Archive | août 2013

Au directeur de la fête de l’Humanité


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Fête de l’huma 2011, stand de Saint-Quentin par pcf-sq
 Plus de 60 ans sur la fête, ST QUENTIN c’est BIEN….

Au Directeur de la Fête de l’Humanité


Depuis plus de 60 ans, notre section participe à la Fête de l’Huma avec un stand entièrement militant, sans aucun soutien institutionnel.

Plus d’une quarantaine de communistes s’investissent, posent des congés personnels pour participer à l’animation de la Fête du journal du PCF, à son déploiement politique.

Le coût pour notre terrain flambe : plus de 3200€ cette année, dont 1000€ payés d’avance, en forte augmentation malgré la diminution de notre façade.

Aussi tu comprendras que l’emplacement que l’implantation de la Fête nous propose ne peut pas nous convenir. Depuis des années, nous étions à proximité de la scène centrale. Pour des raisons de sécurité, vous jugez bon – nous ne le contestons pas – de déplacer la rangée de stands où nous nous trouvions.

A une semaine de notre arrivée sur le terrain, les camarades sont très très inquiets au vu de la proposition :
Isolement et éloignement de l’allée centrale, parcage politique, peu d’arrière pour l’hébergement des militants…Le directeur technique nous avait dit que nous ne pouvions pas être Ave A.DELAUNE, axe central, car l’emplacement était réservé, hors nous nous apercevons que des modifications conséquentes ont eu lieu .

Je ne te dis pas la colère des camarades devant les stands géants de groupuscules insolvables comme le PG ou la GU ou la FASE qui profitent seulement du dévouement des communistes pour prendre des places, des indemnités, des remboursements de campagnes électorales à nos frais.

Je sais que tu aies bien conscient de tout cela et que tu as bien des choses à régler.

Au final, nous ne pourrons pas y faire grand chose si la direction de l’Humanité a décidé de régler des comptes politiques…nous comptons donc sur toi et l’esprit qui doit nous animer de respect et solidarité pour TOUTES les organisations et militants du parti qui donnent beaucoup pour l’avenir de notre journal.

Nous te remercions d’avance de trouver une solution respectueuse des communistes, avantageuse pour tous. Merci de me répondre assez rapidement, j’ai besoin de calmer l’exaspération des camarades.

Fraternellement,
Corinne Bécourt, secrétaire de section
Christian PLE, responsable aux manifestationsPARTI COMMUNISTE FRANCAIS

 

SECTION DE SAINT -QUENTIN
22, rue de la Pomme Rouge
02100 Saint-Quentin

 

Non à toute intervention militaire française en Syrie !

Empêchons que les soldats français soient expédiés en mercenaires de l’impérialisme !

Les événements tragiques de Syrie connaissent une nouvelle escalade alarmante.

Comme le concèdent les médias occidentaux, des commandos surarmés, formés par l’armée américaine, encadrés par des spécialistes jordaniens et israéliens ont attaqué le pays depuis la Jordanie depuis la mi-août.

Depuis le 21 août, une campagne médiatique mondiale est orchestrée pour accuser le gouvernement syrien d’avoir utilisé des armes chimiques contre des populations civiles. Des experts de l’ONU étaient arrivés trois jours plus tôt : cela ne peut pas être une coïncidence.

Une série d’experts doutent de la réalité de toutes les images dont les téléspectateurs et internautes sont abreuvés. D’autres assurent le contraire. Le pouvoir syrien dément l’usage d’armes chimiques par ses troupes et met en cause les « rebelles ».  Inversement, les puissances impérialistes incriminent Bachar El Assad. Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, est formel. Le 5 juin, il n’avait déjà « aucun doute » sur l’utilisation de gaz sarin. Pourtant, rien n’est venu étayer ses allégations, visiblement prématurées…

Il est grandement souhaitable que la vérité soit faite sur les affrontements du 21 août et l’utilisation éventuelle d’armes chimiques. Mais nous avons trop l’expérience de la manipulation de l’information sur les « armes de destruction massive » soi-disant détenues par l’Irak pour l’attendre prochainement.

