Archive | janvier 2013

Une enquête de Sherlock Holmes , Le micro-parti de Xavier Bertrand

Une enquête de Sherlock Holmes , Le micro-parti de Xavier Bertrand dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif x.bertrandx.bertrand-300x300 dans Luttes, grèves, manifsUne enquête de Sherlock Holmes

Le micro-parti de Xavier Bertrand, pas si « top secret » que ça

François Krug | Journaliste Rue89Augmenter la taille du texte

Xavier Bertrand est joueur. Il a créé une « boîte à idées » pour sa candidature à la présidentielle de 2017, mais veut préserver le mystère sur le nom de ce micro-parti. Chiche de le découvrir en deux minutes chrono ? Rue89 a relevé le défi (attention, spoiler).

L’ancien secrétaire général de l’UMP avait finalement renoncé à se présenter à la présidence du parti, contre Jean-François Copé et François Fillon. C’est une autre présidence qui l’intéresse : celle de la République, en 2017.

Du mystère, « sinon, ce n’est pas drôle »

Comme Nicolas Sarkozy en son temps, l’ancien ministre du Travail n’y pense « pas qu’en [se] rasant », blague-t-il dans Le Point (l’article n’est pas disponible en ligne). Il a déjà tout préparé, révèle l’hebdomadaire :

« Il y a un mois, Xavier Bertrand a déposé les statuts d’une association, sa “boîte à idées”, réceptacle pour accueillir des dons. Il garde le nom top secret. “Il faut bien créer du mystère quelque part, sinon c’est pas drôle”, souffle l’un de ses conseillers. »

A Rue89, on pense qu’il faut bien chercher à percer des mystères quelque part, sinon c’est encore moins drôle. Et avouons-le, Xavier Bertrand nous a déçus : deux minutes montre en main suffisent pour découvrir son plus grand secret.

(Les lecteurs qui souhaitent laisser encore un peu de place au mystère et au rêve en politique sont invités à abandonner ici la lecture de cet article.)

Top chrono. Sherlock Holmes n’a qu’à bien se tenir :

  • si Xavier Bertrand a déposé des statuts, ils figurent peut-être dans le Journal officiel des associations, à la rubrique « activités politiques » ;
  • avec un peu de chance, ils ont même été déposés à la sous-préfecture de Saint-Quentin (Aisne), la ville dont Xavier Bertrand est le député-maire ;
  • avec encore un peu plus de chance, la « boîte à idées » est domicilée à une adresse déjà utilisée par Xavier Bertrand (au hasard, pour l’association de financement de sa campagne aux législatives de 1997 et 2002) ;
  • il ne reste plus qu’à feuilleter l’annuaire, au cas où le siège de l’association « top secrète » coïnciderait avec une adresse qu’un homme politique local aurait oublié ou refusé d’inscrire sur la liste rouge (au nom du respect de la vie privée, on ne vous révèlera pas le résultat de cette recherche).

Et le nom top secret est…

Si cette enquête express se révèle fructueuse, il ne restera plus qu’à introduire le scoop d’un joli « selon nos informations » ou, mieux, d’un « Rue89 a découvert que… ».

capture_decran_2013-01-27_a_13.01.41-246x300Les statuts de La Manufacture

Selon nos informations, donc, Rue89 a découvert que le 11 décembre dernier, la sous-préfecture de Saint-Quentin a reçu les statuts d’un micro-parti baptisé La Manufacture – et ceux de son association de financement, complément indispensable pour recevoir des dons et financer des activités politiques.

Voici les activités annoncées par La Manufacture :

« Définir et promouvoir une nouvelle offre politique ; elle regroupe toutes celles et tous ceux, citoyens, élus locaux, parlementaires… qui souhaitent apporter leur contribution pour développer une ambition innovante et collective pour la France ; elle mène son action dans l’esprit d’un rassemblement le plus large ; à cette fin, elle organise des conférences, des consultations, des publications, des campagnes d’information et effectue tous travaux et manifestations d’intérêt général qu’elle considère comme nécessaire à l’accomplissement de son objet. »

Simple hasard sans doute, un compte Twitter @_Lamanufacture a été ouvert récemment. Il n’a encore rien publié, mais on retrouve parmi ses rares « followers » l’ancien chef de cabinet et l’ancienne communicante de Xavier Bertrand au ministère du Travail.

Le conseiller de Xavier Bertrand cité par Le Point avait raison : une fois le mystère levé, c’est tout de suite moins drôle.

Grève le 31 janvier et manifestation à 14h devant la préfecture de Laon.

grève le 31 janvier et manifestation à 14h devant la préfecture de Laon.

Grève le 31 janvier et manifestation à 14h devant la préfecture de Laon. dans APPELS 201112084ee076007bbb6-0-126073-300x200Les agents de la fonction Publique sont en grève le 31 janvier à l’appel des organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires. Les principaux mots d’ordre portent sur la défense de la Fonction Publique et des services publics, de l’emploi public, des statuts et des salaires. Le même jour, les cheminots se rassembleront à Paris à l’appel de la CGT contre la privatisation et la casse de leurs statuts.

La section de Saint-Quentin appelle à se mobiliser massivement pour participer à cette journée de lutte et revendications

 

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L'appel des syndicats

Journée d’action unitaire du 31 janvier 2013 dans la Fonction publique
à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires :
109 manifestations et rassemblements recensés à ce jour

La Fonction publique et les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s’est dégradée ces dernières années pour les personnels comme pour les usagers. Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap ! Et la crise ne peut pas servir de prétexte pour ne pas répondre aux légitimes revendications des agents publics.

Alors que des discussions sont en cours dans le cadre d’un agenda social de la Fonction publique, et en particulier une réunion le 7 février prévue avec la Ministre concernant les rémunérations, le gouvernement doit permettre à la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle.

Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités et les injustices sociales. Le rôle de l’État est aujourd’hui de donner les capacités d’agir pour améliorer la qualité des services rendus à tous les usagers sur l’ensemble du territoire et dans le même temps d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des agents. _
Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires appellent les agents de la Fonction publique à une journée de grève le 31 janvier prochain et à participer aux initiatives locales de mobilisation (rassemblements, manifestations…). Elles considèrent que les enjeux nécessitent une intervention la plus large possible des personnels. C’est pourquoi, elles poursuivent les contacts avec toutes les organisations syndicales de la Fonction publique pour une mobilisation massive le 31 janvier et pour construire ensemble les suites nécessaires.

Avec les agents en lutte, nos organisations porteront des revendications pour :

* l’emploi en exigeant un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois et des créations partout où cela est nécessaire,
* les salaires et le pouvoir d’achat en exigeant notamment une augmentation urgente de la valeur du point d’indice,
* l’amélioration du fonctionnement de la Fonction publique et des services publics.

A ce jour, sont recensés 59 manifestations et 50 rassemblements programmés sur le territoire. Des appels à l’action et des préavis de grève sont recensés dans l’ensemble des secteurs de la Fonction publique.

Alors que le cabinet de la ministre doit recevoir les trois organisations appelantes le 31 janvier dans la matinée, ce premier recensement des initiatives programmées confirme l’urgence de réponses gouvernementales à la hauteur des enjeux.

28 janvier 2013

 

 

Conférence de section du 22 janvier -36éme congrès du PCF

36ème Congrès du PCF

 

Parti Communiste Français-

Section de Saint-Quentin

 

 

Compte rendu de la conférence de section du 22 janvier

 

Extrait du discours d’introduction de Jean-Luc Tournay

« Cher Camarade,

Je tiens d’abord au nom de la section de St Quentin, vous souhaiter tous mes vœux de bonheur, de luttes et de victoires, contre les licenciements qui explosent aujourd’hui, tous secteurs confondus, victoires pour plus de justices, d’égalité et de paix. La paix, un nom qui prend une nouvelle fois toute sa place chez les communistes.

 

Avant de poursuivre cette introduction, je voudrai donner quelques informations me concernant. J’ai donc retrouvé un emploi depuis le 7 janvier 2013. Hasard du calendrier, c’est la date anniversaire de mon frère Claude, que je salue au passage. C’est donc pour moi un grand soulagement moral mais surtout financier. Mais ce nouveau job m’a quelques peu handicapé, quant à la préparation de cette conférence de section, à commencer par ce rapport d’introduction, car franchement, je n’ai pas eu le temps de m’y consacrer davantage, et je vous prie de m’en excuser.Ca sera donc du tout venant, mais surtout du bref car je compte sur vous pour relever le débat.

Ceci dit, depuis le temps, je me suis dit, il y a bien quelques camarades qui vont prendre les choses en main pour mener cette conférence de section à bien. Corinne est passée par là et je le savais.

 

Voilà, je ne veux pas griller les étapes et essayons d’avancer ensemble. Vous le savez, notre prochain congrès se déroule dans un contexte très difficile. Tant sur la stratégie politique menée par la direction du PCF depuis plusieurs congrès, débouchant sur le front de gauche, que sur la situation politique nationale et internationale. Notamment avec ce qui se passe aujourd’hui au Mali. Une intervention militaire menée par la France, comprenant d’autres puissances impérialistes, indissociables de la dérive militariste et interventionniste de l’OTAN et de l’union européenne dans un contexte d’approfondissement de la crise du capitalisme.

