Archive | 13 juin 2012

L’intervention de notre camarade Benoit face aux sbires de X.Bertrand et son appel…..Après Sarko Finissons-en avec Bertrand

Des militants UMP inondent les voitures des trains SNCF au départ de Paris et à destination de Saint-Quentin de tracts (grossiers voire mensongers) de propagande électorale en faveur du candidat Xavier Bertrand.
Non seulement, la distribution de tracts en gare ou à bord des trains est soumise à autorisation préalable de la société exploitante (soit ces militants ne l’ont pas, soit une entreprise publique prend parti dans la campagne électorale, ce qui est peu probable), mais ces tracts n’étaient pas mêmes proposés ou distribués mais déposés massivement dans les trains, au mépris de la propreté des moyens de transport public, de la tranquillité des voyageurs et surtout du travail des agents d’entretien de la SNCF (au nom évidemment de la « valeur travail » et de la « France qui se lève tôt »)
Lorsque j’ai tenté d’intervenir en faveur du respect du droit et surtout des travailleurs (ramassage méthodique desdits détritus), je me suis heurté aux réactions agressives ET AUX MENACES PHYSIQUES des militants de l’UMP.
Même en faisant abstraction des propos tenus par ces mêmes « militants » au cours du trajet sur la nécessité de convaincre « les électeurs de Marine », il est urgent de mettre fin aux pratiques fascistes dans la politique saint-quentinoise.
Amis, camarades, de la 2e circonscription de l’Aisne, le PS n’est pas formidable mais la droite est détestable.
L'intervention de notre camarade Benoit face aux sbires de X.Bertrand et son appel.....Après Sarko Finissons-en avec Bertrand dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif images

Après Sarko, finissons le travail...X.Bertrand: spécialiste du serrage de mains, Ministre du chômage, spécialiste de la peur à St-Quentin, distributeur de salle pour le FN, bras armé des patrons et du capital......

Dimanche prochain, votez et faites voter pour battre la droite.

Après les législatives, de notre camarade Jacques Cros- Bezier

Le feu de paille a-t-il fini de brûler ?

On pouvait penser que le score du Front de Gauche et de son candidat lors des présidentielles ne nous mènerait pas bien loin. L’offensive de Mélenchon à Hénin Beaumont contre Marine Le Pen s’est soldée par un échec cuisant.

Au plan national il n’y a pas de quoi pavoiser. Avec moins de 8 % le Front de Gauche n’est pas assuré de pouvoir constituer un groupe à la Chambre des députés.

Et si on tournait la page en reconnaissant qu’on a fait une erreur de stratégie en diluant toujours plus le parti communiste dans une nébuleuse sans fondement révolutionnaire ?

Comment va-t-on sortir de la crise ? En continuant à entretenir des illusions sur sa nature et sur ce qu’il faut mettre en œuvre pour la résoudre ? N’est-il pas temps de reconstruire le parti de rupture qui est plus que jamais nécessaire aux changements qui s’imposent ?

N’est-il pas urgent d’en finir avec cette Europe capitaliste à bout de souffle qui engendre tant de difficultés ? Ou peut-on continuer à faire comme si on pouvait la transformer afin qu’elle apporte une solution aux problèmes auxquels nous sommes confrontés comme nous y engage la social démocratie, qu’elle s’appelle Parti Travailliste en Grande Bretagne, PSOE en Espagne, PS en France, PASOK ou Syriza en Grèce…

J’étais assesseur ce dimanche 10 juin dans le bureau de vote de Casimir Péret 1. Je n’y ai pas passé ma journée, bien m’en a pris. Paul Barbazange y recueille, comme c’est devenu traditionnel pour les candidats communistes, 17 voix sur 885 inscrits, 555 votants et 548 exprimés. Autant dire que nous n’existons pas ou plus dans le quartier qui vote à Casimir Péret 1!

Un quartier résidentiel où les soucis ne manquent pourtant pas avec notamment celui de l’insécurité. Le Front National qui n’a pas été plus présent que nous dans la campagne, il n’avait même pas de représentant au bureau de vote, engrange 99 voix, soit 18 % des exprimés.

Ah oui, Elie Aboud qui reste certes en tête de ce scrutin : 16 901 voix et quelque 33,6 % des exprimés sur la circonscription, n’a pas encore retrouvé son siège ! Et ma foi même si je n’ai pas de sympathie particulière pour les socialistes, j’ai tellement d’antipathie pour cet élu UMP qui se réclame de la droite populaire très liée aux nostalgériques que je déteste, que j’irai sans doute mettre un bulletin dans l’urne le 17 juin !

