Archive | 11 décembre 2013

Soutien à la grève des cheminots du 12 décembre contre la réforme ferroviaire.

L’exaspération monte chez les voyageurs comme chez les cheminots devant les conditions de service dégradées. La politique de privatisation rampante, au nom des directives européennes, pour dégager du profit pour les grands groupes privés aux dépens du service public en est l’origine.

La « réforme ferroviaire » prévue par le gouvernement est la nouvelle étape de ce processus visant à faire éclater la SNCF. Plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de grève le 12 décembre. Usagers des transports, c’est notre intérêt de comprendre et de soutenir les grévistes. 131211_RER_Neige.jpg

Parce que nous ne pouvons plus tolérer la « gêne occasionnée » par la politique de privatisation organisée par le pouvoir, la plupart des régions, la direction de la SNCF et l’UE.

 

Non à la réforme ferroviaire ! Soutien à la grève du 12 décembre!

 

D’année en année, la situation est devenue insupportable. Les trains sont de plus en plus souvent en retard. Des horaires ont été supprimés. Les rames sont bondées. Les accidents se multiplient jusqu’au drame, non-élucidé, de Brétigny sur des lignes que nous empruntons chaque jour. Et dans quelques semaines, il neigera peut-être… Les guichets ferment, les automates tombent en panne. Il n’y a plus personne pour nous conseiller. Derrière, de moins en moins de cheminots pour entretenir les voies, les aiguillages.

Dans le même temps, les tarifs s’envolent. Ils sont devenus incompréhensibles. Partir en week-end en Bretagne devient un luxe. Avec la hausse de la TVA, pour payer de nouveaux cadeaux fiscaux au patronat, le gouvernement va les faire monter de 3%, encore, au 1er janvier. C’est inacceptable !

Ces 30 ans de dégradation du service public ne doivent rien à la fatalité ! C’est le résultat d’une politique, poursuivie par les gouvernements successifs, avec l’Union européenne. Son but est d’utiliser notre besoin de transport public pour détourner notre argent vers la finance, vers le privé.

La nouvelle étape de cette politique de casse, c’est la « réforme ferroviaire ».

Elle doit passer au Parlement au premier semestre 2014. Massivement, les cheminots avec leurs organisations syndicales s’y opposent et préparent la lutte. Usagers, ils défendent notre intérêt, notre droit à la mobilité.

Cette « réforme » n’a qu’un but : préparer la mise en concurrence prévue par l’Union européenne en 2019 du transport de voyageurs. Peu importe qu’elle ait conduit partout, dramatiquement en Grande-Bretagne, à des catastrophes économiques et humaines. Pour les capitalistes, il faut faire éclater la SNCF, nationalisée par le Front populaire. Il faut casser le statut des personnels et l’emploi. Il faut endetter la SNCF, les régions, sur les marchés financiers, pour enrichir les spéculateurs.

L’éclatement de la SNCF permettra de sous-traiter et d’externaliser à des entreprises privées un maximum d’opérations immédiatement profitables pendant que la collectivité paiera les investissements à long terme. Privatisation des profits, nationalisation des pertes : voilà ce que souhaitent le gouvernement et la commission européenne !

par la lutte, faisons échec au plan du gouvernement et de l’union européenne : avec les cheminots, battons-nous jusqu’au retrait de la réforme ferroviaire

Communistes, nous entendons contribuer pleinement à ce combat.  Nous rejetons l’ensemble de la politique antisociale du gouvernement : casse des retraites, casse du code du travail, exonérations fiscales pour les patrons. Le démantèlement de la SNCF et du service public nationalisé est au centre de la politique que nous combattons.

Au nom des directives européennes, Hollande et Ayrault ne font que continuer la même politique que leurs prédécesseurs, pour casser nos acquis sociaux et démocratiques, au profit des actionnaires.. Nous militons pour :  

- Le GEL DES TARIFS NATIONAUX ET REGIONAUX, l’augmentation du versement transports des entreprises, le financement des investissements par L’ETAT avec appel A l’épargne populaire.

Le RETRAIT DE LA REFORME FERROVIAIRE — Stoppons les politiques de casse du service public, c’est contre l’intérêt des usagers et contre celui des cheminots.

- Le rejet des directives européennes de liberalisation et de casse du service public — La politique de l’Union européenne est massivement rejetée par les peuples, elle n’a aucune légitimité à être appliquée en France.

- La défense et la reconquete du monopole public de la sncf - C’est la seule garantie d’un service public de qualité, avec des tarifs réglementés et des garanties de sécurité.

 - LE RETABLISSEMENT DES LIGNES ET ARRETS SUPPRIMES CES DERNIERES ANNEES — La fermeture de lignes de TER provoque la mort des territoires non desservis, impossible à rejoindre sans voiture.

Article PCF Paris 15è

Syrie : Obama savait, longtemps avant août, que des groupes « rebelles » disposaient de l’arme chimique.

