Archive | octobre 2012

11 NOVEMBRE 2012 – 36ème Congrès du PCF ;Meeting de présentation du texte alternatif : « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! »

11 NOVEMBRE 2012 - 36ème Congrès du PCF 

10h00, 61 rue Violet, Paris 15ème (métro Emile Zola)

Meeting de présentation du texte alternatif :

 « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! »

11 NOVEMBRE 2012 - 36ème Congrès du PCF ;Meeting de présentation du texte alternatif :   « Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! » dans 36éme Congrès du PCF pcf-sur-les-rails-120x150Le Conseil national du PCF s’est réuni les 13 et 14 octobre 2012. Il a adopté pour le prochain congrès une « proposition de base commune » aussi affligeante dans la forme que dans le fond. L’intitulé « Rallumer les étoiles » le traduit. Nous y voyons à la fois un signe de faiblesse et une volonté d’esquiver tous les débats de fond posés par les choix stratégiques d’effacement du Parti poursuivis depuis le dernier congrès statutaire qui remonte à 2008. On voudrait dégoûter les communistes, on ne s’y prendrait pas mieux.

Ce dernier CN a conforté notre intention, que nous avons exprimée notamment dans la déclaration du 23 juin, signée par des centaines de camarades, diffusée massivement à la Fête de l’Huma, de produire un texte alternatif. Nous l’avons annoncé au CN (voir les déclarations de Corinne Bécourt et Dominique Negri en lien). Nous l’avons annoncé par la voie d’un communiqué signé au départ de huit membres du Conseil national.

Ce texte expose précisément notre démarche et nos analyses. Il est notamment clair sur la caractérisation du Front de gauche, celle de l’UE du capital (En lien).

Ce texte préfigure point par point le texte alternatif dont un groupe de travail est en train de rédiger le projet, notamment  à partir des textes de congrès « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » de 2005 et « Plus que jamais, face au capital, le pays a besoin du PCF » de 2010.

Nous invitons tous les camarades à le cosigner comme l’ont fait déjà 230 camarades (par internet), dont 8 membres du CN, deux secrétaires fédéraux, 30 secrétaires de section etc. et à le faire signer.

Nous présenterons le texte alternatif définitif lors d’un

MEETING, le dimanche 11 novembre 2012

A 10h30, (accueil à partir de 9h30) (Table de livres, buffet)

61 rue Violet Paris 15ème (métro Emile Zola)

« Ni abandon, ni effacement, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe »

 

Nous déposerons officiellement le texte alternatif le 17 novembre au Colonel Fabien.

La presse est informée régulièrement de nos initiatives. Nous invitons chaque camarade à nous faire part de ses réflexions, de la situation locale qu’il affronte. Nous avons un objectif premier parmi tous les autres, maintenir un Parti communiste en France, organisé comme tel qui, à partir de la protestation dans les entreprises et les localités, des aspirations de la jeunesse, puisse être efficace pour résister immédiatement à la super-austérité programmée, à terme contre l’ordre capitaliste.

Pour les 8 membres du CN initiateurs de l’appel (Corinne Bécourt, Frédéric Bernabé, Fabienne Debeauvais, Claude Fainzang, Eric Jalade, Dominique Negri, Christian Tabaglio),

Emmanuel Dang Tran

 

PS1 : Pour renvoyer sa signature : Cahiers communistes , 130 rue Castagnary, 75015 Paris

PS2: SOUSCRIPTION (Nous n’aurons pas les mêmes moyens que la direction!!). Voir au dos—Chèques à l’ordre de « Cahiers communistes », 130 rue Castagnary, 75015 Paris

« Le socialisme trahi » : 1985/1991, les causes de la chute de l’URSS

Le livre est désormais disponible en français, aux éditions Delga.

« Chute de l’URSS » prétend l’idéologie dominante ou « victoire de la contre-révolution » ?

 

« Le socialisme trahi » : 1985/1991, les causes de la chute de l’URSS dans Communisme-Histoire- Théorie le-socialisme-trahi-les-causes-de-la-chute-de-l-urss-r-keeran-t-kenny

le-socialisme-trahi-les-causes-de-la-chute-de-l-urss-r-keeran-t-kenny

Les historiens américains Roger Keeran et Thomas Kenny analysent les dernières années de l’Union soviétique.
Leur thèse est celle d’un choix, celui de franges dominantes du PCUS qui, avec Gorbatchev, ont voulu jeter le bébé plutôt que l’eau du bain et y ont réussi.

A partir d’une large documentation, minutieusement décortiquée, ils démontrent comment les peuples qui votèrent encore le 17 mars 1991 à 77,8% pour le maintien de l’URSS ont été trahis.
Ils replacent cette défaite majeure du mouvement ouvrier mondial dans l’ensemble des contradictions, historiques, économique de l’Union soviétique, théoriques du PCUS.

Mais ils réfutent toute idée de fatalité. Ils estiment que la « déstalinisation » à la façon de Kroutchev a réintroduit certaines valeurs du capitalisme, de « l’économie de marché », miné le socialisme, ouvert des brèches internes à la pression incessante et croissante de l’impérialisme. Dans un rapport de forces mondial dégradé pour le camp socialiste, la politique de Gorbatchev finit par faire de ces brèches des gouffres au bord desquels les apprentis sorciers se trouvent dépassés, comme également les résistances communistes.
Cette analyse précieuse répond à une attente qu‘avec beaucoup de camarades, nous avons exprimée depuis des années, celle d’une critique scientifique, nuancée, marxiste et communiste, les yeux ouverts sur le réel, de la fin des Etats socialistes, à mille lieues des repentances et autoflagellations de directions et intellectuels avides de reconnaissance par l’idéologie dominante et soucieux de transformations conformistes « à gauche » des partis communistes.

