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Communistes, laissons Mélenchon à son populisme ! Notre manifestation, c’est celle du 1er mai !

EDT, 12 avril 2013

Ce qui est comique avec Mélenchon, c’est que l’idée de la fin du pouvoir personnel, version 5ème République, passe toujours par sa propre personne !

Regonflé par les médias, en ces temps d’affaires, il convoque tout seul, comme cela lui vient, un défilé national « républicain » pour le 5 mai 2013, à l’occasion de l’anniversaire de l’élection de François Hollande. Sur toutes les antennes, il se pose en chevalier blanc pourfendant ses ex-camarades du PS et celle qu’il veut à tout prix concurrencer, Marine Le Pen. La désastreuse expérience d’Hénin-Beaumont l’an dernier ne l’a pas détourné de ce qu’il imagine être un faire-valoir.

Voilà donc Mélenchon lance son annonce le jeudi 4 avril. Il ne prend pas la peine de prévenir ses amis de la « coordination nationale » autoproclamée du Front de gauche qui se réunit le même soir. Elle devra se réunir à nouveau le lendemain pour avaliser le choix du chef. Entre temps, Pierre Laurent s’est rallié à l’initiative, sans attendre la réunion du Conseil national du PCF, qui a lieu le 13 avril et qui n’aura plus qu’à enregistrer. Eva Joly et Olivier Besancenot, en perte de notoriété, saisissent la perche de Mélenchon. André Chassaigne affiche quelque réticence lundi 8 avant de s’aligner à son tour, du moins selon Pierre Laurent.

Rien que sur le fonctionnement, l’initiative du Front de gauche, pour une nouvelle « constitution », semblable à un coup politicien, est irrecevable.

Mais au-delà, qu’est-ce que l’affaire Cahuzac change à la situation politique ? Le spectacle d’un ministre du budget apôtre de l’austérité et de la lutte contre la fraude fiscale et fraudeur lui-même contribue objectivement à discréditer le gouvernement. Demain, si ses collusions avec l’industrie pharmaceutique sont avérées, on vérifiera pour qui roulent les gouvernants. Les dirigeants du PS, de l’aile gauche à l’aile droite, unanimement outragés par cette « trahison », auront encore plus de mal à masquer que leur parti est bien plus un parti bourgeois qu’un parti ouvrier. Une opportunité existe, dans le sens de l’action du PCF, pour obtenir enfin quelques moyens supplémentaires pour les services fiscaux contre la fraude.

Tout cela n’est pas à ignorer mais rien ne change dans l’appréciation de la politique mise en œuvre, hier comme aujourd’hui, par Hollande, Ayrault, hier avec le lieutenant Cahuzac. L’austérité prépare la super-austérité sous l’égide de l’Union européenne du capital. Et ma foi, il faut avoir été naïf ou sacrément manipulateur pour avoir imaginé ou fait croire que l’alternance social-démocrate aux élections de 2012 aller amener quelque inflexion politique.

Alors aujourd’hui, est-ce que l’on s’efforce de reconstituer l’immense rapport de force existant dans le pays, de soutenir les luttes pour rompre avec cette politique ? C’est normalement et constamment notre choix de communistes. Ou bien est-ce que l’on s’applique à diriger, à canaliser la colère contre des hommes et des chimères.  C’est le choix de Mélenchon et c’est un choix dangereux.

Depuis quelques semaines, se caricaturant lui-même, Mélenchon accumule les sorties injurieuses dans les médias. Content de lui, il en rediscute cyniquement autour d’un café avec les journalistes qu’il vient d’insulter. Il n’insulte pas que les journalistes mais surtout la classe ouvrière, les travailleurs, à qui ce notable éducaillé n’imagine pas s’adresser autrement que sur un mode vulgaire.

Maintenant il franchit un nouveau cap dans cet exercice de style dégradant. Nous avons toutes les raisons de ne pas apprécié Pierre Moscovici pour ses choix politiques. Mais le vouer à la haine publique, « il a un nom, il a une adresse », « il ne pense pas en français », tout cela relève du nationalisme le plus écoeurant. Les mots ont un sens ! Appeler à la « purification » de la vie politique évoque le pire. Mélenchon prend garde de ne pas dire « tous pourris », ce qui le compromettrait…

Mais quand il parle de « système intrinsèquement pourri », comment lui-même, disciple de Mitterrand et du trotskyste Lambert, qui se complaît à se décrire comme un ancien « cacique » à qui le PS avait donné une sinécure au Sénat puis au gouvernement, comme un habile maquignon de la politique la Communistes, laissons Mélenchon à son populisme ! Notre manifestation, c’est celle du 1er mai ! dans APPELS blog-hollande-melenchon_complotmain tendue un jour à Cohn-Bendit, le lendemain à Besancenot, n’y serait-il pas intégré ? Mélenchon a bien aussi appelé à voter pour Hollande « comme pour lui-même ». Camarades, ne soyons pas non plus masochistes au point de fermer les yeux sur le mépris que les gauchistes du PG (ex-PS !) manifestent à notre égard à propos de l’amnistie sociale comme des municipales.

