Archive | 7 février 2013

Conférence de la section de Saint-Quentin du PCF

Conférence de section du 22 janvier

 

Nous ne pouvons que déplorer qu’aucun responsable départemental n’ait participé à notre conférence de section.

  1. 1.    Extrait du discours d’introduction de Jean-Luc Tournay

 

« Cher Camarade,

 

Je tiens d’abord au nom de la section de St Quentin, vous souhaiter tous mes vœux de bonheur, de luttes et de victoires, contre les licenciements qui explosent aujourd’hui, tous secteurs confondus, victoires pour plus de justices, d’égalité et de paix. La paix, un nom qui prend une nouvelle fois toute sa place chez les communistes.

 

Avant de poursuivre cette introduction, je voudrai donner quelques informations me concernant. J’ai donc retrouvé un emploi depuis le 7 janvier 2013, à la communauté d’agglomération de St Quentin. Hasard du calendrier, c’est la date anniversaire de mon frère Claude, que je salue au passage. C’est donc pour moi un grand soulagement moral mais surtout financier. Mais ce nouveau job m’a quelques peu handicapé, quant à la préparation de cette conférence de section, à commencer par ce rapport d’introduction, car franchement, je n’ai pas eu le temps de m’y consacrer davantage, et je vous prie de m’en excuser.

 

Ca sera donc du tout venant, mais surtout du bref car je compte sur vous pour relever le débat.

 

Ceci dit, depuis le temps, je me suis dit, il y a bien quelques camarades qui vont prendre les choses en main pour mener cette conférence de section à bien. Corinne est passée par là et je le savais.

 

Voilà, je ne veux pas griller les étapes et essayons d’avancer ensemble. Vous le savez, notre prochain congrès se déroule dans un contexte très difficile. Tant sur la stratégie politique menée par la direction du PCF depuis plusieurs congrès, débouchant sur le front de gauche, que sur la situation politique nationale et internationale. Notamment avec ce qui se passe aujourd’hui au Mali. Une intervention militaire menée par la France, comprenant d’autres puissances impérialistes, indissociables de la dérive militariste et interventionniste de l’OTAN et de l’union européenne dans un contexte d’approfondissement de la crise du capitalisme.

 

L’intervention militaire au Mali, déclenchée une fois de plus, sous le prétexte de la « lutte contre les terroristes islamistes » est indissociable des plans des diverses puissances impérialistes, notamment la France, visant à reconstruire leur toile de puissance coloniale détruite par des décennies de lutte des peuples africains, à contrôler et exploiter les abondantes ressources naturelles de la région et en particulier du Mali. Notamment le pétrole et autres richesses du sous sol comme l’uranium.

 

Au plan national, je ne rentrerai pas dans les détails, la gauche est au pouvoir (Assemblée nationale, Sénat, Conseils régionaux, Conseils généraux ) mais le changement ce n’est pas maintenant. Nous avons quelques dératés. Ceci dit pour faire court, on le savait …

 

La situation de l’emploi dans ce pays, prend une tournure catastrophique : La sidérurgie, l’automobile, les services publics … pas un secteur épargné ! Bien sûr, nous héritons d’une situation politique de droite : Sarko,Bertrand, Fillion et d’autres qui semblent oublier qu’ils étaient au gouvernement il y a quelques moi. Toutes ces réformes Sarkozy qui ont tant fait mal au peuple, à la classe ouvrière. Notamment celle des retraites et tant d’autres aussi injustes les unes que les autres.

 

Dans ce contexte politique national, malgré un désaccord de fond avec la stratégie par le PCF, notamment avec le front de gauche. La section de St Quentin, a toujours été sur le terrain, avec les gens dans leurs combats et contre les expulsions, les coupures EDF, la qualité du chauffage dans les quartiers. La section a participé à tous les combats contre les inégalités, la misère, les licenciements, les attaques contre les sans papiers … Historiquement, notre section est connue et reconnue dans le St Quentinois.

 

Dernièrement, l’annonce d’une création d’une section St Quentinoise du front de gauche est une nouvelle basse besogne à l’encontre de ces centaines de communistes qui ont milité durement pour défendre l’image et les couleurs d’un parti communiste révolutionnaire.

 

Ils en sont où avec leur section ? A ça pour éviter le débat, il fallait faire comme ça ! Mais quand on regarde les résultats de la dernière consultation pour les textes alternatifs, il n’y a pas photo !

 

Alors camarades ! Gardons le cap, ne nous laissons pas tenter par les sirènes mélanchonistes. Mélanchon, celui qui disait «  trente minutes après le premier tour des élections présidentielles, je me désiste pour F Hollande sans condition »

 

Hé oui, il y a du grain à moudre ! Oui camarade, continuons à gérer notre section d’une façon innovante, visible, proche des gens. Continuons nos actions sur les marchés, aux entreprises, dans les quartiers et villages. Comme on l’a toujours fait.

