Archive | 31 juillet 2012

Faire vivre et renforcer le PCF : plus que jamais une nécessité face à la politique du capital. Rompre avec les stratégies d’effacement du PCF.

(Pour signer ce texte – cliquez sur le lien)

 

Faire vivre et renforcer le PCF : plus que jamais une nécessité face à la politique du capital. Rompre avec les stratégies d’effacement du PCF. dans Communisme-Histoire- Théorie 120626_logo-240x3001L’interminable période électorale s’achève enfin. Sarkozy est certes battu mais la perspective d’une rupture avec les politiques au service du capital s’est encore éloignée, malgré les luttes des dernières années, et une nouvelle étape a été franchie dans l’effacement du PCF.

En fait de changement, Hollande et le gouvernement Ayrault ont promis la poursuite de l’austérité, avec un effort « mieux réparti ». Le niveau de l’abstention aux législatives a traduit un vote par défaut, sans illusions. Les élections à peine passées, une nouvelle hausse écrasante du gaz, un quasi-blocage des salaires, des dizaines de milliers de suppressions d’emploi dans la fonction publique comme dans les grandes entreprises sont annoncées. Une nouvelle étape dans la mise du pays sous la tutelle de l’UE est imminente. La menace d’un plan de super-austérité, au nom de la dette publique et de l’euro, tel que des gouvernements de gauche ou de droite en ont initié dans les autres pays se précise. Suivant les pas de Sarkozy en Libye, Hollande prévoit une guerre en Syrie…

Le système a dangereusement réussi à faire monter l’extrême droite pour dévoyer la colère populaire et l’idée de rupture. Une recomposition politique potentielle alliant droite et extrême droite est en préparation.

Pour nous communistes, ces constats font encore plus apparaître les lourdes conséquences de la stratégie imposée par la direction de notre parti. Nous avons dénoncé avec constance le « Front de gauche » comme nouvelle étape du processus de mutation-disparition du Parti, de ses positions révolutionnaires et de son organisation, engagé depuis 20 ans au moins et marqué par le Congrès de Martigues en 2000. Nos analyses sont confirmées.

Le « Front de gauche » a poursuivi l’effacement du PCF, cette fois derrière un politicien socialiste. Le solde de l’opération, pourtant clairement électoraliste, est sévère : réduction à 7 du nombre de députés membres du Parti, dans la suite la perte de la moitié des élus régionaux en 2010. Le vote « Front de gauche » aux législatives, moins de la moitié des voix de la présidentielle, n’arrive pas à  masquer la poursuite du recul du vote communiste, en particulier parmi la classe ouvrière. Le rôle de rabatteur pour la social-démocratie et l’UE s’est vérifié, aux yeux de tous après le 1ertour de la présidentielle. Les positions fondamentales de rupture que portent les communistes, contre l’UE, pour les retraites, pour l’appropriation sociale des moyens de production, etc. n’ont pas été défendues. Le Front de gauche a été impuissant à combattre la démagogie « sociale » du FN, à faire reculer l’abstention populaire. Il a prolongé l’abandon par la direction du PCF de toute action concrète en direction de la partie de classe ouvrière qui connaît la plus grande détresse sociale.

Nous faisons le constat d’un énorme gâchis. Les nombreuses et grandes luttes de ces dernières années, culminant dans le mouvement pour les retraites, ont montré les forces existantes pour commencer à rompre avec les politiques au service du capital.

Renvoyées vers les élections, elles n’y ont pas trouvé de débouché politique. Par défaut, sur fond d’années d’abandon de positions de lutte par la direction du PCF, particulièrement dans certaines catégories, le Front de gauche a pu représenter une option électorale, un espoir. Mais les postures se sont dégonflées dès les législatives. Nous ne confondons évidemment pas l’aspiration au changement d’électeurs du Front de gauche avec l’opération politique qu’il représente.

Le risque de démobilisation, de résignation politiques est réel.

Une fois de plus, la direction du PCF fuit le débat, refuse de se remettre en cause. La consultation bidon, caricaturale, après les législatives, montre la volonté méprisante de manipuler les communistes.

Nous rappelons que les décisions de constituer le Front de gauche en 2008, de présenter des candidats communs en 2010, de sortir un programme « partagé » ont été prises en dehors des communistes, que le congrès statutaire de 2011 a été annulé.