L’affaire Cahuzac sert objectivement à la droite pour se remettre en selle, un an à peine après la défaite de Sarkozy, alors qu’elle partage profondément (ANI, Crédit d’impôt au patronat au nom de la compétitivité, TVA antisociale etc.) les choix gouvernementaux et européens. L’affaire Cahuzac embarrasse d’un côté le gouvernement mais elle lui sert de l’autre à faire diversion sur ces choix.

A baisser le niveau du débat, Mélenchon et ses amis rentrent dans leur jeu. Dans la surenchère « populiste », les gagnants sont toujours à droite, même quand ils traînent des « casseroles » parce que l’on attend rien d’autre d’eux : Berlusconi, Tapie, bientôt Sarkozy et Le Pen…

Non, les communistes n’ont rien à faire dans les calculs de Mélenchon, d’autant plus flatté par les journalistes qu’il les insulte !

Qu’est-ce qu’il y a à commémorer le 5 mai ? L’élection de Hollande ? La non-élection de Mélenchon ? Cette date empreinte d’institutionnalisme donne la perspective du Front de gauche en France, celle de la constitution d’un « bloc de gauche », une social-démocratie de rechange, pro-UE derrière des critiques minimales, comme dans les autres pays d’Europe sous l’égide du PGE, notamment à l’occasion des élections européennes.

Le 5 mai, un dimanche, restons chez nous ! Ou bien distribuons des tracts dans nos quartiers et villages !

Il n’est nul besoin de relire Lénine et « l’Etat et la révolution » pour savoir que toutes les avancées démocratiques bourgeoises sont bonnes à prendre pour les travailleurs mais aussi que la rupture ne peut pas partir des institutions bourgeoises. L’assemblage hétéroclite de bonnes réformes, peu probables, et de gadgets institutionnels que représente le projet fumeux de « 6ème république » ne fera converger aucune force efficace pour la rupture. Les ex-ministres de la gauche plurielle portent d’ailleurs la coresponsabilité de l’avènement du quinquennat…

Communistes, rendons-nous à l’évidence. Qu’on le veuille ou non, Mélenchon a les clés du Front de gauche. C’est lui le porte-parole depuis que la direction du Parti l’a intronisé pour parachever sa « mutation ». La manifestation du 5 mai, quelles que soient les variations de discours, portera son « coup de balayette », son « qu’ils s’en aillent tous » recopié par le sinistre comique italien Beppe Grillo. L’occasion ne se prête pas à autre chose. C’est ce personnage que l’on mettra en avant.

Camarades, n’allons pas  jouer les figurants de la farce! Aucun d’entre nous ne doit se laisser droguer par ces laides paroles du bateleur !

Notre place est ailleurs, dans une autre manifestation autrement plus symbolique et importante : Celle du 1er mai. Comme salariés, comme militants, comme syndicalistes de classe, nous y  avons toute notre place, pour porter les propositions de rupture nécessaires sur lesquelles les salariés peuvent se rassembler pour gagner, pour commencer à faire reculer la politique au service du capital.

NATIONALISATIONS ! Automobile, sidérurgie, énergie… imposons le débat quand le ministre Montebourg annonce de nouvelles « ouvertures du capital » et bénit les accords antisociaux chez Renault.

HAUSSE DES SALAIRES ! Quand le gouvernement décide de rembourser 6% des salaires au patronat avec le « crédit d’impôt compétitivité », soit 20 milliards d’euros par an, payés par la TVA antisociale !

DEFENSE DE LA SECURITE SOCIALE ! Le rapport de force existe pour mettre en échec le démantèlement des allocations familiales. Les millions de salariés, de retraités qui ont manifesté en 2010 contre la casse de la retraite à 60 ans n’ont pas disparu. La « gauche » les a trompés avant 2012, en liquidant la référence fondamentale au nombre d’annuités. Mais le rapport de force existe toujours face à l’orchestration de la résignation.

RUPTURE AVEC L’UNION EUROPENNE ! Mélenchon feint de critique « l’euro Merkel », sans se priver d’accents xénophobes. Le nostalgique de Maastricht préfère « l’euro Schröder », « l’euro des peuples ». Irlandais, Portugais, Espagnols, Grecs, Chypriotes etc. tous nos camarades appellent la fin de l’euro ! Communistes français, retrouvons nos positions de toujours !