 

Le renfort de la Jeunesse à la section de St Quentin est un signe important pour sa continuité. Continuons notre fête des libertés, continuons notre fête de l’humanité, continuons nos rendez vous conviviaux, sans perdre de vue, qu’un jour toutes nos initiatives paierons, comme elles ont payé il y a quelques parce que notre section de St Quentin a toujours été unie.

 

Le rapport  d’activités et le bilan financier  ont reçu l’aval de la conférence, se  félicitant de la situation saine de la  section.

 

Notre congrès se tiendra donc du 7 au 10 février »

 

 

 

 


 

         2.     Débat et discussion des amendements et des vœux pour la conférence fédérale

 

 

 

Vœu 1 / déclaration de principe :La base commune n’est pas légitime

1 abstention

1 refus de vote

adopté

Vœu 2 :Condamner l’aventure guerrière de l’impérialisme français au Mali.

1 abstention

adopté

Vœu 3 :Pour un projet propre au parti communiste

Unanimité

adopté

Vœu 4 :Rectification de la carte du PCF et notre logo marteau et faucille.

Unanimité

adopté

Vœu 5 :Pour la sortie de l’euro, pour rompre avec l’UE au service du capital, pour l’Europe des peuples.

Unanimité

adopté

Amendement 1 :Sur le chapitre 5 Statuts: Texte à supprimer concernant le choix des candidats aux élections par les communistes.

Unanimité

adopté

Amendement 2 :Sur le chapitre 4 Statuts : Rétablir et corriger la cotisation des adhérents

Unanimité

adopté

Amendement 3 :Sur le chapitre 4 Statuts : Rétablir la règle des quatre quarts pour les cotisations

Unanimité

adopté

 

 

 

  1. 3.    Concernant notre direction

 

 

Jean-Luc Tournay après 18 ans de bons et loyaux services ne souhaite plus être secrétaire de section. Il restera au bureau  et propose que Corinne devienne secrétaire de section.

 

Tous remercient l’investissement et l’engagement de Jean-Luc pendant dix huit ans. Il est reconnu comme un homme qui a beaucoup donné au parti sans contrepartie. Il restera avec nous pour d’autres luttes et prend des responsabilités différentes au sein du bureau de section.

 

Nous avons soumis au vote le nouveau comité de section et la nouvelle direction fortement renouvelée et rajeunie. Ils ont été élus à l’unanimité. Voici la composition du bureau de section :

 

 

1 BECOURT CORINNE Première secrétaire
2 TOURNAY JEAN LUC Secrétaire Organisation
3 TOURNAY OLIVIER Trésorier
4 JAN AURELIEN Secrétaire Propagande
5 CARRIER SERGE Trésorier adjoint
6 CASIER SERGE Secrétaire adjoint organisation
7 CATTEAU JEAN PHILIPPE Secrétaire adjoint Propagande
8 PLE CHRISTIAN
9 DEGUISE LOIC
10 CARPENTIER LAURIE
11 DESMIDT JEAN MARIE
12 GABERT MICHELE

 

 

 

Massacre de Charonne (édito Comité Central du PCF de février 1962)

Le PCF après le massacre de Charonne le 8 février 1962

Le PCF après le massacre de Charonne (édito CC de février 1962)

  51 ans après le massacre de Charonne, nous reproduisons ci-dessous l’éditorial des Cahiers du communisme de février 1962, numéro intitulé « gaullisme et fascisme ».

Les analyses du Parti éclairent les collusions et intérêts communs entre pouvoir gaulliste au service du capital et fascistes de l’OAS qui expliquent la violence de la répression policière contre les manifestants antifascistes et anticolonialistes.

(Il n’est alors question que de 8 morts, la dernière victime, communiste également, devant décéder à l’hôpital peu après). 

 

Massacre de Charonne (édito Comité Central du PCF de février 1962) dans Communisme-Histoire- Théorie images8Devant le péril fasciste

 

Au moment où nous écrivons ces lignes, le peuple de Paris, au cours d’obsèques solennelles et grandioses, accompagne à leur dernière demeure les huit martyrs antifascistes tombés sous les coups de la police gaulliste le 8 février dernier.

L’assassinat de ces travailleurs, dont sept d’entre eux étaient communistes, a soulevé dans tout le pays et à l’étranger une émotion profonde et une réprobation unanime.