Les puissances impérialistes avaient besoin d’un prétexte pour accroître leur intervention militaire. Elles l’ont trouvé. Les Etats-Unis ne cachent pas l’éventualité d’une intervention militaire aérienne occidentale. Le 25 août, après Fabius, qui a rencontré les dirigeants israéliens, Hollande prépare l’opinion à une participation française.

Communistes, nous dénonçons les interventions et les intérêts impérialistes meurtriers mal dissimulés sous un couvert humanitaire.

Depuis deux ans et demi, une révolte sociale, injustement et cruellement réprimée par un pouvoir qui n’a pas notre sympathie, a été détournée en guerre civile. Des groupes, des communautés, soucieux de ravir le pouvoir localement ou nationalement, se sont opposés au régime avec armes, incités dès le départ par des puissances étrangères. Très vite, le conflit est devenu une guerre d’enjeu international. Des milliers de mercenaires islamistes de tout pays, ceux que l’Occident prétend combattre au Mali par exemple, ont été expédiés en Syrie et y répandent terreur et barbarie. Des financements de plus en plus importants et des armements de plus en plus lourds ont afflué pour attiser la guerre. Malgré tout cela, l’Etat syrien ne s’est pas écroulé et semble même reprendre le dessus. Voilà qui explique la nouvelle étape dans la mobilisation des puissances impérialistes qui veulent l’effondrement de la Syrie de Bachar el Assad.

Les intérêts impérialistes sont connus. Pour les pays du Golfe, il s’agit d’étendre leur influence économique et religieuse. La Turquie lorgne sur le nord du pays, tout en se méfiant de l’émancipation des Kurdes syriens. Les Etats-Unis et les puissances européennes veulent s’assurer le contrôle des voies menant au pétrole. Israël travaille à la décomposition des Etats arabes, la Syrie après l’Irak et la Libye pour faire perdurer son régime colonial. Seule la Russie, comme grande puissance et l’Iran ont des intérêts divergents.

Les puissances impérialistes ont saisi cyniquement l’occasion du « printemps arabe » pour mettre à l’ordre du jour la déstabilisation de la Syrie. Là se trouve l’origine du drame actuel du peuple syrien. La France s’accommodait très bien de Bachar El Assad au point de l’inviter à la tribune officielle du 14 juillet en 2008…

Communistes, nous refusons l’escalade de la guerre et de ses atrocités. Nous appelons l’opinion à s’opposer à toute intervention militaire française en Syrie. Pas un homme, pas un sou pour la guerre impérialiste en Syrie !      

L’arrêt des ingérences impérialistes est le préalable nécessaire à un retour à la paix, au retour des réfugiés, à la reconstruction du pays, au rétablissement de sa cohésion, à une évolution démocratique après l’expérience de la tragédie.

Non à toute intervention militaire française en Syrie ! dans Solidarité internationale 130826_bombardement_damas-300x214En 1925, le colonialisme français bombardait déjà Damas et prévoyait l’éclatement de la Syrie. Seul le PCF s’opposa à cette sale guerre.

    article de Vive le PCF

SAINT-QUENTIN A LA FETE DE L’HUAMNITE 2013

 

Comme tous les ans, depuis plus de 60 ans,  la section de Saint-Quentin sera présente à la Fête de l’Humanité. Attention cette année  nous changeons d’emplacement…

Un stand festif, convivial ou nous mélangeons (nous n’avons surtout pas dit « Mélenchons ») savamment fête et politique avec des pétitions, débats etc..

Tenus par une quarantaine de « militants » nous ouvrons dès le DIMANCHE 8 SEPTEMBRE avec notre célèbre potion magique

Vive le PCF

 

Les infos pratiques pour cette fête 2013

Votre vignette pour les trois jours : pcfquentin@gmail.com….21€ si achat militant

Les dates : 13-14.15 septembre- Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve (93).

