clefs de l’économie et la reconquête des grands services publics

36ème congrès du PCF – Texte alternatif – « Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement!

PARTIE VII

Proposition de campagne nationale du PCF  http://vivelepcf.fr/congres-du-pcf/pcfcongres-nos-textes-de-reference-depuis-2005/


Pour la nationalisation des secteurs clefs de l’économie et la reconquête des grands services publics dans 36éme Congrès du PCF 29-greves-doccupation-dusine_photos_29-greves_occupation-1Il ne se passe pas un jour sans que soient annoncés une fermeture d’usine et des centaines de suppressions d’emploi. Les patrons et les capitalistes français, aidés par les gouvernements successifs, l’UE et l’OMC, maximisent leurs profits en détruisant des pans entiers de l’appareil productif, des compétences, des capacités de notre économie à répondre aux besoins de notre peuple et aux besoins de coopération avec les autres peuples. L’industrie automobile et de la sidérurgie sont des exemples emblématiques de cette politique de casse comme de la montée des luttes pour s’y opposer.

Cette stratégie du capital n’est pas nouvelle mais il est en situation de l’aggraver. Il met en scène sa propre crise pour, au nom de la compétitivité, en connivence avec les pouvoirs de droite ou de « gauche », écraser les acquis sociaux, les conditions de travail et les salaires.

Les producteurs, notamment les agriculteurs, sont soumis à la pression de plus en plus insupportable des trusts de la grande distribution.

En s’appuyant sur les directives européennes, les gouvernants démantèlent les services publics, les livrent à la privatisation, à l’appétit des capitalistes. Ce pillage est devenu un de leurs principaux foyers de profit en France.

La crise de la dette et des déficits publics, creusés délibérément à leur profit, sert, avec l’euro, de prétexte à l’aggravation de cette politique. Les « marchés financiers » en seraient les commandeurs, abstraits et omnipotents, alors qu’ils ne sont rien d’autres que les capitalistes eux-mêmes à travers les banques et institutions financières privatisées.

Les politiciens qui se succèdent au pouvoir rivalisent d’hypocrisie devant les préoccupations des travailleurs. Ils adoptent la posture du « patriotisme économique », n’hésitent pas à conspuer en public les excès de la finance.

Mais, dans les faits, leur politique va toujours dans le même sens. Ils multiplient les aides publiques au patronat, mettent la pression sur les salariés, les retraités, les jeunes, attaquent la sécurité sociale et les statuts du travail, et accélèrent encore la marchandisation des services publics.

En fait de « solutions », ils s’efforcent d’éloigner les centres de décision de la souveraineté populaire en poussant l’intégration dans l’Union européenne du capital, si besoin au nom de la fiction de « l’Europe sociale ». Ils renforcent la mainmise du capital sur la politique monétaire avec l’euro, instrument de la mise en concurrence des peuples. Ils dénationalisent les services bancaires en les plaçant au niveau européen. Avec le TSCG, ils passent à une nouvelle étape dans l’intégration budgétaire, dans la mise sous tutelle des peuples.

Communistes, plus que jamais, nous pensons que l’heure est à proposer à tous ceux qui résistent, qui luttent, à tous ceux qui ont intérêt à combattre la politique du capital une perspective de rupture. Il n’y a plus de grain à moudre pour ceux qui voudraient aménager les ravages du capitalisme. Il faut des propositions de rupture à la hauteur de l’attaque antisociale, antiéconomique et antipopulaire.

Aussi, nous vous proposons de nous engager ensemble, travailleurs, militants syndicalistes, jeunes, retraités, en lien direct avec nos revendications immédiates et nos demandes d’interventions publiques en faveur du monde du travail, pour un vaste programme de nationalisations démocratiques, dans l’esprit de celles gagnées à la Libération.

Cela ne peut plus durer. Le peuple, les salariés, doivent prendre le contrôle des secteurs clefs de l’économie. Ceux-ci doivent être nationalisés ou renationalisés sans indemnités pour les gros actionnaires, gorgés d’aides publiques depuis tant d’années, voire par voie de réquisition. La lutte pour la nationalisation va de pair avec la lutte pour des droits nouveaux aux travailleurs.

marcel-paul-291x300 dans Communisme-Histoire- Théorie

Marcel Paul, ouvrier électricien, déporté-résistant, ministre communiste de la nationalisation de l’électricité et du gaz en 1946, grâce aux luttes impulsées par le PCF.

Sidérurgie, industrie pharmaceutique, énergie, chimie, aéronautique, transports, industrie automobile, autoroutes font partie des secteurs prioritaires  à remettre sous le contrôle de la Nation, débarrassés de l’intérêt des actionnaires, sur une autre plan, avec la grande distribution et le secteur financier.

Les grands services publics historiques, les monopoles de fait, inscrits dans le préambule de la Constitution de 1946, doivent être renationalisés intégralement, leurs filiales réintégrées dans le secteur public, les statuts des personnels rétablis dans l’intérêt du développement de tout le pays, du développement des droits sociaux de tous.

Partout dans le monde, notamment en Amérique latine, les peuples qui s’émancipent nationalisent les grands moyens de production et d’échange. Instruits de leurs propres expériences, les travailleurs et le peuples français ne peuvent plus laisser détruire leur outil de travail, leur capacité à répondre à leurs besoins.

Ensemble, faisons grandir l’exigence d’un vaste programme de nationalisations démocratiques !

Sur le projet de changement des statuts au 36ème congrès, intervention et analyse d’Emmanuel Dang Tran

Conseil national du PCF du 21 novembre 2012

Sur le projet de changement des statuts au 36ème congrès, intervention et analyse d’Emmanuel Dang Tran  

Je me suis toujours opposé aux statuts réécrits complètement au Congrès de Martigues. Ils ne correspondent pas un ceux d’un parti communiste. Les modifications proposées ne les améliorent pas au contraire.

Ajoutons que les statuts, actuels comme modifiés, sont presque incompréhensibles tant leurs dispositions sont tordues. S’ils devaient inspirer les rédacteurs d’un projet de constitution d’une 6ème  république, ce serait beau !

Il faudrait une refonte totale des statuts – je sais qu’elle n’est pas l’ordre du jour – en reprenant et, évidemment actualisant les statuts de 1979.

Je comprends les changements proposés comme la volonté de la direction sortante de légaliser a posteriori toutes ses atteintes à ses propres statuts ces dernières années, de serrer encore les vis pour empêcher toute remise en cause par la base.

Après la suppression des cellules comme lieu de souveraineté en 2000, c’est maintenant les sections qui sont remises en cause dans leur autonomie. Leur part dans la répartition des cotisations passeraient de 50% à 33% [sachant qu’elles sont exclues des reversements des indemnités d’élu]. La proximité n’a de sens que pour la « démocratie cause toujours » et tant que le centre décide.

Pour imposer ou soutenir des candidatures Front de gauche à différentes élections, les directions n’avaient pas hésité à faire pression sur les sections et à violer les statuts actuels. Demain, le Conseil national aura le dernier mot pour les candidatures dans les circonscriptions législatives, à la place actuellement des conseils départementaux, et aux municipales dans les communes de plus de 20.000 habitants à la place des communistes de la ville… On n’est jamais trop prudent !

Derrière les modifications du paragraphe « cotisations », il n’est pas difficile de voir une volonté des directions d’encore mieux contrôler les consultations et votes des adhérents.

Que ces votes soient liés au paiement de la cotisation et que le principe du barème de 1% soit rétabli ne posent pas de problème. Mais dans les faits, les adhérents, qui ont la chance – pour certains certes relative – de payer l’impôt sur le revenu, seront remboursés des 2/3 par l’Etat. Ils s’acquitteront donc en fin de compte d’une cotisation équivalant à 0,33%.

Pour les plus pauvres, ce sera 1%, trois fois plus.

Pour les camarades connaissant des difficultés, un régime spécial est établi – c’est la moindre des choses – mais « avec une base forfaitaire annuelle de 12 euros jusqu’à 10 euros mensuels » (sic). Décidée par qui ? Par les directions départementales, pardi. A la tête du client!

Un suffrage censitaire ou clientéliste !

Décidément allergique à la contestation, même réduite à portion congrue par les statuts actuels, la direction sortante veut verrouiller encore un peu plus la préparation du congrès.

Elle ne touche pas à la périodicité des congrès, tous les trois ans au maximum, qu’elle n’a pas respectée puisque le dernier congrès remonte à quatre ans et demi.

Elle ne touche surtout pas au mode de filtrage des délégués au congrès national par les congrès départementaux, refusant la proposition de certains camarades qu’ils soient désignés par les sections.

En revanche, elle limite considérablement les possibilités d’élection aux conseils départementaux et au conseil national via les « listes alternatives », ce qui l’obligeait à un certain respect des voix discordantes. Il faudra maintenant l’accord de 20% des délégués au congrès départemental et de 10% au congrès national, au lieu de 5%, pour présenter une liste.

La direction maintient le système bâtard des « bases communes alternatives ». Ce ne sont pas des motions de congrès ou des alternatives permettant discussions et votes clairs des communistes. Je le rappelle et le constate cette année de façon encore pire qu’aux congrès précédents.

D’un côté, il y a le texte de la direction bénéficiant d’une légitimité de fait, d’une publicité maximale par les instances du Parti et par l’Huma.

Ensuite, il y a les textes « alternatifs » tolérés, parce qu’ils cautionnent la stratégie de la direction en l’occurrence, la logique du Front de gauche. C’est le cas cette année de celui du groupuscule trotskyste, transfuge du PS, la « Riposte » ou de celui des groupes et notables « gauche communiste+ réveil communiste + Front de gauche Béziers etc. ».

