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Anniversaire de la mort de Karl Marx

Le 14 mars 1883, il y a 130 ans, Karl Marx s’endormit paisiblement, dans son fauteuil, du dernier sommeil.

Engels écrivit :

« … A 2 heures 45, après l’avoir laissé deux minutes à peine, nous l’avons laissé tranquillement endormi dans un fauteuil, écrivait Engels à Becker. L’esprit le plus puissant de notre parti à cessé de penser, le cœur le plus fort que j’ai connu s’est arrêté de battre… »

« … L’humanité est diminué d’une tête, et de la tête la plus importante qu’elle eut aujourd’hui… La victoire finale reste certaine, mais les déviations, les erreurs temporelle et locales – comme cela a déjà inévitable – vont prendre maintenant de toutes autres proportions. Eh bien il nous faudra les avaler, ou pourquoi serions nous là ? Et nous ne perdons pas pour cela, loin de là, le courage ».

Le 17 mars 1883, Marx fut enterré au cimetierre de Highgate. Engels prononça un discours devant sa tombe. Il évoqua la grandeur du savant, de l’homme, du révolutionnaire qu’était Marx et acheva son discours par ces paroles prophétiques : « Son nom vivra à travers les siècles et son œuvre aussi ! »

Les œuvres principales de Marx sont en téléchargement libre (epub et pdf)  sur notre site

ici

Anniversaire de la mort de Karl Marx dans Communisme-Histoire- Théorie karl-marx-300x300

A Hugo Chavez, le peuple vénézuélien et le mouvement antiimpérialiste international peuvent être reconnaissants

Hommage à Hugo Chavez

EDT pour Pcf Paris 15, 6 mars 2013, repris par vivelepcf

Le décès d’Hugo Chavez nous affecte profondément. Il est prématuré aussi bien pour l’homme que pour son action dans le renouveau du mouvement émancipateur des peuples, de la lutte antiimpérialiste.

Notre pensée va d’abord au peuple vénézuélien, qui par millions exprime sa peine immense dans les rues du pays. Nous transmettons nos condoléances à nos camarades du Parti communiste du Venezuela et à nos amis de l’Ambassade du Venezuela en France.

L’Ambassade  nous a aidés régulièrement à comprendre et faire connaître dans le 15ème arrondissement l’expérience de la Révolution bolivarienne, avec la fraternité et l’enthousiasme insufflés par Hugo Chavez, si éloignés des codes diplomatiques.

A Hugo Chavez, le peuple vénézuélien et le mouvement antiimpérialiste international peuvent être reconnaissants dans Communisme-Histoire- Théorie 130307_Chavez_CastroLe Venezuela est un pays économiquement favorisé par la nature. C’est aussi un des pays qui ont subi le plus lourdement le colonialisme, l’impérialisme et leurs séquelles, le sous-développement.

Hugo Chavez est arrivé au pouvoir en 1999 proclamant vouloir défendre les intérêts du peuple et développer la justice sociale. Son premier mérite, inestimable, est d’avoir tenu son engagement.

Le bilan est éloquent. La pauvreté et les inégalités ont considérablement reculé. Une grande part des immenses richesses exploitées a été enfin redirigée vers les populations.

Sur bien des points, le retour en arrière n’est plus imaginable.

L’essor de l’éducation, de l’accès aux soins, grâce notamment à la coopération avec Cuba, mais aussi de la participation politique des masses à la vie publique, ont donné au pays les conditions d’un véritable développement autonome.

L’expérience politique lancée par Chavez s’est heurtée à une opposition acharnée de la réaction, des possédants, de l’impérialisme. Au fil de son développement, elle s’est manifestée par la violence, le sabotage économique, les pressions extérieures pilotées depuis les Etats-Unis, la subversion. Elle a toujours échoué.

Le deuxième immense mérite de Chavez et de ses compagnons est d’avoir résisté en impliquant de plus en plus massivement la population pauvre et laborieuse dans le combat politique, en recherchant les voies d’une rupture révolutionnaire, dans les conditions du Venezuela et de l’époque : le socialisme « bolivarien ».

La prise du pouvoir par Chavez n’a pas mis fin à la lutte des classes au Venezuela. Elle s’est aiguisée.

La bourgeoisie reste forte. Le capitalisme reste le mode de production prédominant. L’impérialisme américain demeure en mesure d’exercer des pressions considérables sur son voisin et fournisseur de pétrole.

La lutte des classes, le Président Chavez, avec ses compagnons, toujours plus nombreux, l’a menée inlassablement du côté du peuple, à tous les niveaux.

Il a développé une organisation politique de masse, ouvrant des espaces d’autogestion au cœur des quartiers et des villages. Il a fondé le PSUV, Parti socialiste unifié du Venezuela avec l’ambition d’en faire l’instrument révolutionnaire conduisant au socialisme. Dans cet objectif, Chavez a reconnu le rôle d’avant-garde du Parti communiste du Venezuela, allié essentiel du processus révolutionnaire.

Chavez et son gouvernement ont fait reculer l’emprise du capitalisme et de l’impérialisme sur le pays. Ils ont lancé un vaste programme de réappropriation des profits pétroliers. L’affrontement a été très rude contre les potentats des firmes nationales et internationales. Le gouvernement a procédé à une série de nationalisations, des grands services publics, du secteur financier etc. Chacune a été et reste un enjeu intense de lutte contre les survivances bourgeoises.

130307_chavez_castro dans Faire Vivre et Renforcer le PCFChavez et ses compagnons ont recherché et trouvé, dans le rapport de forces mondial, des alliés contre l’impérialisme en général, contre l’impérialisme US en particulier. Les peuples d’Amérique latine se sont reconnus dans l’expérience émancipatrice vénézuélienne. Elle a constitué un point d’appui décisif et un repère pour les victoires de Morales en Bolivie ou Correia en Equateur. Les gouvernements sociaux-démocrates-libéraux d’Amérique latine ont été amenés à afficher leur sympathie pour Chavez et le Venezuela bolivarien. Avec l’ALBA, le Venezuela, la Bolivie et Cuba ont promu un système d’échange et de coopération profitable aux peuples, une véritable alternative à l’ordre impérialiste de l’ALENA des USA, au « libre-échange » et à sa logique de domination.

Chavez n’a pas hésité à faire le choix nécessaire et audacieux de l’alliance, du jumelage même, avec la révolution socialiste cubaine. Cuba et Venezuela, ensemble, ont constitué une force politique à l’écho considérable, au-delà des peuples d’Amérique latine, dans le Tiers-monde, dans le reste du monde.

Communistes français, comme des militants de tous les pays, nous sommes hautement redevables à l’œuvre, à l’audace d’un Hugo Chavez. A des mouvements historiques anesthésiés par des décennies de renoncement, d’échec, d’intégration au système dominant, l’expérience vénézuélienne, revivifiant l’expérience cubaine, a redonné un élan, a rendu, aux yeux de tous, son actualité de notre projet révolutionnaire : le socialisme.

A notre reconnaissance correspondra tout l’appui, à notre modeste niveau, que nous pourrons apporter à la postérité et au développement du socialisme bolivarien au Venezuela. La bourgeoisie et l’impérialisme comptent profiter de la mort de Chavez pour renverser ou infiltrer la démocratie vénézuélienne. C’est évident.

Mais même mort, la mémoire de Chavez continuera de renforcer le mouvement populaire, ses capacités de résistance et d’organisation.

Vive le socialisme bolivarien, vive le socialisme !

Stéphane Hessel : Décès d’une bonne conscience

Stéphane Hessel : Décès d’une bonne conscience

Vivelepcf, 28 février 2013

Stéphane Hessel : Décès d’une bonne conscience dans Communisme-Histoire- Théorie 130228_hessel_cohn-300x148L’ancien diplomate et essayiste Stéphane Hessel est mort le 27 février 2013. Les hommages politiques à l’auteur du best-seller « Indignez-vous » sont unanimes, allant de Jean-François Copé à Harlem Désir en passant par Jean-Luc Mélenchon.

Rarement la bien-pensance et la bonne conscience auront eu un sens aussi peu péjoratif que s’appliquant à Stéphane Hessel. Sa personnalité jubilatoire, sa constance et sa ténacité dans ses positions, son passé d’ancien déporté-résistant l’auront atténué comme son impertinence et son humour – du moins dans son grand âge.

Cependant, communistes, il nous est difficile de partager la communion politique autour du défunt, tout respect pour la personne mis à part. Son engagement s’est trouvé bien plus souvent opposé au nôtre qu’il ne l’a rejoint.

L’idéalisme de la bourgeoisie libérale et cosmopolite qui l’animait l’a dressé contre le fascisme et le racisme. Il ne l’a pas conduit à s’indigner devant le colonialisme de l’Etat qu’il servait en diplomate des années 40 aux années 60. Il n’a cessé de se féliciter de la politique occidentale, après la Libération, favorisant la renaissance de l’Allemagne impérialiste et revancharde, la RFA. Par idéalisme plus que par naïveté, voudrions-nous croire.

Une constante, soixante ans durant, dans l’engagement de Stéphane Hessel aura été jusqu’aux derniers mois son soutien inconditionnel à l’Union européenne, à l’institution supranationale du capital dont les impérialismes européens se sont dotés pour écraser les peuples. Idéalisme mal placé ? Sans doute ! Naïveté de caution morale: nous ne ferons pas injure au défunt.

« L’indignation » du vieillard, conforme à aux partis-pris du haut-fonctionnaire, a rencontré, dans la dernière période de crise du capitalisme, un accueil favorable et a priori insolite de toute part. Dans sa révolte sociétale, dans ses scrupules moraux, brillamment valorisés par le grand âge et la diction pédagogique, se sont retrouvés aussi bien la colère des milieux sociaux nouvellement fragilisés que le discours de l’idéologie dominante contre les « excès » du capitalisme. Son adhésion à l’UE du capital, à la démocratie bourgeoise, ont constitué une garantie de conformité au conformisme pour les éditeurs et les médias. Dans ces conditions, les quelques pages bien inoffensives « d’Indignez-vous » sont devenues un produit de grande distribution, même exportable en placebo à la détresse espagnole ou grecque.

De gauche ou de droite, Stéphane Hessel ? On mesure avec lui la perte de sens de cette unité de mesure. On l’aurait longtemps classé au centre-droit, par exemple quand il suivait le démocrate-chrétien Pierre Abelin, ou au centre avec le « radical » anti-communiste Mendès-France. Ces dernières années, il a soutenu des leaders de parti de gauche, auxquels il a voulu identifier ses prescriptions.

