Vivelepcf, 15 avril 2013

La bourgeoisie vénézuélienne n’a pas réussi à utiliser la mort d’Hugo Chavez pour renverser le cours de la Révolution bolivarienne.

Nicolas Maduro élu président du Venezuela au 1er tour, avec 50,66% des voix! Après le défi démocratique, le nouveau défi socialiste. dans Communisme-Histoire- Théorie 130415_maduroLa candidature de Nicolas Maduro, vice-président de Chavez, issu de son parti, le Parti socialiste unifié (PSUV), a emporté l’élection présidentielle du 14 avril 2013, au 1er tour, avec 50,66% des suffrages exprimés.

Ce résultat offre les conditions de la poursuite au Venezuela de la politique de justice sociale et d’approfondissement de la construction du socialisme entamée depuis l’arrivée de Hugo Chavez au pouvoir en 1999. Cette victoire constitue également un point d’appui fort pour tous les gouvernements et  organisations progressistes d’Amérique latine et du monde entier, en lutte contre l’impérialisme, à la mesure du rayonnement de l’expérience vénézuélienne ces dernières années, conjuguée à celle de Cuba.

Nous transmettons nos félicitations et remerciements chaleureux à nos camarades du Parti communiste du Venezuela, l’un des piliers politiques de la « Révolution bolivarienne ».

A nouveau, le pouvoir socialiste vénézuélien a relevé le défi démocratique. Il l’emporte, de façon incontestable, par les urnes,  malgré le poids des médias bourgeois, les pressions financières des oligarchies intérieures et extérieures. Ce n’est pas encore cette fois que les contempteurs de la « dictature chaviste », de là-bas comme de France (de droite ou de « gauche ») trouveront de quoi étayer leurs accusations diffamatoires.

Le principal candidat des partis bourgeois, Henrique Capriles, obtient 49,07% des voix, en progression de 4% sur les élections de l’an dernier. Ce résultat est potentiellement inquiétant. La bourgeoisie, et l’impérialisme américain avec elle, conservent une position économique prédominante. Au fil des années, ils ont affiné leur stratégie revancharde, renonçant au renversement brutal du régime. Le sabotage économique s’est fait plus insidieux, mais aussi redoutablement plus efficace. Faisant la part des choses, certains politiciens n’hésitent pas à reprendre à leur compte les avancées sociales arrachées avec Chavez. Chavez malade, puis Chavez mort, ils s’évertuent à personnifier sa politique pour mieux la dissocier du processus révolutionnaire qu’il a enclenché et qui doit continuer.

Nicolas Maduro n’est pas banquier mais chauffeur de bus. Il a accompagné toutes les étapes de l’action politique émancipatrice impulsée par Chavez. Avec l’appui populaire, avec le renforcement des partis politiques révolutionnaires, en coopération avec les expériences de résistance et de lutte des autres peuples de la région, nous ne doutons pas qu’il saura prolonger l’œuvre politique de son glorieux prédécesseur : Relever le défi du socialisme.

C’est l’avenir que nous souhaitons au peuple vénézuélien !