Après avoir refusé pendant des mois d’être claire sur la participation au gouvernement PS, maintenant que celle-ci est politiquement indéfendable après les législatives, la direction du PCF essaie de reprendre à son compte le large refus des communistes pour valider la poursuite de sa stratégie. Ces procédés sont des signes de défiance vis-à-vis des communistes. Nous ne pouvons pas accepter que l’on continue à paralyser l’action communiste.

L’heure est plus que jamais à préparer la riposte à la politique du nouveau gouvernement. Il ne saurait être question, par delà l’absence de ministres PCF, de s’intégrer dans la majorité présidentielle, de cautionner sa politique en continuant à cultiver l’illusion qu’il est possible de la « tirer à gauche ».  De même, des positionnements critiques superficiels, gauchistes, un « réformisme radical », tels que Mélenchon les pratique quand cela l’arrange, participent d’une logique d’accompagnement et de duplicité que nous rejetons catégoriquement.

Responsables locaux ou nationaux du Parti, militants communistes, nous appelons nos camarades à forcer le débat sur la poursuite, ou plutôt l’abandon, de la stratégie du « Front de gauche », faussement et scandaleusement associée à celle du « Front populaire ». Nous appelons tout le Parti à engager de grandes campagnes de lutte, à rassembler, sur les positions de ruptures les plus fondamentales.

Nous proposons des actions nationales pour la retraite à 60 ans, avec retour aux 37,5 annuités pour un taux plein et rétablissement intégral du financement solidaire par la cotisation sociale, contre la mise en concurrence du rail et le bradage de l’outil collectif ferroviaire, pour une maîtrise publique et nationale des banques, de l’eau, de l’énergie, pour l’abrogation de la loi Bachelot, pour le retour de La Poste comme établissement public détenteur du monopole public de distribution du courrier, une grande campagne articulant revendications pour la hausse du SMIC et rétablissement d’une échelle mobile, une action contre la 3ème phase de la « décentralisation »…

Plus que jamais, une campagne s’impose pour la rupture avec l’UE du capital, ses institutions et son euro. L’opposition de notre parti en 1992 à Maastricht est fondamentale. La crise actuelle le démontre. Nous appelons à reprendre ces analyses et positions de lutte, loin des illusions sur « l’Europe sociale », pour rassembler et rejeter efficacement le nouveau « traité » budgétaire, ce qui passe par remettre en cause Maastricht.

Notre préoccupation majeure reste de contribuer à faire vivre les organisations du PCF indépendamment des compromis électoraux et des clubs du Front de gauche, avec comme priorités l’entreprise et la jeunesse, l’objectif de reconstituer des cellules du Parti. Les grandes luttes qui se préparent vont tellement avoir besoin des communistes.

Dans les mois qui viennent, nous entendons proposer l’action et imposer le débat à tous les niveaux dans le Parti, dans la suite des textes alternatifs de congrès que nous avons initiés depuis 2005 : « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps », « Plus que jamais, notre peuple a besoin du PCF ».

Nous mettons à la disposition des communistes, des acteurs des luttes, des outils d’échange et de réflexion, pratiques et théoriques :

-          Un nouveau site internet : vivelepcf.fr

-          Un site d’information sur le mouvement communiste international, entres autres sur l’activité des partis communistes européens qui refusent l’intégration dans le PGE.

-          De nouveaux numéros de notre revue, Cahiers communistes

-          Des espaces de débats notamment à la Fête de l’Humanité. Ils diffuseront un manifeste pour expliciter et défendre la raison d’être du PCF aujourd’hui en France contre le capitalisme.

Les dirigeants du PCF qui pensent que « la matrice historique des partis communistes » est dépassée en ont le droit. Qu’ils en tirent les conséquences et laissent le PCF aux communistes! Pour nous, le capitalisme est toujours le système d’exploitation du monde, en tirant des milliards de profits en France. Pour nous, le Parti communiste est toujours le meilleur outil politique révolutionnaire dans la lutte des classes. Sa raison d’être est intacte. Pour nous, la perspective révolutionnaire porte toujours le nom de socialisme.

Camarades, reprenons notre parti, le PCF, en main !

