Archive | novembre 2012

COMMUNIQUE: BULLETIN DE VOTE, TEXTE ALTERNATIF. LA DIRECTION DU PCF RAYE A SA GUISE! LAMENTABLE!

Pas question de laisser la direction sortante du PCF trier parmi les adhérents du PCF ceux qui lui conviennent et éliminer arbitrairement les noms de trois des premiers signataires du texte alternatif!

Communiqué des signataires du texte, 26 novembre 2012. EN PDF.

 

Si la direction sortante du PCF ne veut voir à son congrès qu’une seule tête, une seule politique, celle du Front de gauche et de l’effacement de notre grand Parti historique, éventuellement sous des masques différents.  Nous sommes résolus à ne pas la laisser faire.

Nous avons déjà dénoncé comment elle fuyait l’expression souveraine des communistes, quitte à sortir de sa propre légalité. Le 36ème congrès se déroulera, en février 2013, 4 ans et demi après le précédent congrès statutaire de 2008. Les statuts actuels imposent pourtant la tenue d’un congrès national au moins tous les trois ans.

Entre temps, la constitution du Front de gauche, l’alignement sur Mélenchon, le programme électoral, et toutes les décisions stratégiques principales, ont été décidés en dehors de l’avis des communistes et de leurs organisations locales, laissées en déshérence ou placées en dépendance du Front de gauche.

Obligée quand même de tenir un 36ème congrès du PCF, la direction met tous les moyens dont elle pense disposer pour anesthésier le débat, en faire un temps mort.

Les délais sont le plus resserré possible. Le texte de « base commune » est le plus vague et éloigné des réalités possible, comme son titre le montre ridiculement : « Rallumer les étoiles ». Les vrais débats sont noyés dans une suite de questions, dans des « fenêtres », sur lesquelles les communistes ne sont pas appelés à trancher. Des textes alternatifs, plus ou moins de complaisance, émanant de groupes gauchistes ou de personnalités et d’élus tous inscrits dans la stratégie du Front de gauche, servent de contrefeux officiels.

Dirigeants de fédération, de section, de cellule du PCF, militants, vétérans ou jeunes, dont 8 membres du Conseil national, nous avons décidé d’utiliser ces dispositions pour faire entendre une autre voix (voir le communiqué général), à travers le texte alternatif « Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

C’est visiblement insupportable à la direction du Parti. Elle multiplie les attaques contre notre expression communiste, ce qui ne peut que renforcer nos convictions sur sa justesse. Les articles de l’Huma ignorent notre démarche, déforment le titre de notre texte. Nous sommes prévenus, quasiment par hasard, in extremis, des conditions de dépôt et de parution du texte. Etc.

Voilà maintenant que la direction, via Jacques Chabalier, commissaire national à la « vie du Parti », entend choisir, à la place des initiateurs de notre texte, les noms à publier des premiers signataires. Un coup, Chabalier nous informe qu’il ne faut pas plus de 10 noms, une autre fois 15 : selon ses décisions arbitraires.

Nous lui en fournissons 16, moins que les autres textes.

Au dernier moment, pour dans le projet de  bulletin de vote (alors que les communistes n’ont pas encore les textes !), voilà que nous découvrons, comme ça, sur internet, que Chabalier a éliminé 3 des 16 noms.

Pas dupes, nous savons bien qu’il s’agit de restreindre l’image de l’extension politique géographique de notre démarche communiste. Chabalier et ses chefs ont décidé de biffé trois noms, à défaut des 16. Pas n’importe lesquels !

Celui de Fabien Marion, un des artisans principaux de la renaissance de la jeunesse communistes dans les Bouches-du-Rhône, aujourd’hui secrétaire d’une cellule du PCF à Aix-en-Provence.

Celui d’Armelle Hervé, membre du Conseil départemental du PCF des Yvelines, secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, active dans certaines des plus grandes cités populaires de France. Armelle est adhérente depuis 30 ans (et cotisante ininterrompue).

Celui de Corinne Bécourt, membre du Conseil national du PCF, animatrice de la section de Saint-Quentin, adhérente (et cotisante !) depuis 24 ans.

Impensable ! Corinne t’appelle, Jacques. Tu oses lui répondre que tu la rayes, tu lui nies sa qualité de communiste (contre les statuts du Parti), parce que tu estimes qu’elle ne paye pas assez de cotisations ! Quelle conception du Parti as-tu ? Celle du parti d’élus, de politiciens professionnels, de bobos et de clientélistes dans le Front de gauche ?

Camarade Chabalier, tu ne connais peut-être pas – tant mieux pour toi, si ce n’est pas ta situation – les bas salaires, l’inquiétude quotidienne d’avoir des enfants dans la précarité, l’utilisation quasi inévitable des crédits, quand on se retrouve seule d’un coup avec trois enfants à charge, comme cela arrive à beaucoup d’hommes et bien plus souvent à des femmes.

COMMUNIQUE: BULLETIN DE VOTE, TEXTE ALTERNATIF. LA DIRECTION DU PCF RAYE A SA GUISE! LAMENTABLE! dans 36éme Congrès du PCF indexCamarade Chabalier, quand tu viens au CN, tu es rémunéré pour cela. Corine Bécourt perd une journée de congé ou prend un jour sans solde.

Camarade Chabalier, quand tu payes tes cotisations, comme tu es imposable, l’Etat t’en rembourse les deux-tiers. Sache que ce n’est pas le cas pour d’autres.

Militer dans un territoire, être responsable d’une section, tu dois le savoir, c’est aussi raccompagner des camarades le soir dans toute le Saint-Quentinois sans compter l’essence…

Nous n’acceptons pas, ni aujourd’hui, ni à travers l’aggravation des statuts du Parti avancée, que la direction finisse de trahir l’histoire et la raison d’être du Parti de la classe ouvrière et de ses alliés, de le transformer en parti institutionnel centré sur la petite bourgeoisie et les combines politiciennes.

En tout état de cause, tu es tenu, comme la direction dont tu es l’émanation, de respecter les statuts actuels du Parti (voir ci-dessous).

Aussi, à travers ce communiqué public, nous demandons à la direction du PCF, sans délais de rétablir la liste intégrale des premiers signataires de notre texte alternatif « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe, ni abandon, ni effacement ! ».

Vive le Parti communiste français !

PS : extrait des statuts.

Art 11.1 « A l’issue de cette période, deux cents adhérent(e)s issu(e)s d’au moins dix fédérations peuvent proposer une base de discussion alternative qui doit traiter de l’ordre du jour du congrès et respecter la cohérence de celui-ci. Sa dimension ne saurait excéder celle du projet adopté par le conseil national. »

 

Jean Baus (54), secrétaire de la section de Jarny, fédération de Meurthe-et-Moselle; Frédéric Bernabé (70), section de Vesoul, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône, Conseil national; Corinne Bécourt (02), section de Saint-Quentin, CD de la fédération de l’Aisne, Conseil national; Jean Clavel (92), section de Malakoff, fédération des Hauts-de-Seine, soldat du refus en Algérie; Joël Copin (62), section de Rouvroy, fédération du Pas-de-Calais, responsable pour Rouvroy d’une association nationale d’entraide et d’action sociale; Emmanuel Dang Tran (75), secrétaire de la section de Paris 15, CD de la fédération de Paris, Conseil national, responsable de la revue « Cahiers communistes »; Fabienne Debeauvais (80), section d’Amiens, fédération de la Somme, Conseil national; Claude Fainzang (75), section de Paris 19, CD de la fédération de Paris, conseil national, responsable nationale d’une association de défense du droit au logement; Armelle Hervé (78), secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, CD de la fédération des Yvelines; Eric Jalade (81), section de Castres, secrétaire de la fédération du Tarn, Conseil national; Jean-François Larosière (59), section de Douai, CD de la fédération du Nord, responsable régional d’une association de solidarité avec le peuple palestinien; Fabien Marion (13), section d’Aix-en-Provence, fédération des Bouches-du-Rhône; Dominique Negri (38), secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, CD de la fédération de l’Isère, CN; Michel Perrin (87), section Limoges-Cheminots, fédération de la Haute-Vienne, ancien secrétaire de la fédération; Christian Tabaglio (54), section de Jarny, fédération de la Meurthe-et-Moselle, Conseil national, Russell Yates (77), secrétaire de la section de Meaux; Noël Zicchina (2A), section d’Ajaccio, CD de la fédération de Corse-du-Sud

Et des centaines d’autres camarades: 450 signataires du texte de 57 fédérations…

 

 

 

Conseil municipal 19/11/2012 Intervention d’Olivier TOURNAY (PCF) pour l’opposition – délégation de Service Public

Conseil municipal 19/11/2012 Intervention d'Olivier TOURNAY (PCF) pour l'opposition - délégation de Service Public dans Conseil Municipal de St Quentin olivier-tournayConseil municipal du 19 novembre 2012

 

Intervention d’Olivier TOURNAY (PCF) au nom de l’opposition

 

Rapport n° 7  Promotion et animation de la ville par l’organisation d’événements principalement sportifs : transfert du contrat de DSP à la société dédiée Bleu Ciel Production

 

 

 

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux.

 

Il nous est demandé dans ce rapport de voter le transfert du contrat de délégation de service public relative à l’organisation d’événements principalement sportifs  à la société dédiée Bleu Ciel Production.

 

 

En préambule, permettez-moi Monsieur le Maire, de revenir sur le courrier de deux pages  que vous avez eu l’amabilité de me faire parvenir le 2 octobre 2012 relative à la délégation de service public.

 

Ce courrier nous indique :

 

-          que le meilleur prestataire a été choisi : forcement, il était seul en lice, c’est plus facile.

 

-          que « Sports événements était dotée d’une expertise fine dans l’organisation  d’événements sportifs et culturels » : je ne suis pas à même de juger de cela, mais on ne nous a toujours pas expliqué pourquoi le meeting aérien d’août 2011 a été annulé au dernier moment, ainsi que le concert au palais des sports de décembre 2011, pourquoi l’ensemble du prévisionnel des manifestations en annexe de la DSP ne coïncide pas avec ce qui a été réellement mis en place. Et ce qui n’empêche pas le délégataire de déclarer dans le courrier picard en date du 2 octobre 2012 que la SACEM n’a pas été budgétée pour le concert d’arrivée du Tour de France., car je cite, « vu que c’était un concert gratuit, on pensait qu’il n’y en avait pas ». Cela représente une somme conséquente en sachant qu’une simple déclaration au préalable donne droit automatiquement à un abattement de 20%, ce à quoi il faut ajouter une pénalité de 10% pour non déclaration. Et le fait d’annoncer 20 000 personnes lors du concert du tour de France au lieu des 8 000 maximum que la place du marché peut recevoir (même en comptant les balcons), cette différence de spectateurs présents fait augmenter la facture de la SACEM. On est loin encore de la gestion au plus près alors que n’importe quelle association est sensée ces règles de base d’organisation d’événements.

 

Autre point d’ « expertise fine ». Lorsque nous découvrons dans le courrier picard en date du 6 novembre le délégataire déclarer qu’au sujet du différend qui oppose Sports Evénements à Olivier Kaefer concernant le spectacle des années 80 qu’il, je cite « « [va s’]‘en inquiéter auprès de la mairie ». Si la mairie s’en charge… Pour 500 000 euros par an, elle ne devrait tout de même pas à avoir à assurer le service après-vente.

 

-          autre point de votre courrier, il est dit que la société transmet à la Collectivité un bilan à la suite de chaque manifestation organisée reprenant le déroulement de l’activité.  C’est précisément ce que j’ai demandé à vos services par mon courrier en date du 13 juillet 2012 et lors du dernier conseil municipal. A ce jour, ma requête n’a aboutie que très partiellement.

 

-          dernier point, il est précisé que le délégataire avait fait « l’objet d’une mise en demeure avec obligation de présenter les documents sollicités sous cinq jours. » Nous ne savons pas de quoi il s’agit, pouvez-vous nous éclairer ?