Elle contrecarre les poncifs que nous infligent les penseurs du reniement sur la nécessité d’une dose de capitalisme, de propriété privée et de démocratie bourgeoise dans le « dépassement » du capitalisme.  Elle n’ignore pas le rôle des partis communistes dans les étapes de construction du socialisme.

La trahison du socialisme a conduit au retour de la barbarie, en ex-URSS à son extension dans le monde entier. Mais 20 ans après, la victoire du capitalisme est loin d’être consommée. La contestation gagne et cherche des formes de ruptures révolutionnaires.

1917 demeure et redevient pour beaucoup une date majeure dans la longue histoire de l’émancipation des travailleurs, de celle de l’Humanité face au système de l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Les partis authentiquement communistes restent la forme la plus avancée pour que les travailleurs, les peuples la conquièrent dans ce qui reste une permanence : la lutte des classes.

Un livre passionnant sur les causes internes de la victoire de la contre-révolution en URSS – 1987/1991.

En vente militante à 22 euros.

Congrès du PCF : mes critiques sur le projet de base commune. Eric Jalade – Fédération du Tarn

Congrès du PCF : mes critiques sur le projet de base commune. Eric Jalade – Fédération du Tarn dans 36éme Congrès du PCF eric-jalade-300x225Conseil national du PCF du 13 octobre 2012, intervention d’Éric Jalade, fédération du Tarn

Je dis cela, en découvrant le texte depuis hier, avec une première lecture attentive depuis lors.

Je partage évidemment, comme vous, l’ambition initiale, à la fois d’avoir un texte qui fasse événement – sous forme pourquoi pas d’un manifeste – et qui parle à notre peuple et aux communistes, au vu des enjeux.

Il y a, heureusement, des paragraphes et des idées dont les développements me semblent utiles, pertinents et nous rassemblent, nous sommes tous adhérents au PCF …

J’ai entendu quelques camarades, ce matin parler d’un « texte qui a du souffle » … Je ne partage pas cet avis, je vais essayer de m’en expliquer. Il y manque, selon moi, un souffle révolutionnaire, à la hauteur des souffrances de notre peuple qui est écrasé par le capitalisme.

D’abord quelques mots sur le style.

Ce texte me donne trop souvent l’impression d’une écriture ampoulée, parfois confuse ou redondante, émaillée de références dont on pourrait se dispenser et qui n’apportent rien à la cohérence et à la précision du propos (« quelle humanité voulons-nous être ? », p.12 – « le tranquille autochtone seul face aux barbaresques menaçants » ; un « lieu essentiel du faire peuple » p.10 ; « nous voulons écrire la saison deux » , p.28 …).

Évidemment, ces remarques ne sont pas exhaustives.

Je centrerai l’essentiel de mes remarques sur le fond.

On relève une prédominance des thématiques idéologiques issues de la mutation, impulsée par Robert Hue il y a déjà une quinzaine d’années, avec le succès que l’on connaît… Ces thématiques font une part prédominante, me semble-t-il, aux questions sociétales, au détriment des questions sociales, en s’éloignant du marxisme, alors que nous vivons une crise terrible du capitalisme, en France comme en Europe : 9 millions de pauvres, 5 millions de chômeurs, travail partiel, bas salaires, retraités dans des situations de grande détresse et de grande pauvreté …

Ce sont ces questions-là qui préoccupent notre peuple, pas les « faux débats » montés et agités par les médias dominants comme autant de contre-feux pour masquer la dureté de la situation sociale et détourner l’attention des questions fondamentales et de la lutte des classes.

Je ne prendrai qu’un exemple, la mise sur le même plan du « patriarcat » et de la domination capitaliste dans la société française du début du XXIe siècle m’interroge vivement.

Selon moi, ce texte ne parle pas suffisamment aux classes populaires, en raison de son approche et de sa cohérence (ou plutôt de sa confusion) idéologique.

Ce discours peut peut-être concurrencer le PS ou EELV pour tenter de séduire la petite et moyenne bourgeoisie (pour ne pas dire les « bobos »), mais il ne me semble pas forcément de nature à convaincre ou à (re)conquérir les classes populaires, ce qui est notre fonction historique. Nous sommes historiquement le « parti de la classe ouvrière » – et nous devons viser des alliances de classes – évitant ainsi le « solo funèbre » (pour reprendre la formule de Marx).

Comme cela a été dit, le mouvement des retraites de 2010 est absent du texte, alors que cela a été une lutte d’ampleur historique, certes conclue par une défaite, mais encore faut-il tenter d’en tirer les enseignements et en faire l’analyse.

Je veux bien admettre que ce type de texte ne vise pas à l’exhaustivité et n’a pas la dimension d’un programme. Néanmoins, il manque des axes programmatiques et des batailles – avec des mots d’ordres rassembleurs – nous permettant de mettre notre parti en mouvement et par là même d’entraîner notre peuple dans de grandes luttes.

Il manque, dans la philosophie du texte, nombre de fondements théoriques qui aident à la compréhension du réel, du monde tel qu’il est – la référence au marxisme, la perspective du socialisme, notre rapport à la classe ouvrière et plus largement au monde du travail, pas seulement aux « individus ».