 

Jacques Cros

 

 

Avant les élections grecques: les faits et analyses qui amènent à soutenir le KKE

A quatre jours des élections grecques, nous reprenons un ensemble d’articles ci-dessous analysant la situation et son évolution.


La position globale du KKE et pourquoi nous la soutenons
 (liste actualisée des signataires ci-dessous):

La supercherie Syriza, social-démocratie de substitution dans le texte:

Le recours à la répression et au fascisme contre les communistes et les syndicalistes révolutionnaires: 

Solidarité avec le combat du Parti communiste grec KKE, appel de communistes français

Premiers signataires (responsabilités dans le PCF : CD = Conseil départemental ; CN = Conseil national)

ALLEG Henri (91 – Palaiseau) – AURIOL Stéphane (75 – RATP – ex. CN), BECOURT Corinne (02 – Saint-Quentin – CD/CN), BERNABE Frédéric (70 – Vesoul – CD/CN – Secr. Fédéral), BERTRAND Robert (31 – Verfeil) ; CARPENTIER Laurie (02 – Saint-Quentin) ; CAUVIN Aline (78 – Mantes) ; CHANTRELLE Jean (92 – Malakoff) ; CHANTRELLE Laurence (92 – Malakoff) ; CHATAIN Monique (83 – Carqueiranne) ; COPIN Joël (62 – Rouvroy) ; CREZEGUT Anthony (75 – Paris 15, CD) ;  DANG TRAN Emmanuel (75 – Paris 15 – CD/CN), DARGHAM Pierre (92 – Vanves) ; DAVOISE Olivier (75 – RATP) ; DEBEAUVAIS Fabienne (80 – Amiens – CN) ; DELVAL Jean-Claude (78 – Mantes) ; FAINZANG Claude (75 – Paris 19 – CD/CN) ; FRICOUT Serge (24 – Jumilhac) ; GAGLIANO Michel (42 – cheminot communiste de Saint-Etienne) ; GARCIA Jacqueline (10 – Romilly) ; GARCIA José (10 – Romilly) ; GAWSEWITCH Josette (75 – Paris 15 – CD) ; HAREL Guy (37 – Montlouis) ; Armelle HERVE (78 – Mantes – secr. Section- CD) ;  JALADE Eric (81 – Castres – CN), JAMELOT Joran (75 – Paris 15 – AP-HP) ;  JAMMET Marc (78 – Mantes- CD ) ; JUNG Véronique (70 – Gray) ; LANDAIS Benjamin (75 – Paris 5 – CD) ;  LAROSIERE Jean-François (59 – Douai – CD) ; LE ROY Olivier (31 – Toulouse – JC) ; LIEVIN Fabienne (70 – Vesoul – CD) ; LIEVIN Patrick (70 – Vesoul – CD) ; LLORENTE Marie (78 – Mantes) ; LUBRINA Antoine ( 03 – Désertines) ; MARION Fabien (13 – Aix) ; MARQUES Camille (75 – Paris 14 – CD) ; MATTA Robin (13 – Aix) ; MUZARD Patrice (70- Gray – CD) ; NEGRI Dominique (38 – Saint-Martin-d’Hères – CD/CN) ; NEGRI Jean-Louis (38 – Saint-Martin d’Hères) ; NIEL Guy (94 – Gentilly) ; ODETTI Christiane (81 – Lavaur – Secr.  Section – CD) ; NEGRI Jean-Louis (38 – Gières) ; PERRIN Michel (87 – Limoges SNCF – ex-Secr. fédé) ; RALLIERES Danièle (81 – Bastides – CD) ; RALLIERES (81 – Bastides – secr. Section – CD) ; RICHARD Laurent (38 – Terres froides) ; RIO Paul (58 – Guérigny) ;  ROLLO Stéphane (38 – Saint-Martin-d’Hères – JC) ; SABATTIER Henri (07 – Sud-Ardèche) ; SCHMIDT Jean-Claude (75 – Paris 15) ; TORNER Emile (75 – Paris 15 – ancien déporté-résistant) ; TOURNAY Jean-Luc (02 – Saint-Quentin – Secr. Section) ; TOURNAY Olivier (02 – Saint-Quentin – CD) ; VARENNE Georges (02 – Saint-Quentin) ; YAGHLEKDJIAN Pierre (75 – RATP) ; YATES Russell (77 – Meaux – Secr. Section) ; ZICCHINA Noël (2A – Ajaccio)