Puis, il y a les thèses qu’on étouffe, relègue, stigmatise…

Ce système entérine la suppression du centralisme démocratique, mode de fonctionnement des (vrais) partis communistes. Il prend soin d’éviter la démocratie « bourgeoise » qu’appliquent les partis socio-démocrates. Il assure le centralisme hypocrite.

Dans la discussion sur les statuts, le problème majeur du fonctionnement du Parti dans la période  est totalement esquivé : celui du Front de gauche. Toutes les décisions stratégiques sont prises dans les structures informelles, occultes, du Front de gauche, sa « coordination », son « conseil national ». Les « partenaires », dont la direction du PCF, se sont réunis le 19 novembre. Ils ont décidé d’une campagne de « votations citoyennes » contre l’austérité, comme le révèle le journal Le Parisien du 22 novembre. Mais le CN du PCF du 21 n’en a même pas discuté, sinon été tenu informé…

Le Front de gauche décide, impose sa ligne réformiste. Les statuts, aggravés, du PCF étouffent la voix des communistes et enferment la dynamique communiste.

Mais quand on a tellement peur des militants, de ce que représente le PCF dans le pays, dans ces temps de vive contestation du capitalisme, ce n’est pas un signe de force !

Bertold Brecht a bien écrit : « Si le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple »…

Palestine, La France doit voter oui à la Paix -RASSEMBLEMENT JEUDI 29 NOVEMBRE à 18H00- Devant la sous-préfecture de Saint-Quentin

Palestine, La France doit voter oui à la Paix -RASSEMBLEMENT  JEUDI 29 NOVEMBRE à 18H00- Devant la sous-préfecture de Saint-Quentin dans Communisme-Histoire- Théorie palestine

RASSEMBLEMENT JEUDI 29 NOVEMBRE à 18H00 Devant la sous-préfecture de Saint-Quentin

En France, dans l’Aisne, à Saint-Quentin, ILS N’ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES

En France, dans l'Aisne, à Saint-Quentin, ILS N'ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES dans 36éme Congrès du PCF ag-nov2012-300x274120626_logo-240x3001-120x150 dans Communisme-Histoire- Théorie

Camarades, reprenons notre Parti en main!

DECLARATION DU BUREAU DE LA SECTION DE SAINT-QUENTIN  DU PCF
Parti Communiste Français
Section de Saint-Quentin
22, rue de la Pomme Rouge
02100 Saint-Quentin

C’est avec une grande surprise que nous découvrons, en lisant le quotidien régional, que se constitue, à l’instigation de partisans départementaux du Front de gauche, une « section PCF-Front-de-gauche du Saint-Quentinois ».

Cette nouvelle tentative de diviser des communistes de Saint-Quentin, de supplanter la section historique du PCF par une organisation fondue dans un Front de gauche réformiste

est inacceptable, dans la forme, comme dans le fond.

conference-de-presse-suchecki-burnel-fontaine dans Conseil National du PCF

Article du Courrier Picard- Notre commentaire : AU PCF, il n'ya a pas de "patron" mais des communistes responsables

Nous ne pouvons pas laisser dire tout et n’importe quoi. A Saint-Quentin, le comité de section et son secrétaire de section, Jean-Luc TOURNAY, ont été élus par le congrès de section en 2008. Le prochain congrès renouvellera la direction en janvier 2013.

Lors de tous les votes organisés dans le Parti, les adhérents de notre section ont massivement rejeté l’effacement du PCF et de ses structures dans le Front de gauche, n’en déplaise à certains.

Pour les législatives de cette année, ils ont désigné statutairement des candidats PCF à plus de 75% mais la direction départementale a maintenu, contre eux, des candidatures Front de gauche. Nous avons choisi alors de privilégier le terrain des luttes à celui de la controverse.

La direction départementale du PCF-Front de gauche n’a pas le même sens des responsabilités.

A la veille du 36ème congrès du Parti, tous les moyens sont bons, ici comme ailleurs, pour imposer la structuration du Front de gauche. Le secrétaire départemental de l’Aisne, Gérard Brunel ne s’en cache pas, déclarant au Courrier Picard qu’il « n’est plus possible pour le Front de gauche d’apparaître sous le nom de cellule PCF de Gauchy ».

En ce qui la concerne, la section de Saint-Quentin du Parti communiste français est fière de son histoire. Grâce à l’engagement sans relâche de ses militants, avec notamment Emile et Claude TOURNAY, Denise CASIER, Robert MONFOURNY, et bien d’autres, elle a été de tous les combats pour le monde du travail. Inlassablement, elle a rassemblé sur une base de lutte, dans des conditions souvent difficiles comme aujourd’hui, jusqu’à faire élire pendant 20 ans un député communiste. Nous continuerons !

La section de Saint-Quentin du PCF ne pourra jamais valider les intrigues politiciennes. Elles démontrent la faiblesse la volonté d’esquiver les vrais débats de leurs auteurs.

Le nouveau gouvernement de « gauche » a pris le relai pour mener la politique voulue par le capital, préparer la super-austérité. 20 milliards d’euros de cadeaux au patronat ont déjà été annoncés, payés par le peuple, à travers l’impôt le plus injuste, la TVA. Qui a propagé des illusions sur l’orientation de la politique de la gauche au pouvoir ? Pas la section du PCF de Saint-Quentin dans ces luttes incessantes contre Sarkozy et son ministre du chômage Xavier Bertrand.

La perspective étroitement électoraliste et institutionnelle du Front de gauche, alignée derrière un socialiste, n’a pas permis aux communistes de porter les perspectives de rupture correspondant aux attentes des grandes luttes des dernières années, pour les retraites, les services publics, l’hôpital, l’industrie… Le Front de gauche fait le choix de l’accompagnement de l’UE et de l’euro quand jamais le rapport de force, depuis les 55% de non en 2005 au TCE, n’a été aussi favorable pour rompre avec ces instruments du capitalisme.

Le Front de gauche a poursuivi gravement l’effacement du PCF, également sur le plan électoral, avec la dilution du vote communiste et de son sens, la perte de la moitié des élus régionaux et des députés PCF. Dans un département de tradition ouvrière comme le nôtre, les résultats sont consternants : le Front de gauche est dessous de 5% dans 4 circonscriptions sur 5. Dans celle de Saint-Quentin, malgré le retrait de nos candidatures, cette prétendue alliance obtient moins de voix que le candidat PCF en 2007, pourtant en pleine « vague bleue ». La montée sans précédent du Front national, détournant la colère populaire, doit interroger sur cette stratégie.

Que ceux qui veulent constituer un nouveau parti avec le Front de gauche le fassent! Mais en dehors du PCF !

Le congrès national du PCF aura lieu en février.

Une centaine de communistes saint-quentinois se sont déjà associés à la proposition de texte alternatif, avec des camarades de 56 autres fédérations dont 8 membres du Conseil national, 2 secrétaires fédéraux et 30 secrétaires de section : « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

Nous faisons des propositions pour que le PCF redevienne pleinement un parti communiste, un parti de classe et de masse. Nous nous prononçons pour le lancement d’initiatives nationales, à la hauteur des luttes, sur des positions de rupture, rupture avec l’UE et l’euro, rupture avec le démantèlement du financement de la Sécurité sociale, pour un vaste programme de nationalisation des secteurs clés de l’économie et de reconquête des services publics.

Nous n’avons pas peur de redonner son nom et son contenu à notre projet de société, à la rupture révolutionnaire qui est la raison d’être de notre parti, sur la base de sa théorie marxiste et léniniste, instruits des expériences du 20ème : Le socialisme au 21ème siècle!

La Section du PCF de Saint-Quentin est ancrée dans la vie Saint-Quentinoise depuis toujours, elle y restera !

Et comme elle l’a toujours fait, elle sait accueillir toutes celles et ceux qui comme nous, veulent un véritable changement dans ce pays avec un PCF fort, sans pour cela être en accord total avec notre stratégie politique. C’est ce qu’on appelle le sens de l’ouverture et surtout la démocratie, la vraie.

 

En France, dans l’Aisne, à Saint-Quentin, ILS N’ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES

Jean-Luc TOURNAY, Secrétaire de Section

Corinne BECOURT, Bureau de section, Conseil départemental, Conseil national du PCF

Olivier TOURNAY, Bureau de section, Conseil départemental, conseiller municipal

Georges VARENNES, Bureau de section

Serge CASIER, Bureau de Section

Serge CARRIER, Bureau de Section

Michèle GABERT, Bureau de Section

Pierre VILLAUME, Bureau de Section

Christian PLE, responsable aux manifestations

Bureau de section élu au Congrès de 2008, hors les camarades cooptés

1 Commentaire

Face à la politique du nouveau gouvernement : rassembler sur des positions de rupture

Aujourd’hui, on se demande qui peut bien nourrir encore des illusions sur un changement de cap, même modeste, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir.

Les 20 milliards d’euros d’aides publiques nouvelles au patronat, par an, annoncés à la suite de la publication du rapport Gallois, dépassent en montant toute mesure particulière de l’équipe Sarkozy-Fillon. Pour les financer, Jean-Marc Ayrault annonce une augmentation de l’impôt le plus injuste, la TVA, exactement celui auquel Sarkozy voulait recourir. On avait bien noté aussi que le nouveau gouvernement s’est bien gardé de remettre en cause l’augmentation du taux intermédiaire de Fillon.

Face à la politique du nouveau gouvernement : rassembler sur des positions de rupture dans 36éme Congrès du PCF image2-300x253Seul l’emballage des mauvais coups au monde du travail a changé. A l’arrogance de son prédécesseur, François Hollande a substitué la présidence lénifiante. Le nouveau gouvernement a remplacé au volontarisme affiché de l’ancien l’amateurisme que raille la droite, déjà dangereusement remise en selle, sans parler du lit fait à son extrême.