Pour prendre un exemple simple, Bernard Arnault ou les prétendus « pigeons » sont autant des individus que les travailleurs victimes des plans de licenciements – dans le privé comme dans le privé – ou les salariés qui subissent la répression patronale.

L’antagonisme entre les forces du capital et du travail est extrêmement violent et avec la crise, il s’accentue terriblement dans cette période.

Sur les nationalisations, je relève, qu’il y a à nouveau, très timidement, le mot, mais comment pourrait-on ignorer ce qui est en train de devenir une aspiration populaire et une revendication syndicale. Cette question mériterait que nous impulsions de grandes batailles politiques dans la durée, elles correspondraient évidemment à la nécessité de reconstruire un appareil productif que la grande bourgeoisie démantèle aujourd’hui sur le territoire national.

Ainsi, nous pourrions agir, en défendant constamment les services publics qui continuent d’être attaqués (voir Budget 2013) et les statuts des personnels, pour des avancées progressistes et des nationalisations démocratiques dans les secteurs de l’eau, de l’énergie (EDF-GDF), l’industrie automobile (PSA, Renault), dans l’agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique …

Par ailleurs, je voudrais indiquer mon désaccord sur l’articulation entre les batailles nationales et la dimension européenne.

L’Union Européenne n’est pas définie comme ce qu’elle est, c’est à dire un outil au service du capital avec des institutions qui corsètent les peuples, laminent les droits des travailleurs et empêchent l’expression démocratique.

L’outil qu’est le PGE, complètement intégré à l’appareil de l’Union Européenne, ne permet pas de se défendre – et pour cause ! – face aux attaques que l’UE porte aux acquis sociaux et aux droits des peuples.

Le bilan de la construction européenne est largement vécu négativement par l’électorat populaire, tout comme la mondialisation et ses corollaires. L’expérience concrète de notre peuple – austérité, casse, depuis des décennies, de pans entiers de notre industrie – se traduit par un rejet croissant de l’intégration européenne. Peut-on faire comme si cela n’existait pas? Nous ne pouvons pas continuer dans ce déni. Ce serait en outre courir le risque que cette colère populaire soit plus encore récupérée et détournée par les fascistes et l’extrême droite xénophobe.

Sur le plan international, il manque là encore des axes d’intervention et de mobilisations concrètes en faveur de la paix et contre l’impérialisme et notamment l’OTAN – Proche-Orient, Syrie, Iran, Israël, Afrique … – comme notre parti a pu l’impulser de manière remarquable tout au long de son histoire. Nous devrions agir pour la sortie de la France de l’OTAN, en faveur du désarmement (y compris unilatéral) ce qui serait là, pour le coup, un vrai changement en matière de politique de défense. Il y a, sur l’état du monde, une vision idéaliste et qui n’analyse pas correctement les rapports de force actuels, les rivalités inter-impérialistes, et surtout la politique de l’impérialisme américain et ses responsabilités actuelles dans les conflits et les guerres.

Sur la question du parti et du Front de gauche.

Il manque un vrai bilan sur la dernière période. Je voudrais me faire l’écho d’une inquiétude qui existe, celle de l’effacement du parti, au profit d’un « Front de gauche » qui se transformerait peu à peu en parti.

La question de la visibilité de notre parti dans la vie publique, dans les médias est une question qui est largement posée. D’autres composantes du front de gauche avancent nettement dans le sens de la transformation de celui-ci en parti …La poursuite du front de gauche, sous sa forme actuelle risque d’aboutir à la constitution d’un parti, subornant le PCF à celui-ci, de surcroît dans le cadre institutionnel du Parti de la Gauche Européenne.

Notre parti doit donc impulser des batailles avec l’ambition d’avancer vers des ruptures décisives, d’abord à l’échelle de notre pays. Le cadre national demeure un cadre pertinent d’intervention car, c’est, je crois d’abord à l’échelle nationale que les ruptures révolutionnaires peuvent s’opérer (toute l’histoire depuis l’époque moderne le démontre, notamment celle de notre pays, ou si l’on regarde aujourd’hui du côté de l’Amérique Latine).

Enfin, le texte fait référence à la figure de Jaurès, à juste titre. En revanche, il ne fait nullement référence à celle de Lénine …

Donc, Jaurès, oui, bien sûr, mais sans oublier Lénine !

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012, Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère, à propos de la proposition de « base commune » du 36ème congrès


LConseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012, Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère, à propos de la proposition de « base commune » du 36ème congrès dans 36éme Congrès du PCF dominiquenegri-95x95a proposition de texte pour le 36ème congrès est tombée hier sur ma boite internet. Décidément pour ce congrès, la direction fait le choix de la précipitation. C’est injustifiable surtout après avoir attendu 4 ans et demi pour convoquer un nouveau congrès statutaire.

J’entends beaucoup parler de démocratie, de transparence, de débat collectif. Mais je constate que sur la forme, certaines positions et certains communistes sont « plus égaux que d’autres ». Il est inacceptable que la direction propose de noyer le texte alternatif, statutairement collectif, avec des contributions individuelles qu’elle aura choisies dans les documents envoyés aux communistes.

Je n’en dis pas plus sur la forme.

Sur le fond aussi, le texte proposé est affligeant. Mais son indigence ne doit pas masquer la gravité des objectifs évoqués par Pierre Laurent dans son interview à Libération le 15 août ou, d’une autre façon par Patrice Bessac dans son rapport au CN du 13 septembre : un congrès de Tours à l’envers, ni plus, ni moins.