Les noms de ceux-ci parleront plus concrètement à la jeunesse, à celle dont on voudrait détourner la révolte et l’aspiration à s’organiser dans le mouvement révolutionnaire.

Stéphane Hessel n’a pas cherché à feinter dans le temps de vie court qu’il lui savait rester. Il a appuyé successivement Michel Rocard, Lionel Jospin, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande ou encore, avec enthousiasme, Daniel Cohn-Bendit, notamment aux élections européennes de 2009. Il a accepté de servir de figurant sur la liste EELV aux régionales en Ile-de-France de 2008 et d’appui sur une motion au congrès du PS en 2012, l’organisation la plus « à gauche » qu’il ait jamais soutenue.

L’affront suprême à Stéphane Hessel serait de le représenter comme un militant révolutionnaire. Par respect pour sa mémoire, qui rejoindra, à sa bonne place, celles de tant et tant d’anciens résistants, nous ne le ferons pas.

36ème congrès du PCF : jusqu’où emporteront-ils leur « Front de gauche » ? Faire vivre et renforcer le PCF !

Emmanuel Dang Tran, 7 février 2013  

PCF St-Quentin 02

La phase finale du 36ème congrès du PCF a commencé le 7 février.
Les communistes auront attendu 4 ans et demi la tenue d’un congrès ordinaire, pourtant prévue statutairement tous les 3 ans. Ils auront eu le droit à un non-congrès, un congrès ficelé.
La vraie question stratégique, structurante, le « Front de gauche », sa nature, son bilan a été soigneusement esquivée.
Le seul moment où elle aurait pu être discutée, le vote sur les motions de congrès, a été escamoté. Les adhérents n’ont eu que quelques jours en décembre, au mieux, pour prendre connaissance des textes alternatifs, noyés dans des dizaines d’autres textes, avant d’être « consultés ».
Le lendemain de ce vote, parfois incrédules, les camarades peuvent découvrir le point d’arrivée du congrès. Les nouvelles cartes, décidées unilatéralement, commencent seulement à être remises. La faucille et le marteau ont disparu, remplacés par l’étoile du Parti de la gauche européenne dont nous ne sommes pas adhérents individuellement et par le slogan gentillet du Front de gauche, « l’Humain d’abord », titre d’un programme décidé hors des communistes.
Nous invitons tous les communistes à refuser ce coup de force et à demander le retour de vraies cartes du Parti.
Le texte de la direction « Rallumons les étoiles » a ensuite joué pleinement son rôle de diversion, diluant les sujets cruciaux dans des discussions sur formules oiseuses.
Quel contraste avec la clarté d’autres textes, discutés ailleurs et par d’autres, mais que l’on entend imposer aux adhérents du PCF ! Des résolutions, négociées avec les « partenaires » du Front de gauche, portant sur la stratégie commune et sur le développement de structures parallèles chapeautant le PCF, comité locaux, conseil national, secrétariat du Front de gauche etc. viennent d’être rendues publiques.
Au 34ème congrès, en 2008, on a fait approuver aux communistes le principe de « fronts de lutte ». Puis, 10 jours avant le congrès national, alors que tous les congrès départementaux étaient passés ou presque, l’alliance nationale est scellée avec Jean-Luc Mélenchon.
Rebelote cette année, 10 jours avant le congrès national, dans la discrétion d’un article de l’Huma, on annonce l’existence des textes structurants du Front de gauche, nouvelle organisation politique encadrant le PCF.
La ratification de cet accord devrait faire l’objet d’un vote national des communistes. Nous le demandons, au vu de sa gravité.   
Comment admettre que les initiatives nationales futures, engageant le PCF et les communistes, soient décidées, par les partis, lobbys et groupuscules du Front de gauche, suivant la règle du « consensus » entre organisations.
Par exemple, l’avant-garde du processus de mutation-disparition du PCF, les « refondateurs », réunis maintenant dans la FASE, ont quitté le PCF par la porte : ils y rentrent par la fenêtre du Front de gauche, toujours pour faire disparaître le Parti qui a donné à certains de si bonnes positions de notables.
Si le Front de gauche était un « nouveau Front populaire », pourquoi esquiver le débat, se défier à ce point des communistes ?
C’est bien là le problème : la perspective politique portée par le Front de gauche!
Sur une posture gauchisante, il a bien joué le rôle d’appoint électoral du PS, semant des illusions dont ses leaders prétendent maintenant revenir. Aux millions qui ont manifesté et lutté ces dernières années, le Front de gauche a indiqué une perspective enfermée dans le cadre institutionnel des échéances électorales. Les positions communistes de rupture ont été abandonnées, notre organisation spécifique encore plus effacée.
Les élections passées, la logique du Front de gauche continue.
Qu’on le veuille ou non – cela fait partie des sujets évincés du congrès – le recours à Mélenchon pour réussir là où les collectifs antilibéraux avaient échoué en 2007, a mis notre Parti entre ses mains, tant qu’il y aura le Front de gauche.
Suivant sa logique politicienne, Mélenchon s’est d’abord reporté sur …  les présidentielles de 2017. Maintenant, il se concentre sur une perspective plus proche : les élections européennes de 2014. Il part à la débauche d’amis Verts ou socialistes « de gauche », Maastrichiens comme lui. La constitution, avec le Front de gauche, d’un deuxième pôle social-démocrate, aux accents contestataires et tribuniciens, en concurrencer à « gauche » de la liste du PS en 2014. Et Mélenchon de revendiquer le poste de premier ministre de Hollande !
Dans le même temps, au sein du Front de gauche, reviendra au PCF l’image, notamment à l’occasion des municipales, de suppôt de ce PS. La stratégie du Front de gauche lui a déjà coûté la moitié de ses députés et de ses conseillers régionaux…
La poursuite de l’effacement du PCF, avec le Front de gauche, c’est un contresens par rapport aux luttes et à leurs aspirations.
En 2006, avec les collectifs antilibéraux, on a cherché à imposer une candidature non communiste aux présidentielles. Les communistes ont mis en échec cette opération. En 2007 puis 2008, ils ont mis en échec la remise en cause par la direction elle-même de l’existence même du Parti. Au lieu de changer de cap, l’équipe dirigeante a persévéré et trouvé, avec le Front de gauche, une nouvelle formule, pour continuer le processus de mutation-disparition de notre parti et de ses positions. En 2010, dans un congrès non statutaire, elle impose les candidatures, structurantes, de Mélenchon et du Front de gauche aux législatives. Tout cela, il faut absolument le rappeler, ici à l’occasion de ce 36ème congrès.
Cette démarche d’effacement des partis communistes historiques, c’est aussi celle que coordonne le Parti de la gauche européenne. Parallèlement, dans le mouvement syndical, la Confédération européenne des syndicats fait le même travail.
Cette CES qui soutient avec enthousiasme l’accord que viennent de signer la CFDT et le MEDEF contre le monde du travail et contre lequel, tous ensemble, nous allons mobiliser d’ici mars, comme contre les crédits d’impôt au patronat.
Le décalage est béant avec la nécessité, l’attente des positions révolutionnaires, et de leurs déclinaisons immédiates, que beaucoup attendent vraiment du  Parti communiste.
Face à la nouvelle attaque, de « gauche », contre la sécurité sociale et les retraites, plus que jamais défendons sans transiger la cotisation sociale, le retour aux 37,5 annuités pour les retraites !
Aux ouvriers de l’industrie en résistance contre la liquidation de leurs usines, pas question pour nous d’enfiler un casque de sidérurgiste comme un ex-futur-président enfilait les promesses et un actuel ministre enfile un pullover breton…
Il est pressant et actuel de défendre la nationalisation intégrale des constructeurs automobiles (gavés d’aides publiques) de la sidérurgie, complète, ni « temporaire et locale ».
Il est pressant et actuel de défendre la reconquête des grands services publics, la renationalisation intégrale et  le retour aux monopoles acquis en 1946, même contre l’UE, surtout contre l’UE et ses directives.
Il est et actuel, en phase avec la grande majorité des travailleurs, de remettre en cause les traités européens, l’UE du capital et son instrument, l’euro.
Ce 36ème congrès est marqué par une participation particulièrement faible au vote et aux congrès locaux. Il traduit la nouvelle phase de l’affaiblissement du Parti, quantitatif et qualitatif avec notamment la pauvreté du texte « rallumons les étoiles ».
Et pourtant, il est urgent de renforcer le PCF pour ne pas laisser la colère des catégories laborieuses se désespérer et s’égarer dans les sinistres voies où veut les diriger l’idéologie dominante.
Et pourtant, le PCF attire plus de salariés, de militants syndicaux, de jeunes, de ceux qui savent ce qu’il a représenté, ce que le marxisme-léninisme ont représenté pour les travailleurs du monde entier, également contre le colonialisme et ses resucées au Mali ou en Syrie.
La pays doit savoir que des communistes refusent la disparition de leur parti dans le Front de gauche, qu’ils entendent faire vivre et renforcer le PCF, localement et nationalement, sur une base de classe.
Sans renier les outils ! La faucille et le marteau !

La disparition de la faucille et du marteau fait couler de l’encre …

Emmanuel Dang Tran sur France Info

Les nouvelles cartes, décidées unilatéralement, commencent seulement à être remises. La faucille et le marteau ont disparu, remplacés par l’étoile du Parti de la gauche européenne dont nous ne sommes pas adhérents individuellement et par le slogan gentillet du Front de gauche, « l’Humain d’abord », titre d’un programme décidé hors des communistes.

 

Depuis hier, toute la presse s’empare du sujet. Le fait que le Parti Communiste Français renonce à la faucille et au marteau ne semble couler de source que pour la direction nationale.

 

Notre secrétaire national s’est empressé de justifier cette « manoeuvre » :

 

« Nous voulons nous tourner vers l’avenir. C’est un sigle qui ne résume pas ce que l’on est aujourd’hui », explique Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sur le plateau de LCI.

« C’est un sigle qui a existé, qui continue d’être utilisé ici et là dans les manifestations. Mais qui ne résume pas ce que nous sommes aujourd’hui. Moi je parle aujourd’hui de communisme de nouvelle génération. » 

« La principale nouveauté c’est que figure en plus du sigle du parti communiste, celui de la gauche européenne, c’est cela la nouveauté de cette carte », a ajouté M. Laurent. Le secrétaire national a également exibé une carte du parti datant de 1944, « très intéressante pour ceux qui donnent ici ou là des leçons de révolution ». « Il n’y a pas non plus la faucille et le marteau », a-t-il ironisé.