  AGIUS Alain (13 – Vitrolles) ; ALI Alain (02 – Saint-Quentin) ; AUTIER Jean-François (33 – ex CD PCF 33) ;  BARDE René (81 – Lavaur) ; BERNARD Nicole (75 – Paris 15) ; BERNATETS Jean-Claude (02 – Chauny) ; BERNATETS Monica (02 – Chauny) ; BOUCHER Sébastien (38) ; CHAUVINEAU Jean-Marc (Etr – Ho-Chi-Minh-Ville) – CHERRUAULT Yann (75 – Paris 14) ; CREUZEVAUT Gérard (01) ; CROS Jacques (34 – Béziers) ; DANG TRAN Jacqueline (35 – Rennes) ; DEFFONTAINE Claude (75 – Paris 16 – CD) ; DIMIER Rémy (83 – Toulon) ; DURAND Raymond (81 – Lavaur) ; FERRIER Martine (69 – Lyon) ; FEVRE Thomas (42 – Saint-Etienne) ; FOURNIER Jean-Pierre (03 – Commentry) ; FRASSIN Claudine (81 – Lavaur) ; GERMAIN Roland (70) ; JEAN Robert (2B – Cap Corse – CD) ; JORQUERA Christophe (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; JORQUERA Roger (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; LAFLEUR Michel (81 – Lavaur) ; LAFLEUR Marie-Rose (81 – Lavaur) ; LATCHER Jean-Pierre (81 – Lavaur) ; LATREILLE Michel (75 – Paris 15) ; LE GLOHAHEC Yves (73 – Saint-Genis) ; LEMEE Raymond (22) ; MAISSE France (80 – Amiens) ; MILHAS Jacques (77 – Noisiel) ; OUKZIZ Moha (81 – Albi – CD) ; PATE Jean-Claude (50 – Valognes) ; PATTE Jean-François (62 – Arras) ; PICARRETTA Savino (38 – Echirolles) ; PLE Christian (02 – Saint-Quentin) ; PUGNALE Nelly (38 – Poisat) ; REINKINGEN Christian (33 – Sadirac) ; ROULET Régis (etr – Ho-Chi-Minh-Ville) ; TOURNAY Alain (83 – Toulon) ; TOURNAY Josette (83 – Méounes) ; TOURTEAUX Jacques (51 – Reims) ; TRANCHANT Valérie (38) ; WAGNER Ysaline (13 – Marseille) ; WEINMANN Gautier (62 – Leforest) ; YAN Joël (64 – Nay) ;

BELLICHE Karima   (02-Gauchy) ; BELLICHE Nora   (02-Gauchy) ; BERNSSI Zahra (13 – Aix) ; BLONDEL Françoise  (02-Saint-Quentin) ; BRANCOURT Jean Luc (02-Saint-Quentin) ; CARPENTIER Paulette (02-Saint-Quentin) ; CARRIER Serge  (02-Harly) ; CASIER Serge (02 – Saint-Quentin – syndicaliste) ; CHOULY Stéphane (75 – RATP) ; DEGUELDAIRE Jean Michel  (02-Rouvroy) ; DEGUISE Loïc  (02 – Saint-Quentin) ; DENIS Guy  (02-Saint-Quentin) ; MICHEL David  (02-Gauchy) ; DESMIDT Jean Marie (02-Saint-Quentin) ; DUCHET Vincent  (02-Grugies) ; GABERT Jean Jacques (02 – Gauchy) ; GABERT Michèle (02-Gauchy) ; GARNODIER Luc (69 – JC Rhône) ; GIMENEZ Gisèle (81 – Albi) ; GIRARD Joëlle (75 – Paris 13 – CD) ; LAVEILLE Georges  (02-Saint-Quentin) ; LESUR  Alexandre (02-Saint-Quentin) ; PALLIERES Augustin (75 – Paris 5 – CD) ; PECH Jérôme (13 – Pays d’Aix) ; PLE Sabrina   (02-Gauchy) ; POINT Jean Pierre – (02-Gauchy) ; ROLLAND Jean-Louis (17 – La Rochelle) ; ROQUIN François (38 – Saint-Martin-d’Hères) ; RZEPKA Christian (02-Saint-Quentin) ; SAUVET Bruno (02-Saint-Quentin) ; SMAL Jocelyne (02-Saint-Quentin) ; TASSERIT Brigitte (02-Saint-Quentin) ; TENEZE Gilbert (28 – Voves) ; TOURNAY Mauricette  (02-Saint-Quentin) ; VOVARD Jacques (95 – Argenteuil) ;