Quelle distance entre le texte proposé et les attentes des travailleurs, les luttes, pour ne pas parler du changement de société ! Contrairement à d’autres ici, je pense qu’une perspective révolutionnaire, en l’occurrence le socialisme, est porteuse d’une dynamique de rassemblement, encore plus dans la période de crise aiguë du capitalisme.

Mais tous devraient reconnaître que ce texte déconsidère le PCF. C’est très grave.

Ce texte est un nouveau reniement « honteux » et repentant des fondements et de l’histoire de notre Parti.  Tout réduire à  Jaurès, c’est bien pratique : c’est antérieur au Congrès de Tours.

Ce texte passe à côté de l’analyse de la crise structurelle du capitalisme, à l’origine de la rigueur appliquée aux peuples. L’outil marxiste est délaissé. Cela fait partie aussi des reniements.

Ce texte refuse de faire une analyse de la politique du PS. Après la droite, la « gauche » avec l’austérité « juste » poursuit dans la même direction et ouvre la voie au FN. Sans cette analyse, notre parti ne pourra pas porter les campagnes nationales de rupture indispensables pour commencer à inverser cette politique, comme par exemple un large programme de nationalisations.

Contre l’UE, l’abandon des positions historiques du PCF laisse un champ libre au nationalisme du FN. Le texte pose d’amblée l’illusion, celle que nous avions toujours condamnée, d’une « réorientation » de l’UE du capital. Je me permets de vous renvoyer à l’analyse toujours si pertinente de Lénine en 1915 mettant en garde contre la « fausseté du mot d’ordre de création des Etats-Unis d’Europe ».

La question de l’appartenance de notre parti au PGE doit être absolument reposée à la lumière de l’expérience de l’action de cette machine à déconstruire les partis communistes en les enfermant dans l’idéologie européenne.

Mais ce qui m’étonne le plus dans le texte, c’est la quasi-absence du terme « Front de gauche », cette orientation stratégique décidée unilatéralement par la direction et qui a étouffé toute la vie du Parti pendant les campagnes électorales successives.

Quoi qu’on dise ici, il y a une vraie inquiétude parmi les communistes sur la stratégie du Front de gauche et la poursuite de l’effacement du Parti.

Aucun bilan n’est dressé, même sur le résultat en termes d’élus communistes : moitié moins ! Une avancée dites-vous ?

En écartant les communistes une nouvelle fois, on s’achemine vers des choix stratégiques unilatéraux tels que ceux que nous subissons depuis 4 ans.

Pour moi, il faut éclaircir les choses, à partir de l’expérience :

-          Le Front de gauche ne correspond pas à une forme d’union politique d’organisations représentatives dans la lutte des classes. C’est une structure électoraliste affiliée à la social-démocratie, étouffant la raison d’être du PCF. Rien que le mot d’ordre « l’humain d’abord » est une négation de notre point de vue de classe.

-          Le Front de gauche peut se constituer en nouveau parti avec ceux qui en feront le choix. Mais je me battrai contre toute possibilité de double-appartenance PCF/FdG telle que nos statuts actuels l’exclut encore.

-          Le Front de gauche ne peut pas être une structure officieuse, comme c’est le cas aujourd’hui, décidant de tout à la place des communistes des circonscriptions au national, réduisant notre CN à la fonction d’une chambre d’enregistrement. Au demeurant, le nom « Front de gauche » est la propriété intellectuelle, je le rappelle, du PG.

En bref, un seul choix est possible : Communiste ou membre du Front de gauche.

Le texte proposé ne répond en rien aux questions importantes que se posent les communistes et les travailleurs. Il n’est pas simple, il est simpliste.

Il n’est pas amendable sinon par un amendement de suppression générale. Aussi, j’annonce que je ferai partie de ceux qui travailleront à un texte alternatif permettant d’impulser les débats sur les vraies questions, ouvrant des perspectives de luttes politiques sur des perspectives de ruptures immédiates correspondant aux réalités de la lutte des classes, notamment la rupture avec l’UE du capital et l’euro, portant une perspective révolutionnaire, celle du socialisme.

Ni effacement, ni abandon, un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe.

Arrêt définitif des Hauts-fourneaux, à qui la faute?

Arrêt définitif des Hauts-fourneaux, à qui la faute? dans Faire Vivre et Renforcer le PCF hfourneaux-300x183L’annonce de la fermeture des deux derniers hauts-fourneaux des vallées de l’Orne et de la Fensch est le triste aboutissement de plus de 40 ans d’une saga mortelle pour l’industrie sidérurgique de la région.

Vers la fin des années 60, on fermait des usines jugées trop vieilles :

- Aubrive dans le secteur de Villerupt,

- Knutange pour la Fensch,

- Auboué, Jamailles et Moyeuvre pour l’Orne.

Les effectifs sont absorbés par les autres usines de la vallée. Gandrange vient tout juste de démarrer, on embauche.

Sans remonter trop loin dans le temps, juste à l’annonce du premier choc pétrolier de 1974, début des années 70, on annonce des surcapacités dans la sidérurgie, les produits longs commencent à trinquer, Micheville est en compétition avec Hayange pour la fabrication des rails, le choix se porte sur Hayange, tout proche du grand Sollac et de Sacilor – Gandrange pour ceux qui se souviennent.

Deux grands groupes sont en présence sur les vallées de la Fensch, Orne et Moselle, Usinor et les Wendel & Co. L’Europe s’en mêle et les plans se succèdent : Plan Dherse, plan Gandois, plan Davignon … On ferme de grands sites comme Thionville, les usines restantes n’arrivent plus à absorber l’ensemble des effectifs et on négocie pour la sidérurgie des plans sociaux spécifiques, les fameuses conventions dans lesquelles on annonce le licenciement des plus jeunes.

