Archive | 7 mars 2013

Jeunes Communistes : Face à la colère de la jeunesse populaire contre l’euro et l’U.E, quelles réponses les communistes doivent-ils apporter ?

Jeunes Communistes : Face à la colère de la jeunesse populaire contre l’euro et l’U.E, quelles réponses les communistes doivent-ils apporter ? dans Divers images166% des moins de 35 ans et 77% des employés et ouvriers « regrettent le franc ».

Ces chiffres doivent évidemment nous faire réfléchir et nous devons analyser ce rejet de classe de l’euro. Est-il lié à une vision nostalgique du franc ? Ou plutôt lié à un rejet politique  de l’Union Européenne et des politiques d’austérité qu’elle entraîne ?

Lorsque l’on s’attarde sur les chiffres, on peut remarquer que les plus de 65 ans et les retraités sont ceux qui restent les plus attachés à l’euro, un paradoxe saisissant pour les partisans de l’UE. Pour nous le constat est simple, le rejet de l’euro se fonde sur un rejet de classe de l’UE du capital.

La casse des services publics, la multiplication des politiques antisociales (dont la destruction future du CDI), tous les politiciens affirment que c’est pour sauver l’euro et l’UE. A partir de là, comment les travailleurs pourraient nouer une relation affectueuse avec cette UE qui les opprime et qui sert les capitalistes dans leur recherche effrénée du profit ? Comment la jeunesse peut-elle se voir un avenir dans cette UE qui détruit l’ensemble des acquis sociaux que des générations de communistes ont réussi, par des luttes historiques, à gagner ?

Le MJCF se doit d’être à l’avant-garde de la classe ouvrière et de poser les bonnes raisons à ce renoncement de l’UE. Nous ne devons pas laisser l’extrême-droite xénophobe seule sur ce sujet qui trompe la colère légitime des jeunes. Ce ne sont pas les Rroms et l’Espace Schengen qui nuisent aux travailleurs mais bien le patronat qui se sert de l’espace économique européen pour mettre en concurrence les peuples. Ce n’est pas le « patriotisme économique » ou la lutte pour la « primauté du droit national sur le droit européen » qui sauvera la jeunesse populaire française mais bien la lutte des classes. Tout cela, et encore bien plus, nous devons l’expliquer et permettre à la jeunesse de mettre un nom sur ce qu’elle rejette dans l’UE, le système capitaliste !

Elections en Basse-Saxe : le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé

Vivelepcf, 21 janvier 2013

Des élections régionales avaient lieu le 20 janvier 2013 dans l’importante région de Basse-Saxe en Allemagne occidentale, 8 millions d’habitants, où se trouvent notamment les principales usines de Volkswagen.

La coalition au pouvoir nationalement, conservateurs (CDU) et libéraux (FDP), se tient relativement bien, à 45,9% des voix. Elle perd 4,5% et la présidence de la région à un siège près. Mais il n’y a pas de vote sanction.

La coalition d’alternance, sociaux-démocrates (SPD) et Verts, progresse de 8% et prend un léger avantage à 46,3%. Les Verts, +5,7% à 13,7% des voix, profitent particulièrement des débats sur les déchets nucléaires.

92% des suffrages exprimés se sont ainsi portés sur les partis du consensus antisocial qui, alternativement, se sont appliqués nationalement et régionalement à diminuer les salaires et la protection sociale, à diriger l’argent public vers les grands trusts, à faire payer des investissements « écologiques » par les usagers au plus haut prix, à réduire l’offre de service public, notamment l’école…

Ce constat, en Allemagne comme ailleurs, est consternant et appelle la réflexion des progressistes.

En 2013, l’abstention est à peine moins faible qu’en 2008, 40%. C’est une donnée durable : Une grande partie de la classe ouvrière et des catégories les plus pauvres ne se sentent pas concernés par les élections.

Elections en Basse-Saxe : le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif 130121_niedersachsen1-300x168L’autre fait marquant du scrutin est l’effondrement du Parti de la gauche, die Linke, le Front de gauche allemand. Il passe de 7,1% en 2008 à 3,1% en 2013 et perd toute sa représentation. Son électorat s’est volatilisé dans toutes les circonscriptions. Le feu de paille n’a pas duré. L’absence de perspective alternative a été sanctionnée.

Aujourd’hui, la droite est au pouvoir seule à Berlin, sans les sociaux-démocrates comme en 2008. Die Linke ne joue plus le rôle de réceptacle électoral, à gauche du SPD, d’autant moins que sa direction défend comme perspective une participation à une coalition avec les sociaux-démocrates et les Verts pour les « tirer à gauche ». Ceux qui se résignent à l’alternance social-démocrate ont voté directement SPD, les autres se sont abstenus. Pour les problématiques « sociétales » d’accompagnement, les Verts sont des porte-paroles plus efficaces que Die Linke.