M. Laurent aurait-il oublié que le Parti était interdit en France de 1939 à 1944 ? Gênant pour un dirigeant.

 

Les anti-communistes primaires s’en donnent à coeur joie dans les commentaires des articles sur internet. Preuve, s’il en fallait, que le symbole reste un point fort de l’anti capitalisme et que la seule altérnative à celui-ci reste le communisme. N’en déplaise à la bourgeoisie ayant toujours cherché par tous les moyens à décrédibiliser le mouvement.

Nous invitons tous les communistes à refuser ce coup de force et à demander le retour de vraies cartes du Parti.

 

article des inrock

article Europe 1      2ème article

article rue89

article Le Point

La disparition de la faucille et du marteau fait couler de l'encre ... dans 36éme Congrès du PCF cartecarte-new dans APPELS

 

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Massacre de Charonne (édito Comité Central du PCF de février 1962)

Le PCF après le massacre de Charonne le 8 février 1962

Le PCF après le massacre de Charonne (édito CC de février 1962)

  51 ans après le massacre de Charonne, nous reproduisons ci-dessous l’éditorial des Cahiers du communisme de février 1962, numéro intitulé « gaullisme et fascisme ».

Les analyses du Parti éclairent les collusions et intérêts communs entre pouvoir gaulliste au service du capital et fascistes de l’OAS qui expliquent la violence de la répression policière contre les manifestants antifascistes et anticolonialistes.

(Il n’est alors question que de 8 morts, la dernière victime, communiste également, devant décéder à l’hôpital peu après). 

 

Massacre de Charonne (édito Comité Central du PCF de février 1962) dans Communisme-Histoire- Théorie images8Devant le péril fasciste

 

Au moment où nous écrivons ces lignes, le peuple de Paris, au cours d’obsèques solennelles et grandioses, accompagne à leur dernière demeure les huit martyrs antifascistes tombés sous les coups de la police gaulliste le 8 février dernier.

L’assassinat de ces travailleurs, dont sept d’entre eux étaient communistes, a soulevé dans tout le pays et à l’étranger une émotion profonde et une réprobation unanime.

C’est pour protester et s’élever contre le danger grandissant du fascisme, contre la poursuites des plasticages criminels des hommes de l’OAS, pratiquement jamais inquiétés ou restant impunis, que la classe ouvrière et le peuple se sont dressés en de puissantes manifestations antifascistes. Mais c’est contre elles que le pouvoir gaulliste a dépêché ses forces policières et répandu le sang.

La diversion anticommuniste du gouvernement pour tenter de justifier sa sauvagerie policière, éclaire une peu plus sa nature profondément réactionnaire, éclaire sa collusion de fait avec l’OAS. Elle montre d’une façon tragique que le pouvoir gaulliste, pouvoir des monopoles s’attaque en fin de compte à tous ceux : communistes, socialistes, catholiques, démocrates et républicains qui entendent faire barrage à l’OAS et n’acceptent pas de vivre sous le joug d’une dictature personnelle synonyme d’oppression, de misère et de guerre.

Contre la montée du péril fasciste, l’idée que le peuple doit compter désormais sur ses propres forces unies pour lui barrer la route a fait d’importants progrès.

L’union réalisée, notamment au soir du 8 février, le démontre. Cette union s’est d’ailleurs puissamment renforcée lors de l’appel à la grève générale le jour des obsèques lancé par toutes les organisations syndicales parisiennes, auxquelles se sont associés notre Parti, le PSU, le Mouvement de la jeunesse communiste, le Mouvement de la paix.

Même les décisions de grève et de manifestation de la CFTC, FO et de la FEN, du Parti socialiste SFIO, lancées pour le lundi 12 février, bien qu’elles contiennent une part d’arrière-pensée et de manœuvre sont avant tout l’expression du puissant mouvement de masse contre le fascisme qui se développe actuellement.

Une telle prise de conscience du danger OAS et un tel développement de l’action unie pour lui faire échec, sont avant tout le résultat de la juste politique et de l’action courageuse menées par notre parti.

Dénonçant, d’une part, sans relâche la nature du pouvoir personnel ouvrant la voie au fascisme, travaillant, d’autre part, sans relâche à l’union de toutes les forces ouvrières et démocratiques, notre parti s’est révélé, une fois encore, la force principale dans la lutte antifasciste, le parti qui montre, non seulement, au peuple la voie de l’intérêt national, mais organise son combat pour reconquérir les libertés et la démocratie.

 

Le grand problème du moment réside donc dans l’organisation rapide et puissante de toutes les forces ouvrières et démocratiques afin de dresser un barrage infranchissable aux fascistes de l’OAS et de les écraser.

Mais la lutte antifasciste ne saurait se mener efficacement et aboutir victorieusement sans avoir la claire conscience que le danger OAS ne se limite pas uniquement à l’éventualité d’un coup de force.

En effet, l’attitude complice du pouvoir à l’égard de l’OAS, la persistance des dirigeants socialistes de droite à refuser l’unité ouvrière, à prôner l’anticommunisme, à afficher certaines thèses rejoignant celles de l’OAS, montrent parfaitement que certains milieux n’ont pas abandonné l’idée d’un compromis avec les factieux. S’il est vrai que l’OAS ne repose sur aucune force populaire, qu’elle n’a aucune audience dans le peuple de notre pays, par contre, elle tire sa force et son arrogance de la mansuétude du pouvoir gangréné par ses hommes, elle tire aussi sa force de la politique de division et de capitulation des dirigeants socialistes de droite et de certains hommes politiques qui se réclament de la démocratie.

La vigilance et la nécessité de tout mettre en œuvre pour répondre à un éventuel coup de force fasciste ne sauraient donc nous faire oublier que les méthodes du néo-fascisme revêtent d’autres formes, celles par exemple de l’utilisation du compromis politique, et cela notamment sous prétexte d’éviter la guerre civile.

C’est pourquoi, il est nécessaire d’analyser et de dénoncer systématiquement l’attitude comlplice du pouvoir gaulliste en même temps que la politique de division des dirigeants socialistes de droite.

Il est bien évident que si des contradictions réelles, mais secondaires opposent le pouvoir aux hommes de Salan, il n’en reste pas moins que ce pouvoir du capital monopoliste et de la haute banque conserve pour adversaire principal : les masses populaires qu’il tente de courber toujours plus sous son joug.

Cette contradiction fondamentale entre la classe exploiteuse au pouvoir et les masses laborieuses, que notre parti a toujours éclairée ne saurait en aucun moment s’estomper. C’est elle, au contraire, qui explique que pour continuer à mener une politique antipopulaire et antinationale le pouvoir gaulliste se trouve tout naturellement entraîné à pactiser avec les factieux, à les utiliser, et, par conséquent, à composer avec eux.

Dans le conflit algérien, la recherche d’une solution la moins défavorable possible à l’impérialisme français se trouve ainsi aidée par la pression politique que représente l’agitation factieuse.

De plus, le pouvoir ne peut se priver de l’instrument de répression et d’oppression que représentent pour lui les forces du fascisme dans la lutte contre l’action grandissante des forces démocratiques et nationales.

Toutes ces constatations d’aujourd’hui confirment combien notre parti avait apprécié justement – et dès son avènement – la nature du pouvoir gaulliste qui porte en lui la menace du fascisme déclaré.

Les tentatives de compromis de certains milieux de gauche avec la bourgeoisie s’illustrent par des prises de position identiques, notamment à propos de l’Algérie.

Guy Mollet s’acharne toujours à réclamer sur le problème algérien des « garanties pour la minorité européenne » qui s’apparentent plus à des garanties de caractère colonial qu’à des garanties légitimes. En fait cette position rejoint les exigences colonialistes de de Gaulle et remet sans cesse en cause l’idée de l’application sans restriction du droit des Algériens à l’autodétermination et à l’indépendance.

Il en va de même des positions énoncées par Maurice Faure, président du Parti radical, sur cette question. Elles rejoignent aussi les déclarations politiques d’hommes comme Jules Romains, André Morice, Lacoste et Lejeune qui, sous couvert d’un prétendu « comité de la gauche », parlent à propos des négociations franco-algériennes du « dédain manifesté au peuple français d’Algérie ».

Mais aujourd’hui, étant donné les reculs des forces colonialistes et le développement continu de l’action populaire, rien ne doit s’opposer à la conclusion d’un accord aboutissant à la paix en Algérie.

L’accord politique entre certaines formations de gauche et la grande bourgeoisie au pouvoir ne se limite pas seulement à ce problème. Que ce soit sur la constitution antidémocratique imposée par de Gaulle, le Pacte Atlantique ou le Marché commun, de nombreux autres points d’accord unissent ces formations au pouvoir.

Ainsi, comme le déclarait Paul Laurent dans son rapport devant le Comité central de Choisy-le-Roi : « certains chefs politiques de la bourgeoisie, y compris les socialistes de droite, inquiets des difficultés plus grandes des monopoles capitalistes à continuer leur politique antipopulaire et antinationale, se préoccupent d’en redorer le blason, encore une fois sous le couvert d’une pseudo « troisième force ». Sans porter atteinte le moins du monde au système du pouvoir personnel, ils proposent, dans un soi-disant but d’apaisement, de capituler devant certains exigences de l’OAS ».

 

 

Ainsi au cours de la grande bataille engagée par notre peuple contre le péril fasciste, il est absolument indispensable de battre en brèche la politique de capitulation et de compromission des dirigeants socialistes de droite.

Le danger OAS actuel, inséparable de la désastreuse politique pratiquée par le pouvoir depuis trois années, n’est-il pas issu de la politique de division, de la politique de collaboration de classe pratiquée précisément par les dirigeants socialistes qui, sous couvert d’anticommunisme et par crainte du peuple, aidèrent de Gaulle à se hisser au pouvoir ?

L’anticommunisme – et cela apparaît de plus en plus aux yeux des masses actuellement dressées et unies dans le combat antifasciste – recouvre toujours la poursuite de la politique d’entente avec la grande bourgeoisie.

La répression sanglante organisée le 8 février dernier par le pouvoir gaulliste à l’égard des forces populaires dressées contre le péril OAS a découvert le vrai visage de la politique tyrannique, de la politique de classe de ce régime. Elle a souligné en même temps la gravité du danger fasciste, la nécessité et les possibilités de l’unité des forces ouvrières et nationales pour y mettre un terme.