Ça ne suffit toujours pas, Longwy est touché à son tour, le SOS flotte sur le crassier et les premières radios-pirates font leur apparition.

On négocie de nouvelles conventions 1977 puis 1979 avec les départs anticipés. L’âge des départs passe d’abord à 56 ans et 8 mois puis 50 ans et ça va durer pendant près de 20 ans jusqu’en 1995. Peu importe à qui appartient la sidérurgie, l’État paye et les barons de l’acier de Wendel et héritiers pour la plupart dans les gouvernements s’en mettent plein les poches.

 

Et on continue de fermer, il y a toujours plus de surcapacité.

1981 changement de régime, la gauche au pouvoir nationalise la sidérurgie, l’État s’approprie les ruines laissées par les De Wendel dans les deux vallées. Cela faisait des dizaines d’années que le contribuable finançait ces maîtres de forges.

On continue à regrouper, Rombas avec Gandrange, Joeuf avec Homécourt, Hagondange avec Gandrange, On ferme Rombas, Joeuf, Homécourt, bientôt suivi par Hagondange. Il faut faire sauter le haut-fourneau que les Lorrains ont dans la tête, on rase vite ces nouvelles friches industrielles et on y implante des surfaces commerciales ou comme à Hagondange on crée un parc d’attraction, les petits hommes bleus apparaissent

Février 84, Fabius annonçait déjà, la mise à mort de Gandrange, et c’est parti pour 4 à 6 mois de violentes luttes dans et hors du site. Finalement Gandrange vivra, plus ou moins bien, encore 25 ans et sera le havre d’accueil de tous les sites qui fermeront dans les années à venir tant et si bien qu’à un moment pour 1300 salariés actifs, il y avait plus de 13 000 inscrits ayant droit aux activités sociales et culturelles de l’établissement.

Pour faire face à toutes ces fermetures d’installation, les organisations syndicales, patronales (Gésim) et l’État négocient les différentes conventions de protection sociale.

 

Dans un premier temps, ces conventions apportent des garanties aux plus anciens, donnent des primes à la mutation et licencient les plus jeunes. Ensuite à partir de 79, on fait partir prématurément les plus anciens, cela ne suffisant pas, on ajoute en 87, les conventions de formation pour le reclassement interne ou non.

Jusque dans les années 86, il n’y aura pas de licenciement sec dans la sidérurgie, tout le monde sera reclassé dans les installations qui tournent encore. Puis la sidérurgie Lorraine se dote de ses propres centres de reclassement, ce sont des « ANPE » bis qui s’approprient en priorité, les emplois existants sur le marché.parnorama-300x174 dans Luttes, grèves, manifs

Profits, productivité, devant s’appliquer à tout et à tous, il faut que tout s’inscrive dans les plans, y compris les reclassements et pour activer le système, on finit par recourir, au terme d’un parcours de parfois plusieurs années de galère, au licenciement.

Pendant tout ce temps, de dégraissage, de sacrifices pour ses employés, la sidérurgie française finit par se porter mieux. Après des dizaines d’années de dettes colossales, payées par le contribuable, il faut le rappeler, après des milliers de suppressions d’emplois, financés également par le contribuable, la sidérurgie commence par afficher ses premiers résultats positifs, tout début des années 90.

 

Et pour cette dernière époque de la sidérurgie nationalisée, la dernière convention ne prévoit plus de départs systématiques, sauf, pour les installations encore en difficulté, ce qui est le cas des usines du Creusot dans la Loire, de la Normandie, de HFRSU le dernier haut fourneau d’Uckange qui fermera en novembre 91 et de Gandrange (Unimétal).

 

Changement d’époque, changement de gouvernement, la droite revenue au pouvoir, privatise la sidérurgie qui aurait pu enfin, rembourser le contribuable. Pour cette droite capitaliste, une société qui gagne de l’argent ne peut pas être au service de l’Etat.

 

Balladur donc, en 95, privatise et c’est Francis Mer qui devient le 1er PDG de la nouvelle société USINOR-SACILOR. La machine s’emballe et on demande encore plus de gains de productivité. Les différents sites de cette nouvelle sidérurgie ne sont pas tous équivalents du fait de leurs carnets de production.

Les produits plats ont le vent en poupe, le navire amiral, dit-on pour eux, l’acier des champions pour Sollac, puis viennent les inox, avec des hauts et des bas mais une marge bénéficiaire qui peut être très importante, ensuite les longs spéciaux –Ascométal- et enfin les longs ordinaires comme Gandrange.

La casse du siècle

Francis Mer et ses acolytes gèrent tout ça et préparent la casse du siècle pour fin 98, en se séparant de tout ce qui n’est pas assez rentable.

Rien que pour les vallées de l’Orne et de la Fensch, on assiste à un véritable massacre, on divise, coupe, sépare, un ensemble cohérent en une multitude de sociétés différentes. Ceux qui étaient frères hier, sont désormais concurrents, et tant pis pour les plus faibles.

Ascométal Hagondange est vendu à Lucchini Italie, par la suite au russe Severstal.

Hayangeest vendu au groupe anglais Corus par la suite à l’indien Tata

Gandrangeest donné à Ispat filiale 100% de la famille Mittal, du premier cercle, père, mère, fille et fils.