Comment venir  et toutes les autres infos, suivre ce lien : http://fete.humanite.fr/?Comment-venir

Plusieurs scènes,

GRANDE SCENE

Vendredi 13

SAINT-QUENTIN A LA FETE DE L'HUAMNITE 2013 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF c775419a3b4c761e56cc193bd46058fd

Toybloïd

95bf8b267408d452fa7b4ec93b42db83 dans Fête des Libertés-Fête Huma-Repas ECT

Asian dub foundation

e2fee2dd4c672834b543fdb8e39f4ec2 dans Le PCF à St Quentin

Tryo

On ne présente plus Tryo, groupe éminemment populaire. Les fans de…

 (suite)

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Archive

Véritable ovni musical, le collectif britannique promet 
un show…

 (suite)

Samedi 14

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Orchestre symphonique divertimento

Samedi 14 – 13h45 – Grande scène
Divertimento, l’orchestre symphonique du 93 qui rend la musique…

 (suite)

Al Manara

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Hommage à Victor Jara (Zebda et invités)

Samedi 14 – 16h10 – Grande scène
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HK et les Saltimbanks

Samedi 14 – 17h40 – Grande scène
Fête de l’Humanité 2013. Les auteurs de l’hymne des luttes, repris…

 (suite)

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Staff Benda Bilili

Samedi 14 – 19h10 – Grande scène
Staff Benda Bilili incarne une résilience tissée de combativité…

 (suite)

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Asaf Avidan

Samedi 14 – 20h30 – Grande scène
Impossible de passer à côté du phénomène Asaf Avidan qui inonde le…

 (suite)

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-M-

Matthieu Chedid sera 
en tête d’affiche sur la grande scène. Retour…

 (suite)

Dimanche 15

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Yvan Le bolloc’h

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Orchestre National de France

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Jamel Debbouze

 

A SAINT QUENTIN LE PROGRAMME SE PRECISE, plus d’infos d’ici peu…

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Baisse de l’encadrement périscolaire des enfants : la réforme des rythmes scolaires, outil de toutes les régressions !

 

Brève, vivelepcf, 16 août 2013

Au cœur des vacances d’été, le gouvernement a pris une mesure lourde de conséquences pour la qualité des activités périscolaires, pour la sécurité des enfants et pour l’emploi.

Baisse de l’encadrement périscolaire des enfants : la réforme des rythmes scolaires, outil de toutes les régressions ! dans APPELS 130816_periscolaire1.jpg1_-300x109Le décret du 2 août 2013 permet de réduire l’encadrement des enfants.

On passera, dès la rentrée, d’un minimum d’un animateur pour 10 enfants scolarisés en maternelle à un pour 14, d’un animateur pour 14 enfants scolarisés en primaire à un pour 18. Potentiellement, la baisse d’encadrement, celle de l’emploi, pourraient atteindre 25%. Et même davantage puisque le décret prévoit une dérogation au code de l’action sociale et des familles permettant de comptabiliser les simple accompagnateurs « ponctuels » des animateurs.

Ce mauvais coup est directement lié à la réforme des rythmes scolaires. Seules seront concernées pour l’instant et à titre « expérimental » les communes passant à la semaine de 4,5 jours dès 2013. Il coule de source que l’intention est de le généraliser dès la rentrée suivante.

L’opération « rythme scolaire » bâclée par le ministre Peillon entraîne un mécontentement général, des enseignants, des directeurs d’établissement, des parents et des communes.

Ces dernières, asphyxiées par l’austérité et la baisse de leurs dotations de l’Etat, peinent à financer les activités périscolaires supplémentaires qui leur échoit avec ce nouveau recul de l’éducation nationale. Loin de revenir sur la loi Darcos de 2008 – suppression de deux heures d’école et des cours du samedi -, Peillon en aggrave les conséquences.

Soucieux d’éviter un nouveau tollé à la rentrée, le gouvernement promet des aides aux communes, entre 200 et 300 millions d’euros. Mais, cadeaux au patronat et austérité obligent, il veut rogner au maximum sur les dépenses pour les enfants.

C’est clairement l’objectif de ce décret, furtif mais antisocial, pris sous la présidence de François Hollande, celui qui prétend faire de la jeunesse sa priorité…

Avant même la rentrée, avec les (bons) syndicats, commune par commune, toute la communauté scolaire peut et doit agir pour que les élus locaux n’abaissent pas l’encadrement des enfants mais luttent avec elle pour que le gouvernement assume les conséquences de sa « réforme » des rythmes scolaires.