Ella a montré dans sa tragédie tout le bien fondé de la politique nationale de notre Parti qui, avec confiance et persévérance, n’a cessé d’alerter et de travailler au rassemblement de toutes les énergies ouvrières et démocratiques afin d’en finir avec la guerre d’Algérie et son corollaire, le fascisme.

La bataille n’est pas terminée, c’est pourquoi les communistes redoubleront d’efforts pour continuer à créer et à renforcer des milliers et des milliers de comités antifascistes dans les entreprises et les quartiers. Ils poursuivront aux côtés de tous les combattants de la paix la lutte pour imposer la solution négociée du problème algérien. Ils continueront à propager avec audace et fierté la politique claire et unitaire de notre parti qui se révèle à travers les événements comme la seule juste et valable.

Ils renforceront dans cette période d’intense activité, l’organisation et les rangs de notre glorieux parti, le Parti des martyrs de la liberté.

 

13 février 1962

 

 

Monica Bernatets, parcours : Voilà, chers camarades, ma petite vie de femme, de mère de quatre garçons, fière d’appartenir à notre Parti même s’il n’est pas toujours hélas à la hauteur de nos exigences. Mais si l’on dit que le Parti c’est nous n’avons-nous pas une part de responsabilité dans cette dérive ?

Monica Bernatets, parcours :  Voilà, chers camarades, ma petite vie de femme, de mère de quatre garçons, fière d’appartenir à notre Parti même s’il n’est pas toujours hélas à la hauteur de nos exigences. Mais si l’on dit que le Parti c’est nous n’avons-nous pas une part de responsabilité dans cette dérive ? dans Communisme-Histoire- Théorie monicaMonica Bernatets née le 06/11/1928 à Leipzig (Allemagne)

 

Adhésion au Parti Communiste le 19 décembre 1949

Aisne-Section de Chauny

Pour commencer je voudrais vous conter mes motivations.

De famille de gauche, ma mère juive et mon beau-père socialiste  (de l’époque !!!), j’étais déjà préparée .Mais ont été décisives, les informations que nous avons eues sur le comportement héroïque des communistes dans les camps, entre des milliers d’autres, l’action de la toise à Buchenwald. (1).

De plus j’étais éblouie par le courage des Résistants et notamment Audin (*) et Alleg (*).

A cela s’est ajouté le militantisme actif de la cellule de mon quartier à Nice, qui luttait notamment contre les expulsions de familles ouvrières de logements privés, car à l’époque un propriétaire pouvait expulser une famille avec un préavis de 3 mois sans autre forme de procès.

Donc le 19 décembre 1949 je me rends de moi-même à la section pour prendre ma première carte, une très grande fierté !

Comme je faisais mes études j’ai milité à la base : l’HD, les tracts et autres. En 1951 je me suis mariée à un communiste, étudiant aussi, et j’ai eu mon premier fils. Mon mari reçu à l’Agro nous sommes partis à Paris et j’avoue que je n’ai pas fait grand-chose, je prenais ma carte, préparais l’Agrégation et élevais le gamin. J’ai fait partie des cellules des Lycées où j’ai exercé, Reims, Metz, Nancy, Saumur.

En 1958 départ au Maroc où mon mari était nommé. D’abord à Fès où une cellule du PCF nous accueillit avec joie car il n’y avait pas grand’ monde !! Nous avons alors signé des deux  mains la fameuse pétition pour l’Algérie indépendante, appelée les 481 (Français du Maroc) .Je ne vous dis pas l’accueil des commerçants de Fès, ville française, quand ils ont vu nos noms sur la liste ! Mais nous étions très fiers et nous avons fait face évidemment !

Sur ce mon mari est nommé à Casablanca où l’accueil en milieu marocain fut extraordinaire ! Mon mari Noël Décourt et son ami Guy Martin (qui fut secrétaire de Georges Marchais, une fois rentré en France) prirent la direction du mouvement des 481 à la demande du bureau politique du parti communiste marocain dont nous avons fait partie à partir de ce moment là. Dans la cave de notre maison (sous-sol confortable, je vous rassure, se cachaient deux algériens recherchés par l’OAS, avec ronéo, machine à écrire etc.

Comme tous les communistes marocains nous versions 11% de notre salaire au FLN pour faire face à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.

Les femmes, nous militions au Secours Populaire, ce qui consistait surtout à collecter des médicaments auprès des médecins français pour soigner les blessés qui arrivaient d’Algérie. Je ne vous dis pas la tête qu’ils faisaient mais ils n’osaient pas refuser car nous les menacions de porter plainte sinon pour non assistance à personne en danger !!!

Nous étions invités aux réunions du parti marocain avec Ali Yata, Abdeslem Bourquia, Abdallah Layachi, Simon Lévy,Hadi Messouak, le médecin personnel de Mohammed V,  et nous rendions les services qui nous étaient demandés avec fierté.je me souviens en particulier de la grève de la faim en sit-in dans la cour de l’ambassade de France de Rabat pour la libération de Ben Bella.

En 1963 retour en France à Nancy et très vite notre divorce, dramatique comme tous les divorces, mais qui a fait de moi une femme libre de militer à ma guise. Je suis devenue rapidement secrétaire à l’orga du Comité de ville de Nancy, faisant fonction de première secrétaire car Jeannette Desroches, était très souvent absente à cause de graves séquelles de son internement au camp de Ravensbrück.

Ce fut une période de militantisme ardent et dur car  à Nancy nous nous faisions presque lyncher en vendant nos 5 à 6 HD le dimanche matin.

Puis ce fut 1968. Au Lycée le proviseur m’avait demandé de prendre la grève en main car, me disait-il, avec une communiste il était sûr qu’il n’y aurait pas de débordements (incroyable mais vrai !).

En distribuant les tracts à la Générale Electrique nous avons fait adhérer le secrétaire de la CFDT au PC et nous avons eu droit à la 1ère page de l’Huma quotidienne !

Puis 1969, la campagne Duclos, nous faisions les 3×8 avec les tracts pour l’élection de Jacques Duclos. Pour pouvoir distribuer devant les usines fermées par une grille, j’allais demander la veille l’autorisation de rentrer avec les cars qui transportaient les ouvriers, accordée si je garantissais l’ordre, et je garantissais.

Sur ce la Fédé m’a demandé de devenir titulaire comme 1ère secrétaire du Comité de Ville mais a exigé pour cela –avec raison- que je fasse l’école d’un mois à Bobigny. Cela a été programmé pour 1969 et je devais ensuite « monter » au BF.

La vie en a décidé autrement car j’ai connu mon mari Jean-Claude Bernatets et en décembre nous nous sommes mariés pour que je puisse avoir mon changement pour Paris.

Là, j’ai été longtemps secrétaire à l’orga de la section Maison Blanche, puis trésorière du 13ème arrondissement

Enfin en 1980 nous sommes arrivés dans l’Aisne, et  revenus  à un militantisme de base. Je suis pour le 3ème mandat conseillère municipal de mon village Saint Aubin et je milite davantage à l’ANACR, association nationale des anciens combattants de la Résistance, membre aussi de France-Palestine et de l’UJFP, l’Union des Juifs pour la Paix, encore plus farouchement pro palestinien que les palestiniens eux-mêmes !!

 

 

1)                           A Buchenwald les SS faisaient passer les déportés à la toise sous prétexte d’une visite médicale et avec un silencieux posé sur la nuque ils tiraient, déshabillaient les corps et les jetaient nus sur un charnier. La cellule du camp avec des papiers gras et des bouts de charbon avaient distribué des tracts dans les baraquements , expliquant cela et invitant les déportés à se mettre de côté et à faire semblant d’être tués et à se laisser tomber le plus mollement possible pour être dévêtus et jetés sur le dit charnier . La nuit les communistes venaient chercher les vivants, les rhabillaient et les remettaient dans leurs baraquements.

2)                           Egalement, tant d’opérations pratiquées par les médecins communistes avec des boîtes de conserve passées à la flamme etc. etc.

* Maurice AUDIN était un opposant, membre du Parti communiste algérien, qui fut interdit en septembre 1955. Père de trois enfants, ce jeune mathématicien, arrêté à son domicile à Alger par les parachutistes durant la guerre d’Algérie en juin 1957, et transféré par eux au centre d’interrogatoire d’El Biar, n’a jamais été revu vivant

 

*HENRI ALLEG, Militant communiste anti-colonialiste pendant la guerre d’Algérie, aujourd’hui militant contre toutes les guerres impérialistes. Son nom est associé au titre d’un livre : « La Question ».Publié en pleine guerre d’Algérie, en mars 1958, par les éditions de Minuit, immédiatement interdit en France, ce livre est aujourd’hui mondialement connu, traduit dans une trentaine de langues.

Henri Alleg y raconte les sévices qu’il a subis alors qu’il était aux mains des militaires français dans la prison d’El Biar. Malgré la censure, ce récit effroyable a considérablement contribué à révéler une terrible réalité, à l’époque totalement occultée : la torture opérée par l’armée française en Algérie.

Il met ainsi en lumière le courage de l’homme et établit opportunément un pont entre le passé et l’avenir.

 

Le MJCF condamne l’intervention au Mali

Extrait des voeux de Nordine Idir, secrétaire national du Mouvement de la jeunesse communiste de France, 14 janvier 2013

 

Le MJCF condamne l’intervention au Mali dans APPELS 130121_mjcf_logo-300x269« Je tiens au nom du MJCF à exprimer ma plus vive condamnation de l’offensive lancée par nos autorités au Mali pour « lutter contre le terrorisme », digne des heures les plus sombres de la Françafrique. Mais de qui se moque-t-on ? Nous connaissons ce discours nauséabond et dangereux du choc des civilisations qui justifie les interventions armées pour les intérêts des multinationales ! Pas de guerre au nom de la liberté pour faire couler le sang et les dollars pour Areva, Total ! Notons le passage en force de cette intervention armée sans mandat international ni vote au Parlement. Chacun connaît la véritable crise que connaît ce pays : c’est la misère que connaît ce peuple dans l’indifférence générale qui a connu les plans d’ajustement structurel du FMI, doux nom pour désigner les politiques d’austérité et de privatisation depuis plus de 20 ans. Voilà le véritable terreau à l’extrémisme, financé au passage par les pétromonarchies amies de nos gouvernements. »

le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé

Elections en Basse-Saxe : le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé dans Communisme-Histoire- Théorie 130121_niedersachsen1-300x168

Vivelepcf, 21 janvier 2013

Des élections régionales avaient lieu le 20 janvier 2013 dans l’importante région de Basse-Saxe en Allemagne occidentale, 8 millions d’habitants, où se trouvent notamment les principales usines de Volkswagen.