 

Hommage à Henri Maillot, communiste algérien, militant anticolonialiste, patriote

Anniversaire de la mort d’Henri Maillot : cérémonie de recueillement à Alger

APS samedi 9 juin 2012 – repris de http://www.alger-republicain.com

 

ALGER – De nombreux citoyens ont rendu hommage, samedi au cimetière chrétien de Diar-Essaâda (El Mouradia) à Alger, au martyr Henri Maillot lors d’une cérémonie de commémoration du 56ème anniversaire de sa mort, le 5 juin 1956, sous les balles des forces d’occupation coloniale.

Devant la tombe du défunt, abondamment fleurie à l’occasion, des habitants d’El Madania accompagnaient des membres de la famille d’Henri Maillot, aux côtés d’anciens Moudjahidine et Moudjahidate, de personnalités politiques et culturelles ainsi que d’officiers supérieurs retraités de l’Armée nationale populaire (ANP). La cérémonie a été marquée par la lecture de la célèbre lettre envoyée par Henri Maillot aux rédactions parisiennes, alors qu’il avait déserté l’armée coloniale en 1956 pour rejoindre les maquis de la guerre de libération nationale algérienne, après avoir détourné un camion d’armes.

Dans sa missive, il expliquait son choix de combattre pour l’indépendance de l’Algérie avec ses compatriotes algériens, estimant que sa place était « aux côtés de ceux qui ont engagé ce combat libérateur (qui n’était pas), comme voudraient le faire croire les gros possédants de ce pays, un combat racial mais une lutte d’opprimés sans distinction d’origine contre leurs oppresseurs ».

Certaines personnalités présentes, notamment d’anciens combattants, se sont ensuite succédés pour rendre hommage au défunt et réitérer l’appel de la famille Maillot à nommer un lieu dans la capitale à la mémoire de ce militant de la cause nationale, d’autant plus que l’Algérie célèbre cette année le cinquantenaire de sa libération du joug colonial. Les organisateurs de la cérémonie ont par ailleurs tenu à associer au souvenir d’Henri Maillot le nom de son compagnon d’arme et militant communiste Maurice Laban, tombé au champ d’honneur le même jour que lui.

Né le 11 janvier 1928 à Alger, d’une famille européenne, Henri Maillot grandit à El Madania (Alger). Il rejoint très tôt le PCA (Parti communiste algérien) après avoir été secrétaire général de l’Union de la jeunesse démocratique algérienne. Employé en tant que comptable au quotidien Alger Républicain, il est mobilisé par l’armée française comme aspirant en 1956 dans la région de Miliana. Le 4 avril de la même année, il déserte et prend le maquis en détournant un camion d’armes. Il meurt sous les balles de l’armée coloniale le 5 juin 1956 à Chlef.

Henri Maillot, « l’aspirant félon » (EVOCATION)

ALGER – Il avait 28 ans et des rêves. Rêves d’une Algérie fraternelle, plurielle, débarrassée de l’oppression et de la domination coloniales. Lui, c’est Henri Maillot. Aspirant dans l’armée française. Mort les armes à la main pour l’indépendance de l’Algérie, un 4 juin 1956. Deux mois auparavant, le 5 avril, la population pieds-noirs d’Algérie se réveilla groggy. Sur toutes les unes de la presse coloniale s’étale en gros caractères une information à peine croyable : un sous-officier du 57e BTA de l’armée française stationné à Miliana avait détourné la veille un camion d’armes avant de s’évanouir dans la nature… Ce détournement spectaculaire d’armes dans l’Algérie insurgée depuis novembre 1954 contre l’ordre colonial, mit en émoi les chefs militaires français et la presse coloniale aux ordres qui hurlait à la trahison de « l’aspirant félon ».

Mais en ce deuxième printemps de la lutte armée, l’étau se resserre sur « El Khawa » (les Frères Moudjahidine) dans les villes, alors que dans les djebels les armes manquent cruellement à l’ALN (Armée de libération nationale), confrontée à la puissance de feu de l’occupant appuyé par l’armada de l’Otan.