 

 

Passons au rapport qui nous occupe ce soir, relatif à l’article 13  de la Délégation de Service Public : « le délégataire dédiera une société à l’usage exclusif de la délégation », passant donc de la société Sports Evénement à la société Bleu Ciel Production.

 

1ere question. Cette dernière a été créée le 6 octobre 2011. Pourquoi un si long délai avant la mise en conformité ? Et pourquoi la publication de sa création dans le journal La Thiérache du 06-10-2011 pour une société dont le siège et l’activité sont à St Quentin?

 

2eme question. Attendu que cette société  doit être entièrement dédiée à la délégation, comment peut-on expliquer que Bleu Ciel Production apparaisse à l’affiche de diverses animations comme le concert du 4 octobre au Splendid, et même qu’elle apparaît en doublon 2012 avec sport événement sur l’affiche du concert prévu le 29 novembre).

- Soit, cela a été fait dans le cadre de la délégation de service public et cela pose problème car cela anticipe le vote du conseil municipal de ce soir.

 

- Soit cela n’a pas été fait dans le cadre de la délégation de service public et cela pose problème de fait, car la société n’est de fait alors plus entièrement dédiée à la dite délégation.

 

 

Mais surtout, cette situation fait apparaître « deux points, deux mesures ». Comparons cette délégation de service public à 500 000 euros par an avec peu d’explications quant au fonctionnement pourtant réclamées à maintes reprises par l’opposition et les crédits perçus (souvent très modestes en comparaison) dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale, crédit que les porteurs de projets doivent défendre, justifier, apporter des corrections, permettre des bilans tant quantitatifs que qualitatifs par des critères d’appréciation.

Oui, il y a bien deux poids deux mesures.

.

 

 

Et permettez-moi cette autre comparaison, mais lorsque que je vois le caractère ultra judiciaire de votre démarche lorsqu’il s’agit de fermer la bourse du travail de Saint-Quentin. Bourse du travail, acquise par ou pour les travailleurs il y a plus d’un siècle,  et qui leur à permis de par leur engagement de gagner de grands acquis, comme la retraite, la sécurité sociale,   acquis que vous n’avait cessez de casser, de détériorés, y compris par la perte ce lieu symbolique.

Bref, comprenez que j’ai du mal là aussi à comprendre le « deux poids, deux mesures ». Mais les travailleurs, les précaires, eux n’oublieront pas !

 

Je ferme la parenthèse.

 

 

En définitive, plus que jamais, nous continuons de soutenir l’argument la thèse que l’argent public, doit être géré par le public, en l’occurrence, la mairie.

 

 

Merci de votre attention.

 

 

 

 

 

20% des voix pour les (vrais) communistes dans la deuxième ville d’Autriche! Félicitation!

20% des voix à Graz ! Félicitations à nos camarades de la Fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ)

Communiqué, 27 novembre 2012

Graz est la deuxième ville d’Autriche avec 250.000 habitants et la capitale de la province de Styrie. C’est à la fois une cité industrielle, administrative et étudiante. Des élections municipales y avaient lieu dimanche 25 novembre 2012.

Depuis, la presse réactionnaire autrichienne commence à s’alarmer rebaptisant déjà la ville « Stalin-Graz ».  En effet, le résultat marquant est la poussée du Parti communiste autrichien, KPÖ, qui atteint 19,86% des voix, + 8,68% par rapport à 2008.

20% des voix pour les (vrais) communistes dans la deuxième ville d’Autriche! Félicitation! dans Communisme-Histoire- Théorie 121127_kpoLe KPÖ devient la deuxième force politique de la ville derrière le Parti populaire (droite, 33,74%), mais devant le Parti social-démocrate (15,31%) et le Parti « libéral » (FPÖ, extrême-droite, 13,75%, en hausse de 3%).

La poussée des communistes, qui arrive même en tête dans le district populaire de Gries, est une très bonne nouvelle.

D’abord pour les habitants de Graz. Ce succès électoral porte toutes les actions des communistes menées avec la population pour la défense des droits sociaux, pour les services publics, en particulier pour le logement social. La nouvelle municipalité devra en tenir davantage compte.

L’action des communistes dans le monde du travail a permis de contenir le mouvement de détournement et de récupération de la colère ouvrière par l’extrême-droite. Selon une enquête, les ouvriers de Graz auraient voté à 24% pour le KPÖ (mais à 30% pour le FPÖ).

Le résultat du KPÖ à Graz représente aussi un encouragement pour tous les communistes d’Europe qui entendent rester fidèles au marxisme et au léninisme, à la perspective et à l’organisation révolutionnaires qu’ils ont permis de construire.

C’est le choix de la fédération de Styrie du KPÖ, quand la direction nationale du Parti, dépositaire du nom et du patrimoine historiques, fait, elle, le choix du Parti de la gauche européenne et d’un Linke à l’autrichienne. L’opposition totale à l’UE du capital, la demande de sortie de l’Autriche de l’UE et de l’euro font partie des axes de bataille principaux de nos camarades de Styrie.

Le KPÖ-Styrie est la seule fédération d’Autriche à être restée organisée localement et à être représentative électoralement (entre 4 et 6% au niveau d’une province d’1,2 million d’habitant) quand le KPÖ national est tombé dans l’insignifiance (entre 0,2% et 1%). Sa ligne inspire et aide considérablement le développement de la jeunesse communiste en Styrie comme dans tout le pays, la KJÖ.

Voilà aussi le travail remarquable que la dernière élection à Graz reflète.

Dans le cadre de nos objectifs communistes et internationalistes communs, nous faisons connaître l’expérience styrienne aux communistes français.

Nous adressons nos chaleureuses et fraternelles félicitations à la fédération de Styrie du KPÖ.

Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Emmanuel Dang Tran, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Christian Tabaglio, membres du Conseil national du PCF

En lien un article sur la situation du mouvement communiste en Autriche de Robert Krotzer, secrétaire de la jeunesse communiste autrichienne (Cahiers communistes – juillet 2011).

Pour la nationalisation des secteurs clefs de l’économie et la reconquête des grands services publics

36ème congrès du PCF – Texte alternatif – « Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement!

PARTIE VII

Proposition de campagne nationale du PCF  http://vivelepcf.fr/congres-du-pcf/pcfcongres-nos-textes-de-reference-depuis-2005/


Pour la nationalisation des secteurs clefs de l’économie et la reconquête des grands services publics dans 36éme Congrès du PCF 29-greves-doccupation-dusine_photos_29-greves_occupation-1Il ne se passe pas un jour sans que soient annoncés une fermeture d’usine et des centaines de suppressions d’emploi. Les patrons et les capitalistes français, aidés par les gouvernements successifs, l’UE et l’OMC, maximisent leurs profits en détruisant des pans entiers de l’appareil productif, des compétences, des capacités de notre économie à répondre aux besoins de notre peuple et aux besoins de coopération avec les autres peuples. L’industrie automobile et de la sidérurgie sont des exemples emblématiques de cette politique de casse comme de la montée des luttes pour s’y opposer.

Cette stratégie du capital n’est pas nouvelle mais il est en situation de l’aggraver. Il met en scène sa propre crise pour, au nom de la compétitivité, en connivence avec les pouvoirs de droite ou de « gauche », écraser les acquis sociaux, les conditions de travail et les salaires.

Les producteurs, notamment les agriculteurs, sont soumis à la pression de plus en plus insupportable des trusts de la grande distribution.

En s’appuyant sur les directives européennes, les gouvernants démantèlent les services publics, les livrent à la privatisation, à l’appétit des capitalistes. Ce pillage est devenu un de leurs principaux foyers de profit en France.

La crise de la dette et des déficits publics, creusés délibérément à leur profit, sert, avec l’euro, de prétexte à l’aggravation de cette politique. Les « marchés financiers » en seraient les commandeurs, abstraits et omnipotents, alors qu’ils ne sont rien d’autres que les capitalistes eux-mêmes à travers les banques et institutions financières privatisées.

Les politiciens qui se succèdent au pouvoir rivalisent d’hypocrisie devant les préoccupations des travailleurs. Ils adoptent la posture du « patriotisme économique », n’hésitent pas à conspuer en public les excès de la finance.

Mais, dans les faits, leur politique va toujours dans le même sens. Ils multiplient les aides publiques au patronat, mettent la pression sur les salariés, les retraités, les jeunes, attaquent la sécurité sociale et les statuts du travail, et accélèrent encore la marchandisation des services publics.

En fait de « solutions », ils s’efforcent d’éloigner les centres de décision de la souveraineté populaire en poussant l’intégration dans l’Union européenne du capital, si besoin au nom de la fiction de « l’Europe sociale ». Ils renforcent la mainmise du capital sur la politique monétaire avec l’euro, instrument de la mise en concurrence des peuples. Ils dénationalisent les services bancaires en les plaçant au niveau européen. Avec le TSCG, ils passent à une nouvelle étape dans l’intégration budgétaire, dans la mise sous tutelle des peuples.

Communistes, plus que jamais, nous pensons que l’heure est à proposer à tous ceux qui résistent, qui luttent, à tous ceux qui ont intérêt à combattre la politique du capital une perspective de rupture. Il n’y a plus de grain à moudre pour ceux qui voudraient aménager les ravages du capitalisme. Il faut des propositions de rupture à la hauteur de l’attaque antisociale, antiéconomique et antipopulaire.

Aussi, nous vous proposons de nous engager ensemble, travailleurs, militants syndicalistes, jeunes, retraités, en lien direct avec nos revendications immédiates et nos demandes d’interventions publiques en faveur du monde du travail, pour un vaste programme de nationalisations démocratiques, dans l’esprit de celles gagnées à la Libération.

Cela ne peut plus durer. Le peuple, les salariés, doivent prendre le contrôle des secteurs clefs de l’économie. Ceux-ci doivent être nationalisés ou renationalisés sans indemnités pour les gros actionnaires, gorgés d’aides publiques depuis tant d’années, voire par voie de réquisition. La lutte pour la nationalisation va de pair avec la lutte pour des droits nouveaux aux travailleurs.

marcel-paul-291x300 dans Communisme-Histoire- Théorie

Marcel Paul, ouvrier électricien, déporté-résistant, ministre communiste de la nationalisation de l’électricité et du gaz en 1946, grâce aux luttes impulsées par le PCF.

Sidérurgie, industrie pharmaceutique, énergie, chimie, aéronautique, transports, industrie automobile, autoroutes font partie des secteurs prioritaires  à remettre sous le contrôle de la Nation, débarrassés de l’intérêt des actionnaires, sur une autre plan, avec la grande distribution et le secteur financier.

Les grands services publics historiques, les monopoles de fait, inscrits dans le préambule de la Constitution de 1946, doivent être renationalisés intégralement, leurs filiales réintégrées dans le secteur public, les statuts des personnels rétablis dans l’intérêt du développement de tout le pays, du développement des droits sociaux de tous.

Partout dans le monde, notamment en Amérique latine, les peuples qui s’émancipent nationalisent les grands moyens de production et d’échange. Instruits de leurs propres expériences, les travailleurs et le peuples français ne peuvent plus laisser détruire leur outil de travail, leur capacité à répondre à leurs besoins.

Ensemble, faisons grandir l’exigence d’un vaste programme de nationalisations démocratiques !

Intervention de Corinne Bécourt , Fédération de l’AisneDiscussion sur la « base commune » de congrès-CN du PCF, 13 et 14 octobre 2012 –

Corinne BECOURT- Fédération de l'Aisne-Membre du Conseil National du PCF

Corinne BECOURT- Fédération de l'Aisne-Membre du Conseil National du PCF

Discussion sur la « base commune » de congrès, Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

Désolée, un texte de congrès du Parti communiste peut difficilement être un poème ! « Il est grand temps de rallumer les étoiles », comme titre de texte de congrès, c’est vraiment n’importe quoi.

Et effectivement, ce texte n’a rien à voir avec un texte de congrès du PCF. Il évacue les préoccupations principales qui sont celles des communistes mais aussi des salariés en lutte et de beaucoup d’autres.