La coalition au pouvoir nationalement, conservateurs (CDU) et libéraux (FDP), se tient relativement bien, à 45,9% des voix. Elle perd 4,5% et la présidence de la région à un siège près. Mais il n’y a pas de vote sanction.

La coalition d’alternance, sociaux-démocrates (SPD) et Verts, progresse de 8% et prend un léger avantage à 46,3%. Les Verts, +5,7% à 13,7% des voix, profitent particulièrement des débats sur les déchets nucléaires.

92% des suffrages exprimés se sont ainsi portés sur les partis du consensus antisocial qui, alternativement, se sont appliqués nationalement et régionalement à diminuer les salaires et la protection sociale, à diriger l’argent public vers les grands trusts, à faire payer des investissements « écologiques » par les usagers au plus haut prix, à réduire l’offre de service public, notamment l’école…

Ce constat, en Allemagne comme ailleurs, est consternant et appelle la réflexion des progressistes.

En 2013, l’abstention est à peine moins faible qu’en 2008, 40%. C’est une donnée durable : Une grande partie de la classe ouvrière et des catégories les plus pauvres ne se sentent pas concernés par les élections.

L’autre fait marquant du scrutin est l’effondrement du Parti de la gauche, die Linke, le Front de gauche allemand. Il passe de 7,1% en 2008 à 3,1% en 2013 et perd toute sa représentation. Son électorat s’est volatilisé dans toutes les circonscriptions. Le feu de paille n’a pas duré. L’absence de perspective alternative a été sanctionnée.

Aujourd’hui, la droite est au pouvoir seule à Berlin, sans les sociaux-démocrates comme en 2008. Die Linke ne joue plus le rôle de réceptacle électoral, à gauche du SPD, d’autant moins que sa direction défend comme perspective une participation à une coalition avec les sociaux-démocrates et les Verts pour les « tirer à gauche ». Ceux qui se résignent à l’alternance social-démocrate ont voté directement SPD, les autres se sont abstenus. Pour les problématiques « sociétales » d’accompagnement, les Verts sont des porte-paroles plus efficaces que Die Linke.

Moins que jamais, Die Linke représente une alternative de résistance au système.

En Basse-Saxe, ses responsables se sont associés dès 2008 à la campagne de dénigrement anti-communiste visant la seule élue régionale du Parti communiste allemand, Christel Wegner (DKP). Le conformisme anticommuniste ne paie pas non plus.

Pas plus que l’imagerie gauchiste. Dans les toutes dernières semaines, Die Linke a parachuté Sarah Wagenknecht comme tête d’affiche en Basse-Saxe. L’arrivée de la médiatique conférencière, alibi de gauche « communiste » depuis 20 ans à tous les reniements réformiste de Die Linke, n’a visiblement pas touché l’électorat populaire.

Communistes français, nous assurons nos camarades du DKP et Christel Wegner particulièrement de tout notre soutien dans leur action dans les syndicats et les luttes en Basse-Saxe. Nous attirons une nouvelle fois l’attention sur la gravité pour les travailleurs et le mouvement révolutionnaire de la ligne du Parti de la gauche européenne et de ses avatars nationaux, en Allemagne comme en France.

CN du PCF du 16 janvier 2013 – Intervention d’Emmanuel Dang Tran sur la guerre au Mali

CN du PCF du 16 janvier 2013 – Intervention d’Emmanuel Dang Tran sur la guerre au Mali dans Communisme-Histoire- Théorie emmanueldangtranmembreduconseilnationaldupcfConseil national du PCF du 16 janvier 2013, Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur la situation au Mali

 130121_fabius_mali-300x191 dans Conseil National du PCFVoyons, la guerre lancée par l’Etat français au Mali n’est pas une guerre humanitaire pour délivrer un peuple ! Il est impossible pour le PCF d’entretenir une position ambigüe, de ne pas dénoncer l’intervention et ses objectifs réels.

Les exemples d’Irak, d’Afghanistan, de Libye etc. montrent que les interventions impérialistes ont renforcé bien plus le « fascisme islamiste » qu’autre chose. Sur ce plan, les conséquences finales de l’intervention au Mali sont imprévisibles, pour ce pays, pour la région et même plus largement. Ceux qui se sentent « soulagés » aujourd’hui ne le seront peut-être plus demain. Quant à la sincérité du prétexte du gouvernement français : songeons qu’au même moment, il soutient politiquement et arme les « djihadistes » en Syrie.

Prendre l’avis des associations et partis maliens progressistes est opportun. Mais notre position doit découler de ce qui doit rester notre grille d’analyse, au 21ème siècle comme au 20ème, n’en déplaise à certain, toujours valable à preuve du contraire : l’anti-impérialisme.

J’entends Jacques [Fath , responsable du secteur international]. J’ai lu les propos d’André Chassaigne au sortir de sa rencontre avec Ayrault. L’un et l’autre ont exprimé la crainte que l’intervention française soit « suspectée » d’être, « assimilée » à…  un retour de la « Françafrique ». Mais voyons, il n’y a même pas à en douter !

L’Etat français n’a qu’une préoccupation : défendre les intérêts économiques et géostratégiques du capitalisme, d’abord national, dans toute cette partie de l’Afrique. La guerre impérialiste en Libye a accentué la déstabilisation du Mali, attisé les conflits préexistants et leur militarisation. L’Etat français néocolonial, à la pointe des bombardements en Libye, a une responsabilité écrasante dans cette situation nouvelle. Il a une responsabilité tout aussi écrasante dans l’état récurrent de sous-développement et de dépendance dans lequel se retrouve l’ensemble du Mali. La guerre française ne vise en rien modifier cet état de fait mais le fera perdurer.

La solidarité entre le peuple français et les peuples africains passe par la position que le PCF devrait prendre : dénoncer la guerre impérialiste, mobiliser pour l’arrêt de l’opération et pour un règlement politique entre les belligérants.

Les Communistes du Saint-Quentinois vous invitent le vendredi 25 janvier à 19h00 à la présentation de leurs voeux .

Les Communistes du Saint-Quentinois vous invitent le vendredi  25 janvier à 19h00 à la présentation de leurs voeux lors d’une soirée conviviale

La colère, les luttes, devant la mal vie, devant la pression sur les salaires,le chômage,  la casse de l’appareil productif, ou encore les nouvelles augmentations des tarifs du gaz ou de l’électricité, ne trouvent toujours aucun débouché politique en termes d’alternative

Demain, partout, à Saint-Quentin, par la lutte nous pouvons vaincre la misère, le chômage, le travail épuisant, oui on le peut, avec un Parti communiste fort et influent

Pour une révolution plus que nécessaire, Ensemble, PRENONS LE CHEMIN DE LA LUTTE pour un changement de société.

Le Vendredi 25 janvier, venez!

Avec la participation de

Jean Luc TOURNAY, Secrétaire de Section

Corinne BECOURT,Membre du Conseil National du PCF

Olivier TOURNAY, Conseiller Municipal PCF de Saint-Quentin

Les Communistes du Saint-Quentinois vous invitent le vendredi  25 janvier à 19h00 à la présentation de leurs voeux . dans Communisme-Histoire- Théorie invitation-voeux-2013-300x135

Invitation vendredi 24 janvier 2013 à 19h00 Voeux PCF Saint-Quentin

 

Non à l’aventure guerrière de l’impérialisme français au Mali !

EDT pour vivelepcf 15, 13 janvier 2013

Le pays et la représentation nationale sont devant le fait accompli.

François Hollande a déclaré que la France était en guerre au Mali le lendemain des premiers affrontements. Depuis des semaines, il préparait l’opinion à cette intervention. Mais il promettait de placer de la chair à canon africaine en première ligne, ce qui s’est révélé impossible. Il y a déjà un soldat français mort au Mali et au moins deux dans le ratage de l’opération coordonnée en Somalie. Hollande se réjouit de « lourdes pertes chez les adversaires ». Oui la guerre, ça coûte et ça tue !

Personne ne peut être dupe des raisons avancées le Président. On connaît trop les refrains à la George Bush sur la guerre « humanitaire » et la « lutte contre le terrorisme » et les résultats des guerres d’Irak, d’Afghanistan ou d’ailleurs.

En Libye, les impérialistes français et britanniques ont servi de sous-traitants à l’impérialisme américain pour des questions principalement de pétrole. Cette guerre a décomposé le pays, ravivé et militarisé des conflits préexistants dans plusieurs pays d’Afrique noire dont le Mali. Elle a fait le lit d’une radicalisation politique « islamiste ».

Non à l’aventure guerrière de l’impérialisme français au Mali ! dans Communisme-Histoire- Théorie 130113_afrique_maliMaintenant, les intérêts impérialistes, notamment français, l’accès aux minerais, à l’uranium du Niger par exemple, se trouvent menacés par la déstabilisation de toute la région. C’est là qu’il faut chercher les vrais objectifs de guerre de l’Etat français. Certainement pas dans les appels à l’aide du président fantoche placé par l’Occident à Bamako.

Le déroulement militaire et les conséquences politiques de cette nouvelle aventure guerrière , en Afrique mais aussi ailleurs, sont imprévisibles. Afghanistan, Irak, Libye : la terreur de la guerre n’a fait que renforcer les « terroristes » ou les « islamistes » que l’OTAN prétendait combattre. La population du Mali, dans toutes ses composantes, du nord et du sud, vit des heures sombres. Mais l’issue d’une guerre menée par la puissance néocoloniale qui poursuit l’exploitation du pays, le maintient dans une extrême pauvreté et une dépendance politique, condamne une partie de sa jeunesse à l’émigration est douteuse.

François Hollande se prévaut d’un appui international général. Les puissances impérialistes chinoise et russe n’ont pas d’intérêts économiques et géopolitiques divergents avec les Etats-Unis et l’UE , dans le cas du Mali, contrairement à celui de la Syrie. Elles ne bloqueront pas les résolutions de l’ONU.

