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Saint-Quentin, la ville où le chômage vous sourit – Quarante salariés de Xavier Bou convoqués avant d’être licenciés (Article Courrier Picard)

Saint-Quentin, la ville où le chômage vous sourit – Quarante salariés de Xavier Bou convoqués avant d’être licenciés  (Article Courrier Picard)

Courrier Picard

 

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Ils ont rencontré hier après-midi l’administrateur judiciaire et leur futur ex-employeur. C’est la suite logique du plan de redressement en vue d’apurer une dette colossale.

 

 

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Ce n’est pas une petite charrette que prépare l’administrateur judiciaire. Depuis le placement en redressement de la holding EGA et de deux filiales, BO-Pure et XS Finances, le 11 mars, Xavier Bou a été contraint de tailler dans son effectif pour redresser la barre financière de ses sociétés en grande difficulté.

Hier après-midi, le plan de redressement s’est donc poursuivi à la salle Paringault, mise à disposition par la Ville. « Ce qui est regrettable, c’est de se retrouver dans une salle municipale. Est-ce que c’est le rôle de la Ville de prêter une salle pour licencier ? », s’est indigné Lionel Pawlik, de la CGT, représentant des 40 salariés, convoqués collectivement lors de cet entretien préalable au licenciement.

Cette rencontre ne s’est pas organisée uniquement avec leur tutelle provisoire. Peu après 14 heures, l’entrepreneur Xavier Bou est entré dans la salle, accompagné pour cela par Dominique Gruny, ex-patron de la papeterie La Couronne de Gauchy, elle aussi passée par un plan de licenciement l’année dernière. Le mari de la députée suppléante de Xavier Bertrand, Pascale Gruny, est-il venu apporter ses conseils en matière de gestion de conflits sociaux ? C’est le bruit qui courait hier.

Les futurs ouvriers licenciés ne se sont pas montrés véhéments envers leur ancien employeur. Certes, quelques-uns l’ont hué mais tous lui ont tourné le dos pour montrer à quel point ils ne comprennent toujours pas pourquoi ils se retrouvent aujourd’hui à la porte de Pôle emploi.

« L’administrateur va leur expliquer les modalités du plan de licenciement, parce que tout le monde a reçu sa lettre, poursuit Lionel Pawlik. On ne leur a pas proposé de postes de reclassement mais conseillé de suivre le contrat de sécurisation professionnelle. » Ce qui leur permettra de toucher 80 % de leur salaire brut, tout en essayant de décrocher un nouveau poste dans une autre entreprise. Le tribunal de commerce a laissé six mois de délai à l’entrepreneur de travaux publics pour redresser ses comptes bancaires dans le rouge.

Et depuis un mois donc, 40 ouvriers sur les 57 qu’emploie Xavier Bou à travers ses trois sociétés, se sont retrouvés sur la liste noire. Sur quels critères les a-t-il choisis ? « En fonction du nombre d’enfants, de l’ancienneté », répond Lionel Pawlik. Beaucoup espéraient hier en savoir davantage sur le montant du passif que le patron n’a pas souhaité, pour l’heure, rendre public.

« Il paie au cul du camion »

Néanmoins, la vie de quelques chantiers se poursuit. « Nous continuons de travailler mais nous avons du mal à obtenir des matières premières », avoue ainsi l’un de ces salariés en sursis. « Et quand on les a, c’est la moitié », embraye un autre. Les principaux fournisseurs en matériaux et notamment Gedimat Bruhy-Vacherand, ont de plus en plus de mal à honorer les livraisons puisque Xavier Bou leur doit des centaines de milliers d’euros. Résultat, les chantiers avancent au gré des règlements honorés par l’entrepreneur. « Maintenant, il est obligé de payer au cul du camion », indique un quadragénaire. Par exemple, le chantier de la résidence Augusta, vitrine du savoir-faire de Xavier Bou, est en stand-by. Le promoteur immobilier, présent sur le salon de l’habitat ce week-end, doit relancer les travaux de la friche Babou au travers de nouveaux appels d’offres. Ce qui induira forcément des retards sur la livraison des 42 futurs appartements de standing en plein centre ville. Et d’autres chantiers en cours ont aussi été stoppés net puisqu’ils coûteraient trop cher à terminer.

Les salariés espèrent au moins obtenir la raison pour laquelle les sociétés ont coulé. « Le tribunal de commerce va nommer un expert pour savoir où ça a péché », indique Lionel Pawlik. La charrette aura déjà fait du chemin.
GUILLAUME CARRÉ

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