Le dernier congrès statutaire du Parti a eu lieu en 2008. Depuis, bien des choses ont été imposées qui n’ont jamais été décidées en congrès : le Front de gauche, comme structure électorale, comme structure politique. Il faut faire un bilan, le bilan de cette nouvelle étape de ce processus de « transformation » du Parti.

Je ne m’étends pas sur les précédentes. De la Mutation aux collectifs antilibéraux, les étoiles du drapeau communiste ont été éteintes les unes après les autres, « d’expérimentation » en « expérimentation ». Robert Hue est allé au bout de cette cohérence. Le Front de gauche poursuit cette œuvre d’effacement du Parti.

Même sur le plan électoral, placé en priorité, le résultat est explicite : perte de la moitié des conseillers régionaux communistes et la réduction à 7 du nombre de députés PCF…

Sur le plan de l’organisation communiste, le constat est aussi celui de l’effacement, à tous les niveaux. Les structures informelles du Front de gauche, électorales pour commencer, supplantent celle du Parti. Notre CN est écarté des décisions stratégiques. Au mieux, il les valide après coup.  Elles sont prises on se sait où, ni exactement avec qui, dans telle ou telle collectif national du Front de gauche avec des « personnalités » qui parlent ensuite en notre nom et place.

En 2007, les communistes ont rejeté très majoritairement la disparition, le sabordage du Parti, le changement de nom. Mais dans les faits, même en en-tête des courriers internes du parti, au sigle « PCF », quand il apparaît encore, est systématiquement accolé le logo « Front de gauche ».

Avec le « Front de gauche », la direction applique le même processus que dans d’autres pays d’Europe : Linke en Allemagne, Izquierda Unida en Espagne, Syriza en Grèce  où de nouvelles formations de « gauche » étouffent les partis communistes ou les combattent violemment (Grèce), sous la houlette du PGE,  parrainé par la Commission européenne.

La remise en cause intégrale de l’Europe du capital, de l’euro doivent revenir notre axe de lutte. Elle implique que le PCF s’affranchisse définitivement du PGE.

Je reviens au texte. Son contenu également il poursuit et aggrave l’effacement du Parti.

Ce texte s’adresse à des « bisounours », pas à des travailleurs et à des communistes !

La formule « l’Humanifeste » donne le ton. « L’Humain d’abord », ce n’est pas la perspective révolutionnaire d’un parti de classe  qui combat l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Le Pen, père et fille, Sarkozy, Dassault, Béttencourt, la bourgeoisie… : ce sont aussi des humains. Mais désolée, je ne mets pas leur bonheur dans mes priorités !

Le texte évite soigneusement de confronter les paroles et les actes et de mettre les uns en cohérence avec les autres et inversement.

Au soir du 1e tour des présidentielles, en notre nom, sans attendre la réunion du CN du PCF, Mélenchon a appelé à voter pour Hollande « comme pour lui-même » et « sans conditions ». Le Front de gauche a alors révélé entièrement sa fonction de rabatteur pour la social-démocratie de semeur d’illusions sur la gauche de résignation. Evidemment quand je dis cela, cela ne veut pas dire qu’il ne fallait pas battre Sarkozy.

Aujourd’hui la gauche est au pouvoir à tous les échelons du pays : présidence de la République, Sénat, Assemblée nationale, régions, départements. Elle a tous les moyens d’agir pour le changement. Qui est surpris qu’elle ne le fasse pas ?

Certainement pas les ouvriers de PSA, de Doux, de Sanofi, tous les salariés en luttes, ceux qui ont manifesté le 9 octobre pour l’emploi et l’industrie ! Pour eux, comme pour moi, il n’y a qu’une confirmation : gauche ou droite, le MEDEF continue à licencier et à empocher les profits et les aides publiques !

Il est temps d’arrêter clairement d’alimenter des illusions, sur une orientation possible « de gauche » de ce gouvernement (comme de l’UE). Pas de caution au PS !

Notre Parti doit faire des actes politiques forts. Les élus communistes à tous niveau doivent remettre en cause leur participation aux exécutifs dirigés par le PS. Au Parlement, il faut des votes conformes à l’intérêt des travailleurs.

Je pense avec colère au vote des députés FdG POUR la mise en place des « emplois d’avenir », des « emplois sans avenir » plutôt. Pour le vote du budget 2013, le FdG décidera-t-il tout seul de s’abstenir ?

Le choix du moindre de mal, de la résignation, du genre « Ce n’est pas vraiment ce que nous voudrions mais c’est mieux que rien » : c’est de la social-démocratie. Ce n’est pas ça le Parti communiste français !

Notre parti ne saurait s’en tenir non plus à des postures critiques mais doit aller au fond dans ses revendications.

Quand le capitalisme en crise fait payer les travailleurs par le chômage massif, comment s’en tenir à la formule du candidat François Hollande : « non aux licenciements boursiers ». Il y aurait de mauvais et de bons licenciements, ces derniers non liés au capitalisme et contre lesquels on ne pourrait rien faire ? A propos, à peine 10% des salariés, travaillent dans des sociétés cotées en bourse.

Un vrai Parti communiste pourrait au contraire lancer une campagne pour la nationalisation (intégrale) de l’automobile, de la sidérurgie, de la pharmacie… Là, nous ne serions pas en dessous de l’aspiration à des ruptures, pour se défendre d’abord, pour changer de société ensuite.

Un vrai Parti communiste devrait remettre au centre l’obligation de reclassement  avec maintien du salaire et des acquis sociaux. La question, certes insuffisante, du rétablissement de l’autorisation préalable de licenciement (supprimée en 88) se pose immédiatement.

Ces quelques préoccupations, parmi beaucoup, des communistes qui font le choix des luttes, de l’entreprise, des quartiers, sont absentes de la proposition de base « commune » de la direction. C’est un constat, auquel les vers mal placés des plus grands poètes ne change rien. Ce texte de congrès n’est pas amendable

C’est pourquoi, avec plusieurs membres du Conseil national, des responsables de cellule, section, fédération du Parti, nous proposerons un texte alternatif : « Ni effacement, ni abandon, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ». C’est une nécessité pour le Parti et les communistes.

http://vivelepcf.fr/proposition-de-campagne-nationale-du-pcf/

 

SOUTIEN ET SOLIDARITE AUX CAMARADES EN LUTTE à L’HOPITAL DE Saint-Quentin

La section de Saint-Quentin apporte tout son soutien aux camarades en lutte à l’hôpital de Saint-Quentin

Communistes, plus que jamais, nous pensons que l’heure est à proposer à tous ceux qui résistent, qui luttent, à tous ceux qui ont intérêt à combattre la politique du capital une perspective de rupture. Il n’y a plus de grain à moudre pour ceux qui voudraient aménager les ravages du capitalisme. Il faut des propositions de rupture à la hauteur de l’attaque antisociale, antiéconomique et antipopulaire.

 

Assemblée: le projet de budget de la Sécu voté en seconde lecture

Dans un hémicycle dégarni -quelque 25 députés présents-, les socialistes ont approuvé le texte, tandis que l’UMP et l’UDI ont voté contre. Absent au moment du vote final, le Front de gauche avait répété en séance juger le projet insuffisant

 

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Saint-Quentin-Chauny/Des-agents-hospitaliers-se-mobilisent-pour-leur-RTT

http://pcfsaintquentin.unblog.fr/2009/05/14/lavenir-de-lhopital-public-cest-notre-affaire-a-tousunissons-nous-pour-exiger-le-retrait-de-la-loi-bachelot/

SOUTIEN ET SOLIDARITE AUX CAMARADES EN LUTTE à L'HOPITAL DE Saint-Quentin dans Divers logo-cgtTRACT CGT DEFENSE DES HOPITAUX DE L’AISNE-OCTOBRE

Démanteler les Hôpitaux de l’Aisne  nuit Gravement à la Santé

La santé n’est pas un luxe !!!

   Alors que le nombre de personnes qui renoncent aux soins médicaux augmente dramatiquement dans l’Aisne, il est prévu une diminution de l’offre de soins dangereuse pour la population. Notre département  souffre déjà d’un manque de lits : 4,2 lits de médecine, chirurgie, obstétrique pour 1000 hab.,2,3 lits de psychiatrie adulte pour 1000 hab. ,1,4 lits de psychiatrie pour 1000 enfants. Ces chiffres ne peuvent supporter aucune diminution…..

Mieux vaut en France être riche et bien portant !!!

L’égalité d’accès aux soins pour tous et dans tous les territoires est aujourd’hui gravement menacée par la multiplication des fermetures et de services.

Nous sommes face à une pénurie croissante de généralistes et de spécialistes. Les zones rurales sont les plus touchées mais les villes sont épargnées.

Il faut défendre et reconstruire un service public de santé et de proximité.

Garantir l’accès de tous et toutes à la SANTE est un impératif d’intérêt général.

Il faut sortir la SANTE des logiques de profits et de rentabilité.

Il faut abroger la loi HPST dite « loi Bachelot ».

Il faut supprimer les ARS, la T2A qui n’est qu’une « marchandisation » du patient, les ordres professionnels, les honoraires libres, la privatisation de certains services, … .

 

A l’hôpital de St QUENTIN

  • Les fermetures de services et des urgences des hôpitaux de proximités vont générer un afflux de patient sur l’hôpital de St Quentin, entraînant une surcharge de travail ne permettant plus d’accueillir les malades en toute sécurité et avec toute l’attention qui leur est due.

Dans le territoire Aisne nord et haute somme seul l’hôpital de st Quentin sera autorisé à assurer la permanence des soins 24h/24 toutes spécialités confondues.

La santé ne doit pas devenir  un luxe pour les plus riches, la santé c’est l’affaire de toutes et tous…

 

 

Non à la guerre, non à l’injustice coloniale, à Gaza comme ailleurs!

 

 

Non à la guerre, non à l'injustice coloniale, à Gaza comme ailleurs! dans Solidarité internationale imagesLa nouvelle opération militaire meurtrière lancée par l’armée israélienne contre Gaza sème le chaos et la mort parmi la population palestinienne, avec le silence complice de la France et avec le soutien actif des États-Unis.

Le bilan macabre s’alourdit de jour en jour : déjà 160 morts palestiniens ce lundi dont une majorité de civils, plus de 1000 blessés. En 2008, la précédente guerre contre Gaza avait fait 1 400 morts côté Palestinien.

Israël ne veut pas la paix. Il mène depuis quarante-cinq ans une guerre coloniale contre le peuple palestinien.

Depuis 1967, les forces israéliennes occupent la Cisjordanie et la bande de Gaza. Des territoires qu’Israël devrait évacuer, selon la résolution 242 de l’ONU. Il empêche la constitution d’un État palestinien indépendant.

Israël a profité des accords de paix d’Oslo, en 1994, pour mieux coloniser la Cisjordanie. En vingt ans, le nombre de colonies en Cisjordanie a doublé. Israël « protège » les 300 000 colons de Cisjordanie avec son armée. Un prétexte pour justifier l’occupation de la Palestine.

Depuis, l’État sioniste multiplie les attaques contre les populations civiles palestiniennes pour entretenir un climat de guerre permanent, empêcher toute résolution pacifique du conflit. Il contribue à renforcer un adversaire, les islamistes du Hamas, qui alimente cette spirale de la violence.

Le gouvernement israélien utilise aussi l’exutoire palestinien pour faire diversion avant les élections auprès de sa propre population, durement frappée par le capitalisme (40% de taux de pauvreté), .

Depuis 2007, il maintient un blocus inhumain contre Gaza. Une vraie catastrophe humanitaire.

Un million de Gazaouis souffrent de la faim, 90% de la population dépend de l’aide humanitaire.

Où est la réaction de la communauté internationale ?

Nulle part! Elle est trop occupée à participer à la destruction de la Syrie. Une guerre contre le principal allié dans la région de la résistance palestinienne.

