Archive | octobre 2013

Ce que signifie l’alignement du PCF sur le PS à Paris et comment y faire face

Sans surprise, la direction du PCF 75 a fait ratifier son choix pour les municipales à Paris lors de sa consultation interne des 17,18 et 19 octobre.

La signification de cette décision dépasse largement l’importance modeste de la fédération de Paris dans le PCF. Elle illustre au grand jour l’impasse de la stratégie poursuivie par la direction nationale, son éloignement du mouvement des luttes, de la construction de la riposte à la politique au service du capital. Elle laisse voir la menace portée sur l’avenir même du Parti.

57% des votes des adhérents collectés par les directions de section sont allés vers la présence dès le 1er tour sur les listes du PS derrière Anne Hidalgo. 43% sont allés vers des listes autonomes au 1er tour, avec le Front de gauche, suivant Mélenchon.

Ce résultat a été préparé des mois durant. La consultation interne a été décalée de juin à octobre à cette fin.

Entre temps, l’équipe d’Anne Hidalgo et la direction du PCF Paris se sont accordées sur une répartition des places de conseillers de Paris (sur les dépouilles prévisibles d’EELV). Hidalgo assure à l’appareil du PCF-Paris 13 places de conseillers de Paris, soit 5 de plus que les élus de 2008*, avec les postes d’adjoints et de collaborateurs correspondants. Cela a constitué l’argument décisif mis en avant par les futurs élus et la direction du PCF 75.

Mélenchon et ses amis n’ont pas été en reste dans la période. Ils ont soigneusement multiplié les agressions et les insultes à  l’égard de la direction du PCF et des communistes, localement et nationalement. Leur discours promettait à Paris d’interminables négociations de boutiquiers, dignes de ces vétérans de l’UNEF-ID, toujours pour des places. Tout pour rendre indésirable toute alliance avec eux !

L’impact de cette décision est national pour trois raisons. 1° Paris est la capitale. 2° Delanoë et Hidalgo pratiquent le social-libéralisme le plus proche de celui de François Hollande (leur suivisme sur les rythmes scolaires vient de confirmer cette proximité). 3° Pierre Laurent a cru bon de s’engager personnellement, publiquement et avec insistance pour le choix retenu, ce que n’a pas manqué d’utiliser Mélenchon.

Ce choix montre un PCF inféodé à la social-démocratie, des dirigeants, comparables à ceux des autres partis, avides de places. L’image est déplorable. Rien n’est venu la corriger. Les mois passés n’ont pas été utilisés pour pousser le débat sur le fond. Un vague programme est arrivé, par internet, le lendemain de la désignation des chefs de file par arrondissement, de la répartition des places éligibles, le 7 septembre. Aucun bilan des mandatures Delanoë-Hidalgo et des positionnements des élus Front de gauche n’a été soumis à la discussion. Juste des affirmations verbales relevant de la méthode Coué.

Tout vérifie déjà que les futurs élus PCF-FdG vont continuer à jouer le rôle de caution de gauche de l’équipe Hidalgo. Ian Brossat, chef de file des candidats PCF-FdG, intégré avec flatterie dans l’équipe, se prévaut d’un accord avec le PS dont le point principal est un objectif de 30% de logements sociaux … en 2030. Même le moins renseigné sait que l’on vote pour une mandature allant jusqu’en 2020 !

Depuis 2001 et 2008, les conditions de logement des travailleurs parisiens se sont encore dégradées, pas seulement bien sûr du fait de la municipalité. Mais cela implique d’être objectif et non électoraliste.

Sur les 70.000 logements sociaux que la municipalité sortante se prévaut d’avoir « produits », une grande partie existait déjà et a été rachetée au prix cher. Bien souvent, il ne s’est agi que du conventionnement de logements dont les loyers étaient déjà modérés. En revanche, les programmes d’aménagement publics ont laissé la part belle au logement privé et à la spéculation. Nommé président de la Sempariseine en 2012 par Delanoë, M. Brossat couvre deux des opérations spéculatives des plus indéfendables, les Halles et Beaugrenelle. Il avait déjà mouillé la chemise pour défendre l’arrangement entre Delanoë, l’UMP et Jacques Chirac à propos des emplois fictifs.

Cet article n’a pas pour objet d’établir le bilan exhaustif des mandatures Delanoë. Il est incontestablement plus « libéral » que « social ».

L’engagement des directions nationale et locale du PCF derrière le PS à Paris occulte la diversité des configurations dans les autres villes. Il montre, à l’occasion des municipales, l’absence de cohérence politique nationale du PCF, du moins de cohérence compréhensible, sinon avouable, de la cohérence nécessaire pour la riposte à la politique du capital.

Cette situation, ces embrouilles politiciennes interminables, discréditent gravement notre Parti. D’autant plus que la poursuite de la stratégie du Front de gauche continue d’être mise à l’ordre du jour, comme Pierre Laurent ne cesse de le réaffirmer.

La direction du PCF a inventé la formule du Front de gauche en 2008, après l’échec des collectifs anti-libéraux, pour poursuivre le processus d’effacement du Parti et de ses positions révolutionnaires, entamé au moins depuis la « mutation » des années 90. A cette fin, elle a choisi alors d’aller chercher Jean-Luc Mélenchon avant de l’introniser à l’élection présidentielle.

Avec la préparation des municipales, les conséquences de cette stratégie mortifère éclatent.

Par intérêt et par anticommunisme latent, Mélenchon et les autres partenaires du Front de gauche ne font pas de cadeau à l’appareil du PCF. Au contraire, ils l’attaquent impitoyablement. Mélenchon vient de traiter allègrement Pierre Laurent de « menteur » (sur ITV le 20 octobre). Suivant l’exemple de son mentor Mitterrand, il se livre au débauchage public des électeurs et des adhérents du PCF. Il se joue de toutes ses contradictions, dont le maintien d’un grand nombre d’élus communistes dans le pays.

Depuis les années 90, la direction du PCF a délibérément fait le choix de donner la priorité à la présence dans les institutions sur l’action dans les luttes, aux dépens de l’organisation de classe. Cette ligne politique a considérablement renforcé la place des élus dans le Parti, devenue prépondérante structurellement, la satellisation au PS, aussi le dévoiement de la conception du rôle des élus communistes. Au bout de 20 ans de ce processus, on se retrouve avec de jeune gens comme Ian Brossat devenu président de groupe au Conseil de Paris sans jamais avoir été secrétaire d’une cellule… Mais dans le même temps, la masse des élus reste issue du parti de masse, dépositaire de l’œuvre du PCF dans les municipalités.

Le sénateur PS honoraire Mélenchon ou la bruyante ex-adjointe de Delanoë, Clémentine Autain, sont les plus mal placés pour donner des leçons de morale politique sur le thème des compromissions électoralistes. Mais il en faut davantage pour les gêner !

La direction du PCF s’est mise dans la nasse. Qu’elle le veuille ou non, Mélenchon incarne le Front de gauche. Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Francis Wurtz récoltent ce qu’ils ont semé en 2008, peut-être ce qu’ils ont cherché.

Pour Mélenchon, la pratique de la vocifération, les positionnements gauchistes permettent de masquer dans quelle perspective politique s’inscrit sa mégalomanie: la recomposition politicienne de la gauche avec la constitution d’une deuxième social-démocratie, le changement de premier ministre de Hollande… Il fait des avances aux dirigeants d’EELV, Joly, Mamère, Cohn Bendit, les plus pro-européens…

Cette perspective, c’est celle de toutes les composantes du Front de gauche. Pierre Laurent multiplie également les appels du pied à « l’aile gauche » du PS, mais sans trouver de Mélenchon de remplacement. Dans le Front, le PG compte bien faire porter à la direction du PCF l’intégralité des compromissions avec la social-démocratie et le système et retirer les avantages politiciens des illusions gauchistes propagées par les médias, ainsi que quelques profits électoraux.

Le PG, la FASE et cie… savent que la direction du PCF n’a pas de formule de rechange au Front de gauche pour continuer la mutation réformiste et européenne du Parti, la réduction de l’influence communiste dans le mouvement syndical. Elle ne peut pas se permettre un nouvel échec cuisant comme celui de Robert Hue en 2002 ou des collectifs antilibéraux en 2007. Voilà pourquoi, envers et contre tout, les principaux dirigeants affichent leur attachement au Front de gauche.

A Paris, le suivisme derrière le PS a suscité des états d’âme chez certains, une profonde colère chez d’autres que nous partageons. Ils n’ont eu aucune possibilité de s’exprimer réellement lors du vote interne, limité à deux choix.

Les dessous du vote à Paris laissent apparaître que l’option « Front de gauche » a été défendue par des dirigeants du PCF qui sont loin d’être les moins compromis avec le PS mais figurent parmi les partisans les plus convaincus de la disparition du PCF. Parmi eux, par exemple, Patrice Cohen-Seat, théoricien des « valises de plomb » que traînerait le Parti de la classe ouvrière. Il faut dire que la répartition des places était déjà faite et que l’issue du vote ne faisait de doute à aucun observateur averti ! La répartition des rôles pouvait suivre pour canaliser l’expression des camarades.

La stratégie du Front de gauche précipite le PCF et le mouvement social avec lui dans le mur. Les directions réformistes du PCF disent : « ENCORE ». Camarades, disons : « STOP » !

A Paris, nous avons refusé le choix entre la peste et le choléra. L’option que nous avons portée dès le début, celle de listes de rassemblement, à l’initiative du PCF, sur la base d’un bilan et d’un programme soumis par les communistes a été écartée par les directions, au prétexte que les mêmes l’avait exclue d’emblée de la discussion ! Ce n’est pas tant le score que cette option aurait obtenu qui les gênaient que l’existence pour l’avenir d’une autre perspective que la résignation à l’effacement du PCF.

Le PCF continue de représenter un repère politique, historique, irremplaçable. Le rôle de caution de gauche dont Delanoë et Hidalgo se servent, comme le rôle inversé de repoussoir que lui donne Kosziusko-Morizet, l’illustrent à nouveau.

Mélenchon utilise la contradiction entre ce que représente le PCF et la ligne de sa direction actuelle pour le réduire, utilisons-là pour le faire vivre et le développer ! C’est notre démarche depuis des années.

