Archive | décembre 2011

1992 : LES RAISONS DU NON A MAASTRICHT SELON LEO FIGUERES (les raisons du rejet de l’euro en 2012!)

Par vive le PCF http://vivelepcf.over-blog.fr/

 

1992 : LES RAISONS DU NON A MAASTRICHT SELON LEO FIGUERES

 

Les raisons du NON à Maastricht en 1992 sont les raisons du rejet de l’euro en 2012 !

 

Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial du bulletin « Notre Malakoff » de septembre 1992 par Léo    Figuères, alors maire et conseiller général de la ville.

 

Dans le cadre de la campagne nationale du PCF, mais avec ses propres expressions synthétiques, Léo Figuères    s’adresse aux habitants pour les appeler à voter NON au traité de Maastricht.

On peut vérifier à nouveau combien son analyse était juste et s’est vérifiée, en particulier sur les    objectifs réels et les conséquences néfastes de la monnaie unique.

 

On peut reprendre les mêmes arguments aujourd’hui. On le doit si l’on ne veut pas rester à perpétuité dans le    carcan de Maastricht, de l’UE et de l’euro.

20 septembre 1992, référendum sur Maastricht

 

1992 : LES RAISONS DU NON A MAASTRICHT SELON LEO FIGUERES (les raisons du rejet de l'euro en 2012!) dans Communisme-Histoire- Théorie sans-titre1LES RAISONS D’UN NON

 

Le 20 septembre, le référendum permettra de donner votre avis sur le traité européen signé à Maastricht. Pour ma part, je    vous invite à répondre NON, c’est-à-dire, à repousser le traité et avec lui, les graves périls qu’il comporte pour la France, son peuple et le monde du travail en premier    lieu.

Les croisés du oui, qu’ils soient de droite avec Giscard ou au gouvernement avec Bérégovoy, parent Maastricht des plus belles couleurs ; il    ouvrirait le chemin de la paix perpétuelle et de la prospérité générale.

Mais un grand nombre d’entre vous ne s’en laissent pas compter et disent leur volonté de voter NON. Ils ont raison.

Maastricht, ce n’est pas la paix ! C’est le risque de voir la    France entraînée dans des aventures militaires sous le prétexte de « défense commune » et d’être empêchée de jouer son rôle dans l’action pour un désarmement général et contrôlé, seul    gage véritable d’une paix solide.

Maastricht, ce n’est pas la prospérité ! C’est au contraire la voie    ouverte à plus d’austérité et de sacrifices pour réaliser l’objectif fondamental du traité : uniformiser les conditions de la concurrence des capitaux et de la course au profit dans les    douze pays de la CE.

La monnaie unique et la Banque qui la contrôlera en constitueront les instruments et seront en fait dominées par l’économie la plus puissante,    l’économie allemande.

L’on peut s’attendre, dans ce cadre, à la casse de nouvelles entreprises, à la croissance massive du chômage dès à présent annoncée pour les    douze pays et à de mauvais coups contre les acquis sociaux, la protection de la santé, le système des retraites, etc.

Avec Maastricht la France abandonnerait une bonne part de sa liberté d’action.

Comme le proclame Giscard, il s’agit bien d’un traité de droite qui corsèterait à tel point notre pays qu’il rendrait difficile tout changement    politique réel, toute réforme sociale de fond.

A ce traité de droite, il convient d’opposer un NON de gauche, un    NON signifiant que l’on veut une Europe dont les Nations coopèrent librement dans un esprit d’égalité et dans le respect des traditions et des droites de chacune    d’elles.

Avec vous, nous voulons construire l’Europe de la Pais et du désarmement, l’Europe des frontières ouvertes aux échanges des hommes et des    produits de leur travail, l’Europe du plein emploi et du progrès social.

Que vous soyez jeunes ou plus âgés, ne vous trompez surtout pas le 20 septembre. N’approuvez pas les gens du pouvoir et de    la droite à qui Maastricht donnerait de nouveaux moyens de frapper les gens modestes et d’hypothéquer plus encore l’avenir de notre jeunesse.

Vous abstenir par dégoût des jeux politiciens servirait aussi la politique dont vous ne voulez    plus.

Il faut qu’à Malakoff, le NON de gauche à Maastricht soit massif et puissant.

C’est-à-dire ce NON que je vous invite.

 

Léo FIGUERES

Maire de Malakoff

Conseiller général  

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La fin de l’ « Europe sociale »

Pour les communistes irlandais, les dernières évolutions de l’UE sonnent la fin du mythe de l’ « Europe sociale »

afficheLa fin de l’ « Europe sociale »

Article de CMK pour Socialist voice, organe du PC Irlandais

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Cela fait des années que le bon sens, au sein du mouvement syndical Européen dominant et des partis    sociaux-démocrates, est de dire que nous mettons le cap vers une « Europe sociale », une Europe qui donnera du travail à tout le monde et offrira la sécurité aux travailleurs, aux    chômeurs et à tous ceux qui, pour une raison ou une autre, ne pourraient travailler, aux jeunes qui rentrent dans la vie active, aux mères qui ont peu d’expérience dans le monde du travail hors    du foyer, et aux retraités.

Tant que l’Europe de l’ouest capitaliste a dû rivaliser avec le modèle social et économique de l’Union soviétique    et de ses alliés pour remporter l’adhésion des travailleurs, la droite ne trouvait rien à y redire.

Fondée en 1973, la Confédération européenne des syndicats (CES) fut le produit d’une prise de conscience que le    mouvement syndical devait coordonner ses forces pour jouer un rôle à l’échelon supra-national.

La position politique de la CES apparaît crûment dans son slogan « Plus d’Europe, une Europe sociale ».    Sa principale activité consiste à parlementer avec les institutions de l’UE et les associations patronales européennes, à la fois dans le Comité économique et social de l’UE et    ailleurs.

Il s’agit d’un modèle corporatiste, reposant sur l’idée d’intérêts communs entre travail et capital, au    lieu d’une lutte entre classes – un modèle qui plonge ses racines dans les idéologies d’Etat conservatrice-Catholique et celle du fascisme Italien.

Le mouvement syndical n’est pas le seul à s’accrocher à une conception erronée d’une Union européenne    progressiste. Dans de nombreuses organisations est enracinée la conviction que livrer encore de nouvelles compétences nationales entre les mains de l’UE serait en soi synonyme de meilleure    gestion. Tous ont foi dans les belles promesses du projet européen (CEE/UE), bien qu’elles n’aient eu aucune concrétisation.

L’Union européenne pointe son nez partout, mais c’est loin d’être une garantie que les choses s’amélioreront. Pour    ce qui est des politiques sociales, c’est doublement le cas.

Dans le cadre des rapports de force actuels, il serait illusoire d’attendre de l’harmonisation des législations    régissant les allocations sociales, les retraites, un salaire minimum, les horaires de travail ou la situation des personnes incapacitées, par la maladie ou l’invalidité de travail, un    nivellement par le haut, un alignement sur les conditions du meilleur Etat-membre.

En réalité, la tendance n’est pas à la réalisation d’une « Europe sociale » mais elle va tout à    fait dans la direction opposée, ce qui est d’autant plus le cas aujourd’hui que le modèle économique et social de l’Union soviétique et de ses alliés n’est plus là pour opposer une    alternative.

L’UE est à l’origine de toute une série de documents réaffirmant des droits qui devraient aller de soi,    c’est-à-dire :

  • égalité salariale entre hommes et femmes;

  • absence de discrimination raciale à l’emploi;

  • chacun devrait avoir une forme ou une autre de retraite ;

  • les syndicats doivent être légaux, et leur rôle en tant que partenaire dans les négociations doivent être        respectés ;

Ce genre de textes, toutefois, ne vont jamais bien plus loin que la limite du tolérable.

La crise actuelle de l’euro a accéléré un mouvement flagrant d’abandon des prétentions à la construction d’une    « Europe sociale ». Le priorités sociales de l’UE comprennent désormais la baisse du coût du travail, la diminution du nombre de personnes qui dont droit aux allocations-chômage, et une    baisse du nombre de retraités.

Les patrons ne veulent pas payer leur part de cotisations pour la Sécurité sociale, tout comme ils ne veulent pas    que ces coûts soient pris en charge par l’État, car cela voudrait dire que les impôts ne pourraient être revus à la baisse. Par ailleurs, ils veulent voir un marché du travail plus flexible, où    il serait plus facile de virer les gens et où les travailleurs auraient moins de droits alors que leurs emplois seraient précaires.

Quelque soit le dénouement de la crise actuelle de la zone euro, l’UE est désormais bien engagée sur une voie    néo-libérale. Cela signifie que la libre-concurrence règne, tandis que les législations nationales protégeant le travail et l’environnement peuvent être remises en cause par les directives    européennes.

Le rôle d’organisations comme « la Table ronde européenne des industriels » dans l’élaboration de la    politique de l’UE n’a jamais été totalement révélé au grand jour. Cette organisation a mené campagne pour l’introduction de l’euro. L’Europe du capital existe depuis bien longtemps, mais    il n’y a jamais eu d’Europe sociale.

Et il se n’agit pas seulement d’un petit complot fomenté par des forces politiques de droite. Si on remonte en    mars 2000, un sommet des chefs de gouvernement avait été réuni à Lisbonne pour discuter des mesures qui pourraient être adoptées pour répondre à la revendication des syndicats d’une « Europe    sociale ».

Cependant, les conclusions des premiers-ministres majoritairement sociaux-démocrates, pour dix d’entre eux, furent    loin d’aller dans le sens de la semaine de 35 heures, de la réduction des inégalités de revenu, avec sécurité sociale, salaire minimum, développement des allocations sociales, création d’emplois    dans les services publics ou rabaissement de l’âge de départ à la retraite. Au contraire, ils ont lancé un appel à des privatisations massives avec désengagement de l’Etat de ses fonctions    sociales, ainsi qu’à la stimulation de la croissance économique par une baisse des impôts et une coupe dans les dépenses collectives.