Où est la France, du « président du changement » Hollande ? Dans son discours à l’ONU le 25 octobre, Hollande met en garde contre le péril syrien, iranien, appelle à des interventions armées. Rien sur l’agression israélienne. Il y a deux semaines, il accueillait en grande pompe le premier ministre israélien Netanyahu, premier fauteur de guerre.

Où est l’Union européenne, « prix Nobel de la paix » ? Elle a signé en juillet un accord de coopération avec Israël dans 60 domaines, dont celui militaire. L’UE importe massivement des biens « Made in Israël » produits dans les territoires occupés, cautionnant l’occupation. Le Parlement européen, député de droite, verts et socialistes réunis, vient scandaleusement de voter une résolution mettant en parallèle l’oppresseur israélien et ses victimes.  Les discours des uns et des autres pour la reconnaissance d’un statut de membre de seconde zone de l’assemblée de l’ONU pour l’Autorité palestinienne ne visent qu’à cacher l’appui sans faille au relai israélien de l’impérialisme.

Où sont les États-Unis de l’ « ami des peuples » Obama ? Un mois après le battage médiatique des présidentielles, la position d’Obama n’est guère différente de celle de la droite républicaine. Il apporte son «soutien total au droit d’Israël à se défendre».

45 ans d’oppression coloniale, de mépris du droit international, de complicité impérialiste, américaine, européenne, française: ça suffit !

La mobilisation grandit en Palestine, mais aussi en Israël, pour dénoncer cette nouvelle guerre. Elevons-la aussi en France à partir de revendications de simple justice :

  • Arrêt immédiat des attaques meurtrières d’Israël
  • levée immédiate du blocus israélien inhumain sur la bande de Gaza et la Cisjordanie ;
  • respect des résolutions de l’ONU, dont la n° 242 : fin de l’occupation israélienne, démantèlement de toutes les colonies au-delà des frontières de 1967 ;
  • Destruction du Mur d’Appartheid
  • Droit au retour de tous les réfugiés palestiniens.
  • Libération des prisonniers politiques palestiniens des geôles israéliennes.
  • reconnaissance d’un Etat palestinien indépendant et viable, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-est comme capitale

Exigeons du gouvernement français qu’il rompe avec la politique de collaboration avec l’Etat colonialiste et qu’il engage immédiatement:

  • L’arrêt de toute collaboration militaire française avec Israël, d’achat et de vente d’armements avec ce pays
  • Le boycott des produits israéliens issus des territoires palestiniens occupés ;

La lutte contre toute forme de racisme, d’antisémitisme est indissociable de la lutte pour la paix, le respect du droits des peuples, la justice et le développement.

 

Le combat contre la guerre, pour la liberté des peuples colonisés fait partie intégrante de notre engagement communiste. Rejoignez-nous!

Chez Xavier Bertrand, l’aide aux plus démunis est-elle « prioritaire » ou « inutile » ?

DE Pascal Riché http://blogs.rue89.com/mon-oeil/2012/11/23/laide-aux-plus-demunis-prioritaire-importante-ou-inutile-229023
Xavier Bertrand, ancien ministre du Travail et député UMP (tendance Fillon), est aussi le maire de Saint-Quentin (Aisne).

Chez Xavier Bertrand, l’aide aux plus démunis est-elle « prioritaire » ou « inutile » ? dans Conseil Municipal de St Quentin avis

Capture d’écran de la page d’accueil du questionnaire (Saint-Quentin.fr)

Dans un exercice intéressant de démocratie participative, il interroge ses habitants sur chacune des politiques publiques envisagées :

« C’est en fonction de vos choix que la ville décidera, demain, d’attribuer les moyens financiers et humains aux chantiers que vous jugerez prioritaires pour l’avenir de Saint-Quentin. »

Têtes de linotte

Les Saint-Quentinois ont le choix, pour chaque proposition, entre cinq réponses :

  • « tout à fait prioritaire »,
  • « important mais pas prioritaire »,
  • « secondaire »,
  • « inutile »,
  • « sans opinion ».

Pour certaines propositions, ce choix de réponses fonctionne bien. Par exemple, faut-il « rénover la place de la Gare ». Pour d’autres, en revanche, il laisse une impression d’absurdité :

  • Faut-il « rendre accessible aux personnes à mobilité réduite les activités proposées aux Saint-Quentinois » ?
  • Faut-il « aider les plus démunis » ?
saint-quentin_questionnaire_page_6 dans Le PCF à St Quentin
Capture d’écran de la page 6 du questionnaire (Saint-Quentin.fr)

Alors, chers Saint-Quentinois et -oises, pensez-vous vraiment que l’aide aux plus démunis, ces gens qui se logent mal, se nourrissent mal et ne se chauffent pas, soit « tout à fait prioritaire » ? Ne pensez-vous pas plutôt qu’elle soit « importante, mais pas prioritaire » ? Ou même « secondaire » ? Mais peut-être considérez-vous cette aide comme « inutile » après tout ?

Pour être honnête, je ne pense pas que ceux qui ont préparé et relu ce questionnaire soient particulièrement cyniques. Ce sont plutôt des têtes de linotte, qui n’ont pas trop réfléchi au sens que pouvaient donner des propositions inadaptées de réponses.

La preuve, cette interrogation, vers la fin du questionnaire :

« Etes-vous ?

  • un homme,
  • une femme,
  • sans opinion. »

Sur le projet de changement des statuts au 36ème congrès, intervention et analyse d’Emmanuel Dang Tran

Conseil national du PCF du 21 novembre 2012

Sur le projet de changement des statuts au 36ème congrès, intervention et analyse d’Emmanuel Dang Tran  

Je me suis toujours opposé aux statuts réécrits complètement au Congrès de Martigues. Ils ne correspondent pas un ceux d’un parti communiste. Les modifications proposées ne les améliorent pas au contraire.

Ajoutons que les statuts, actuels comme modifiés, sont presque incompréhensibles tant leurs dispositions sont tordues. S’ils devaient inspirer les rédacteurs d’un projet de constitution d’une 6ème  république, ce serait beau !

Il faudrait une refonte totale des statuts – je sais qu’elle n’est pas l’ordre du jour – en reprenant et, évidemment actualisant les statuts de 1979.

Je comprends les changements proposés comme la volonté de la direction sortante de légaliser a posteriori toutes ses atteintes à ses propres statuts ces dernières années, de serrer encore les vis pour empêcher toute remise en cause par la base.

Après la suppression des cellules comme lieu de souveraineté en 2000, c’est maintenant les sections qui sont remises en cause dans leur autonomie. Leur part dans la répartition des cotisations passeraient de 50% à 33% [sachant qu’elles sont exclues des reversements des indemnités d’élu]. La proximité n’a de sens que pour la « démocratie cause toujours » et tant que le centre décide.

Pour imposer ou soutenir des candidatures Front de gauche à différentes élections, les directions n’avaient pas hésité à faire pression sur les sections et à violer les statuts actuels. Demain, le Conseil national aura le dernier mot pour les candidatures dans les circonscriptions législatives, à la place actuellement des conseils départementaux, et aux municipales dans les communes de plus de 20.000 habitants à la place des communistes de la ville… On n’est jamais trop prudent !

Derrière les modifications du paragraphe « cotisations », il n’est pas difficile de voir une volonté des directions d’encore mieux contrôler les consultations et votes des adhérents.

Que ces votes soient liés au paiement de la cotisation et que le principe du barème de 1% soit rétabli ne posent pas de problème. Mais dans les faits, les adhérents, qui ont la chance – pour certains certes relative – de payer l’impôt sur le revenu, seront remboursés des 2/3 par l’Etat. Ils s’acquitteront donc en fin de compte d’une cotisation équivalant à 0,33%.

Pour les plus pauvres, ce sera 1%, trois fois plus.

Pour les camarades connaissant des difficultés, un régime spécial est établi – c’est la moindre des choses – mais « avec une base forfaitaire annuelle de 12 euros jusqu’à 10 euros mensuels » (sic). Décidée par qui ? Par les directions départementales, pardi. A la tête du client!

Un suffrage censitaire ou clientéliste !

Décidément allergique à la contestation, même réduite à portion congrue par les statuts actuels, la direction sortante veut verrouiller encore un peu plus la préparation du congrès.

Elle ne touche pas à la périodicité des congrès, tous les trois ans au maximum, qu’elle n’a pas respectée puisque le dernier congrès remonte à quatre ans et demi.

Elle ne touche surtout pas au mode de filtrage des délégués au congrès national par les congrès départementaux, refusant la proposition de certains camarades qu’ils soient désignés par les sections.

En revanche, elle limite considérablement les possibilités d’élection aux conseils départementaux et au conseil national via les « listes alternatives », ce qui l’obligeait à un certain respect des voix discordantes. Il faudra maintenant l’accord de 20% des délégués au congrès départemental et de 10% au congrès national, au lieu de 5%, pour présenter une liste.

La direction maintient le système bâtard des « bases communes alternatives ». Ce ne sont pas des motions de congrès ou des alternatives permettant discussions et votes clairs des communistes. Je le rappelle et le constate cette année de façon encore pire qu’aux congrès précédents.

D’un côté, il y a le texte de la direction bénéficiant d’une légitimité de fait, d’une publicité maximale par les instances du Parti et par l’Huma.

Ensuite, il y a les textes « alternatifs » tolérés, parce qu’ils cautionnent la stratégie de la direction en l’occurrence, la logique du Front de gauche. C’est le cas cette année de celui du groupuscule trotskyste, transfuge du PS, la « Riposte » ou de celui des groupes et notables « gauche communiste+ réveil communiste + Front de gauche Béziers etc. ».

Puis, il y a les thèses qu’on étouffe, relègue, stigmatise…

Ce système entérine la suppression du centralisme démocratique, mode de fonctionnement des (vrais) partis communistes. Il prend soin d’éviter la démocratie « bourgeoise » qu’appliquent les partis socio-démocrates. Il assure le centralisme hypocrite.

Dans la discussion sur les statuts, le problème majeur du fonctionnement du Parti dans la période  est totalement esquivé : celui du Front de gauche. Toutes les décisions stratégiques sont prises dans les structures informelles, occultes, du Front de gauche, sa « coordination », son « conseil national ». Les « partenaires », dont la direction du PCF, se sont réunis le 19 novembre. Ils ont décidé d’une campagne de « votations citoyennes » contre l’austérité, comme le révèle le journal Le Parisien du 22 novembre. Mais le CN du PCF du 21 n’en a même pas discuté, sinon été tenu informé…

Le Front de gauche décide, impose sa ligne réformiste. Les statuts, aggravés, du PCF étouffent la voix des communistes et enferment la dynamique communiste.

Mais quand on a tellement peur des militants, de ce que représente le PCF dans le pays, dans ces temps de vive contestation du capitalisme, ce n’est pas un signe de force !

Bertold Brecht a bien écrit : « Si le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple »…

Infos communistes, Assemblée Générale le vendredi 30 novembre à 18h à la maison des communistes de Saint-Quentin

Infos communistes, Assemblée Générale le vendredi 30 novembre à 18h à la maison des communistes de Saint-Quentin dans 36éme Congrès du PCF ag-nov2012-300x274

PARTI COMMUNISTE FRANCAIS Le 22/11/2012

SECTION DE SAINT -QUENTIN

22, rue de la Pomme Rouge

02100 Saint-Quentin

 

Aux Communistes de la Section du PCF de Saint-Quentin

 

ASSEMBLEE GENERALE DES COMMUNISTES DU SAINT-QUENTINOIS

le vendredi 30 novembre 2012 à 17 H 45 à la Section

Une attaque sans précédent contre la Section de Saint-Quentin du PCF

 

 

tournay dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

Jean Luc TOURNAY, secrétaire de la section de St-Quentin du PCF

Cher Camarade(e),

Vous l’avez certainement vu dans la presse locale, une section «  PCF – front de gauche  du St-Quentinois  » se constitue avec l’aide de la fédération de l’Aisne et une partie des adhérents de Gauchy.