Pour les municipales, à défaut de cohérence nationale, nous ne préjugeons de rien, a priori, sur les situations locales. A Paris, nous poursuivrons, pendant la campagne, nos luttes locales, notre expression sur le logement, la santé, l’école, tous les services publics, les conditions de travail des personnels, les aides au patronat même lorsqu’elle s’affronte, c’est le cas général, à la politique de Delanoë-Hidalgo.

Toutes les composantes du Front de gauche, dont les Maastrichiens, seraient prêtes à se réconcilier pour défendre une opposition complaisamment critique envers l’Union européenne, juste après les municipales. Il n’est pas question pour nous que les communistes, le pays, se fassent voler le débat, se laissent empêcher de prolonger les positions historiques du PCF  contre l’UE du capital. Ne laissons pas le système canaliser l’opposition de classe à l’UE par le FN, la caricaturer, la dissocier des luttes !

Face à la politique poursuivie, profil bas, par Hollande et son gouvernement, exprimons-nous, agissons, luttons pour des propositions de rupture, pour s’opposer la contre-réforme ferroviaire, pour opposer la nationalisation démocratique à la casse de la sidérurgie, de l’automobile, de l’agro-alimentaire, pour gagner le maintien du financement solidaire de la sécurité sociale etc. en partant du vécu, salaire, chômage, pouvoir d’achat.

Tout appelle à être toujours et mieux communiste, donc à défendre et à reconstituer notre organisation de classe et de masse, loin de tout arrangement avec la démocratie bourgeoise et ses tares.

*En 2008, parmi les huit élus membres du PCF figuraient M. Pierre Mansat, élu dans le 20ème, adjoint de M. Delanoë, qui a aussitôt quitté le PCF avant d’être nommé par M.Sarkozy « président de l’atelier international du Grand Paris », M. Alain Lhostis, élu du 10ème, qui a rejoint dès le début l’équipe de campagne d’Anne Hidalgo, M. Jean Vuillermoz, adjoint de M. Delanoë, qui soutient aussi depuis le départ Mme Hidalgo. La réélection de ces trois sortants est-elle comprise dans les 13 places octroyées par le PS ?

PCF Paris 15, 25 octobre 2013

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Vendredi Camarade du 1er novembre 2013 : Hôpital public quel avenir ?

Ce qui importe pour le patient et pour toute la société, c’est d’être soigné dans les meilleures conditions, avec les meilleurs soins, à proximité, au meilleur coût, c’est-à-dire hors de toute logique lucrative. Et cela passe par la défense et le développement de l’hôpital public.

Notre point de vue en débat de  18h30 à 20h à la section avec

 Joran JAMELOT

Dirigeant communiste et responsable syndical aux hôpitaux de Paris

20h00, apéro fraternelle et croques monsieur

Venez nombreux…

Au nom de soi-disant déficits, fabriqués de toute pièce par les gouvernements successifs et le Medef. On exempte le patronat d’une large part de ses cotisations maladie, au nom de la compétitivité. Puis on étrangle les hôpitaux publics. Leur endettement a été multiplié par 4 en dix ans depuis 2001. La charge de la dette (les intérêts pour les banquiers) prélevés sur l’offre et la qualité des soins a atteint 823 millions d’euros en 2011 : une corde au cou. La tarification à l’activité, T2A, n’a qu’une seule rationalité : favoriser le secteur privé. Elle crée des dysfonctionnements et des aberrations médicales partout. La loi Bachelot de 2008, maintenu par la « gauche », a mis en place, avec les agences régionales de santé, l’instrument pour dépecer méthodiquement l’hôpital public.

Les objectifs de cette politique, menée avec acharnement par les gouvernements successifs, sont limpides : marchandiser le principal de la vie, le droit à l’accès aux soins, le droit de vivre et de vieillir dans le meilleur état de santé possible, en faire une source de profit pour les nantis. La Sécurité sociale, les réformes de l’hôpital public, nous les avons conquis par la lutte, nous les défendrons par la lutte

 

François Hollande remet la légion d’Honneur à l’ambassadeur du Qatar : quels services a-t-il rendu à la France ?

La nouvelle est passée quasi inaperçue, si ce n’était une brève du Figaro : le président de la République française vient de remettre, le 17 octobre dernier, l’insigne de commandant de la légion d’Honneur à l’ambassadeur du Qatar en France.

On sait combien la légion d’Honneur peut être galvaudée, combien elle constitue aussi un exercice de clientélisme politique, récompensant les services rendus par des hommes politiques, des industriels et des personnalités étrangères.

Mais de quoi François Hollande pouvait-il remercier M.Mohammed Jaham al-Kuwari, ambassadeur du Qatar en France ?

Certainement pas des progrès pour la diffusion de la démocratie et des droits de l’Homme, si souvent invoqués pour la Syrie, l’Iran ou la Libye.

Le Qatar est une monarchie absolue où l’Emir et sa famille ont tous les droits, un régime théocratique où la liberté d’expression s’arrête aux frontières du Livre sacré et du saint billet vert, où les droits des femmes, des minorités, des travailleurs sont bafoués.

Récemment, le poète Mohammed Al-Ajmi a été condamné à 15 ans de prison pour … avoir écrit quelques vers en hommage aux « révolutions arabes », que le Qatar prétend soutenir en finançant les groupes islamistes les plus fondamentalistes dans ces pays.

Certainement pas pour l’émancipation de son peuple et le progrès social, non plus.

Au-delà d’une mince couche de la population richissime et nantie de tous les « privilèges » (et non droits), 95 % de la population est étrangère, une immense partie d’entre elles vivant dans l’extrême pauvreté, logée dans des bidonvilles en banlieue, sans droits ni garanties.

Le système du « kafala » maintient les travailleurs étrangers sous la protection, en fait la dépendance, d’un « kafil » (parrain), seul garant face aux institutions du pays, un tuteur qui de droit, par le retrait potentiel de sa protection, a un pouvoir de vie et de mort sur son protégé.

Quant aux conditions de travail sur place, elles approchent l’esclavage moderne. Chaque jour, un travailleur immigré népalais meurt au travail, victime des cadences imposées, de l’absence du droit de travail, syndical ainsi que des chaleurs accablantes.

Avec la construction des infrastructures de la Coupe du monde – obtenues par des pratiques de corruption à large échelle – 44 ouvriers népalais sont déjà morts depuis juin. A ce rythme 4 à 5 000 pourraient périr s’ici 2022.

Certainement pas non plus pour son respect pour les ressortissants français sur place.

La liste est longue, elle ne concerne pourtant pas des ouvriers du bâtiment philippins : un proviseur du lycée français expulsé pour attitude « anti-musulmane » des entrepreneurs ou footballeurs professionnels retenus en « otage » par leurs parrains au Qatar.

Le mépris des droits humains les plus élémentaires transparaît par tous les pores de l’émirat.

Alors pourquoi cette récompense ?

Quels services nous rend le Qatar ?

Services rendus dans la collaboration aux projets hégémoniques mondiaux des puissances capitalistes dominantes, avant tout européennes et nord-américaines. Le Qatar a soutenu, si ce n’est impulsé, les dernières opérations françaises et américaines à l’étranger.

Pas un hasard si M.al-Kuwari, proche de la famille princière et homme-clé de la diplomatie qatarie, part désormais pour Washington, occuper le poste d’ambassadeur aux Etats-unis.

Pendant que la France apportait un soutien indirect aux rebelles en Syrie, bombardait la Libye de Kaddafi sous le drapeau de l’OTAN, puis prétendait combattre les milices islamistes au Mali … le Qatar finance les milices islamistes qui combattent sur tous les fronts.

Le Qatar est un élément-clé dans la stratégie d’agression de l’Iran, comme de la Syrie, deux Etats qui contrarient les plans de « Grand Moyen-Orient » américain, deux alliés régionaux de la résistance palestinienne.

En Palestine, il renforce le Hamas face aux organisations laïques et progressistes (comme en Tunisie ou en Egypte), tout en l’incitant à l’inaction dans la crise syrienne. On se rappelle de la visite de l’émir à Gaza il y a an … tout en maintenant des relations cordiales avec Israël.

La pleine collaboration du Qatar à ces plans impérialistes suppose aussi une interpénétration des capitaux qataris et français.

Le « forum de Doha », en mai dernier, avait réuni 25 grands patrons français, des dizaines d’hommes politiques (H.Védrine, M.Boutih, J.V.Placé, P.Balkany, E.Woerth, P.Lellouche, F.Fillion) pour envisager la collaboration future entre milieux d’affaires français et qataris.

Le 22 juin dernier, François Hollande se rendait à Doha pour négocier les futurs contrats des entreprises françaises dans l’émirat – avec la compagnie des patrons de Vinci, Alsthom, Bouygues – ainsi que les conditions des futurs investissements du Qatar en France.

Car la France devient une terre d’élection pour les investissements stratégiques qataris : 12 milliards d’euros sur ces cinq dernières années, avec des prises de participation dans des géants français (Total, LVMH, Vinci, Veolia, Vivendi, EADS, Lagardère).

Outre les investissements de prestige (PSG bien sûr mais aussi rachats de grands immeubles parisiens), la nouvelle mouture du « plan banlieue » ravalé en « plan d’investissement pour les PME » (300 millions d’€) permettra au Qatar de s’ancrer dans le tissu économique et social français.

D’autre part, le Qatar – outre ses réserves en gaz – est une mine pour les investisseurs français en quête de gros contrats : Bouygues, Vinci, Alsthom ou Keolis (filiale de la SNCF !) sont en quête de gros contrats pour la construction d’infrastructures en vue de la Coupe du monde.

On parle en tout d’investissements de 170 milliards d’euros, Bouygues a déjà récupéré un contrat pour la réalisation d’un complexe immobilier pour 1 milliard d’euros, Vinci celui d’un tronçon de métro pour 1,5 milliard.

Total pour les partenariats au Qatar comme à l’étranger, EADS pour la livraison d’équipements militaires profitent également des contrats signés avec le Qatar, dans une alliance qui explique aussi les intérêts communs autour des opérations à l’étranger.

Quels services l’ambassadeur du Qatar a-t-il pu nous rendre ? A notre peuple, aucun. A nos ressortissants, aucun. Aux travailleurs immigrés ou aux peuples arabes épris de liberté, aucun. Par contre, aux richissimes émirs et à nos multi-nationales avides de profits faciles, beaucoup, trop !