Un journaliste américain, et pas des moindres, établit dans un article qui commence à faire parler qu’Obama savait qu’un groupe rebelle islamiste, « Al-Nousra », maîtrisait la fabrication et l’utilisation d’armes chimiques au gaz sarin. Seymour Hersh, lauréat du prix « Pulitzer » a déjà été à l’origine des révélations sur les exactions américaines à Mi Lay au Vietnam en 1969 ou sur les tortures infligées aux prisonniers iraquiens à Abu Grahib en 2004.

En recoupant les déclarations et les informations officielles, des rapports et des  interviews d’éléments des services de renseignements, Seymour Hersh arrive à sa conclusion implacable : Obama et son secrétaire d’Etat Kerry ont menti.

On s’en doutait – la fable des armements de destruction massive de l’Irak est encore récente – mais l’intervention impérialiste avortée en Syrie permet de mieux décortiquer et dénoncer l’appareil de propagande de l’impérialisme américain et de ses alliés.

Fin août, le monde a frôlé une extension internationale de la guerre en Syrie.

Après le bombardement chimique d’une banlieue de Damas, l’appareil de propagande US s’est mis en marche, singé notamment par les gesticulations de Fabius et de Hollande en France.

La suite simpliste s’écrivait ainsi : 1° L’arme chimique est intolérable. 2° Obama avait prévenu que l’utiliser serait « franchir la ligne rouge ». 3° Seul le pouvoir syrien en dispose. 4° Il faut le punir.

En frappant directement le régime syrien, les Etats-Unis auraient rééquilibré les forces en présence, prolongé la guerre, anéanti un peu plus le pays et son unité. C’est leur but de guerre et celui d’Israël.

Mais la complexité de la situation syrienne, la diversité des « rebelles », les contradictions dans les intérêts impérialistes en jeu ont coupé court à ce schéma. Peu d’alliés des Américains ont montré autant d’enthousiasme pour la guerre que le gouvernement français. La Russie a trouvé une porte de sortie avec la résolution de l’ONU sur le désarmement chimique du régime de Damas.

Du coup, la propagande et ses mensonges peut laisser la place aux faits et aux analyses.

Ce qui est avéré par toutes les parties en présence, dont les experts de l’ONU, c’est qu’il y a bien eu usage d’armes chimiques sur le faubourg de Ghouta, que l’agent toxique est le gaz Sarin, et qu’il y a eu des morts. L’estimation des victimes tuées varie de 300 (Médecins sans frontières) à 1.400 (USA)…

En revanche, les experts de l’ONU n’ont jamais attribué l’attaque à une partie ou une autre. La résolution du 26 septembre stipule d’ailleurs qu’ « aucune partie en Syrie ne devra utiliser, développer, produire, stocker ou transférer des armements chimiques ». Elle ne cite aucun groupe.

Le pouvoir syrien a formellement démenti être à l’origine de l’attaque sur Ghuta. Il a mis en avant ses propres images et preuves, fait valoir combien un tel acte politique était absurde dans sa situation stratégique.

Obama, son secrétaire d’Etat Kerry, Hollande, Ayrault ou Fabius, au contraire ont affirmé formellement qu’Assad était coupable parce que seul son régime maîtriserait l’arme chimique.

Seymour Hersh montre que ce dernier point ne tient pas. La CIA, entre autres, avait averti les plus hautes autorités américaines que la milice islamiste Al Nousra, affiliée à Al Qaida, maîtrisait la fabrication en quantité de gaz Sarin et de fusées. Après de premiers bombardements chimiques en mars et avril, les enquêtes des services US l’ont confirmé.

Ne soyons pas naïfs! Seymour Hersh est certainement le relai de tout ou partie des services américains, préparant une réorientation stratégique. Son travail d’investigation n’en est pas moins appréciable et imparable.

Accessoirement, Seymour Hersh prouve sans difficulté que rien ne colle dans l’attribution à l’armée syrienne des ogives retrouvées, dans l’estimation des trajectoires des bombes etc.

Ce serait presque ironique, sans la réalité du drame : les autorités américaines ont affirmé savoir que le régime syrien avait commencé à préparer des munitions chimiques trois jours avant l’attaque. Les bombes au gaz sarin en effet ne restent pas efficaces plus de trois jours et doivent être confectionnées avant chaque utilisation. Cette affirmation a soulevé la colère logique et légitime de certains groupes de la rébellion : « Si vous le saviez, comment avez-vous pu laisser faire ! ».

En fixant sa « ligne rouge », en cachant sa connaissance de l’armement des islamistes, Obama les a incités à passer au crime.

Ironie et cynisme toujours, avec le désarmement unilatéral en cours de l’arsenal chimique du régime Assad, les islamistes, les seuls qui sont (très probablement) déjà passés à l’acte, se retrouveront les seuls à disposer de l’arme chimique en Syrie…

La fin de toute ingérence impérialiste en Syrie est la condition du retour à la paix, à un développement démocratique dans un pays qui ne sera plus jamais comme avant.

En lien l’article de Seymour Hersh, « Whose Sarin ? » sur le journal britannique en ligne 3London Review of Books ».

Vivelepcf, 10 décembre 2013

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