Les forges de Thionville vendues au suédois Ackers

Usinor-Sacilor ou du moins ce qu’il en reste se rapproche de l’espagnol Arceralia et du luxembourgeois Arbed et crée ARCELOR.

Francis Mer devient ministre de Chirac, et passe la main à Dollé le deuxième et dernier PDG de feu la sidérurgie française.

 

Tout est maintenant en place pour se faire assassiner par des prédateurs et c’est Mittal qui attaque.

 

Dollé qui avait atteint son seuil d’incompétence depuis longtemps, le prend de haut, nargue et se moque de Mittal, qui lui met l’estocade finale et exit ce Dollé dont on entendra plus parler.

 

arcelor-300x200Nous voici arrivés à une époque des plus noires du capitalisme, que nous n’avons jamais connue. Depuis toujours, nos patrons, maîtres de forges y compris étaient connus, étaient du cru, ou du moins leurs ancêtres et avaient peu ou prou la même culture. Aujourd’hui, il en est tout autrement, c’est un patron qui possède personnellement l’entreprise. C’est un financier, qui peut, et qui fait, d’un simple coup de stylo, condamner toute une région, il est au-dessus des pays et de leur gouvernement, il joue avec l’argent, aujourd’hui, la sidérurgie et les mines, hier les bateaux, banques et autres chaînes de télé et cinéma, et demain très certainement, un autre jouet. Tout cela au seul bénéfice des actionnaires, donc de sa famille qui est majoritaire, donc de lui-même. Il n’y a plus de raisonnement industriel, il n’y a que des objectifs financiers

Alors après la fermeture de l’aciérie de Gandrange en 2009, c’est le tour des Hauts fourneaux de Florange en 2012, et demain qui sera le suivant ?

ALORS QUI EST RESPONSABLE ?

  • Mittal, le prédateur bien sûr, mais il n’y serait pas arrivé si Chirac et son ministre Balladur n’avait pas privatisé en 95.
  • Balladur donc, mais rien n’aurait été possible si Francis Mer n’avait éclaté la sidérurgie en menues portions pour mieux la vendre.
  • Francis Mer alors, qui a ouvert la porte au prédateur en le faisant entrer sur le territoire, en 98 en lui donnant pour le franc symbolique Gandrange et ses filiales.
  • Francis Mer encore, qui a porté son ami Dollé, à la présidence du groupe et qui a bêtement humilié le prédateur.
  • Nicolas Sarkozy en faisant ses folles déclarations à Gandrange ou encore ce printemps à propos de Florange. François Hollande en proposant un projet de loi à l’encontre de tels prédateur.

 

Même pas ! Mittal et ses compères n’ont que faire des gesticulations des politiques, cela fait longtemps qu’ils ont appris à les connaître, à les côtoyer, à négocier avec eux, qu’ils soient européens, de l’est ou de l’ouest, africains, asiatiques ou américains du nord ou du sud. Mittal est présent sur les cinq continents et il a des intérêts dans tous ces pays et il a négocié avec tous les gouvernements.

 

Jean Baus

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012 -Résumés des interventions de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne

Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012

36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction-Communiqué de 8 membres du Conseil national du PCF, 14 octobre 2012http://vivelepcf.fr/36eme-congres-du-pcf-ni-abandon-ni-effacement-un-parti-resolument-communiste-dans-laffrontement-de-classe/

 Résumé des interventions (700 signes) qui paraîtront dans « l’Humanité » du 17 octobre 2012

Corinne BECOURT- PCF ST-Quentin-Membre du Conseil National du PCF

Corinne BECOURT- PCF ST-Quentin-Membre du Conseil National du PCF

 Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur le texte de Congrès (n°55)

Ce texte n’a rien à voir avec un texte de congrès du PCF et s’écarte des préoccupations qui sont celles des communistes mais aussi des salariés en lutte.D’expérimentation en expérimentation,de la Mutation au FdG.Perte de la moitié des conseillers régionaux et réduction à 7 députés PCF.Le FdG poursuit cette œuvre d’effacement du PCF.Pour la remise en cause intégrale de l’UE du capital,la sortie de l’Euro.Notre parti doit s’affranchir définitivement du PGE. Il est grand temps de mettre les paroles en cohérence avec les actes .Pas de soutien inconditionnel du PCF au PS comme le vote pour «Les emplois sans avenir».Nous déposons un texte alternatif:Ni abandon,ni effacement,un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe! vivelepcf.fr

 

Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les directions (n°73)

Le CN du PCF doit retrouver son rôle de direction et prendre lui-même les décisions concernant notre Parti. Quel est ce « Conseil national du Front de gauche » qui depuis des mois, dans l’opacité la plus totale décide de tout ? Une question précise sur la composition du CN : combien d’élus, combien de membres rémunérés par leur fonction politique, combien de salariés actifs d’entreprise ?

Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! 36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction. Plus d’infos sur : vivelepcf.fr

 

Résumé de l’intervention de Corinne Becourt, fédération de l’Aisne, dans le débat sur les statuts (n°95)

Droits, devoirs, sanction ? La direction a montré le contre-exemple du non-respect des statuts et des communistes. Pas de congrès statutaire depuis 2008.Un secrétaire national élu hors des statuts. Les décisions cruciales, constitution du FdG,stratégies électorales, prises hors congrès,en contradiction avec le texte adopté au 34ème où n’étaient envisagés que des «Fronts de lutte». La souveraineté des communistes bafouée pour les candidatures aux législatives. Ex: St-Quentin avec un bulletin de vote FdG et le bulletin de vote des candidats PCF interdit. Haute-Saône, la direction nationale soutient les candidats FdG qui se présentent contre les communistes, choix validé pourtant par cette même direction.