Camarades, faisons un rêve ! Que les dirigeants du PCF continuent à s’exprimer posément, sans éclat de voix, sans chercher à concurrencer Mélenchon mais qu’ils portent distinctement, à la tête de la mobilisation de tout notre parti, ses positions historiques, plus justes que jamais, la riposte à la politique du capital.

Camarades des cellules et des sections, prenons nos responsabilités !

Vive le PCF !

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Mélenchon laisse une ardoise de 527.000 euros au PCF en solde des présidentielles !

le document original est disponible, il suffit de demander!

D’autant plus en colère , que nous venons de découvrir que des camarades ont prêté avec leurs finances propres…

Vivelepcf, 7 avril 2013

Mitterrand voulait plumer la volaille communiste, disait-on. Son disciple, Mélenchon semble l’imiter, à son échelle : 527.000 euros pour la campagne des présidentielles de 2012.

Les fédérations du PCF et les membres du Conseil national viennent en effet de recevoir une lettre du secteur « Finances » du Parti et de la direction nationale. Elle a de quoi les laisser pantois.

Dans cette lettre (copie ci-dessous), nous apprenons :

1-     Que la campagne de Mélenchon a notablement excédé en dépenses le plafond remboursable.

2-     Qu’en dépit d’un accord préalable entre les organisations du Front de gauche sur une répartition d’un dépassement éventuel, Mélenchon a décidé que ce serait exclusivement le PCF qui paierait.

3-     Que la direction du PCF tient cette « décision unilatérale » pour inacceptable, qu’elle « ne s’en accommode pas », mais « qu’elle est imposée de fait ».

4-     Qu’elle ne s’y fera plus prendre « travaillant à ce qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire ».

5-     Que la charge sera répartie à parité entre le CN du PCF et les fédérations du PCF.

Chacun de ces points appelle des observations. Avec cette lettre, la direction du PCF ne saurait impliquer les communistes dans ses compromis ou dans quelque rapport avec le PG au sein du Front de gauche.

1-     Comment la campagne de Mélenchon a-t-elle pu dépasser le plafond remboursable ? Il s’élève à 9.115.467 euros.  Mélenchon aura dépensé plus que Le Pen, 3 millions d’euros de plus que Bayrou… Normalement, une campagne communiste compense le manque d’argent et de relai médiatique par le militantisme. Au contraire, la campagne de Mélenchon, co-animée par  la direction du Parti, a misé sur les médias, sur les grand’messes, sur les cars et trains affrétés de toute la France pour déplacer des supporters. Et elle fait payer la note aux communistes, au détriment de leur action militante…

2/3- Comment peut-on laisser Mélenchon décider tout seul ? D’autant plus qu’il paraît qu’il y avait un accord. Le faire respecter, même contre Mélenchon est une question politique. Le piédestal médiatique sur lequel est perché Mélenchon le rend-il intouchable ? Au point que la direction du PCF doive avaliser tous ses faits et gestes, sous peine de se décomposer dans le Front de gauche ? Communistes, nous devons refuser de payer, comme ça, la note de Mélenchon ! Incitons Conseil national du PCF à protester publiquement, à se faire écho de la colère de maintes fédérations et sections du PCF !

4- Comment affirmer que cela ne se reproduira plus après une telle attitude de soumission ? Dans plusieurs régions déjà en 2008, les nouvellement étiquetés PG n’ont pas hésité à faire payer les communistes, bien que l’opération Front de gauche se soit soldée pour le PCF par la perte de la moitié des élus sortants… Pourquoi, pour la présidentielle, la direction du PCF a-t-elle orienté l’argent des fédérations vers « l’apport personnel » du candidat Mélenchon plutôt que vers les « dépenses payées directement u titre des contributions des partis politiques », selon la nomenclature légale ?

5 – Les fédérations du Parti sont mises à contribution à hauteur de 50%. Le rapprochement est immédiat avec l’une des dispositions les plus contestées des nouveaux statuts du PCF adoptées au 36ème congrès de février 2013. L’échelon militant local, les sections, s’est vu privé d’un tiers de ses ressources, des cotisations. Il faut savoir que les reversements d’indemnités d’élu, quand ils existent, reviennent déjà aux échelons « supérieurs ». Un tiers de moins pour les militants de base pour financer les campagnes des notables du Front de gauche ?  Malheureusement, on ne croit pas si bien dire quand on lit dans l’accord du Front de gauche, adopté entre organisations en parallèle et à l’insu du congrès du PCF. Il est acté que la démarche du FdG « se concrétisera par un protocole financier entre les composantes du Front de Gauche. Ce protocole contiendra une clef de répartition financière entre les différentes organisations et indiquera une méthode permettant d’envisager les dépenses prévisionnelles que chacun sera amené à engager ».