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

Diversion médiatique jusqu’à la saturation : De quoi Leonarda peut-elle bien être coupable ?

Est-ce que François Hollande le fait exprès ? Sûrement, il est quand même président de la République ! En proposant à Leonarda de rentrer en France, mais seule et sans sa famille, il attise la polémique et oriente le débat médiatique pour de longues semaines sur un sujet de diversion.

Nous avons tous découvert la bouille de Leonarda à la télévision, sa gouaille bien française. Son arrestation et son expulsion par la police – n’a-t-elle pas autre chose à faire ? – a déclenché un sentiment d’indignation, notamment parmi les lycéens. C’est une réaction heureuse et saine lorsque l’on vient cueillir à la porte d’un car d’excursion scolaire celle qui pourrait être sa camarade de classe. Une réaction heureuse et saine quand un climat de racisme est entretenu.

Car Leornarda n’est coupable de rien ! Elle n’est pas coupable d’être née Rom (tzigane), d’être originaire d’une région, le Kosovo où les Etats-Unis et l’Union européenne ont placé un pouvoir fantoche qui se livre ouvertement à la persécution de cette communauté. Souvenons-nous qu’après les bombardements sur la Serbie, l’ancien ministre de Jospin et de Sarkozy, Bernard Kouchner, fut le sinistre pro-consul de ce protectorat de l’UE où prolifèrent le trafic d’armes, même le trafic d’organes.

Leonarda n’est pas responsable, ni de près ni de loin, des 10 milliards d’euros d’impôts nouveaux prévus dans le budget 2014  qui vont frapper d’abord les plus pauvres d’entre nous, Français et étrangers confondus d’ailleurs : 6 milliards d’euros de TVA, 3 milliards d’impôts sur les petits revenus. Tout cela pour payer une subvention aux profits des entreprises – surtout des grands trusts – avec le « Crédit d’impôt compétitivité ».

Leonarda n’est pas responsable de la casse des usines en France, dont les propriétaires ont si bien su exploiter la main d’œuvre française et immigrée.

La classe de Leonarda allait justement visiter ce qui reste des usines Peugeot de Sochaux. 8000 emplois d’ouvrier ont été supprimés chez PSA depuis 2012, avec la fermeture de l’usine d’Aulnay, le dépeçage de l’usine de Rennes et même de celle de Sochaux. Hollande et Ayrault ont déployé le même langage lénifiant de compassion et d’impuissance. Mon œil! Dans le même temps, ils accordaient au licencieur PSA une garantie de 7 milliards d’euros pour sa filiale bancaire. Maintenant ils s’apprêtent à payer 1,5 milliard d’euros pour accompagner l’entrée dans le capital du groupe capitaliste chinois Dong Feng. Mais de nationalisation dans l’intérêt des travailleurs, il n’a jamais été question ! Ironie de la concurrence entre groupes capitalistes, PSA a dû abandonner, sous pression américaine, son premier marché à l’exportation, l’Iran, pour nouer une alliance avec General Motors. L’Iran adopte maintenant un nouveau cours politique : General Motors est en train de reprendre pour son compte les anciens marchés de Peugeot, avec l’appui d’Obama !

Tous les sujets cruciaux nous éloignent de Leonarda.

Des pudibonds déclarent qu’elle aurait dû être arrêtée au saut du lit et non dans le cadre scolaire. Cela lui aurait épargné une humiliation sordide mais n’aurait rien changé.

Il est temps que cesse l’hypocrisie sur l’immigration, dans ce cas précis sur le Kosovo et la nature de son régime politique. De même que l’on pleure sur les morts de Lampedusa en aggravant les causes de ces tragédies. Maintenir une population, bien plus faible en nombre qu’on ne le dit, dans un état de précarité extrême, sans aucun droit, c’est d’abord fournir au patronat le moins scrupuleux un volant de main d’œuvre corvéable à merci. Vraiment, la police a autre chose à faire.

Dans ce cas précis, ce n’est pas M. Valls qui est en cause. Ses propos sur les Roms étaient inacceptables. Là, c’est la loi qui est en cause. Le cas de Leonarda n’a rien d’exceptionnel. Il nourrit des récupérations politiciennes à droite ou à gauche qui aggravent les choses.

Pour nous communistes, toute expulsion de mineurs ou de jeune scolarisé, et de leur famille soit être proscrite, qu’ils soient chez eux ou à l’école.

Le travail au noir (qui concerne à 80% des Français), l’exploitation des sans-papiers doivent être combattus avec les moyens correspondants.

Pour le reste, nous vous proposons de vous joindre à nos campagnes, entre autres, contre les impôts injustes et pour la défense de l’industrie en France par de grandes nationalisations démocratiques.     

 pcf paris 15, 18 octobre 2013

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Le Conseil National du PCF valide Olivier Tournay comme chef de file pour les municipales de 2014 à Saint-Quentin

Dans le prolongement de notre démarche, dans laquelle les communistes de Saint-Quentin ont choisi une liste PCF indépendante du PS, conduite par Olivier Tournay et largement ouverte à des militants syndicaux et associatifs, à des personnalités reconnues dans leur quartier et leur entreprise pour leur résistance à la politique nationale d’austérité relayée par la municipalité de Xavier Bertrand et à celle du patronat. Le Conseil National du PCF, le 6 Octobre 2013 a validé Olivier Tournay comme chef de file.

Municipales 2014 – CN du 6 octobre 2013 et Réunion nationale des animateurs de section

Week-end chargé pour les communistes en vu des élections municipales de mars 2014.

Samedi – Réunion nationale des animateurs et animatrices de section aux Docks Pullman (Saint-Denis)

Municipales 2014 – Réunion nationale des… par CN-PCF

 

Dimanche – Conseil national

  • La discussion
  • Le conseil national a donné mandat à l’exécutif pour la rédaction d’un appel aux citoyennes et aux citoyens pour les élections municipales – à télécharger ici
  • Validation des chefs de file dans les villes de plus de 20 000 habitants

 

02 Laon Yann RUDER
02 Soissons Fabien THERY
02 Saint-Quentin Olivier TOURNAY
05 Gap Jérôme EMMANUEL
06 Le Cannet Jean Michel BOURDILLON
06 Cannes Dominique HENROT
06 Nice Robert INJEY
06 Antibes Gérard PIEL
06 Cagnes-sur-Mer Michel SANTINELLI
08 Charleville-Mézières Sylvain DALLA ROSA
12 Rodez Jean Albert BESSIERE
12 Millau Martine PEREZ
13 Martigues Gaby CHARROUX
13 Marseille Jean Marc COPPOLA
13 La Ciotat Karim GHENDOUF
13 Salon-de-Provence Olivier LOPEZ
13 Gardanne Roger MEI
13 Vitrolles Malik MERSALI
13 Aix-en-Provence Anne MESLIAND
13 Arles Hervé SCHIAVETTI
14 Caen Marie Jeanne GOBERT
14 Lisieux Serge LOISEAU
15 Aurillac Jean Pierre ROUME
18 Bourges Jean Michel GUERINEAU
18 Vierzon Nicolas SANSU
19 Brive-la-Gaillarde Alain VACHER
24 Périgueux Vianey LE CACON
24 Bergerac Claude LHAUMOND
26 Valence Pascal GIRARD
27 Évreux Thierry DEFRESNES
27 Vernon Jean-Luc LECOMTE
29 Brest Jean Paul CAM
29 Quimper Piero RAINERO
30 Nîmes Sylvette FAYET
30 Alès Jean Michel SUAU
31 Muret René CRAMBES
31 Tournefeuille Daniel FOURMY
31 Toulouse Pierre LACAZE
33 Le Bouscat Patrick ALVAREZ
33 Libourne Jean Louis ARCARAZ
33 Gradignan Pierre AUZEREAU
33 Mérignac Joël GIRARD
33 Talence Pierre GORSE
33 Cenon Max GUICHARD
33 Bordeaux Vincent MAURIN
33 Bègles Christine TEXIER
37 Tours Pierre TEXIER
38 Bourgoin-Jallieu Frédérique PENAVAIRE
38 Saint-Martin-d’Hères René PROBY
38 Échirolles Renzo SULLI
38 Fontaine Jean Paul TROVERO
38 Grenoble Patrice VOIR
39 Dole Alain VILLAUME
42 Saint-Étienne Alain PECEL
44 Saint-Herblain Jean Pierre FROMONTEIL
44 Vertou Michel GOUTY
44 Saint-Sébastien-sur-Loire Stéphane GUILLOU
44 Orvault Christophe LANCIEN
44 Saint-Nazaire Yvon RENEVOT
44 Nantes BENATRE Marie Annick SEASSAU Aymeric
45 Fleury-les-Aubrais Alain ROMERO
47 Villeneuve-sur-Lot Daniel HEINRICH
47 Agen Nicolas LUCMARIE
51 Épernay RICHARD William PERREIN Hélène
51 Châlons-en-Champagne Dominique VATEL
53 Laval Adrien GUILLOT
54 Nancy Patrick HATZIG
54 Vandoeuvre-lès-Nancy Annie LEVI-CYFERMAN
58 Nevers François DIOT
60 Beauvais Thierry AURY
61 Alençon François FERRETTE
62 Arras René CHEVALIER
62 Liévin Daniel DERNONCOURT
62 Boulogne-sur-Mer Charles FONTAINE
62 Calais Jacky HENIN
62 Hénin-Beaumont David NOEL
64 Pau Olivier DARTIGOLLES
64 Bayonne Alain DUZERT
64 Biarritz Bernard ITHURBIDE
65 Tarbes Marie Pierre VIEU
66 Perpignan GALANO Philippe FITER Françoise
67 Strasbourg TURAN Hulliya RATCLIFFE Julien
69 Villeurbanne Marc AMBROGELLY
69 Caluire-et-Cuire Véronique CHIAVAZZA
69 Vaulx-en-Velin Bernard GENIN
69 Villefranche-sur-Saône Danielle LEBAIL
69 Oullins Bertrand MANTELET
69 Saint-Genis-Laval Gilles PEREYRON
69 Vénissieux Michèle PICARD
71 Mâcon Eve COMTET SORABELLA
73 Aix-les-Bains Fabrice MAUCCI
74 Thonon-les-Bains Michel VUILLAUME
75 Paris Ian BROSSAT
76 Rouen Mathieu CHARLIONNET
76 Dieppe Sébastien JUMEL
76 Le Havre Nathalie NAIL
76 Saint-Étienne-du-Rouvray Hubert WULFRANC
77 Dammarie-les-Lys Vincent BENOIST
77 Bussy-Saint-Georges Stéphane BERTHIN
77 Pontault-Combault Patrick CABUCHE
77 Ozoir-la-Ferrière Marc FERRER
77 Roissy-en-Brie Sylvie FUCHS
77 Melun Thomas GUYARD
77 Villeparisis Gérard LACAN
77 Chelles Franck MOULY
77 Le Mée-sur-Seine Jean Pierre POUPARD
77 Champs-sur-Marne Maud TALLED
80 Abbeville Jean Marie HEMERLE
83 La Garde Michel CAMATTE
83 Hyères Dominique SASSI
84 Cavaillon Didier BECHIR
84 Avignon André CASTELLI
84 Orange Fabienne HALOUI
85 La Roche-sur-Yon Anita CHARRIEAU
89 Auxerre Alain RAYMONT
90 Belfort Bertrand CHEVALIER
91 Morsang-sur-Orge Marjolaine RAUZE
92 Bagneux Marie Hélène AMIABLE
92 Clamart Gérard AUBINEAU
92 Colombes Yahia BOUCHOUICHA
92 Vanves Claudine CHARFE
92 Meudon Bernard JASSERAND
92 Gennevilliers Patrice LECLERC
92 Levallois-Perret Annie MANDOIS
92 Malakoff Catherine MARGATE
92 Villeneuve-la-Garenne Gabriel MASSOU
92 Antony François MEUNIER
92 La Garenne-Colombes Adélaïde NATUREL
92 Bois-Colombes Anne SOUFFRIN
93 Aubervilliers Pascal BEAUDET
93 Montreuil Patrice BESSAC
93 Saint-Denis Didier PAILLARD
93 Bondy Sylvie BADOUX
93 Gagny Patricia CONCENTRAIT
93 Romainville Sofia DAUVERGNE
93 Le Blanc-Mesnil Didier MIGNOT
93 Bobigny Catherine PEYGE
93 La Courneuve Gilles POUX
93 Noisy-le-Sec Olivier SARRABEYROUSE
93 Neuilly-sur-Marne Daniel SARTHOU
93 Stains Azzedine TAIBI
94 Champigny-sur-Marne Dominique ADENOT
94 Villeneuve-Saint-Georges Sylvie ALTMAN
94 Fresnes Josselin AUBRY
94 Vitry-sur-Seine Alain AUDOUBERT
94 Villejuif Claudine CORDILLOT
94 Ivry-sur-Seine Pierre GOSNAT
94 Choisy-le-Roi Didier GUILLAUME
94 Fontenay-sous-Bois Jean François VOGUET
95 Garges-les-Gonesse Francis PARNY