Cette nouvelle tentative de diviser les Communistes de Saint-Quentin, de supplanter la Section historique du PCF par une organisation fondue dans un Front de gauche est inacceptable, dans la forme comme sur le fond.

A Saint-Quentin , le Comité de Section et son secrétaire ont été élus par le congrés de Section en 2008. Le prochain congrés renouvellera la direction en janvier 2013 .

Lors de tous les votes organisés dans le parti, les adhérents de notre Section ont rejeté massivement l’effacement du PCF et de ses structures dans le Front de gauche.

Pour les législatives de cette année, ils ont désigné statutairement des candidats PCF à plus de 75 % , mais la direction départementale a maintenu contre eux, des candidatures Front de gauche ;les résultats sont éloquents, dans un département de tradition ouvrière comme le notre, le Front de gauche est en dessous des 5% dans 4 circonscriptions sur 5 .

Dans celle de Saint-Quentin , malgré le retrait de nos candidatures, cette pseudo alliance obtient moins que le candidat du PCF en 2007. La montée sans précédent du FN ,détournant la colère populaire, doit nous interroger sur cette stratégie.

Le congrés national du PCF aura lieu en février 2013 ; tout est fait par la direction fédérale partisane du Front de gauche pour baillionner les Communistes qui sont contre cette stratégie et c’est le cas pour la grande majorité des adhérents de notre Section comme dans de nombreux endroits en France .

Quand le 1er Secrétaire Départemental, G Brunel annonce dans la presse : «  qu’il n’est plus possible pour le front de gauche d’apparaitre sous le nom de cellule PCF de Gauchy », on peut s’attendre à tous les moyens qu’ils peuvent utiliser pour faire la peau de notre Section avant ce prochain congrés.

 

Nous ne laisserons pas . Trop de Camarades se sont battus sans relâche dans cette Section pour la laisser à ceux qui mènent le PCF à sa perte de congrès en congrès. Je pense à Emile et claude TOURNAY, Sonia VARENNE, henri PLE , Denise CASIER, Robert MONFOURNY … et bien d’autres.

Nous devons leur rendre hommage en luttant pour que le PCF redevienne un grand Parti révolutionnaire au moment où le «  gouvernement de gauche » a pris le relai pour mener la politique du capital et préparer la super-austérité. Déjà 20 milliards d’euros de cadeau au patronat sont annoncés,payés par le peuple,à travers l’impôt le plus injuste, la TVA avec d’autres mesures aussi antisociales.

La Section du PCF de Saint-Quentin est ancrée dans la vie Saint-Quentinoise depuis toujours, elle y restera encore longtemps.

Cher(e) Camarade, tu vois donc l’extrême importance de cette Assemblée Générale et je suis sur que tu feras le maximum pour y participer.

Lors de cette réunion , nous verrons donc les points suivants :

Débat et propositions de l’AG pour le respect de tous les Communistes de notre Section , de leurs droits statutaires ainsi que de leurs droits de parole et de penser face à la basse besogne de la fédération de l’Aisne avec l’aide de quelques Camarades de la cellule de Gauchy en créant une Section PCF-front de gauche du St-Quentinois .

 

Préparation de notre 36ème CONGRES en février 2013 :

  • Modalités et calendrier de réunions
  • Présentation et débats des 4 textes du Congrés.
  • Consultation des Communistes des 14 et 15 décembre
  • Divers

INFO :

une motion sera déposée en S/Préfecture le jeudi 29 novembre à 18 H 00 , jour de la journée internationale de solidarité avec le peuple Palestinien et du vote aux Nations unies pour le statut de la Palestine comme Etat NON membre de l’Assemblée Générale de L’ONU .

 

Bien Fraternellement,

Pour la Section,

Jean-Luc TOURNAY

 

 

Tu peux nous contacter, pcfquentin@gmail.com

Bulletin d'adhésion

A retourner à PCF STQUENTIN ,22 rue de La Pomme Rouge-02100 Saint-Quentin ou par mail à pcfquentin@gmail.com

Palestine, La France doit voter oui à la Paix -RASSEMBLEMENT JEUDI 29 NOVEMBRE à 18H00- Devant la sous-préfecture de Saint-Quentin

Palestine, La France doit voter oui à la Paix -RASSEMBLEMENT  JEUDI 29 NOVEMBRE à 18H00- Devant la sous-préfecture de Saint-Quentin dans Communisme-Histoire- Théorie palestine

RASSEMBLEMENT JEUDI 29 NOVEMBRE à 18H00 Devant la sous-préfecture de Saint-Quentin

En France, dans l’Aisne, à Saint-Quentin, ILS N’ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES

En France, dans l'Aisne, à Saint-Quentin, ILS N'ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES dans 36éme Congrès du PCF ag-nov2012-300x274120626_logo-240x3001-120x150 dans Communisme-Histoire- Théorie

Camarades, reprenons notre Parti en main!

DECLARATION DU BUREAU DE LA SECTION DE SAINT-QUENTIN  DU PCF
Parti Communiste Français
Section de Saint-Quentin
22, rue de la Pomme Rouge
02100 Saint-Quentin

C’est avec une grande surprise que nous découvrons, en lisant le quotidien régional, que se constitue, à l’instigation de partisans départementaux du Front de gauche, une « section PCF-Front-de-gauche du Saint-Quentinois ».

Cette nouvelle tentative de diviser des communistes de Saint-Quentin, de supplanter la section historique du PCF par une organisation fondue dans un Front de gauche réformiste

est inacceptable, dans la forme, comme dans le fond.

conference-de-presse-suchecki-burnel-fontaine dans Conseil National du PCF

Article du Courrier Picard- Notre commentaire : AU PCF, il n'ya a pas de "patron" mais des communistes responsables

Nous ne pouvons pas laisser dire tout et n’importe quoi. A Saint-Quentin, le comité de section et son secrétaire de section, Jean-Luc TOURNAY, ont été élus par le congrès de section en 2008. Le prochain congrès renouvellera la direction en janvier 2013.

Lors de tous les votes organisés dans le Parti, les adhérents de notre section ont massivement rejeté l’effacement du PCF et de ses structures dans le Front de gauche, n’en déplaise à certains.

Pour les législatives de cette année, ils ont désigné statutairement des candidats PCF à plus de 75% mais la direction départementale a maintenu, contre eux, des candidatures Front de gauche. Nous avons choisi alors de privilégier le terrain des luttes à celui de la controverse.

La direction départementale du PCF-Front de gauche n’a pas le même sens des responsabilités.

A la veille du 36ème congrès du Parti, tous les moyens sont bons, ici comme ailleurs, pour imposer la structuration du Front de gauche. Le secrétaire départemental de l’Aisne, Gérard Brunel ne s’en cache pas, déclarant au Courrier Picard qu’il « n’est plus possible pour le Front de gauche d’apparaître sous le nom de cellule PCF de Gauchy ».

En ce qui la concerne, la section de Saint-Quentin du Parti communiste français est fière de son histoire. Grâce à l’engagement sans relâche de ses militants, avec notamment Emile et Claude TOURNAY, Denise CASIER, Robert MONFOURNY, et bien d’autres, elle a été de tous les combats pour le monde du travail. Inlassablement, elle a rassemblé sur une base de lutte, dans des conditions souvent difficiles comme aujourd’hui, jusqu’à faire élire pendant 20 ans un député communiste. Nous continuerons !

La section de Saint-Quentin du PCF ne pourra jamais valider les intrigues politiciennes. Elles démontrent la faiblesse la volonté d’esquiver les vrais débats de leurs auteurs.

Le nouveau gouvernement de « gauche » a pris le relai pour mener la politique voulue par le capital, préparer la super-austérité. 20 milliards d’euros de cadeaux au patronat ont déjà été annoncés, payés par le peuple, à travers l’impôt le plus injuste, la TVA. Qui a propagé des illusions sur l’orientation de la politique de la gauche au pouvoir ? Pas la section du PCF de Saint-Quentin dans ces luttes incessantes contre Sarkozy et son ministre du chômage Xavier Bertrand.

La perspective étroitement électoraliste et institutionnelle du Front de gauche, alignée derrière un socialiste, n’a pas permis aux communistes de porter les perspectives de rupture correspondant aux attentes des grandes luttes des dernières années, pour les retraites, les services publics, l’hôpital, l’industrie… Le Front de gauche fait le choix de l’accompagnement de l’UE et de l’euro quand jamais le rapport de force, depuis les 55% de non en 2005 au TCE, n’a été aussi favorable pour rompre avec ces instruments du capitalisme.

Le Front de gauche a poursuivi gravement l’effacement du PCF, également sur le plan électoral, avec la dilution du vote communiste et de son sens, la perte de la moitié des élus régionaux et des députés PCF. Dans un département de tradition ouvrière comme le nôtre, les résultats sont consternants : le Front de gauche est dessous de 5% dans 4 circonscriptions sur 5. Dans celle de Saint-Quentin, malgré le retrait de nos candidatures, cette prétendue alliance obtient moins de voix que le candidat PCF en 2007, pourtant en pleine « vague bleue ». La montée sans précédent du Front national, détournant la colère populaire, doit interroger sur cette stratégie.

Que ceux qui veulent constituer un nouveau parti avec le Front de gauche le fassent! Mais en dehors du PCF !

Le congrès national du PCF aura lieu en février.

Une centaine de communistes saint-quentinois se sont déjà associés à la proposition de texte alternatif, avec des camarades de 56 autres fédérations dont 8 membres du Conseil national, 2 secrétaires fédéraux et 30 secrétaires de section : « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».

Nous faisons des propositions pour que le PCF redevienne pleinement un parti communiste, un parti de classe et de masse. Nous nous prononçons pour le lancement d’initiatives nationales, à la hauteur des luttes, sur des positions de rupture, rupture avec l’UE et l’euro, rupture avec le démantèlement du financement de la Sécurité sociale, pour un vaste programme de nationalisation des secteurs clés de l’économie et de reconquête des services publics.

Nous n’avons pas peur de redonner son nom et son contenu à notre projet de société, à la rupture révolutionnaire qui est la raison d’être de notre parti, sur la base de sa théorie marxiste et léniniste, instruits des expériences du 20ème : Le socialisme au 21ème siècle!

La Section du PCF de Saint-Quentin est ancrée dans la vie Saint-Quentinoise depuis toujours, elle y restera !

Et comme elle l’a toujours fait, elle sait accueillir toutes celles et ceux qui comme nous, veulent un véritable changement dans ce pays avec un PCF fort, sans pour cela être en accord total avec notre stratégie politique. C’est ce qu’on appelle le sens de l’ouverture et surtout la démocratie, la vraie.

 

En France, dans l’Aisne, à Saint-Quentin, ILS N’ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES

Jean-Luc TOURNAY, Secrétaire de Section

Corinne BECOURT, Bureau de section, Conseil départemental, Conseil national du PCF

Olivier TOURNAY, Bureau de section, Conseil départemental, conseiller municipal

Georges VARENNES, Bureau de section

Serge CASIER, Bureau de Section

Serge CARRIER, Bureau de Section

Michèle GABERT, Bureau de Section

Pierre VILLAUME, Bureau de Section

Christian PLE, responsable aux manifestations

Bureau de section élu au Congrès de 2008, hors les camarades cooptés

1 Commentaire

Face à la politique du nouveau gouvernement : rassembler sur des positions de rupture

Aujourd’hui, on se demande qui peut bien nourrir encore des illusions sur un changement de cap, même modeste, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir.

Les 20 milliards d’euros d’aides publiques nouvelles au patronat, par an, annoncés à la suite de la publication du rapport Gallois, dépassent en montant toute mesure particulière de l’équipe Sarkozy-Fillon. Pour les financer, Jean-Marc Ayrault annonce une augmentation de l’impôt le plus injuste, la TVA, exactement celui auquel Sarkozy voulait recourir. On avait bien noté aussi que le nouveau gouvernement s’est bien gardé de remettre en cause l’augmentation du taux intermédiaire de Fillon.