En France, les médias prétendent qu’il existe un consensus en faveur de cette guerre, de la gauche à l’extrême-droite. Là encore, le changement, ce n’est vraiment pas pour maintenant. Hollande met ses pas dans ceux de ses prédécesseurs, Sarkozy en Libye et en Côte d’Ivoire, Jospin en Afghanistan, sans remonter la sinistre guerre mitterrandienne au Tchad.

Communistes, nous ne rentrerons pas dans cette « Union sacrée », pas plus aujourd’hui qu’hier.

Nous demandons l’arrêt immédiat des opérations militaires françaises au Mali et l’ouverture de pourparlers de paix entre tous les belligérants.

Plus que jamais, nous demandons le retour en France de tous les soldats déployés en « opérations extérieures » : Plus un seul soldat français hors de France !

Nous demandons la sortie de la France de l’OTAN et de la politique extérieure intégrée de l’Union européenne.

Plus un homme, plus un sou pour la guerre impérialiste !

 

Assassinat du chanteur et militant communiste chilien Victor Jara : quarante ans après, ses tortionnaires enfin poursuivis par la justice


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Assassinat du chanteur et militant communiste chilien Victor Jara : quarante ans après, ses tortionnaires enfin poursuivis par la justice dans Communisme-Histoire- Théorie victor_jaraQuarante ans après l’assassinat sauvage du chanteur et militant communiste Victor Jara, l’arrestation de huit de ses tortionnaires fait vivre un espoir bien tardif. Que justice soit enfin faite.

Victor Jara aurait 80 ans aujourd’hui. Mais cinq jours après le coup d’État qui a tué le président démocratiquement élu Salvador Allende, et avec lui l’espoir du socialisme à la chilienne, la figure de la « Nueva cancion » chilienne engagée était réduit à jamais au silence.

Le 11 septembre 1973, les forces armées putschistes encerclaient l’Université technique d’État du Chili, internant dans le stade de Santiago du Chili l’ensemble des étudiants et enseignants qui occupaient le campus.

« Quel visage horrible que celui du fascisme ! » : les dernières paroles du chanteur aux mains brisés

Parmi eux, Victor Jara, militant du Parti communiste et voix de la révolution. Deux bonnes raisons pour les militaires putschistes de faire taire celui qui « ne chantait pas pour chanter ».

Emmenés dans les vestiaires improvisés en salle de torture, il est soumis à la « question ». Son instrument de travail, ses mains sont brisées par ses tortionnaires. Ramené à ses camarades, il livre alors ses dernières paroles :

« Nous sommes 5 000 ici, ici se trouvent 10 000 mains qui cultivent la terre et font tourner les usines. Le visage d’une humanité soumis à la faim, au froid, à la peur, à la souffrance, aux pressions morales, à la terreur et à la folie humaine.

Quel visage horrible que celui du fascisme. Ils appliquent leurs plans avec une précision diabolique, sans se soucier du reste. Le sang est leur récompense.

Mais ma conscience se réveille soudain et je vois que cette marée n’a aucun cœur qui bat, si ce n’est le battement des machines et des militaires montrant leurs doux visages d’accoucheurs. Qu’il est difficile de chanter l’horreur ! »

Le calvaire de Victor Jara n’est pas terminé. Reconduit par ses tortionnaires sur le lieu du crime, il est alors abattu de 44 balles de fusils, son cours abandonné dans la rue, le 16 septembre 1973.

La justice chilienne lance enfin des poursuites contre les huit tortionnaires

Quarante ans après les faits, justice n’est pas encore faite.

Il a fallu attendre 2007 pour que soit relancée l’enquête sur l’assassinat du chanteur chilien.

La décision du juge Miguel Vazquez, dans les derniers jours de l’année 2012, exigeant l’arrestation de sept anciens membres des forces armées de Pinochet ainsi que l’extradition de l’assassin en chef, réfugié aux États-Unis fait revivre l’espoir d’un rétablissement de la justice et de la vérité.

En dépit du silence de fer maintenu par l’Armée chilienne, les témoignages de rescapés, prisonniers comme conscrits, ont permis d’identifier les tortionnaires.

« Je ne vois pas pourquoi nous devrions laisser un pays devenir communiste par l’irresponsabilité de son peuple » (Kissinger)

Pour le Parti communiste chilien (PCCh), il s’agit d’un élément positif que « l’on ait enfin poursuivi les ex-militaires accusés de l’assassinat du chanteur et militant communiste, Victor Jara ».

Après avoir exigé l’application de peines exemplaires pour ses criminels, le Parti communiste a également « réaffirmé la nécessité que l’on progresse dans la vérité et la justice concernant tous les cas de prisonniers disparus et d’assassinats politiques non-résolus ».

Rappelons les mots d’un célèbre prix Nobel de la guerre – rejoint depuis par Walesa, Obama ou l’UE – Henry Kissinger, alors conseiller du président américain :

« Je ne vois pourquoi nous devrions rester là et voir un pays devenir communiste à cause de l’irresponsabilité de son propre peuple ».

Les doigts brisés et le corps criblé de balles du chanteur de l’espoir sont là pour témoigner de l’horreur de cet « impérialisme à visage inhumain ».

Les communistes et les progressistes chiliens ne réclament désormais qu’une chose : qu’après que l’Histoire a jugé le régime de Pinochet, la justice chilienne remplisse enfin son rôle et juge ses tortionnaires.

62% des Français rejettent l’euro, 77% des employés et ouvriers (sondage IFOP)…

Brève, vivelepcf, 2 janvier 2013

62% des Français rejettent l’euro, 77% des employés et ouvriers (sondage IFOP)... dans Communisme-Histoire- Théorie 130102_10francs_pieceUn sondage de l’Ifop, publié confidentiellement pendant la trêve des confiseurs le 31 décembre, affiche un résultat intéressant : 62% des Français « regrettent le franc, onze ans après l’introduction de l’euro » suivant la question posée.

L’interprétation du « spécialiste », Jérôme Fourquet, correspond pour une fois à notre expérience de militants.

Le rejet de l’euro est un phénomène de classe.

« L’échelle de revenus montre que plus on gagne, moins on regrette le franc, et inversement, plus les revenus sont modestes, plus on regrette le franc. » constate-t-il. 77% des employés et ouvriers « regrettent le franc », 41% (quand même) des cadres supérieurs et professions libérales.

L’analyste doit reconnaître que : « loin de s’estomper, le souvenir du franc et les critiques envers l’euro sont renforcés, notamment à l’occasion de la crise économique et financière », bien « qu’une génération entière n’a pas connu le franc ».

Ce sont les jeunes (66% des moins de 35 ans) et les actifs (68%) qui condamnent le plus largement l’euro et les plus de 65 ans et les retraités (37% et 46%) qui s’y résignent le plus. Quel désaveu pour les propagandistes de l’Union européenne !

Le rejet de l’euro se fonde sur le rejet de l’UE du capital.

Pour l’enquêteur, le « mécontentement vis-à-vis de l’euro » est lié aux « tensions sur le pouvoir d’achat ». Mais il est obligé d’aller plus loin dans son interprétation en estimant que la « critique de l’euro est plus politique » et traduit un « mécontentement vis-à-vis de la construction européenne ».

En clair, l’euro est assimilé à l’UE et aux politiques antisociales qu’elle coordonne. Au moment la « sauvegarde de l’euro » est présentée, notamment par la gauche française au pouvoir, comme la priorité absolue justifiant tous les reculs sociaux et le renforcement des profits capitalistes, ce n’est que du bon sens.

Cette enquête vient à point confirmer qu’il est possible et nécessaire de construire le rapport de force pour rompre avec l’euro et l’UE ! Rompre et non chercher comme la « gauche de la gauche » à les réhabiliter en agitant le leurre de « l’Europe sociale »…

En 2013, ce sera aussi plus dur pour l’idéologie dominante d’insulter les opposants à l’UE et l’euro comme, en 1992, quand on avait pu entendre – c’est authentique – des sondeurs expliquer que ceux qui votaient contre Maastricht étaient ceux qui se brossaient le moins les dents…

36ème congrès du PCF – La direction fait passer sa motion comme une formalité administrative. Mais le vrai débat ne pourra pas être évacué !

Communiqué des initiateurs du texte alternatif « Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement »,  16 décembre 2012

Les 14 et 15 décembre 2012, les communistes étaient appelés à voter pour choisir la motion qui servira de « base commune » pour le 36ème  congrès du PCF, des 7 au 10 février.

Les résultats appellent une première constatation : le niveau extrêmement bas de la participation, malgré l’importance de l’enjeu. Il y aurait eu 34.000 votants officiellement, c’est-à-dire moins du quart des 140.000 adhérents revendiqués.

Autre constatation inquiétante : le nombre des « inscrits » n’atteint que 63.000. Moins d’un adhérent annoncé sur deux est reconnu comme cotisant. C’est 16.000 de moins que lors du même vote au dernier congrès statutaire de 2008. Les annonces sur le flux d’adhésion depuis le Front de gauche sont démenties par les chiffres de la direction eux-mêmes. En vérité, fédération, section par section, une nouvelle et grave étape dans la déstructuration des organisations militantes a été franchie.

36ème congrès du PCF – La direction fait passer sa motion comme une formalité administrative. Mais le vrai débat ne pourra pas être évacué ! dans 36éme Congrès du PCF 130101_vote_congresLa faiblesse de la participation traduit les dispositions prises par la direction sortante pour minimiser la portée du vote, esquiver les débats de fond, ficeler le 36ème congrès.

Le vote sur les motions est le seul moment où pouvait se tenir une réflexion et une expression nationales, collectives et contradictoires, sur le bilan et la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF et de ses positions dans le Front de gauche. Rappelons que cette stratégie a été imposée unilatéralement depuis 2008, hors de tout congrès statutaire.

Les documents sur lesquels on votait sont arrivés quelques jours à peine avant le vote, dilué dans un magma de textes annexes, le tout représentant l’équivalent d’un roman de 500 pages. C’était mission impossible de les lire en entier, encore moins de les étudier en section. Auparavant, l’information préalable, dans le Parti comme dans l’Huma, a été minimale et partiale. Quant à l’organisation du vote lui-même, elle a relevé bien souvent du bricolage, sinon de l’irrégularité. Dans un contexte de discrédit du fonctionnement des partis politiques « bourgeois », il est inconcevable que la direction du PCF donne ce spectacle de caricature de démocratie interne.