 source

En Espagne, l’austérité conduit à l’explosion des inégalités : deux fois plus de millionnaires et de personnes dans la misère depuis 2008

En Espagne, comme ailleurs, l’hypocrisie du discours sur le « fardeau des sacrifices » à supporter équitablement vole en éclats : la politique d’austérité se révèle une politique de classe pour transférer les richesses des travailleurs vers le capital.

Deux études publiées cette semaine en Espagne révèlent les effets des politiques suivies depuis 2008 en Espagne au nom du sauvetage de l’Euro et de l’UE : austérité et appauvrissement pour la majorité des travailleurs, cadeaux et prospérité pour les entreprises et les riches.

D’un côté, l’organisme de charité religieux « Caritas » révèlent que l’Espagne compte désormais 3 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 300 € par mois. Leur nombre a doublé depuis le début de la crise, en 2008.

« Caritas » souligne qu’elle aide désormais 1,3 millions d’Espagnols, un nombre trois fois plus élevé qu’en 2009. La « Croix-Rouge », elle, déclare assister 2,4 millions de personnes. Elle a livré 1 millions de colis alimentaires en 2012, 350 000 produits d’hygiène et vêtements

La progression de la charité privée est en proportion inverse du désengagement de la solidarité publique. Depuis 2008, les gouvernements socialistes comme conservateurs ont réduit les allocations-chômage, maternité ou encore logement.

Cet extrême dénuement trouve une explication partielle dans les chiffres record du chômage : six millions d’Espagnols sont au chômage en septembre 2013, 26% de la population active, 56% des moins de 25 ans.

Une situation dont les travailleurs ne sont plus exclus. Le développement massif de la précarité, lot obligé de la jeunesse espagnole, conduit à l’explosion des travailleurs pauvres. Selon Caritas, le taux de pauvreté en Espagne est désormais de 21%, soit 12 millions de personnes.

Il cache aussi une misère plus ordinaire : 40% des Espagnols ne peuvent faire face à des dépenses imprévues, 15% n’arrivent plus à boucler les fins de mois tandis qu’un ménage sur huit est en « précarité énergétique », dans l’incapacité de payer ses factures d’énergie.

Les expulsions de logement ont également explosé depuis le début de la crise, 250 000 depuis 2008 avec un nouveau triste record de 75 000 expulsions en 2008.

De l’autre côté, le « Crédit Suisse » a publié son rapport sur l’évolution des grandes fortunes mondiales. L’Espagne se porte bien : dixième pays au monde pour son nombre de grandes fortunes.

L’Espagne compte en effet 402 000 millionnaires, soit 13% de plus qu’en 2012, 45 000 nouveaux élus. Depuis 2007, leur chiffre a connu une progression spectaculaire, ils étaient alors près de 170 000.

Selon la banque suisse, cette irrésistible ascension devrait se poursuivre. D’ici 2017, leur chiffre devrait atteindre les 600 000, doublant depuis 2011.

Conséquences des plans d’austérité cyniques adoptés depuis 2008, d’abord par le gouvernement socialiste de Zapatero

Ces chiffres déchirent le voile du cynisme de la classe dominante espagnole et européenne, et de ceux qui la servent – partis de droite comme le PP (Parti populaire) ou supposés de gauche comme le PSOE.

Car le premier responsable de cette explosion des inégalités, c’est le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero qui a appliqué dès 2008 un « plan de relance » (le plan E) destiné aux grandes entreprises et aux plus riches.

Cette année-là, l’Etat accordait plusieurs milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises des secteurs en crise (immobilier, automobile, tourisme, banques), baissait l’Impôt sur les Sociétés de 2,5 points tout en supprimant l’Impôt sur les grandes fortunes.

Dans le même temps, en particulier avec le plan d’austérité de 2010, il baissait les salaires des fonctionnaires de 5 %, déremboursait une série de médicaments, réduisait ou supprimait les allocations sociales, tandis qu’il augmentait de deux points la TVA.

La « réforme du marché du travail », entamée sous Zapatero a, elle, trouvé une continuité dans le dernier plan d’austérité du gouvernement de droite de Mariano Rajoy. La dernière réforme assouplit encore les conditions d’emploi et de licenciement, dans les intérêts exclusifs de l’employeur.

Le Premier ministre espagnol s’est même félicité récemment (mais au Japon) que la « flexibilisation de la main d’oeuvre » entreprise sous son mandat ait conduit à la baisse des salaires réels dans le secteur privé, une baisse confirmée par une étude de la « Banque d’Espagne ».

La colère monte en Espagne contre la politique menée par les deux partis du consensus dominant, par la politique d’ « austérité » à sens unique, les concessions faites à la « Troika » (UE, BCE, FMI) pour mieux défendre les intérêts de la classe dominante espagnole.

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Non au projet de démolition d’un chef d’oeuvre d’architecture de Saint Quentin

Alors que Saint-Quentin arbore le label Ville d’Art et d’Histoire, la municipalité laisse tranquillement aboutir le projet de démolition du Château de la Pilule, en dépit du fait que cette demeure possède un véritable potentiel touristique pour la ville. Le patrimoine architectural d’une ville étant partie  intégrante de son Histoire et de son économie, nous nous associons au mouvement de sauvegarde de ce château afin qu’une autre solution aboutisse.


Voici leur communiqué :

Sauvegarde du château de La Pilule

Saint-Quentin

Cette maison est Merveilleuse, Féerique …

Quelle tristesse en découvrant ce projet de démolition concernant le château de La Pilule ; chef d’œuvre d’architecture de style « Beaux Arts » dont le raffinement et la qualité d’exécution en font une « demeure d’exception ».
Le terme de « petit Vaux le Vicomte » a même été évoqué !
Ce manoir représente une belle époque, fait partie de l’Histoire et du Patrimoine. Il est d’ailleurs considéré comme étant la plus belle demeure de Saint Quentin avec en plus la modernité du confort. Le parc fait 20 000 m2 ce qui représente un vrai « poumon » pour la ville de Saint Quentin.

La Picardie a été considérée comme étant une région dévastée, ayant souffert de la première guerre mondiale. Le patrimoine architectural de l’Aisne est, cependant, extraordinaire.
Les architectes qui ont réalisé le manoir de La Pilule sont Jacques et André BARBOTIN. Ils ont œuvré dans la région de Roubaix et réalisé notamment Le Colisée.

Cette démolition permettrait la construction d’une maison de retraite ultra moderne.
La ville de Saint Quentin semble fière de ses monuments et bâtisses Art Déco ; l’exposition St Jacques, le livre Art Déco Saint Quentin et la politique de réhabilitation des demeures Art Déco depuis des années le démontrent.
Cependant, quel « mutisme », quelle « apathie » concernant ce projet de démolition totalement incohérent et révoltant. On ne met pas une telle demeure dans un livre faisant l’éloge de son intérieur alors qu’un permis de démolir a été délivré.

Saint Quentin, Ville d’Art et d’Histoire, ce label semblerait bien fade si cette démolition devait avoir lieu !

l’ABF de région n’a pas été consulté puisque la maison n’est pas inscrite aux monuments historiques. Cependant, il peut donner son avis (consultatif) …

Nous espérons qu’une autre solution se dessine (rachat par un investisseur ou particulier féru d’art, un relais et châteaux, centre de remise en forme pour grands sportifs, …).

Mais, la Solution idéale serait la création d’un centre culturel ou d’un musée Régional.