Cette lutte pour la « compétitivité » à laquelle ils ont alors adhéré devait être financée par des    coupes dans les services publics et se poursuivre par le bradage de ce qui restait d’entreprises publiques.

La privatisation généralisée fut mise à l’ordre du jour. Un objectif fondamental qui se trouvait derrière cette    privatisation fut de casser la force des syndicats et de pousser vers le bas les salaires en transformant chaque emploi en emploi précaire.

Si on les pousse un peu, les partisans de l’ « Europe sociale » persisteraient à dire qu’elle ne    peut advenir uniquement si on sauve l’euro. Et pour sauver l’euro, il faut baisser les salaires, les impôts, et remettre en cause les droits des travailleurs et de l’environnement. Ce    type de croissance contribue moins à trouver une solution que ne le ferait une répartition plus égale des richesses que nous avons déjà.

Devons-nous en être surpris ? Jetons un coup d’oeil à certains des leaders de cette nouvelle « Europe    sociale ».

Le nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE) est Mario Draghi. Draghi a été vice-président et    directeur général de Goldman Sachs International et membre du comité directeur de Goldman Sachs. Il a été également un directeur exécutif italien de la Banque mondiale, gouverneur de la Banque    d’Italie membre du comité directeur de la BCE, membre du Conseil d’administration de la Banque des réglements internationaux, membre du Conseil d’administration de la Banque internationale pour    la reconstruction et le développemen et de la Banque asiatique de développement, et président du Bureau de stabilité financière.

Le nouveau premier ministre Italien, Mario Monti – qui a été nommé, et non élu – était un membre du Bureau des    conseillers internationaux de Goldman Sachs. Il a été nommé à la Commission européenne, un des organes de gouvernement de l’UE. Monti est président européen de la Commission trilatérale, une    organisation Américaine chargée de défendre l’hégémonie américaine dans le monde. Il est membre du groupe Bilderberg et membre fondateur du groupe Spinelli, une organisation créée en septembre    2010 pour faciliter l’intégration dans l’UE.

Tout comme un banquier non-élu a été installé comme premier ministre en Italie, un banquier non-élu vient d’être    installé comme premier ministre en Grèce. Le nouveau premier ministre nommé en Grèce, Loukas Papademos,était gouverneur de la Banque de Grèce. De 2002 à 2010, il a été vice-président de la BCE.    Lui aussi est membre de la Commission trilatérale Américaine.

Le mythe de l’ « Europe sociale » a fourni un slogan utile aux Euro-fanatiques de toute    l’Europe. Maintenant que l’UE apparaît pour ce qu’elle est, alors qu’elle impose une forme d’asservissement économique à de larges pans de la population, il a été démasqué comme le mensonge qu’il    n’a jamais cessé d’être.

Le gouvernement israélien poursuit le député communiste Mohammed Barakeh, accusé d’avoir rendu hommage aux victimes d’Auschwitz au nom de l’Autorité palestinienne

 

barakeh auschwitzLe gouvernement israélien poursuit le    député communiste Mohammed Barakeh, accusé d’avoir rendu hommage aux victimes d’Auschwitz au nom de l’Autorité palestinienne

Traduction MA    pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le Ministre des Affaires étrangères israélien a déposé une plainte officielle contre le président du Hadash    (Parti communiste d’Israël/Front démocratique pour la paix et l’égalité) et député communiste Mohammad Barakeh mardi, invoquant le fait qu’il « s’est rendu en visite officielle    en Pologne au nom de l’Autorité palestinienne ».

Dans la plainte, il est affirmé que Barakeh a réalisé deux voyages au nom de l’Autorité palestinienne, violant ainsi le    règlement de la Knesset. Les voyages remontent à 2010. Selon la plainte, en janvier 2010 Barakeh a participé à une mission officielle Israélienne à Auschwitz, un ensemble de camps de    concentration et d’extermination Nazis construits et exploités par le Troisième Reich dans les territoires occupés Polonais annexés par l’Allemagne nazie. Selon le Ministre des affaires    étrangères, « à un moment de la visite de la délégation en Pologne, il a retrouvé plusieurs responsables de l’Autorité palestinienne qui visitaient également le pays ».

L’organisation d’extrême-droite « Le forum juridique pour la terre d’Israël » avait déposé une plainte contre le    président du Hadash auprès de la Commission de l’éthique de la Knesset, demandant une enquête sur cette affaire. Dans un communiqué, le député communiste Barakeh a déclaré :    « Le fait que le Ministre des affaires étrangères poursuive les rivaux politiques de Lieberman est quelque chose de très grave. Le contrôleur d’État et    le procureur général devraient lancer une enquête sur la conduite anormale de ce ministère ».

« Je représente une plate-forme de paix et de justice sociale sur la base de laquelle j’ai    été élu – et non le gouvernement, »a-t-il ajouté. « Quand j’accepte une invitation officielle, je coordonne mon    voyage avec la Commission d’éthique. Je ne suis aucunement obligé de le faire lorsqu’il s’agit de voyages privés – ceux-ci sont à mes propres frais. C’était le cas lors des rencontres que j’ai pu    avoir en Pologne, y compris avec des représentants du Ministre des affaires étrangères Polonais ».

Section PCF de Verfeil (31): pas de campagne pour Mélenchon même dans la préparation des législatives.

Déclaration des représentants de la section de Verfeil aux militants du PCF de la 3ème circonscription de la    Haute-Garonne – 1er décembre 2011

 

Le 15 novembre dernier, nous étions présents à la réunion des militants du PCF de la 3ème circonscription dont le but était    d’organiser la campagne de notre candidate, Martine Croquette, pour les élections législatives des 10 et 17 juin 2012, qui se dérouleront 5 semaines après l’élection présidentielle des 22 avril    et 6 mai 2012.

 

Lors de cette première réunion, nous nous sommes proposés pour participer aux 2 commissions : Robert Bertrand à l’organisation et    Christian Rosalie à la communication.

 

Tous les camarades savent l’opposition unanime de notre section à la candidature de Mélenchon pour l’élection présidentielle en tant que    représentant du PCF.

 

Personne n’est assez dupe, parmi les adhérents du Parti, pour ignorer que le but poursuivi – et parfois avoué – de Mélenchon et de son Parti    de gauche, est, au-delà des péripéties de l’élection, de créer un nouveau parti regroupant tous les adhérents des composantes du Front de Gauche er de rayer ainsi du paysage politique le Parti    Communiste Français.

 

Convaincus de cet état de fait, nous avons décidé de ne pas nous associer au soutien à cette candidature quelle que soit la forme qu’il    pourrait prendre.

 

Nous ne participerons donc à aucune manifestation (distribution de tracts, affichage, rencontre, réunion, débat…) qui tendrait à soutenir la    candidature de Mélenchon.

 

De plus, qui pourrait penser mener une campagne des législatives active, en pleine période de campagne de la présidentielle, en faisant    abstraction de cette dernière ? Pas nous en tout cas.

 

Pour preuve, le tract mis à disposition le jour de la réunion du 15 met en avant Mélenchon. Il est intitulé : « Avec notre candidat    à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et nos candidats aux législatives ». Quant à la galerie de photos, en tête Mélenchon, ensuite les candidats aux législatives…

 

En conclusion, nous ne participerons à ce collectif militant qu’une fois l’élection présidentielle passée, c’est-à-dire, au lendemain du 6 mai    2012.

 

Robert Bertrand, Christian Rosalie.

PCF Saint-Quentin 02, COMPTE RENDU DE LA REUNION DU COLLECTIF DE SECTION DU MERCREDI 22 DECEMBRE 2011

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU COLLECTIF DE SECTION DU MERCREDI 22 DECEMBRE 2011

  1. Le vote des adhérents du PCF  pour les élections législatives
  2. L’organisation des luttes

                                               25 CAMARADES PRESENTS    7 EXCUSES

 

Le rapport d’introduction a été présenté  par Georges Varenne et a concerné  « le vote des communistes » de la 2 é circonscription  pour les élections législatives :

Il a notamment rappelé que n’ayant eu aucune possibilité d’organiser le vote avec la fédération , du fait  du refus du conseil  départemental de considérer les candidatures de C BECOURT et O TOURNAY  recevable et de ce fait ne pouvait être soumis au vote des communistes

Avec  pour  seule raison « de ne pas être dans la stratégie Front de gauche » et qu’en vertu de l’accord national , aucune candidature sortant de ce cadre ne pouvait être validée .

D’ailleurs il a fait remarquer que les mêmes difficultés  se posaient dans plusieurs endroits en France, ou l’on interdit à des Communistes d’être candidat à la candidature.

Et ceci en violation de nos statuts  Art 18/3

Dans l’instance concernée le bulletin de vote présentant le projet de candidatures est adopté par les adhérents ou leurs délégués. Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures ou se retrouve  la très grande majorité des adhérents ou de leurs délégués. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. CELLES QUI RECEVRONT LE PLUS DE VOIX SONT RETENUES.

C’est  pour cette raison que la section a mis en place une consultation , cette responsabilité lui revenant puisqu’elle est la seule structure organisée du Parti dans la circonscription  la liste électorale avait d’ailleurs pris en compte ces camarades extérieurs  à la section  de Saint Quentin .

Deux bulletins de vote étaient à la disposition des électeurs soit la totalité des candidatures déclarées :

                                CORINE BECOURT ET OLIVIER  TOURNAY , candidats présentés par le PCF

                               GUY  FONTAINE candidat front de gauche

                                        169 adherents inscrits -  113 votants –

                                          C BECOURT ET O  TOURNAY (PCF)  113 voix

                                         G  FONTAINE  (Front de Gauche) 0 voix 

L’exécutif fédéral, parallèlement  organisait son propre vote avec un seul bulletin de vote  au non de G FONTAINE

                                            76 adhérents inscrits – 41 votants -1 nul -1 blanc

                                              G FONTAINE  (Front de Gauche) 39 VOIX

Comme chacun peut le constater, notre stratégie, notre choix a été approuvé par une large majorité d’adhérents, cela nous confère d’importantes responsabilités  et il convient de décider dés maintenant des suites a donner à cette situation, tout en rappelant que les élections législatives ne sont que dans 6 mois, le dépôt officiel des candidatures est à la mi mai et que d’ici là il y aura de nombreuses actions à mener contre la politique de la droite de Sarkozy et de  Bertrand .