Premiers signataires

(chronologiques) (responsabilités dans le PCF : CD = Conseil départemental ; CN = Conseil national)

Premiers signataires (chronologiques) (responsabilités dans le PCF : CD = Conseil départemental ; CN = Conseil national)

ALI Alain (02 – Saint-Quentin) ; ALI Jeanne (02 – Saint-Quentin) ; AURIOL Stéphane (75 – RATP – ex. CN), BARRE Albert (75 – Paris 15) ; BECOURT Corinne (02 – Saint-Quentin – CD/CN), BELLICHE Karima (02 – Gauchy) ; BERNABE Frédéric (70 – Vesoul – CD/CN – Secr. Fédéral), BERNATETS Jean-Claude (02 – Chauny) ; BERNATETS Monica (02 – Chauny) ; BERTRAND Robert (31 – Verfeil) ; BRANCOURT Jean-Luc (02 – Saint-Quentin) ; CARPENTIER Michel (29 – Brest) ; CARPENTIER Paulette (02 – Saint-Quentin) ; CARRIER Serge (02 – Harly); CHANTRELLE Jean (92 – Malakoff) ; CHANTRELLE Laurence (92 – Malakoff) ; CHATAIN Monique (83 – Carqueiranne) ; CHAUVINEAU Jean-Marc (Etr – Vietnam) ; CLET Franck (38 – Saint-Martin-d’Hères – CD) ; COPIN Joël (62 – Rouvroy) ; CREZEGUT Anthony (75 – Paris 15, CD) ;  CRYSSOMALIS Julia (69 – Lyon) ; DANG TRAN Emmanuel (75 – Paris 15 – CD/CN) ; DANG TRAN Jacqueline (35 – Rennes) ; DARGHAM Pierre (92 – Vanves); DA SILVA Raphaël (69 – Lyon) ; DEBEAUVAIS Fabienne (80 – Amiens – CN) ; DEFFONTAINE Claude (75 – Paris 16 – CD) ; DEGAUGUE Arlette (62 – Béthune) ; DEGUELDAIRE Jean-Michel (02 – Rouvroy) ; DEGUISE Loïc (02 – Saint-Quentin) ; DELVAL Jean-Claude (78 – Mantes) ; DENIS Guy (02 – Saint-Quentin) ; FAINZANG Claude (75 – Paris 19 – CD/CN) ; FERRIER Martine (69 – Lyon) ; FEVRE Thomas (42 – Saint-Etienne) ; FOURNIER Jean-Pierre (03 – Commentry – syndicaliste paysan) ; FRICOUT Serge (24 – Jumilhac – CD) ; GABERT Jean-Jacques (02 – Gauchy) ; GABERT Michèle (02 – Gauchy) ; GAGLIANO Michel (42 – cheminot communiste de Saint-Etienne) ; GARCIA Jacqueline (10 – Romilly) ; GARCIA Tenessee (69 – Vénissieux) ; GARNODIER Luc (69 – Lyon) ; GARNODIER Pierre (69 – Lyon) ; GAWSEWITCH Josette (75 – Paris 15 – CD); GERMAIN Roland (70- Plancher-Bas – Maire) ; GUILLON François (75 – Paris 15) ; HERVE Armelle (78 – Mantes – secr. Section- CD) ; JAMELOT Joran (75 – Paris 15 – AP-HP) ;  JAMMET Marc (78 – Mantes- CD ) ; JAN Aurélien (02 – Saint-Quentin) ; KOLLI Anne-Marie (33 – Arcachon – CD) ; LACAUD Amy (24 – Neuvic) ; LAROSIERE Jean-François (59 – Douai – CD) ; LEROSEY Benoît (02 – Saint-Quentin) ; LIEVIN Fabienne (70 – Vesoul – CD) ; LIEVIN Patrick (70 – Vesoul – CD) ; LUBRINA Antoine ( 03 – Désertines) ; MARION Fabien (13 – Pays d’Aix) ; MARQUES Camille (75 – Paris 14 – CD) ; MATTA Robin (13 – Pays d’Aix) ; MICHEL David (02 – Gauchy) ; MORAS-CASTRO Esteban (33 – Bordeaux) ; MOREAUX Jeoffroy (13 – Marseille) ; MORENON Jean-Pierre (73) ; NEGRI Dominique (38 – Saint-Martin-d’Hères – CD/CN) ; NIEL Guy (94 – Gentilly) ; ODETTI Christiane (81 – Lavaur – Secr.  Section – CD) ; OUAKZIZ Moha (81 – Albi) ; PATE Jean-Claude (50 – Valognes) ; PATTE Jean-François (62 – Arras) ; PECH Jérôme (13 – Pays d’Aix) ; PEINTRE Junon (75 – RATP) ; PEPIN Jean-Claude (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; PERRIN Michel (87 – Limoges SNCF – ex-Secr. fédé) ; PICARRETTA Savino (38 – Echirolles) ; PLE Christian (83) ; PLE Sabrina (02 – Gauchy) ; PUDEPIECE Jean-Jacques (02- Saint-Quentin) ; RALLIERES Danièle (81 – Bastides – CD) ; RALLIERES (81 – Bastides – secr. Section – CD) ; RICHARD Laurent (38 – Terres froides – secr. section) ; RIO Paul (58 – Guérigny) ; RIOT Sarah (69 – Lyon) ; ROCHE Quentin (69 – Lyon ) ;  ROLLO Stéphane (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; ROQUIN François (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; SABATTIER Henri (07 – Sud-Ardèche) ; SANCHI Luigi-Alberto (75 – Paris 19) ; SCHMIDT Jean-Claude (75 – Paris 15) ; SINTEFF Marie-Christine (57) ; SOLET Nicole (75 – Paris 15) ; SURAT Joëlle (91 – Vigneux-sur-Seine) ; TOLLET Gérard (60 – Méru – Universitaire) ; TORNER Emile (75 – Paris 15 – ancien déporté-résistant) ; TOURNAY Alain (83 – Toulon) ; TOURNAY Jean-Luc (02 – Saint-Quentin – Secr. Section) ; TOURNAY Josette (83 – Méounes); TOURNAY Olivier (02 – Saint-Quentin – CD) ; WEINMANN Gautier (62 – Leforest) ; YAGHLEKDJIAN Pierre (75 – RATP) ; YATES Russell (77 – Meaux – Secr. Section) ; ZICCHINA Noël (2A – Ajaccio – CD)