L’argent des cellules et des sections du PCF pour les combinaisons politiciennes du Front de gauche.

Communistes, tant que nous ne réagissons pas, on ne voit pas pourquoi Mélenchon et ses parvenus de la nébuleuse socialiste se priveraient de s’accaparer ce qui reste de décennies de lutte et confiance construite avec les travailleurs par leur Parti, le PCF.

Des sections, des fédérations, manifestons notre colère et notre réprobation !

Mélenchon laisse une ardoise de 527.000 euros au PCF en solde des présidentielles ! dans 36éme Congrès du PCF 130412_melenchon_financelettre de la direction aux fédérations du PCF

« Suite à la validation et du  remboursement par  l’Etat du compte de JL Mélenchon, nous vous transférons cette semaine par virement sur le compte bancaire de la fédération  le remboursement du prêt accordé par votre fédération au compte de campagne. Ce remboursement se trouve, malheureusement, amputé de façon significative.
D’une part, sur la partie de dépenses du Parti Communiste Français, la CNCCFP a réformé et déduit des dépenses de campagne – donc du remboursement – la somme de 90 952 € dont 76 456 € pour les fédérations. Ces réformations portent majoritairement sur la répartition présidentielle/législatives.
Par ailleurs, cette campagne a permis à JL Mélenchon de recueillir  plus de 11 % de suffrages mais elle a aussi  nécessité davantage de moyens qu’initialement budgétés. Elles ont généré un surplus budgétaire concernant notamment les meetings  (+4 millions) et les dépenses des fédérations du PCF (+1 million) qui ont amené à un dépassement du montant remboursable maximum de l’Etat.

Lors de l’élaboration du budget avec nos partenaires du Front de gauche, l’accord conclu prévoyait que tout dépassement du montant remboursable ferait l’objet d’une répartition de la prise en charge de ce dépassement entre les  composantes du Front de gauche.
 Or, malgré nos différentes interventions durant  plusieurs semaines (rencontres, courriers, etc…), il nous a été signifié par le mandataire du compte de campagne que le dépassement après réformation s’élevant à 527 000 € serait supporté uniquement par le Parti communiste français.
 Cette décision unilatérale du Parti de Gauche est bien sûr inacceptable et nous ne nous en accommodons nullement, mais elle nous est imposée de fait. Avec la direction nationale de notre parti, le secteur finances travaille en direction des partenaires pour qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire, notamment en sécurisant les dépenses, par leur financements en amont conditionnant tout engagement financier du PCF. Nous vous tiendrons informés de ce travail mais souhaitons attirer votre attention sur les dangers de dérives pouvant survenir par le biais « d’associations » loi 1901 que nous devons écarter (toute personne morale ne pouvant financer aucune activité politique).        

            Pour ne pas bloquer plus longtemps le remboursement aux fédérations, nous répartissons cette nouvelle charge pour moitié, soit 263 500 € au Conseil national et l’autre moitié aux fédérations, calculée sur l’apport initial de leur prêt respectif.

Cette situation, plus que regrettable, va bien sûr impliquer un effort budgétaire supplémentaire pour le Conseil national et les fédérations, dans un contexte financier déjà difficile. Il n’est sans doute pas inutile que chacun-e fasse part à nos partenaires – à tous les niveaux – de cet état de fait et de la réaction des communistes. La part qu’ils et elles ont prise au succès de la campagne du Front de Gauche méritait certainement une toute autre considération. »

Lettre Page 2

541634_10151520568968405_2081674104_n dans Conseil National du PCFpage-1-lettre-direction-pcf-au-fd-melenchon-et-son-pg-roulent-dans-la-fairne-les-communistes1 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

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Les profiteurs du « crédit d’impôt compétitivité » (CICE): Combien d’emplois vont-ils encore détruire en fait en 2013 et 2014 ?

 

Vivelepcf, 14 avril 2013

Les profiteurs du « crédit d’impôt compétitivité » (CICE): Combien d’emplois vont-ils encore détruire en fait en 2013 et 2014 ? dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 130414_cice_tirelire-300x148Le gouvernement Ayrault a réussi à faire passer au Parlement, fin 2012, le plus gros cadeau accordé, d’un seul coup, au patronat depuis treize ans : le « Crédit d’impôt compétitivité emploi » (CICE).

En clair, 4% de la masse salariale en 2013, puis 6% à partir de 2014 (pour les salaires allant jusqu’à 2800 euros brut) seront remboursés par l’Etat aux entreprises, sous forme de restitution d’impôt. Il y en aura pour 20 milliards d’euros par an. Qui va payer ? Le contribuable et les consommateurs via le retour de la « TVA sociale » de Sarkozy. Autrement dit, les salariés vont prendre en charge pour le compte de leurs patrons 6% de leurs propres salaires.