 

L’intervention militaire au Mali, déclenchée une fois de plus, sous le prétexte de la « lutte contre les terroristes islamistes » est indissociable des plans des diverses puissances impérialistes, notamment la France, visant à reconstruire leur toile de puissance coloniale détruite par des décennies de lutte des peuples africains, à contrôler et exploiter les abondantes ressources naturelles de la région et en particulier du Mali. Notamment le pétrole et autres richesses du sous sol comme l’uranium.

 

Au plan national, je ne rentrerai pas dans les détails, la gauche est au pouvoir (Assemblée nationale, Sénat, Conseils régionaux, Conseils généraux ) mais le changement ce n’est pas maintenant. Nous avons quelques dératés. Ceci dit pour faire court, on le savait …

 

La situation de l’emploi dans ce pays, prend une tournure catastrophique : La sidérurgie, l’automobile, les services publics … pas un secteur épargné ! Bien sûr, nous héritons d’une situation politique de droite : Sarko,Bertrand, Fillion et d’autres qui semblent oublier qu’ils étaient au gouvernement il y a quelques moi. Toutes ces réformes Sarkozy qui ont tant fait mal au peuple, à la classe ouvrière. Notamment celle des retraites et tant d’autres aussi injustes les unes que les autres.

 

Dans ce contexte politique national, malgré un désaccord de fond avec la stratégie par le PCF, notamment avec le front de gauche. La section de St Quentin, a toujours été sur le terrain, avec les gens dans leurs combats et contre les expulsions, les coupures EDF, la qualité du chauffage dans les quartiers. La section a participé à tous les combats contre les inégalités, la misère, les licenciements, les attaques contre les sans papiers … Historiquement, notre section est connue et reconnue dans le St Quentinois.

Dernièrement, l’annonce d’une création d’une section St Quentinoise du front de gauche est une nouvelle basse besogne à l’encontre de ces centaines de communistes qui ont milité durement pour défendre l’image et les couleurs d’un parti communiste révolutionnaire. Ils en sont où avec leur section ? A ça pour éviter le débat, il fallait faire comme ça ! Mais quand on regarde les résultats de la dernière consultation pour les textes alternatifs, il n’y a pas photo !

 

Alors camarades ! Gardons le cap, ne nous laissons pas tenter par les sirènes mélanchonistes. Mélanchon, celui qui disait «  trente minutes après le premier tour des élections présidentielles, je me désiste pour F Hollande sans condition »

Hé oui, il y a du grain à moudre ! Oui camarade, continuons à gérer notre section d’une façon innovante, visible, proche des gens. Continuons nos actions sur les marchés, aux entreprises, dans les quartiers et villages. Comme on l’a toujours fait.

Le renfort de la Jeunesse à la section de St Quentin est un signe important pour sa continuité. Continuons notre fête des libertés, continuons notre fête de l’humanité, continuons nos rendez vous conviviaux, sans perdre de vue, qu’un jour toutes nos initiatives paierons, comme elles ont payé il y a quelques parce que notre section de St Quentin a toujours été unie.

 

Le rapport  d’activités et le bilan financier  ont reçu l’aval de la conférence, se  félicitant de la situation saine de la  section.

 

  1. 2.     Débat et discussion des amendements et des vœux pour la conférence fédérale


Vœu 1 / déclaration de principe :La base commune n’est pas légitime

1 abstention

1 refus de vote

adopté

Vœu 2 :Condamner l’aventure guerrière de l’impérialisme français au Mali.

1 abstention

adopté

Vœu 3 :Pour un projet propre au parti communiste

Unanimité

adopté

Vœu 4 :Rectification de la carte du PCF et notre logo marteau et faucille.

Unanimité

adopté

Vœu 5 :Pour la sortie de l’euro, pour rompre avec l’UE au service du capital, pour l’Europe des peuples.

Unanimité

adopté

Amendement 1 :Sur le chapitre 5 Statuts: Texte à supprimer concernant le choix des candidats aux élections par les communistes.

Unanimité

adopté

Amendement 2 :Sur le chapitre 4 Statuts : Rétablir et corriger la cotisation des adhérents

Unanimité

adopté

Amendement 3 :Sur le chapitre 4 Statuts : Rétablir la règle des quatre quarts pour les cotisations

Unanimité

adopté

  1. 3.    Concernant notre direction

Jean-Luc Tournay après 18 ans de bons et loyaux services ne souhaite plus être secrétaire de section. Il restera au bureau  et propose que Corinne devienne secrétaire de section.

Tous remercient l’investissement et l’engagement de Jean-Luc pendant dix huit ans. Il est reconnu comme un homme qui a beaucoup donné au parti sans contrepartie. Il restera avec nous pour d’autres luttes et prend des responsabilités différentes au sein du bureau de section.

Nous avons soumis au vote le nouveau comité de section et la nouvelle direction fortement renouvelée et rajeunie. Ils ont été élus à l’unanimité. Voici la composition du bureau de section :

1 BECOURT CORINNE Première secrétaire
2 TOURNAY JEAN LUC Secrétaire Organisation
3 TOURNAY OLIVIER Trésorier
4 JN AURELIEN Secrétaire Propagande
5 CARRIER SERGE Trésorier adjoint
6 CASIER SERGE Secrétaire adjoint organisation
7 CATTEAU JEAN PHILIPPE Secrétaire adjoint Propagande
8 PLE CHRISTIAN
9 DEGUISE LOIC
10 CARPENTIER LAURIE
11 DESMIDT JEAN MARIE
1213 GABERTLESUR MICHELEWILLIAM

Un rappel pour la soirée de nos voeux a été fait , ainsi que pour notre repas annuel qui se déroulera le samedi 9 mars 2013.

Nous avons finis bien sûr autour du verre de l’amitié  après cette soirée de travail pleine de fraternité.

 

Compte-rendu par

Jean Philippe Catteau

Membre du bureau de section

Le bureau de Section en image

 

 

 

Monica Bernatets, parcours : Voilà, chers camarades, ma petite vie de femme, de mère de quatre garçons, fière d’appartenir à notre Parti même s’il n’est pas toujours hélas à la hauteur de nos exigences. Mais si l’on dit que le Parti c’est nous n’avons-nous pas une part de responsabilité dans cette dérive ?

Monica Bernatets, parcours :  Voilà, chers camarades, ma petite vie de femme, de mère de quatre garçons, fière d’appartenir à notre Parti même s’il n’est pas toujours hélas à la hauteur de nos exigences. Mais si l’on dit que le Parti c’est nous n’avons-nous pas une part de responsabilité dans cette dérive ? dans Communisme-Histoire- Théorie monicaMonica Bernatets née le 06/11/1928 à Leipzig (Allemagne)

 

Adhésion au Parti Communiste le 19 décembre 1949

Aisne-Section de Chauny

Pour commencer je voudrais vous conter mes motivations.

De famille de gauche, ma mère juive et mon beau-père socialiste  (de l’époque !!!), j’étais déjà préparée .Mais ont été décisives, les informations que nous avons eues sur le comportement héroïque des communistes dans les camps, entre des milliers d’autres, l’action de la toise à Buchenwald. (1).

De plus j’étais éblouie par le courage des Résistants et notamment Audin (*) et Alleg (*).

A cela s’est ajouté le militantisme actif de la cellule de mon quartier à Nice, qui luttait notamment contre les expulsions de familles ouvrières de logements privés, car à l’époque un propriétaire pouvait expulser une famille avec un préavis de 3 mois sans autre forme de procès.

Donc le 19 décembre 1949 je me rends de moi-même à la section pour prendre ma première carte, une très grande fierté !

Comme je faisais mes études j’ai milité à la base : l’HD, les tracts et autres. En 1951 je me suis mariée à un communiste, étudiant aussi, et j’ai eu mon premier fils. Mon mari reçu à l’Agro nous sommes partis à Paris et j’avoue que je n’ai pas fait grand-chose, je prenais ma carte, préparais l’Agrégation et élevais le gamin. J’ai fait partie des cellules des Lycées où j’ai exercé, Reims, Metz, Nancy, Saumur.

En 1958 départ au Maroc où mon mari était nommé. D’abord à Fès où une cellule du PCF nous accueillit avec joie car il n’y avait pas grand’ monde !! Nous avons alors signé des deux  mains la fameuse pétition pour l’Algérie indépendante, appelée les 481 (Français du Maroc) .Je ne vous dis pas l’accueil des commerçants de Fès, ville française, quand ils ont vu nos noms sur la liste ! Mais nous étions très fiers et nous avons fait face évidemment !

Sur ce mon mari est nommé à Casablanca où l’accueil en milieu marocain fut extraordinaire ! Mon mari Noël Décourt et son ami Guy Martin (qui fut secrétaire de Georges Marchais, une fois rentré en France) prirent la direction du mouvement des 481 à la demande du bureau politique du parti communiste marocain dont nous avons fait partie à partir de ce moment là. Dans la cave de notre maison (sous-sol confortable, je vous rassure, se cachaient deux algériens recherchés par l’OAS, avec ronéo, machine à écrire etc.