Moins que jamais, Die Linke représente une alternative de résistance au système.

En Basse-Saxe, ses responsables se sont associés dès 2008 à la campagne de dénigrement anti-communiste visant la seule élue régionale du Parti communiste allemand, Christel Wegner (DKP). Le conformisme anticommuniste ne paie pas non plus.

Pas plus que l’imagerie gauchiste. Dans les toutes dernières semaines, Die Linke a parachuté Sarah Wagenknecht comme tête d’affiche en Basse-Saxe. L’arrivée de la médiatique conférencière, alibi de gauche « communiste » depuis 20 ans à tous les reniements réformiste de Die Linke, n’a visiblement pas touché l’électorat populaire.

Communistes français, nous assurons nos camarades du DKP et Christel Wegner particulièrement de tout notre soutien dans leur action dans les syndicats et les luttes en Basse-Saxe. Nous attirons une nouvelle fois l’attention sur la gravité pour les travailleurs et le mouvement révolutionnaire de la ligne du Parti de la gauche européenne et de ses avatars nationaux, en Allemagne comme en France.

A Hugo Chavez, le peuple vénézuélien et le mouvement antiimpérialiste international peuvent être reconnaissants

Hommage à Hugo Chavez

EDT pour Pcf Paris 15, 6 mars 2013, repris par vivelepcf

Le décès d’Hugo Chavez nous affecte profondément. Il est prématuré aussi bien pour l’homme que pour son action dans le renouveau du mouvement émancipateur des peuples, de la lutte antiimpérialiste.

Notre pensée va d’abord au peuple vénézuélien, qui par millions exprime sa peine immense dans les rues du pays. Nous transmettons nos condoléances à nos camarades du Parti communiste du Venezuela et à nos amis de l’Ambassade du Venezuela en France.

L’Ambassade  nous a aidés régulièrement à comprendre et faire connaître dans le 15ème arrondissement l’expérience de la Révolution bolivarienne, avec la fraternité et l’enthousiasme insufflés par Hugo Chavez, si éloignés des codes diplomatiques.

A Hugo Chavez, le peuple vénézuélien et le mouvement antiimpérialiste international peuvent être reconnaissants dans Communisme-Histoire- Théorie 130307_Chavez_CastroLe Venezuela est un pays économiquement favorisé par la nature. C’est aussi un des pays qui ont subi le plus lourdement le colonialisme, l’impérialisme et leurs séquelles, le sous-développement.

Hugo Chavez est arrivé au pouvoir en 1999 proclamant vouloir défendre les intérêts du peuple et développer la justice sociale. Son premier mérite, inestimable, est d’avoir tenu son engagement.

Le bilan est éloquent. La pauvreté et les inégalités ont considérablement reculé. Une grande part des immenses richesses exploitées a été enfin redirigée vers les populations.

Sur bien des points, le retour en arrière n’est plus imaginable.

L’essor de l’éducation, de l’accès aux soins, grâce notamment à la coopération avec Cuba, mais aussi de la participation politique des masses à la vie publique, ont donné au pays les conditions d’un véritable développement autonome.

L’expérience politique lancée par Chavez s’est heurtée à une opposition acharnée de la réaction, des possédants, de l’impérialisme. Au fil de son développement, elle s’est manifestée par la violence, le sabotage économique, les pressions extérieures pilotées depuis les Etats-Unis, la subversion. Elle a toujours échoué.

Le deuxième immense mérite de Chavez et de ses compagnons est d’avoir résisté en impliquant de plus en plus massivement la population pauvre et laborieuse dans le combat politique, en recherchant les voies d’une rupture révolutionnaire, dans les conditions du Venezuela et de l’époque : le socialisme « bolivarien ».

La prise du pouvoir par Chavez n’a pas mis fin à la lutte des classes au Venezuela. Elle s’est aiguisée.

La bourgeoisie reste forte. Le capitalisme reste le mode de production prédominant. L’impérialisme américain demeure en mesure d’exercer des pressions considérables sur son voisin et fournisseur de pétrole.

La lutte des classes, le Président Chavez, avec ses compagnons, toujours plus nombreux, l’a menée inlassablement du côté du peuple, à tous les niveaux.