C’est donc un réel cri du cœur ; il faut sauver ce patrimoine partie intégrante de notre histoire.

 

Non au projet de démolition d'un chef d'oeuvre d'architecture de Saint Quentin dans Luttes, grèves, manifs sphinx_middle

Assez d’instrumentalisation politique des problèmes des Roms ( et non « du » problème)!

Les Roms seraient entre 15.000 et 20.000 en France. Ils sont de nationalité roumaine, bulgare, slovaque, croate… Il n’y a aucune raison de les différencier des autres étrangers présents en France, aucune sauf une seule.

Venant de pays membres de l’Union européenne, ils ont le droit de circuler dans l’UE et de venir en France. Comme les enfants de tous les résidents en France, leurs enfants doivent pouvoir être scolarisés. Cela s’appelle l’obligation scolaire. Comme pour tous les résidents en France, la collectivité ne peut accepter des conditions de logement indignes. Comme tous les résidents en France, ils doivent être sanctionnés s’ils enfreignent la Loi.

La cité Lunik Ix à Kosice en Slovaquie, transformée en ghetto après 1989

Il n’y a qu’une seule raison de différencier les Roms de leurs compatriotes : ils sont confrontés collectivement, à cause de leur origine ethnique, à un régime de discrimination systématique dans leur pays d’origine depuis la restauration du capitalisme en Europe de l’est.   Ségrégation sociale et spatiale, véritable ghettoïsation, exclusion de l’emploi, de l’école, des services publics, tel est le sort, intolérable, d’une large partie d’entre eux à la périphérie de l’UE.

Notre peuple, les autorités françaises, même les donneurs de leçons de droits de l’Homme, ne peuvent pas fermer les yeux sur cette réalité.

Au lieu de cela, nous assistons depuis des mois à une écœurante exploitation politicienne des problèmes, réels, dont les Roms présents en France sont les premières victimes.

Différents, fragilisés socialement, si exposés, si isolés, pour la plupart, ils sont le bouc émissaire idéal, un bon sujet médiatique explosif pour tenter de mettre au second plan, avant les élections, les dégâts des politiques économiques et sociales menées par les gouvernements successifs. Egalement pour entretenir et insuffler des réflexes racistes généraux.

Chacun joue sa partition dans ce débat de diversion.

La pire est celle de ceux qui, tel l’apprenti sorcier Manuel Valls, tutoient la xénophobie en théorisant sur l’impossibilité des Roms à s’intégrer en France. En reprenant la thématique récurrente de certains politiciens sarkozistes, Valls joue-t-il pour préparer sa propre carrière ou pour racoler à droite pour le gouvernement? Peu importe, ces propos sont inacceptables.

Le Figaro a trouvé un politicien de « gauche » aux formules encore plus écœurantes avec André Gerin que le journal de la réaction interviewe avec un plaisir non-dissimulé dans son édition du 26 septembre dernier. Gerin ne veut pas que « serve de bouc émissaire » – qui donc ? Les Roms ?  – non ! Manuel Valls, pardi ! Il répond ensuite : « Dans leur majorité, les Roms sont comme des chiens égarés, suspects de manière globale ». Atroce ! Nous perdons ces quelques lignes pour le mentionner parce que Gerin est encore présenté comme communiste ! Incroyable, lui qui a repris déjà à son compte les sinistrement célèbres propos sur « les bruits et les odeurs » des immigrés.

La partition de certains contradicteurs de Valls rentre malheureusement dans le même jeu politicien, consciemment ou non. En condamnant médiatiquement son collègue Valls, la ministre EELV Cécile Duflot, si docile à la politique antisociale du gouvernement, parvient à s’illustrer « à gauche » à peu de prix. Ce faisant, elle sert aussi de bonne conscience au gouvernement, Ayrault jouant la modération au centre. Mélenchon affirme que Valls est « contaminé par Le Pen », espérant toujours que l’outrance lui profitera, que Valls et Le Pen pourront lui servir de faire-valoir dans « l’électorat de gauche ».

Une initiative particulièrement malheureuse – représentative de la dégradation de la vie politique – vient de faire le « buzz » médiatique toujours sur le sujet des Roms et aux dépens du PCF. L’élu parisien PCF-FdG Ian Brossat a déposé un vœu – retiré sur instance de Delanoë – au Conseil de Paris pour « installer un village de Roms dans le 16ème arrondissement ».

Ce n’est pas malin – irresponsable ! Ou bien c’est grave !

Espérons que l’intention était seulement – c’est déjà lamentable – de faire parler de soi et que M. Brossat n’a pas réfléchi plus loin!

Des logements sociaux dans le 16ème, des places d’hébergement d’urgence dans le 16ème : que oui ! Et honte aux élus de droite qui s’y opposent systématiquement.

Mais assimiler les Roms à du rebut dont les bourgeois du 16ème devraient accepter de prendre leur part à charge : l’idée fait froid dans le dos quand on l’analyse sur le fond.

Communistes, notre position ne peut consister qu’à considérer les Roms comme des résidents en France comme les autres, donc à répondre aux situations de détresse de nombreux d’entre eux exactement comme la nation doit le faire pour tout autre être humain sur son sol. Dans tous les cas, il faut éradiquer les bidonvilles, ceux d’aujourd’hui comme ceux d’hier, combattre l’illettrisme, ouvrir l’accès aux soins, prévenir et punir la délinquance etc.

Nous appelons également à intervenir pour que le gouvernement français condamne officiellement les politiques de ségrégation racistes à l’encontre des Roms exercés par plusieurs régimes de pays d’Europe de l’est et à les sanctionner.

Ne tolérons aucune instrumentalisation politicienne des problèmes des Roms, aucun calcul politicien autour du racisme !

vivelepcf, 15 octobre 2013

SNCF : àprès la grève du 9 octobre, le mouvement monte en puissance contre la « réforme ferroviaire » !

Après le succès de la mobilisation du 13 juin – 50 % de grévistes, plus de 70% parmi les agents de conduite et les contrôleurs – la journée d’action des cheminots, à l’appel de la CGT, le 9 octobre, a constitué un moment important dans le développement de la lutte pour mettre en échec le projet de « réforme ferroviaire ».

Faire fondre la SNCF, encore?

Le projet de loi devrait être soumis au Parlement à la fin de l’année ou au début 2014. Il prépare l’éclatement de la SNCF, étape décisive dans la poursuite du processus de mise en concurrence et de privatisation du rail.

L’action du 9 octobre a porté l’opposition au « 4ème paquet ferroviaire » européen qui programme la « libéralisation » du transport de voyageurs pour 2019, perspective dans laquelle se place la «réforme française. La journée a marqué combien le prétexte européen ne peut plus justifier le démantèlement du service public nationalisé.

Le PDG Pépy et le gouvernement sont en train de perdre la bataille des idées sur la nécessité de « l’euro-compatibilité » de l’avenir du rail. Les dégâts de cette politique sont trop évidents, dramatiques même dans les pays – Grande-Bretagne, Grèce (lien vers témoignages syndicaux) – qui ont poussé le plus loin le processus. La politique de l’Union européenne en faveur des trusts et du capital est massivement rejetée par les peuples. Elle n’a aucune légitimité à être appliquée en France.

Le PDG Pépy et le ministre Cuvillier sont aussi en train d’échouer aussi dans leur calcul pour masquer la réalité de l’éclatement de la SNCF avec leur « réforme ferroviaire ».

La ficelle est aussi grosse que le nouveau montage juridique de l’organisation du rail est embrouillé.

Il n’y a pas de « réintégration » de Réseau ferré de France (RFF) dans l’opérateur SNCF. La séparation entre la gestion du réseau, attribuée à RFF depuis 1997, et de l’exploitation est maintenue, à travers deux nouvelles entités « SNCF réseaux » et « SNCF mobilités ». Cette condition de la mise en concurrence est bien maintenue.

Mais le projet vise maintenant – ce que les gouvernements de 1996 et 1997 n’avaient pas réussi à imposer – à détacher les personnels de l’infrastructure et de la maintenance de ceux de l’exploitation, séparés dans les deux nouvelles entités. Objectif : cet éclatement satisfait une autre condition de la mise en concurrence et facilite la privatisation (sous-traitance, externalisation…) de tout ou partie (régions) de l’exploitation d’ici 2019.

En 1997, RFF avait récupéré l’essentiel de la dette de la SNCF. La réforme ferroviaire donne la possibilité d’en faire porter le poids sur les deux nouvelles entités. C’est le moyen que la pression pèse davantage sur les agents – dégradation des conditions de travail et de rémunération – et sur les usagers – hausses des tarifs, dégradation sur service rendu – pour enrichir la finance. Au nom du triptyque : productivité, compétitivité, rentabilité… Souvenons-nous comment la dette fabriquée de France-Télécom a atteint 70 milliards d’euros en 2000. 40 milliards ont été remboursés aux financiers depuis. A quel prix pour le service public et l’humain !

La « réforme » prémédite en même temps la fin du statut des cheminots SNCF parce qu’il est indissociable de l’existence de l’entreprise nationale et de son monopole public. Le ministre arrive avec ses gros sabots prétendant benoîtement souhaiter « un cadre social commun pour unifier la famille ferroviaire ». A terme, les dispositions subsistantes du statut, acquis de dizaines d’années de lutte, sont toutes menacées, notamment l’organisation du travail avec le dispositif RH77. Aucune illusion n’est à se faire. Le pouvoir veut entraîner les cheminots à négocier un moindre recul, un moins mal pour qu’ils se détournent de l’attaque fondamentale. Ils ne seront pas dupes ! Sur le plan social, la lutte qui s’impose, c’est gagner le rétablissement des acquis volés !

Les plans de Cuvillier et Pépy sont contrecarrés par un imprévu qui ne doit sans doute pas tout au hasard : la catastrophe de Brétigny. L’enquête révèlera, espérons-le, ses causes précises. Mais l’état de décrépitude du réseau, les manques criants de personnels à tous les niveaux, éclatent au grand jour. Les agents sont à bout, les usagers de plus en plus excédés. La situation est limite partout, intenable au moindre imprévu comme la neige. Les épanchements de M. Pépy, la mise en scène de sa générosité pour les victimes de Brétigny (un minimum !) n’arriveront pas à masquer à quoi la logique du profit et de la privatisation aboutit.