Comme tous les communistes marocains nous versions 11% de notre salaire au FLN pour faire face à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.

Les femmes, nous militions au Secours Populaire, ce qui consistait surtout à collecter des médicaments auprès des médecins français pour soigner les blessés qui arrivaient d’Algérie. Je ne vous dis pas la tête qu’ils faisaient mais ils n’osaient pas refuser car nous les menacions de porter plainte sinon pour non assistance à personne en danger !!!

Nous étions invités aux réunions du parti marocain avec Ali Yata, Abdeslem Bourquia, Abdallah Layachi, Simon Lévy,Hadi Messouak, le médecin personnel de Mohammed V,  et nous rendions les services qui nous étaient demandés avec fierté.je me souviens en particulier de la grève de la faim en sit-in dans la cour de l’ambassade de France de Rabat pour la libération de Ben Bella.

En 1963 retour en France à Nancy et très vite notre divorce, dramatique comme tous les divorces, mais qui a fait de moi une femme libre de militer à ma guise. Je suis devenue rapidement secrétaire à l’orga du Comité de ville de Nancy, faisant fonction de première secrétaire car Jeannette Desroches, était très souvent absente à cause de graves séquelles de son internement au camp de Ravensbrück.

Ce fut une période de militantisme ardent et dur car  à Nancy nous nous faisions presque lyncher en vendant nos 5 à 6 HD le dimanche matin.

Puis ce fut 1968. Au Lycée le proviseur m’avait demandé de prendre la grève en main car, me disait-il, avec une communiste il était sûr qu’il n’y aurait pas de débordements (incroyable mais vrai !).

En distribuant les tracts à la Générale Electrique nous avons fait adhérer le secrétaire de la CFDT au PC et nous avons eu droit à la 1ère page de l’Huma quotidienne !

Puis 1969, la campagne Duclos, nous faisions les 3×8 avec les tracts pour l’élection de Jacques Duclos. Pour pouvoir distribuer devant les usines fermées par une grille, j’allais demander la veille l’autorisation de rentrer avec les cars qui transportaient les ouvriers, accordée si je garantissais l’ordre, et je garantissais.

Sur ce la Fédé m’a demandé de devenir titulaire comme 1ère secrétaire du Comité de Ville mais a exigé pour cela –avec raison- que je fasse l’école d’un mois à Bobigny. Cela a été programmé pour 1969 et je devais ensuite « monter » au BF.

La vie en a décidé autrement car j’ai connu mon mari Jean-Claude Bernatets et en décembre nous nous sommes mariés pour que je puisse avoir mon changement pour Paris.

Là, j’ai été longtemps secrétaire à l’orga de la section Maison Blanche, puis trésorière du 13ème arrondissement

Enfin en 1980 nous sommes arrivés dans l’Aisne, et  revenus  à un militantisme de base. Je suis pour le 3ème mandat conseillère municipal de mon village Saint Aubin et je milite davantage à l’ANACR, association nationale des anciens combattants de la Résistance, membre aussi de France-Palestine et de l’UJFP, l’Union des Juifs pour la Paix, encore plus farouchement pro palestinien que les palestiniens eux-mêmes !!

 

 

1)                           A Buchenwald les SS faisaient passer les déportés à la toise sous prétexte d’une visite médicale et avec un silencieux posé sur la nuque ils tiraient, déshabillaient les corps et les jetaient nus sur un charnier. La cellule du camp avec des papiers gras et des bouts de charbon avaient distribué des tracts dans les baraquements , expliquant cela et invitant les déportés à se mettre de côté et à faire semblant d’être tués et à se laisser tomber le plus mollement possible pour être dévêtus et jetés sur le dit charnier . La nuit les communistes venaient chercher les vivants, les rhabillaient et les remettaient dans leurs baraquements.

2)                           Egalement, tant d’opérations pratiquées par les médecins communistes avec des boîtes de conserve passées à la flamme etc. etc.

* Maurice AUDIN était un opposant, membre du Parti communiste algérien, qui fut interdit en septembre 1955. Père de trois enfants, ce jeune mathématicien, arrêté à son domicile à Alger par les parachutistes durant la guerre d’Algérie en juin 1957, et transféré par eux au centre d’interrogatoire d’El Biar, n’a jamais été revu vivant

 

*HENRI ALLEG, Militant communiste anti-colonialiste pendant la guerre d’Algérie, aujourd’hui militant contre toutes les guerres impérialistes. Son nom est associé au titre d’un livre : « La Question ».Publié en pleine guerre d’Algérie, en mars 1958, par les éditions de Minuit, immédiatement interdit en France, ce livre est aujourd’hui mondialement connu, traduit dans une trentaine de langues.

Henri Alleg y raconte les sévices qu’il a subis alors qu’il était aux mains des militaires français dans la prison d’El Biar. Malgré la censure, ce récit effroyable a considérablement contribué à révéler une terrible réalité, à l’époque totalement occultée : la torture opérée par l’armée française en Algérie.

Il met ainsi en lumière le courage de l’homme et établit opportunément un pont entre le passé et l’avenir.

 

CN du PCF du 16 janvier 2013 – Corinne Bécourt s’oppose à la mainmise du FdG sur le Parti

 

Conseil national du PCF du 16 janvier 2013

Corinne BECOURT- Fédération de l'Aisne-Membre du Conseil National du PCF

Corinne BECOURT- Fédération de l'Aisne-Membre du Conseil National du PCF

Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne, en réaction aux explications de Pierre Laurent sur la coordination du Front de gauche

C’est inadmissible. Des instances du Front de gauche que nous ne connaissons pas, décident unilatéralement du contenu et de l’organisation d’une campagne politique nationale qui nous sont imposés. Pierre Laurent nous dit que c’est la « coordination nationale » dont il fait partie, nous ne savons pas avec qui.

Donc, la veille, hier, les groupes et personnalités du Front de gauche annoncent à la presse leur opération politique. Et le lendemain, les membres du Conseil national du PCF n’ont même pas le texte adopté!

Camarades, c’est ça le Front de gauche ! La forme – le coup de force – et le fond – le réformisme politicien – se rejoignent. Ils sont cohérents !

Les communistes sont mis à l’écart. Les propositions communistes de rupture sont effacées. Le Parti est mis sous tutelle des personnalités éminentes du Front, un niveau inaccessible pour les communistes.

CN du PCF du 16 janvier 2013 – Corinne Bécourt s’oppose à la mainmise du FdG sur le Parti dans 36éme Congrès du PCF 130121_fdg_perso

Les personnalités qui décideront à la place des communistes?

Les personnalités qui décideront à la place des communistes?

Et cela est destiné à durer ! Je découvre une note qui circule, envoyée « aux fédérations du PCF », mais même pas aux membres du Conseil national.

Je lis comment la direction du PCF négocie avec les « partenaires » la future organisation du Front de gauche. Une « stratégie commune », des « initiatives communes », trois niveaux d’organisation hiérarchiques, une prise de décision nationale par les instances du Front de gauche avec ces personnalités « cooptées », suivant la règle du « consensus ». J’en passe et de pires !

Ce n’est pas que notre Conseil national qui est méprisé, c’est le Parti tout entier à quelques jours du congrès !

Dans ce congrès bâclé, les communistes n’auront pas pu se prononcer sur la nature du Front de gauche. Mais le Front de gauche s’organise pour décider à leur place sa ligne réformiste.

Les communistes doivent le savoir et utiliser tous les moyens pour exprimer leur refus du coup de force et leur volonté de faire vivre leur parti.

Le MJCF condamne l’intervention au Mali

Extrait des voeux de Nordine Idir, secrétaire national du Mouvement de la jeunesse communiste de France, 14 janvier 2013

 

Le MJCF condamne l’intervention au Mali dans APPELS 130121_mjcf_logo-300x269« Je tiens au nom du MJCF à exprimer ma plus vive condamnation de l’offensive lancée par nos autorités au Mali pour « lutter contre le terrorisme », digne des heures les plus sombres de la Françafrique. Mais de qui se moque-t-on ? Nous connaissons ce discours nauséabond et dangereux du choc des civilisations qui justifie les interventions armées pour les intérêts des multinationales ! Pas de guerre au nom de la liberté pour faire couler le sang et les dollars pour Areva, Total ! Notons le passage en force de cette intervention armée sans mandat international ni vote au Parlement. Chacun connaît la véritable crise que connaît ce pays : c’est la misère que connaît ce peuple dans l’indifférence générale qui a connu les plans d’ajustement structurel du FMI, doux nom pour désigner les politiques d’austérité et de privatisation depuis plus de 20 ans. Voilà le véritable terreau à l’extrémisme, financé au passage par les pétromonarchies amies de nos gouvernements. »

CN du PCF du 16 janvier 2013 – résumé de l’intervention de Claude Fainzang-Il n’est pas acceptable d’affaiblir encore nos sections et cellules

Conseil national du PCF du 16 janvier 2013 – Intervention de Claude Fainzang (75) – Résumé sommaire pour « Communistes »

MODIFICATION DES STATUTS CONTRE LES SECTIONS ET LES CELLULES: NON!