C’est pour protester et s’élever contre le danger grandissant du fascisme, contre la poursuites des plasticages criminels des hommes de l’OAS, pratiquement jamais inquiétés ou restant impunis, que la classe ouvrière et le peuple se sont dressés en de puissantes manifestations antifascistes. Mais c’est contre elles que le pouvoir gaulliste a dépêché ses forces policières et répandu le sang.

La diversion anticommuniste du gouvernement pour tenter de justifier sa sauvagerie policière, éclaire une peu plus sa nature profondément réactionnaire, éclaire sa collusion de fait avec l’OAS. Elle montre d’une façon tragique que le pouvoir gaulliste, pouvoir des monopoles s’attaque en fin de compte à tous ceux : communistes, socialistes, catholiques, démocrates et républicains qui entendent faire barrage à l’OAS et n’acceptent pas de vivre sous le joug d’une dictature personnelle synonyme d’oppression, de misère et de guerre.

Contre la montée du péril fasciste, l’idée que le peuple doit compter désormais sur ses propres forces unies pour lui barrer la route a fait d’importants progrès.

L’union réalisée, notamment au soir du 8 février, le démontre. Cette union s’est d’ailleurs puissamment renforcée lors de l’appel à la grève générale le jour des obsèques lancé par toutes les organisations syndicales parisiennes, auxquelles se sont associés notre Parti, le PSU, le Mouvement de la jeunesse communiste, le Mouvement de la paix.

Même les décisions de grève et de manifestation de la CFTC, FO et de la FEN, du Parti socialiste SFIO, lancées pour le lundi 12 février, bien qu’elles contiennent une part d’arrière-pensée et de manœuvre sont avant tout l’expression du puissant mouvement de masse contre le fascisme qui se développe actuellement.

Une telle prise de conscience du danger OAS et un tel développement de l’action unie pour lui faire échec, sont avant tout le résultat de la juste politique et de l’action courageuse menées par notre parti.

Dénonçant, d’une part, sans relâche la nature du pouvoir personnel ouvrant la voie au fascisme, travaillant, d’autre part, sans relâche à l’union de toutes les forces ouvrières et démocratiques, notre parti s’est révélé, une fois encore, la force principale dans la lutte antifasciste, le parti qui montre, non seulement, au peuple la voie de l’intérêt national, mais organise son combat pour reconquérir les libertés et la démocratie.

 

Le grand problème du moment réside donc dans l’organisation rapide et puissante de toutes les forces ouvrières et démocratiques afin de dresser un barrage infranchissable aux fascistes de l’OAS et de les écraser.

Mais la lutte antifasciste ne saurait se mener efficacement et aboutir victorieusement sans avoir la claire conscience que le danger OAS ne se limite pas uniquement à l’éventualité d’un coup de force.

En effet, l’attitude complice du pouvoir à l’égard de l’OAS, la persistance des dirigeants socialistes de droite à refuser l’unité ouvrière, à prôner l’anticommunisme, à afficher certaines thèses rejoignant celles de l’OAS, montrent parfaitement que certains milieux n’ont pas abandonné l’idée d’un compromis avec les factieux. S’il est vrai que l’OAS ne repose sur aucune force populaire, qu’elle n’a aucune audience dans le peuple de notre pays, par contre, elle tire sa force et son arrogance de la mansuétude du pouvoir gangréné par ses hommes, elle tire aussi sa force de la politique de division et de capitulation des dirigeants socialistes de droite et de certains hommes politiques qui se réclament de la démocratie.

La vigilance et la nécessité de tout mettre en œuvre pour répondre à un éventuel coup de force fasciste ne sauraient donc nous faire oublier que les méthodes du néo-fascisme revêtent d’autres formes, celles par exemple de l’utilisation du compromis politique, et cela notamment sous prétexte d’éviter la guerre civile.

C’est pourquoi, il est nécessaire d’analyser et de dénoncer systématiquement l’attitude comlplice du pouvoir gaulliste en même temps que la politique de division des dirigeants socialistes de droite.

Il est bien évident que si des contradictions réelles, mais secondaires opposent le pouvoir aux hommes de Salan, il n’en reste pas moins que ce pouvoir du capital monopoliste et de la haute banque conserve pour adversaire principal : les masses populaires qu’il tente de courber toujours plus sous son joug.

Cette contradiction fondamentale entre la classe exploiteuse au pouvoir et les masses laborieuses, que notre parti a toujours éclairée ne saurait en aucun moment s’estomper. C’est elle, au contraire, qui explique que pour continuer à mener une politique antipopulaire et antinationale le pouvoir gaulliste se trouve tout naturellement entraîné à pactiser avec les factieux, à les utiliser, et, par conséquent, à composer avec eux.

