Archive | 16 juin 2014

APPEL À SOUTENIR LES CHEMINOTS DE SAINT QUENTIN – LAON – TERGNIER, RÉUNIS EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, TOUS À TERGNIER, Mardi 17 Juin 2014 à 10h 45 Place de la Mairie.

La réforme ferroviaire n’est ni réformable, ni négociable.
Les communistes de Saint Quentin s’engagent pleinement avec les cheminots en lutte.
Cette lutte nous concerne tous.

POUR NOUS C’EST CLAIR :

- Personne ne peut être dupe des négociations bancales dans lesquelles vont rentrer les syndicats de collaboration de classe, qu’ils prétendent accepter la « réforme » telle quelle ou vouloir l’amender.

- La régionalisation ne correspond pas à une meilleure définition des besoins de transports mais à la création de féodalités locales encore plus asservies aux capitalistes. La « réforme ferroviaire » est encore aggravée par l’annonce de la constitution de grandes « euro-régions » par Hollande. Pépy se réjouit d’avoir obtenu dans la convention tout juste signée avec la Région Centre l’acceptation de TER sans contrôleur à bord ! Nous appelons les élus qui se disent progressistes dans les régions à s’élever contre la « réforme ferroviaire ».

- Il n’y a rien à attendre « d’amendements » au Parlement. Les élus communistes relaieront les luttes. Mais elles seules sont décisives.

- La rupture avec les directives de l’Union européenne à la solde des capitalistes se joue et s’organise dans chaque pays. Les camarades syndicalistes et communistes des autres pays nous apportent un précieux concours avec leur expérience. Il n’y a rien à attendre au niveau européen, dans les institutions illégitimes de Bruxelles ou de Strasbourg. Pas de diversion ! La mise en échec de la «réforme ferroviaire » en France apporterait un souffle à toutes les luttes nationales contre la casse des services publics. Il existe un rapport de force en France et c’est là que cela se joue pour nous !

POUR SOUTENIR LES CHEMINOTS EN LUTTE, AVEC LES CHEMINOTS NOUS DEMANDONS LE RETRAIT DE LA RÉFORME FERROVIAIRE !

C’est la condition d’une vraie réforme des financements, de la « dette », des rapports avec les territoires et les usagers, correspondant aux principes et objectifs du service public !
Les forces existent dans le pays pour converger et mettre en échec la « réforme ferroviaire ».

Corinne BECOURT
Secrétaire de la section
De Saint-Quentin du PCF

CGT Cheminots Versailles : Grévistes admirables, CFDT/UNSA minables, gouvernement lamentable!

Au 4° jour de grève contre la réforme ferroviaire voulue par le gouvernement et la direction de la SNCF, nous nous devons de rendre l’hommage qui leur est dù aux cheminots grévistes qui font preuve d’une combattivité execptionnelle.

D’abord quant aux chiffres de grévistes, que la direction et le gouvernement sont obligés de cacher, mais quand on voit le nombre de trains supprimés dans tout le pays, les gares fermées, les postes non-tenus que même la réquisition fascisante des cadres ne peut endiguer, on ne peut que constater la puissance du mouvement.

Ensuite par la présence en masse dans les assemblées générales (plus suivies le jeudi que le mercredi) et dans les rassemblements, à Paris comme en province, qui montre que les cheminots prennent en main LEUR mouvement, pas pour parader mais bien pour gagner !

Enfin, la qualité des débats dans des AG, qui rassemblent au-delà des sympathisants CGT/Sud, montre aussi que les cheminots sont tout à fait conscients des enjeux, savent ce qu’ils rejettent et ce qu’ils veulent, et sont prèt à aller jusqu’au bout du combat pour défendre leurs intérêts et ceux des usagers.

Oui les cheminots grévistes sont admirables et forcent le respect des travailleurs de tout les secteurs du pays, car ils montrent la voix à suivre, celle de la lutte de classe, déterminée et consciente pour gagner.

Des messages de solidarité nous sont envoyés de toute l’Europe, de Chypre, du PAME grec, du RMT britannique, par la voix propre de son président Peter Pinkney et du bureau régional Europe de la Fédération Syndicale Mondiale, ce qui montre que les cheminots du monde entier suivent et soutiennent notre lutte.

Et pourtant, rien ne leur a été épargné par le pouvoir en place : le black out médiatique jusqu’au début du conflit, les mensonges sur une réforme qui « réunifit RFF et SNCF », alors qu’elle démembre la SNCF en 3, mais surtout l’instrumentalisation des « syndicats » réformistes pour tenter de diviser et casser le mouvement.

En effet, après les refus des syndicats grévsites d’accepter les propositions du ministres jeudi dernier, qui ne modifiaient le projet qu’à la marge, le gouvernement a mis en scène la signature de la CFDT et de l’UNSA, pourtant en dehors du mouvement, de ces mêmes propositions.