Déjà pendant la campagne électorale, Hollande et le PS avaient fait attention de ne promettre qu’une austérité « équitable », au nom de la gravité de la « crise » et des engagements européens. Aujourd’hui, tout est mis en scène pour montrer l’impuissance à « gauche ». Le nouveau secrétaire du PS, Harlem Désir résume en conclusion de son discours d’avènement les priorités de l’engagement à gauche du gouvernement : le non-cumul des mandats électifs, le serpent de mer du droit de vote aux étrangers, le mariage pour tous. L’économie, ils n’y peuvent rien. Ayrault fait une vraie-fausse sortie sur une remise en cause des 35 heures. C’est habile. Cela permet de multiplier les déclamations sur le cœur que l’on ne touchera pas, malgré la crise, malgré la droite, à ce « marqueur » de gauche (la retraite à 60 ans, elle, est bien enterrée). Pour notre part, nous n’oublions que les soi-disant « 35 heures » de Mme Aubry, contre un avantage précaire à une partie des salariés, largement repris depuis par le patronat, a offert à ce dernier un premier « choc de compétitivité » avec la flexibilité généralisée et 22 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales. Aucun économiste bourgeois n’ose avancer un chiffre sur le nombre de créations d’emploi qu’elles auraient permises. Là aussi, ça en dit long sur les annonces actuelles de Ayrault.

Et puis, le gouvernement est quand même allé chercher les conseils d’un « patron de gauche », M. Gallois, celui du plan antisocial « Power 8 » à EADS en 2009, impartial comme un Mario Monti à la française.

Si, il reste une différence entre la gauche et la droite dans ce schéma de l’alternance que nous connaissons en France comme dans les autres pays. Les rôles sont répartis. Là où la droite détruit les prestations de la Sécurité sociale, la gauche sape son financement solidaire, « assouplit » les règles du marché du travail. Là où la droite s’attaque frontalement à l’éducation nationale, la gauche marchandise discrètement les transports, etc. Le tout de concert avec l’UE du capital.

Face à cette politique, il y a trois attitudes possibles « à gauche ». Les deux premières sont celles du Front de gauche. La troisième doit être celle du PCF.

La première, c’est de hurler son indignation, voire de la vociférer comme l’a fait et le refait Mélenchon après s’être mis en sourdine le temps de l’élection de Hollande et des négociations électorales avec ses anciens camarades. On canalise, à « gauche », la colère, dans le vague.

La deuxième, parfaitement compatible, c’est de prétendre « tirer à gauche » le PS avec des propositions plus réformistes que lui. Le programme du Front de gauche, « l’Humain d’abord » a cette philosophie. Demander la création de « pôles publics », aux compétences extraordinaires, permet de s’exonérer de la défense des services publics nationalisés ou municipalisés, des monopoles publics. Faire des équations incompréhensibles pour la modulation des aides publiques et des cotisations sociales patronales, selon les politiques d’emploi des entreprises, c’est rentrer, malgré soi, dans le dogme de la baisse du coût du travail. Prétendre que le Pacte budgétaire européen aurait dû être renégocié, « comme l’avait promis Hollande », c’est reconnaître sa validité, celle des traités et directives, malgré leur totale illégitimité depuis le référendum de 2005.

image31-227x300 dans Communisme-Histoire- ThéorieLe gouvernement et le rapport Gallois laissent une porte ouverte à ce réformisme en associant les syndicats à leur politique, en proposant l’entrée de représentants des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises, suivant la cogestion à l’allemande.

Le troisième choix, ce doit être le choix des communistes, c’est de mettre en avant, de mobiliser et rassembler, à partir du puissant mouvement de contestation et des luttes, sur des choix de rupture.

Les millions qui ont participé à la « votation pour la Poste » en 2009, plutôt qu’être renvoyés à une perspective électoraliste, auraient dû et peuvent constituer une force pour remettre en cause la privatisation, la mise  en concurrence du courrier et l’application en France des directives européennes.

Les millions de salariés, de retraités, de jeunes qui ont manifesté pour défendre la retraite ne se sont pas heurtés à la « surdité de Sarkozy ». Ils constituaient une force, n’en déplaise aux dirigeants du Front de gauche, pour obtenir le retrait de la loi Woerth et le retour aux 37,5 annuités de cotisation. Ils constituent aujourd’hui une force, si les communistes le mettent en avant, pour refuser de façon intransigeante toute remise en cause du financement de toutes les branches de la Sécurité sociale par la cotisation sociale, pour en finir avec les allègements qui vont dans les poches des actionnaires.

Face à la casse de l’appareil industriel, un rapport de force existe pour s’emparer des pouvoirs, c’est-à-dire gagner une propriété publique, démocratique, nationaliser. Le scandale des milliards d’euros d’aide publique, l’importance de secteurs comme l’automobile, la sidérurgie, la pharmacie, l’énergie appellent des mobilisations à cette hauteur.

Et sur l’Europe, si l’on considère que le TSCG, reprise des critères de Maastricht, remet en cause de façon inacceptable la souveraineté populaire, comment ne pas poser la question de la sortie de la France de l’Euro, de la reconquête d’un pouvoir national sur une donnée économique essentielle, la monnaie, donc de l’abandon de l’euro ?

Voilà les choix de rupture dont les communistes doivent discuter et qu’ils doivent et peuvent largement partager !

Emmanuel Dang Tran

36ème congrès du PCF :Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe !

Signature de soutien dès le 17 octobre sur http://vivelepcf.fr/

36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction

36ème congrès du PCF :Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! dans 36éme Congrès du PCF 120626_logo-240x3001-120x150Communiqué de 8 membres du Conseil national du PCF, 14 octobre 2012

Le Conseil national du PCF a adopté ce jour sa proposition de « base commune de discussion » pour le 36ème congrès de notre parti qui se tiendra en février 2013. Ce texte intitulé « Il est grand temps de rallumer les étoiles » nous est parvenu le 11 octobre au soir.

Nous considérons qu’il n’est pas de nature à nourrir les débats cruciaux et nécessaires des communistes pour préparer la riposte à la politique programmée de super-austérité et, indissociablement, pour renforcer le parti. A l’inverse, ce texte multiplie les diversions. Il esquive les problèmes internes principaux posés par les expériences de ces dernières années. Il se situe hors des conditions réelles de la lutte de classe dans la nouvelle étape de crise globale du capitalisme.

Nous rappelons que la direction, au mépris des statuts du parti, n’a pas convoqué de congrès statutaire depuis 2008, c’est-à-dire dans la période où elle constituait le Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon, où se préparaient les échéances de 2012.

Les communistes doivent enfin pouvoir analyser le bilan de cette période et de ces choix dans toutes leurs contradictions. Nous estimons que le Parti, englobé dans le Front de gauche, s’est trouvé enfermé dans une perspective étroitement électorale et institutionnelle, qu’il est passé à côté des perspectives de rassemblement et de rupture qu’a portées la montée de grandes luttes comme celles pour les retraites, pour l’hôpital, la Poste, l’industrie…

Les communistes doivent pouvoir caractériser l’orientation globale de la politique de la « gauche » arrivée au pouvoir. La question ne peut pas être éludée. Elle traduit pour nous une simple alternance, comme on en a connu ces 30 dernières années dans tous les pays de l’UE pour mieux poursuivre et compléter la politique au service du patronat et des possédants.

Il fallait évidemment battre Sarkozy pour ne laisser aucune légitimité à la poursuite de sa politique. Mais les illusions semées par le Front de gauche d’un changement possible avec le PS, par exemple d’une renégociation inimaginable des traités européens antipopulaires, sont aujourd’hui lourdes de conséquences. Vis-à-vis du gouvernement, faut-il adopter une posture de « soutien sans participation », d’« abstentions constructives »? Nous ne le pensons pas dans l’état du rapport de forces et justement pour le faire progresser. Le vote des députés Front de gauche en faveur des « emplois d’avenir », nouvelle forme de précarisation des jeunes travailleurs, notamment des futurs enseignants, illustre cette mauvaise voie.

La nécessité de reconquérir les espaces de résistance et de souveraineté populaires acquis dans le cadre national s’exprime à nouveau dans la campagne contre le « TSCG ». Elle implique de reprendre les analyses et les combats internationalistes de toujours du PCF contre l’Europe supranationale du capital, contre sa force de frappe économique, l’euro.  Comment le texte de la direction peut-il continuer à décréter comme vérité l’illusion que les institutions de l’UE seraient réorientables, qu’il faudrait défendre l’euro ? Quel contresens alors que 64% des Français se prononcent maintenant contre Maastricht, après les 55% de 2005 contre le TCE !

Plus que jamais, l’affiliation du PCF au Parti de la gauche européenne, parrainé par la Commission européenne, doit pouvoir être remis en cause.

Sur un autre plan, la sortie de la France de la politique extérieure intégrée de l’UE – honteusement décorée du Prix Nobel de la paix – la sortie de la France de l’OTAN, le retour de toutes les troupes mobilisées dans les guerres impérialistes, le désarmement nucléaire unilatéral sont des campagnes majeures à engager, dans la fidélité à l’histoire de notre Parti.

Pour nous, la raison d’être du PCF est plus actuelle que jamais.

Elle ne consiste pas à cultiver une fonction « tribunicienne », à suivre les déclamations populistes de tel ou tel leader, à canaliser la contestation populaire, à se fondre dans les institutions de la démocratie bourgeoise. Tout au contraire !

Devant les attentes des travailleurs, de couches de plus en plus larges de la population (qui se sont exprimées en partie, par défaut, dans le vote FdG), devant les grandes luttes qui se développent dans des catégories de plus en plus diverses, dans la jeunesse, communistes, nous avons la responsabilité historique de faire bien autre chose que le Front de gauche, parce que nous avons une perspective révolutionnaire, le socialisme.