Dans le conflit algérien, la recherche d’une solution la moins défavorable possible à l’impérialisme français se trouve ainsi aidée par la pression politique que représente l’agitation factieuse.

De plus, le pouvoir ne peut se priver de l’instrument de répression et d’oppression que représentent pour lui les forces du fascisme dans la lutte contre l’action grandissante des forces démocratiques et nationales.

Toutes ces constatations d’aujourd’hui confirment combien notre parti avait apprécié justement – et dès son avènement – la nature du pouvoir gaulliste qui porte en lui la menace du fascisme déclaré.

Les tentatives de compromis de certains milieux de gauche avec la bourgeoisie s’illustrent par des prises de position identiques, notamment à propos de l’Algérie.

Guy Mollet s’acharne toujours à réclamer sur le problème algérien des « garanties pour la minorité européenne » qui s’apparentent plus à des garanties de caractère colonial qu’à des garanties légitimes. En fait cette position rejoint les exigences colonialistes de de Gaulle et remet sans cesse en cause l’idée de l’application sans restriction du droit des Algériens à l’autodétermination et à l’indépendance.

Il en va de même des positions énoncées par Maurice Faure, président du Parti radical, sur cette question. Elles rejoignent aussi les déclarations politiques d’hommes comme Jules Romains, André Morice, Lacoste et Lejeune qui, sous couvert d’un prétendu « comité de la gauche », parlent à propos des négociations franco-algériennes du « dédain manifesté au peuple français d’Algérie ».

Mais aujourd’hui, étant donné les reculs des forces colonialistes et le développement continu de l’action populaire, rien ne doit s’opposer à la conclusion d’un accord aboutissant à la paix en Algérie.

L’accord politique entre certaines formations de gauche et la grande bourgeoisie au pouvoir ne se limite pas seulement à ce problème. Que ce soit sur la constitution antidémocratique imposée par de Gaulle, le Pacte Atlantique ou le Marché commun, de nombreux autres points d’accord unissent ces formations au pouvoir.

Ainsi, comme le déclarait Paul Laurent dans son rapport devant le Comité central de Choisy-le-Roi : « certains chefs politiques de la bourgeoisie, y compris les socialistes de droite, inquiets des difficultés plus grandes des monopoles capitalistes à continuer leur politique antipopulaire et antinationale, se préoccupent d’en redorer le blason, encore une fois sous le couvert d’une pseudo « troisième force ». Sans porter atteinte le moins du monde au système du pouvoir personnel, ils proposent, dans un soi-disant but d’apaisement, de capituler devant certains exigences de l’OAS ».

 

 

Ainsi au cours de la grande bataille engagée par notre peuple contre le péril fasciste, il est absolument indispensable de battre en brèche la politique de capitulation et de compromission des dirigeants socialistes de droite.

Le danger OAS actuel, inséparable de la désastreuse politique pratiquée par le pouvoir depuis trois années, n’est-il pas issu de la politique de division, de la politique de collaboration de classe pratiquée précisément par les dirigeants socialistes qui, sous couvert d’anticommunisme et par crainte du peuple, aidèrent de Gaulle à se hisser au pouvoir ?

L’anticommunisme – et cela apparaît de plus en plus aux yeux des masses actuellement dressées et unies dans le combat antifasciste – recouvre toujours la poursuite de la politique d’entente avec la grande bourgeoisie.

La répression sanglante organisée le 8 février dernier par le pouvoir gaulliste à l’égard des forces populaires dressées contre le péril OAS a découvert le vrai visage de la politique tyrannique, de la politique de classe de ce régime. Elle a souligné en même temps la gravité du danger fasciste, la nécessité et les possibilités de l’unité des forces ouvrières et nationales pour y mettre un terme.

Ella a montré dans sa tragédie tout le bien fondé de la politique nationale de notre Parti qui, avec confiance et persévérance, n’a cessé d’alerter et de travailler au rassemblement de toutes les énergies ouvrières et démocratiques afin d’en finir avec la guerre d’Algérie et son corollaire, le fascisme.

La bataille n’est pas terminée, c’est pourquoi les communistes redoubleront d’efforts pour continuer à créer et à renforcer des milliers et des milliers de comités antifascistes dans les entreprises et les quartiers. Ils poursuivront aux côtés de tous les combattants de la paix la lutte pour imposer la solution négociée du problème algérien. Ils continueront à propager avec audace et fierté la politique claire et unitaire de notre parti qui se révèle à travers les événements comme la seule juste et valable.

Ils renforceront dans cette période d’intense activité, l’organisation et les rangs de notre glorieux parti, le Parti des martyrs de la liberté.

 

13 février 1962

 

 

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