 

CN du PCF du 16 janvier 2013 – résumé de l’intervention de Claude Fainzang-Il n'est pas acceptable d'affaiblir encore nos sections et cellules dans Conseil National du PCF claudefainzang« Congrès: pas acceptable d’affaiblir encore sections et cellules. L’ancrage local est une condition de l’efficacité de nos luttes. La baisse d’un tiers des cotisations revenant aux sections, la fin de la part des cellules: un contresens. Des indemnités des élus, les militants de base n’ont rien! Le Front de gauche ramasse l’argent des campagnes électorales? Autant en moins pour le Parti! Le barème de cotisation pose problème. Les camarades imposables sont remboursés des deux tiers par le fisc. Pour les plus pauvres en difficulté, c’est plein pot ou bien à la discrétion de la direction. Que le CN désigne les candidats dans les aux municipales à la place des structures locales : un centralisme indéfendable! »

le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé

Elections en Basse-Saxe : le Front de gauche allemand (Linke) s’est volatilisé dans Communisme-Histoire- Théorie 130121_niedersachsen1-300x168

Vivelepcf, 21 janvier 2013

Des élections régionales avaient lieu le 20 janvier 2013 dans l’importante région de Basse-Saxe en Allemagne occidentale, 8 millions d’habitants, où se trouvent notamment les principales usines de Volkswagen.

La coalition au pouvoir nationalement, conservateurs (CDU) et libéraux (FDP), se tient relativement bien, à 45,9% des voix. Elle perd 4,5% et la présidence de la région à un siège près. Mais il n’y a pas de vote sanction.

La coalition d’alternance, sociaux-démocrates (SPD) et Verts, progresse de 8% et prend un léger avantage à 46,3%. Les Verts, +5,7% à 13,7% des voix, profitent particulièrement des débats sur les déchets nucléaires.

92% des suffrages exprimés se sont ainsi portés sur les partis du consensus antisocial qui, alternativement, se sont appliqués nationalement et régionalement à diminuer les salaires et la protection sociale, à diriger l’argent public vers les grands trusts, à faire payer des investissements « écologiques » par les usagers au plus haut prix, à réduire l’offre de service public, notamment l’école…

Ce constat, en Allemagne comme ailleurs, est consternant et appelle la réflexion des progressistes.

En 2013, l’abstention est à peine moins faible qu’en 2008, 40%. C’est une donnée durable : Une grande partie de la classe ouvrière et des catégories les plus pauvres ne se sentent pas concernés par les élections.

L’autre fait marquant du scrutin est l’effondrement du Parti de la gauche, die Linke, le Front de gauche allemand. Il passe de 7,1% en 2008 à 3,1% en 2013 et perd toute sa représentation. Son électorat s’est volatilisé dans toutes les circonscriptions. Le feu de paille n’a pas duré. L’absence de perspective alternative a été sanctionnée.

Aujourd’hui, la droite est au pouvoir seule à Berlin, sans les sociaux-démocrates comme en 2008. Die Linke ne joue plus le rôle de réceptacle électoral, à gauche du SPD, d’autant moins que sa direction défend comme perspective une participation à une coalition avec les sociaux-démocrates et les Verts pour les « tirer à gauche ». Ceux qui se résignent à l’alternance social-démocrate ont voté directement SPD, les autres se sont abstenus. Pour les problématiques « sociétales » d’accompagnement, les Verts sont des porte-paroles plus efficaces que Die Linke.

Moins que jamais, Die Linke représente une alternative de résistance au système.

En Basse-Saxe, ses responsables se sont associés dès 2008 à la campagne de dénigrement anti-communiste visant la seule élue régionale du Parti communiste allemand, Christel Wegner (DKP). Le conformisme anticommuniste ne paie pas non plus.

Pas plus que l’imagerie gauchiste. Dans les toutes dernières semaines, Die Linke a parachuté Sarah Wagenknecht comme tête d’affiche en Basse-Saxe. L’arrivée de la médiatique conférencière, alibi de gauche « communiste » depuis 20 ans à tous les reniements réformiste de Die Linke, n’a visiblement pas touché l’électorat populaire.

Communistes français, nous assurons nos camarades du DKP et Christel Wegner particulièrement de tout notre soutien dans leur action dans les syndicats et les luttes en Basse-Saxe. Nous attirons une nouvelle fois l’attention sur la gravité pour les travailleurs et le mouvement révolutionnaire de la ligne du Parti de la gauche européenne et de ses avatars nationaux, en Allemagne comme en France.

CN du PCF du 16 janvier 2013 – Intervention d’Emmanuel Dang Tran sur la guerre au Mali

CN du PCF du 16 janvier 2013 – Intervention d’Emmanuel Dang Tran sur la guerre au Mali dans Communisme-Histoire- Théorie emmanueldangtranmembreduconseilnationaldupcfConseil national du PCF du 16 janvier 2013, Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur la situation au Mali

 130121_fabius_mali-300x191 dans Conseil National du PCFVoyons, la guerre lancée par l’Etat français au Mali n’est pas une guerre humanitaire pour délivrer un peuple ! Il est impossible pour le PCF d’entretenir une position ambigüe, de ne pas dénoncer l’intervention et ses objectifs réels.

Les exemples d’Irak, d’Afghanistan, de Libye etc. montrent que les interventions impérialistes ont renforcé bien plus le « fascisme islamiste » qu’autre chose. Sur ce plan, les conséquences finales de l’intervention au Mali sont imprévisibles, pour ce pays, pour la région et même plus largement. Ceux qui se sentent « soulagés » aujourd’hui ne le seront peut-être plus demain. Quant à la sincérité du prétexte du gouvernement français : songeons qu’au même moment, il soutient politiquement et arme les « djihadistes » en Syrie.

Prendre l’avis des associations et partis maliens progressistes est opportun. Mais notre position doit découler de ce qui doit rester notre grille d’analyse, au 21ème siècle comme au 20ème, n’en déplaise à certain, toujours valable à preuve du contraire : l’anti-impérialisme.

J’entends Jacques [Fath , responsable du secteur international]. J’ai lu les propos d’André Chassaigne au sortir de sa rencontre avec Ayrault. L’un et l’autre ont exprimé la crainte que l’intervention française soit « suspectée » d’être, « assimilée » à…  un retour de la « Françafrique ». Mais voyons, il n’y a même pas à en douter !

L’Etat français n’a qu’une préoccupation : défendre les intérêts économiques et géostratégiques du capitalisme, d’abord national, dans toute cette partie de l’Afrique. La guerre impérialiste en Libye a accentué la déstabilisation du Mali, attisé les conflits préexistants et leur militarisation. L’Etat français néocolonial, à la pointe des bombardements en Libye, a une responsabilité écrasante dans cette situation nouvelle. Il a une responsabilité tout aussi écrasante dans l’état récurrent de sous-développement et de dépendance dans lequel se retrouve l’ensemble du Mali. La guerre française ne vise en rien modifier cet état de fait mais le fera perdurer.

La solidarité entre le peuple français et les peuples africains passe par la position que le PCF devrait prendre : dénoncer la guerre impérialiste, mobiliser pour l’arrêt de l’opération et pour un règlement politique entre les belligérants.

Chef de file de la section communiste du Jarnisy, Jean Baus vient de passer la main. Pour ses camarades, il restera l’homme qui est parvenu à prendre cent adhérents entre le marteau et la faucille. Portrait.

Politique parti communiste Jean Baus ou l’électrochoc de la section Henri-Bezon

Chef de file de la section communiste du Jarnisy, Jean Baus vient de passer la main. Pour ses camarades, il restera l’homme qui est parvenu à prendre cent adhérents entre le marteau et la faucille. Portrait.

 

Chef de file de la section communiste du Jarnisy, Jean Baus vient de passer la main. Pour ses camarades, il restera l’homme qui est parvenu à prendre cent adhérents entre le marteau et la faucille. Portrait. dans 36éme Congrès du PCF jean-baus-ou-l-electrochoc-de-la-section-henri-bezon-300x210

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Maman, papa ou… camarade. Mais quel est donc le premier mot qu’a bien pu prononcer le petit Jean Baus ? Face au discours fleuve de ce militant communiste aujourd’hui âgé de 71 ans, la question n’est pas incongrue.

Premier élément de réponse, samedi dernier, dans la Maison du peuple de Jarny, Jean Baus a pris sa 43e carte d’adhérent au Parti communiste français (PCF). Et malheur à celui qui osera dire à ce fidèle que le marteau et la faucille sont des fossiles ; que l’avenir, désormais, c’est le Front de gauche (FDG). Car aujourd’hui plus qu’hier, la simple évocation de cette tendance provoque des plaques rouges sur tout le corps du grand gaillard.

Solide réputation

Définitivement, Jean Baus est un communiste pur et dur. De ceux qui ne peuvent tolérer « l’effacement » de leur parti au sein de la mouvance FDG. Et que sa position plaise ou non, Jean Baus s’en moque comme de son premier chiffon rouge !

L’homme est serein. Il sait que malgré ses coups de gueule à répétition, il bénéficie d’une certaine légitimité. Jean Baus restera en effet le secrétaire ayant sauvé de la disparition la section PCF locale.