Pourtant, l’enjeu du 36ème congrès est grave : Comment le PCF, organisation politique révolutionnaire historique de la classe ouvrière en France, prépare, anime la résistance des travailleurs et de la population à la politique de super-austérité programmée par le nouveau gouvernement en collaboration avec le patronat et l’Union européenne.

La direction a réussi à imposer son texte, intitulé « rallumer les étoiles ». Mais au forceps ! Malgré le légitimisme entretenu, tous les moyens à disposition des directions nationale et départementales, contrôlant l’appareil de vote, l’Humanité, etc.  il n’obtient officiellement que 24.000 voix, même pas 20% des adhérents. La direction du PCF sort affaiblie, désavouée doublement : par ses méthodes et par leur résultat. Elle n’est pas légitime pour poursuivre sa stratégie d’effacement du Parti et d’abandon de ses positions révolutionnaires. C’est pourtant bien à quoi vise son texte, devenue maintenant « base commune » du Congrès. Sous un verbiage poétique et d’infinies diversions, il a escamoté les questions essentielles ouvrant à des remises en cause : le bilan des positions du Front de gauche, des illusions semées sur le nouveau gouvernement, de l’acceptation de la dictature de l’UE du capital…

Les options destinées à canaliser les sceptiques et les opposants ont moins bien fonctionné qu’aux « consultations » précédentes.

Le texte alternatif n°2 émanait d’un groupuscule trotskyste, transfuge du PS passé au PCF, maintenant au Front de gauche. Le fait est largement ignoré des communistes. La capacité de diversion de ce groupe, qui prétend « renouer avec le marxisme » tous les 5 ans sans jamais rompre avec l’entrisme, s’est dégonflée de moitié depuis le congrès de 2008.

Les initiateurs du texte alternatif n°1, à la fois des caciques, élus du Parti et des responsables de groupe, ont essayé de rassembler, sur la base de la confusion, tout à la fois des partisans du Front de gauche, des résignés au Front de gauche et des opposants au Front de gauche. Le résultat de cette démarche, électoraliste en interne, atteint 11%, malgré l’appui notamment de la direction de la puissante fédération du Pas-de-Calais. Comment être crédible sur des positions « identitaires », par exemple sur l’UE, lorsque l’on s’est trouvé suppléant de Mélenchon aux législatives dans le Pas-de-Calais, lorsqu’on est candidat du Front de gauche à la législative partielle de Béziers, après y avoir animé les collectifs anti-libéraux pro-Bové en 2007, ou bien lorsque l’on s’est rangé derrière la proposition de candidature Front de gauche de Braouezec en 2009 aux régionales en Ile-de-France ? Démarche peu claire pour objectifs peu clairs. Clarifiez, camarades !

Avec le texte alternatif n° 3, nous avons défendu une toute autre option, à contre-courant : celle de la rupture avec le processus de mutation-transformation-liquidation du PCF maintenant dans le Front de gauche et dans le Parti de la gauche européenne.

Sans surprise, nous avons rencontré l’adversité, souvent mesquine, de dirigeants, nationaux et locaux, avec de rares exceptions.

Pour nous, ce vote, dans ces conditions caricaturales, n’est qu’une étape. Partout où nous avons réussi à imposer le débat parmi les communistes – notre attention aussi rivée vers les travailleurs, les luttes et la jeunesse – nos propositions ont marqué des points, souvent parce qu’elles sont celles que l’on attend du PCF. Cela se traduit dans la répartition géographique des 6% obtenus.

Dès la semaine prochaine, comme nous l’avons dénoncé, les camarades vont recevoir leur nouvelle carte plastifiée, indéchirable et pluriannuelle. C’est une provocation. D’un côté, la nouvelle carte entérine le programme « L’Humain d’abord » du Front de gauche et de Mélenchon dont les communistes n’ont jamais discuté. Sur l’autre face, la carte porte, symboliquement en lieu et place de la faucille et du marteau, l’étoile du Parti de la gauche européenne, cette officine financée par le Parlement et la Commission européenne pour sa fidélité à l’UE du capital, un des ennemis principaux des peuples de Grèce, du Portugal ou de France ! La direction du Parti aura attendu la fin du vote interne pour pousser encore, de façon hautement symbolique, le processus d’effacement du Parti. C’est lamentable.

Plus que jamais, dans la période qui s’ouvre, avant et après le congrès, nous poursuivrons notre démarche constituant à faire vivre et renforcer le PCF, ses organisations, sur une base de lutte, sur une base de classe. Nous continuerons à rassembler les communistes, écartés dans les faits de leur parti, pour qu’ils se le réapproprient, comme les travailleurs et les jeunes qui ont besoin dans leurs luttes d’une organisation porteuse, ni d’accompagnement et de réformisme, même sur le mode du cri, mais de ruptures révolutionnaires.

Nous continuerons à mettre en avant dans le Parti l’exigence de grandes campagnes nationales pour la nationalisation des secteurs clés de l’économie et la reconquête des grands services publics, pour la rupture avec l’UE et l’euro, etc. dans la perspective d’un projet de société : le socialisme au 21ème siècle.

Il y a et il y aura des révolutionnaires conséquents dans notre pays. Ils seront organisés. Ils seront communistes ! Vive le Parti communiste français !

130 salariés de Faurecia (filiale PSA) à Saint-Quentin au chômage partiel: Nationalisation

3 millions de chômeurs

14% dans l’Aisne

15,5 à Saint-Quentin

Arrêtons l’hémorragie

130 salariés de Faurecia (filiale PSA) à Saint-Quentin au chômage partiel: Nationalisation dans Communisme-Histoire- Théorie faureciaArticle de l’Aisne Nouvelle : Faurecia a stoppé sa production pour trois semaines. Si le groupe parle sans plus de précision de « fermeture de fin d’année », la CGT invoque le chômage partiel pour les 130 salariés.

Dans l’automobile, la sidérurgie, la pharmacie, les raffineries, les chantiers navals… la recherche du profit capitaliste amène à la suppression de dizaines de milliers d’emplois, à la casse même de l’outil de production. La France est ainsi devenue lourdement importatrice net de biens automobile depuis 2002 (année du lancement de l’euro). Elle est en passe de le devenir pour l’acier etc.

Devant un tel gâchis, l’idée monte : celle de l’appropriation collective par la nationalisation. Elle s’appuie sur l’histoire de notre pays, celle des grandes nationalisations de la Libération notamment, qui ont été des points d’appui pour l’ensemble du monde du travail, pour la réponse aux besoins du pays comme pour la coopération internationale.

Quand l’exigence de nationalisation devient incontournable,images1 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

le pouvoir s’efforce de la contourner !

PCF St-Quentin 02

PCF St-Quentin 02

Une seule solution, LA LUTTE………

François Hollande et son gouvernement poursuivent leur jeu de l’impuissance et leur pédagogie de la résignation.

Ils avancent, quand ils ne peuvent pas faire autrement, des idées marquées à gauche. Mais ils s’appliquent à démontrer qu’on ne peut pas les mettre en œuvre. C’est à quoi depuis une semaine, le chœur dissonant de Montebourg, Ayrault et Hollande, s’évertue pour contrecarrer une exigence qui monte : celle des nationalisations. Avec les hauts-fourneaux d’Arcelor-Mittal à Florange comme cas d’école.

Dans l’automobile, la sidérurgie, la pharmacie, les raffineries, les chantiers navals… la recherche du profit capitaliste amène à la suppression de dizaines de milliers d’emplois, à la casse même de l’outil de production. La France est ainsi devenue lourdement importatrice net de biens automobile depuis 2002 (année du lancement de l’euro). Elle est en passe de le devenir pour l’acier etc.

Devant un tel gâchis, l’idée monte : celle de l’appropriation collective par la nationalisation. Elle s’appuie sur l’histoire de notre pays, celle des grandes nationalisations de la Libération notamment, qui ont été des points d’appui pour l’ensemble du monde du travail, pour la réponse aux besoins du pays comme pour la coopération internationale.

En une semaine, le gouvernement a dû reprendre le mot, mais pour mieux le déformer.

Certains avaient déjà, même dans les directions syndicales, émis la proposition d’une entrée de l’Etat ou de sa banque d’investissement dans le capital de Mittal. Comme si la solution, c’était de renflouer le licencieur ! Les mêmes à l’époque nous avaient présenté les privatisations des grands services publics comme des « ouvertures du capital ».

D’autres font appel, même à « gauche », à l’Union européenne ! C’est précisément son ancêtre, la Communauté européenne du charbon et de l’acier, la CECA, dès les années 50, qui a organisé, loin des peuples, le démantèlement de la filière, notoirement en Lorraine, au profit des grands trusts capitalistes.

Cette semaine, on a entendu parler de « nationalisation-menace », de « nationalisation-dissuasion », de « nationalisation temporaire ». Dans tous les cas, notamment dans la bouche de Montebourg, il n’est jamais question d’autre chose que de soutenir le profit capitaliste, pour le compte d’un repreneur hypothétique (a-t-il jamais existé ?) du site de Florange. La nationalisation aurait coûté au moins 400 millions d’euros d’argent public, alors que, même officiellement, Arcelor-Mittal doit 1,8 milliard d’euros au fisc.

Puis en fin de semaine, plus rien du tout. Dans son bras de fer avec Mittal, Hollande a une faiblesse musculaire… Surprenant !

Toute idée de nationalisation est abandonnée. En échange, se met en place un scénario bien rodé en Lorraine comprenant un plan de pré-retraite et de reclassement des 600 ouvriers de Florange, probablement grassement accompagné d’argent public à Mittal, une promesse de celui-ci du maintien de l’investissement (en fait déjà programmé) et une perspective aléatoire de la remise en fonction des hauts-fourneaux dans un cadre « écologique » et européen, avec 70% d’investissement public, toujours pour le compte de Mittal.

« Scandaleux », voilà le mot trouvé par Madame Parisot pour qualifier toute perspective de nationalisation. « Scandaleux », c’est le mot approprié pour la politique du gouvernement au service du Medef qui cherche à enterrer toute idée de nationalisation.

A juste titre, les salariés sont écœurés. La lutte va continuer.

L’exigence d’un vaste programme de nationalisations démocratiques des secteurs clés de l’économie n’est pas étouffée. Au contraire, elle s’étend. Elle est reprise par les salariés de Petroplus, des Chantiers de l’Atlantique. Le scandale PSA, aux actionnaires gorgés par des décennies d’aides publiques, avec la liquidation de l’usine d’Aulnay, fait avancer l’idée de la nationalisation des constructeurs automobile.