LES DANGERS DES RESEAUX SOCIAUX et les manipulations du FN

Attention, à tous ceux en colère après le PS et il y a de quoi, après Sarko, rien n’a changé, mais le Front national , fin communiquant, avance à visage caché derrière des profils facebook, type « non au PS » etc…

Ils se servent de ces PAGES pour passer leurs messages de haine , tout y passe, les fonctionnaires fainéants,les blacks, les pauvres, le RSA et bientôt ce sera votre tour….ne vous trompez pas d’ennemi.

Il est temps d’organiser notre colère contre les injustices d’où qu’elles viennent;

Les grands patrons, actionnaires, le gouvernement , l’Europe du capital, l’euro, contre le chômage organisé par le capital, pour une augmentation générale des salaires, retraites et pensions,contre la baisse des tarifs edf gdf, mais pas contre nos voisins, amis , dans nos quartiers, sur des bases faites de démagogie et de la haine de l’autre ….

solidarité entre tous dans la lutte , pas les uns contre les autres où c’est le F’haine qui gagnera .

Arrêtez de regarder les infos, la télé, ils vous mentent tous, lisez, cherchez des infos cohérentes…faites le choix de l’intelligence

FN BASTA

Non à toute intervention militaire française en Syrie ! Empêchons que les soldats français soient expédiés en mercenaires de l’impérialisme !

Non à toute intervention militaire française en Syrie ! Empêchons que les soldats français soient expédiés en mercenaires de l’impérialisme ! dans Communisme-Histoire- Théorie 130826_bombardement_damas-300x214

En 1925, le colonialisme français bombardait déjà Damas et prévoyait l'éclatement de la Syrie. Seul le PCF s'opposa à cette sale guerre.

Vivelepcf, 26 août 2013

Les événements tragiques de Syrie connaissent une nouvelle escalade alarmante.

Comme le concèdent les médias occidentaux, des commandos surarmés, formés par l’armée américaine, encadrés par des spécialistes jordaniens et israéliens ont attaqué le pays depuis la Jordanie depuis la mi-août.

Depuis le 21 août, une campagne médiatique mondiale est orchestrée pour accuser le gouvernement syrien d’avoir utilisé des armes chimiques contre des populations civiles. Des experts de l’ONU étaient arrivés trois jours plus tôt : cela ne peut pas être une coïncidence.

Une série d’experts doutent de la réalité de toutes les images dont les téléspectateurs et internautes sont abreuvés. D’autres assurent le contraire. Le pouvoir syrien dément l’usage d’armes chimiques par ses troupes et met en cause les « rebelles ».  Inversement, les puissances impérialistes incriminent Bachar El Assad. Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, est formel. Le 5 juin, il n’avait déjà « aucun doute » sur l’utilisation de gaz sarin. Pourtant, rien n’est venu étayer ses allégations, visiblement prématurées…

Il est grandement souhaitable que la vérité soit faite sur les affrontements du 21 août et l’utilisation éventuelle d’armes chimiques. Mais nous avons trop l’expérience de la manipulation de l’information sur les « armes de destruction massive » soi-disant détenues par l’Irak pour l’attendre prochainement.

Les puissances impérialistes avaient besoin d’un prétexte pour accroître leur intervention militaire. Elles l’ont trouvé. Les Etats-Unis ne cachent pas l’éventualité d’une intervention militaire aérienne occidentale. Le 25 août, après Fabius, qui a rencontré les dirigeants israéliens, Hollande prépare l’opinion à une participation française.

Communistes, nous dénonçons les interventions et les intérêts impérialistes meurtriers mal dissimulés sous un couvert humanitaire.

Depuis deux ans et demi, une révolte sociale, injustement et cruellement réprimée par un pouvoir qui n’a pas notre sympathie, a été détournée en guerre civile. Des groupes, des communautés, soucieux de ravir le pouvoir localement ou nationalement, se sont opposés au régime avec armes, incités dès le départ par des puissances étrangères. Très vite, le conflit est devenu une guerre d’enjeu international. Des milliers de mercenaires islamistes de tout pays, ceux que l’Occident prétend combattre au Mali par exemple, ont été expédiés en Syrie et y répandent terreur et barbarie. Des financements de plus en plus importants et des armements de plus en plus lourds ont afflué pour attiser la guerre. Malgré tout cela, l’Etat syrien ne s’est pas écroulé et semble même reprendre le dessus. Voilà qui explique la nouvelle étape dans la mobilisation des puissances impérialistes qui veulent l’effondrement de la Syrie de Bachar el Assad.