« En octobre 2005, lorsque j’ai repris la section, elle n’existait plus que sur le papier , se remémore celui qui, à l’époque, arrivait de Thionville. Il y avait deux maires communistes (Jean-Pierre Maubert et Jacky Zanardo), une conseillère générale et sénatrice (Evelyne Didier), mais plus de parti. En fait, il y avait le toit, mais plus les fondations ! »

Le nouveau secrétaire va alors de mauvaises surprises en tristes découvertes. « La section avait 1 000 € de dettes et deux huissiers sur le dos. Le téléphone était coupé. Au niveau des adhérents, ils étaient une vingtaine, très âgés pour la plupart. »

Quant à l’activité de la structure, elle était inexistante. « Avec mon épouse, nous avons retrouvé dans le local à disposition entre 40 000 et 50 000 tracts et journaux non distribué s. »

Ténacité

Elise et Jean Baus décident alors de prendre le taureau par les cornes. Le couple se lance dans une vaste campagne de porte à porte. Objectifs : « Faire revenir les anciens camarades et en trouver de nouveaux. Ça n’a pas toujours été facile. Certaines personnes nous ont même pris pour des témoins de Jéhovah … »

Les efforts des époux Baus s’avèrent néanmoins payants. La section finit par retrouver un socle d’une cinquantaine de membres. Tout ce petit monde ne tarde pas à bénéficier d’un bulletin de liaison. Une permanence est même assurée tous les vendredis après-midi. Mais là encore, le duo Baus a dû faire preuve de ténacité. « Pendant six mois, personne n’est venu ! », avoue, dans un large sourire, le secrétaire.

La récompense arrive à partir de décembre 2006. « Grâce aux nouveaux locaux de la Maison du peuple, mis à disposition par la mairie de Jarny, on a commencé à accueillir entre 15 et 20 personnes par permanence et on a multiplié les adhésions ».

Fier de son œuvre

Au final, avec 110 adhérents, la section du Jarnisy finit par s’imposer comme la plus importante de Lorraine. Elle pèse désormais de tout son poids.

La preuve : « Ma plus grande fierté, c’est la conférence régionale organisée à Pont-à-Mousson six mois avant les dernières élections régionales. La majorité voulait partir sous l’étiquette du Front de gauche pour faire la peau aux socialistes. De notre côté, nous sommes parvenus à retourner cette conférence en exigeant l’union de la gauche dès le premier tour des Régionales. Si on était entré dans la stratégie aventuriste du Front de gauche, deux ans après pour les Sénatoriales, Évelyne Didier n’aurait pas pu se représenter. Les socialistes ne l’auraient jamais permis . »

Un nouveau bureau dans la continuité

un-nouveau-bureau-dans-la-continuite dans Faire Vivre et Renforcer le PCFUn changement de tête n’implique pas forcément un changement de pensées ! Nouveau secrétaire de la section communiste du Jarnisy, Éric Monnini, employé communal à Jarny, est bien décidé à s’inscrire dans la continuité de l’action soutenue par Jean Baus durant près de huit ans.

« De toute façon, chez nous, ce n’est pas le secrétaire qui décide. Son rôle est de faire des propositions au bureau, de les soumettre à la discussion. Nous continuerons à travailler comme ça », affirme le nouveau responsable.

Dans le même ordre d’idée, l’équipe n’entend pas changer de ligne politique. « À l’occasion de la préparation du prochain congrès national du PCF, 95 % de nos adhérents se sont prononcés en faveur d’un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Il n’est donc pas question de faire marche arrière. » Autrement dit : le Front de gauche, ce sera toujours sans eux !

Toujours au registre de la poursuite des actions engagées, les militants vont intensifier leurs démarches locales en faveur « de la nationalisation de toute la sidérurgie françaises ».

À noter tout de même que la section s’est fixée deux nouveaux objectifs. « 2013 est une année sans élection. Nous allons profiter de cette trêve pour lancer une offensive sur le front des adhésions au parti. » Et donc pour mieux préparer les prochaines échéances électorales. Car là encore, Jean Baus et Éric Monnini partagent la même vision. « Pour nous, il n’y a que deux élections où il faut faire l’union de la gauche dès le premier tour : les Municipales et les Régionales. Pour tous les autres scrutins, il faut avoir le courage politique de présenter des candidats sous les couleurs de notre parti . » L’ultime priorité du groupe est de renouer avec une tradition ancienne. À savoir : « Aller au plus près de ceux qui souffre pour leur venir en aide. »

• Le nouveau bureau de la section PCF du Jarnisy se compose de : Alain Antoine, Elise et Jean Baus, Jean-Pierre Camillini, Pascal Galantini, Savério Guzzo, Sébastien Leclercq, Éric, Marie-Louise et Victor Monnini, Claude Reignier, David Spanier, Christian Tabaglio et François Thiery.

90

Après quasiment 8 ans d’activité, Jean Baus rend son tablier de secrétaire de la section communiste du Jarnisy avec un unique regret : son clan est repassé en dessous du seuil symbolique des 100 adhérents. « L’an dernier nous étions encore 110 et puis, les histoires avec Mélenchon sont arrivées, rappelle le chef de file du PCF local. Aujourd’hui nous sommes 90. Et pour moi, cette perte de 20 camarades, c’est dramatique ! » Pour autant, Jean Baus ne se cache pas derrière son petit doigt. Le meneur reconnaît aisément que la position radicalement anti-Front de gauche de sa section est à l’origine de certains départs. Pas question toutefois pour Jean Baus de mettre de l’eau dans son vin, rouge bien entendu. « Nous, on est communistes ! »

«  La section, c’est le GPS d’un élu. S’il l’éteint, il risque d’aller dans le mur. »

Connu pour ne jamais faire dans la demi-mesure, Jean Baus a le sens de la formule. À l’heure où certains élus communistes préfèrent s’en remettre à la stratégie Front de gauche (FDG), l’ex numéro 1 de la section PCF du Jarnisy use de toutes les images pour tenter de remettre, dans ce qu’il juge être le droit chemin, un maximum de camarades titulaires d’un mandat électoral

 

 

Publié le 17/01/2013 dans le Républicain Lorrain

AUTRE HOMME, MEME ORIENTATION.

Pleine à craquer, la Maison du Peuple de Jarny aura parfaitement porté son nom samedi dernier. Car il y avait bien….du peuple entre les murs du bâtiment, à l’occasion de la conférence annuelle du PCF du Jarnisy. Une cinquantaine d’adhérents. Et pour cause, la réunion devait officialiser le passage de relais entre l’emblématique Jean Baus, secrétaire depuis octobre 2005, et Eric Monnini, nouveau chef de file de la section Henri Bezon. Une succession que Christian Tabaglio, membre du bureau, a commenté à sa manière : « Un autre homme, un autre style, mais la même orientation ! » Sachant que Jean Baus, en communiste pur et dur, se décrit lui-même comme « anti-front de gauche », c’est les ‘’ petits camarades’’ à Mélenchon qui risquent d’être contents !

Lu dans le Républicain Lorrain du 16 janvier 2013

« L’Eveil  » Le journal de la section de SaintQuentin du PCF dans votre boite aux lettres..ou demandez-le§

L’Eveil  Journal des communistes du  Saint-Quentinois

En format PDF : fichier pdf L’Eveil N0-janvier 2013

 

leveil-page-2-et-3 dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectifleveil-page-4 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

Les Communistes du Saint-Quentinois vous invitent le vendredi 25 janvier à 19h00 à la présentation de leurs voeux .

Les Communistes du Saint-Quentinois vous invitent le vendredi  25 janvier à 19h00 à la présentation de leurs voeux lors d’une soirée conviviale

La colère, les luttes, devant la mal vie, devant la pression sur les salaires,le chômage,  la casse de l’appareil productif, ou encore les nouvelles augmentations des tarifs du gaz ou de l’électricité, ne trouvent toujours aucun débouché politique en termes d’alternative

Demain, partout, à Saint-Quentin, par la lutte nous pouvons vaincre la misère, le chômage, le travail épuisant, oui on le peut, avec un Parti communiste fort et influent

Pour une révolution plus que nécessaire, Ensemble, PRENONS LE CHEMIN DE LA LUTTE pour un changement de société.

Le Vendredi 25 janvier, venez!

Avec la participation de

Jean Luc TOURNAY, Secrétaire de Section

Corinne BECOURT,Membre du Conseil National du PCF

Olivier TOURNAY, Conseiller Municipal PCF de Saint-Quentin

Les Communistes du Saint-Quentinois vous invitent le vendredi  25 janvier à 19h00 à la présentation de leurs voeux . dans Communisme-Histoire- Théorie invitation-voeux-2013-300x135

Invitation vendredi 24 janvier 2013 à 19h00 Voeux PCF Saint-Quentin

 

Négociations patronat/syndicats sur le « marché du travail » : un accord gagnant/perdants !

Pcf Paris 15, 12 janvier 2013

Sans surprise, les négociations associant patronat et syndicats sur la modification du droit du travail ont abouti à un accord signé par trois centrales syndicales sur cinq. C’est logiquement un accord gagnant-perdants : avec d’un côté le patronat, de l’autre les travailleurs. Le Medef n’arrive même pas à masquer sa satisfaction.