Ni abandon, ni effacement, un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe ! 36ème congrès du PCF : Il y aura un texte alternatif à la proposition de base de la direction. Plus d’infos sur : vivelepcf.fr

 

2 commentaires

Non aux « contrats sans avenir », refusons cet avenir de précarité ! Exigeons des emplois stables et des salaires qui nous permettent de vivre

  • Les députés disent oui aux emplois d’avenir

L’Assemblée nationale a adopté définitivement mardi, par 363 voix contre 135, le projet de loi créant les emplois d’avenir

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15)
Pour: 15
MM. François Asensi, Bruno Nestor Azérot, Mme Huguette Bello, M. Alain Bocquet, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Nicolas Sansu et Gabriel Serville.

Article/Tract de la JC Paris 15 (envoyer un mail à jc.paris15@gmail.com pour obtenir une version PDF/Publisher du tract)

Missions d’intérim, stages bidons, CDD, contrats d’apprentissage. Et Pôle Emploi au début, au milieu et à la fin. Voilà l’avenir que réserve le patronat à la jeunesse.

Un avenir de sous-emplois, sous-payés, sous-qualifiés, sous-considérés pour des sous-travailleurs. Des contrats à durée limitée qui deviennent un horizon illimité

Un jeune sur deux subit aujourd’hui ces emplois poubelles, un sur quatre ne connaît tout simplement que le chômage.

Le gouvernement socialiste nous propose des « contrats d’avenir ». Une nouvelle formule pour la vieille recette des « contrats aidés », qui ont déjà montré toute leur inefficacité

Des « contrats aidés », mais qui aident qui? Est-ce qu’ils aident les jeunes à:

·         assurer leur insertion professionnelle dans le privé?: Non!

Sans formation qualifiante, sans garantie d’embauche à la sortie, le « contrat d’avenir », ce n’est qu’un CDD, un contrat à durée limitée, un de plus. Et quel avenir pour celui qui n’a pas été embauché après un an ou trois ans de «contrat d’avenir»? Le pôle emploi et les contrats poubelles.

·         Trouver un emploi stable dans le public?

Certainement pas!

Embaucher des contractuels pour faire le boulot de fonctionnaires, c’est embaucher une main d’œuvre sans statut et sans garantie salariale. Ce n’est pas non plus préparer ces jeunes aux concours de la fonction publique. A la sortie, c’est au mieux, une embauche comme « contractuels » précaires. Au pire, le retour à la case chômage.

Alors, des « contrats aidés », oui, mais des contrats qui aident surtout:

·        les patrons à embaucher des jeunes à bas salaires, en CDD, sur le dos du contribuable. L’État prend en effet en charge 75% du salaire (35% dans le secteur marchand). Une « aubaine ».

·         le gouvernement à masquer l’ampleur du chômage, officiel ou déguisé, avec 150 000 jeunes qui sortiront d’ici deux ans des statistiques du chômage. Cela lui sert à nier la nécessité de l’embauche des 150 000 postes de fonctionnaires supprimés depuis cinq ans.

Le gouvernement ne remplacera pas 2 fonctionnaires sur 3. Les « contrats d’avenir », c’est aussi des salariés précaires pour les remplacer.

Dans l’Éducation, le gouvernement va compter sur des étudiants payés 900€ pour assurer des « missions », de pions d’abord puis de profs remplaçants.

Pourtant, l’État a les moyens de créer des emplois stables. Les 150 000 « contrats d’avenir » vont coûter 2,5 milliards d’euros à l’Etat. C’est le coût de l’embauche de 150 000 fonctionnaires.

Emplois stables ou contrats précaires: c’est un choix politique!

On a eu raison de dire Non au CPE proposé par la droite en 2006. Le « contrat unique » précaire qu’on a jeté par la porte, le nouveau gouvernement veut le faire passer par la fenêtre. C’est toujours NON!

Ce n’est qu’un début. Le gouvernement prépare pour l’an prochain le « contrat génération ». Les patrons bénéficieront d’exonérations de cotisations pour embaucher des jeunes précaires.

Refusons la fatalité des bas salaires, du chômage et de la précarité. L’argent ne manque pas. En 2011, les entreprises du CAC 40 qui ont été privatisées depuis vingt ans ont réalisé des profits de 57 milliards d’euros. C’est l’équivalent d’une augmentation de 400 € de salaires pour tout le monde.

Prenons l’argent là où il est, c’est pourquoi nous revendiquons:

·         la transformation de tous les contrats précaires et aidés en CDI dans le privé, des contrats de droit privé en fonctionnaires dans le public;

·         l’embauche immédiate de 150 000 fonctionnaires plutôt que de 150 000 «contrats sans avenir»;

·         l’augmentation générale des salaires, avec un SMIC rehaussé à 1700 € net par mois;

·         le rétablissement des ANPE et des ASSEDIC à la place du Pôle Emploi, pour ne plus conditionner le droit aux allocations-chômage à l’acceptation de contrats poubelles;

Rejoins la Jeunesse communiste du 15ème dans la lutte. Une lutte immédiate pour l’amélioration de nos vies. Une lutte pour une société plus juste, plus humaine, basée sur une autre logique que celle du profit, que nous appelons socialiste. Cela se construit dès maintenant

Encadré 1: Le bilan des « emplois-jeunes » : des contrats aidés qui ne nous aident pas

Les emplois-jeunes, c’était la première version des contrats d’avenir.