Il a développé une organisation politique de masse, ouvrant des espaces d’autogestion au cœur des quartiers et des villages. Il a fondé le PSUV, Parti socialiste unifié du Venezuela avec l’ambition d’en faire l’instrument révolutionnaire conduisant au socialisme. Dans cet objectif, Chavez a reconnu le rôle d’avant-garde du Parti communiste du Venezuela, allié essentiel du processus révolutionnaire.

Chavez et son gouvernement ont fait reculer l’emprise du capitalisme et de l’impérialisme sur le pays. Ils ont lancé un vaste programme de réappropriation des profits pétroliers. L’affrontement a été très rude contre les potentats des firmes nationales et internationales. Le gouvernement a procédé à une série de nationalisations, des grands services publics, du secteur financier etc. Chacune a été et reste un enjeu intense de lutte contre les survivances bourgeoises.

130307_chavez_castro dans Faire Vivre et Renforcer le PCFChavez et ses compagnons ont recherché et trouvé, dans le rapport de forces mondial, des alliés contre l’impérialisme en général, contre l’impérialisme US en particulier. Les peuples d’Amérique latine se sont reconnus dans l’expérience émancipatrice vénézuélienne. Elle a constitué un point d’appui décisif et un repère pour les victoires de Morales en Bolivie ou Correia en Equateur. Les gouvernements sociaux-démocrates-libéraux d’Amérique latine ont été amenés à afficher leur sympathie pour Chavez et le Venezuela bolivarien. Avec l’ALBA, le Venezuela, la Bolivie et Cuba ont promu un système d’échange et de coopération profitable aux peuples, une véritable alternative à l’ordre impérialiste de l’ALENA des USA, au « libre-échange » et à sa logique de domination.

Chavez n’a pas hésité à faire le choix nécessaire et audacieux de l’alliance, du jumelage même, avec la révolution socialiste cubaine. Cuba et Venezuela, ensemble, ont constitué une force politique à l’écho considérable, au-delà des peuples d’Amérique latine, dans le Tiers-monde, dans le reste du monde.

Communistes français, comme des militants de tous les pays, nous sommes hautement redevables à l’œuvre, à l’audace d’un Hugo Chavez. A des mouvements historiques anesthésiés par des décennies de renoncement, d’échec, d’intégration au système dominant, l’expérience vénézuélienne, revivifiant l’expérience cubaine, a redonné un élan, a rendu, aux yeux de tous, son actualité de notre projet révolutionnaire : le socialisme.

A notre reconnaissance correspondra tout l’appui, à notre modeste niveau, que nous pourrons apporter à la postérité et au développement du socialisme bolivarien au Venezuela. La bourgeoisie et l’impérialisme comptent profiter de la mort de Chavez pour renverser ou infiltrer la démocratie vénézuélienne. C’est évident.

Mais même mort, la mémoire de Chavez continuera de renforcer le mouvement populaire, ses capacités de résistance et d’organisation.

Vive le socialisme bolivarien, vive le socialisme !

Contre « l’ANI »: faire converger les forces face à la politique au service du capital

Contre « l’ANI »: faire converger les forces face à la politique au service du capital dans APPELS nouveau-document-microsoft-publisher--300x204Le rapport de force existe pour imposer la rupture avec la politique au service du Medef !

 Faisons capoter l’accord Hollande-Medef-CFDT contre les salariés!

Source : Pcf Paris 15ème, 3 mars 2013

Le président Hollande et sa majorité gouvernementale s’apprêtent à faire passer une destruction sans précédent du code du travail.

Sa portée est très grave. Le soi-disant « Accord national interprofessionnel sur le marché du travail » (ANI) vise à faciliter les licenciements. Entre autres, il légalisera le chantage patronal au « maintien de l’emploi », contre baisse des salaires et augmentation du temps de travail, ou contre mobilité forcée.

Le Medef peine à cacher sa satisfaction devant cette contre-réforme similaire à celles qu’inspire l’Union européenne dans les autres pays comme l’Italie.

Aucun salarié ne peut plus croire aux illusions propagées sur le « changement » avec l’alternance électorale.

Le gouvernement Hollande-Ayrault va jusqu’à accorder 20 milliards d’euros de nouveaux cadeaux fiscaux au patronat au nom du « choc de compétitivité ». Il reprend à son compte les hausses de TVA voulues hier par Sarkozy. Il s’attaque aux allocations familiales. Sur le dossier emblématique des retraites, il prépare l’opinion à une aggravation des contre-réformes Fillon et Woerth. Etc.

De changement, il n’y en a que dans le ton et la méthode. A l’arrogance succède la mise en scène de l’impuissance et de la fatalité. A l’hypocrite « dialogue social » de Raffarin et Sarkozy, Hollande, fort du soutien inédit que lui ont apporté les principales centrales syndicales, passe à l’institutionnalisation de la « négociation sociale », pour ne pas dire de la collaboration de classe. Elle lui permet de se défausser vis-à-vis du pays.