Les patrons et les actionnaires sont en effet bénéficiaires sur toute la ligne des nouvelles dispositions prévues.

Le texte étend les possibilités de chantage patronal au licenciement, permettant d’imposer des baisses de salaire et des changements de temps de travail, au nom de la sauvegarde de l’emploi, en cas de « difficultés conjoncturelles ».

Les possibilités juridiques de contestation par les salariés de leur licenciement et même de reconnaissance de leur maladie professionnelle sont limitées dans le temps.

Au nom de la taxation des CDD, les syndicats ont validé un nouveau dispositif de modulation des cotisations patronales chômage qui accroît globalement les exonérations.

En échange d’une mobilité choisie des salariés, ils ont validé des possibilités de mutation d’office. Et caetera !

Négociations patronat/syndicats sur le « marché du travail » : un accord gagnant/perdants ! dans APPELS 130112_nego_medef-300x199Le Medef se félicite du nouveau marché qui s’ouvre pour les assurances privées avec les conditions d’extension des complémentaires santé acceptées par les syndicats.

Mais le pire pourrait bien être à venir. Il est dans les intentions. Hollande, pressée par l’UE et le FMI, de « réformer le marché du travail » s’empresse de saluer le compromis. Le gouvernement va pouvoir le transposer et l’aggraver par une loi en mars. Surtout, politiquement, ces négociations, par leur existence même, donne un appui politique grave à la campagne de propagande sur la « compétitivité » pour imposer de nouveaux sacrifices aux salariés et aux retraités.

A la logique d’accompagnement et de collaboration de classe qui valent dans l’accord à l’octroi de quelques places, « avec voix délibératives » dans les conseils d’administration des plus grandes entreprises, les salariés, partant de leurs luttes, ont le rapport de force pour imposer une résistance et des reculs à la politique gouvernementale que Hollande poursuit après Sarkozy.

Parmi nombre de revendications immédiates, nous appelons à la mobilisation contre le dispositif des « ruptures conventionnelles » établis en 2008. Dans 75% des cas au moins, il s’agit de licenciements déguisés, dans des conditions plus défavorables que les conditions générales. Tiens ! De cela, personne n’en a parlé lors de ces négociations !

 

« Négocier » ? Cautionner la casse du code du travail avec le patronat ?

 

Pcf Paris 15, 11 janvier 2013

La lutte des classes existe dans la France capitaliste. On trouve même des sondages IFOP (l’institut de Mme Parisot) pour reconnaître cette évidence : au moins 64% de la population sont conscients de « la réalité de la lutte des classes » suivant l’enquête IFOP pour l’Humanité du 9 janvier.

Restons-en aux évidences.

Dans « lutte des classes », il y « classes », d’un côté les possédants, les exploiteurs (et leurs serviteurs), de l’autre, ceux qui n’ont que leur travail pour vivre.

Dans « lutte des classes », il y a « lutte ». Ces deux catégories ont des intérêts opposés et elles s’affrontent de façon plus ou moins organisée.

Voilà pourquoi, fondamentalement, il ne peut pas sortir quelque chose de bon pour les travailleurs, aucun « compromis » avantageux, des « négociations » voulues par le gouvernement, entre organisations patronales et syndicales, sur la « réforme du marché du travail ».

Aucun acquis social n’a jamais été obtenu ou sauvegardé en partant d’une discussion feutrée autour d’une table, encore moins octroyé par le patronat ou l’Etat. De 36 à 68 ou à 95, tout n’a été affaire que de rapport de forces dans cette lutte des classes.

On comprend bien le sens de l’initiative de François Hollande.

Il bénéficie encore de l’appui explicite (et inédit) que les principales centrales syndicales lui ont accordé avant les élections présidentielles. Il est moins disqualifié que ses prédécesseurs – pas pour longtemps – pour tenter d’organiser « l’union sacrée » dans le pays contre la crise, autrement dit un cadre pour que la patronat et le capital utilisent le plus tranquillement leur propre « crise » contre les salariés.

La volonté du capital d’intégrer les représentants des salariés à la gestion du système est aussi vieille que lui-même.

La « conférence sociale » de Hollande suit la loi sur le « dialogue social » de Raffarin puis celle sur la « représentativité syndicale » de Sarkozy, acceptée en 2008 par les principales centrales. Dans toute l’Ue, le système de « cogestion » à l’allemande, de collaboration de classe institutionnalisée est plus que jamais le modèle. Les « négociations » actuelles s’inscrivent dans ce schéma, même si elles n’aboutiront guère qu’à un accord limité sur le contenu et nombre de signataires.

Aucun syndicat ne prendra le risque de se discréditer au point d’approuver la volonté du Medef de remise en cause du Contrat à durée indéterminée, CDI. Le Medef se tiendra à des dispositions restreintes que certains syndicats approuveront et d’autres non à la fin des négociations. C’est le jeu !

Mais là n’est sans doute pas tant la question. En faisant rentrer dans le jeu des négociations tous les syndicats, fût-ce au nom de la « sécurisation de l’emploi », le gouvernement réussit à légitimer pour l’opinion la nécessité de sa « réforme » du droit du travail, pour la « compétitivité ». Des pans entiers du code du travail sont menacés. La tâche du gouvernement se trouve facilitée pour procéder, par étapes, en commençant par un projet de loi en février, suivant l’Allemagne ou l’Italie dans la feuille de route européenne.

Dans ces vœux de fin d’année, Hollande met en parallèle « la sécurisation de l’emploi pour conjurer à la fois la peur du salarié d’être licencié et la peur du patron d’embaucher ». Tout un programme et, en même temps, une belle négation de la lutte des classes !

Les dispositions précises discutées par les « partenaires » (normalement adversaires) sociaux rentrent dans cette logique. Une modulation des cotisations sociales patronales, pour l’instant des cotisations chômage, viendrait encore justifier un peu plus les cadeaux au patronat au nom de l’emploi des jeunes. Les syndicats dénoncent l’absence de « contreparties » aux 20 milliards d’euros de crédits d’impôt aux entreprises décidés par le gouvernement. Nouveau secrétaire du PS, Harlem Désir a annoncé la couleur : le PS va négocier ces contreparties pour mieux accompagner la mesure scandaleuse.

Le MEDEF défend ses intérêts de classe, il en « veut toujours plus » : c’est bien logique, il n’y a pas à s’en offusquer. Le Président et le gouvernement, élus, par défaut, contre Sarkozy, sont dans le camp de l’UE, du capital et du patronat. Vraiment, qui pouvait se faire des illusions là-dessus ?

Avec eux, le dialogue social, la négociation, le compromis ne peuvent pas constituer des objectifs en soi ! Mais rassembler et mettre en échec, en partant des luttes, leur politique, c’est l’objectif des révolutionnaires pour 2013, année sans brouillage électoral !

Non à l’aventure guerrière de l’impérialisme français au Mali !

EDT pour vivelepcf 15, 13 janvier 2013

Le pays et la représentation nationale sont devant le fait accompli.

François Hollande a déclaré que la France était en guerre au Mali le lendemain des premiers affrontements. Depuis des semaines, il préparait l’opinion à cette intervention. Mais il promettait de placer de la chair à canon africaine en première ligne, ce qui s’est révélé impossible. Il y a déjà un soldat français mort au Mali et au moins deux dans le ratage de l’opération coordonnée en Somalie. Hollande se réjouit de « lourdes pertes chez les adversaires ». Oui la guerre, ça coûte et ça tue !

Personne ne peut être dupe des raisons avancées le Président. On connaît trop les refrains à la George Bush sur la guerre « humanitaire » et la « lutte contre le terrorisme » et les résultats des guerres d’Irak, d’Afghanistan ou d’ailleurs.

En Libye, les impérialistes français et britanniques ont servi de sous-traitants à l’impérialisme américain pour des questions principalement de pétrole. Cette guerre a décomposé le pays, ravivé et militarisé des conflits préexistants dans plusieurs pays d’Afrique noire dont le Mali. Elle a fait le lit d’une radicalisation politique « islamiste ».

Non à l’aventure guerrière de l’impérialisme français au Mali ! dans Communisme-Histoire- Théorie 130113_afrique_maliMaintenant, les intérêts impérialistes, notamment français, l’accès aux minerais, à l’uranium du Niger par exemple, se trouvent menacés par la déstabilisation de toute la région. C’est là qu’il faut chercher les vrais objectifs de guerre de l’Etat français. Certainement pas dans les appels à l’aide du président fantoche placé par l’Occident à Bamako.

Le déroulement militaire et les conséquences politiques de cette nouvelle aventure guerrière , en Afrique mais aussi ailleurs, sont imprévisibles. Afghanistan, Irak, Libye : la terreur de la guerre n’a fait que renforcer les « terroristes » ou les « islamistes » que l’OTAN prétendait combattre. La population du Mali, dans toutes ses composantes, du nord et du sud, vit des heures sombres. Mais l’issue d’une guerre menée par la puissance néocoloniale qui poursuit l’exploitation du pays, le maintient dans une extrême pauvreté et une dépendance politique, condamne une partie de sa jeunesse à l’émigration est douteuse.