Il arrive que plus les mensonges et les chiffres soient gros, moins on en prenne facilement la mesure, quand il s’agit de milliards.

20 milliards d’euros : C’est par exemple le montant du déficit fabriqué de la sécurité sociale, toutes branches réunies. Ou bien, cela représente l’équivalent des salaires annuels de 800.000 salariés au SMIC.

Où va aller l’argent pris sur les salariés ? A la « compétitivité », à « l’emploi » affirme le gouvernement. Aux profits et à la finance pouvons-nous facilement démontrer !

Ayons en tête que rien que les firmes du CAC 40 ont mis de côté 80 milliards d’euros de profits en 2012 dont 40 milliards ont été déjà été dilapidés en dividendes à leurs actionnaires…

Peugeot-Citroën va liquider 8000 emplois en fermant l’usine d’Aulnay et en réduisant la production à Rennes. Avec le CICE, le gouvernement récompense PSA de plus de 100 millions d’euros.

Spécialistes des bas salaires et des conditions de travail les plus dures, les groupes du commerce et de la distribution, dont 90% des salariés sont payés en dessous de 2,5 fois le SMIC, vont récolter 3,7 milliards d’euros du pactole. Ainsi le groupe Carrefour, entre 115 et 180 millions d’euros selon les économistes, le groupe Casino entre 79 et 126 millions d’euros par an. Des emplois à la clé ? Mon œil ! Pas plus que dans les banques qui multiplient les plans de suppressions d’emploi !

La Poste va récupérer 270 millions d’euros. Son actionnaire principal et bienfaiteur, l’Etat, le subventionne grassement mais encourage son PDG à supprimer encore entre 5.000 et 10.000 emplois par an en 2013, 2014 et 2015. Même logique à EDF ou GDF-Suez !

Il faut souligner encore que les bénéfices du « CICE » pour les grands groupes vont au-delà des sommes calculées par rapport à leurs effectifs. Ils vont pouvoir exercer encore une pression supplémentaire sur leurs sous-traitants et les PME.

Ni pour l’emploi, ni pour les salaires, ni pour la recherche, ni pour le service rendu : le CISE va aller directement dans la poche des profiteurs. Le Medef, l’UE se réjouissent !

Il est inconcevable que cette mesure ait soulevé pour l’instant aussi peu de d’opposition. Communistes, dans cette année de transition avant sa mise en œuvre totale, nous proposons de s’en emparer massivement pour la faire annuler.

Avec le démantèlement du code du travail (ANI), avant la nouvelle remise en cause programmée des retraites, ce « Crédit d’impôt aux patronat » constitue un des points centraux de la riposte globale que nous proposons contre la politique d’austérité au service du capital et de l’UE.

Le 1er mai, allons-y en masse à l’appel des organisations syndicales ! Le désenchantement électoral passé, les combinaisons politiciennes disqualifiées, travailleurs, misons sur la lutte, sur notre propre action ! Par millions, et ça comptera !

Exemple de profiteurs (directs) du CICE  (source : Les Echos du 23 janvier 2013)

-          Vinci : 189 millions d’euros par an

-          Carrefour : 180 millions

-          France-Télécom : 158 millions

-          Bouygues : 87 millions

-          Véolia ; 107 millions

-          PSA : 100 millions

-          Sanofi : 47 millions

-          BNP-Parisbas : 59 millions

Etc !

Chypre : pillage programmé, peuple affamé

Europe: le plan de sauvetage de Chypre s’annonce insoutenable

 Mediapart

Au moment même où les responsables européens se retrouvent à Dublin pour approuver formellement le plan de sauvetage de Chypre, arrêté fin mars, ils savent qu’il est déjà caduc. Ce ne sont pas 18 milliards mais au moins 23 milliards d’euros dont aura besoin le gouvernement chypriote au cours des trois prochaines années pour faire face à la restructuration de son secteur bancaire et l’écroulement de son économie.

« Les besoins se sont accrus du fait de la détérioration rapide de la situation économique, et du naufrage du secteur bancaire », ont expliqué des responsables à Bruxelles, en pointant en sous-main les approximations du gouvernement chypriote et les effets dévastateurs du veto chypriote lors du premier plan de sauvetage. Un proche du dossier cité par l’AFP explique que même si la restructuration du secteur bancaire est  largement financée par le secteur privé, les besoins prévus de financement de l’État ont augmenté en raison d’une récession plus forte que prévu qui assèche ses recettes.

prévisions de la commission européenneprévisions de la commission européenne

 Selon les prévisions réactualisées publiées jeudi par la Commission européenne, l’économie chypriote risque de connaître un effondrement de 8,7 % en 2013,  suivi d’une nouvelle chute de  3,9 % en 2014, avant d’espérer un redémarrage timide en 2015. Ce scénario catastrophique paraît encore trop optimiste pour certains analystes, qui prédisent une dépression prolongée de l’économie chypriote. Au vu des précédents irlandais, portugais, grec, espagnol, qui ont démontré que l’Europe et le FMI se sont systématiquement trompés dans leurs prévisions,  on peut craindre qu’ils n’aient raison.

