Archive | 10 avril 2013

Crise de l’Education en Europe : L’école, cible du Capital

Les baisses de budget sont légions en ce qui concerne l’Education dans l’Union Européenne.

Leur projet collectif, soit disant « de progrès » cachant une entreprise capitaliste et dont le seul objectif est le profit, a de plus en plus de mal à cacher son véritable visage.

La dégradation de la situation française de ces dernières années n’est qu’une pièce du puzzle. D’autre pays, sous la pression des financiers ont vu leur système éducatif gravement remis en question sur les bases les plus fondamentales.

Au Danemark, les enseignants refusent le dialogue social visant à imposer la flexicurité. Les écoles paralysées par un mouvement de grève sans précédent.  Flexicurité, modèle éducatif danois, culture du dialogue social : patronat, gouvernement socialiste ou de droite, syndicats réformistes n’ont d’yeux que pour le « modèle danois ». Dans l’éducation comme ailleurs, les masques tombent et les limites du système se révèlent. Un des plus importants conflits de travail de ces dernières décennies au Danemark : 900 000 élèves de primaire et de collège restent à la maison tandis que 70 000 enseignants ont déserté les salles de classes. Un conflit historique déclenché par le projet que tente d’imposer l’Organisation patronale des collectivités locales (KL), avec le soutien du gouvernement : une augmentation du temps de travail hebdomadaire légal, partant d’une remise en cause du temps de préparation des leçons…  Suite de l’article

En Grèce, le parlement annule le droit à l’enseignement gratuit pour tous. Jeudi 28 mars, le parlement grec a adopté une loi, nommée Plan Athéna, qui vise à démolir l’enseignement supérieur gratuit et fourni par l’Etat. La loi a été passée de force en violation flagrante de la constitution grecque qui ne permet pas l’abolition des universités… Suite de l’article

Les politiques d’austérité dans les pays riches pénalisent les enfants, déplore l’Unicef dans son rapport annuel sur la situation des enfants dans les économies avancées, publié mercredi 10 avril.  « Beaucoup de gouvernements expliquent qu’ils doivent régler la question de la dette pour ne pas laisser cette charge aux générations futures », a relevé Chris de Neubourg, qui dirige le centre de recherche politique et sociale de l’Unicef. Mais si cette réduction des dépenses visent l’éducation ou les familles modestes, « la facture est présentée aux enfants maintenant », a-t-il souligné devant la presse à Genève. LA FRANCE À LA 10E PLACE… Suite de l’article

La commission européenne vient de publier une étude sur l’état des budgets consacrés à l’éducation en Europe depuis 2010. Des coupes de plus de 5 % ont été imposées en Grèce, en Hongrie, en Italie, en Lituanie et au Portugal, contre des baisses situées entre 1 et 5 % en Estonie, en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni. La courbe est changeante pour la France d’une année sur l’autre. Les coupes budgétaires ont avant tout débouché sur des réductions des effectifs dans le corps enseignant de 10 États membres : Bulgarie, Chypre, Estonie, France, Italie, Lettonie, Lituanie, Portugal, Roumanie et Royaume-Uni.
Une baisse doublement inquiétante, car elle s’explique non seulement sur la suppression de poste, en primaire et secondaire, mais aussi dans certains pays par la baisse du nombre d’étudiant dans le supérieur. Les gouvernements communiquent peu de chiffre depuis 2008 à ce sujet, mais les tendances de l’OCDE semblent montrer une baisse dans plusieurs pays du nombre d’étudiants du supérieur par classe d’âge.

Ces mesures ne sont pas induites par une austérité nécessaire (pour qui ?) ou par une quelconque crise. Elles sont le déroulement « normal » du système Capitalisme. L’accumulation croissante des richesses par un petit nombre de privilégiés ne peut se faire aujourd’hui que par la baisse du coût du travail et la remise en cause des acquis sociaux. On assiste non pas à une crise mais à l’aboutissement du capitalisme. Seul le rapport de force peut insuffler un changement de cap. Organisons-nous !

Ken Loach sur Margaret Thatcher:

Ken Loach sur Margaret Thatcher:

« Margaret Thatcher fut le premier ministre le plus diviseur et destructeur des temps modernes : chômage de masse, fermeture d’usines, des communautés détruites, voilà son héritage. Elle était une combattante et son ennemi était la classe ouvrière britannique. Ses victoires, elle les a obtenues grâce à l’aide des figures politiquement corrompues du Parti travailliste et de nombreux syndicats.
Ken Loach sur Margaret Thatcher: dans BREVES 130410_thatcher_pinochetC’est à cause des politiques mises en place par elle que nous sommes aujourd’hui dans cette situation. D’autres Premiers ministres ont suivi son exemple, notamment Tony Blair. Elle a tiré les ficelles, il fut sa marionnette. Souvenez-vous qu’elle a qualifié Mandela de terroriste et qu’elle a pris le thé avec Pinochet, ce tortionnaire et assassin. Comment lui rendre hommage ? En privatisant ses obsèques. Faisons jouer la concurrence et allons au moins offrant. C’est ce qu’elle aurait fait. »

Saint-Quentin, la ville où le chômage vous sourit – Quarante salariés de Xavier Bou convoqués avant d’être licenciés (Article Courrier Picard)

Courrier Picard

 

| SOCIAL |

Ils ont rencontré hier après-midi l’administrateur judiciaire et leur futur ex-employeur. C’est la suite logique du plan de redressement en vue d’apurer une dette colossale.