Par la lutte, les cheminots, les usagers avec eux peuvent et doivent gagner le retrait de la « réforme ferroviaire ».

Communistes, nous entendons contribuer pleinement à ce combat en militant pour:

- le rejet de l’application des directives européennes,

- le rejet de la régionalisation dans son état actuel et du système des appels d’offre (contre les présidents de région de droite ou de gauche qui réclament encore plus de libéralisation dans le rapport Auxiette, du nom du président PS des Pays-de-la-Loire)

- la défense et le rétablissement intégral du monopole SNCF du transport ferroviaire, du statut et des conditions de travail SNCF

Le gouvernement a fait attention de décaler sa « réforme ferroviaire » pour qu’elle ne coïncide pas avec sa contre-réforme des retraites. Il a peur des cheminots, de leur combativité qui pourrait entraîner les autres salariés. Il a raison !

Tous ensemble comme en 1995!

 

Repris de Pcf Paris 15, 13 octobre 2013

Fraude et évasion fiscales en hausse – moyens de contrôle en baisse: logique!

Fraude et évasion fiscales en hausse – moyens de contrôle en baisse: logique! dans BREVES 131014_fraude_cahuzac_effectifsLes autorités elles-mêmes évaluent la fraude fiscale à 50 milliards d’euros par de préjudices pour les comptes publics, estimation en hausse de 25% depuis 2008. Un rapport sénatorial va jusqu’au chiffre de 80 milliards d’euros pour la fraude et l’évasion fiscales. Elles sont quasi-uniquement le fait des grandes fortunes et des entreprises.

Pour mémoire, le déficit du budget de l’Etat doit atteindre – en année de crise – 70 milliards d’euros en 2013. Le déficit, fabriqué, de la Sécurité sociale s’est élevé à 13,4 milliards d’euros en 2012.

Et pourtant le gouvernement continue les coupes claires dans les moyens pour combattre la fraude fiscale. Le projet de budget pour 2014 programme la suppression, encore, de 1988 postes aux finances publiques. Pas de « changement » là non plus, 30.000 suppressions d’emploi ont été opérées par la droite entre 2002 et 2012, 2023 par la « gauche » en 2013.

A ce tableau, il faudrait ajouter la dégradation des conditions de travail, le dévoiement des missions des finances publiques qui remettent en cause le principe d’égalité de traitement.

Combien de personnels sont ainsi employés depuis l’an dernier à inciter et aider les patrons à bénéficier du Crédit d’impôt compétitivité ? Le CICE monte en puissance depuis 2012. Cette remise d’impôt atteindra 20 milliards d’euros par an pour … rembourser au patronat 6% des salaires qu’il verse ! Le plus grand scandale fiscal depuis quinze ans !

Fraude fiscale en hausse, moyen de contrôle en baisse : pas difficile de trouver la cohérence!

Brève vivelepcf, 14 octobre 2013

La conception de l’école par la municipalité Bertrand

Notre action sur le radar pédagogique nous a servi à dénoncer la gestion calamiteuse des écoles par la municipalité de Xavier Bertrand ainsi que la fermeture de 30 classes et de 3 écoles dans notre ville par le gouvernement dont il faisait partie.

Lors du dernier conseil municipal, en date du 30 septembre 2013, ce dernier s’est permis, une fois de plus, de rajouter une intervention en fin de séance sans que celle-ci ne figure à l’ordre du jour, ce qui avait l’avantage d’éviter tout débat contradictoire sur le sujet. Cette intervention avait pour objet la politique des écoles de la ville. Mme Françoise Jacob, en charge des affaires scolaires s’est alors lancée dans une longue énumération des divers investissements de la municipalité dans les écoles.

Il serait tout à fait démagogique d’affirmer que la ville ne fait rien, notre argumentation n’en a jamais eu la teneur. D’ailleurs les écoles se trouvent dans ses prérogatives : l’entretien et la maintenance des locaux, l’équipement des écoles (sportif, informatique, …) le recrutement de personnel d’accompagnement (ATSEM), la dotation financière par élève permettant l’achat de fournitures scolaires, de matériel divers pour la classe, l’allocation de transports pour les différentes sorties … L’absence complète d’investissement serait une faute grave.

La municipalité UMP répond à toutes ces prérogatives, mais plus qu’à minima.

La rénovation des locaux se fait vraiment en dernier recours. On se vante, lors de ce conseil municipal, d’avoir changé les fenêtres de l’école Xavier Aubryet. Bravo ! En 2013, nos enfants vont bénéficier du confort du double vitrage. Les sols de l’école Ferdinand Buisson ont été changés, nous vous invitons à apprécier la qualité des murs et plafonds qui feront plaisir aux nostalgiques des années 60. Et Ferdinand Buisson n’est pas une exception (ou peut-être pour ses sols).

Pour ce qui est de l’entretien, la mairie a aussi réduit drastiquement les effectifs en personnel créant à la fois une surcharge de travail pour ceux restant et des conflits entre usagers et personnels.

On nous annonce en grande pompe l’équipement en tableaux interactifs, 15 sur la ville. Ces tableaux permettent de projeter une image, un document et de travailler dessus. Outil intéressant, malheureusement, sur plus de 200 classes, 15 en bénéficient. Il en va de même pour les tablettes, 135 sur 5272 élèves, environ une pour 40. Cela signifie que les élèves, sur une année pourrait l’avoir moins de 4 jours chacun.

A côté de ça, la grande majorité des écoles sont dotées d’un parc informatique obsolète, soit par son âge, soit par manque d’entretien. Car c’est ici, non pas 100 tablettes, mais plus de 1000 ordinateurs dont la ville devrait s’équiper pour pouvoir fournir à chaque classe l’équipement utile. La consolidation du service  de maintenance informatique par l’embauche de nouveaux techniciens est indispensable au bon fonctionnement du parc.

Un nouveau self est inauguré à l’école Lyon Jumentier, très bien. En revanche, lorsqu’un parent prévient au dernier moment que son enfant ne mangera pas à la cantine (ou au self), même pour un cas dûment justifié (rendez-vous médical, accident, hospitalisation d’un proche, naissance d’un petit frère, …), la mairie facture à la famille le repas.

Mais ce que la mairie n’aborde pas, c’est le refus d’embauche d’ATSEM supplémentaires là où le besoin s’en fait sentir. Dans beaucoup d’écoles, ces personnes qui assistent les enseignants dans les classes de maternelle sont en sous effectif. Ce qui oblige les équipes à les faire tourner sur plusieurs classes.

Les transports pour les sorties deviennent aussi un point noir. Des classes ne peuvent assister aux spectacles réservés faute de bus alloués par la mairie ou alors en trop petit nombre. Plus grave, des classes n’ont pas pu effectuer leur cycle piscine, pourtant au programme, faute de transport.

Et lorsque les enseignants signalent en conseil d’école à Mme Françoise Jacob que pour les bus, il faut compter non seulement les enfants et les enseignants mais aussi les parents bénévoles accompagnateurs, cela ne la dérange  pas de répondre que ceux-ci n’ont qu’à se rendre sur les lieux par leurs propres moyens.

La dotation annuelle par élève qui est plus de 5 fois inférieure à certains villages alentours. Et pourtant ces villages ne sont pas plus « riches » que Saint-Quentin, il s’agit bien là d’un choix de la mairie. Si 135 tablettes à 200€ ont un coût d’environ 30 000 €, une augmentation de la dotation de 10 € par an et par élève aurait un coût annuel de plus de 50 000 €. Et ce n’est pas de 10 € que cette dotation devrait être augmentée. Nombre de classe ne sont pas équipés de suffisamment de manuels. Les enseignants doivent souvent faire le choix entre celui de maths ou de français, ou d’un pour deux élèves. Ceci sans même parler de l’équipement en matériel pédagogique pour la classe.

Voilà où nous en sommes arrivés dans notre ville, voilà ce qu’a fait de nos écoles la politique de X. Bertrand.

article A.J. pour la Section de St-Quentin

CN du PCF du 6 octobre 2013 (élections municipales) – Intervention d’Emmanuel Dang Tran (75)

Conseil national du 6 octobre 2013 sur la préparation des élections municipales

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Beaucoup constatent maintenant la « crise du Front de gauche ». J’y vois la suite logique de cette stratégie voulue par la direction du Parti.

CN du PCF du 6 octobre 2013 (élections municipales) – Intervention d’Emmanuel Dang Tran (75) dans Conseil National du PCF 131007_EDTCertains craignent que le Front de gauche finisse par être une opération « perdant-perdant » pour chacun de ses partenaires.

Mélenchon perdant ? Je n’en suis pas sûr. Déjà, grâce à la direction du PCF, il a gagné une stature nationale impensable pour un sénateur PS honoraire. Il peut maintenant jouer un plus grand rôle dans la recomposition de la gauche socialiste, dans la perspective aussi fictive que lamentable d’un nouveau gouvernement sous hollande.

Mélenchon tend la main à l’anticommuniste Mamère après l’avoir tendue à l’anticommuniste Cohn-Bendit. Il rentre, d’une façon cynique et très dangereuse, dans une surenchère avec le FN. De cela aussi, nous devons nous préoccuper.

Dans l’interview qu’il donne au Parisien de ce matin, sa satisfaction éclate à l’idée de continuer à plumer la volaille communiste à l’occasion des municipales.

Le PCF perdant ? C’était donné depuis le début !

Une chance subsiste qu’il ne perde pas trop d’élus voire, localement, qu’il en regagne. Si c’est à la faveur du maintien du FN au second tour, cela ne constituera tout de même pas une grande victoire…  Mais au plan national, d’ores et déjà, le Parti est un peu plus discrédité par le piège où il s’est mis, celui du Front de gauche.

La déclaration que nous propose Pierre Laurent s’efforce de présenter les choses au mieux mais c’est mission impossible. Aucune cohérence nationale tournée vers les conditions du changement de politique, vers la lutte, n’apparaît. Bien au contraire.

En privilégiant, de fait, le « rassemblement » avec le PS, vos critiques vis-à-vis de Hollande perdent toute crédibilité. Mélenchon peut passer pour un « radical », Le Pen encore davantage.

Par exemple sur une question centrale comme l’Union européenne, directement liée aux politiques d’austérité, à la perte de pouvoir des communes. L’UE suscite un rejet populaire massif. Mélenchon s’efforce de le capter, bien que Maastrichien et fédéraliste, en cultivant un chauvinisme écœurant. Le Parti est totalement en retrait sur la question, en se retrouvant lié au PS et en recopiant les thèses du PGE.