Communistes de dizaines de sections du PCF, nous avons fait signer massivement une pétition dans ce sens .

Nous mettons en débat le lancement d’un appel « pour un vaste programme de nationalisations démocratiques des secteurs clés de l’économie (industrie, secteur financier, grande distribution) et pour la reconquête des grands services publics ».

A la pédagogie de la résignation, du moindre mal, de l’accompagnement, à celle de l’indignation stérile, nous opposons la développement des luttes sur des positions de rupture.

 

 

 

 

Notre pétition de septembre :

Retrait du plan de casse de PSA!  Nationalisation de PSA et Renault!

Sans surprise, François Hollande, après l’indignation feinte, joue l’impuissance devant le plan de casse de 8000 emplois à PSA et la liquidation de l’usine Citroën d’Aulnay. Un rapport d’expert, de complaisance, vient habilement soutenir sa position. Il critique la stratégie de la direction mais juge la « restructuration » inéluctable et oppose perfidement les ouvriers d’Aulnay à ceux de Madrid. Maintenant, le gouvernement va s’appliquer à aménager « socialement » le plan pour mieux le faire passer.

Et pourtant, les politiciens de tous bords n’ont cessé, durant toute la campagne électorale, de clamer leur volonté de redresser l’industrie. Et bien ils le peuvent mais il faut les y contraindre!

Aujourd’hui, au nom de la crise, le nouveau gouvernement accompagne la stratégie du tout profit des actionnaires de Peugeot, comme hier, le gouvernement précédent a délivré des milliards d’euros d’aides publiques, directes et indirectes, aux capitalistes du secteur. Renault, dont l’Etat reste l’actionnaire de référence mais dont les profits sont absorbés à 85% par le privé, a impulsé la politique de délocalisation et de casse industrielle en France.

Une lutte nationale peut imposer autre chose que ces choix hypocrites :

- Le retrait pur et simple du plan de « restructuration » de PSA.

- Le remboursement des aides publiques reçues.

- La fin de la mise en concurrence destructrice, organisée par l’UE, notamment avec l’euro, entre les travailleurs de chaque pays. Notre peuple a déjà dit NON aux traités européens. Faisons-le respecter !

L’industrie et l’industrie automobile en particulier sont des priorités nationales? Oui ! Alors posons la question de la nationalisation des deux entreprises centrales, dont dépendent les équipementiers et sous-traitants, qui structurent des bassins d’emploi entiers, avant qu’il ne soit trop tard !

Que l’on ne nous dise pas que c’est trop cher ! La capitalisation boursière de Peugeot-Citroën est tombée à 2,25 milliards d’euros. C’est 20 fois moins que le coût de l’avion de guerre Rafale !

Historiquement, la nationalisation, après l’expérience de la Libération, n’a rien à voir en France avec les opérations de renflouement momentané par l’Etat des trusts comme General Motors aux Etats-Unis. Un rapport de force existe pour, par la lutte, par l’intervention des salariés, se débarrasser des intérêts privés, gagner d’autres choix industriels dans l’intérêt du pays: la réponse aux besoins face à la logique du profit.

Nous demandons au gouvernement et au président d’imposer immédiatement le retrait du plan de casse des patrons de PSA, de nationaliser  PSA et de renationaliser intégralement Renault.

Première étape vers le 36eme congrès du Parti Communiste Le vote des textes

Première étape vers le 36eme congrès du Parti Communiste Le vote des textes dans 36éme Congrès du PCF pcf-st-quentin

 file:///C:/Users/coco/Desktop/VOTE%20AISNE%20ET%20ST%20QUENTIN%20CONGRES%2036%20DEC%202012.htm

Les communistes du Saint-Quentinois se sont prononcés vendredi 14  et 15 décembre 2012 sur l’un des 4 textes proposés : le projet de la direction sortante et 3 textes alternatifs.

Malgré les turbulences de cette année, la section ne dépose pas le marteau et la faucille à terre. Elle garde ses positions de classe et prépare la riposte  face à la politique programmée de super austérité et à la violence sociale qu’elle engendre.

Les camarades se sont déplacés à la Maison des Communistes du Saint-Quentinois pour marquer leur union militante et s’exprimer clairement

A 94% pour le texte alternatif  n°3 «  Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement, cosigné par Jean Luc TOURNAY(secrétaire de la section) et Corinne BECOURT (membre du conseil national)

La section du Parti Communiste de Saint-Quentin enfonce le clou pour un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe.

La commission électorale composée de Serge CARRIER-Olivier TOURNAY-Jean Philippe CATTEAU- Aurélien et Corinne BECOURT, Jean Luc TOURNAY  s’est déplacée à la Fédération du PCF à Tergnier pour remettre ses résultats.

Saint-Quentin 1ére section PCF du Département
VOTE DU 14 ET 15 DECEMBRE 2012
SECTION INSCRITS A JOUR DE COTISATIONS VOTANTS TEXTE CN TEXTE 1 Unir TEXTE 2-la riposte TEXTE 3 résolument communiste
BOHAIN 18 18 13 4 1 0
CHÂTEAU THIERRY 47 23 18 2 3 0
CHAUNY 87 53 52 1 0 0
HIRSON 26 15 11 0 4 0
LEHAUCOURT 14 11 11 0 0 0
LAON 55 36 29 2 5 0
SAINT-QUENTIN 106 100 0 0 1 99
Celllule Gauchy-St-QUENTINOIS 37 31 26 1 4 0
SOISSONS 57 46 35 8 1 2
TERGNIER 51 51 50 0 0 0
TOTAL 498 384 245 18 19 101
% PAR RAPPORT AUX INSCRITS 77,11 63,80 4,69 4,95 26,30
Congres 2008 497 255 118
Notre section avait 1 seul vote par correspondance, mais il n’ai jamais arrivé à la Fédération
Ou sont les nombreuses adhésions annoncées, même constat au niveau national
National Inscrits Votants
15/12/12 63033 34158
01/06/11 69227 48631
PERTES ADHERENTS 6194 14473

 

La direction du PCF abandonne « la faucille et le marteau » (Pas nous), sans débat interne, sans discussion, sans même l’avis du conseil national !

Sans débat interne, sans discussion, sans même l’avis du conseil national, la « faucille et le marteau » ont disparu de la nouvelle carte du PCF, remplacés par le logo de l’euro-compatible « Gauche européenne »…

Qui peut nier l’effacement communiste et qu’en pensent les adhérents ? La direction du PCF abandonne

 

Une autre méthode dans l’Aisne, pour un Front de Gauche qui supplante le PCFfd-et-carte-300x152 dans Communisme-Histoire- Théorie

 

 

Les camarades de Lorraine : Nationalisation de toute la sidérurgie

Les camarades de Lorraine : Nationalisation de toute la sidérurgie dans Communisme-Histoire- Théorie banderoleLa nouvelle est tombée comme un couperet: Ayrault a décidé de ne pas nationaliser Florange mais de passer un « accord » avec Mittal, promettant 180 millions d’euros d’investissement sur 5 ans pour le site.

Encore une fois le gouvernement ne fait preuve d’aucun courage pour sauver l’industrie. Il renonce ainsi à l’ambition d’une relance durable du site et préfère faire confiance à un milliardaire qui, dans tous les sites belges, luxembourgeois et français privilégie une stratégie financière contre l’investissement productif.

 

TROP, C’EST TROP

Ça suffit ! La Lorraine, et singulièrement les sidérurgistes de la Fensch, n’en peuvent plus d’être les otages de marchés indignes.

Indigne, le jeu cynique de la famille Mittal. Indignes, les batailles de pouvoir dans les palais parisiens. Indigne, le mépris des uns et des autres pour les ouvriers et les techniciens d’Arcelor, pour les salariés des sous-traitants de la sidérurgie, pour les élus locaux.

Qui nous convaincra que les vieilles rivalités entre le Premier ministre et son ministre du Redressement productif n’ont pas pesé d’un poids néfaste sur le traitement du dossier Florange par le gouvernement ? Qui osera affirmer que la direction d’ArcelorMittal a attendu mercredi, quatre jours après la conclusion de l’accord de Matignon, pour s’aviser que le projet Ulcos serait émaillé de difficultés techniques telle qu’il en devenait irréalisable en l’état ?

Toutes les  justifications du monde n’y changeront rien. Les sidérurgistes mosellans, qui ont fait preuve d’un incroyable sang-froid depuis le début de leur bras de fer avec le magnat indien, se voient en retour condamnés à subir le poids d’enjeux qui les dépassent. Et à travers leur drame, c’est toute une région qui voit son image à nouveau dégradée, alors qu’elle se bat ici pour inventer un avion, là pour accueillir les marchés de l’Orient, ailleurs pour construire l’automobile du futur. Alors, maintenant, vraiment, il est plus que temps que l’on cesse de jouer avec les nerfs des Lorrains. Ça suffit !

Nationaliser n’est pas un « gros mot »

L’État doit, par la nationalisation, le contrôle public, assurer l’avenir industriel de Florange et de notre sidérurgie.

Nationaliser, cela nécessite des droits d’intervention, de contrôle des salariés pour d’autres critères de gestion répondant à l’intérêt général.banderole-300x52 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

A contre sens

Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division.

La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès, en rassemblant l’ensemble de tous les travailleurs, que nous devons nous battre. La lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait, camarades. C’est la volonté d’un Parti Communiste fort et influent !

Paul Barbazange, décembre 2012Dans la partielle de Béziers, Paul Barbazange  a choisi à nouveau d’aller à contre sens. Il a effacé  son Parti pour une démarche floue, Don Quichotte dans un Front de Gauche satellite du PS, qui prive toute volonté, toute ambition révolutionnaire !!!

Dimanche, le candidat FdG enregistre une chute vertigineuse, passant de 6,26% en juin à 4,48%  en décembre dès le 1er tour,  ce triste résultat marque les limites du texte alternatif n° 1,   »Pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur, » que défend notre camarade. Il accentue l’abandon et les renoncements du drapeau rouge du mouvement ouvrier.

Plus grave encore, il oblige dès aujourd’hui, 9 décembre 2012,  toutes les victimes de la crise à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement !

Mes camarades, battons-nous pour un Parti résolument communiste, dans l’affrontement de classes.

« L’émancipation des Travailleurs sera l’œuvre des     Travailleurs eux-mêmes » (KARL MARX)

 

MONNINI Eric,

Membre du bureau de section

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