Quelques points de la discussion :

-         Plusieurs camarades  sont intervenus pour dénoncer le non respect des communistes  dans leurs choix pour designer les candidats , que cette stratégie de front de gauche qui ne reposent que sur des accords de Sommet  entre divers groupuscules et la direction du PCF , accentue  le processus d’effacement de notre parti ;pour exemple: décider, à quelques camarades, au niveau départemental  de donner la suppléance à gauche unitaire , inexistante dans  la circonscription .

-         Certains ont été étonnés de constater que ce qui avait été possible aux cantonales  Saint Quentin nord et centre  (pour rappel candidats du PCF soutenus par front de gauche et d’autres organisations  ) avait été balayé par l’exécutif fédéral sans aucune dIscussion.

-         Des camarades notamment syndicalistes ont portés un jugement sévère sur les capacités de Guy Fontaine  d’être un militant de terrain, proche des gens, mais d’être plutôt un homme de bureau. absent lors des initiatives du parti depuis de nombreuses années.A aucun moment celui ci n’a pris la peine d’exprimer auprès des camarades de St-Quentin le sens de sa candidature.

-         Il a été mis en avant, que la candidature de G FONTAINE, si éloigné des masses et de la population, désigné par seulement 39 voix  alors que c.becourt et olivier tournay  ont obtenu 113 suffrages, était un magnifique cadeau au ministre Bertrand et au PS .

Apres cette discussion il a été décidé de :

-         Mettre en avant que les candidatures  de Corinne et d’Olivier sont les seules légitimes , car approuver par une grande majorité de Communistes

-         De mettre à profit la période des vœux , pour amplifier cette annonce

-         De prévoir une rencontre avec la fédération

-         D’organiser dés maintenant la bataille financière afin de nous permettre de mener correctement cette campagne ( budget nécessaire environ 20000 € ) , c’est-à-dire mettre en place des maintenant une liste de promesses de dons de la part de camarades , d’amis , afin de nous permettre d’engager cette bataille  ( pour les personnes qui paient des impôts sur le revenu , ce don à un candidat à une élection rapporte une déduction d’impôt de 66 %  dans la limite d’un plafond avoisinant les 3300 €

La réunion a porté aussi sur la situation politque en France et en Europe,

Face aux attaques du Capital, la section de st quentn du PCF réaffirme que la La situation exige l’intensification de la lutte de classe, de la lutte idéologique, politique, de la lutte des masses pour mettre en échec les mesures antipopulaires et de mettre en avant des objectifs qui répondent aux besoins actuels des peuples. La situation exige une riposte organisée.

La priorité aujourd’hui est de travailler à la reconquête d’un rapport de force des idées, des luttes, des rassemblements en faveur de l’exigence d’une forte augmentation des salaires . Cette reconquête peut être rapide, compte tenu de la situation difficile et préoccupante des salariés.

Les salaires français sont parmi les plus bas d’Europe alors qu’ils étaient dans le peloton de tête dans les années 70,

 
la France a un taux de chômage des plus élevés et Saint-Quentn, ville du ministre du chômage XB est dans le peleton de tête.

La situation sociale, économique, financière s’aggrave rapidement.La pauvreté, le chômage, les bas salaires engendrent des dépenses sociales considérables pour les communes, les départements, l’Etat et donc l’augmentation des impôts, des taxes et des prélèvements.S’il n’est pas vrai que la hausse des salaires conduit à la hausse des prix, par contre, elle réduit les prélèvements capitalistes nuisibles, les profits financiers et spéculatifs sur l’entreprise.  Elle nécessite de fortes augmentations allant jusqu’à 30 à 40 % sur les bas salaires et 10 à 15 % pour les salaires qualifiés. Ceci afin de faire bouger une situation complètement bloquée par l’union sacrée des « élites ». C’est la seule conquête sociale susceptible de faire reculer la financiarisation, les profits spéculatifs et la corruption..


La lutte pour l’augmentation forte et  générale des salaires a toujours été la plus rassembleuse jusqu’à provoquer des luttes de très grande envergure.

Pourquoi ? Parce que tout le monde y est concerné, intéressé au même moment quel que soit son poste de travail, son âge, son entreprise.

Devant cette tâche immense, il y a beson de s’organiser mieux et plus, de convaincre, c’est pourquoi nous décidons dès le mois de janvier de lancer une grande campagne de porte à porte dans les entreprises et les  quartiers populaires avec pour  principal axe  la revendication juste et nécéssaIre de l’augmentation des salaires.

La réunion de ce collectif à trois jours de NOEL s’est terminé par le verre de l’amitié

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Quand une ancienne ministre grecque met en garde contre l’impact de l’action du KKE

Vivelepcf – 27 décembre 2011

 

Les media français s’efforcent d’occulter la force de la mobilisation et des actions initiées par le Parti communiste grec (KKE) dans    cette période de crise.

Parfois quand même, ils n’arrivent pas à éviter la présence d’un drapeau sur une photo ou une référence à une manifestation organisée par le    PAME, le mouvement syndical principalement animé par les communistes.

Malheureusement, l’Humanité ne tranche guère privilégiant systématiquement au compte-rendu des initiatives du KKE l’exposé des positions des    dirigeants de « Syriza », cet assemblage de groupes réformistes et gauchistes initié par le parti Synapsismos, membre du PGE, adepte de l’Europe sociale et des compromissions    électorales locales avec la social-démocratie.

 

Le quotidien économique Les Echos a fait exception dans son édition du 14 novembre 2011 suivant le changement de premier ministre. Son    lectorat est sans doute peu enclin à rentrer dans la lutte du côté des travailleurs mais a besoin d’informations moins faussées.

 

Mme Louka Katseli, ancienne ministre PASOK de l’économie et du travail est interviewée. Extrait :

 

« Les E : Quelle forme pourrait prendre une explosion sociale ?

 

Louka Katseli : Tout d’abord, les gens pourraient se trouver dans la situation de ne pas pouvoir payer. Beaucoup de familles reçoivent ces temps-ci des avis d’imposition    exceptionnelle sur la propriété immobilière de plus de 700 euros en moyenne. Cet argent peut manquer. Les fonctionnaires ont subi des coupes sévères de leurs salaires. Beaucoup de petits    entrepreneurs ont cessé leurs activités. La récession est profonde. Le chômage dépasse déjà les 17%. La première réaction pourrait être de décider de ne pas payer l’impôt. On risque aussi des    grèves qu’elles soient explicites ou qu’elles ne disent pas leur nom. Les confédérations syndicales n’ont pas les moyens de prévenir une explosion    sociale, car elles sont peu représentatives sur le terrain, notamment dans le secteur privé. Le risque associé est que le Parti communiste [de stricte orthodoxie stalinienne Note des Echos]    capitalise la colère. »

 

Bien vu Mme Katseli !

Cette analyse sincère souligne l’impact et la justesse de l’action de nos camarades grecs.

Le KKE a été au premier rang dans les initiatives de désobéissance civile, de refus de payer les taxes supplémentaires indues. Le pouvoir fait    payer la nouvelle taxe foncière, que mentionne Mme Katseli, sur les factures d’électricité menaçant de couper le courant aux contribuables. Le KKE organise la résistance contre les    coupures.

Le KKE fait des priorités de la lutte contre les baisses de salaires, les licenciements et la précarité, du rassemblement des travailleurs    autour de la classe ouvrière, notamment des petits travailleurs indépendants, dont Mme Katseli souligne la faillite.

Mme Katseli dit tout haut ce que l’opinion française, même lectrice de l’Humanité ignore : la plupart des syndicats grecs, organisés par    branche, sont contrôlés par la social-démocratie voire par la droite. Ils peinent à contenir à contenir la colère des salariés, même en donnant le change par des journées ponctuelles de    manifestation. Mme Katseli indique leur limite dans ce domaine. Quand elle redoute des « grèves qui ne disent pas leur nom » et les explosions possibles notamment dans le secteur privé,    elle fait implicitement référence au mouvement syndical PAME qui ne cesse de gagner en crédibilité et en organisation.

« Le risque associé est que le Parti communiste capitalise la colère ». On ne saurait mieux dire !

 

L’organisation du KKE, sa recherche du rassemblement le plus large sur des intérêts de classe et des positions anticapitalistes,    notamment sa dénonciation totale de l’UE, troublent les scénarios du pouvoir.

Il lui a été ainsi impossible d’organiser des élections anticipées avant l’application du plan européen sous peine d’absence de majorité    d’alternance et de poussée spectaculaire du KKE, qui se situe hors compromission électorale.

Le pouvoir en Grèce se trouve obligé de se montrer sans couvert politicien : sociaux-démocrates, droite et extrême-droite ensemble dans    un gouvernement technocratique dirigé par un commis de l’UE et de Goldman-Sachs !

 

Dans les mois cruciaux qui viennent, nos camarades grecs vont encore intensifier leur action. En tenant compte des différences    nationales, leur exemple ne peut qu’éclairer les communistes français.

 

111227_kke_illustration.jpgVoir aussi un tract de soutien aux travailleurs grecs à disposition des organisations du PCF sur Vive le PCF: Grèce – Union des peuples contre l’austérité et l’UE du    capital!

Produire français ? Selon Georges Marchais en 1980 : Nationalisations et planification démocratique!

Vivelepcf, 28 décembre 2011

 Quelle politique industrielle pour le PCF ?

Nous sommes en 2011.

Les politiciens de droite, centre inclus, d’extrême-droite et de gauche reprennent en cœur les slogans « produire    français », « produire en France » que le PCF portait il y a 30 ans.