 Effaré par les chiffres, le président chypriote Nicos Anastasiades a lancé un appel d’urgence à l’Union européenne en lui demandant un allégement des conditions prévues par le plan de sauvetage. Les responsables européens ont exclu tout geste.

 Dès la publication des prévisions chypriotes jeudi, le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble a exclu une révision de l’aide européenne. L’Europe s’engage à apporter avec le FMI dix milliards d’euros. Il n’y en aura pas un centime de plus, a-t-il expliqué en substance. « Le programme international de prêts de 10 milliards d’euros est déjà très élevé, compte tenu de la taille de l’économie chypriote », a déclaré par la suite le porte-parole du gouvernement allemand. À Dublin, tout le monde s’est aligné sur la position intransigeante de l’Allemagne. La ministre autrichienne des finances a déclaré que la question d’une aide supplémentaire à Chypre n’avait même pas été évoquée.

Personne ne croit l’UE

Les dix milliards d’euros d’aide apportés par la Troïka doivent servir à hauteur de 2,5 milliards à recapitaliser le secteur bancaire restant. Près de 3,4 milliards doivent servir au besoin de financement du gouvernement. Le reste ( 4,1 milliards) sera consacré au  remboursement de la dette arrivant à échéance.

Tout le reste sera à la charge des Chypriotes. Elle s’annonce déjà insupportable pour les habitants. Les 13 milliards d’euros à trouver correspondent à 75 % du PIB annuel actuel de l’île. Comment imaginer que Chypre puisse consentir un tel effort, au moment même où tout son environnement économique s’effondre ? Impossible, assurent déjà divers économistes.

Comme à son habitude, l’Union européenne a décidé de rester sourde à tous les avertissements. Un nouveau plan a été recalculé, en prenant en compte les nouveaux besoins de financement de l’île. Sur le papier, tout fonctionne merveilleusement bien. Selon le plan arrêté, le gouvernement chypriote va trouver les recettes nécessaires, grâce à une augmentation de sa fiscalité sur les entreprises portée de 10 % à 12,5 % et de sa fiscalité sur le capital portée à 30 % (600 millions d’euros), une augmentation du programme de ses privatisations (1,4 milliard d’euros), la renégociation d’une partie de sa dette (1 milliard), la vente d’une partie de son or détenu en réserve (400 millions d’euros).

Cette dernière mesure semble particulièrement tenir à cœur les responsables européens. Afin de ne pas trop donner des gouvernements européens une image de pilleurs d’épaves, le président de l’Eurogroup, le président néerlandais des finances, Jeroën Dijsselbloem, s’est senti obligé de nuancer. « Vendre une partie de l’or a toujours une option mise en avant par les autorités chypriotes, mais c’est une décision indépendante, qui n’émane pas d’une demande de la Troïka ou de l’Eurogroup », a-t-il précisé lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet.

Quant à la restructuration de son secteur bancaire estimé à 10,4 milliards d’euros, les déposants vont être plus sollicités. Alors que dans le scénario arrêté fin mars, les déposants possédant un compte supérieur à 100 000 euros devaient être mis à contribution à hauteur de 30 % de leurs avoirs, ils le seraient désormais à hauteur de 60 %, selon le FMI.

Là encore, des analystes jouent les oiseaux de mauvaise augure. Selon eux, la liquidation de la deuxième banque du pays, Laïki, et la restructuration de la première banque nationale, la banque de Chypre, devraient coûter beaucoup plus cher. D’abord, nombre de créanciers et de gros comptes étrangers risquent de fuir dès que le contrôle des capitaux sera levé, ce qui précipitera les difficultés bancaires, pronostiquent-ils. De plus, Chypre risque de se retrouver confronter aux mêmes difficultés que l’Espagne ou la Grèce : l’effondrement de l’économie locale va conduite à de multiples faillites, qui vont encore alourdir les mauvaises créances du système bancaire.