Robert Lacoste, ministre résident, a désormais les mains libres en Algérie, grâce aux pleins pouvoirs votés par le parlement français. Parallèlement à la chasse aux nationalistes, son administration interdit le PCA (Parti communiste algérien) dont la direction, entrée en clandestinité, continue d’activer et les militants, nombreux, piaffent d’impatience de gagner les maquis. Maillot était de ceux-là. Avec l’accord de son parti, il détourne la cargaison d’armes qu’il devait convoyer de Miliana à Alger. Audacieux tour de force qui mit à la disposition de la lutte armée cent trente-deux mitraillettes, cent quarante revolvers, des caisses entières de grenades, entre autres. H. Maillot rejoint le maquis le 5 mai 1956, après une cavale d’un mois. A Chlef, région de son affectation, il retrouvera Maurice Laban, un ancien des brigades internationales en Espagne en compagnie d’une petit groupe d’hommes, qui formaient les CDL (Combattants de la libération) de l’Ouarsenis. Avec d’autres groupes disséminés dans les monts de Tlemcen et des Aurès, les CDL devaient constituer les premiers noyaux de maquisards communistes que la propagande colonialiste s’empressa d’étiqueter de « maquis rouges ».

La vie des CDL fut de courte durée. Un mois seulement pour Maillot et ses compagnons, au cours duquel ils combinent attentats et opérations de sabotage avant d’être accrochés par les « harkas » -supplétifs- du bachaga Boualem et la soldatesque française dans la forêt de Beni-Boudouane (Chlef). Le groupe fut quasiment décimé. L’intégration des communistes algériens dans les rangs de l’ALN interviendra le 1er juillet 1956, suite à l’accord FLN-PCA, moins d’un mois donc après la disparition de Maillot et de ses compagnons (Belkacem Hanoun, 18 ans, Djillali Moussaoui, Maurice Laban et Abdelkader Zelmatt). Des témoignages recoupés attestent que Maillot a été pris vivant. Face aux militaires qui le sommaient de répéter « vive la France », il criera le slogan vengeur « vive l’Algérie », avant d’être arrosé d’une rafale de mitraillette. Le corps criblé de balles de l’aspirant fut exposé pendant de longues heures sur la place de Lamartine (El Karimia aujourd’hui).

Dans une lettre d’une rare lucidité publiée par la presse parisienne, en réponse à ses détracteurs, Maillot affirmait avec force : « Je ne suis pas musulman mais Algérien d’origine européenne. Je considère l’Algérie comme ma patrie (et) je dois avoir à son égard les mêmes devoirs que tous ses fils. En livrant aux combattants algériens les armes dont ils ont besoin pour le combat libérateur (…) J’ai conscience d’avoir servi les intérêts de mon pays et de mon peuple ».

En cette année du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, Henri Maillot se rappelle au souvenir de l’Algérie libérée. Reconnu membre de l’ALN en 1986, aucun espace ou édifice publics ne porte à ce jour son nom.

Sondage : 40% des Français (contre 31%) pensent que l’euro est une mauvaise chose

Sondage : 40% des Français (contre 31%) pensent que l’euro est une mauvaise chose

Pourquoi ce qu’a fait l’UE du capital ne pourrait pas être défait par les peuples ? Cassons l’idée que l’intégration européenne est un processus irréversible !

Les tenants de l’Europe supranationale du capital ont toujours rencontré une vive résistance des peuples, notamment du peuple français, du refus de la Communauté européenne de défense (CED – armée européenne) en 1954 à celui du Traité constitutionnel européen (TCE) au référendum de 2005.

Malgré une propagande plus intense que jamais, le rejet de l’intégration est encore plus large depuis les années 90 et aujourd’hui avec l’exacerbation de la crise capitaliste. Un intéressant sondage vient confirmer cette constatation politique de tous les jours. Il a été réalisé par un institut américain, le Pew Research Center et publié le 29 mai 2012.

A la question « l’intégration économique européenne a-t-elle affaibli l’économie nationale ?», 63% des Français répondent oui. Tableau 1 :

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A la question « l’appartenance à l’Union européenne est-elle une bonne chose ? », seulement 48% des Français répondent oui (-6% par rapport à 2009).  Tableau 2 :

 

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Sur l’euro, 40% des Français estiment que la monnaie unique est « une mauvaise chose »,  31% « une bonne chose ». Tableau 3.

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Nous ne sommes pas surpris de ces résultats qui se situent logiquement dans la continuité des résultats du référendum de 2005 auxquels, communistes, nous avons contribué.