Les intérêts impérialistes sont connus. Pour les pays du Golfe, il s’agit d’étendre leur influence économique et religieuse. La Turquie lorgne sur le nord du pays, tout en se méfiant de l’émancipation des Kurdes syriens. Les Etats-Unis et les puissances européennes veulent s’assurer le contrôle des voies menant au pétrole. Israël travaille à la décomposition des Etats arabes, la Syrie après l’Irak et la Libye pour faire perdurer son régime colonial. Seule la Russie, comme grande puissance et l’Iran ont des intérêts divergents.

Les puissances impérialistes ont saisi cyniquement l’occasion du « printemps arabe » pour mettre à l’ordre du jour la déstabilisation de la Syrie. Là se trouve l’origine du drame actuel du peuple syrien. La France s’accommodait très bien de Bachar El Assad au point de l’inviter à la tribune officielle du 14 juillet en 2008…

Communistes, nous refusons l’escalade de la guerre et de ses atrocités. Nous appelons l’opinion à s’opposer à toute intervention militaire française en Syrie. Pas un homme, pas un sou pour la guerre impérialiste en Syrie !      

L’arrêt des ingérences impérialistes est le préalable nécessaire à un retour à la paix, au retour des réfugiés, à la reconstruction du pays, au rétablissement de sa cohésion, à une évolution démocratique après l’expérience de la tragédie.

Mélenchon, ennemi du PS ? Son meilleur ennemi ! Et le plus mauvais ami du PCF !

EDT, vivelepcf, 20 août 2013

en 2010On aimerait se passer de commenter les jeux de politique politicienne. Mais malheureusement ils ont une influence sur le mouvement réel et aussi sur notre Parti.

Pour sa rentrée, Mélenchon n’a pas fait dans l’originalité. Dans son interview au Journal du dimanche du 18 août, il teste une nouvelle série de formules pour mieux invectiver Hollande et ses ministres. Ses anciens camarades du PS ont réagi au quart de tour en condamnant ses propos et en demandant même au PCF de les désavouer. Pour le porte-parole du PS, David Assouline, « Mélenchon n’a d’ennemis qu’à gauche et cela commence à plus que se voir ». PS et Mélenchon, des amis de 30 ans, ennemis aujourd’hui ? Pas si sûr.

Mélenchon, ennemi du PS ? Son meilleur ennemi ! Et le plus mauvais ami du PCF ! dans 36éme Congrès du PCF 130820_JLM_FH-300x199

En 2009

On commence à connaître la musique. Avant les présidentielles de 2012, Mélenchon se répand en mauvais mots sur Hollande. Mais le soir du 1er tour, il appelle à voter pour lui comme si c’était lui-même. Remis de sa défaite aux législatives, il conspue à nouveau copieusement le président. Mais, avant son show du 5 mai à la Bastille, il lui propose de constituer un nouveau gouvernement avec comme premier ministre, lui-même ou bien Arnaud Montebourg.

Notons au passage, qu’en matière d’alliances, Mélenchon est très ouvert. En 2010, il tendait la main à Cohn-Bendit. En 2013, il a plus de succès avec Eva Joly, ancienne supportrice du Modem, et grande défenseuse de l’UE. Alors pourquoi pas Montebourg, qu’il se garde bien de critiquer dans sa revue des ministres dans le JDD.

Avant les municipales, Mélenchon et ses disciples locaux éructent contre le PS (voire le PCF). Mais on peut parier que c’est pour mieux négocier les fusions de liste avant le second tour…

Finalement, on comprend pourquoi les dirigeants du PS mettent en avant avec insistance leur ancien camarade au Sénat, comme opposant à leur politique.

Avec ses aboiements, Mélenchon se révèle un excellent rabatteur, apte à canaliser des électeurs de gauche, des syndicalistes, qui pourtant condamnent la politique antisociale du gouvernement.

Sur le fond, Mélenchon prend garde à n’avancer aucune proposition de rupture, susceptible d’alimenter des mobilisations, surtout pas sur l’UE. De façon significative, dans le JDD, il se contente sa fumeuse « planification écologique » comme alternative.