Les signatures : (Pour signer ce texte – cliquez sur le lien)

http://vivelepcf.fr/rompre-avec-les-strategies-deffacement-du-pcf-declaration-de-responsables-et-militants-communistes/#more-374

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Pour la SORTIE DE L’EURO et la rupture avec l’UE au service du capitalisme

Pour la SORTIE DE L’EURO et la rupture avec l’UE au service du capitalisme dans Communisme-Histoire- Théorie en-tete-blog-20121-300x84

La situation politique exige plus que jamais l'existence d'un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.

Pour la SORTIE DE L’EURO et la rupture avec l’UE au service du capitalisme : Le PCF doit lancer une campagne 

Au nom des déficits et des dettes publics qu’ils ont eux-mêmes creusés, les gouvernements européens, de droite comme de « gauche », accélèrent leur politique de coupe des dépenses publiques, de casse des systèmes de protection sociale, de privatisations. Tant qu’il détient le pouvoir, le capitalisme utilise sa propre crise à son profit.

En France, le plan Fillon n’est qu’un avant-goût de ce que ce système réserve au peuple français quel que soit le résultat des élections de 2012.

De concert, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international aident les gouvernements à saigner leur peuple. Plus que jamais, le Traité de Lisbonne, les directives européennes, l’euro apparaissent pour ce qu’ils sont : des instruments pour coordonner les politiques antisociales.

10 ans après, les peuples ont fait leur expérience. Tout ce que nous, communistes, dénoncions, dans les années 90, en combattant le Traité de Maastricht s’est vérifié. L’euro sert à aggraver la concurrence entre les travailleurs dans et hors la zone euro, exacerbant la xénophobie. L’euro facilite les délocalisations, favorise la domination des trusts les plus puissants contre les activités en développement répondant aux besoins des populations. C’est un instrument redoutable pour tirer les salaires et les acquis sociaux vers le bas, les prix des denrées élémentaires vers le haut. C’est un outil de domination, complice du dollar, conçu pour être hors de portée des peuples et les affamer au service de la finance mondiale.