Nous devons mesurer pleinement, au-delà des questions « sociétales», les dangers et les ressorts du recours par le capital à l’extrême-droite pour dévoyer la colère des exploités, notamment leur rejet de classe de l’UE. Nous devons mesurer toutes les conséquences, la gravité de l’effacement des positions et de l’organisation communistes.

Le concret, la recherche des positions et moyens de rassemblement pour commencer tout de suite à rompre avec la politique du capital est notre préoccupation première.  Nous sommes convaincus que c’est celle des communistes. Le texte « Rallumer les étoiles » n’y répond pas, loin s’en faut.

Face à la casse programmée de l’industrie et de l’agriculture comment mobilisons-nous pour défendre les activités répondant aux besoins et les savoir faire, comment avançons-nous des perspectives de nationalisations sous contrôle populaire dans l’esprit de celles de 1945?

Face au projet de démantèlement du financement de la Sécurité sociale, contre les actifs et les retraités, comment défendons-nous de façon intransigeante la cotisation sociale, le salaire socialisé contre la propagande autour de la baisse du coût du travail ?

Pour les salaires, avec l’augmentation du SMIC, pourquoi ne pas lancer une grande campagne pour le rétablissement de l’échelle mobile cassée par la gauche mitterrandienne en 1983 ?

Pour les services publics, refusons l’application des directives européennes de concurrence, obtenons par exemple, le retour de La Poste en établissement public. En 2009, Hollande l’avait même fait voter par le Conseil général de Corrèze !

Voilà autant de grandes initiatives nationales que l’on attend de notre parti !

Notre époque est marquée par les souffrances terribles qu’engendrent dans le travail, la vie, la société l’offensive globale du patronat et du capital contre les acquis sociaux et démocratiques. Elle est marquée aussi par un discrédit croissant du capitalisme et par la recherche renouvelée, pressante dans le monde du travail, dans le mouvement syndical, dans la jeunesse, d’une organisation politique pour résister, pour avancer un autre modèle de société, d’une organisation révolutionnaire.

Nous estimons qu’il est grand temps que les communistes réaffirment que cette organisation, c’est leur parti, le Parti communiste français. Le PCF l’est par ses fondamentaux théoriques, marxistes et léninistes, toujours aussi valides, par le point de repère fort, unique et décisif qu’il représente dans l’histoire de notre pays pour ceux qui ont intérêt à combattre le capitalisme, aussi par ce que ce qu’ont représenté le mouvement communiste international (pensons aux victoires anticolonialistes) et les expériences socialistes du 20ème siècle, dans leurs contradictions, que nous devons analyser de façon critique mais en communistes.

D’autres ont le droit de penser que la « matrice communiste » est périmée, que l’avenir est à une autre forme d’organisation politique. Dans une tribune à « Libération », le 15 août, Pierre Laurent juge que les clivages de la première moitié du 20ème siècle entre socialistes et communistes n’ont plus lieu d’être et invite donc à un congrès de Tours à l’envers. Pour nous, c’est un contresens.

Mais tout doit se faire dans la clarté. Le Front de gauche succède aux précédentes tentatives de transformations réformistes du PCF et de recomposition politique depuis la « Mutation » des années 90, en passant par les « collectifs antilibéraux » jusqu’à la remise en cause même de l’existence du Parti par la direction, ce qu’ont massivement repoussé les communistes en 2007.

Ceux qui veulent créer un nouveau Parti, qu’il s’appelle « Front de gauche » ou autrement, ont le droit de le faire, comme cela se produit dans d’autres pays sous la houlette du PGE. Mais les statuts du PCF doivent interdire toute double-appartenance.

Nous faisons partie des communistes qui n’accepteront pas la mise sous tutelle du PCF, supplanté à tous les niveaux par une organisation informelle de « gauche », essentiellement différente du Parti de classe et de masse que le PCF doit redevenir.

Même en termes d’alliance électorale, le Fdg n’a abouti qu’à la perte de la moitié des élus PCF régionaux et à la réduction à 7 des députés communistes. Sur ce plan également, le FdG e correspond pas aux objectifs d’unité et de rassemblement recherchés par les communistes.

Pour toutes ces raisons, avec nos convictions de communistes, nous prenons la responsabilité, à la suite de centaines d’échanges avec des camarades de toutes les fédérations du PCF de France, notamment à la Fête de l’Humanité, de produire un texte alternatif pour le 36ème congrès, avec pour but d’abord de poser les questions essentielles manquantes, ensuite d’affirmer d’autres perspectives que celles de la poursuite de l’effacement du PCF, de ses positions et de son organisation.

Ce texte se situera dans la continuité des textes « Remettons le PCF sur les rails de la lutte de classe », « Faire vivre et renforcer le PCF », « plus que jamais, face au capital, notre peuple a besoin du PCF » déposés aux 33ème, 34ème et 35ème congrès.

Nous appelons les communistes, toutes celles et ceux qui partagent notre volonté de renforcer notre Parti à prendre contact avec nous.

« Ni abandon, ni effacement, un PCF résolument communiste dans l’affrontement de classe ». Oui, il y a et il y aura des révolutionnaires conséquents dans notre pays et ils sont et seront communistes !

 

Corinne BECOURT, section de Saint-Quentin, Conseil départemental de l’Aisne, Frédéric BERNABE, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône,  Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section de Paris 15ème, Conseil départemental de Paris, Fabienne DEBEAUVAIS, Amiens, fédération de la Somme, élue municipale, Claude FAINZANG, Paris 19ème, Conseil départemental de Paris, Eric JALADE, secrétaire de la fédération du Tarn, Dominique NEGRI, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, Conseil départemental de l’Isère, Christian TABAGLIO, Jarny, Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle Membres du Conseil national du PCF

2 commentaires

Coup de gueule!!! Encore des couleuvres aux cocos pour mieux faire avaler la pilule Front de Gauche

En réalité :

  • JUIN 2011 : Le PCF se réclame de 138 000 adhérents (cartes placées)et de 69 000 cotisants en juin 2011
  • JANVIER 2012 : Le Parti communiste avance au JDD.fr le chiffre de 130.000 adhérents au 1er janvier 2012, dont 70.000 à jour de cotisation.

Selon la pub  PLUS 6500 DEPUIS JANVIER  2012 SOIT 136.500 (si je sais compter) Et toujours selon la « pub » à vanter les mérites des choix de la direction Front de Gauche du PCF,  cela ferait 130.000

ET BIEN NON

Le résultat des choix politiques de la direction nationale de notre Parti

C’est la perte  de la moitié de ses élus régionaux (95 contre 185), la  réduction à 7, des députés communistes.

Et bien sûr, si nous savons tous compter , la perte de 8000 adhérents depuis juin 2011

Coup de gueule!!! Encore des couleuvres aux cocos pour mieux faire avaler la pilule Front de Gauche dans 36éme Congrès du PCF 69140_4100680719486_62823270_n1-258x300

JUIN 2011 : Le PCF se réclame de 138 000 adhérents (cartes placées)et de 69 000 cotisants en juin 2011 JANVIER 2012 : Le Parti communiste (PCF) avance au JDD.fr le chiffre de 130.000 adhérents au 1er janvier 2012, dont 70.000 à jour de cotisation. PLUS 6500 DEPUIS JANVIER (selon la pub) 2012 SOIT 136.500 (si je sais compter) ET BIEN NON,toujours selon la "pub3 à vanter les mérites des choix de la direction Front de Gauche du PCF cela ferait 130.000 Et bien sûr, si nous savons tous compter , perte de 8000 adhérents

Cherchez l’erreur!

 

 

 

SORTIE DE L’EURO.? UNE CATASTROPHE ? Pourquoi veulent-ils nous faire peur ?

SORTIE DE L’EURO.? UNE CATASTROPHE ? Pourquoi veulent-ils nous faire peur ? dans Communisme-Histoire- Théorie 120615_euro_fractureSORTIE DE L’EURO.? UNE CATASTROPHE ?

Pourquoi veulent-ils nous faire peur ?

Droite ou PS, en passant par la direction nationale actuelle du PCF, tous nous répètent que la sortie de l’euro serait un cataclysme. Une bonne manière d’éviter un débat qui dérange.

 

« Le retour au franc serait une catastrophe. Elle entraînerait immédiatement une forte dévaluation du franc et une augmentation des prix » nous disent-ils tous en chœur.

 

ET SI ON Y REGARDAIT DE PLUS PRES ?

 

Cette « dévaluation annoncée » aurait d’ailleurs d’autres conséquences :

tous les prix des produits exportés par notre pays seraient en baisse vis-à-vis des autres monnaies. Ils se vendraient donc mieux.

S’il est vrai que les prix des produits importés seraient en forte augmentation, cette situation ouvrirait de nouvelles possibilités pour que des entreprises se créent ou se réinstallent en France et produisent ce que nous importions auparavant.

 

Au total, une balance commerciale qui redeviendrait positive, des centaines de milliers de créations d’emplois pour « compenser » les produits importés devenus trop chers et un coup d’arrêt naturel aux délocalisations ! Catastrophe ?

 

AUGMENTER LES SALAIRES

 

Bien entendu, la sortie de l’euro ne règlerait pas tout. Il faut impérativement la volonté politique de rompre avec la logique économique capitaliste.

Le retour au franc, la capacité de créer notre monnaie (par la Banque de France) et la nationalisation du système bancaire permettraient de « dégonfler la dette » et de ne plus emprunter sur les marchés financiers.