Comme perspective politique, il renvoie tout à un changement institutionnel illusoire, passant soit par son élection à la présidentielle de 2017 soit par son entrée au gouvernement. Une telle menace de « révolution citoyenne » ne fait trembler ni les fenêtres de l’Elysées, ni celles de la Bourse.

L’interview du JDD montre aussi, de façon préoccupante, la même inspiration mitterrandienne chez Mélenchon et les dirigeants du PS dans l’instrumentalisation du Front national. Ils ont engagé une dispute lamentable entre eux : qui de toi ou de moi fait plus le jeu du FN ?

Mélenchon attaque violemment Valls. Ce carriériste emboîte clairement et dangereusement le pas à la droite sur les thèmes de l’immigration et de la sécurité. On sait combien cette politique banalise les positions du FN sur ces sujets.

En retour, des dirigeants du PS reprochent à Mélenchon « de faire le lit du FN ». Quand ce dernier accuse Valls de « chasser sur les terres du FN », il est en effet bien mal placé après sa désastreuse croisade législative dans le Pas-de-Calais.

Ses outrances verbales, ses accusations et injures publiques contre le « tout pourri » déplacent le débat politique sur un autre terrain de prédilection du FN. Dans le même temps, son absence de position de rupture réelle et d’organisation de lutte, ses propres pratiques politiciennes, laissent le FN, en pleine stratégie de démagogie sociale, détourner la colère populaire et mystifier une partie de l’opinion (par exemple sur l’UE).

Le calcul de Mélenchon ne cesse de se confirmer. Il ne cherche pas d’abord à combattre le FN mais à se servir de son opposition (verbale) à lui comme faire-valoir à gauche. Marine Le Pen se délecte. Elle aussi a trouvé son meilleur ennemi.

A court terme, ces jeux dangereux avec le FN servent le PS et le gouvernement. L’utilité du FN comme repoussoir n’est plus à démontrer. Plus il y aura de listes FN au second tour, plus la « gauche » peut espérer garder ou gagner de municipalités. Les dirigeants du PS appellent déjà de façon redoublée à l’union de la gauche contre l’extrême-droite montante. Sur un autre plan, Hollande, dans son interview lénifiante du 14 juillet, s’est inquiété de « l’extrême gravité de la montée du FN » mais pour s’en servir immédiatement pour justifier sa politique d’intégration européenne et de défense de l’euro.

Alors Mélenchon ennemi du PS ? Disons son meilleur ennemi ! Mais avec le PCF, il se conduit plutôt en très mauvais ami.

Dans la préparation des municipales, Mélenchon et ses disciples soufflent le chaud et le froid. Ils font tourner les élus PCF en bourriques en remettant en cause tous les arrangements conclus avec le PS. Rien ne retient ces transfuges de la social-démocratie dans la surenchère gauchiste, dans les prétentions ahurissantes en termes de places, parfois dans l’anticommunisme direct.

Nationalement, les outrances de leader du PG font ressortir les options bien modérées des directions du PCF, sa satellisation au PS. Un comble de la part de ces ex-socialistes… Mélenchon ne se garde jamais de les souligner, n’épargnant que Pierre Laurent et Marie-George Buffet. Le 24 juillet, André Chassaigne, chef de file des 7 députés PCF restants, a jugé nécessaire de se démarquer sur RFI : « on n’a pas de posture a priori contre le gouvernement ».  Sur une question cruciale, en décalage avec le rejet de classe massif de l’UE, apparaît crûment la tiédeur des positions des dirigeants du PCF « soucieux de sauver l’euro en le transformant ». Sur des positions tout aussi pro-européennes, Mélenchon masque bien mieux son jeu.

Le résultat en termes d’élus municipaux est totalement imprévisible. Mais l’organisation PCF perd encore en image et en crédit politique dans la lutte des classes.