Les travailleurs ne restent pas sans lutter. Un mouvement profond de contestation se développe partout.Par millions, ils manifestent dans les rues d’Athènes de Rome ou de Paris en 2010 contre la casse des retraites.

Pour l’instant, le système et ses relais réussissent à canaliser le mouvement vers l’alternance électorale entre des forces de droite ou de « gauche », qui sitôt les élections passées, appliquent plus ou moins la même politique : Grèce, Portugal, bientôt Espagne avec les élections anticipées de novembre. La France en 2012 ?

Derrière les promesses électorales démagogiques (PS grec avait promis 5% d’augmentations des salaires avant de les diminuer de 20%), un engagement de fond révèle le consensus qui relie les forces politiques de l’alternance : l’adhésion à l’UE, la défense de l’euro.

Pour l’UE, pour l’euro, c’est l’Union sacrée de la droite, du PS, du Medef. L’idéologie dominante y met toutes ses forces : « il faut sauver l’euro » et tous les sacrifices sont bons pour cela. Les syndicats réformistes, à l’image de la Confédération européenne des syndicats (la CES), fer de lance du Traité de Lisbonne, promeuvent une soi-disant « Europe sociale » pour mieux légitimer les institutions européennes et l’euro. Les organisations du capital s’efforcent de détourner la colère populaire vers une issue qui va enfoncer encore davantage les travailleurs : le renforcement de l’UE du capital, de ses institutions qui écrasent les démocraties nationales, l’établissement d’une « gouvernance européenne ». Le point d’arrivée, c’est le sinistre « Pacte pour l’euro », une politique imposée au moyen de l’euro, synonyme d’austérité à perpétuité et de mise sous tutelle des Etats démocratiques.

En France, comme ailleurs, le système assigne à sa roue de secours d’extrême-droite le soin, comme en 1992 contre Maastricht, ou en 2005 contre le TCE de dévoyer la lutte contre l’UE du capital, en les associant au nationalisme et au racisme. Le capital joue avec le feu : ne laissons pas faire !

Les peuples, quand on leur demande leur avis ne se trompent pas : NON à Maastricht ou au TCE au Danemark, en Irlande, aux Pays-Bas ou en France. Un vote de classe, celui des ouvriers, des paysans, des employés, de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capital, s’exprime à chaque fois contre l’UE. Un rapport de force existe liant luttes et rejet de l’UE du capital.

Voilà pourquoi nous pensons qu’il est primordial que notre parti le PCF reprenne son combat de toujours contre l’intégration européenne capitaliste. Le PCF est la seule force politique conséquente qui a toujours combattu l’intégration européenne depuis la CED (l’armée européenne) en 1953 jusqu’au combat contre Traité d’Amsterdam et la monnaie unique en 1998 en passant par le Traité de Rome.

La sortie de la France de l’euro, c’est-à-dire la fin de l’euro, vu la place centrale de notre pays, n’est pas synonyme d’avènement du socialisme. Bien sûr, mais ce serait une victoire politique majeure, une mise en échec historique de l’UE, l’explosion du consensus droite/PS en France. Evidemment, pour les communistes, elle ne peut que s’accompagner que d’autres mesures fondamentales telles que la remise en cause de la dette publique indue, la nationalisation du secteur financier, une autre politique fiscale et salariale. Elle va dans le sens du refus croissant de l’application du Traité de Lisbonne, des directives et règlements européens.

En 1992 comme en 2005, avec leur Parti, les communistes ont su aller à contre-courant. Nous nous souvenons que cela n’a pas été facile mais que cela a été finalement fécond pour les luttes. En 2012, le PCF doit refuser de céder à la pression réformiste dominante : aucune illusion ne peut être laissée, avec la CES ou le Parti de la gauche européenne, sur une réorientation contre-nature de l’UE ou de la BCE! Le débat ne saurait être esquivé dans le Parti pour cause de campagne électorale ou d’adhésion au Parti de la « Gauche européenne ».

Les institutions de l’UE n’ont d’objectif que d’éliminer les acquis sociaux et démocratiques nationaux, le droit, souvent chèrement payé, des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elles tentent de tout porter au niveau supranational où ils n’ont pas de prise mais où les multinationales sont omnipotentes. Au contraire, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel,internationaliste, des peuples!