Ils ne manquent pas d’air, si vous nous permettez l’expression.

 

Au pouvoir successivement, ensemble sous la bannière de l’UE du capital :

- Ce sont eux qui aident massivement les entreprises qui ferment les usines ou délocalisent.

- Ce sont les mêmes qui privatisent et livrent les marchés publics d’équipement, au moyen d’appels d’offres, à des groupes privés qui    produisent souvent à l’étranger.

- Ce sont les mêmes qui sabotent depuis des années l’éducation nationale en général et l’enseignement professionnel en particulier.

- Ce sont les mêmes qui, de concert, droite, centre et PS, imposent en France les traités et directives européens, la libre circulation des    capitaux, le libre-échangisme selon l’OMC, la généralisation de la concurrence déloyale et faussée.

- Ce sont les mêmes qui ont imposé l’euro et entendent maintenant tout faire pour le sauver.

 

Comme les communistes l’ont justement dénoncé dans les années 90 en combattant Maastricht, l’euro a servi et sert à renforcer la mise en    concurrence entre les travailleurs et les pays, aussi bien dans la zone euro qu’avec l’extérieur. L’euro favorise les industries les plus structurellement exportatrices, notamment allemandes, et    écrase les activités en développement des autres pays de sa « zone ». L’euro « fort » permet aux grands groupes de délocaliser très avantageusement dans les pays    périphériques, à coûts encore moindres, y compris pour réimporter les biens produits.

 

En France le résultat est irréfutable : Le solde commercial des produits manufacturés s’est effondré passant de + 5 milliards    d’euros en 2000 à – 30 milliards d’euros en 2010.

L’évolution de l’industrie automobile est la plus édifiante. La France est un des seuls pays du monde à posséder (encore ?) une    filière automobile complète. Le solde commercial en biens automobiles est passé d’un excédent net de 10 milliards d’euros en 2000 à un déficit inédit de 5 milliards d’euros en 2010. Les aides,    les prêts, la prime à la casse, généreusement accordés par les gouvernements n’ont fait qu’accroître les dividendes, faciliter les délocalisations d’abord de la sous-traitance puis des unités de    production des constructeurs. 30.000 emplois ont encore été rayés depuis deux ans.

 

Ces nouveaux adeptes du « patriotisme économique » s’efforcent de masquer la responsabilité de leur propre politique. Mais    ils partagent un autre objectif : utiliser son résultat désastreux pour mieux poursuivre et aggraver les mêmes orientations!

 

- Au nom de la défense de l’industrie, érigée en « cause nationale », du renforcement de la compétitivité, ils conditionnent    les salariés et l’opinion à de nouveaux sacrifices sur les salaires et sur la protection sociale.

- Ils préparent de nouveaux cadeaux aux entreprises sous toutes les formes. Avec la signification progressiste qu’il a prise en France après    1945, le mot « nationalisation » fait peur au patronat et au pouvoir. Mais des « prises de participation publique » pour faire porter les coûts d’investissements et de plans    de suppressions d’emploi aux contribuables sont dans les tuyaux.

- Au nom de la « protection » de l’industrie, ils vont même sans vergogne jusqu’à justifier « plus d’Europe » et de    tutelle de l’UE.

 

Le PCF a toujours développé une politique de défense de la production industrielle nationale tournée à la réponse aux besoins, en même    temps que vers des coopérations internationales mutuellement avantageuses.

Après 1945, dans le contexte des destructions et du sabotage patronal d’un côté, du rapport de forces plus favorable aux travailleurs et aux    organisations révolutionnaires de l’autre, le Parti a lancé la bataille de la production, a gagné d’importantes nationalisations et avancées démocratiques que le patronat n’a jamais cessé de    remettre en cause depuis.

 

Nous reproduisons ci-dessous les passages du livre de Georges Marchais « L’Espoir au présent » de 1980 dans lequel il explique les    positions du PCF alors sur le « produire français ».

Nous le faisons pour alimenter la réflexion et le débat d’aujourd’hui.

 

Le slogan « produire français » prête peut-être maintenant à des confusions contre-productives. « Produire français » ne    veut évidemment pas dire gonfler les profits de capitalistes français (qui ne valent pas mieux que les autres) pour qu’ils daignent maintenir l’appareil productif plutôt que de le casser.

Les positions défendues par Georges Marchais sont indissociables. Comme on le relira, « produire français » n’a pas de sens sans    « nationalisations et planification démocratique ».

 

En contraste, la faiblesse des positions du Front de gauche et de son leader Mélenchon sur ces sujets est atterrante. Les    propositions semblent bien davantage destinées à donner un alibi « de gauche » à une future politique social-démocrate qu’à contribuer au développement des luttes.

 

Pour soutenir l’activité, il faudrait ainsi moduler les cotisations sociales en fonction de la politique de l’emploi des patrons : cela    revient en définitive à rentrer dans le dogme de la baisse du coût du travail. Le salaire différé, les cotisations sociales, les « charges » seraient responsables du chômage et de la    casse industrielle et non la course au profit.

Il faudrait créer des fonds pour délivrer aux entreprises des aides mieux contrôlées, notamment via des « pôles publics de l’industrie    rassemblant des partenaires publics et privés » (in programme « partagé »). Voilà qui ne peut que légitimer de nouveaux cadeaux publics aux capitalistes. En 2001, Jospin avait déjà    fait désigner Hue président d’une commission de contrôle des aides publiques aux entreprises dans ce but.

La formule ambiguë du Front de gauche, « pôles publics », s’applique à éluder la question décisive des nationalisations    démocratiques.

Enfin, les porte-parole du Front de gauche, la Maastrichien Mélenchon en tête, ne cessent de défendre l’existence de l’euro et la nécessité de    relégitimer l’UE en parfaite contradiction avec les analyses du PCF des années 90 qui se sont pourtant entièrement vérifiées.

 

Avec l’annulation du congrès du PCF pour imposer Mélenchon et le Front de gauche, les communistes ont été privés de réflexion collective sur    la politique industrielle et la production. C’est à partir de ses fondements théoriques, de ses positions historiques encore récentes que les communistes doivent la reconstituer.

 

Nous mettons en débat ces pistes :

- Il ne peut y avoir de politique industrielle sans augmentation des salaires directs (SMIC et rétablissement d’une échelle mobile) et    différés (cotisations sociales, suppressions des exonérations patronales).

- La défense et la reconstitution des filières industrielles répondant aux besoins principaux nécessitent une intervention publique    multiforme. L’accroissement de l’effort d’éducation, de formation et de recherche est fondamental. La renationalisation des grands services publics et le rétablissement des monopoles publics sont    une condition du développement de la production pour la réponse aux besoins. L’orientation de l’épargne et du crédit vers la production nécessite la nationalisation démocratique (et non le    renflouement) des institutions financières. Face à la casse industrielle, la nationalisation d’entreprises structurantes, stratégiques, voire leur réquisition (éventuellement au plan local), sera    indispensable.

- Seule des luttes intenses et coordonnées, au niveau des bassins d’emploi et au niveau national, permettront d’amener aux salariés et aux    populations le contrôle démocratique et les droits nouveaux qui donneront leur sens progressiste aux nationalisations.

- Le développement de l’industrie en France exige de rompre avec l’UE du capital, de s’affranchir des traités et directives européens, de    remettre en cause l’euro.

 

Après des années de « mutation », de « transformations », de « métamorphose », de « forums », de    « collectifs » et de « front de gauche », retrouvons le fil de l’analyse communiste !

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Extraits de « L’espoir au présent », Georges Marchais, 1980, éditions sociales, page 151 et suivantes

 

Produire français

 

C’est une illusion de croire qu’on peut parvenir à une grande industrie française en la spécialisant à outrance sur un nombre limité de    « créneaux ». Comment, par exemple, prétendre à la maîtrise de la fabrication de certains articles textiles ou mécaniques si nous devons importer d’Allemagne fédérale les machines qui    permettent de les fabriquer ? Comment envisager de prendre une place importante dans les échanges internationaux de matériels électroniques si nous sommes asservis à la technologie    américaine ? Il faut donc reconstituer l’industrie française sur des bases nationales en accordant son développement à l’expansion du marché intérieur des biens de consommations, des biens    intermédiaires et des biens d’équipement.

 

111228_produire_francais2.jpgCette politique est indispensable pour lever la contrainte extérieure réelle qui pèse sur l’économie française. Je veux parler de l’état de dépendance dans lequel nous place une    politique giscardienne qui tient en quelques mots : le « tout à l’exportation », les investissements étrangers en France, l’américanisation de notre technologie, l’intégration    européenne et atlantique.

 

Ce que je propose ne veut pas dire que la France doive produire sur son territoire national tout ce dont les Français et notre économie ont besoin. Mais    aujourd’hui, du fait de nos assujettissements à l’étranger, toute relance du marché intérieur tend à provoquer un afflux d’importation de biens de consommation et surtout de biens d’équipement.    C’est inacceptable. Il faut donc renforcer les capacités de production dans les secteurs où nous sommes le plus vulnérables pour pouvoir diminuer les importations.

 

Mais, au-delà de ces préoccupations tenant à la dépendance de la France à l’égard de l’étranger, le développement des capacités de production française répond    avant tout à la nécessité de satisfaire les besoins de notre population et de notre pays. Si on fait des comparaisons internationales de consommation par tête, on s’aperçoit que les Français ne    sont pas de gros consommateurs pour la plupart des biens. De même, notre appareil productif national n’est pas – et de loin – l’un des plus gros consommateurs de ciment, d’engrais, de plastique    d’acier, etc. Rien ne justifie donc le freinage actuel des investissements privés et à plus forte raison la casse à laquelle se livrent les capitalistes français. Quant aux besoins dans le    bâtiment et les travaux publics, la pénurie de logements sociaux, d’équipements collectifs et d’infrastructures de toute nature dit assez que la production française est bien loin du    compte.