 Autant le dire : personne ne croit un mot du plan présenté par l’Union européenne. « Jamais en matière de sauvetage gouvernemental, tant d’intervenants n’ont perdu autant de crédibilité pour une telle petite somme. C’est une des conclusions qui s’impose alors que la poussière est en train de se déposer sur le sauvetage chypriote du mois dernier. Les négociations pour secourir les gouvernements en faillite ne sont jamais faciles. Mais au réveil de pourparlers chaotiques et de propositions ébranlant la confiance, il devient évident que tous ceux qui y ont participé sont perdants », écrit le Wall Street journal, citant pêle-mêle les autorités européennes, les gouvernements de la zone euro, la Banque centrale européenne et le FMI. Faisant comme si de rien n’était, les gouvernements européens ont prévu d’adopter formellement le plan de sauvetage chypriote le 24 avril.

La suite ? À ce stade, les observateurs s’accordent à prédire un avenir noir pour Chypre. De l’explosion en vol de l’ensemble de l’économie chypriote à la faillite du pays, une restructuration de la dette et une sortie de l’euro, tout leur semble possible et pour tout dire inévitable.

Mais l’Europe n’y croit pas. Comme elle n’a pas cru aux désastres annoncés en Grèce, en Espagne, au Portugal. Alors que les chiffres viennent confirmer mois après mois la catastrophe européenne, une destruction de vie, de richesses, de capital humain et économique jamais vue en temps de paix, les responsables européens préfèrent poursuivre leur politique de faillite. Considérant Chypre comme un tout petit enjeu, ne présentant aucun risque systémique, ils semblent décidés à en faire un terrain d’expérimentation d’une nouvelle sorte de plan de sauvetage. L’expérience pourrait tourner encore plus mal que les précédentes.

Toute tentative de modifier ou « d’améliorer » les règles du système est vaine. Même si tout progrès social est bon à prendre. Nous ne disons pas : croyez nous, nous ferons autrement, nous disons : organisons nous et renversons l’ordre social en place. Réapproprions nous ce qui nous appartient. Pour ce faire, formons l’organisation qui en sera capable.

Section de St-Quentin PCF

Expulsion: à Saint-Quentin pour les communistes c’est non!

La trêve hivernale est finie, juste un report de quelques jours, une petite bouffée d’oxygène très courte pour toutes ces familles.

Les expulsions locatives reprennent, jetant des milliers de personnes à la rue, sans solution de relogement.

Il est grand temps que le gouvernement agisse contre ces pratiques d’un autre siècle …

Quelle réalité après l’expulsion : La rue, cela deviendra t-il le lot de chacun?

Un toit c’est un droit !

Un logement pour tous!

La section de Saint-Quentin du PCF, n’acceptera jamais pour seule solution de mettre les familles dehors.

Le changement de gouvernement n’a pas modifié la donne.

Depuis 2000 le nombre d’expulsions a doublé, comme le nombre de sans logis, à mesure que les loyers et l’immobilier ont flambé, que la précarité salariale, la pauvreté se sont étendues, que les prix de l’énergie, des transports, des soins, ou des produits alimentaires se sont emballés…

Le logement cher, c’est le résultat des politiques libérales, qui ont permis aux spéculateurs, aux bailleurs privés et aux milieux de l’immobilier de s’enrichir, sur le dos des salariés et des couches populaires : les profits locatifs ont grimpé de 70% en 10 ans.

Alors qu’il faudrait résolument baisser les loyers, cesser les expulsions, abroger les lois qui précarisent les locataires et le logement social, réquisitionner et mobiliser massivement les logements et les bureaux vacants, les résultats se font attendre, dans un contexte de rigueur budgétaire, de renoncements, de baisse de la construction de HLM.

L’histoire de Jocelyne au RSA, mais souvent aussi des salariés « pauvres » précaires se retrouvent à la rue, dorment dans leur voiture :

Tous les ans, le même scénario : des familles dans des situations dramatiques, n’ayant plus aucun autre recours, nous contactent. Avec elles nous agissons, essayons de trouver une solution afin d’éviter l’extrême…

Cette année encore plusieurs dossiers sont en cours, dont celui de Jocelyne. Femme seule de 54 ans, sa vie,  comme beaucoup, elle l’a consacré à élever ses 3 enfants, un métier à plein temps qui ne lui a pas laissé la possibilité de se former, de trouver un emploi. A la maison c’est papa qui travaillait. Trouver un emploi à 53 ans, sans formation, mission impossible. Vivre avec  420€ par  mois , moins un loyer de 198€, ajoutons l’edf, l’assurance, il ne reste plus grand chose pour vivre.

L’Etat a mis en place pour répondre à ces situations un dispositif dangereux, le RSA. Le Conseil Général de L’Aisne chargé de sa mise en place  a pris des dispositions qui relève plus de l’atteinte à la dignité des personnes que de l’action sociale; Décisionnaire, il coupe, supprime des versements sur des minimas vitaux.