La CFDT, qui sombre de plus en plus dans la collaboration de classe, se répend depuis dans la presse de grossieretées anti-grévistes du niveau d’une milice fasciste, d’abord par son leader confédéral Laurent Berger qui dit être « choqué » par une grève sans motifs et Didier Aubert leader de la CFDT/FGAAC cheminots qui appel carrément le gouvernement à « tenir bon » face aux grévistes !

Par leur attitude lamentable, ces « syndicats » à la botte du pouvoir et de la direction de la SNCF, se font les ennemis du corps cheminots en lutte et devront en rendre compte en temps voulu !

Le gouvernement, qui refuse depuis des mois d’entendre la colère et les revedications des cheminots est entrain de se prendre les pieds lamentablement dans le tapis de sa réforme.

Il a menti au pays en disant que la réforme avait pour objet de réunifier « la roue et le rail », alors que le projet vise précisément la divison de l’EPIC SNCF en 3 partie, pas pour améliorer l’organisation, mais pour en préparer la privatisation par l’ouverture généralisée à la concurrence du réseau, et le pays commence à s’en rendre compte grâce à la mobilisation des cheminots !

Il a pensé rouler dans la farine les fédération CGT des cheminots et Sud-Rail en proposant de dealer sous la table une réécriture de la loi purement formelle, alors que ces fédération tirent leur force et leur détermination de la puissance du mouvement et de la solidité des Assemblées Générales de grévistes.

Il a voulu démobiliser les cheminots en faisant signer des OS qui n’ont aucune légitimité dans ce mouvement, alors que ce spectacle pathétique n’a eu comme effet de de chauffer un peu plus les grévistes qui recondutisent partout jusqu’à lundi et appellent à une amplification de la mobilisation.

Enfin, il a tenté de jouer les « usagers exédés » contre les « preneurs d’otages », en sortant Hollande du placard pour nous faire un chantage à la tenue du BAC avec des tremollos dans la voix, alors qu’il apparait clairement que ce gouvenrement qui veut faire passer sa loi aux forceps, sans négocitiations sur la base des revendications des cheminots, est bien le seul responsable du durcicement du mouvement.

Fort de la confiance d’être sur les bons rails de la lutte de classe, pour la défense inconditionnelle des intérêts des cheminots et des usagers, confiant dans la combattivité et la lucidité exeptionnelle des cheminots en lutte, le syndicat CGT des cheminots de Versailles appelle donc tout naturellement à la poursuite et à l’amplification du mouvement.

Tous en grève, tous aux AG et aux rassemblements :

- Retrait de cette réforme ni amendable, ni négociable,

- Réintégration de RFF au sein de la SNCF,

- Maintient du statut et des RH 77 et 677, pour leur extention à tous les travailleurs du rail,

- Reprise de la dette du ferroviaire par l’Etat,

- Monople public SNCF du transport ferroviaire de marchandises et de voyageurs !

 

http://cgtcheminotsversailles.over-blog.com/2014/06/grevistes-admirables-cfdt-unsa-minables-gouvernement-lamentable.html

Réforme ferroviaire : Hollande et Valls prennent les Français en traitres !

François Hollande et Manuel Valls ont décidé d’intervenir personnellement, directement, contre les cheminots en grève. Président et premier ministre entendent peser de tout leur poids pour faire passer leur « réforme ferroviaire », le plus vite possible, avant que l’opinion en ait connaissance du contenu, avant que la colère sociale, les luttes qui montent à la Poste, dans les hôpitaux, dans les industries se fédèrent.

Ce pari montre leur extrême fébrilité. Il est risqué. En s’engageant ainsi, Hollande et Valls montrent eux-mêmes combien la « réforme ferroviaire » est un élément central de leur politique antisociale, soumise au Medef, aux capitalistes et à l’UE, combien la lutte des cheminots constitue un pôle de résistance. Dans les jours qui viennent les dispositions du « pacte de responsabilité », ceux de la « réforme territoriale » vont être mis à l’ordre du jour. Une casse sociale sans précédent !

Hollande et Valls oublient aussi qu’ils viennent de recevoir une raclée électorale inédite pour un pouvoir en place, aux municipales et aux européennes. Or, ils ne pourront pas cacher longtemps que la « réforme ferroviaire » suit directement les injonctions de Bruxelles pour livrer le rail aux appétits privés. Dans la situation présente, ils ne peuvent guère compter sur l’appui de l’UMP, engluée dans ses affaires. Ils ne peuvent guère compter sur le FN comme repoussoir, tant, sur les questions sociales, l’identité antisyndicale et anti-travailleurs de ce parti éclate.