 

111228_produire_francais1.jpgIl faut donc prendre en compte l’ensemble des demandes qui résultent du redressement de productions trop dépendantes de l’étranger et de productions inférieures au niveau des besoins    du pays : c’est la base principale d’une politique industrielle dynamique et authentiquement nationale.

 

Cela signifie-t-il l’autarcie ? Absolument pas. Nous ne fixons à l’avance aucune limite à nos échanges extérieurs, dès lors que les conditions d’un    développement des bases productives situées sur le territoire français constituent un ensemble cohérent, solide et efficace. Je pense même que c’est la meilleure façon de se donner les moyens    d’une coopération extérieure diversifiée. Pour jouer un rôle, il faut « faire le poids ». Cela n’est pas contradictoire avec la nécessité de défendre les productions nationales, en    recourant, s’il le faut, à des mesures de sauvegarde.

 

Produire, français, c’est cela !

 

Renforcer nos capacités de production

 

Toutes les grandes branches doivent être développées en France et leur essor doit être coordonné en accordant une attention particulière aux filières majeures de    l’agro-alimentaire et de l’exploitation des ressources naturelles (bois, mer, minéraux), de l’énergie, de la métallurgie et des biens d’équipement, de l’électromécanique et de l’électronique, de    l’aérospatiale, de la chimie, des véhicules et des transports, du bâtiment et des travaux publics.

 

Ce développement national cohérent ne peut être réalisé à l’initiative des capitalistes. Une politique industrielle ne peut être mise en œuvre sans    ces réformes de structures dont j’ai parlé dans un précédent chapitre : les nationalisations et la planification démocratique.

 

J’ai parlé, par exemple, de nationaliser la sidérurgie. La France a besoin d’une puissante industrie sidérurgique diversifiée sur une large gamme de produits,    exploitant en priorité le minerais de fer et le charbon à coke nationaux et débouchant sur des activités métallurgiques de transformation. Pour parvenir à la maîtrise nationale d’ensemble de ces    travaux associés, à l’évidence, il faut réaliser une véritable nationalisation du secteur.

 

produire_francais3.jpgDe    même, l’indépendance nationale implique la maîtrise des principales industries de pointe. La France a déjà de bonnes positions dans le nucléaire, l’aérospatiale et certains secteurs de    l’électronique. Ainsi est-elle bien placée en matière de télécommunications et dans de multiples activités de l’informatique, ce qui représente des points forts dans un monde où vont se poser de    plus en plus des problèmes de communication, de liaison, d’automation. Mais c’est une illusion de penser que la Nation pourra en tirer partie sans rompre avec la domination américaine, sans se    donner les moyens d’imposer l’intérêt national contre les intérêts particuliers.

 

Le rôle du secteur public est donc appelé à croître. Dès aujourd’hui, ce sont les entreprises publiques qui empêchent la conjoncture économique de s’effondrer et    l’appareil productif de trop vieillir en assurant l’essentiel de la croissance des investissements. Elles assument également des fonctions déterminantes aussi bien dans les échanges extérieurs    que dans l’effort de recherche et de développement. Le secteur public est l’outil décisif des transformations structurelles nécessaires. Son élargissement par de nouvelles nationalisations et sa    démocratisation sont donc à l’ordre du jour.

 

D’autres moyens doivent être mis en œuvre pour renforcer les capacités de production en France. Il s’agit en particulier, des marchés publics dont les modalités    sont, aujourd’hui, soumises à un petit nombre de fournisseurs capitalistes. L’ensemble du système d’aides doit être redéployé pour mieux servir les objectifs nationaux d’emploi, de modernisation,    d’innovation, de coopération internationale, de développement régional.

Produire français, c’est aussi cela ! 

Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ? et LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE, PCF Manche

Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ? et LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE, PCF Manche dans Communisme-Histoire- Théorie 111226_jlm_pl-300x164Pierre Laurent occulté par les médias ou par le Front de gauche ?

 

Dans une lettre ouverte, reprise par l’AFP et publiée intégralement dans l’Humanité du 19 décembre 2011, Pierre Laurent se plaint auprès    d’Yves Calvi d’un « boycott » à son égard sur les chaînes de France Télévisions.

Il réclame une augmentation du temps de parole du Front de gauche et de tous ses représentants, de Jean-Luc Mélenchon, dont il    « préside le Conseil national de campagne », et des autres.

Il déplore les propos « diffamatoires » sur France 5 de Stéphane Courtois (spécialiste des coups bas anticommunistes s’il en    est !) qui l’a traité de « fils d’apparatchik qui a mis les pieds dans les chaussons de son papa ».

Cette lettre ouverte de Pierre Laurent a suscité plusieurs réactions qui nous ont été adressées. Nous reproduisons ci-dessous la lettre à    l’Humanité du camarade Jean-Claude Paté de la fédération de la Manche.

Les media au service de l’idéologie dominante ont toujours cherché à minimiser et déformer les actions et l’expression des communistes. La    dénonciation de cette injustice fait partie de nos combats permanents à tous les niveaux.

Mais aujourd’hui, les dirigeants du PCF noient le Parti et ses positions historiques dans un « Front de gauche » et mettent en    avant un politicien comme Jean-Luc Mélenchon, acteur roué de la scène médiatique. Comment, pourquoi, avec ce choix, s’étonner d’être occulté ?

 

Vivelepcf, 26 décembre 2011


 

LETTRE A L’HUMANITE DE JEAN-CLAUDE PATE

 

Jean-Claude PATE

Communiste de la section Valogne-Manche

50630 QUETTEHOU

 

Journal l’Humanité

93528 SAINT-DENIS CEDEX

 

 

Bonjour,

 

L’Humanité a fait paraître la lettre de Pierre Laurent à Yves Calvi [de France-Télévisions – « contre ses    discriminations à l’égard du PCF » édition du 19 décembre 2011 – NDLR], voici la réflexion qu’elle m’inspire :

Pierre Laurent écrit et s’insurge auprès de Calvi, car il se considère blessé par les propos insultants tenus par Pierre    Courtois lors de l’émission « C’est dans l’air » le 13 décembre.  Celui-ci se serait livré selon Pierre à une attaque violente en disant : « un fils d’apparatchik qui a    mis les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la direction du parti, quelque part ça fait presque pitié »

Sauf erreur de ma part, il est le fils de Paul Laurent ayant tenu de hautes fonctions au sein du parti communiste, rappeler ce    fait ne souffre à mon sens pas matière à protestation sauf de désaccord avec ce père communiste… ?

Alors, pourquoi ce soudain apparent réveil communiste, lui qui dans sa lettre réclame un temps de parole dans la campagne    présidentielle en tant que directeur de campagne du Front de gauche.

Ce « Front de gauche » est une marque déposée par le parti de gauche de Jean Luc Mélenchon.  Ce proche d’Oscar    Lafontaine de Die linke, qui a pratiquement fait disparaître le Pc allemand, ne rêverait-il pas pareille aventure ?

D’avancer pour argumenter, que d’autres représentants de parti politique ont eux droit à l’expression, alors que lui en est    absent. C’est un fait. Mais ils sont justement représentants de partis politiques engagés dans la bataille présidentielle. Nous non, hormis un rôle de strapontin à la discrétion du candidat    Mélenchon.

Et c’est bien la raison pour laquelle un grand nombre de militants et sympathisants déplorent l’absence d’un candidat communiste    et certains adhérents rejettent ce Front de gauche imposé par la direction sans jamais avoir été discuté, ni validé lors d’un congrès.

Reprocher que les élus communistes soient écartés des médias, ce n’est pas un fait nouveau, mais il y a aussi un bon moment, que    ces mêmes élus font tout pour n’apparaître que derrière un groupe n’ayant plus l’appellation communiste à l’assemblée nationale, alors que le règlement permet la constitution d’un groupe    politique à partir de 15 députés.

C’est si vrai, que certains élus comme André Chassaigne ont transformé leur blog communiste en front de gauche.

Pierre Laurent lui-même président du Parti de la gauche européenne avance également masqué au niveau européen. Le Parlement    européen a voté l’intervention en Libye, alors qu’étrangement les députés PCF du groupe GUE étaient absents.

Lors des dernières élections cantonales, les démarches infructueuses auprès du ministère de l’Intérieur pour fondre les    résultats communistes dans le Front de gauche en sont encore une illustration supplémentaire, d’ailleurs l’Humanité a présenté le résultat sous cette bannière.

Présentant ces résultats comme un progrès, alors qu’une analyse plus fine faisait état d’une augmentation en pourcentage certes,    mais d’une chute vertigineuse en voix notamment dans les quartiers populaires.

La future élection législative démontre également la volonté affichée de vouloir présenter à marche forcée les candidats du    parti communiste sous une appellation « Front de gauche », autour d’un programme réformiste dit « partagé » loin de correspondre à l’attente, ni des besoins de changement de    société, dont pourtant la crise du système capitaliste devrait amener à réflexion.

D’ailleurs, certains candidats, au vu des difficultés à rassembler les militants communistes, commencent à réfléchir à la    manière de se présenter, mais une fois élus, ils porteront l’estampille Front de gauche dans ce groupe.

Alors, pourquoi ce long courrier de protestation molle de Pierre Laurent auprès des médias, sauf le fait d’être meurtri dans son    égo et de rappeler la règle d’un pluralisme qui n’a jamais existé ?

Ce besoin de rappel communiste, n’est-il pas fait, pour provoquer la fibre communiste, afin de la réveiller ?

Car force est de constater l’insuffisance d’engagement des communistes dans une campagne électorale dont ils ont été écartés de    l’élaboration et dans laquelle ils ne se retrouvent pas.

Ce pamphlet n’aurait-il pas pour démarche de détourner l’attention des communistes supportant de moins en moins le discours    général de crise, de toujours plus d’Europe et de rendre oublieux le report du congrès du parti, décidé par la direction dont il est le secrétaire ?

Un congrès qui aurait rendu possible de débattre de l’état de notre société, d’élaborer un plan de lutte, de changement profond    à proposer au peuple, pour qu’il se rassemble dans la lutte, et lui donner une perspective d’accéder au pouvoir pour opérer de vrais changements.