 

 

Saint-Quentin, la ville où le chômage vous sourit - Quarante salariés de Xavier Bou convoqués avant d'être licenciés  (Article Courrier Picard) dans APPELS 2132251307_3060745_1

 

 

Ce n’est pas une petite charrette que prépare l’administrateur judiciaire. Depuis le placement en redressement de la holding EGA et de deux filiales, BO-Pure et XS Finances, le 11 mars, Xavier Bou a été contraint de tailler dans son effectif pour redresser la barre financière de ses sociétés en grande difficulté.

Hier après-midi, le plan de redressement s’est donc poursuivi à la salle Paringault, mise à disposition par la Ville. « Ce qui est regrettable, c’est de se retrouver dans une salle municipale. Est-ce que c’est le rôle de la Ville de prêter une salle pour licencier ? », s’est indigné Lionel Pawlik, de la CGT, représentant des 40 salariés, convoqués collectivement lors de cet entretien préalable au licenciement.

Cette rencontre ne s’est pas organisée uniquement avec leur tutelle provisoire. Peu après 14 heures, l’entrepreneur Xavier Bou est entré dans la salle, accompagné pour cela par Dominique Gruny, ex-patron de la papeterie La Couronne de Gauchy, elle aussi passée par un plan de licenciement l’année dernière. Le mari de la députée suppléante de Xavier Bertrand, Pascale Gruny, est-il venu apporter ses conseils en matière de gestion de conflits sociaux ? C’est le bruit qui courait hier.

Les futurs ouvriers licenciés ne se sont pas montrés véhéments envers leur ancien employeur. Certes, quelques-uns l’ont hué mais tous lui ont tourné le dos pour montrer à quel point ils ne comprennent toujours pas pourquoi ils se retrouvent aujourd’hui à la porte de Pôle emploi.

« L’administrateur va leur expliquer les modalités du plan de licenciement, parce que tout le monde a reçu sa lettre, poursuit Lionel Pawlik. On ne leur a pas proposé de postes de reclassement mais conseillé de suivre le contrat de sécurisation professionnelle. » Ce qui leur permettra de toucher 80 % de leur salaire brut, tout en essayant de décrocher un nouveau poste dans une autre entreprise. Le tribunal de commerce a laissé six mois de délai à l’entrepreneur de travaux publics pour redresser ses comptes bancaires dans le rouge.

Et depuis un mois donc, 40 ouvriers sur les 57 qu’emploie Xavier Bou à travers ses trois sociétés, se sont retrouvés sur la liste noire. Sur quels critères les a-t-il choisis ? « En fonction du nombre d’enfants, de l’ancienneté », répond Lionel Pawlik. Beaucoup espéraient hier en savoir davantage sur le montant du passif que le patron n’a pas souhaité, pour l’heure, rendre public.

« Il paie au cul du camion »

Néanmoins, la vie de quelques chantiers se poursuit. « Nous continuons de travailler mais nous avons du mal à obtenir des matières premières », avoue ainsi l’un de ces salariés en sursis. « Et quand on les a, c’est la moitié », embraye un autre. Les principaux fournisseurs en matériaux et notamment Gedimat Bruhy-Vacherand, ont de plus en plus de mal à honorer les livraisons puisque Xavier Bou leur doit des centaines de milliers d’euros. Résultat, les chantiers avancent au gré des règlements honorés par l’entrepreneur. « Maintenant, il est obligé de payer au cul du camion », indique un quadragénaire. Par exemple, le chantier de la résidence Augusta, vitrine du savoir-faire de Xavier Bou, est en stand-by. Le promoteur immobilier, présent sur le salon de l’habitat ce week-end, doit relancer les travaux de la friche Babou au travers de nouveaux appels d’offres. Ce qui induira forcément des retards sur la livraison des 42 futurs appartements de standing en plein centre ville. Et d’autres chantiers en cours ont aussi été stoppés net puisqu’ils coûteraient trop cher à terminer.

Les salariés espèrent au moins obtenir la raison pour laquelle les sociétés ont coulé. « Le tribunal de commerce va nommer un expert pour savoir où ça a péché », indique Lionel Pawlik. La charrette aura déjà fait du chemin.
GUILLAUME CARRÉ

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