La direction ne peut en vouloir qu’à elle-même. C’est elle qui a fait le choix, après l’échec des collectifs antilibéraux de 2006, d’introniser Mélenchon à la tête d’un Front de gauche destiné à poursuivre le même processus de dilution réformiste du Parti et de ses positions. Mais maintenant, Mélenchon est le dépositaire national du Front de gauche, qu’on le veuille ou non. Il n’a pas de comptes à rendre à ses alliés. En cas de divorce, il garde le principal, le nom, la légitimité mais la direction du PCF (avec ses petits partenaires gauchistes/réformistes comme les refondateurs) se retrouverait encore plus affaiblie qu’en 2007.

Il n’y a qu’une seule façon de se sortir de cette impasse. Elle coïncide avec l’impératif de faire reculer la politique au service du capital qu’elle soit menée par le PS ou la droite, avec celui de couper l’herbe sous le pied à l’extrême-droite.

Tourner la page du Front de gauche, porter à nouveau les positions historiques révolutionnaires du PCF, immédiatement contre l’UE et l’euro, pour des nationalisations, pour la défense du financement de la sécurité sociale, pour le retour aux 37,5 annuités de cotisations…

Malgré la confusion nationale, des organisations du PCF se tiennent à cette ligne et préparent la rentrée sur les positions de lutte qu’attend le mouvement social.

RETRAITES, une affaire de jeunes, une question de classe

Reprise, vivelepcf, 19 août 2013

En annonçant un nouvel allongement de la durée de cotisation pour une retraite pleine, Hollande poursuit le travail de Balladur, Fillon et Sarkozy.

Outre de diminuer encore les pensions, il s’agit de déconnecter les salariés du lien le plus direct et conscient qu’ils ont avec le financement solidaire des retraites : la cotisation sociale. 41,5 annuités maintenant, 42, 43, 44 demain : Pourquoi se battre pour un objectif de toute façon inaccessible ? La cotisation sociale finirait pas n’avoir plus de sens dans le calcul de la retraite. Voilà ce que veut instiller le pouvoir.

Nous devons nous opposer à tout prix à cette campagne idéologique de fond qui remet en cause tout le système solidaire.

De fausses bonnes idées sont parfois reprises pour s’accommoder de l’allongement de la durée normale de cotisation. A nouveau, par exemple, des organisations de jeunesse dont l’UNEF et le Mouvement des jeunes socialistes, lancent un appel « Retraites, une affaire de jeunes ». A nouveau, les propositions, guidées par ces organisations social-démocrates, sont centrées sur la validation d’annuités non liées au travail salarié, pour les études, les périodes d’inactivité forcée. Fausses bonnes idées ? Démagogie ? Pièges ?

Fin 2010, au plus fort du mouvement contre la loi Woerth, nous produisions une courte analyse sur cette question. La voici reproduite ci-dessous.

Quand les jeunes rentrent en moyenne à 21 ans sur le marché du travail, que les retraités, même après le report de l’âge de départ, valident en moyenne 37,1 annuités, plus que jamais nous nous battons pour le retour de la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités de cotisation.

RETRAITES, une affaire de jeunes, une question de classe

 Cahiers communistes, novembre 2010

La jeunesse a fait une irruption remarquée dans la lutte pour la défense des retraites, faisant le lien avec leurs exigences de formation, d’emploi, leur inquiétude pour l’avenir.

Tiens, cette année, Sarkozy s’est bien gardé d’essayer d’annexer la mémoire de Guy Môquet !

La jeunesse communiste a été présente dans de nombreux lycées, dans les facs et les quartiers dans les manifestations d’une façon très visible. A notre niveau aussi, nous avons constaté l’attente vis-à-vis du mouvement communiste  de repères forts, d’action organisée, d’engagement anticapitaliste conséquent.

 Dès le début, la quasi-totalité des organisations de jeunesse de « gauche »  a constitué un  collectif,  « la retraite, une  affaire de jeunes » chapeautant le mouvement. Ce collectif a produit une plate-forme revendicative nationale, largement reprise, mais peu discutée.

 L’appel national du collectif mentionnait trois revendications spécifiques :

 - la validation des années d’études et de formation dans le calcul des annuités

- la validation des périodes « d’inactivité forcée »

- la validation des périodes de stages

Le cadre unitaire, l’urgence de la lutte, ont imposé ces revendications provenant des organisations socio-démocrates qui se sont portées à la tête du collectif. Mais elles suscitent d’importantes réserves de la part de nombreux jeunes et étudiants communistes, de syndicalistes.