Le pire peut-être, avec la laborieuse préparation des municipales : depuis des mois, le Parti donne une image politicienne de lui-même, celle de négociations pour des alliances et des combinaisons électoralistes, pour des places et des sièges. On est complètement en décalage avec les luttes, avec la perspective qui ne peut provenir que d’elles, et que, seuls, les communistes peuvent porter politiquement.

Les leurres institutionnels, les diversions – la pire étant le FN – ont la place libre !

Dans ce contexte, la situation à Paris paraît aujourd’hui très lourde de conséquences et même rédhibitoire nationalement. Mélenchon ne s’y trompe pas dans ses calculs. Les suites du scénario qui se confirme sont sans proportion avec le poids de la fédération de Paris dans le Parti.

Mais Paris est la capitale de la France. Mais Paris, avec Delanoë, demain avec Hidalgo, est le laboratoire du « social-libéralisme » à la Hollande.

Faute d’avoir voulu prendre les devants – cela leur était sans doute impossible – les élus sortants et la direction du PCF Paris ne peuvent offrir d’autre choix que de s’aligner sur le PS dès le 1er tour. Voilà 12 ans que les élus soutiennent complaisamment la politique du Maire, sans inflexion. Le choix de « l’autonomie », avec le PG, coûterait objectivement très cher en sièges, même avec un score potable, notamment parce qu’il faudrait partager avec le PG.

Ce dernier, suivant Mélenchon, conscient du symbole national que représente Paris, a poussé à fond les contradictions des élus PCF. Mélenchon s’en moque encore ce matin dans l’interview au Parisien. Leur agressivité vise clairement au divorce à Paris permettant de faire voir un fossé entre PG et PCF, dans l’esprit des insultes de Mélenchon en août contre les dirigeants du Parti.

A Paris, plus visiblement qu’ailleurs, l’impasse du Front de gauche est flagrante.

Les militants limiteront les dégâts en se battant lutte locale par lutte locale, à l’opposé des postures sociétales gauchistes, des propositions de complaisance ignorant les affrontements du moment.

Il est souhaitable que la haute direction du PCF évite de laisser entendre dans les media (Médiapart de ce matin) que la question de l’alignement sur le PS est réglée avant même le vote – sous influence – des communistes [les 17, 18 et 19 octobre].

Je finis par le principal, par le plus grave, l’absence du Parti, paralysé par les calculs électoraux, des luttes. Toute la période des municipales risque de n’aboutir à rien nationalement.

Hollande est en train de bien réussir  ce pour quoi il a été élu : insuffler la résignation au changement, l’oubli des capacités de mobilisations populaires. Presque pas un mot sur les retraites à ce CN, rien sur la réforme ferroviaire, un aménagement de l’acceptation de l’Union européenne avec l’Europe sociale : voilà le peu que j’ai entendu sur ce que les camarades dans les entreprises et les quartiers jugent principal, jugent aussi principal à mettre en avant à l’occasion des élections municipales.

Nous ne pouvons pas nous résigner à ce qu’il ne ressorte rien pour les travailleurs dans la lutte des classes dans les 6 mois à venir !

Parti révolutionnaire fermé pour cause d’élections ? Non, surtout pas !

Non à la réforme des rythmes scolaires

On entend tout et n’importe quoi sur cette réforme des rythmes scolaires.

Le non au mercredi matin ne veut rien dire. Encore une fois, la droite tente de récupérer une colère engendrée par l’incompétence du gouvernement socialiste et plus particulièrement de son ministre de l’éducation qui a lancé une pseudo réforme sans en mesurer tous les enjeux : financiers, humains, d’infrastructure, de logistique, … Le fiasco était prévisible.

La droite se place toujours sur le créneau du conservatisme, elle pense peut-être que nous avons oublié les dizaines de milliers de fermetures de classes, d’écoles, de postes de soutien aux élèves en difficulté ou en situation de handicap, … Les dégâts sont bien présents, nos enfants en subissent les conséquences quotidiennement par des classes surchargées, des élèves fatigués et des enseignants usés par une impossibilité de travailler dans de bonnes conditions. Les programmes sont inadaptés et le manque de moyen humain et financier se fait sentir chaque jour.

Une réforme de notre système est possible et même indispensable. Mais elle doit être soigneusement préparée et nécessite des moyens.

Pour l’école maternelle et primaire, elle est possible si elle part sur des bases saines.

Nous demandons le retrait de la réforme actuelle et l’écriture d’un réel projet s’appuyant sur :

  • un nombre d’heures semaine des enseignants du primaire alignées sur ceux du secondaire, ainsi que leur rémunération. Les enseignants doivent avoir le temps de préparer des cours de qualité et de se concerter.
  • une réelle redistribution du temps classe (par exemple 8h30 – 12h30 et activités l’après midi du lundi au vendredi) permettant de réellement prendre en compte les rythmes de l’enfant.

Il y a des choses à faire si on ne se contente pas d’une réforme mascarade à effet d’annonce. Et cela a forcément un coût.

article A.J.

Le débat sur la nécessité de lancer une campagne communiste pour l’abandon de l’euro et la rupture avec l’UE est devenu incontournable

En 2011, responsables d’organisations du PCF, nous avons lancé un appel rendu public, intitulé : « Le PCF doit lancer une campagne pour la sortie de l’euro et la rupture avec l’Union européenne ».

Malgré les milliers de signatures, dont celle de notre regretté Henri Alleg, malgré l’acuité de la question, la direction du PCF a pris soin d’éviter toute discussion sur le sujet. Nous avons obtenu trois petites lignes dans l’Huma et quelques soupirs au Conseil national. Seuls des nationalistes ont vu leur tribune contestant l’euro publiée dans le journal.

Cette réaction de la direction du PCF reflète une gêne profonde, devant l’actualité de plus en plus criante des analyses dénonçant la nature capitaliste et impérialiste de l’Union européenne, que l’ensemble du Parti a continué à porter jusqu’aux années 90 contre Maastricht et la monnaie unique. Elles continuent à imprégner le pays, à nourrir une opposition anticapitaliste à l’UE, bien loin des « souverainistes », bien loin aussi de la conversion réformiste à l’intégration européenne conduite sous l’égide du Parti de la gauche européenne. Au 36ème congrès, bâclé, la direction a esquivé cette question de fond comme les autres.

Ce n’est plus possible aujourd’hui. L’absence de la position et de l’action communistes n’est plus tenable.

La « crise de la zone euro », la « sauvegarde de l’euro » servent de prétextes et d’instruments aux plus importants reculs sociaux et démocratiques de l’après-guerre. Frappés les uns après les autres, les peuples combattent la politique guidée par l’UE et l’euro. En France, le rejet de l’UE est de plus en plus massif et c’est plus que jamais un rejet de classe, émanant des ouvriers, des travailleurs, des couches les plus pauvres de notre société. Tout cela est indéniable.

La crise a accéléré le rôle et les conséquences de l’euro que le PCF avait justement dénoncés : la casse des acquis sociaux et démocratiques, la concurrence de tous contre tous, l’accroissement de la domination des trusts dominants, aussi les vagues xénophobes traversant le continent.

La contestation de l’euro – cette contradiction pourrait être utile pour nous – gagne certains milieux capitalistes dominés, ou craignant l’essor des luttes sociales dans leur pays. Il n’est pas dit qu’en Grèce la nouvelle social-démocratie, repeinte aux couleurs de Syriza (voir page 19), parvienne à contenir les progrès des organisations prolétariennes.

Le dirigeant du parti allemand Linke, Oskar Lafontaine, pourtant l’un des pères fondateurs de l’euro en tant qu’ancien ministre de l’économie se prononce maintenant pour son abandon (sur les bases économistes fumeuses). Celui qui se veut son alter ego en France, Mélenchon, se fait ambigu. Le Maastrichien d’hier n’est ni pour, ni contre l’euro. Il attend de voir s’il peut subsister (émission TV « Arrêts sur image » de juillet). Ceci dit, cela ne l’empêche pas de promouvoir une « révolution citoyenne » avec une « 6ème République » sans jamais contester l’irruption des contraintes européennes dans la Constitution française. Mélenchon sait trop bien qu’il ne doit pas raviver l’opposition communiste, la seule conséquente, à l’UE.

Toujours est-il que la direction du PCF ne peut plus tenir dans son autisme. La question de l’abandon de l’euro s’impose comme jamais.

Un temps, les seules réponses que nous obtenions au Conseil national étaient d’insultantes assimilations de nos positions à celles des nationalistes. Cela même renforce l’actualité de la question. Le FN sert de repoussoir pour légitimer la poursuite des choix européens, comme Hollande l’a montré le 14 juillet dernier. Mais, communistes, nous ne pouvons pas laisser dévoyer le refus de classe de l’UE par le nationalisme et le racisme. Nous ne pouvons pas non plus le laisser être déconnecté, par le FN et d’autres, comme une fatalité extérieure, des luttes immédiates contre les politiques nationales inspirées des traités, directives et règlements européens.

Nous remercions les dirigeants du secteur « économie » de la direction du PCF d’enfin rentrer dans le débat sur la sortie de l’euro dans une tribune parue dans l’Huma du 13 juin 2013, intitulée : « Contre l’austérité, luttons pour un autre euro ».

Nous notons leur fidélité dans le temps aux mêmes analyses, malgré les évolutions historiques. En avril 1992, quand l’immense majorité des communistes se préparaient à s’opposer à Maastricht, ils signaient un appel intitulé : « Renégocions Maastricht, pour construire une Europe ouverte, démocratique et sociale ». Refusant « d’être amalgamés, dans la confusion, à un cartel des non », ils estimaient que « renégociation » était « le seul mot d’ordre » qui « pouvait préserver l’avenir ». Avec Paul Boccara, Yves Dimicoli se retrouvaient parmi les signataires Charles Fiterman, passé au PS, Jean-Pierre Brard ou Philippe Herzog passés dans le cercle patronal européen « Confrontations ».