Des « contrats aidés » instaurés par le gouvernement socialiste entre 1997 et 2002, et son ministre Dominique Strauss-Kahn.

Le bilan, dix ans après ? Une étude récente montre que :

  • les emplois-jeunes n’ont pas favorisé l’insertion professionnelle des jeunes;

  • ils n’ont pas facilité l’accès à un CDI;

  • ceux qui sont passés par les emplois-jeunes sont aujourd’hui moins bien payés: 250 € de moins par moins en moyenne;

N’acceptons pas cette nouvelle formule d’une vieille recette: exigeons des contrats stables et des salaires décents.

Encadré 2: Le modèle allemand: c’est mini-jobs et boulots à 1 €. Refusons la précarité pour tous!

A en croire certains, l’Allemagne serait un modèle à suivre.

Depuis les contre-réformes Hartz IV du gouvernement « de gauche » de Schroder, la précarité est devenue la norme pour les jeunes travailleurs allemands:

·         9 jeunes sur 10 sont payés moins de 800 € pour leur premier boulot;

·         6 jeunes sur 10 sont en contrat précaire;

·         9 premiers emplois sur 10 sont en intérim ou CDD;

·         5 millions de salariés (dont une majorité de jeunes) sont en «jobs» de 400 €/mois sans droits sociaux;

·         1 jeune sur 4 est au chômage et doit accepter des boulots à 1 € de l’heure pour garder ses allocs;

Industrie, Emploi, Le tract pétition de la section- l’appel à la grève et manifestation:MARDI 9 octobre

fichier pdf Industrie action et manif 9 octobre Le tract pétition de la section du PCF St-Quentin et l’appel à la manifestation du MARDI 9 octobre

Appel aux militants; Distributions aux entreprises cette semaine, prendre contact avec la section pour les modalités

Plus de 8000 emplois en jeu, plus de 3 millions de chômeurs, Agissons !

Retrait du plan de casse de PSA! 

Nationalisation intégrale de PSA et Renault!

De Saint-Quentin à Aulnay : SOLIDARITE 

 

GREVE ET MANIFESTATION
POUR L’EMPLOI ET L’INDUSTRIE
MARDI 9 OCTOBRE A l’appel de la CGT- 13h30 Place d’Italie à Paris

la CGT ORGANISE UN DEPART EN BUS- Réservation au 03.23.62.39.15

  • 8h30 de la Bourse du Travail, ou 8h45 place de la Liberté à Saint-Quentin (Sandwichs et boissons dans le bus)

 

Industrie, Emploi, Le tract pétition de la section- l'appel à la grève et manifestation:MARDI 9 octobre dans Divers Sans-titre-300x255PSA : c’est le moment de nationaliser ! Et de renationaliser intégralement Renault !

Vivelepcf

C’est le moment, la « valeur » boursière de PSA, 2 milliards d’euros, représente moins de 20 avions de guerre Rafale !

Sans surprise, François Hollande, après l’indignation, fait le choix de l’impuissance devant le plan de casse de 8000 emplois à PSA et la fermeture de l’usine Citroën d’Aulnay. Un rapport d’expert, de complaisance, vient habilement soutenir sa position : il critique la stratégie de la direction mais juge la restructuration inéluctable. Le gouvernement va s’appliquer à aménager le plan en reclassant des personnels dans les entreprises publiques, en abondant les primes de départ etc.

Et pourtant, les mêmes politiciens, de tous bords, n’ont cessé, durant toute la campagne, de proclamer leur volonté de redresser l’industrie en France.

Et bien ils le peuvent !

Aujourd’hui, le nouveau gouvernement fait le choix de valider la politique du tout profit des actionnaires de Peugeot, comme hier, le gouvernement précédent a délivré des aides publiques, directes et indirectes, aux capitalistes du secteur. Renault, dont l’Etat reste l’actionnaire de référence mais dont les profits sont absorbés à 85% par le privé, a impulsé la politique de délocalisation et de casse industrielle en France.

Une lutte nationale peut imposer d’autres choix à ces hypocrites, à commencer par le retrait pur et simple du plan de « restructuration » de PSA.

Les capitalistes de l’automobile doivent rendre l’argent des aides publiques reçues.

La concurrence destructrice organisée par l’UE, sur la base de l’exploitation des travailleurs de chaque pays, n’est pas une fatalité. Notre peuple a déjà dit NON. Faisons-le respecter !

L’industrie et l’industrie automobile en particulier sont des priorités nationales? Oui ! Alors gagnons la nationalisation des deux entreprises centrales, dont dépendent les équipementiers et sous-traitants, qui structurent des bassins d’emploi entiers, avant qu’il ne soit trop tard !

C’est le moment ! La capitalisation boursière de Peugeot-Citroën est tombée à 2,25 milliards d’euros. C’est 20 fois moins que le coût de l’avion de guerre Rafale ! Et nous devons exiger que sur son importante trésorerie, PSA rembourse la collectivité.

Historiquement, la nationalisation, après l’expérience de la Libération, n’a rien à voir en France avec les opérations de renflouement momentané par l’Etat des trusts comme General Motors aux Etats-Unis.

Un rapport de force existe pour, par la lutte, par l’intervention des salariés, se débarrasser des intérêts privés, gagner d’autres choix industriels : la réponse aux besoins face à la logique du profit.

Exigeons la nationalisation de PSA et la renationalisation intégrale de Renault !

 

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