François Hollande se prévaut d’un appui international général. Les puissances impérialistes chinoise et russe n’ont pas d’intérêts économiques et géopolitiques divergents avec les Etats-Unis et l’UE , dans le cas du Mali, contrairement à celui de la Syrie. Elles ne bloqueront pas les résolutions de l’ONU.

En France, les médias prétendent qu’il existe un consensus en faveur de cette guerre, de la gauche à l’extrême-droite. Là encore, le changement, ce n’est vraiment pas pour maintenant. Hollande met ses pas dans ceux de ses prédécesseurs, Sarkozy en Libye et en Côte d’Ivoire, Jospin en Afghanistan, sans remonter la sinistre guerre mitterrandienne au Tchad.

Communistes, nous ne rentrerons pas dans cette « Union sacrée », pas plus aujourd’hui qu’hier.

Nous demandons l’arrêt immédiat des opérations militaires françaises au Mali et l’ouverture de pourparlers de paix entre tous les belligérants.

Plus que jamais, nous demandons le retour en France de tous les soldats déployés en « opérations extérieures » : Plus un seul soldat français hors de France !

Nous demandons la sortie de la France de l’OTAN et de la politique extérieure intégrée de l’Union européenne.

Plus un homme, plus un sou pour la guerre impérialiste !

 

Assassinat du chanteur et militant communiste chilien Victor Jara : quarante ans après, ses tortionnaires enfin poursuivis par la justice


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Assassinat du chanteur et militant communiste chilien Victor Jara : quarante ans après, ses tortionnaires enfin poursuivis par la justice dans Communisme-Histoire- Théorie victor_jaraQuarante ans après l’assassinat sauvage du chanteur et militant communiste Victor Jara, l’arrestation de huit de ses tortionnaires fait vivre un espoir bien tardif. Que justice soit enfin faite.

Victor Jara aurait 80 ans aujourd’hui. Mais cinq jours après le coup d’État qui a tué le président démocratiquement élu Salvador Allende, et avec lui l’espoir du socialisme à la chilienne, la figure de la « Nueva cancion » chilienne engagée était réduit à jamais au silence.

Le 11 septembre 1973, les forces armées putschistes encerclaient l’Université technique d’État du Chili, internant dans le stade de Santiago du Chili l’ensemble des étudiants et enseignants qui occupaient le campus.

« Quel visage horrible que celui du fascisme ! » : les dernières paroles du chanteur aux mains brisés

Parmi eux, Victor Jara, militant du Parti communiste et voix de la révolution. Deux bonnes raisons pour les militaires putschistes de faire taire celui qui « ne chantait pas pour chanter ».

Emmenés dans les vestiaires improvisés en salle de torture, il est soumis à la « question ». Son instrument de travail, ses mains sont brisées par ses tortionnaires. Ramené à ses camarades, il livre alors ses dernières paroles :

« Nous sommes 5 000 ici, ici se trouvent 10 000 mains qui cultivent la terre et font tourner les usines. Le visage d’une humanité soumis à la faim, au froid, à la peur, à la souffrance, aux pressions morales, à la terreur et à la folie humaine.

Quel visage horrible que celui du fascisme. Ils appliquent leurs plans avec une précision diabolique, sans se soucier du reste. Le sang est leur récompense.

Mais ma conscience se réveille soudain et je vois que cette marée n’a aucun cœur qui bat, si ce n’est le battement des machines et des militaires montrant leurs doux visages d’accoucheurs. Qu’il est difficile de chanter l’horreur ! »

Le calvaire de Victor Jara n’est pas terminé. Reconduit par ses tortionnaires sur le lieu du crime, il est alors abattu de 44 balles de fusils, son cours abandonné dans la rue, le 16 septembre 1973.

La justice chilienne lance enfin des poursuites contre les huit tortionnaires

Quarante ans après les faits, justice n’est pas encore faite.

Il a fallu attendre 2007 pour que soit relancée l’enquête sur l’assassinat du chanteur chilien.

La décision du juge Miguel Vazquez, dans les derniers jours de l’année 2012, exigeant l’arrestation de sept anciens membres des forces armées de Pinochet ainsi que l’extradition de l’assassin en chef, réfugié aux États-Unis fait revivre l’espoir d’un rétablissement de la justice et de la vérité.

En dépit du silence de fer maintenu par l’Armée chilienne, les témoignages de rescapés, prisonniers comme conscrits, ont permis d’identifier les tortionnaires.

« Je ne vois pas pourquoi nous devrions laisser un pays devenir communiste par l’irresponsabilité de son peuple » (Kissinger)

Pour le Parti communiste chilien (PCCh), il s’agit d’un élément positif que « l’on ait enfin poursuivi les ex-militaires accusés de l’assassinat du chanteur et militant communiste, Victor Jara ».

Après avoir exigé l’application de peines exemplaires pour ses criminels, le Parti communiste a également « réaffirmé la nécessité que l’on progresse dans la vérité et la justice concernant tous les cas de prisonniers disparus et d’assassinats politiques non-résolus ».

Rappelons les mots d’un célèbre prix Nobel de la guerre – rejoint depuis par Walesa, Obama ou l’UE – Henry Kissinger, alors conseiller du président américain :

« Je ne vois pourquoi nous devrions rester là et voir un pays devenir communiste à cause de l’irresponsabilité de son propre peuple ».

Les doigts brisés et le corps criblé de balles du chanteur de l’espoir sont là pour témoigner de l’horreur de cet « impérialisme à visage inhumain ».

Les communistes et les progressistes chiliens ne réclament désormais qu’une chose : qu’après que l’Histoire a jugé le régime de Pinochet, la justice chilienne remplisse enfin son rôle et juge ses tortionnaires.

Dexia : encore 5,5 milliards d’euros d’argent public dans le gouffre sans fond !

vivelepcf.fr

Dexia : encore 5,5 milliards d’euros d’argent public dans le gouffre sans fond ! dans Luttes, grèves, manifs images-300x158Les Etats français et belge viennent d’injecter, le 1er janvier 2013, 5,5 milliards d’euros à la banque moribonde Dexia, pour éviter – paraît-il – sa faillite. Ce sera la dernière fois assure-t-on du côté des gouvernants qui minimisent l’affaire, ou plutôt le scandale.

2,6 milliards pris sur le budget de la France : une bagatelle ? Non, d’autant moins qu’il faudra la classer en pertes plutôt qu’en profits.

En 2008, les mêmes acteurs avaient fait exactement la même opération, dans le même but prétendu.

L’augmentation de capital de Dexia s’était alors élevée à 6 milliards d’euros dont 2,9 milliards pour la France, via la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Résultat ? Livrant ses comptes le 12 octobre 2012, la CDC a annoncé avoir fini de déprécier entièrement ce capital. Autrement dit, les actions achetées 2,9 milliards d’euros ne valent plus rien !

Et on recommence ! Et ce n’est sans doute pas fini au vu des engagements des Etats à hauteur, colossale, de 80 milliards d’euros, sous forme de garanties des prêts « toxiques » de la banque.

La « crise » bancaire ne devait rien coûter au contribuable avait juré la main sur le cœur le gouvernement précédent.images1-300x150 dans Luttes, grèves, manifs

 

Mais dans l’histoire, les gouvernements de gauche et de droite, se partagent à égalité la responsabilité d’avoir, tour à tour depuis 25 ans, livré le crédit aux collectivités locales (qui le payent également lourdement), le Crédit local de France, à une banque privée spéculatrice.

 

images2Vraiment, ce scandale ne doit pas être passé sous silence.

Une Bettencourt (L’Oréal) vaut 13.200.000 Français…

Le patrimoine de la célèbre Madame Bettencourt, héritière de L’Oréal, femme la plus riche de France équivaut presque exactement à ceux, mis ensemble, des 20% de ménages les plus pauvres de France représentant plus de 13 millions de personnes, selon l’Insee.

 

Mais des fois, un dessin vaut mieux qu’un discours…

Une Bettencourt (L’Oréal) vaut 13.200.000 Français… dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 130107_patrimoine-copie-1

LA RETRAITE ASSUREE DE FRANCOIS CHEREQUE! La promotion de François Chérèque nous prouve que trahir ceux que l’on devrait protéger, ça paye.

LA RETRAITE ASSUREE DE FRANCOIS CHEREQUE!  La promotion de François Chérèque nous prouve que trahir ceux que l'on devrait protéger, ça paye. dans APPELS index-300x150A 56 ans, l’ex leader de la CFDT échappe au sort du commun des seniors et commence une nouvelle vie à l’Inspection générale des Affaires sociales.

