Archive | 10 juin 2014

Xavier Bertrand dit-il vrai sur les impôts dans la ville de Saint- Quentin ?

Le maire UMP de Saint-Quentin dans l’Aisne affirme qu’il faut « réduire les dépenses des collectivité locales […] A Saint-Quentin, ça fait sept ans que nous n’avons pas augmenté les impôts ». Vrai ou faux ? Réponse ici.

Faux

C’est faux dans la mesure où Saint-Quentin est classée parmi les villes où la taxe foncière a le plus grimpé ces dernières années. Entre 2007 et 2012 la taxe foncière, l’une des principales taxes locales (payée par les propriétaires), a augmenté d’un tiers à Saint-Quentin, selon une étude de l’Union nationale de la propriété immobilière, sortie en octobre 2013. Cette étude note que Saint-Quentin est 6eme dans le classement des villes où les impôts fonciers ont le plus augmenté.

Taxe d’habitation

Parmi les impôts locaux, il y a aussi la taxe d’habitation, dont taux qui n’a pas bougé entre 2007 et 2012 à Saint-Quentin. Il est de 22%. Sur cet indicateur, Xavier Bertrand est dans le vrai.  Reste que ce taux est assez élevé par rapport à celui des communes du département de l’Aisne (16% en moyenne).
Par ailleurs, le taux de la taxe d’habitation, c’est une chose. Ensuite, il faut savoir sur quelle base locative, il s’applique. Cela dépend de la taille du logement, du nombre de pièces, du confort et aussi de l’état du marché immobilier de la ville. 

Classement de l’impôt moyen

Pour avoir une idée des impôts moyens payés par les habitants de Saint-Quentin, il est intéressant de scruter le palmarès des impôts locaux dressé par le magazine Capital. On y découvre que l’impôt moyen payé à Saint-Quentin (taxe foncière + taxe d’habitation) est chiffré à 2.230 euros, ce qui en fait la 27eme ville la plus chère de France. Entre 2001 et 2012, la pression fiscale a augmenté de 67% à Saint-Quentin, selon cet indicateur.
La période 2001-2012, ne correspond pas aux « sept dernières années » mises en avant par Xavier Bertrand. Reste qu’il s’agit d’une forte augmentation. Plus forte que la moyenne des 450 villes étudiées par le classement de Capital avec 44% de hausse.

source franceinfo.fr

Veillée d’arme pour les cheminots…

Ça y est, à partir de ce soir à 19h la grève nationale reconductible contre la réforme ferroviaire voulue par le gouvernement et la direction de la SNCF va commencer.

 

Ils ont voulu l’épreuve de force, ils l’ont eu, ils ont hissé le pavillon noir, en retour les cheminots dressent leur drapeau rouge, car à en croire les remontées du terrain, le mouvement sera massif et puissant.

 

Face à un gouvernement de casse sociale qui semble prêt à se suicider politiquement pour la défense exclusive des intérêts du Capital, il ne s’agira donc pas d’une grève de lobbying pour montrer « qu’on est nombreux à ne pas être content », il s’agit d’une guerre, d’une guerre de classe où les cheminots doivent paralyser le pays par la grève, pour mettre à genoux les puissances de l’argent, afin de contraindre le gouvernement à céder sur toute la ligne.

Le syndicat CGT des cheminots de Versailles appel donc les grévistes à ne pas faire la grève « à la maison », mais à faire une grève active, à venir en masse aux AG et aux rassemblement, manifestations pour se faire entendre au plus haut niveau, jusqu’à la bourse de Paris et l’hôtel Matignon !

 

Nous appelons les cheminots grévistes de notre périmètre à venir dès demain à l’Assemblée Générale qui se tiendra à 11h sur le parking de la gare de Versailles Chantiers, derrière les locaux syndicaux, pour définir ensemble nos revendications et décider des actions à mener et de la suite à donner au mouvement.

 

Dès que le mouvement est lancé, il n’appartient plus aux états majors syndicaux mais bien aux travailleurs en grève, qui doivent le conduire par eux-mêmes, démocratiquement.