Face à la politique du nouveau gouvernement : rassembler sur des positions de rupture dans 36éme Congrès du PCF image2-300x253Seul l’emballage des mauvais coups au monde du travail a changé. A l’arrogance de son prédécesseur, François Hollande a substitué la présidence lénifiante. Le nouveau gouvernement a remplacé au volontarisme affiché de l’ancien l’amateurisme que raille la droite, déjà dangereusement remise en selle, sans parler du lit fait à son extrême.

Déjà pendant la campagne électorale, Hollande et le PS avaient fait attention de ne promettre qu’une austérité « équitable », au nom de la gravité de la « crise » et des engagements européens. Aujourd’hui, tout est mis en scène pour montrer l’impuissance à « gauche ». Le nouveau secrétaire du PS, Harlem Désir résume en conclusion de son discours d’avènement les priorités de l’engagement à gauche du gouvernement : le non-cumul des mandats électifs, le serpent de mer du droit de vote aux étrangers, le mariage pour tous. L’économie, ils n’y peuvent rien. Ayrault fait une vraie-fausse sortie sur une remise en cause des 35 heures. C’est habile. Cela permet de multiplier les déclamations sur le cœur que l’on ne touchera pas, malgré la crise, malgré la droite, à ce « marqueur » de gauche (la retraite à 60 ans, elle, est bien enterrée). Pour notre part, nous n’oublions que les soi-disant « 35 heures » de Mme Aubry, contre un avantage précaire à une partie des salariés, largement repris depuis par le patronat, a offert à ce dernier un premier « choc de compétitivité » avec la flexibilité généralisée et 22 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales. Aucun économiste bourgeois n’ose avancer un chiffre sur le nombre de créations d’emploi qu’elles auraient permises. Là aussi, ça en dit long sur les annonces actuelles de Ayrault.

Et puis, le gouvernement est quand même allé chercher les conseils d’un « patron de gauche », M. Gallois, celui du plan antisocial « Power 8 » à EADS en 2009, impartial comme un Mario Monti à la française.

Si, il reste une différence entre la gauche et la droite dans ce schéma de l’alternance que nous connaissons en France comme dans les autres pays. Les rôles sont répartis. Là où la droite détruit les prestations de la Sécurité sociale, la gauche sape son financement solidaire, « assouplit » les règles du marché du travail. Là où la droite s’attaque frontalement à l’éducation nationale, la gauche marchandise discrètement les transports, etc. Le tout de concert avec l’UE du capital.

Face à cette politique, il y a trois attitudes possibles « à gauche ». Les deux premières sont celles du Front de gauche. La troisième doit être celle du PCF.

La première, c’est de hurler son indignation, voire de la vociférer comme l’a fait et le refait Mélenchon après s’être mis en sourdine le temps de l’élection de Hollande et des négociations électorales avec ses anciens camarades. On canalise, à « gauche », la colère, dans le vague.

La deuxième, parfaitement compatible, c’est de prétendre « tirer à gauche » le PS avec des propositions plus réformistes que lui. Le programme du Front de gauche, « l’Humain d’abord » a cette philosophie. Demander la création de « pôles publics », aux compétences extraordinaires, permet de s’exonérer de la défense des services publics nationalisés ou municipalisés, des monopoles publics. Faire des équations incompréhensibles pour la modulation des aides publiques et des cotisations sociales patronales, selon les politiques d’emploi des entreprises, c’est rentrer, malgré soi, dans le dogme de la baisse du coût du travail. Prétendre que le Pacte budgétaire européen aurait dû être renégocié, « comme l’avait promis Hollande », c’est reconnaître sa validité, celle des traités et directives, malgré leur totale illégitimité depuis le référendum de 2005.

image31-227x300 dans Communisme-Histoire- ThéorieLe gouvernement et le rapport Gallois laissent une porte ouverte à ce réformisme en associant les syndicats à leur politique, en proposant l’entrée de représentants des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises, suivant la cogestion à l’allemande.

Le troisième choix, ce doit être le choix des communistes, c’est de mettre en avant, de mobiliser et rassembler, à partir du puissant mouvement de contestation et des luttes, sur des choix de rupture.

Les millions qui ont participé à la « votation pour la Poste » en 2009, plutôt qu’être renvoyés à une perspective électoraliste, auraient dû et peuvent constituer une force pour remettre en cause la privatisation, la mise  en concurrence du courrier et l’application en France des directives européennes.

Les millions de salariés, de retraités, de jeunes qui ont manifesté pour défendre la retraite ne se sont pas heurtés à la « surdité de Sarkozy ». Ils constituaient une force, n’en déplaise aux dirigeants du Front de gauche, pour obtenir le retrait de la loi Woerth et le retour aux 37,5 annuités de cotisation. Ils constituent aujourd’hui une force, si les communistes le mettent en avant, pour refuser de façon intransigeante toute remise en cause du financement de toutes les branches de la Sécurité sociale par la cotisation sociale, pour en finir avec les allègements qui vont dans les poches des actionnaires.

Face à la casse de l’appareil industriel, un rapport de force existe pour s’emparer des pouvoirs, c’est-à-dire gagner une propriété publique, démocratique, nationaliser. Le scandale des milliards d’euros d’aide publique, l’importance de secteurs comme l’automobile, la sidérurgie, la pharmacie, l’énergie appellent des mobilisations à cette hauteur.

Et sur l’Europe, si l’on considère que le TSCG, reprise des critères de Maastricht, remet en cause de façon inacceptable la souveraineté populaire, comment ne pas poser la question de la sortie de la France de l’Euro, de la reconquête d’un pouvoir national sur une donnée économique essentielle, la monnaie, donc de l’abandon de l’euro ?

Voilà les choix de rupture dont les communistes doivent discuter et qu’ils doivent et peuvent largement partager !

Emmanuel Dang Tran

Où est passée la bataille de 2009 pour la Poste ? où l’arnaque de la « votation »

Où est passée la bataille de 2009 pour la Poste ?

Souvenons-nous ! En 2009, le gouvernement Fillon faisait passer une loi attaquant structurellement le service public postal. Elle a transformé La Poste en société anonyme d’une part. Elle a établi la concurrence sur l’ensemble de la distribution du courrier d’autre part, y compris les lettres de moins de 50 grammes, transposant la troisième directive européenne de marchandisation des activités postales.

Un profond mouvement d’opposition à cette nouvelle remise en cause du service public s’est manifesté à travers le pays, allant bien au-delà de l’attachement aux bureaux de poste auquel le pouvoir d’alors avait voulu le réduire.

Les principales organisations syndicales, les partis de gauche, des associations ont alors lancé une « votation citoyenne ». Les plus de 2 millions de signatures collectées ont montré le rapport de force existant pour faire échec au projet du gouvernement. Nous y avons contribué tout en critiquant le choix de cette forme d’action.

Où est passée la bataille de 2009 pour la Poste ? où l'arnaque de la Pour mener la bataille pour la reconquête du service public de La Poste, tirons les enseignements de 2009.

Le fait d’organiser une « votation », avec toute la gauche, renvoyait implicitement tout changement à la perspective des élections de 2012. Comme sur les retraites l’année suivante, la personnification de la politique au service du capital sur Sarkozy a eu le même effet. Cela a court-circuité, au moment où c’était le plus favorable, la construction du rassemblement dans la lutte pour gagner un premier recul du pouvoir.

Les initiateurs de la « votation » ont par ailleurs évacué l’un des deux volets du projet de loi, dont l’autre dépend pourtant étroitement : la concurrence européenne, la fin du monopole publique historique de La Poste, pour ne garder que le changement de statut.

Cela s’ajoute à un autre problème. Comment prétendre défendre la Poste avec le PS et la gauche maastrichienne ? Au niveau national, depuis la loi Quilès de 1990 démantelant les PTT, en passant par la privatisation de l’entreprise sœur France-Télécom, au niveau européen par leur vote en faveur les directives, ils ont contribué de façon déterminante à la casse du service public.

Avec sa recherche prioritaire de l’unité des organisations sur le rassemblement dans les luttes, sa perspective électoraliste, ses ambiguïtés sur l’Europe, la « votation » n’a pas permis la mobilisation décisive : celle des postiers, en convergence avec les agents des autres services publics, sur l’objectif immédiat de retrait du projet de loi.

En 2012, quelle est la situation ?

Le président et le gouvernement ont changé. Mais plus aucun des initiateurs de la « votation » ne pose la question de l’abrogation de la loi de 2009. Il est amusant de retrouver les déclarations solennelles de François Hollande faisant voter un vœu contre le changement de statut de La Poste par le Conseil général de Corrèze qu’il présidait.

La Poste a changé de statut mais son capital continue d’être détenu intégralement par le secteur public : l’Etat et la Caisse des dépôts et consignations. Le PDG Bailly n’a pas encore osé la provocation d’ouvrir le capital aux salariés. Le retour au statut d’établissement public peut être décidé en quelques jours.

L’emploi et les conditions de travail des postiers se sont encore gravement dégradés. La situation sociale, dont les suicides constituent des cas extrêmes (nous savons combien il faut être prudent dans ces situations humaines) est très tendue. Le nouveau gouvernement a dû constituer une  « commission du grand dialogue » (sic !). Le rapport de son président, Jean Kaspar, ancien secrétaire général de la CFDT, auxiliaire du processus de privatisation, sonne comme une provocation. Il préconise un ralentissement du flux de suppressions d’emploi…

L’échec de la lutte générale de 2009 pèse. Mais, dans le même temps, il ne se passe pas une semaine sans que des luttes se développent contre une déstructuration d’un centre de distribution ou la fermeture d’un bureau, le plus souvent avec un soutien actif des usagers. Le potentiel de mobilisation existe. Les luttes sauvent des emplois, gagnent des titularisations. Elles ont, enfin, réussi à faire condamner plusieurs fois la direction de La Poste pour les heures supplémentaires non rémunérées à la suite de l’allongement des tournées des facteurs.

Du côté de la Banque postale, le processus de banalisation-privatisation se heurte à la crise financière. Le gouvernement prétend constituer une banque publique d’investissement, développer le Livret A (dans le détail, ce n’est pas ça). Il a aussi besoin de rattacher à la Banque postale les ruines de Dexia. Autant de contradictions qui peuvent servir d’arguments pour reconquérir les services financiers de La Poste.

Tout cela constitue des points d’appui pour la reprise d’un mouvement national. D’autant plus que le rejet de l’UE, de ses traités et de ses directives illégitimes s’est encore accru.

Bien sûr, cela ne se décrète pas, cela se travaille politiquement, dans l’entreprise, dans le syndicat, dans la population.

Nous proposons que le maximum d’organisations du PCF mette à l’ordre du jour la reconquête du service public postal, l’abrogation de la loi de 2009, la réintégration de la Banque postale dans sa maison-mère, le rétablissement de son monopole public sur la distribution du courrier.

L’envers de la fraude sociale ou le scandale des non-recours aux droits sociaux.

L’envers de la fraude sociale

L’envers de la fraude sociale ou le scandale des non-recours aux droits sociaux.

Ce sont les titre et sous-titre d’un ouvrage que vient de publie l’ODENORE – l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Paris. La Découverte, collection « cahiers libres », 2012, 180 pages)

 

En effet, contrairement à ce qu’avait affirmé le gouvernement Sarkozy qui montrait du doigt les « fraudeurs sociaux » pur mieux culpabiliser les allocataires, la part la plus importante de la fraude au sens général provient … des institutions.Une fraude que l’Observatoire chiffre à près de 7 milliards d’euros.

L'envers de la fraude sociale ou le scandale des non-recours aux droits sociaux. dans Le PCF à St Quentin livre-198x300Nous reproduisons ci-dessous la note de l’éditeur.

 

Le discours sur la « fraude sociale » a marqué le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Prétextant sauver la protection sociale des assistés et des tricheurs, ce discours a répandu l’idée que les droits économiques et sociaux se méritent et a inoculé une suspicion à l’encontre de leurs bénéficiaires légitimes. En martelant l’idée que le système est « fraudogène », il a prétendu que les droits ne sont pas une obligation et que les prélèvements les finançant ne sont pas un devoir, à l’inverse des principes qui fondent le modèle social français.