 

index2 dans APPELSL’ex-secrétaire général de la CFDT — qui a quitté ses fonctions fin novembre, passant le témoin à Laurent Berger — a été nommé jeudi en Conseil des ministres « inspecteur général des affaires sociales » sur proposition des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin. A compter du 7 janvier, ce social-traître notoire, qui estime qu’augmenter le Smic pénalise les entreprises (les salariés, il s’en fout), « évaluera les politiques sociales afin d’éclairer la décision publique »…

 

L’IGAS, nouvel employeur de M. Chérèque, est un service interministériel de contrôle, d’audit et d’évaluation des politiques sociales qui réunit 130 experts de la « cohésion sociale » (famille, protection de l’enfance, lutte contre l’exclusion, travail social…), de la protection sociale (Sécu, prestations…), du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et de la santé. L’IGAS est, avec le Conseil d’État, la Cour des Comptes et l’Inspection générale des finances (IGF), l’un des grands corps administratifs de l’État où la patrie reconnaissante recase ses « fleurons » : ainsi Fadela Amara, déplorable secrétaire d’État chargée de la Ville du gouvernement Fillon 2, y fut nommée en janvier 2011 avec un salaire d’entrée de 8.000 € par mois hors primes. Pour la petite histoire, un inspecteur général en fin de carrière perçoit en moyenne 124.144 € annuels.

Bref : c’est une bonne planque. Et, selon la presse, M. Chérèque devrait également prendre la présidence du think-tank Terra Nova, fondation proche du PS et longtemps dirigée par feu Olivier Ferrand.

On le sait, la CFDT est un peu la branche syndicale du Medef. Et le successeur de M. Chérèque affiche le bon profil : il s’est dit prêt à un compromis sur des accords réduisant le temps de travail et les rémunérations en échange du maintien de l’emploi en cas de difficultés pour des entreprises (les fameux accords « compétitivité-emploi ») !

Sachant que, pour être validé, l’accord « historique » portant sur la « réforme du marché du travail » initiée par le gouvernement doit être signé par au moins deux des quatre syndicats dits « représentatifs », on est mal barrés !!! La CGT et FO ont déclaré qu’elles ne signeraient pas un texte prônant plus de flexibilité. Par contre, à l’Unedic comme ailleurs, la CFDT et la CFTC ont toujours eu la signature facile devant le patronat.

Que deux syndicats de salariés se couchent devant le Medef, c’est ce que le gouvernement attend, lui qui devra reprendre l’épineux dossier après le 11 janvier en cas d’échec des négociations. Le 31 décembre sur RFI, le secrétaire général de Force Ouvrière l’a soupçonné à juste titre de se défausser : «Je sens bien que du côté gouvernemental, ils aimeraient bien que les syndicats acceptent de la flexibilité pour qu’ils puissent la reprendre dans la loi sans qu’ils en soient responsables»…

Parti socialiste, CFDT ou CFTC même combat!

La promotion de François Chérèque nous prouve que trahir ceux que l’on devrait protéger, ça paye.

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LES JEUNES, CONDAMNÉS AU TRAVAIL PRECAIRE ? Encore des emplois sans avenir…

LES JEUNES, CONDAMNÉS AU TRAVAIL PRECAIRE ? Encore des emplois sans avenir... dans APPELS retraite_travail_des_vieuxIl n’est pas surprenant que le chômage des jeunes augmente quand la priorité est donnée à l’allongement de la durée du travail des seniors.

Il y a quelque chose d’extraordinairement absurde dans cette société à reporter la retraite de 60 ans vers 67 ans, au moment où l’on a 5 millions de chômeurs réels.

Pendant que les salariés, même usés, sont obligés de rester à leurs postes pour atteindre difficilement le nombre d’annuités nécessaire à une retraite de niveau décent, des centaines de milliers de jeunes s’impatientent au seuil de l’emploi.

Il y a aussi quelque chose de scandaleux quand on a 5 millions de chômeurs à ce que la durée légale de 35 heures par semaine, en pratique, soit largement dépassées, et qu’en moyenne la durée du travail soit de 41-42 heures.Il s’y ajoute un milliard d’heures supplémentaires non déclarées, non payées, non majorées, ce qui est un vol massif de salaires, et c’est surtout équivalent de 600 000 emplois.

Enfin, la précarité n’est pas une fatalité, elle n’est imposée par aucune exigence économique, c’est un choix patronal dans le seul but de freiner les salaires et de faire plier l’échine aux jeunes avant de leur accorder un emploi.*

Car, en fait, entre 29 ans et 54 ans, il y a 95% de CDI, et même la durée de ces CDI s’est allongée et elle est passée de 9.5 ans à 11.5 ans, ces 25 dernières années : le CDI pourrait être la norme dès 18 ans si le Code du travail prenait les mesures pour l’imposer. Le constat est sévère : s’il y a chômage des jeunes, c’est le fruit d’une volonté politique suffisante en face pour l’empêcher

Pourquoi s’acharne-t-on à continuer dans cette voie ?

Prenons un exemple symptomatique. Dans les emplois d’avenir, il y a un volet spécifique destiné aux futurs enseignants de 61398_448842918492870_2104750905_n dans Faire Vivre et Renforcer le PCFniveau licence2. Ils pourront enseigner avec une décharge de trois heures pour préparer leurs examens mais une rémunération de 900 euros, soit en dessous du seuil de pauvreté…

Aucune logique économique n’impose la précarité aux jeunes, et surtout pas le prétexte de formation, ou d’inexpérience. Dans le passé, les patrons formaient les jeunes, et c’était normal : maintenant, ils veulent des jeunes tout formés et, qui plus est, serviles.

Pour les faire rentrer dans le moule de la précarité, de la flexibilité, ils les forcent à un parcours du combattant, de 19 ans à 29 ans, de CDD en intérim, de stages en heures supplémentaires non payées. Mais tout ça, c’est pour augmenter à l’infini les marges et répondre aux ratios de profit exigés par les banques.

Clairement, les entreprises sont les grandes bénéficiaires de ces mesures. Il s’agit de démanteler le droit du travail et la protection sociale, ni plus ni moins. Les jeunes sont une porte d’entrée efficace pour atteindre cet objectif. Avec les femmes et les migrants, il s’agit d’une catégorie utilisée pour tirer les droits sociaux vers le bas, par des dispositifs d’exception.

 

 

 

toujours-plus-de-precarite dans Le PCF à St Quentin

« La précarité permet un ‟dégraissage ”de la masse salariale.

En toute liberté et en toute légalité. »

On ne peut pas améliorer le capitalisme,

il est responsable de ce qu’il  a de plus mauvais dans le monde.

Il faut que les jeunes soient partie prenante.

Ils faut qu’ils entrent dans la lutte.

 

Bulletin d'adhésion

A retourner à PCF STQUENTIN ,22 rue de La Pomme Rouge-02100 Saint-Quentin ou par mail à pcfquentin@gmail.com

62% des Français rejettent l’euro, 77% des employés et ouvriers (sondage IFOP)…

Brève, vivelepcf, 2 janvier 2013

62% des Français rejettent l’euro, 77% des employés et ouvriers (sondage IFOP)... dans Communisme-Histoire- Théorie 130102_10francs_pieceUn sondage de l’Ifop, publié confidentiellement pendant la trêve des confiseurs le 31 décembre, affiche un résultat intéressant : 62% des Français « regrettent le franc, onze ans après l’introduction de l’euro » suivant la question posée.

L’interprétation du « spécialiste », Jérôme Fourquet, correspond pour une fois à notre expérience de militants.

Le rejet de l’euro est un phénomène de classe.

« L’échelle de revenus montre que plus on gagne, moins on regrette le franc, et inversement, plus les revenus sont modestes, plus on regrette le franc. » constate-t-il. 77% des employés et ouvriers « regrettent le franc », 41% (quand même) des cadres supérieurs et professions libérales.

L’analyste doit reconnaître que : « loin de s’estomper, le souvenir du franc et les critiques envers l’euro sont renforcés, notamment à l’occasion de la crise économique et financière », bien « qu’une génération entière n’a pas connu le franc ».

Ce sont les jeunes (66% des moins de 35 ans) et les actifs (68%) qui condamnent le plus largement l’euro et les plus de 65 ans et les retraités (37% et 46%) qui s’y résignent le plus. Quel désaveu pour les propagandistes de l’Union européenne !

Le rejet de l’euro se fonde sur le rejet de l’UE du capital.

Pour l’enquêteur, le « mécontentement vis-à-vis de l’euro » est lié aux « tensions sur le pouvoir d’achat ». Mais il est obligé d’aller plus loin dans son interprétation en estimant que la « critique de l’euro est plus politique » et traduit un « mécontentement vis-à-vis de la construction européenne ».

En clair, l’euro est assimilé à l’UE et aux politiques antisociales qu’elle coordonne. Au moment la « sauvegarde de l’euro » est présentée, notamment par la gauche française au pouvoir, comme la priorité absolue justifiant tous les reculs sociaux et le renforcement des profits capitalistes, ce n’est que du bon sens.

Cette enquête vient à point confirmer qu’il est possible et nécessaire de construire le rapport de force pour rompre avec l’euro et l’UE ! Rompre et non chercher comme la « gauche de la gauche » à les réhabiliter en agitant le leurre de « l’Europe sociale »…

En 2013, ce sera aussi plus dur pour l’idéologie dominante d’insulter les opposants à l’UE et l’euro comme, en 1992, quand on avait pu entendre – c’est authentique – des sondeurs expliquer que ceux qui votaient contre Maastricht étaient ceux qui se brossaient le moins les dents…

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