Le repli sur soi, c’est le chemin qu’à choisi cette maman. Ne plus payer le loyer ou qu’une partie, sa seule solution, compte-tenu des indus  et ou de ponctions réguliéres pour ne pas avoir suivi des injonctions du conseil général, dont certaines parfois affolent : une proposition d’emploi, de formation … non, aller à un atelier cuisine au  centre social. Quel sentiment cruel de « faire la charité ».

Pour l’instant ce dossier est reporté en cours de discussion avec l’OPAC. Nous espérons vivement une solution pour cette maman, mais nous sommes prêt aussi à agir si l’OPAC ne rennoncait pas totalement à son action.

Il est temps que la X.Bertrand, député, ex ministre du chômage prennent toutes ses responsabilités et interdise toute les expulsions à St-Quentin.

Il est temps que le gouvernement, prennent la mesure de la situation dans laquelle se trouve le peuple et remette complétement à plat le système de solidarité en France.

Expulsion: à Saint-Quentin pour les communistes c'est non! dans APPELS 75780257.

Parce que nous sommes contre l’indifférence et la barbarie, nous disons non aux saisies, non aux expulsions.

LE CHANGEMENT, C’EST POUR QUAND ?

Aujourd’hui, nous appelons le gouvernement à réagir et agir pour que des milliers de familles ne soient plus jetées à la rue, sans solution viable de relogement.

Nous appelons des mesures fortes.

Nous appelons des mesures rapides. index dans Le PCF à St Quentin

Nous demandons, pour répondre à l’urgence sociale :

  • Un moratoire sur les expulsions et la prolongation de la trêve hivernale.
  • La création d’un fonds des impayés, géré paritairement et alimenté par les bailleurs et les dépôts de garantie, notamment par l’apport des intérêts qu’ils produisent.
  • La baisse des loyers et du prix de l’énergie
  • la construction massive de logement social et l’application de la loi SRU obligeant les communes à disposer de 25 % de logement social
  • L’abrogation de toutes les mesures de marchandisation du logement social, (conventions d’utilité sociale-CUS, ventes, démolition, privatisation des bailleurs sociaux…) et de toutes celles qui précarisent les habitants (loi Boutin, loi LOPPSI2, loi de finances 2011 …)
  • La création d’un service public du logement pour : produire 200 000 vrais logements sociaux par an, agir contre la spéculation, lutter contre les taudis et les abus, faire respecter le droit au logement décent et accessible
  •   Pour financer les HLM nécessaires : doublement du plafond du Livret A et centralisation à 100% par l’Etat, suppression de la TVA et rétablissement du 1%.

  • Un emploi pour tous et une augmentation générale des salaires

 

Ne laissons pas faire. Ensemble, agissons !

 

Avec la populations, les voisins, organisons la solidarité dans la lutte contre les expulsions.

  • Tu connais une famille dans cette situation, qui n’a plus aucun recours possible
  • Tu es prêt à te mobiliser dans ton quartier si une expulsion se produisait
  • Contactes-nous par mail : pcfquentin@live.fr ou 06.26.09.26.48

 

 

Article de l’Aisne Nouvelle : http://www.aisnenouvelle.fr/article/social/expulsions-pourquoi-et-comment

Quand le PC jouait les gros bras ( Et nous y sommes encore prêts)
Secrétaire de section du Parti Communiste à Saint-Quentin, Corinne Bécourt se souvient. A une époque, dès que les responsables communistes, Claude et Jean-Luc Tournai, Corinne Bécourt, etc, étaient prévenus qu’une expulsion ou une saisie était prévue, la mobilisation sonnait. « Nous étions dès 7 heures du matin dans l’appartement aux côtés des locataires, pour empêcher le serrurier de forcer la porte et interdire l’entrée des déménageurs, de l’huissier, de la police. Nous bloquions l’accès au logement ».
Sur place, alors que les déménageurs avaient commencé à embarquer les meubles, c’était l’action forte. « Nous appelions du renfort, nous étions alors une quinzaine parfois une vingtaine avec les voisins, pour redescendre les meubles du camion. Les déménageurs qui étaient trois ou quatre ne pouvaient rien faire. On appelait le sous-préfet, on négociait un accord avec l’huissier, un étalement des dettes et le camion repartaient à vide. »
Corinne Bécourt se souvient être arrivée trop tard lors d’une saisie, d’avoir alors mobilisé ses troupes lors de la vente des meubles aux enchères, les avoir rachetés pour des sommes dérisoires et rendu à leurs malheureux propriétaires. « Les choses se sont empirées au fil des années, désormais les gens partent du jour au lendemain avant d’être expulsés tellement la pression est forte. Dernièrement une femme a mis elle-même ses meubles sur le trottoir pour les donner et s’est retrouvée à la rue. Notre objectif est de tout faire pour éviter les expulsions. Nous contactons les bailleurs, la sous-préfecture… ».

 

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