 

Une quatrième question du sondage exprime tout le défi qui reste devant nous. Si une majorité dénonce la Banque centrale européenne, déplore les effets de l’euro et de l’intégration européenne, seulement 31% s’expriment pour un retour au franc. Tableau 4.

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Evidemment, la question, posée autrement, par exemple sur la fin de l’euro dans toute l’UE et le retour à la souveraineté monétaire nationale, aurait donné un autre résultat. Mais un constat demeure : l’UE du capital est malaimée, décrédibilisée, profondément illégitime mais les tenants de l’idéologie dominante parviennent encore à présenter le processus d’intégration comme irréversible.


Communistes, c’est cette idée là que nous devons casser, alors même que les dirigeants des pays d’Europe mettent à profit leur propre crise, la crise de l’euro, pour pressurer encore un peu plus les travailleurs de chaque pays et pour préparer une nouvelle étape vers la mise sous tutelle des peuples, notamment des budgets des Etats.

 

Nous, le PCF, avions bien identifié les choses dans notre argumentaire de 1992 contre le traité de Maastricht : « Les signataires de Maastricht ont senti ces vents contraires. Aussi, à l’initiative de la France, ont-ils introduit un protocole où chaque pays s’engage sur le « caractère irréversible » de la marche vers la monnaie unique. Un volontarisme technocratique et autoritaire, qui cherche à balayer les énormes contradictions que va soulever cette construction terriblement destructrice » (argumentaire repris par l’Humanité dimanche du 21 mai 1992).

 

Face à des « vents contraires » encore plus forts, le cœur de la campagne idéologique des tenants de l’UE du capital consiste à placer hors débat toute remise en cause de l’intégration européenne, de l’UE elle-même, de l’euro.

 

Sur les accords de Bruxelles de décembre 2011, ce « traité budgétaire » complémentaire, concernant 25 pays sur 27, le seul débat mis en avant est « renégocier ou non », comme Hollande le demande, passant pour aller le plus loin possible.

 

Et si le nouveau traité budgétaire capotait, on en resterait à Maastricht/Lisbonne dont il n’est qu’une extension. Prenons conscience de cette fausse alternative !

 

Dans la période, il est juste et opportun de reprendre la bataille fondamentale contre Maastricht. Dans le même objectif politique en France, comme ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’idéologie dominante laisse à l’extrême droite nationaliste le soin de dévoyer la contestation radicale de l’UE.

 

Dans nos propres organisations, la tentation de rentrer dans l’aménagement réformiste de l’UE du capital existe et elle n’est pas nouvelle.

En décembre 2011, dans une tribune co-signée avec François Chérèque et six dirigeants de syndicats de la Confédération européenne des syndicats, Bernard Thibault appelle à la défense du « modèle social européen, dont les valeurs et les principes sont le signe d’identité et la colonne vertébrale de l’UE, ce modèle dont les valeurs et les principes sont inscrits dans le Traité de Lisbonne ». Pour être intégré à ce qu’avait toujours combattu la CGT, Bernard Thibault est bien intégré !

Au sein du PCF, les équipes dirigeantes s’efforcent d’éluder le débat de fond, de pousser à un réformisme européen sous les formules illusoires et trompeuses de « réorientation des institutions européennes » ou, avec la CES et le PGE, « d’Europe sociale ».

Déjà en 1992, un groupe de dirigeants du PCF et de la CGT avaient tenté de faire dévier l’opposition fondamentale des communistes à l’UE du capital en lançant un appel pour « renégocier Maastricht (tiens ! « renégocier » déjà) pour construire une Europe ouverte, démocratique et sociale ». Parmi les signataires, des noms toujours présents dans le débat : François Asensi, Jean-Pierre Brard, Charles Fiterman, Jean-Christophe Le Duigou, l’équipe des économistes du PCF, Yves Dimicoli, Paul Boccara, Philippe Herzog, ce dernier étant clairement passé du côté du patronat européen depuis lors.

 

L’exigence présente, posée par les luttes des travailleurs, par l’aspiration au changement de société, dans toutes les réalités quotidiennes, n’est pas de composer avec l’UE du capital, d’aller dans le sens du courant, mais de s’opposer frontalement, de faire monter la rupture avec l’UE, comme les communistes et leur Parti l’ont fait de 1947 à la fin des années 1990.

A bas l’UE ! A bas l’euro ! A bas le capitalisme !

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