Archive | 18 juin 2013

Election partielle de Villeneuve-sur-Lot : notre analyse de la situation

La perte de 20 points par le PS s’explique aisément par la politique de soutien au capital qu’il mène depuis son arrivée au pouvoir. Nous n’avions pas grand chose de mieux à attendre de la part de sociaux-démocrates libéraux assumés et nous ne reviendrons pas sur le sujet.

Ce qui nous intéresse ici est l’incapacité du Front de Gauche à profiter de cette déception du PS. Son score de 5,1%, une évolution de 0,6 points mais une perte de 500 électeurs est très significatif. Comme dans l’Oise il y a quelques mois, le Front de Gauche ne représente pas cette alternative à gauche qu’il voudrait incarner.

L’analyse des partisans du FG par rapport à cette situation tend souvent vers une critique des médias, de l’attitude du PS vis à vis d’eux, ou vers le manque de clairvoyance de l’électorat qui s’abstient ou est tenté par le FN. Pour ce qui est des deux premiers points, que peut-on attendre de plus de la part d’adversaires politiques ?

Le troisième pose plus question. Admettre le désintérêt de la population est une chose, l’analyser comme résultante de l’ignorance des masses en est une autre. On accuse souvent la Section de St-Quentin (nos positions, partagées avec d’autres section et de plus en plus de camarades) d’agir comme si elle était seule au monde, comme des « gauchistes », comme l’extrême gauche. Mais n’est-ce pas exactement la conclusion que tire ces militants ou responsables du FG en traitant ainsi le peuple. Ils disent : « nous détenons la vérité mais les gens ne comprennent pas ». Par leurs discours, ils disent vouloir que le peuple prennent le pouvoir mais commence par renier sa décision ou sa façon de faire. N’est-ce pas un des buts d’un parti d’éveiller les masses ?

Nous pensons et réaffirmons que le Front de Gauche ne peut représenter cette perspective attendue à laquelle il aspire. Tout d’abord par sa stratégie élitiste qui ne conduit qu’à attirer vers lui essentiellement des personnes déjà engagées politiquement, syndicalement ou d’un niveau social leur permettant l’accès à une certaine culture.

Ensuite, par son programme « l’humain d’abord », son autre Europe, ses assemblées citoyennes, sa révolution citoyenne, sa VIe République, etc. ces caricatures grossières de mots d’ordre révolutionnaires ne servent qu’à attirer vers lui des militants sincères en mal de repère. Ces revendications se montrent incapables de mobiliser en dehors de ces cercles. L’analyse économique de son programme est basée sur les règles du capitalisme, il tente donc de faire rentrer ses différentes parties dans ce moule trop petit. Il voudrait conserver d’anciennes façons de faire en les adaptant au monde actuel, en ce sens, il est réactionnaire. Si rupture il doit y avoir, elle doit se faire non pas à s’adaptant aux règles existantes mais en en imposant de nouvelles.

Ce programme et cette stratégie tentent de cacher son appartenance à la sociale démocratie. Sa façon d’agir et ses visées ne lui permettent que de s’adresser à une partie de la petite bourgeoisie.

Le peuple réclame de la rupture et de la radicalité, le Front de Gauche ne lui offre que du réformisme et des demi-mesures, s’étonnant ensuite du résultat obtenu.

Les masses ne se laissent pas duper une nouvelle fois. Ils trouvent cela effrayant, nous le trouvons rassurant.

Le PCF doit prendre toute la mesure de ces résultats. Il devient urgent qu’il retrouve sa ligne traditionnelle, marxiste, léniniste et révolutionnaire. Il doit de nouveau s’atteler à l’organisation des masses dans l’objectif de leur permettre de résister et de lutter efficacement contre le système capitaliste. Ne laissons pas cette place vide, ne laissons pas le peuple se replier vers le fascisme.

L’Eveil mai 2013 : EUROPE, BRISONS LEUR PROJET

Il ne se passe pas un jour sans que soient annoncés une fermeture d’usine et des centaines de suppressions d’emplois.
Les patrons et les capitalistes français, aidés par les gouvernements successifs, l’UE et l’OMC, maximisent leurs profits en détruisant des pans entiers de l’appareil productif.
L’industrie automobile et la sidérurgie sont des exemples emblématiques de cette politique de casse comme de la montée des luttes pour s’y opposer.
Cette stratégie du capital n’est pas nouvelle. Il met en scène sa propre crise, au nom de la compétitivité, en connivence avec les pouvoirs de droite ou de «gauche» pour écraser les acquis sociaux, les conditions de travail et les salaires. En s’appuyant sur les directives européennes, les gouvernants démantèlent les services publics, les livrent à la privatisation, à l’appétit des capitalistes. La crise de la dette et des déficits publics,  avec l’euro, de prétexte à l’aggravation de cette politique. Les « marchés  financiers » en sont les commandeurs.
 Les politiciens qui se succèdent au pouvoir rivalisent d’hypocrisie mais leur  politique va toujours dans le même sens. Ils multiplient les aides publiques au  patronat, mettent la pression sur les salariés, les retraités, les jeunes, attaquent la  sécurité sociale et les statuts du travail, et accélèrent encore la marchandisation  des services publics.
Il n’y a plus de grain à moudre pour ceux qui voudraient aménager les ravages du capitalisme. Il faut des propositions de rupture à la hauteur des attaques. Nous vous proposons de nous engager, travailleurs, militants syndicalistes, jeunes, retraités pour un vaste programme de nationalisations démocratiques,  dans l’esprit de celles gagnées à la Libération.
 Cela ne peut plus durer. Le peuple, les salariés, doivent prendre le contrôle des  secteurs clefs de l’économie. Ceux-ci doivent être nationalisés ou renationalisés  sans indemnités pour les gros actionnaires, gorgés d’aides publiques depuis tant d’années, voire par voie de réquisition. La lutte pour la nationalisation va de pair avec la lutte pour des droits nouveaux aux travailleurs.
Sidérurgie, industrie pharmaceutique, énergie, chimie, aéronautique, transports, industrie automobile, autoroutes font partie des secteurs prioritaires à remettre sous le contrôle de la Nation, débarrassés de l’intérêt des actionnaires, sur un autre plan, avec la grande distribution et le secteur financier.
Partout dans le monde, notamment en Amérique latine,les peuples qui s’émancipent nationalisent les grands moyens de production et d’échange.

En France c’est possible aussi, engagez vous dans la lutte !

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