De retrouver enfin la base des communistes dans ce qu’ils savent faire : lutter, débattre, organiser, rassembler, mais pour    cela il faut vouloir les entendre et leur rendre leur capacité d’analyse, de proposition ?

Fraternellement

Jean Claude Paté

Communiste de la section de Valognes Manche

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Les agents de sûreté des aéroports entament leur 11ème jour de grève.

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de l’Union locale CGT de Roissy du 22 décembre 2011. Il expose avec précision la    situation des agents de sûreté des aéroports et leurs revendications, immédiates, pour les salaires et les conditions de travail, fondamentales, par rapport à leur statut et à leur mission de    service public.

Les agents de sûreté des aéroports entament leur 11ème jour de grève. dans Luttes, grèves, manifs 111226_ADP_greve

Leur lutte est dure. Elle gagne le respect et la solidarité de très nombreux salariés, exposés ou non aux mêmes conditions    de précarité.

Le patronat et le pouvoir sont mis en difficulté.

Leur volonté de se montrer inflexibles, d’opposer les voyageurs aux salariés, de remettre en cause le droit de grève se    heurte à leur propre contradiction.

Ceux-là mêmes qui agitent depuis des années le spectre du terrorisme pour justifier une dérive sécuritaire, sous-traitent la    sûreté des aéroports à des groupes privés, avides de profits. Comme les conditions de travail des personnels, la sûreté est bradée par voie d’appel d’offres.

Pour casser la grève, le gouvernement doit faire appel à la police et à la gendarmerie qu’il avait dépossédées de ces    missions dans les aéroports.

 

D’ores et déjà, la bataille des agents de sûreté pour leurs revendications, pour leur dignité, pour le service public est    une victoire. A l’avant-garde, ces salariés construisent la riposte générale à la super-austérité préméditée pour 2012.

 

Communistes, nous les soutenons pleinement. Réintégration dans le service public de la sûreté des aéroports ! Un statut    public pour les personnels ! Non à la privatisation d’ADP et des aéroports de province !

 

Communiqué de l’UL CGT Roissy après le remplacement des agents de sûreté grévistes par les forces de    l’ordre

Après 7 jours de grève des agents de sûreté : La responsabilité de L’Etat et d’ADP est engagée

Sur ordre du gouvernement, les agents de sûreté en grève à Roissy ont été remplacés par des policiers et des gendarmes ce jeudi 22 décembre    matin. Sarkozy veut briser cette grève qui témoigne de la colère sociale qui couve dans le pays et craint la contagion à d’autres salariés. Cette manœuvre accroît encore davantage la colère des    grévistes qui dénoncent depuis maintenant 7 jours leurs conditions de travail déplorables, les bas salaires et la précarité. C’est le droit de grève qui est piétiné, comme l’a déclaré hier le    principal syndicat des gardiens de la paix, SGP-FO, qui s’est prononcé contre ces remplacements. L’UL CGT Roissy exige le retrait des forces de l’ordre de tout poste de travail d’un agent    de sûreté gréviste !

Cette situation nous rappelle que les agents de sûreté exercent une mission de service public qui consiste à assurer la protection des usagers    du transport aérien. Ce sont d’ailleurs les passagers qui financent eux-mêmes ce service en payant une taxe aéroportuaire de 11,50 € comprise dans le prix de leur billet d’avion. Mais depuis dix    ans, l’Etat, à travers ADP, délègue cette mission de service public à des entreprises privées, avec des conséquences désastreuses pour les salariés comme pour le service public :

Les entreprises privées de sûreté se livrent en effet à une guerre commerciale acharnée pour obtenir les marchés. Ces marchés sont    soigneusement découpés par ADP pour mettre les salariés en concurrence les uns avec les autres. Les marchés sont attribués aux entreprises qui présentent la facture la moins élevée, ce qui tire    les salaires vers le bas et pousse à dégrader les conditions de travail (plannings flexibles, temps partiel, augmentation de la charge de travail, etc.).

De plus, cette mise en concurrence permanente précarise l’emploi. Les marchés de la sûreté sont en effet conclus pour des périodes de trois    ans. Lorsqu’une entreprise perd un marché, les emplois sont menacés et les acquis sont remis en cause chez le repreneur. Rien n’est jamais acquis et les emplois sont par nature précaires, même en    CDI.

Enfin, ces bas salaires, cette précarité, ces mauvaises conditions de travail, ne permettent pas aux agents de sûreté d’exercer leur mission    dans de bonnes conditions. Ils sont stressés, fatigués, démotivés. L’intérêt privé (la recherche du profit) est inconciliable avec le service public, elle menace la sûreté des usagers.

La privatisation de la sûreté se traduit ainsi par des bas salaires, de mauvaises conditions de travail, la remise en    cause permanente des acquis et des emplois, et un service public dégradé.

La grève dure depuis plus de 7 jours. Elle est majoritairement suivie par les salariés à Roissy et touche la plupart des aéroports du pays. Le    patronat se refuse toujours à entendre les revendications parfaitement légitimes des salariés. Ces entreprises privées ne défendent que leurs profits, elles sont des parasites dans la sûreté    aéroportuaire, qui se nourrissent du travail des agents et de la taxe payée par les passagers.

Si les salariés de la sûreté en sont là aujourd’hui, c’est en raison de la privatisation du secteur. Si les pouvoirs    publics veulent intervenir dans cette grève, au lieu de tenter de la briser, qu’ils prennent leurs responsabilités pour imposer les revendications des salariés au patronat et ouvrent    immédiatement des négociations pour réintégrer les agents de sûreté sous statut public. Il est de l’intérêt des salariés et des passagers que    la sûreté aéroportuaire ne soit plus confiée à des entreprises privées dont le seul objectif est de faire de cette activité une source de bénéfice pour leurs actionnaires.

Retrait des forces de l’ordre des postes de travail des grévistes !

200 € d’augmentation tout de suite !

Amélioration des conditions de travail !

Arrêt de la précarité !

Pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail et la qualité du service public de sûreté, il faut réintégrer la sûreté aéroportuaire    au sein d’un corps d’Etat, existant ou à créer !

Roissy, le 22 décembre 2011

Vaclav Havel : mort d’un anticommuniste au masque humaniste

 

 

EDT pour vivelepcf

 

Vaclav Havel est mort. Communistes français, que l’on ne compte pas sur nous pour nous associer au concert de louanges déployé pour célébrer    le « grand homme » et son œuvre. Tant pis pour les tenants de l’idéologie dominante qui ne supportent pas une voix « dissidente » contestant le capitalisme.

 

Vaclav Havel a été toute sa vie un militant politique cohérent et conséquent. Il a consacré sa vie à une cause : la restauration    capitaliste en Tchécoslovaquie, la remise en cause des acquis du socialisme, l’anticommunisme.

 

Sa performance personnelle n’a pas consisté à se trouver des appuis : les milieux réactionnaires nationaux et les agents de    l’impérialisme occidental, d’abord américain et allemand, ont vite compris qu’il pouvait être l’un de leurs meilleurs porte-voix en Tchécoslovaquie.

Non, là où son talent a brillé, c’est dans sa capacité à rentrer dans le nouveau système de propagande impérialiste dirigé contre les pays    socialistes à partir des années 70, à le développer jusqu’à l’incarner presque.

 

Après la prise du pouvoir de 1989, Vaclav Havel devient président d’abord de la Tchécoslovaquie, puis, après un intermède, long de deux petits    mois, qui en dit long sur son attachement à l’unité du pays, de la République Tchèque jusqu’en 2003.

L’idéologie dominante l’a érigé mondialement en conscience morale, en héraut de la liberté, comme le théocrate « Dalaï-Lama », qui    aura été son dernier visiteur.

 

Comme Président, Havel aura tout soutenu, tout justifié dans son pays: le processus de privatisations, la casse du système    social, l’effondrement de l’appareil productif, la mise sous tutelle économique de l’Allemagne et de l’UE.

Fidèle en engagement et en amitié, il apporte son soutien appuyé à George Bush père pour la première guerre du Golfe, à Clinton pour la guerre de Yougoslavie, à George Bush fils pour la    guerre en Afghanistan et en Irak, jusqu’à engager des troupes tchèques.

« Des bombardements humanitaires ! Souvenons-nous de Munich ! » osait proférer Havel.

 

Pour cette politique, pour le choix de la guerre, il a pris soin d’éviter de demander l’avis du peuple tchèque. En mars 1999, il a décidé    l’adhésion de son pays à l’OTAN, 60 ans jour pour jour après l’invasion hitlérienne et la première mort de la Tchécoslovaquie consécutive justement à ces sinistres accords de Munich. Pour Vaclav    Havel, la démocratie, forcément bourgeoise, ne vaut que si l’intérêt du capital l’emporte. L’intégration dans l’UE du capital allait suivre.

 

Acharné, malgré la maladie, il consacre les dix dernières années de sa vie à combattre Cuba socialiste, les expériences émancipatrices    d’Amérique latine.

 

Ces actes de l’homme d’Etat ont déçu certains naïfs de « gauche » notamment en France. Mais non, Havel est bien resté le    même !

 

A partir des années 60/70, la bataille idéologique fait toujours rage mais les conditions changent avec la « détente », la    coexistence pacifique, la montée de contestations nouvelles du capitalisme, le début de la stagnation économique des pays de l’est.

L’impérialisme a compris qu’il fallait monter un anticommunisme moins caricatural, plus décontracté, disons « de    gauche ». Exactement ce que Havel avait aussi compris. Le temps du Maccarthysme est loin. Les nouveaux anticommunistes seront anticonformistes (en apparence), amateurs de rock, de mœurs    libérés (toujours en apparence). Ils paraîtront intellectuels de « gauche » pour mieux séduire les intellectuels de gauche notamment d’Europe de l’ouest.