 

Alors oui, c’est une guerre, une guerre qui s’annonce décisive pour l’avenir du ferroviaire de notre pays et pour les conditions de travail des cheminots, une guerre où il n’y aura pas de 2ème place pour le perdant.

 

En passant en force sur la réforme ils ont hissé le pavillon noir, dressons tous ensemble notre drapeau rouge !

source CGT Cheminots de Versailles

Notre tract pour les soutenir

Jusqu’où avec Tsipras ? Jusqu’à appeler à voter, comme lui, pour Jean-Claude Juncker ?

Le Parti de la gauche européenne (PGE) a fait du leader grec de Syriza, Alexis Tsipras son héraut pour les élections européennes. Il a porté sa candidature à la présidence de la Commission européenne.

Communistes français, nous faisons partie de ceux qui ont dénoncé ce choix qui légitime l’institution la plus antidémocratique de l’Union européenne et qui valide la logique d’intégration dans l’UE du capital. Nous avons donné tous les éléments sur les orientations réelles de Tsipras et de Syriza, parti qui sert à recycler la social-démocratie grecque, dont les références sont, entre autres, Roosevelt et le Plan Marshall… (voir notre article en lien).

Tsipras a joué un temps une partition de « gauche radicale ». Il est encore présenté comme « radical » par une partie de la presse de droite. Il l’a été en France avec insistance, pendant la campagne électorale, par le Front de gauche, par Mélenchon, par Pierre Laurent. Mais derrière le gauchiste, le social-démocrate s’est déjà largement réveillé en donnant des gages à Obama par exemple, ou en faisant de la défense de l’euro en Grèce sa priorité.

Mais Tsipras est largement passé à l’étape suivante : celle du leader d’un parti d’alternance, aspirant à la gestion loyale des affaires du capital en Grèce.

Voilà donc que Tsipras, dans une déclaration du 3 juin, appelle les députés européens à soutenir la candidature à la présidence de la Commission européenne du politicien luxembourgeois de droite, Jean-Claude Juncker. Il pousse sa logique d’adhésion à l’intégration européenne jusqu’au bout. Il justifie sa défense de Juncker au nom du respect du vote européen et des prérogatives nouvelles du Parlement européen, qu’il invite à parler d’une seule voix.

Extraits du communiqué de Tsipras: « «Pendant la campagne, j’étais candidat pour la gauche européenne. Je me tenais vigoureusement en désaccord avec les orientations politiques du Parti populaire européen et de son candidat, M. Jean-Claude Juncker. Ces désaccords persistent. » «Néanmoins, le Parti populaire européen a remporté l’élection. Par conséquent, il revient à M. Jean-Claude Juncker d’être le premier à tenter de rassembler la majorité requise, en négociant avec les autres groupes politiques ». « C’est une obligation morale du Conseil européen de porter la candidature qui est arrivée en tête aux élections ».

La plupart des partis du PGE, confrontés à d’autres situations nationales, sont pris à contrepied. La présidente sortante du groupe GUE-NGL, l’Allemande de Die Linke, Gabi Zimmer, se range derrière la position de Tsipras. Mais la direction de Die Linke ne la suit pas et annonce, comme Mélenchon, qu’elle n’appelle pas à voter pour Juncker mais … pour Tsipras lui-même !

Jusqu’où avec Tsipras ? Jusqu’à appeler à voter, comme lui, pour Jean-Claude Juncker ? dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif 140608_commission_tsipras-300x150

C’est le crétinisme parlementaire à la puissance européenne !

La stratégie du Front de gauche a réduit la représentation du PCF à un seul député européen (nous en avions 20 entre 1979 et 1984).

Notre parti ne peut pas continuer à suivre les Mélenchon ou les Tsipras dans la course, même par étape, à la validation de l’intégration dans l’UE. Il ne peut pas continuer à renier les positions historiques de notre parti, de combat contre l’Europe supranationale du capital, sur une base de classe, donnant au rejet de classe de l’Union européenne par les travailleurs une perspective de rupture progressiste.

Vivelepcf, 8 juin 2014

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