Aussi, responsables, militants, sympathisants du PCF, citoyens, nous demandons publiquement que le PCF, au regard de son rôle historique, lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro. Nous nous engageons à forcer le débat sur cette question cruciale.

Premiers signataires: Stéphane AURIOL (PCF-RATP, Conseil national du PCF 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN)


Je m’associe à cet appel. Je demande que le PCF, dans la suite de ses combats contre le Traité de Maastricht et la « constitution » européenne lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro en vue de rompre avec l’UE du capital:

 

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Une civilisation sans Coca Cola est possible : la boisson emblématique de l’impérialisme exclue de Bolivie à compter du 21 décembre 2012 !

 vivelepcf.fr

Le ministre bolivien des affaires étrangères, David Choquehuanca, l’a rendu public le 13 juillet en présence du président Evo Morales. Le Coca Cola cessera d’être commercialisé en Bolivie à compter du 21 décembre 2012.

La date n’a pas été choisie au hasard. Ce solstice d’été (dans l’hémisphère sud) doit marquer, selon le calendrier traditionnel maya, la fin d’une civilisation et le début d’une autre.

A cette occasion, le président et le gouvernement boliviens ont prévu, à travers plusieurs manifestations, de marquer la fin de l’égoïsme, de la division, du capitalisme et le début de la « civilisation de la vie ».

La boisson capitaliste par excellence, le Coca cola, sera symboliquement abandonnée lors d’une grande fête en l’honneur de la « Mocochinche », boisson locale à base de pêche.

cocaAu-delà de la symbolique politique purement bolivienne, cette décision a des fondements qui concernent tous les peuples du monde. Le distributeur de la multinationale n’a pas réussi à obtenir le renouvellement de sa licence pour des raisons objectives.

Les études se suivent démontrant les problèmes de santé publique que cause la consommation des boissons sucrées industrielles. En France, une taxe spéciale a été édictée au nom de ce fait.

La multinationale Coca-Cola, de même que ses concurrents, se conduit comme un prédateur économique en Bolivie comme ailleurs. La décision du gouvernement bolivien suit plusieurs avertissements restés sans suite. Depuis des années, Coca-Cola et son relais en Bolivie s’accaparent la production nationale de sucre pour revendre au prix cher leurs bouteilles et canettes grâce à leur position dominante sur les réseaux de distribution et à la publicité envahissante que l’on connaît. Les subventions sur le sucre ont d’autres objectifs que de nourrir les profits de Coca-Cola.

Il y a quelques années en France, un profond mouvement montait contre l’invasion de Mac-Donald.

Poursuivons, avec l’aide des initiatives de nos amis boliviens, l’offensive contre Mac-Do, Coca-cola, etc. à la fois multinationales capitalistes et véhicules idéologiques de l’impérialisme US/UE.

Le 21 décembre 2012, nous trinquerons à la Mocochinche !

Fête Humanité 2011 en vidéo, et la programmation 2012

http://www.dailymotion.com/video/xs7axwFête Humanité 2011 en vidéo, et la programmation 2012 dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

http://fete.humanite.fr/

Concerts

Il y a une multitude de scènes à la fête de l’Humanité. Jazz, rock, classique… il y en a pour tous les goûts !

Edouard Ferlet

New Order

Patti Smith

BB Brunes

Orchestre national de France

Hubert Felix Thiefaine

Bénabar

Future of the Left

Peter Doherty

Shaka Ponk

Parov Stelar

Dub Inc.

Bohringer-Lubat

Daniel Darc

Zoufris Maracas

Erik Marchand Balkanik sextet

Orchestre Symphonique Divertimento

W.E.T

Stereosapiens

Yas & the Lightmotiv

Mustang

Madame Dame+

Seb Martel

Rodolphe Burger

Kabal

3 minutes sur mer

Bernard Lubat et Richard Bohringer

Apéro- swing avec Marc Perron

Michel Portal + invité

Romanes- Lubat

 Bex

Jean-Marc Padovani

Barbara Carlotti

Hippocampus Jass Gang

Jeanne Added en Solo

Andy Emler MegaOctet

Jean-Phillippe Viret, Fabrice Moreau et Edouard Ferlet

Franck Tortiller et François Corneloup

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