Or, pour être juste et acceptable, la lutte contre la fraude doit éviter l’amalgame et la division, et participer à une politique générale d’accès aux droits sociaux. Car si la fraude à l’ensemble des prestations sociales est estimée à 4 milliards d’euros par an, son envers, à savoir le « non-recours » de la part de très nombreuses personnes qui y ont droit, est bien supérieur. Ainsi, chaque année, 5,7 milliards d’euros de Revenu de soildarité active, 700 millions d’euros de Couverture maladie universelle, 378 millions d’euros d’Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé etc.., ne sont pas versés à leurs destinataires. C’est ce que démontre et interroge cet ouvrage, exemples, faits et chiffres à l’appui.

Pour le collectif d’auteurs réuni ici, le nouveau gouvernement doit s’occuper prioritairement du phénomè,e du non-recours, car ce qui n’est pas dépensé n’est en rien une économie. Cela signifie au contraire l’appauvrissement de bon nombre de ménages et la destruction de recettes pour la collectivité.

ODENORE est une structure universitaire rattachée à un laboratoire du CNRS. L’ODENORE travaille avec de nombreux partenaires en France et à l’étranger

36ème congrès du PCF :Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe !

Signature de soutien dès le 17 octobre sur http://vivelepcf.fr/

36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction

36ème congrès du PCF :Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! dans 36éme Congrès du PCF 120626_logo-240x3001-120x150Communiqué de 8 membres du Conseil national du PCF, 14 octobre 2012

Le Conseil national du PCF a adopté ce jour sa proposition de « base commune de discussion » pour le 36ème congrès de notre parti qui se tiendra en février 2013. Ce texte intitulé « Il est grand temps de rallumer les étoiles » nous est parvenu le 11 octobre au soir.

Nous considérons qu’il n’est pas de nature à nourrir les débats cruciaux et nécessaires des communistes pour préparer la riposte à la politique programmée de super-austérité et, indissociablement, pour renforcer le parti. A l’inverse, ce texte multiplie les diversions. Il esquive les problèmes internes principaux posés par les expériences de ces dernières années. Il se situe hors des conditions réelles de la lutte de classe dans la nouvelle étape de crise globale du capitalisme.

Nous rappelons que la direction, au mépris des statuts du parti, n’a pas convoqué de congrès statutaire depuis 2008, c’est-à-dire dans la période où elle constituait le Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon, où se préparaient les échéances de 2012.

Les communistes doivent enfin pouvoir analyser le bilan de cette période et de ces choix dans toutes leurs contradictions. Nous estimons que le Parti, englobé dans le Front de gauche, s’est trouvé enfermé dans une perspective étroitement électorale et institutionnelle, qu’il est passé à côté des perspectives de rassemblement et de rupture qu’a portées la montée de grandes luttes comme celles pour les retraites, pour l’hôpital, la Poste, l’industrie…

Les communistes doivent pouvoir caractériser l’orientation globale de la politique de la « gauche » arrivée au pouvoir. La question ne peut pas être éludée. Elle traduit pour nous une simple alternance, comme on en a connu ces 30 dernières années dans tous les pays de l’UE pour mieux poursuivre et compléter la politique au service du patronat et des possédants.

Il fallait évidemment battre Sarkozy pour ne laisser aucune légitimité à la poursuite de sa politique. Mais les illusions semées par le Front de gauche d’un changement possible avec le PS, par exemple d’une renégociation inimaginable des traités européens antipopulaires, sont aujourd’hui lourdes de conséquences. Vis-à-vis du gouvernement, faut-il adopter une posture de « soutien sans participation », d’« abstentions constructives »? Nous ne le pensons pas dans l’état du rapport de forces et justement pour le faire progresser. Le vote des députés Front de gauche en faveur des « emplois d’avenir », nouvelle forme de précarisation des jeunes travailleurs, notamment des futurs enseignants, illustre cette mauvaise voie.

La nécessité de reconquérir les espaces de résistance et de souveraineté populaires acquis dans le cadre national s’exprime à nouveau dans la campagne contre le « TSCG ». Elle implique de reprendre les analyses et les combats internationalistes de toujours du PCF contre l’Europe supranationale du capital, contre sa force de frappe économique, l’euro.  Comment le texte de la direction peut-il continuer à décréter comme vérité l’illusion que les institutions de l’UE seraient réorientables, qu’il faudrait défendre l’euro ? Quel contresens alors que 64% des Français se prononcent maintenant contre Maastricht, après les 55% de 2005 contre le TCE !

Plus que jamais, l’affiliation du PCF au Parti de la gauche européenne, parrainé par la Commission européenne, doit pouvoir être remis en cause.

Sur un autre plan, la sortie de la France de la politique extérieure intégrée de l’UE – honteusement décorée du Prix Nobel de la paix – la sortie de la France de l’OTAN, le retour de toutes les troupes mobilisées dans les guerres impérialistes, le désarmement nucléaire unilatéral sont des campagnes majeures à engager, dans la fidélité à l’histoire de notre Parti.

Pour nous, la raison d’être du PCF est plus actuelle que jamais.

Elle ne consiste pas à cultiver une fonction « tribunicienne », à suivre les déclamations populistes de tel ou tel leader, à canaliser la contestation populaire, à se fondre dans les institutions de la démocratie bourgeoise. Tout au contraire !

Devant les attentes des travailleurs, de couches de plus en plus larges de la population (qui se sont exprimées en partie, par défaut, dans le vote FdG), devant les grandes luttes qui se développent dans des catégories de plus en plus diverses, dans la jeunesse, communistes, nous avons la responsabilité historique de faire bien autre chose que le Front de gauche, parce que nous avons une perspective révolutionnaire, le socialisme.

Nous devons mesurer pleinement, au-delà des questions « sociétales», les dangers et les ressorts du recours par le capital à l’extrême-droite pour dévoyer la colère des exploités, notamment leur rejet de classe de l’UE. Nous devons mesurer toutes les conséquences, la gravité de l’effacement des positions et de l’organisation communistes.

Le concret, la recherche des positions et moyens de rassemblement pour commencer tout de suite à rompre avec la politique du capital est notre préoccupation première.  Nous sommes convaincus que c’est celle des communistes. Le texte « Rallumer les étoiles » n’y répond pas, loin s’en faut.

Face à la casse programmée de l’industrie et de l’agriculture comment mobilisons-nous pour défendre les activités répondant aux besoins et les savoir faire, comment avançons-nous des perspectives de nationalisations sous contrôle populaire dans l’esprit de celles de 1945?

Face au projet de démantèlement du financement de la Sécurité sociale, contre les actifs et les retraités, comment défendons-nous de façon intransigeante la cotisation sociale, le salaire socialisé contre la propagande autour de la baisse du coût du travail ?

Pour les salaires, avec l’augmentation du SMIC, pourquoi ne pas lancer une grande campagne pour le rétablissement de l’échelle mobile cassée par la gauche mitterrandienne en 1983 ?

Pour les services publics, refusons l’application des directives européennes de concurrence, obtenons par exemple, le retour de La Poste en établissement public. En 2009, Hollande l’avait même fait voter par le Conseil général de Corrèze !

Voilà autant de grandes initiatives nationales que l’on attend de notre parti !

Notre époque est marquée par les souffrances terribles qu’engendrent dans le travail, la vie, la société l’offensive globale du patronat et du capital contre les acquis sociaux et démocratiques. Elle est marquée aussi par un discrédit croissant du capitalisme et par la recherche renouvelée, pressante dans le monde du travail, dans le mouvement syndical, dans la jeunesse, d’une organisation politique pour résister, pour avancer un autre modèle de société, d’une organisation révolutionnaire.

Nous estimons qu’il est grand temps que les communistes réaffirment que cette organisation, c’est leur parti, le Parti communiste français. Le PCF l’est par ses fondamentaux théoriques, marxistes et léninistes, toujours aussi valides, par le point de repère fort, unique et décisif qu’il représente dans l’histoire de notre pays pour ceux qui ont intérêt à combattre le capitalisme, aussi par ce que ce qu’ont représenté le mouvement communiste international (pensons aux victoires anticolonialistes) et les expériences socialistes du 20ème siècle, dans leurs contradictions, que nous devons analyser de façon critique mais en communistes.

D’autres ont le droit de penser que la « matrice communiste » est périmée, que l’avenir est à une autre forme d’organisation politique. Dans une tribune à « Libération », le 15 août, Pierre Laurent juge que les clivages de la première moitié du 20ème siècle entre socialistes et communistes n’ont plus lieu d’être et invite donc à un congrès de Tours à l’envers. Pour nous, c’est un contresens.

Mais tout doit se faire dans la clarté. Le Front de gauche succède aux précédentes tentatives de transformations réformistes du PCF et de recomposition politique depuis la « Mutation » des années 90, en passant par les « collectifs antilibéraux » jusqu’à la remise en cause même de l’existence du Parti par la direction, ce qu’ont massivement repoussé les communistes en 2007.

Ceux qui veulent créer un nouveau Parti, qu’il s’appelle « Front de gauche » ou autrement, ont le droit de le faire, comme cela se produit dans d’autres pays sous la houlette du PGE. Mais les statuts du PCF doivent interdire toute double-appartenance.

Nous faisons partie des communistes qui n’accepteront pas la mise sous tutelle du PCF, supplanté à tous les niveaux par une organisation informelle de « gauche », essentiellement différente du Parti de classe et de masse que le PCF doit redevenir.

Même en termes d’alliance électorale, le Fdg n’a abouti qu’à la perte de la moitié des élus PCF régionaux et à la réduction à 7 des députés communistes. Sur ce plan également, le FdG e correspond pas aux objectifs d’unité et de rassemblement recherchés par les communistes.

Pour toutes ces raisons, avec nos convictions de communistes, nous prenons la responsabilité, à la suite de centaines d’échanges avec des camarades de toutes les fédérations du PCF de France, notamment à la Fête de l’Humanité, de produire un texte alternatif pour le 36ème congrès, avec pour but d’abord de poser les questions essentielles manquantes, ensuite d’affirmer d’autres perspectives que celles de la poursuite de l’effacement du PCF, de ses positions et de son organisation.

Ce texte se situera dans la continuité des textes « Remettons le PCF sur les rails de la lutte de classe », « Faire vivre et renforcer le PCF », « plus que jamais, face au capital, notre peuple a besoin du PCF » déposés aux 33ème, 34ème et 35ème congrès.

Nous appelons les communistes, toutes celles et ceux qui partagent notre volonté de renforcer notre Parti à prendre contact avec nous.

« Ni abandon, ni effacement, un PCF résolument communiste dans l’affrontement de classe ». Oui, il y a et il y aura des révolutionnaires conséquents dans notre pays et ils sont et seront communistes !

 

Corinne BECOURT, section de Saint-Quentin, Conseil départemental de l’Aisne, Frédéric BERNABE, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône,  Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section de Paris 15ème, Conseil départemental de Paris, Fabienne DEBEAUVAIS, Amiens, fédération de la Somme, élue municipale, Claude FAINZANG, Paris 19ème, Conseil départemental de Paris, Eric JALADE, secrétaire de la fédération du Tarn, Dominique NEGRI, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, Conseil départemental de l’Isère, Christian TABAGLIO, Jarny, Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle Membres du Conseil national du PCF

2 commentaires

Aux dirigeants européens et à tous les états membres de l’ONU : Nous vous demandons ins­tamment d’approuver la demande légitime de recon­nais­sance de l’état de Palestine et la réaf­fir­mation des droits du peuple pales­tinien.