L’ANI serait ainsi le fruit d’un « accord » entre les organisations patronales et certaines organisations syndicales (CFDT, CFTC et CGC, minoritaires) et devrait rentrer dans la Loi, sans discussion. La CFDT, qui avait soutenu la loi Fillon contre les retraites, confirme, sans surprise, son orientation en se prévalant du soutien des principaux syndicats européens de la Confédération européenne des syndicats (CES), fer de lance du Traité de Lisbonne rejeté par le peuple français.

Depuis des années, la colère populaire monte dans notre pays. Nous étions des millions à manifester en 2009 contre l’austérité. Nous avons été 10 millions au total, soutenus par l’immense majorité, à manifester pour la défense de la retraite à 60 ans et de son financement solidaire.

Des luttes conséquentes, d’ampleur nationale, se développent pour le maintien de l’activité productive, pour les salaires, pour les services publics : PSA, Goodyear, Virgin, SNCF, Hôpital etc.

La perspective politique ne peut plus être détournée vers un prochain « changement » électoral, vers une recomposition politicienne au Parlement. La lutte pour les retraites ne s’est pas heurtée à « l’obstination et la surdité » de Sarkozy mais au choix général de l’UMP et du PS d’appliquer en France la politique en faveur du patronat et du capital coordonnée par l’UE : faire payer leur propre crise au monde du travail.

La suite, on la connaît. On l’observe en Grèce, au Portugal, en Italie, en Allemagne aussi où 7 millions de salariés travaillent pour 1 euro de l’heure.

La perspective politique de «changement », ne saurait être un aménagement, une renégociation des projets gouvernementaux mais leur mise en échec par le mouvement populaire.

Les « accords de compétitivité », l’augmentation du temps de travail avec gel ou baisse des salaires pendant 2 ans : C’est inacceptable, ce n’est pas négociable ! On sait, à l’exemple de Continental ou de Bosch, que cela n’empêche pas les licenciements, mais ne fait que gonfler les profits.

La mobilité interne obligatoire dans l’entreprise sous peine de licenciement pour « motif personnel » : C’est inacceptable, ce n’est pas négociable !

La réduction de 5 à 2 ans des possibilités du salarié de contestation devant les prud’hommes de son licenciement : C’est inacceptable, ce n’est pas négociable !  

L’ensemble de l’ANI est inacceptable et n’est pas négociable. Les forces existent pour gagner le retrait du projet de loi.

De même, il ne saurait être question pour nous de réclamer en échange des 20 milliards d’euros de crédits d’impôts aux entreprises (encore 100 millions pour la famille Peugeot!) les « contreparties » insignifiantes que le pouvoir est prêt à concéder.

 

Plus que jamais, communistes, nous portons, au cœur des luttes et des entreprises, des propositions de rupture comme

· la nationalisation des constructeurs automobile, de la sidérurgie…

· le refus de l’application des directives européennes de mise en concurrence des services publics,

LE RETRAIT DU PROJET DE LOI REPRENANT L’ANI  

36 15 Tonton : le minitel rose de Mélenchon

 vivelepcf

36 15 Tonton : le minitel rose de Mélenchon dans BREVES 130307_minitel_3615_tonton« 36 15 Tonton » était, en 1988, le serveur minitel du mouvement « Pour nous, c’est lui ». L’ancêtre d’internet savait déjà être le support de la communication politique la plus pitoyable, en l’occurrence destinée à préparer et pousser la candidature de François Mitterrand à sa réélection.

Les titres de rubrique indiquent le niveau politique de la démarche : « Etes-vous un bon tontonmaniqiaque ? » ou « dix bonnes raisons de devenir tontonmanique ». L’animateur de « Pour nous, c’est lui » expliquait que la forme « à la fois éducative et humoristique » et « le jeu des questions réponses » devaient amener le « miniteliste à retrouver lui-même les argumentaires de campagne ».

Qui était cet animateur ? Jean-Luc Mélenchon, alors jeune sénateur PS !

Vraiment il n’a pas changé. Mélenchon est resté – il le dit – totalement fidèle et reconnaissant à la personne et à l’œuvre de Mitterand, le politicien, venu du pétainisme, qui voulait prendre « 3 millions de voix aux communistes ». Notamment Mélenchon garde la même fidélité à son autre parrain historique, le chef trotskyste Pierre Boussel-Lambert.

Dans la méthode aussi, Mélenchon est resté le même. Il a gardé la même conception du citoyen-électeur.

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