Les arguments de ces économistes sont aussi peu convaincants qu’hier, encore moins au vu de l’expérience. Ils sont trop économistes et pas assez politiques. Sur l’avenir de la dette publique en cas de retour au franc, il y a erreur manifeste puisque 85% de cette dette, libellée en monnaie du pays emprunteur, passerait au franc et pourrait être ainsi minorée. Rien de sérieux ne permet d’estimer, comme le fait la presse bourgeoise dans ses annonces alarmistes, le niveau d’une dévaluation et ses conséquences commerciales. Une dévaluation par rapport à quoi ?

Voyons les moyens mis en œuvre par l’UE et le FMI pour empêcher la Grèce et même Chypre de quitter la zone euro ! La défection d’un seul pays, si petit soit-il, serait un séisme politique fécondant les luttes des autres pays. Si le rapport de forces permet de gagner en France, il n’y aura plus d’euro et ce sera une défaite politique majeure du capitalisme français et européen.

Il n’est pas question pour nous d’alimenter l’illusion d’une souveraineté monétaire populaire, sans révolution. La Banque de France reste dans les mains des possédants. Mais, c’est bien dans le cadre national, dont l’euro a dépossédé un élément principal de la politique économique, que s’exprime d’abord la lutte des classes. Tous les plans sur la comète au sujet d’une « réorientation des statuts et missions de la Banque centrale européenne », la naïveté, plutôt la démagogie d’appareils bureaucratiques réformistes européens comme le PGE et la CES au sujet d’une prétendue « Europe sociale » n’aboutissent qu’à légitimer l’instrument de l’ordre capitaliste européen.

Nous entendons approfondir le débat. Dans la suite des positions historiques de notre parti, nous associons à la condamnation de la monnaie unique la nécessité d’une nationalisation démocratique du secteur financier, d’un rejet de l’application des règlements, directives et traités européens refusés à 55% en 2005 par notre peuple.

Pour que ce débat s’élargisse dans la classe ouvrière, dans le pays, nous serons de ceux qui lanceront un appel communiste pour l’abandon de l’euro et la rupture avec l’Union européenne. Parallèle aux actions d’autres partis communistes européens, cette initiative sera au cœur de notre engagement internationaliste.

Emmanuel Dang Tran, Dominique Negri

Xavier Bertrand, chantre de la pseudo-sécurité, enfreint le Code de l’éducation – Conseil municipal (30/09/2013) – Olivier Tournay (PCF)

Conseil municipal du 30 septembre 2013

Intervention d’Olivier TOURNAY

Monsieur le Maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux

Monsieur le Maire, vous demandez une rallonge de 57 000 euros pour la vidéosurveillance. Non pas cette fois pour étendre le réseau, mais selon les informations données en commission des finances, pour le réparer. Plus de 10% du budget annuel pour des réparations ! Je ne rouvre pas le débat, car de toute façon, de débat il n’y a pas, attendu que vous éludez systématiquement sur le sujet.  Vous allez me donnez je n’en doute pas quelques exemples ensuite prouvant le bien fondé de ce système, mais au final ne prouvant rien du tout, car vous persistez à refuser toute étude approfondie en la matière. On pourrait savoir ainsi pourquoi la délinquance continue d’augmenter en centre-ville, alors que l’essentiel des caméras y sont implantées. Mais pour le coup, circulez, il n’y a rien à voir : la vidéosurveillance, ça marche. Pourquoi ? Parce que !

Légère parenthèse, je suis surpris Monsieur le Maire que vous ne cherchiez pas à faire financer votre si chère vidéosurveillance par des prestataires privés. En effet, vous avez inauguré la semaine dernière un radar pédagogique (jusque là, rien à redire) financé par un organisme d’assurance privé (avec une belle pub sur le radar).  On substitue donc les prérogatives d’une municipalité à un organisme privé en échange d’une publicité, ce que je ne cautionne absolument pas. Mais comble du comble, vous avez fait distribuer à l’intérieur même des écoles Xavier Aubryet et Theillier Desjardins un document qui enjoint les parents d’élèves à céder le droit à l’image de leurs enfants dans le cadre de cette inauguration, à titre gracieux au groupe AXA, pour je cite, «  reproduire, représenter, conserver et utiliser [leur] image pour la réalisation de tout support (papier, vidéo, numérique, etc.) ».

Or, vous n’êtes pas sans savoir que le Code de l’Education, par sa circulaire n°2001-053, article II.1 relatif à la publicité et l’interdiction de tout démarchage en milieu scolaire stipule que « les maîtres et les élèves ne peuvent en aucun cas servir collectivement ou individuellement à quelque publicité que ce soit ». Vous avez franchi deux frontières :

1- L’école, preuve à l’appui, n’est pas pour vous un lieu protégé, sacralisé.

2- Barrière franchie en matière de droit, et c’est là tout le paradoxe, vous Monsieur le Maire, le chantre de la pseudo sécurité (pseudo car vous avez préférer laisser chuter les effectifs de la police nationale à Saint-Quentin, pour la substituer à des écrans), avec ou sans caméra sponsorisée dans cette rue, vous avez été pris en flagrant délit !

 

Merci de votre attention.

Prix de l’eau à Saint-Quentin : +11.5% depuis 2007 – Conseil municipal (30/09/2013) – Olivier Tournay (PCF)

Conseil municipal du 30 septembre 2013

Intervention d’Olivier TOURNAY

Monsieur le Maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux

Il nous est demandé de prendre acte du rapport annuel sur le prix et la qualité des services publics de l’eau et de l’assainissement.

En préalable, une fois de plus, nos remarques de l’an dernier n’ont pas été suivies de faits : plus de 120 pages de données techniques à ingurgiter en quelques  jours, ce n’est pas tenable ! Je rappelle que pour des conseillers municipaux qui ne sont pas des professionnels de la politique mais des actifs comme les autres, ces délais aussi courts ne sont pas acceptables.

Et une fois de plus, nous ne devons que prendre acte, car vous continuez de nous refuser l’accès en tant que membre pour représenter l’opposition à la Communauté d’Agglomération. Le débat ferait-il si peur ?

Nous aurions aimé avoir des réponses à certaines questions.

Ainsi, concernant la qualité de l’eau page 24 de la 1ere partie du document, pourquoi certaines données sont-elles très précises et d’autres sont particulièrement succinctes.

Ainsi, nous apprenons que le taux de pesticides est conforme. Mais encore ? Quel est ce taux ? Quel est le seuil maximal à ne pas dépasser ?

Nous apprenons aussi que le taux de plomb est pour l’instant conforme (environ 15 microgrammes par litre pour 25 autorisés) mais que ce seuil va passer  à 10 microgramme le 23 décembre 2013. Que compte faire la Communauté d’Agglomération face à ce problème sanitaire ?

Page 42, nous apprenons que le service de l’eau potable est lié pour près de la moitié de sa dette à Dexia (5.2 millions pour un total de 11.3) ? Peut-être sommes nous passés entre les mailles du filet des produits toxiques, mais y a-t-il vis-à-vis de cette dette un surcoût ? Aucun détail n’est fourni.

Page 18, pourquoi avons-nous toujours 26.3% d’eau qui se perd ? Petite baisse du pourcentage (c’était 27% l’an dernier), mais qui n’est pas manifestement due à une amélioration du réseau, mais à un volume d’eau non facturé qui a presque doublé[1]. Pour mémoire, à Paris, c’est 6% de perte. Cette eau perdue, nous la payons. La remarque a été faite les années précédentes, et il n’y a toujours aucun changement sur ce point. Pour preuve, les actions engagées et listées à ce paragraphe, sont strictement les mêmes que ceux présentés l’an dernier,  et ce, sans aucune analyse des effets qui en découlent.

Parlons maintenant du prix de l’eau. Depuis 2007, le prix de l’eau sur votre facture type d’une consommation de 120m3, a augmenté de 11.5%.[2] Pourquoi une telle hausse, et pourquoi un tel écart de prix avec d’autres villes : 5.10 euros le m3 pour une consommation de 120m3 à Saint-Quentin, 2.77 euros à Amiens ! Et un coût de l’assainissement deux fois plus élevé qu’à Bordeaux, Nice ou Dijon.

Nous aurions aimé aussi débattre de la question d’une tarification par tranche, qui ne pénaliserait pas les familles modestes. Hélas, pour toutes ces questions, ce débat n’a pas lieu, car vous ne nous permettez pas de siéger à la Communauté d’Agglomération.

Merci de votre attention.


[1] volume d’eau non facturé en 2011 : 101 020 m3. 2012 : 193 469 m3, soit +91.9%

[2] Pour une facture de 120m3 en 2007 : 549.55 euros. En 2012 : 613.17 euros soit +11.5%

Quand Xavier Bertrand donne 500 000 euros pour organiser des tournois de boxe que l’on ne voit pas venir ! Conseil municipal (30/09/2013) – Olivier Tournay (PCF)

Conseil municipal du 30 septembre 2013

Intervention d’Olivier TOURNAY (PCF)

Monsieur le Maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux

Nous aimerions avoir des éclaircissements sur la confusion qui règne autour de l’organisation de tournois de boxe.

En premier lieu, en dépit du résultat, félicitations à l’athlète, qui nous n’en doutons pas, rebondira très rapidement.

En second lieu,  passons à la gestion de l’argent public. 2000 euros pour que l’athlète puisse aller combattre, dépense qu’il n’était pas possible de prévoir en amont, je ne discute pas, car la question n’est pas là.

Monsieur le maire, pourquoi allouez vous une somme de 500 000 euros par an à une société en charge d’une délégation de service public qui a pour mission entre autre d’organiser des combats de boxe de classe internationale pour qu’au final, cela n’ait pas lieu à Saint-Quentin ? La municipalité n’a-t-elle pas eu son mot à dire ? Et selon la presse[1], la société (Bleu Ciel Production) ayant pour charge  la délégation de service public n’a même pas fait de proposition d’enchère, c’est Sports Evénement qui l’a faite.

Alors Monsieur le Maire, dans cette affaire, il semble que la transparence n’est toujours pas au rendez-vous et qu’une fois de plus, la municipalité doit retrouver toutes ses prérogatives au lieu de les brader chèrement à des intérêts privés !

[NB : Xavier Bertrand ne répondra pas à la question, comme à son habitude. Nous ne saurons donc pas pourquoi il n'y a pas eu d'offre de la DSP]


[1] Aisne Nouvelle, 27 septembre 2013

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