 

http://www.france-palestine.org/Palestine-a-l-ONU

Palestine à l’ONU

Avaaz, Aux dirigeants européens et à tous les états membres de l’ONU :  Nous vous demandons ins­tamment d’approuver la demande légitime de recon­nais­sance de l’état de Palestine et la réaf­fir­mation des droits du peuple pales­tinien. dans Solidarité internationale palestine-e9287-150x147

Texte de la pétition traduit de l’anglais par RP (AFPS)

SIGNEZ LA PÉTITION (voir : « sign the petition » – en haut à droite de la page)

Aux dirigeants européens et à tous les états membres de l’ONU :

Nous vous demandons ins­tamment d’approuver la demande légitime de recon­nais­sance de l’état de Palestine et la réaf­fir­mation des droits du peuple pales­tinien. C’est le moment d’inverser le cours de décennies de dis­cus­sions de paix infruc­tueuses, de faire cesser l’occupation, et de se diriger vers la paix sur la base de deux états.

Signer


C’est énorme – Dans quelques jours, l’ONU pourrait voter la recon­nais­sance de la Palestine en tant qu’État – aidant à mettre un terme à 40 ans de répression et de vio­lence. Et nous pour­rions faire pencher la balance pour ce vote.

Un vote « Oui » pourrait amener deux états, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Mais des fuites indiquent que les États-​​Unis, tombés sous la coupe de groupes d’extrême-droite qui dépensent jusqu’à 100 M$ par an en lob­bying et pour les élec­tions, sont dis­crè­tement en train de faire pression sur l’Europe pour anéantir ce vote.

Des son­dages montrent que la popu­lation sou­tient mas­si­vement le projet d’un état pales­tinien, et des experts éminents affirment que ce pourrait être la der­nière chance pour la paix, mais des diri­geants euro­péens faibles envi­sagent actuel­lement de liquider tout à la fois la paix et leurs propres démo­craties plutôt que de tenir tête aux extré­mistes amé­ri­cains. Ils pensent que le public se moque que la paix et les Pales­ti­niens soient sacrifiés une fois de plus. Montrons-​​leur à quel point ils se trompent.

ENVOYEZ UN COURRIEL : (voir « send an email message »)

Si la Grande-​​Bretagne, l’Allemagne, la France et l’Espagne sou­tiennent la demande pales­ti­nienne, elle aura le poids et l’appui financier dont elle a besoin pour entamer un nouveau cha­pitre de liberté et de paix. Inondons-​​les de mes­sages leur demandant d’annoncer leur soutien :

Site du président français : http://www.elysee.fr/ecrire/

Adresse mail du Secré­taire aux affaires étran­gères bri­tan­nique : private.office@fco.gsi.gov.uk

Adresse élec­tro­nique du Ministres des affaires étran­gères allemand : presse@diplo.de

Site du Premier ministre espagnol : https://portal-scc.presidencia.gob….

Ci-​​dessous quelques argu­ments à uti­liser comme guide lorsque vous écrirez votre message

TROP C’EST TROP

-  il y a déjà eu des décennies d’occupation et de répression du peuple pales­tinien par Israël

-  pendant des années les États-​​Unis et Israël ont gardé la paix otage de pro­cessus qui n’ont rien apporté que plus de colo­ni­sation de la terre palestinienne

-  les États-​​Unis et Israël ne devraient pas se sortir impu­nément des pres­sions qu’ils exercent sur le reste du monde afin de faire voter « non » à ce qui est mora­lement et stra­té­gi­quement juste

C’EST LA SEULE VOIE VERS LA PAIX

-  actuellement il n’y a même pas un processus de paix en cours

-  c’est une nou­velle chance d’équilibrer la situation et de relancer une nou­velle voie vers la paix et la liberté

-  si la demande échoue, nous pouvons avoir de nou­velles décennies de vio­lences et les extré­mistes vont encore gagner du terrain

SOUTENEZ LE VOTE DU MONDE

-  c’est l’heure pour la Palestine – c’est une pro­po­sition diplo­ma­tique légitime et non-​​violente qui mérite le soutien total de l’Europe

-  l’ONU, la Banque Mon­diale et le FMI disent que les Pales­ti­niens sont prêts pour diriger leur propre État

-  la majorité des peuples en Europe et les 2/​3 des diri­geants mon­diaux sont déjà en faveur d’un état pales­tinien Pensez à être poli – nous serons beaucoup plus cré­dibles si nous sommes rai­son­nables et courtois

Posts sur Facebook :

L’Espagne, la France, l’Allemagne et la Grande-​​Bretagne n’ont pas encore pris position. Uti­lisez les argu­ments pré­cé­dents pour vous aider à écrire un message sur les pages facebook de leurs dirigeants.

Ou copiez le message ci-​​dessous et cliquez sur les liens pour les coller sur leurs pages.

En tant que citoyens concernés par cette question, nous vous demandons ins­tamment de vous tenir du bon côté de l’histoire face aux pres­sions des États-​​Unis et d’Israël, et de sou­tenir la réso­lution pales­ti­nienne à l’Assemblé générale des Nations unies. C’est le meilleur chemin vers la paix et la liberté et le public le sou­haite. C’est l’heure main­tenant pour la Palestine.

 

 

 

Coup de gueule!!! Encore des couleuvres aux cocos pour mieux faire avaler la pilule Front de Gauche

En réalité :

  • JUIN 2011 : Le PCF se réclame de 138 000 adhérents (cartes placées)et de 69 000 cotisants en juin 2011
  • JANVIER 2012 : Le Parti communiste avance au JDD.fr le chiffre de 130.000 adhérents au 1er janvier 2012, dont 70.000 à jour de cotisation.

Selon la pub  PLUS 6500 DEPUIS JANVIER  2012 SOIT 136.500 (si je sais compter) Et toujours selon la « pub » à vanter les mérites des choix de la direction Front de Gauche du PCF,  cela ferait 130.000

ET BIEN NON

Le résultat des choix politiques de la direction nationale de notre Parti

C’est la perte  de la moitié de ses élus régionaux (95 contre 185), la  réduction à 7, des députés communistes.

Et bien sûr, si nous savons tous compter , la perte de 8000 adhérents depuis juin 2011

Coup de gueule!!! Encore des couleuvres aux cocos pour mieux faire avaler la pilule Front de Gauche dans 36éme Congrès du PCF 69140_4100680719486_62823270_n1-258x300

JUIN 2011 : Le PCF se réclame de 138 000 adhérents (cartes placées)et de 69 000 cotisants en juin 2011 JANVIER 2012 : Le Parti communiste (PCF) avance au JDD.fr le chiffre de 130.000 adhérents au 1er janvier 2012, dont 70.000 à jour de cotisation. PLUS 6500 DEPUIS JANVIER (selon la pub) 2012 SOIT 136.500 (si je sais compter) ET BIEN NON,toujours selon la "pub3 à vanter les mérites des choix de la direction Front de Gauche du PCF cela ferait 130.000 Et bien sûr, si nous savons tous compter , perte de 8000 adhérents

Cherchez l’erreur!

 

 

 

SORTIE DE L’EURO.? UNE CATASTROPHE ? Pourquoi veulent-ils nous faire peur ?

SORTIE DE L’EURO.? UNE CATASTROPHE ? Pourquoi veulent-ils nous faire peur ? dans Communisme-Histoire- Théorie 120615_euro_fractureSORTIE DE L’EURO.? UNE CATASTROPHE ?

Pourquoi veulent-ils nous faire peur ?

Droite ou PS, en passant par la direction nationale actuelle du PCF, tous nous répètent que la sortie de l’euro serait un cataclysme. Une bonne manière d’éviter un débat qui dérange.

 

« Le retour au franc serait une catastrophe. Elle entraînerait immédiatement une forte dévaluation du franc et une augmentation des prix » nous disent-ils tous en chœur.

 

ET SI ON Y REGARDAIT DE PLUS PRES ?

 

Cette « dévaluation annoncée » aurait d’ailleurs d’autres conséquences :

tous les prix des produits exportés par notre pays seraient en baisse vis-à-vis des autres monnaies. Ils se vendraient donc mieux.

S’il est vrai que les prix des produits importés seraient en forte augmentation, cette situation ouvrirait de nouvelles possibilités pour que des entreprises se créent ou se réinstallent en France et produisent ce que nous importions auparavant.

 

Au total, une balance commerciale qui redeviendrait positive, des centaines de milliers de créations d’emplois pour « compenser » les produits importés devenus trop chers et un coup d’arrêt naturel aux délocalisations ! Catastrophe ?

 

AUGMENTER LES SALAIRES

 

Bien entendu, la sortie de l’euro ne règlerait pas tout. Il faut impérativement la volonté politique de rompre avec la logique économique capitaliste.

Le retour au franc, la capacité de créer notre monnaie (par la Banque de France) et la nationalisation du système bancaire permettraient de « dégonfler la dette » et de ne plus emprunter sur les marchés financiers.

De quoi libérer des moyens pour augmenter les salaires et donc, par ricochet, par le biais des cotisations sociales, cela permettrait non seulement de revenir à la retraite à 60 ans mais aussi d’augmenter les pensions, de mieux rembourser les soins de santé …

 

UN DEBAT REFUSE CAR IL IRAIT « TROP LOIN »

 

N’est-ce pas d’ailleurs parce que ce débat déboucherait sur la remise en cause concrète, quotidienne, efficace du système actuel par chacun des états qu’il est refusé avec autant de mépris ?

Pour ce qui les concerne, les militants communistes sont bien décidés à ouvrir sérieusement ce débat quelle que soit la censure implacable que tentent d’imposer les marchés financiers pour leurs propres intérêts.

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts-Conseil National du PCF

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT -Fédération de l'Aisne

CN du PCF des 13 et 14 octobre 2012

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts

Après ce que j’ai entendu, j’ai envie de le prendre avec humour. J’entends des dirigeants s’affoler, appeler, la main sur le cœur, au respect des statuts du Parti, aux droits et aux devoirs des adhérents, même à des sanctions, à la suspension de droits d’adhérents…

Mes camarades, regardez-vous, en rapport avec les communistes !

Même Isabelle de Almeida, rapporteuse, a été dû reconnaître qu’aucun congrès statutaire, avec résolution amendable, n’a été convoqué depuis 2008, en contradiction avec…  les statuts-mêmes du PCF !

Pierre Laurent ne peut même pas prétendre, selon nos statuts, être secrétaire national, puisqu’il n’ a pas été élu dans un cadre normal. Personne, heureusement, n’a eu l’idée d’appeler la justice bourgeoise pour lui contester son titre.

Bien plus grave, depuis 2008, les décisions stratégiques les plus déterminantes ont été prises sans les communistes. Au 34ème congrès, il leur a été présenté une perspective de « Fronts de lutte ». Mais, aussitôt, la direction l’a transformée en alliance électoraliste avec Mélenchon qui quittait juste le PS après 23 ans de présence au Sénat pour la social-démocratie…

Je vous entends, camarades rapporteurs et rapporteuses, appeler maintenant au respect des statuts et à leur modification dans le sens d’un contrôle accru par une direction coupée du parti. Après les démonstrations des dernières années, je vous dis : « bravo ».

Il y a eu des élections législatives en juin 2012.

A Saint-Quentin, dans la fédération de l’Aisne, les communistes ont pu apprécier le respect des statuts. Pour imposer les candidats « Front de gauche », contre l’immense majorité des adhérents, la Fédération du PCF-FdG n’a trouvé qu’un seul moyen : organiser un vote parallèle avec uniquement les candidatures Front de gauche et Gauche « unitaire » à l’exclusion des candidats PCF. Démocratie, dites-vous !

Mes camarades de la Haute-Saône en racontent de plus belles, de plus graves encore ! Le vote a été clair : 92% des communistes, dans les deux circonscriptions, ont choisi des candidats PCF, sous contrôle de la direction nationale, 8% des candidats FdG ? Mais la direction nationale du PCF a quand même choisi de reconnaître, malgré les statuts et toute démocratie, les candidats « Front de gauche » et de les financer aussi.

Pour moi, c’est clair, la transformation des statuts que vous voulez ne vise qu’à consolider administrativement une entreprise d’effacement, de liquidation du PCF dans le Front de gauche.

Pour moi et bien d’autres communistes conscients, c’est NON !

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