On notera en même temps que le ministre Cuvillier est désavoué par ses supérieurs. Il a déjà usé toutes ses cartouches avec ses propositions bidon co-signées par les syndicats de collaboration qui ne participent pas à la grève.

Il est donc plus que temps que la vérité éclate, en termes simples !

Le pouvoir prétend réunifier le rail public. Sa « réforme » fait exactement le contraire : elle dissout la SNCF, créée en 1937 par la majorité de Front populaire, en trois entités distinctes, étanches. Loin de réintégrer RFF, elle parachève l’éclatement du rail français pour créer les conditions de la concurrence,  l’intrusion de groupes privés avec les conséquences désastreuses pour le service public, l’emploi et les conditions de travail que l’on peut voir dans tous les pays.

Prenons le pouvoir au mot, avec les militants syndicaux : exigeons le maintien de la SNCF unifiée et la réintégration en son sein de RFF ! C’est la meilleure façon d’éviter les scandales comme celui des TER trop larges pour les quais que le gouvernement, responsable, veut instrumentaliser cyniquement pour justifier sa « réforme ».

Sans cela, tout le reste dans les négociations, n’est qu’air de flûte !

Hollande et Valls : « Couvrez ces directives européennes, que nous ne saurions voir ! ». Le projet de « réforme ferroviaire » suit exactement les directives de mise en concurrence et de privatisation coordonnées par les technocrates de l’UE au service des rapaces de la finance. Hollande et Valls n’ont pas le courage de l’assumer : faisons le savoir ! L’UE prétend imposer la concurrence et ce serait une fatalité ? Les parlementaires du PS et de l’UMP l’acceptent sans rechigner, le peuple, comme les autres peuples d’Europe, refuse ces diktats de l’UE comme il l’a montré systématiquement, à chaque fois qu’il a été consulté, depuis les 55% de NON au référendum de 2005.

La « réforme » ne règle rien à question de la dette de RFF et de la SNCF. Et pour cause, ce n’est pas son objet. Le système, concurrentiel et privatisé partiellement, va aggraver la logique actuelle. Les agents, sur leurs salaires et leurs conditions de travail, les usagers, avec la dégradation du service rendu et la hausse des tarifs, les contribuables nationaux et régionaux vont être encore plus que jamais ponctionnés pour le profit des banques et de futurs opérateurs privés. Aucune promesse oiseuse sur cette question, dans les négociations, ne peut être prise au sérieux.

Il en est de même sur la question du statut et des conditions d’embauche et de travail. La « réforme »  abroge le statut historique, portant les acquis sociaux de 74 ans de lutte des cheminots mais aussi les devoirs afférant au service public. Une fois, cette référence commune effacée, la mise en concurrence des entreprises les unes contre les autres, via appels d’offres régionaux, se fera aux dépens des conditions de travail, de sécurité, de sûreté, de confort etc. Dans l’intérêt de tous les cheminots, et au-delà, des usagers, de tous les salariés pour lesquels il représente une référence, refusons la casse du statut SNCF, condition de la mise concurrence ! Exigeons l’intégration de tous les travailleurs du rail, salariés de filiales et de sous-traitants, du fret privé, au statut SNCF !

Hollande et Ayrault ont vite cédé devant l’opposition ambigüe à l’écotaxe. Ils ont ajourné le projet de loi sur la famille en février devant quelques manifestations réactionnaires. Il a suffi de quelques froncements de sourcils de généraux et de PDG du complexe militaro-industriel pour que Valls renonce à toute coupe dans les budgets de guerre. Pour le « mariage pour tous », ils ont fait durer les débats plus de six mois…

Mais pour la « réforme ferroviaire », tout devrait être bouclé, suivant la procédure parlementaire d’urgence en quelques jours avec vote au cœur de l’été. De qui se moque-t-on ? Des dizaines de milliers de cheminots en lutte mais aussi du pays tout entier !

Les travaux en commission de l’Assemblée nationale, répétition du débat parlementaire, ont montré l’étendue des connivences entre UMP et « gauche » pour rouler le peuple dans la farine. Il n’y aura rien à attendre des « amendements » et « joutes » de ces acteurs parlementaires.

Avec les cheminots en lutte à l’appel des syndicats CGT et Sud, nous défendons et faisons nôtre toutes les propositions qui permettent de dévoiler le contenu réel de la « réforme ferroviaire » et de la mettre en échec : du report de son examen au Parlement à l’automne au retrait pur et simple.

Les usagers, le pays, avec les cheminots, ne peuvent et ne doivent rien lâcher sur le maintien de l’unité de la SNCF, la réintégration de RFF, le maintien du statut historique. Oui à la Société nationale des chemins de fer français ! Non à la gabegie voulue par l’Union européenne du capital !

Convergence de luttes ! Soutien aux cheminots en grève !

article PCF Paris 15ème

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