De quoi libérer des moyens pour augmenter les salaires et donc, par ricochet, par le biais des cotisations sociales, cela permettrait non seulement de revenir à la retraite à 60 ans mais aussi d’augmenter les pensions, de mieux rembourser les soins de santé …

 

UN DEBAT REFUSE CAR IL IRAIT « TROP LOIN »

 

N’est-ce pas d’ailleurs parce que ce débat déboucherait sur la remise en cause concrète, quotidienne, efficace du système actuel par chacun des états qu’il est refusé avec autant de mépris ?

Pour ce qui les concerne, les militants communistes sont bien décidés à ouvrir sérieusement ce débat quelle que soit la censure implacable que tentent d’imposer les marchés financiers pour leurs propres intérêts.

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts-Conseil National du PCF

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT -Fédération de l'Aisne

CN du PCF des 13 et 14 octobre 2012

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts

Après ce que j’ai entendu, j’ai envie de le prendre avec humour. J’entends des dirigeants s’affoler, appeler, la main sur le cœur, au respect des statuts du Parti, aux droits et aux devoirs des adhérents, même à des sanctions, à la suspension de droits d’adhérents…

Mes camarades, regardez-vous, en rapport avec les communistes !

Même Isabelle de Almeida, rapporteuse, a été dû reconnaître qu’aucun congrès statutaire, avec résolution amendable, n’a été convoqué depuis 2008, en contradiction avec…  les statuts-mêmes du PCF !

Pierre Laurent ne peut même pas prétendre, selon nos statuts, être secrétaire national, puisqu’il n’ a pas été élu dans un cadre normal. Personne, heureusement, n’a eu l’idée d’appeler la justice bourgeoise pour lui contester son titre.

Bien plus grave, depuis 2008, les décisions stratégiques les plus déterminantes ont été prises sans les communistes. Au 34ème congrès, il leur a été présenté une perspective de « Fronts de lutte ». Mais, aussitôt, la direction l’a transformée en alliance électoraliste avec Mélenchon qui quittait juste le PS après 23 ans de présence au Sénat pour la social-démocratie…

Je vous entends, camarades rapporteurs et rapporteuses, appeler maintenant au respect des statuts et à leur modification dans le sens d’un contrôle accru par une direction coupée du parti. Après les démonstrations des dernières années, je vous dis : « bravo ».

Il y a eu des élections législatives en juin 2012.

A Saint-Quentin, dans la fédération de l’Aisne, les communistes ont pu apprécier le respect des statuts. Pour imposer les candidats « Front de gauche », contre l’immense majorité des adhérents, la Fédération du PCF-FdG n’a trouvé qu’un seul moyen : organiser un vote parallèle avec uniquement les candidatures Front de gauche et Gauche « unitaire » à l’exclusion des candidats PCF. Démocratie, dites-vous !

Mes camarades de la Haute-Saône en racontent de plus belles, de plus graves encore ! Le vote a été clair : 92% des communistes, dans les deux circonscriptions, ont choisi des candidats PCF, sous contrôle de la direction nationale, 8% des candidats FdG ? Mais la direction nationale du PCF a quand même choisi de reconnaître, malgré les statuts et toute démocratie, les candidats « Front de gauche » et de les financer aussi.

Pour moi, c’est clair, la transformation des statuts que vous voulez ne vise qu’à consolider administrativement une entreprise d’effacement, de liquidation du PCF dans le Front de gauche.

Pour moi et bien d’autres communistes conscients, c’est NON !

Agression fasciste contre de jeunes communistes à Grenoble

 – Communiqué de la JC 38

La section du PCF de Saint-Martin-d’Hères nous transmet le communiqué de la JC 38. Pour leur part, les communistes de Saint-Martin-d’Hères, comme nous tous, condamnent fermement d’agression de jeunes communistes, le 19 octobre, par un groupe d’extrême-droite habitué à rôder dans le quartier de la gare de Grenoble. Cet acte anticommuniste se produit dans le contexte inquiétant de publicité pour des groupuscules d’extrême-droite et pour des partis d’extrême-droite. Le capitalisme s’efforce de détourner la colère populaire vers l’extrême-droite. Ne laissons rien passer ! Soyons plus vigilants que jamais, plus communistes que jamais !  

« Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. » Bertold Brecht

Communiqué de presse du MJCF 38 suite à la violente agression pour des raisons politiques :

Vendredi 19 octobre à 23h, six jeunes communistes ont été agressés une première fois par un groupe se revendiquant ouvertement d’extrême-droite alors qu’ils sortaient du local de la Fédération de l’Isère du Parti communiste français aux abords de la gare.

Agression fasciste contre de jeunes communistes à Grenoble dans Communisme-Histoire- Théorie 121104_no_passaranA 23h30 les militants des Jeunesses communistes ont subi une deuxième agression en tombant dans un véritable guet-apens tendu par une quinzaine d’individus d’extrême-droite armés de barres de fer, de matraques et d’autres armes, aux abords du « D’enfer Pub », rue Denfert Rochereau.

Suite à ces agressions, un militant communiste a été blessé au visage et s’est également fait dérobé ses papiers d’identité. Les menaces de morts proférées, accompagnées de nombreuses insultes racistes ne font que confirmer le danger que représentent les idées d’extrême-droite.

Ces agressions s’ajoutent à la longue liste des méfaits perpétrés depuis plusieurs années à Grenoble à l’encontre de nombreuses organisations de gauche. La Fédération de l’Isère du MJCF condamne les agissements des groupuscules fascisants qui sévissent, dans une certaine impunité en Rhône-Alpes et en Isère.

Nous réaffirmons avec force notre détermination à ne pas céder aux intimidations et agressions de groupes fascisants. Nous continuerons à mener le combat politique qui est le nôtre.

Une plainte a été déposée et nous ferons tout pour obtenir une réponse ferme de la part des pouvoirs publics condamnant ces agissements.

A l’heure où l’extrême-droite tend à être banalisée par le monde politique ; ces événements confirment la dangerosité de l’extrême droite pour la vie démocratique.

Les Jeunes communistes réaffirment avec force que céder à la haine, à la xénophobie et au nationalisme ne mènerait qu’à la division populaire. L’unité et la solidarité face à la crise sont aujourd’hui plus que nécessaires.

Fédération de l’Isère du Mouvement des Jeunes Communistes de France

Grenoble, dimanche 21 octobre 2012

PS :

Construire la riposte pour battre la droite et l’extrême droite, la section de Saint-Martin-d’Hères met à disposition deux textes à lire :

http://www.pcf-smh.fr/Nous-nous-eng…

http://www.pcf-smh.fr/Faisons-recul…

11 NOVEMBRE 2012 – 36ème Congrès du PCF ;Meeting de présentation du texte alternatif : « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! »

11 NOVEMBRE 2012 - 36ème Congrès du PCF 

10h00, 61 rue Violet, Paris 15ème (métro Emile Zola)

Meeting de présentation du texte alternatif :

 « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! »

11 NOVEMBRE 2012 - 36ème Congrès du PCF ;Meeting de présentation du texte alternatif :   « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! » dans 36éme Congrès du PCF pcf-sur-les-rails-120x150Le Conseil national du PCF s’est réuni les 13 et 14 octobre 2012. Il a adopté pour le prochain congrès une « proposition de base commune » aussi affligeante dans la forme que dans le fond. L’intitulé « Rallumer les étoiles » le traduit. Nous y voyons à la fois un signe de faiblesse et une volonté d’esquiver tous les débats de fond posés par les choix stratégiques d’effacement du Parti poursuivis depuis le dernier congrès statutaire qui remonte à 2008. On voudrait dégoûter les communistes, on ne s’y prendrait pas mieux.

Ce dernier CN a conforté notre intention, que nous avons exprimée notamment dans la déclaration du 23 juin, signée par des centaines de camarades, diffusée massivement à la Fête de l’Huma, de produire un texte alternatif. Nous l’avons annoncé au CN (voir les déclarations de Corinne Bécourt et Dominique Negri en lien). Nous l’avons annoncé par la voie d’un communiqué signé au départ de huit membres du Conseil national.

Ce texte expose précisément notre démarche et nos analyses. Il est notamment clair sur la caractérisation du Front de gauche, celle de l’UE du capital (En lien).

Ce texte préfigure point par point le texte alternatif dont un groupe de travail est en train de rédiger le projet, notamment  à partir des textes de congrès « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » de 2005 et « Plus que jamais, face au capital, le pays a besoin du PCF » de 2010.

Nous invitons tous les camarades à le cosigner comme l’ont fait déjà 230 camarades (par internet), dont 8 membres du CN, deux secrétaires fédéraux, 30 secrétaires de section etc. et à le faire signer.

Nous présenterons le texte alternatif définitif lors d’un

MEETING, le dimanche 11 novembre 2012

A 10h30, (accueil à partir de 9h30) (Table de livres, buffet)

61 rue Violet Paris 15ème (métro Emile Zola)

« Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe »

 

Nous déposerons officiellement le texte alternatif le 17 novembre au Colonel Fabien.

La presse est informée régulièrement de nos initiatives. Nous invitons chaque camarade à nous faire part de ses réflexions, de la situation locale qu’il affronte. Nous avons un objectif premier parmi tous les autres, maintenir un Parti communiste en France, organisé comme tel qui, à partir de la protestation dans les entreprises et les localités, des aspirations de la jeunesse, puisse être efficace pour résister immédiatement à la super-austérité programmée, à terme contre l’ordre capitaliste.

Pour les 8 membres du CN initiateurs de l’appel (Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Christian Tabaglio),

Emmanuel Dang Tran

 

PS1 : Pour renvoyer sa signature : Cahiers communistes , 130 rue Castagnary, 75015 Paris

PS2: SOUSCRIPTION (Nous n’aurons pas les mêmes moyens que la direction!!). Voir au dos—Chèques à l’ordre de « Cahiers communistes », 130 rue Castagnary, 75015 Paris

« Le socialisme trahi » : 1985/1991, les causes de la chute de l’URSS

Le livre est désormais disponible en français, aux éditions Delga.

