Archive | 9 juillet 2013

L’Aisne Nouvelle : Le candidat rouge sera Olivier Tournay

SAINT-QUENTIN – Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.

Si en 2008 les partis de Gauche étaient unis, les dissensions actuelles avec le PS ont incité le PCF à présenter sa propre liste avec, à sa tête, Olivier Tournay.
Ouverte à tous, les militants et sympathisants ne semblent pas pour autant envisager d’alliance avec le parti au pouvoir.
Olivier Tournay, 36 ans et père d’une petite fille, a grandi dans un environnement communiste. Fils de militants, à 14 ans il s’engage déjà auprès des jeunesses communistes et, à 17 ans, il est encarté. C’est donc tout naturellement que ses « camarades » l’ont poussé à rentrer au conseil municipal, il y a six ans, « sans plan de carrière ». Et à annoncer sa candidature pour les municipales de 2014.
Si ses convictions politiques sont profondément ancrées, Olivier Tournay ne fait pourtant pas cavalier seul : « Je suis la tête de liste du PCF, je n’en suis pas pour autant la tête pensante. Pour moi, la démocratie, ce n’est pas ça. »
Les thèmes de sa campagne seront abordés directement avec les militants, mais quelques grandes idées surgissent tout de même dans les discours. A commencer par l’économie. « Mon idée première est de ne pas aller chercher l’argent là où il n’y en a pas, mais s’en servir d’une autre façon, en le mettant à disposition du plus grand nombre. »

« Voter ne suffit pas, il faut se battre »

Les pieds sur terre, Olivier Tournay a des préoccupations davantage centrées sur la vie locale. « Je veux faire en sorte que les gens ne partent plus de Saint-Quentin. Les loyers sont chers et deux tiers de la population ne paient pas d’impôt. Le tissu économique est ruiné. » Solution, pour lui, cesser de donner des sommes « scandaleuses » au privé afin d’obtenir « un service public efficace et performant ».
Deuxième point d’honneur, l’éducation. « La municipalité ferme beaucoup d’écoles, déclare notre interlocuteur. Les villes alentour, Gauchy par exemple, ont beaucoup plus de moyens que nous. » Et si la situation de l’emploi « est catastrophique », le candidat martèle : « Si on veut que nos enfants aient un avenir, un travail, c’est tout de suite qu’il faut agir. » Notamment, avec la mise en place de crèches.
Quant au marché du travail, pour lui, « le maire doit faire en sorte que la ville soit en possession des meilleurs atouts pour que les emplois puissent s’installer ». Mais aujourd’hui, bien plus que l’UMP, l’adversaire principal du PCF n’est autre que le Front national : « Bien sûr, je crains que le FN ne remonte et c’est pour cela qu’on se présente. » Pour éviter également que « les déçus UMP et PS ne voient comme seule solution le FN ».
Réaliste face à ses chances d’obtenir les clés de la ville, le candidat PCF, perpétuellement en campagne, – « je le suis depuis que j’ai 14 ans », sourit-il – déclare toutefois ne pas s’arrêter à la municipalité. « C’est sûr que le vote draine du monde, mais si on s’arrête à ça, ça ne sert à rien. Voter ne suffit pas, il faut se battre. »

Une Fête des libertés sous le signe de l’engagement politique
De chants révolutionnaires en grillades, de concerts en débats, la Fête des libertés qui s’est tenu stade Marcel-Bienfait samedi et dimanche a ravi plus d’un spectateur. Une bonne partie de l’électorat du Parti communiste français saint-quentinois s’y est rassemblée. « C’est important pour nous de participer à ces manifestations, confie l’une des spectatrices. Dans le climat tendu actuel, c’est bon de se rassembler autour d’une même bannière. » Et l’annonce de la candidature d’Olivier Tournay aux municipales a participé à la fête, tous l’acclamant sous le sempiternel hymne communiste : L’Internationale. « On ne peut plus rester dans ce système, assène une militante. Battons-nous, que tous remettent en cause la politique du capitalisme. »

Maëla NOBELEN

L’Aisne Nouvelle du 8 juillet 2013

Quand SYRIZA faisait l’apologie du régime réactionnaire d’Erdogan et du « modèle turc » !