Elles doivent être analysées à leur juste valeur.

La validation des années d’études nous pose plusieurs problèmes. Qui paye ? Au bénéfice de qui ? En outre, quelles années d’étude valider ?

Les étudiants issus des classes populaires souffrent de conditions de vie qui les handicapent dans la validation (universitaire) de leurs années d’étude. Cette jeunesse n’est pas celle qui commence à travailler à 25 ans, après son diplôme, comme on le dit de trop. Elle se salarie très tôt pour financer ses études. Beaucoup de jeunes suivent aussi des formations courtes. L’âge moyen d’entrée sur le marché du travail est de 21 ans.

La prise en compte des années d’étude pour les retraites ne serait d’aucun avantage pour ces étudiants, des jeunes travailleurs qui cotisent déjà à 18, 20 ou 22 ans.

Il n’est pas juste que la solidarité nationale s’applique là, de l’ensemble des travailleurs vers les étudiants qui ne sont pas contraint de se salarier. La revendication du Collectif masque la réalité de classe qui traverse la jeunesse.

Pour nous la question de l’accès aux diplômes pour tous, dans la réponse aux besoins du pays, se résout ailleurs. Il faut plus de bourses, plus de moyens pour les universités. Et pour les retraites, il faut faire payer ceux qui profitent actuellement des études, les entreprises, avec des salaires et, là oui, le rachat des années d’étude.

Sur la validation des périodes de stage, nous avons la même analyse. Les entreprises doivent payer. Les stages n’ont pas qu’un contenu pédagogique. C’est aussi du travail dont profite l’entreprise (sans que nous acceptions la substitution des emplois stables par des stagiaires). Les stages doivent être rémunérés correctement et participer au financement des retraites.

La question de la validation des périodes d’inactivités forcée prend par le mauvais sens (et comment définir l’inactivité forcée ?) deux revendications bien plus conséquentes : celle du droit à l’emploi, notamment pour les jeunes, à un vrai salaire, comprenant des cotisations sociale et celle de l’indemnisation du chômage. 60% des chômeurs, singulièrement les jeunes, ne sont pas indemnisés et leurs années de chômage, dues au système capitaliste, pèsent en plus sur leur future retraite.

 Les revendications du « Collectif » masquent ainsi les réalités de classe qui traversent la jeunesse.

Elles participent aussi à remettre en cause la base du financement de la retraite solidaire par répartition, la cotisation sociale, part socialisée du salaire, prélevée directement sur la création de richesse par le travail. Ceux qui imaginent un système de « cotisation » automatique pour tous de 18 à 60 ou 62 ans nient en fait ce caractère de la cotisation sociale. Il ne peut y avoir cotisation que sur le travail rémunéré. La négation progressive de la cotisation sociale nourrit les bénéfices du patronat et le capital, déjà gavés de 30 milliards d’euros d’exonérations par an, largement décidées, en son temps, par le PS.

Communistes, nous faisons les choix de la formation pour tous, de l’emploi, de l’élévation des salaires, de la juste prise en compte des diplômes. Ils font partie de la défense de la retraite solidaire. Nous faisons le choix du droit effectif à la retraite à 60 ans, avec le retour aux 37,5 années de cotisation, correspondant à la durée moyenne réelle des carrières.

Nous n’acceptons pas la conception du réformisme pour qui il n’y aurait qu’une seule jeunesse, dont le seul dénominateur commun serait d’avoir le même âge ! La jeunesse, les étudiants ne sont pas une classe sociale en soi, déconnectée de son rapport au travail, c’est à dire de ses réalités !

Les jeunes en formation ou au travail ne doivent pas se laisser berner par les manœuvres de la social-démocratie représenté en France par le PS, le MJS et l’UNEF, qui partout où elle représente l’opposition, tente d’enfermer la colère populaire dans des revendications réformistes.

A la différence des sociaux-démocrates qui appellent à une pseudo-solidarité des travailleurs pour tenir compte des études, nous pensons que c’est au patronat qu’il faut faire payer ce dont il va profiter : notre formation, nos qualifications, notre savoir-faire. Et dont nous aurons besoin pour construire un autre avenir : le socialisme.

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