« Chute de l’URSS » prétend l’idéologie dominante ou « victoire de la contre-révolution » ?

 

« Le socialisme trahi » : 1985/1991, les causes de la chute de l’URSS dans Communisme-Histoire- Théorie le-socialisme-trahi-les-causes-de-la-chute-de-l-urss-r-keeran-t-kenny

le-socialisme-trahi-les-causes-de-la-chute-de-l-urss-r-keeran-t-kenny

Les historiens américains Roger Keeran et Thomas Kenny analysent les dernières années de l’Union soviétique.
Leur thèse est celle d’un choix, celui de franges dominantes du PCUS qui, avec Gorbatchev, ont voulu jeter le bébé plutôt que l’eau du bain et y ont réussi.

A partir d’une large documentation, minutieusement décortiquée, ils démontrent comment les peuples qui votèrent encore le 17 mars 1991 à 77,8% pour le maintien de l’URSS ont été trahis.
Ils replacent cette défaite majeure du mouvement ouvrier mondial dans l’ensemble des contradictions, historiques, économique de l’Union soviétique, théoriques du PCUS.

Mais ils réfutent toute idée de fatalité. Ils estiment que la « déstalinisation » à la façon de Kroutchev a réintroduit certaines valeurs du capitalisme, de « l’économie de marché », miné le socialisme, ouvert des brèches internes à la pression incessante et croissante de l’impérialisme. Dans un rapport de forces mondial dégradé pour le camp socialiste, la politique de Gorbatchev finit par faire de ces brèches des gouffres au bord desquels les apprentis sorciers se trouvent dépassés, comme également les résistances communistes.
Cette analyse précieuse répond à une attente qu‘avec beaucoup de camarades, nous avons exprimée depuis des années, celle d’une critique scientifique, nuancée, marxiste et communiste, les yeux ouverts sur le réel, de la fin des Etats socialistes, à mille lieues des repentances et autoflagellations de directions et intellectuels avides de reconnaissance par l’idéologie dominante et soucieux de transformations conformistes « à gauche » des partis communistes.

Elle contrecarre les poncifs que nous infligent les penseurs du reniement sur la nécessité d’une dose de capitalisme, de propriété privée et de démocratie bourgeoise dans le « dépassement » du capitalisme.  Elle n’ignore pas le rôle des partis communistes dans les étapes de construction du socialisme.

La trahison du socialisme a conduit au retour de la barbarie, en ex-URSS à son extension dans le monde entier. Mais 20 ans après, la victoire du capitalisme est loin d’être consommée. La contestation gagne et cherche des formes de ruptures révolutionnaires.

1917 demeure et redevient pour beaucoup une date majeure dans la longue histoire de l’émancipation des travailleurs, de celle de l’Humanité face au système de l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Les partis authentiquement communistes restent la forme la plus avancée pour que les travailleurs, les peuples la conquièrent dans ce qui reste une permanence : la lutte des classes.

Un livre passionnant sur les causes internes de la victoire de la contre-révolution en URSS – 1987/1991.

En vente militante à 22 euros.

Congrès du PCF : mes critiques sur le projet de base commune. Eric Jalade – Fédération du Tarn

Congrès du PCF : mes critiques sur le projet de base commune. Eric Jalade – Fédération du Tarn dans 36éme Congrès du PCF eric-jalade-300x225Conseil national du PCF du 13 octobre 2012, intervention d’Éric Jalade, fédération du Tarn

Je dis cela, en découvrant le texte depuis hier, avec une première lecture attentive depuis lors.

Je partage évidemment, comme vous, l’ambition initiale, à la fois d’avoir un texte qui fasse événement – sous forme pourquoi pas d’un manifeste – et qui parle à notre peuple et aux communistes, au vu des enjeux.

Il y a, heureusement, des paragraphes et des idées dont les développements me semblent utiles, pertinents et nous rassemblent, nous sommes tous adhérents au PCF …

J’ai entendu quelques camarades, ce matin parler d’un « texte qui a du souffle » … Je ne partage pas cet avis, je vais essayer de m’en expliquer. Il y manque, selon moi, un souffle révolutionnaire, à la hauteur des souffrances de notre peuple qui est écrasé par le capitalisme.

D’abord quelques mots sur le style.

Ce texte me donne trop souvent l’impression d’une écriture ampoulée, parfois confuse ou redondante, émaillée de références dont on pourrait se dispenser et qui n’apportent rien à la cohérence et à la précision du propos (« quelle humanité voulons-nous être ? », p.12 – « le tranquille autochtone seul face aux barbaresques menaçants » ; un « lieu essentiel du faire peuple » p.10 ; « nous voulons écrire la saison deux » , p.28 …).

Évidemment, ces remarques ne sont pas exhaustives.

Je centrerai l’essentiel de mes remarques sur le fond.

On relève une prédominance des thématiques idéologiques issues de la mutation, impulsée par Robert Hue il y a déjà une quinzaine d’années, avec le succès que l’on connaît… Ces thématiques font une part prédominante, me semble-t-il, aux questions sociétales, au détriment des questions sociales, en s’éloignant du marxisme, alors que nous vivons une crise terrible du capitalisme, en France comme en Europe : 9 millions de pauvres, 5 millions de chômeurs, travail partiel, bas salaires, retraités dans des situations de grande détresse et de grande pauvreté …

Ce sont ces questions-là qui préoccupent notre peuple, pas les « faux débats » montés et agités par les médias dominants comme autant de contre-feux pour masquer la dureté de la situation sociale et détourner l’attention des questions fondamentales et de la lutte des classes.

Je ne prendrai qu’un exemple, la mise sur le même plan du « patriarcat » et de la domination capitaliste dans la société française du début du XXIe siècle m’interroge vivement.

Selon moi, ce texte ne parle pas suffisamment aux classes populaires, en raison de son approche et de sa cohérence (ou plutôt de sa confusion) idéologique.

Ce discours peut peut-être concurrencer le PS ou EELV pour tenter de séduire la petite et moyenne bourgeoisie (pour ne pas dire les « bobos »), mais il ne me semble pas forcément de nature à convaincre ou à (re)conquérir les classes populaires, ce qui est notre fonction historique. Nous sommes historiquement le « parti de la classe ouvrière » – et nous devons viser des alliances de classes – évitant ainsi le « solo funèbre » (pour reprendre la formule de Marx).

Comme cela a été dit, le mouvement des retraites de 2010 est absent du texte, alors que cela a été une lutte d’ampleur historique, certes conclue par une défaite, mais encore faut-il tenter d’en tirer les enseignements et en faire l’analyse.

Je veux bien admettre que ce type de texte ne vise pas à l’exhaustivité et n’a pas la dimension d’un programme. Néanmoins, il manque des axes programmatiques et des batailles – avec des mots d’ordres rassembleurs – nous permettant de mettre notre parti en mouvement et par là même d’entraîner notre peuple dans de grandes luttes.

Il manque, dans la philosophie du texte, nombre de fondements théoriques qui aident à la compréhension du réel, du monde tel qu’il est – la référence au marxisme, la perspective du socialisme, notre rapport à la classe ouvrière et plus largement au monde du travail, pas seulement aux « individus ».

Pour prendre un exemple simple, Bernard Arnault ou les prétendus « pigeons » sont autant des individus que les travailleurs victimes des plans de licenciements – dans le privé comme dans le privé – ou les salariés qui subissent la répression patronale.

L’antagonisme entre les forces du capital et du travail est extrêmement violent et avec la crise, il s’accentue terriblement dans cette période.

Sur les nationalisations, je relève, qu’il y a à nouveau, très timidement, le mot, mais comment pourrait-on ignorer ce qui est en train de devenir une aspiration populaire et une revendication syndicale. Cette question mériterait que nous impulsions de grandes batailles politiques dans la durée, elles correspondraient évidemment à la nécessité de reconstruire un appareil productif que la grande bourgeoisie démantèle aujourd’hui sur le territoire national.

Ainsi, nous pourrions agir, en défendant constamment les services publics qui continuent d’être attaqués (voir Budget 2013) et les statuts des personnels, pour des avancées progressistes et des nationalisations démocratiques dans les secteurs de l’eau, de l’énergie (EDF-GDF), l’industrie automobile (PSA, Renault), dans l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique …

Par ailleurs, je voudrais indiquer mon désaccord sur l’articulation entre les batailles nationales et la dimension européenne.

L’Union Européenne n’est pas définie comme ce qu’elle est, c’est à dire un outil au service du capital avec des institutions qui corsètent les peuples, laminent les droits des travailleurs et empêchent l’expression démocratique.

L’outil qu’est le PGE, complètement intégré à l’appareil de l’Union Européenne, ne permet pas de se défendre – et pour cause ! – face aux attaques que l’UE porte aux acquis sociaux et aux droits des peuples.

Le bilan de la construction européenne est largement vécu négativement par l’électorat populaire, tout comme la mondialisation et ses corollaires. L’expérience concrète de notre peuple – austérité, casse, depuis des décennies, de pans entiers de notre industrie – se traduit par un rejet croissant de l’intégration européenne. Peut-on faire comme si cela n’existait pas? Nous ne pouvons pas continuer dans ce déni. Ce serait en outre courir le risque que cette colère populaire soit plus encore récupérée et détournée par les fascistes et l’extrême droite xénophobe.

Sur le plan international, il manque là encore des axes d’intervention et de mobilisations concrètes en faveur de la paix et contre l’impérialisme et notamment l’OTAN – Proche-Orient, Syrie, Iran, Israël, Afrique … – comme notre parti a pu l’impulser de manière remarquable tout au long de son histoire. Nous devrions agir pour la sortie de la France de l’OTAN, en faveur du désarmement (y compris unilatéral) ce qui serait là, pour le coup, un vrai changement en matière de politique de défense. Il y a, sur l’état du monde, une vision idéaliste et qui n’analyse pas correctement les rapports de force actuels, les rivalités inter-impérialistes, et surtout la politique de l’impérialisme américain et ses responsabilités actuelles dans les conflits et les guerres.