Commentaire de la section des Relations internationales du CC du KKE

La « formation intensive » que le parti de l’« opposition officielle » a subi ces derniers mois continue à un rythme frénétique, au nom de la « gauche gouvernementale »ils promettent de sortir la Grèce de la crise capitaliste, sans perturber la participation du pays à l’Euro, l’UE, l’OTAN, sans perturber les monopoles et leur pouvoir.

C’est une ligne qui nous rappelle celui qui avait promis de faire une omelette sans casser les œufs ! Dur pour les apprentis sorciers de la « gauche » gouvernementale ! SYRIZA a intensifié ses « contacts » non seulement avec des cercles du patronat, de la SEB (Fédération des entreprises hélléniques) mais aussi avec les « think tanks » basés aux Etats-unis. Dans une récente conférence sur l’énergie, le représentant de SYRIZA demandait : « Il est curieux que les entreprises américaines soient plus intéressées par l’indépendance de l’Europe vis-à-vis du gaz naturel russe que l’Europe elle-même ». Dans le fond, il a pris le parti des Américains contre le capital Russe-Allemand-Italien sur l’oléoduc qui va être construit dans la région. En d’autres termes, plus SYRIZA sent l’odeur du pouvoir, plus il remue la queue.

Mais l’histoire même, bien plus riche que l’imagination humaine ne peut l’être, cause ses propres … événements « imprévus ». C’est ce qui s’est produit dans le cas de la position des partis grecs face aux grandes mobilisations populaires organisées en Turquie contre le gouvernement Erdogan.

Qu’est-ce que disait SYRIZA jusqu’alors ? Regardons certaines des déclarations de Rena Dourou, un des cadres de SYRIZA, responsables à la politique étrangère :

« Grâce au premier ministre Erdofan, qui a beaucoup avancé dans la constitution d’un nouveau modèle politique, il n’est pas surprenant que le peuple en Egypte, en Tunisie et en Libye rêvent du modèle turc » (interview l’an dernier à « Zaman »).

« Le parti gouvernemental a remporté une victoire importante, la troisième d’affilée, en obtenant 50% des voix : l’absence d’usure du parti au pouvoir est impressionnante. Pour résumer, les éléments de cette performance exceptionnelle sont liés à la démocratisation promue par le gouvernement, sa performance économique (croissance à deux chiffres), ainsi que par sa politique étrangère audacieuse et aux multiples facettes, qui établit des ponts avec le monde arabe, qui en retour après le printemps des soulèvements démocratiques, prend la Turquie comme un modèle à imiter » (journal « Epohi » du 20 juin 2011).

« La Turquie possède aujourd’hui toutes les conditions préalables pour constituer un modèle pour les peuples du Printemps arabe » (journal « Modern diplomacy », 30 décembre 2011).

Bien entendu, les mobilisations populaires massives et militantes en Turquie, tout comme la position du KKE, qui a pris immédiatement le parti du peuple turc en lutte et des communistes de Turquie, ont fait quelque peu bouger SYRIZA de sa position admirative, dans la période précédente, sur le « miracle turc » et son premier ministre Erdogan.

SYRIZA a donc condamné la violence de la part du gouvernement d’Erdogan, alors que Mme DOUROU a exprimé « des questions légitimes sur ses véritables intentions quant au modèle de société que le Premier ministre turc veut imposer », c’est-à-dire qu’avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines, la « gauche gouvernementale » est toujours à la recherche des intentions et du « modèle » d’Erdogan et l’appelle à remplir les « critères d’adhésion à l’UE » … comme une solution. L’UE, qui est une union du capital, une union qui s’est révélée être une « fosse aux lions » pour les droits et les libertés des travailleurs.

En Grèce, nous disons « vous ne pouvez cacher ni votre toux ni votre amour », et l’amour de SYRIZA pour l’Union européenne et pour Erdogan, elle ne peut vraiment pas le cacher

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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