 

Le succès de l’œuvre du dramaturge Havel tient vraisemblablement à cette mystification. Chacun peut avoir son jugement    littéraire. Mais constatons que son théâtre de l’absurde, de l’ambiguïté, collait exactement à la propagande « antitotalitaire » développée par l’intelligentsia occidentale.

Son droit-de-l’hommisme n’est pas sans évoquer en France celui d’une caricature bouffonne, le philosophe capitaliste, qui, lui, n’a jamais eu    à se battre, Bernard Henri-Lévy.

 

Havel n’a pas vaincu la Tchécoslovaquie socialiste à lui tout- seul, on s’en doute. Comme individu, Gorbatchev a bien plus de    responsabilités.

La victoire de la contre-révolution à l’est a des raisons profondes, également internes, que nous nous faisons une priorité d’étudier parce    que nous restons communistes plus que jamais.

 

Les événements de 1968 à Prague font partie de ces sujets de réflexion. Les débats étaient intenses déjà au sein d’un PCF très concerné. Ils    devraient toujours l’être.

L’intervention militaire soviétique ne pouvait pas représenter une sortie de crise satisfaisante devant des aspirations réelles à un    socialisme plus approfondi, à un Parti plus directement en phase avec les masses. Sur le mode hypocrite, Vaclav Havel saura ensuite finement les exploiter, les retourner, se jouer des failles du    socialisme tchécoslovaque et du camp socialiste dans l’affrontement de classe mondial.

Mais en 1968, soutenues par l’ouest capitaliste, les forces réactionnaires commençaient à prendre le dessus, préparaient ouvertement la    restauration de la propriété privée des grands moyens de production, un renversement d’alliances.

Rappelons que l’intervention s’est faite sans quasiment de morts et avec l’appui d’une large partie de la classe ouvrière    tchécoslovaque.

 

Acteur secondaire du « Printemps de Prague », Vaclav Havel en révèle l’issue 21 ans après, dans le cadre de la défaite du socialisme    soviétique et de la contre-révolution, dite de « velours », parce qu’elle n’a rien d’une révolution. En 1989, il s’adjoint Alexandre Dubcek, pour assurer une continuité historique avec    1968.

Le couvert hypocrite, lié à des conditions historiques datées, du « socialisme à visage humain » révèle son objectif    réel : la restauration capitaliste, la soumission à l’impérialisme.

 

Capitaliste lui-même, Vaclav Havel ne s’est pas oublié, traduisant sa conception de classe de la société. Il s’est accaparé de nombreux    immeubles praguois dont sa famille richissime était propriétaire avant 1948.

 

La célébration exacerbée, presqu’unanime, de la mémoire Vaclav Havel prolonge sa fonction propagandiste. Mais en 2011, elle sonne    faux, en République Tchèque, en Slovaquie, comme en France. Elle traduit un état de faiblesse.

Les mythes portés par un Vaclav Havel ou un Lech Walesa sont usés par les faits, par la révélation de la réalité de ces    personnages. Dans un monde unipolaire, le capitalisme, qu’ils ont défendu et rétabli, déploie ses crises pour exploiter de plus en plus durement les peuples, leurs    peuples.

 

Communistes au 21ème siècle, le socialisme est notre projet révolutionnaire. Vaclav Havel fut un ennemi acharné du    socialisme, c’est-à-dire de l’émancipation des travailleurs, des peuples, de l’avenir. Nous ne le pleurons pas.

 

PS : Nous exprimons notre réprobation et notre colère devant le communiqué du 18 décembre 2011    signé de Pierre Laurent (ci-dessous) qui reprend tous les poncifs de l’idéologie dominante pour tresser des couronnes à feu Vaclav Havel.

De tels reniements des positions historiques du PCF, une telle absence d’esprit critique sont extrêmement préoccupants de la part    du secrétaire national.

Combien de camarades se retournent dans leur tombe ?

Des communistes, il y en a aussi de bien vivants qui veulent un PCF qui assume son histoire et ne reprenne pas plus aujourd’hui    qu’hier à son compte les vérités officielles d’où qu’elle vienne.

« Décès de Vaclav Havel : réaction de Pierre Laurent

À l’annonce de la disparition de Vaclav Havel, je veux saluer la mémoire du co-fondateur de la Charte 77 qui    aspirait à ce que « l’amour et la vérité [vainquent] la haine et le mensonge ».Sa vie aura incarné le drame tchécoslovaque et au-delà, celui du socialisme dans les pays de l’est européen.    Ecrivain, philosophe, il n’a cessé de porter ce combat : sans démocratie réelle, aucun pouvoir ne peut s’exercer légitimement.Hier dissident du régime communiste, puis premier président    de la Tchécoslovaquie post-socialiste, monsieur Havel ne ménageait pas aujourd’hui ses critiques à l’égard du libéralisme. Son humanisme ne se satisfaisait d’aucun dogme politique quel    qu’en soit le nom.La vie de Vaclav Havel restera pour les communistes français le témoignage de ce dont leur idéal de combat ne peut être privé : la liberté et l’émancipation    humaine. »

 

LETTRE OUVERTE au directeur de la publication de l’Humanité Dimanche Monsieur Patrick Apel-Muller

Cher Camarade,

 

Tu n’es pas sans ignorer la crise politique qui frappe l’Union Européenne, notre pays et tous les pays européens sont secoués par des débats sur la sauvegarde de cette UE du capital et de sa monnaie unique. La résistance du peuple grec opprimé par le dictat de l’UE, accompagnée par un syndicat de classe le PAME et le KKE, le parti communiste Grec a déstabilisé le gouvernement en place, secouant tous les gouvernements européens. L’axe droite-Parti Socialiste « pour sauver l’UE et l’euro » s’est mis en place contre l’intérêt du peuple. Cette situation montre encore plus les contradictions qui traversent et affaiblissent l’UE du capital.

 

Plus que jamais, notre analyse et notre appel au débat dans le PCF « Le PCF doit lancer une campagne pour la SORTIE DE L’EURO et la rupture avec l’UE au service du capitalisme. » sont pertinents et d’actualité. Nous t’avons demandé de publier cet appel successivement les 15 et le 24 octobre. Devant l’absence de réponse, nous avons téléphoné à quatre reprises dans ton service. Tu n’as pas pu prendre notre appel. Nous nous sommes entretenus, à chaque fois, avec ta collaboratrice afin de réitérer notre demande de publication de ce texte en phase avec l’actualité.

Nous  reproduisons ci-dessous la réponse que tu nous as adressée, par messagerie, le 14 novembre 2011, un mois après la demande initiale :

 

« Chère camarade,

J’ai bien reçu ton texte que j’ai transmis à la rédaction de Communiste(s)  qui est le lieu qui accueille les textes concernant le débat interne au PCF.

Nous avons, pour ce qui concerne notre rédaction, fait état de l’existence  de cet appel dans la rubrique politique.

Bien à toi.

Patrick Apel-Muller »

 

La publication de l’existence de notre appel à laquelle tu fais référence est une « puce » dans l’Humanité quotidien du 8 novembre 2011 de 113 mots sans compter quelques noms de signataires dont celui de notre illustre camarade Henri Alleg que je reprends ci-dessous.

 

«  Des communistes pour la sortie de l’euro.

Des responsables locaux et nationaux du PCF sont à l’origine d’un appel pour que leur parti lance « une campagne pour la sortie de l’euro et la rupture avec l’UE au service du capitalisme », « l’euro sert à aggraver la concurrence entre les travailleurs » et à « tirer les salaires et les acquis sociaux vers le bas » écrivent les signataires ( …). Ils affirment que le PCF doit reprendre son combat de toujours contre l’intégration dans l’Europe du capitalisme » sans céder à « l’illusion » que constitue, selon eux « une réorientation contre nature de l’UE ou de la BCE ? »

 

Tu conviendras avec moi, que cette présentation télégraphique, de la taille d’un timbre-poste ne peut en aucun cas présenter aux lecteurs de l’Huma notre analyse politique très argumentée.

 

Les lecteurs de l’HD ont pu, par contre, lire l’éditorial de Patrick Le Hyaric  de deux pages entières (17 – 23 novembre 2011) « Pour sortir des impasses de l’euroaustérité ». Les lecteurs de l’humanité ont pu lire dans le supplément communisteS du 16 novembre 2011 un texte de Jacques Fath « Sortir ou Construire, il faut choisir ». Ces deux publications sont sans conteste des réponses à notre texte que tu n’as pas fait publier. Nous les citons, pour l’exemple, en raison de leur longueur équivalente à notre texte, mais bien d’autres textes ont été publiés dans l’HD et l’Humanité sur ce sujet.

 

Quelle n’est pas notre surprise ! Déclencher une avalanche de contradiction à notre analyse sans qu’on lui accorde autre chose qu’une microscopique information sur son existence.

 

De quoi a-t-on peur ? Du débat ? De la contradiction ? De la pertinence de notre analyse révélée aux travailleurs qui rejettent l’UE du capital.

 

Rappelons le vote que l’on veut étouffer : le 29 mai 2005 le peuple français, comme d’autres peuples, avait dit non au traité de constitution européenne. Violant la souveraineté populaire et la démocratie, le traité de Lisbonne a pourtant été adopté.

 

Notre travail sur le terrain montre, sans l’ombre d’un doute, que ce «  Non » de classe est toujours vivant dans la population. Après 10 ans d’expérience de l’UE, construction au service de l’argent, et de l’Euros, un des outils d’exploitation des peuples de l’UE, les travailleurs les rejettent encore plus fort.

 

La pédagogie de la résignation ne prend pas.

Communistes, nous avons notre rôle à jouer.

Nous ne pouvons pas laisser l’extrême droite détourner cette colère avec des buts politiques diamétralement opposés aux nôtres et aux conséquences sans nom !

 

Les communistes, ont par le passé, tout en combattant fermement l’instrumentalisation de la droite et de la social-démocratie voulant assimiler les communistes à l’extrême droite, mené le combat du non à Maastricht et du non au TCE. Continuons !