Sur la question du parti et du Front de gauche.

Il manque un vrai bilan sur la dernière période. Je voudrais me faire l’écho d’une inquiétude qui existe, celle de l’effacement du parti, au profit d’un « Front de gauche » qui se transformerait peu à peu en parti.

La question de la visibilité de notre parti dans la vie publique, dans les médias est une question qui est largement posée. D’autres composantes du front de gauche avancent nettement dans le sens de la transformation de celui-ci en parti …La poursuite du front de gauche, sous sa forme actuelle risque d’aboutir à la constitution d’un parti, subornant le PCF à celui-ci, de surcroît dans le cadre institutionnel du Parti de la Gauche Européenne.

Notre parti doit donc impulser des batailles avec l’ambition d’avancer vers des ruptures décisives, d’abord à l’échelle de notre pays. Le cadre national demeure un cadre pertinent d’intervention car, c’est, je crois d’abord à l’échelle nationale que les ruptures révolutionnaires peuvent s’opérer (toute l’histoire depuis l’époque moderne le démontre, notamment celle de notre pays, ou si l’on regarde aujourd’hui du côté de l’Amérique Latine).

Enfin, le texte fait référence à la figure de Jaurès, à juste titre. En revanche, il ne fait nullement référence à celle de Lénine …

Donc, Jaurès, oui, bien sûr, mais sans oublier Lénine !

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012, Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère, à propos de la proposition de « base commune » du 36ème congrès


LConseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012, Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère, à propos de la proposition de « base commune » du 36ème congrès dans 36éme Congrès du PCF dominiquenegri-95x95a proposition de texte pour le 36ème congrès est tombée hier sur ma boite internet. Décidément pour ce congrès, la direction fait le choix de la précipitation. C’est injustifiable surtout après avoir attendu 4 ans et demi pour convoquer un nouveau congrès statutaire.

J’entends beaucoup parler de démocratie, de transparence, de débat collectif. Mais je constate que sur la forme, certaines positions et certains communistes sont « plus égaux que d’autres ». Il est inacceptable que la direction propose de noyer le texte alternatif, statutairement collectif, avec des contributions individuelles qu’elle aura choisies dans les documents envoyés aux communistes.

Je n’en dis pas plus sur la forme.

Sur le fond aussi, le texte proposé est affligeant. Mais son indigence ne doit pas masquer la gravité des objectifs évoqués par Pierre Laurent dans son interview à Libération le 15 août ou, d’une autre façon par Patrice Bessac dans son rapport au CN du 13 septembre : un congrès de Tours à l’envers, ni plus, ni moins.

Quelle distance entre le texte proposé et les attentes des travailleurs, les luttes, pour ne pas parler du changement de société ! Contrairement à d’autres ici, je pense qu’une perspective révolutionnaire, en l’occurrence le socialisme, est porteuse d’une dynamique de rassemblement, encore plus dans la période de crise aiguë du capitalisme.

Mais tous devraient reconnaître que ce texte déconsidère le PCF. C’est très grave.

Ce texte est un nouveau reniement « honteux » et repentant des fondements et de l’histoire de notre Parti.  Tout réduire à  Jaurès, c’est bien pratique : c’est antérieur au Congrès de Tours.

Ce texte passe à côté de l’analyse de la crise structurelle du capitalisme, à l’origine de la rigueur appliquée aux peuples. L’outil marxiste est délaissé. Cela fait partie aussi des reniements.

Ce texte refuse de faire une analyse de la politique du PS. Après la droite, la « gauche » avec l’austérité « juste » poursuit dans la même direction et ouvre la voie au FN. Sans cette analyse, notre parti ne pourra pas porter les campagnes nationales de rupture indispensables pour commencer à inverser cette politique, comme par exemple un large programme de nationalisations.

Contre l’UE, l’abandon des positions historiques du PCF laisse un champ libre au nationalisme du FN. Le texte pose d’amblée l’illusion, celle que nous avions toujours condamnée, d’une « réorientation » de l’UE du capital. Je me permets de vous renvoyer à l’analyse toujours si pertinente de Lénine en 1915 mettant en garde contre la « fausseté du mot d’ordre de création des Etats-Unis d’Europe ».

La question de l’appartenance de notre parti au PGE doit être absolument reposée à la lumière de l’expérience de l’action de cette machine à déconstruire les partis communistes en les enfermant dans l’idéologie européenne.

Mais ce qui m’étonne le plus dans le texte, c’est la quasi-absence du terme « Front de gauche », cette orientation stratégique décidée unilatéralement par la direction et qui a étouffé toute la vie du Parti pendant les campagnes électorales successives.

Quoi qu’on dise ici, il y a une vraie inquiétude parmi les communistes sur la stratégie du Front de gauche et la poursuite de l’effacement du Parti.

Aucun bilan n’est dressé, même sur le résultat en termes d’élus communistes : moitié moins ! Une avancée dites-vous ?

En écartant les communistes une nouvelle fois, on s’achemine vers des choix stratégiques unilatéraux tels que ceux que nous subissons depuis 4 ans.

Pour moi, il faut éclaircir les choses, à partir de l’expérience :

-          Le Front de gauche ne correspond pas à une forme d’union politique d’organisations représentatives dans la lutte des classes. C’est une structure électoraliste affiliée à la social-démocratie, étouffant la raison d’être du PCF. Rien que le mot d’ordre « l’humain d’abord » est une négation de notre point de vue de classe.

-          Le Front de gauche peut se constituer en nouveau parti avec ceux qui en feront le choix. Mais je me battrai contre toute possibilité de double-appartenance PCF/FdG telle que nos statuts actuels l’exclut encore.

-          Le Front de gauche ne peut pas être une structure officieuse, comme c’est le cas aujourd’hui, décidant de tout à la place des communistes des circonscriptions au national, réduisant notre CN à la fonction d’une chambre d’enregistrement. Au demeurant, le nom « Front de gauche » est la propriété intellectuelle, je le rappelle, du PG.

En bref, un seul choix est possible : Communiste ou membre du Front de gauche.

Le texte proposé ne répond en rien aux questions importantes que se posent les communistes et les travailleurs. Il n’est pas simple, il est simpliste.

Il n’est pas amendable sinon par un amendement de suppression générale. Aussi, j’annonce que je ferai partie de ceux qui travailleront à un texte alternatif permettant d’impulser les débats sur les vraies questions, ouvrant des perspectives de luttes politiques sur des perspectives de ruptures immédiates correspondant aux réalités de la lutte des classes, notamment la rupture avec l’UE du capital et l’euro, portant une perspective révolutionnaire, celle du socialisme.

Ni effacement, ni abandon, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe.

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012 -Résumés des interventions de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012

36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction-Communiqué de 8 membres du Conseil national du PCF, 14 octobre 2012http://vivelepcf.fr/36eme-congres-du-pcf-ni-abandon-ni-effacement-un-parti-resolument-communiste-dans-laffrontement-de-classe/

 Résumé des interventions (700 signes) qui paraîtront dans « l’Humanité » du 17 octobre 2012

Corinne BECOURT- PCF ST-Quentin-Membre du Conseil National du PCF

Corinne BECOURT- PCF ST-Quentin-Membre du Conseil National du PCF

 Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur le texte de Congrès (n°55)

Ce texte n’a rien à voir avec un texte de congrès du PCF et s’écarte des préoccupations qui sont celles des communistes mais aussi des salariés en lutte.D’expérimentation en expérimentation,de la Mutation au FdG.Perte de la moitié des conseillers régionaux et réduction à 7 députés PCF.Le FdG poursuit cette œuvre d’effacement du PCF.Pour la remise en cause intégrale de l’UE du capital,la sortie de l’Euro.Notre parti doit s’affranchir définitivement du PGE. Il est grand temps de mettre les paroles en cohérence avec les actes .Pas de soutien inconditionnel du PCF au PS comme le vote pour «Les emplois sans avenir».Nous déposons un texte alternatif:Ni abandon,ni effacement,un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe! vivelepcf.fr

 

Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les directions (n°73)

Le CN du PCF doit retrouver son rôle de direction et prendre lui-même les décisions concernant notre Parti. Quel est ce « Conseil national du Front de gauche » qui depuis des mois, dans l’opacité la plus totale décide de tout ? Une question précise sur la composition du CN : combien d’élus, combien de membres rémunérés par leur fonction politique, combien de salariés actifs d’entreprise ?

Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! 36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction. Plus d’infos sur : vivelepcf.fr

 

Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts (n°95)

Droits, devoirs, sanction ? La direction a montré le contre-exemple du non-respect des statuts et des communistes. Pas de congrès statutaire depuis 2008.Un secrétaire national élu hors des statuts. Les décisions cruciales, constitution du FdG,stratégies électorales, prises hors congrès,en contradiction avec le texte adopté au 34ème où n’étaient envisagés que des «Fronts de lutte». La souveraineté des communistes bafouée pour les candidatures aux législatives. Ex: St-Quentin avec un bulletin de vote FdG et le bulletin de vote des candidats PCF interdit. Haute-Saône, la direction nationale soutient les candidats FdG qui se présentent contre les communistes, choix validé pourtant par cette même direction.

Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! 36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction. Plus d’infos sur : vivelepcf.fr

 

2 commentaires

Non aux « contrats sans avenir », refusons cet avenir de précarité ! Exigeons des emplois stables et des salaires qui nous permettent de vivre

  • Les députés disent oui aux emplois d’avenir

L’Assemblée nationale a adopté définitivement mardi, par 363 voix contre 135, le projet de loi créant les emplois d’avenir

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15)
Pour: 15
MM. François Asensi, Bruno Nestor Azérot, Mme Huguette Bello, M. Alain Bocquet, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Nicolas Sansu et Gabriel Serville.

Article/Tract de la JC Paris 15 (envoyer un mail à jc.paris15@gmail.com pour obtenir une version PDF/Publisher du tract)

Missions d’intérim, stages bidons, CDD, contrats d’apprentissage. Et Pôle Emploi au début, au milieu et à la fin. Voilà l’avenir que réserve le patronat à la jeunesse.

Un avenir de sous-emplois, sous-payés, sous-qualifiés, sous-considérés pour des sous-travailleurs. Des contrats à durée limitée qui deviennent un horizon illimité

Un jeune sur deux subit aujourd’hui ces emplois poubelles, un sur quatre ne connaît tout simplement que le chômage.

Le gouvernement socialiste nous propose des « contrats d’avenir ». Une nouvelle formule pour la vieille recette des « contrats aidés », qui ont déjà montré toute leur inefficacité

Des « contrats aidés », mais qui aident qui? Est-ce qu’ils aident les jeunes à:

·         assurer leur insertion professionnelle dans le privé?: Non!

Sans formation qualifiante, sans garantie d’embauche à la sortie, le « contrat d’avenir », ce n’est qu’un CDD, un contrat à durée limitée, un de plus. Et quel avenir pour celui qui n’a pas été embauché après un an ou trois ans de «contrat d’avenir»? Le pôle emploi et les contrats poubelles.

·         Trouver un emploi stable dans le public?

Certainement pas!

Embaucher des contractuels pour faire le boulot de fonctionnaires, c’est embaucher une main d’œuvre sans statut et sans garantie salariale. Ce n’est pas non plus préparer ces jeunes aux concours de la fonction publique. A la sortie, c’est au mieux, une embauche comme « contractuels » précaires. Au pire, le retour à la case chômage.

Alors, des « contrats aidés », oui, mais des contrats qui aident surtout:

·        les patrons à embaucher des jeunes à bas salaires, en CDD, sur le dos du contribuable. L’État prend en effet en charge 75% du salaire (35% dans le secteur marchand). Une « aubaine ».

·         le gouvernement à masquer l’ampleur du chômage, officiel ou déguisé, avec 150 000 jeunes qui sortiront d’ici deux ans des statistiques du chômage. Cela lui sert à nier la nécessité de l’embauche des 150 000 postes de fonctionnaires supprimés depuis cinq ans.

Le gouvernement ne remplacera pas 2 fonctionnaires sur 3. Les « contrats d’avenir », c’est aussi des salariés précaires pour les remplacer.

Dans l’Éducation, le gouvernement va compter sur des étudiants payés 900€ pour assurer des « missions », de pions d’abord puis de profs remplaçants.

Pourtant, l’État a les moyens de créer des emplois stables. Les 150 000 « contrats d’avenir » vont coûter 2,5 milliards d’euros à l’Etat. C’est le coût de l’embauche de 150 000 fonctionnaires.

Emplois stables ou contrats précaires: c’est un choix politique!

On a eu raison de dire Non au CPE proposé par la droite en 2006. Le « contrat unique » précaire qu’on a jeté par la porte, le nouveau gouvernement veut le faire passer par la fenêtre. C’est toujours NON!

Ce n’est qu’un début. Le gouvernement prépare pour l’an prochain le « contrat génération ». Les patrons bénéficieront d’exonérations de cotisations pour embaucher des jeunes précaires.

Refusons la fatalité des bas salaires, du chômage et de la précarité. L’argent ne manque pas. En 2011, les entreprises du CAC 40 qui ont été privatisées depuis vingt ans ont réalisé des profits de 57 milliards d’euros. C’est l’équivalent d’une augmentation de 400 € de salaires pour tout le monde.

Prenons l’argent là où il est, c’est pourquoi nous revendiquons:

·         la transformation de tous les contrats précaires et aidés en CDI dans le privé, des contrats de droit privé en fonctionnaires dans le public;

·         l’embauche immédiate de 150 000 fonctionnaires plutôt que de 150 000 «contrats sans avenir»;

·         l’augmentation générale des salaires, avec un SMIC rehaussé à 1700 € net par mois;

·         le rétablissement des ANPE et des ASSEDIC à la place du Pôle Emploi, pour ne plus conditionner le droit aux allocations-chômage à l’acceptation de contrats poubelles;

Rejoins la Jeunesse communiste du 15ème dans la lutte. Une lutte immédiate pour l’amélioration de nos vies. Une lutte pour une société plus juste, plus humaine, basée sur une autre logique que celle du profit, que nous appelons socialiste. Cela se construit dès maintenant

Encadré 1: Le bilan des « emplois-jeunes » : des contrats aidés qui ne nous aident pas

Les emplois-jeunes, c’était la première version des contrats d’avenir.

Des « contrats aidés » instaurés par le gouvernement socialiste entre 1997 et 2002, et son ministre Dominique Strauss-Kahn.

Le bilan, dix ans après ? Une étude récente montre que :

  • les emplois-jeunes n’ont pas favorisé l’insertion professionnelle des jeunes;

  • ils n’ont pas facilité l’accès à un CDI;

  • ceux qui sont passés par les emplois-jeunes sont aujourd’hui moins bien payés: 250 € de moins par moins en moyenne;

N’acceptons pas cette nouvelle formule d’une vieille recette: exigeons des contrats stables et des salaires décents.

Encadré 2: Le modèle allemand: c’est mini-jobs et boulots à 1 €. Refusons la précarité pour tous!

A en croire certains, l’Allemagne serait un modèle à suivre.

Depuis les contre-réformes Hartz IV du gouvernement « de gauche » de Schroder, la précarité est devenue la norme pour les jeunes travailleurs allemands:

·         9 jeunes sur 10 sont payés moins de 800 € pour leur premier boulot;

·         6 jeunes sur 10 sont en contrat précaire;

·         9 premiers emplois sur 10 sont en intérim ou CDD;

·         5 millions de salariés (dont une majorité de jeunes) sont en «jobs» de 400 €/mois sans droits sociaux;

·         1 jeune sur 4 est au chômage et doit accepter des boulots à 1 € de l’heure pour garder ses allocs;

Retrait du plan de casse de PSA! Nationalisation de PSA et Renault!

PETITION

(lancée à la Fête de l’Humanité 2012):PLUS DE 1000 SIGNATURES AU STAND DE SAINT QUENTIN

Retrait du plan de casse de PSA!  Nationalisation de PSA et Renault! dans Communisme-Histoire- Théorie indexRetrait du plan de casse de PSA!  Nationalisation de PSA et Renault!

Sans surprise, François Hollande, après l’indignation feinte, joue l’impuissance devant le plan de casse de 8000 emplois à PSA et la liquidation de l’usine Citroën d’Aulnay. Un rapport d’expert, de complaisance, vient habilement soutenir sa position. Il critique la stratégie de la direction mais juge la « restructuration » inéluctable et oppose perfidement les ouvriers d’Aulnay à ceux de Madrid. Maintenant, le gouvernement va s’appliquer à aménager « socialement » le plan pour mieux le faire passer.

Et pourtant, les politiciens de tous bords n’ont cessé, durant toute la campagne électorale, de clamer leur volonté de redresser l’industrie. Et bien ils le peuvent mais il faut les y contraindre!

Aujourd’hui, au nom de la crise, le nouveau gouvernement accompagne la stratégie du tout profit des actionnaires de Peugeot, comme hier, le gouvernement précédent a délivré des milliards d’euros d’aides publiques, directes et indirectes, aux capitalistes du secteur. Renault, dont l’Etat reste l’actionnaire de référence mais dont les profits sont absorbés à 85% par le privé, a impulsé la politique de délocalisation et de casse industrielle en France.

Une lutte nationale peut imposer autre chose que ces choix hypocrites :

- Le retrait pur et simple du plan de « restructuration » de PSA.

- Le remboursement des aides publiques reçues.

- La fin de la mise en concurrence destructrice, organisée par l’UE, notamment avec l’euro, entre les travailleurs de chaque pays. Notre peuple a déjà dit NON aux traités européens. Faisons-le respecter !

L’industrie et l’industrie automobile en particulier sont des priorités nationales? Oui ! Alors posons la question de la nationalisation des deux entreprises centrales, dont dépendent les équipementiers et sous-traitants, qui structurent des bassins d’emploi entiers, avant qu’il ne soit trop tard !

Que l’on ne nous dise pas que c’est trop cher ! La capitalisation boursière de Peugeot-Citroën est tombée à 2,25 milliards d’euros. C’est 20 fois moins que le coût de l’avion de guerre Rafale !

Historiquement, la nationalisation, après l’expérience de la Libération, n’a rien à voir en France avec les opérations de renflouement momentané par l’Etat des trusts comme General Motors aux Etats-Unis. Un rapport de force existe pour, par la lutte, par l’intervention des salariés, se débarrasser des intérêts privés, gagner d’autres choix industriels dans l’intérêt du pays: la réponse aux besoins face à la logique du profit.

Nous demandons au gouvernement et au président d’imposer immédiatement le retrait du plan de casse des patrons de PSA, de nationaliser  PSA et de renationaliser intégralement Renault.

120913_pétition_FH1-721x1024 COMMUNISTE LUTTE CONTRE LE CAPITAL dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

SIGNEZ.....

12345...13

LIVRY SUR SEINE |
Le blog des idées non-reçue... |
Parcours d'une jeune consei... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MoDem de l'Ariège
| Bernard Ramond - Pour que v...
| la republique c'est l'arrac...