 

Nous pouvons noter que les colonnes de l’HD sur la double page de « Que faire ? » sont ouvertes à des sociologues, des économiques, des personnalités, etc.. Nous ne me permettrons pas de juger ces textes. La direction de la publication du journal est libre des choix qu’elle fait. Nous soulignons particulièrement les colonnes de cette rubrique dans l’HD du 15 au 21 déc « L’euro est en plein marasme. Alors …. » par des syndicalistes.

 

En conséquence, nous, communistes, responsables locaux et nationaux d’organisation du PCF réclamons, cette fois ci publiquement, que l’Humanité Dimanche publie in-extenso notre appel au débat dans le PCF « Le PCF doit lancer une campagne pour la SORTIE DE L’EURO et la rupture avec l’UE au service du capitalisme. »

 

Les communistes ont droit à la confrontation des idées dans les colonnes de leur journal l’Humanité !

Il est inimaginable, pour nous, de penser qu’une censure serait mise en place contre notre texte. Ce grand journal est au-dessus de cela.

 

Nous  te remercions, camarade, de publier dans les semaines qui viennent notre texte dans l’Humanité Dimanche.

Reçois, cher camarade, nos salutations les plus fraternelles.

Le 20 décembre 2011

Quelques  signataires responsables locaux et nationaux du PCF :

Stéphane AURIOL (PCF-RATP, CN  PCF 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN) ;  Paul Rio (PCF Guérigny 58130) ; Laurent Richard (PCF Terre froide 38) ; Russel Yates (PCF Meaux 77), Marc Jammet (PCF Mantes la Jolie 78), Anne Marie Kolli (PCF 33), Bernard Le Meur  (PCF cellule  FEIGNIES  59 ), Jean Luc Tournay(PCF  STQUENTIN 02), Jean François Larosière (PCF Nord), Jean Claude  Bernatests (PCF Chauny 02), Monica BERNATESTS (PCF Chauny 02) Jocelyn Fontaine (PCF Raisme 59),Alain Girard (PCF  ), Raphaël Da Silva (PCF/JC Lyon 69), Jc Van Bervesseles (PCF 02, Charleville-Mézières), Savino Piccarreta (PCF Echirolles 38), Robin Matta (PCF/JC Marseille 13), Tenessee Garcia (PCF/JC Lyon 69), Luc GARNODIER, ( PCF/JC de Lyon, 69), Gautier Weinmann, (PCF 62,  Leforest), Antoine LUBRINA (PCF Allier), Remy DIMIER (PCF Toulon 83), Gérard TOLLET (PCF Oise, Méru), Noel ZICCHINA (PCF Corse Sud), Henri SABATIER (PCF 07), Guy NIEL (PCF Gentilly 94), Christiane ODETTI (PCF81),  Patrick LIEVIN (PCF 70) Fabienne LIEVIN (PCF 70) , André RUIZ (PCF 70), Jean-Pierre POINSOT(PCF 70), Sabrina MOINE (PCF70), José HERNANDEZ (PCF 81), Yves RALLIERES (PCF des Bastides  81), Danielle RALLIERES (PCF des Bastides 81), Joëlle SURAT-DUC (PCF Vigneux-sur-Seine 91),Thomas FEVRE (PCF/JC 42), Serge FRICOUT (PCF 24), Jeoffroy MOREAUX (PCF/JC Marseille 13), Anthony CREZEGUT (PCF/JC, CD Paris), Josette  GAWSEWITCH (PCF CD Paris).

 

1591,2 milliards d’euros. D’où vient la dette?

Elle a, en effet, explosé depuis 1974, passant de 14% du Produit intérieur brut à 82,3% en 2010 soit 1591,2 milliards d’euros.

Avec 50 milliards d’euros par an, les intérêts de la dette sont devenus le troisième poste de dépenses du budget de l’Etat.

Avant 1974, l’Etat pouvait emprunter directement et sans intérêt auprès de la Banque de France. C’est un ministre de Georges Pompidou qui, en 1973, a interdit  cette possibilité: Valéry Giscard d’Estaing.

Depuis – et parce que personne n’a jamais changé cette règle, l’Etat doit emprunter auprès des marchés financiers qui fixent au jour le jour les taux    d’intérêts.

La somme actualisée des intérêts de dettes payées aux marchés financiers depuis 1974 représente pour la France près de 1200 milliards d’euros – soit les quatre    cinquièmes de la dette actuelle!

 

Et si on prenait les choses du bon côté? Du côté des salaires pour relancer la consommation?

AUGMENTER LES SALAIRES POUR SORTIR DE LA CRISE

Pourquoi augmentent-ils la TVA partout en Europe?

C’est en effet une constante dans tous les pays européens et une injonction réitérée des marchés financiers: augmentez la TVA    pour résorber votre déficit public!

Bizarre non qu’un nouvel impôt soit réclamé avec autant d’insistance?

C’est que cet impôt n’est pas un impôt comme les autres: il n’est payé que par les consommateurs du pays qui instaure cette taxe.

Et il a même une particularité très intéressante pour le grand patronat, celle de pouvoir basculer une partie des cotisations patronales vers cet impôt.

Double avantage:

1. La TVA est récupérable (les entreprises la perçoivent d’abord en vendant leurs produits avant de la rembourser à l’état) et elle ne joue pas sur les échanges    internationaux.

2. En faisant passer une partie des cotisations salariales vers le TVA, cela permet de faire baisser « le coût du travail » et à l’entreprise d’être davantage    compétitive dans les échanges internationaux….. jusqu’à que les autres pays fassent de même.

Le « dindon de la farce » est, par contre, toujours le même: le salarié-consommateur et les pays, aspirés dans une spirale sans fin de baisses de rentrées fiscales et    de plans de redressement comme le propose encore le gouvernement Sarkozy.

Il est donc bien temps de reprendre le problème par le bon bout: celui de l’intérêt des citoyens, des salariés et de la hausse des salaires.

Des vétérinaires pour remplacer les médecins

C’est que vient de proposer (à titre personnel. …?) une élue socialiste de Bourgogne (Maire-adjoint de Dijon) pour intervenir en    cas d’urgence dans les « déserts médicaux ».

Une proposition qui a provoqué, à juste titre, une levée de boucliers chez les médecins et les vétérinaires.

Une proposition qui ne peut qu’interroger sur la régression formidable que certains sont déjà prêts en envisager au nom de « la crise ».

Pourquoi les enseignants ont raison de s’opposer au projet de révision de leur évaluation

Plus de 40% des enseignants du secondaire étaient en grève le 15 décembre 2011 à l’appel de la quasi-totalité de leurs organisations    syndicales et de plusieurs associations. Ils s’opposent à un projet de décret modifiant l’évaluation de leur travail.

 

Pourquoi les enseignants ont raison de s’opposer au projet de révision de leur évaluation dans Luttes, grèves, manifs 111215_manif_enseignantsCommunistes, nous leur apportons notre entier soutien.

Car il ne s’agit pas du tout de dispositions anodines mais d’un élément grave de l’attaque générale contre le service public de    l’éducation nationale.

 

L’évaluation des enseignants détermine leur évolution de carrière.

Pour l’instant, ils sont notés principalement sur leurs pratiques pédagogiques. L’évaluation est faite par des inspecteurs, anciens    enseignants eux-mêmes de leur discipline.

Le gouvernement veut que demain ils soient évalués exclusivement par le principal du collège ou le proviseur du lycée où ils enseignent au    cours d’entretiens tous les trois ans.

Cela change tout.

Dans le 1er cas, le critère est la qualité de la transmission du savoir aux élèves.

Dans le 2ème cas, le critère majeur sera l’obéissance aux consignes administratives.

Dans le 1er cas, l’évaluation est faite par une personne neutre vis-à-vis de l’enseignant.

Dans le 2ème cas, elle sera effectuée par un supérieur hiérarchique qui dispose de moyens de pression au quotidien sur l’enseignant    et qui est directement chargé d’appliquer la politique de son administration.

 

La politique du pouvoir, on la connaît.

Son objectif, ce n’est pas le développement des connaissances et des compétences pour tous, pour répondre aux besoins du pays et à    l’épanouissement personnel.

Derrière le modèle « managériale » vanté par le ministre Chatel, ancien DRH chez L’Oréal, se trouvent au contraire la    réduction des financements publics, la marchandisation de l’éducation, la ségrégation scolaire.

 

Les enseignants, l’éducation nationale sont globalement porteurs de l’esprit de l’esprit de service public. Le pouvoir veut le briser    à l’école, comme à la Poste, à France Télécom, à EDF etc.

La pression sur leur évolution de carrière, sur leur rémunération sera un moyen d’associer les enseignants à la politique de déclin de l’école    publique. Demain, plus ils accepteront d’abaisser le niveau d’enseignement, d’évacuer les élèves en difficulté vers des voies de garage, moins leur évolution de carrière sera pénalisée.

 

C’est peu dire que parents, élèves, citoyens, nous sommes concernés par la « réforme » de l’évaluation des professeurs.

 

Elle fait partie d’une logique d’ensemble, celle qui a amené depuis 5 ans à détruire 65.000 postes dans l’éducation, celle qui supprime des    enseignements, celle qui attaque la cohésion de l’éducation nationale, les diplômes nationaux, celle qui veut mettre en concurrence les établissements.

 

Les grévistes du 15 décembre 2011, dans la suite du succès de la journée de mobilisation du 27 septembre sur l’ensemble des    revendications, choisissent la bonne voie : celle de la lutte.

En 2012, au nom de la crise de la dette publique, que les gouvernements successifs ont eux-mêmes creusée, un plan de super-austérité se    prépare quelle que soit la majorité élue en mai/juin. Ce sera l’occasion d’intensifier l’attaque l’école publique.

 

La promesse, modeste (gagée sur la remise en cause des redoublements!), de François Hollande de recréer les 65.000 postes supprimés risquent    de s’envoler.

On a déjà pu constater comme l’autonomisation des universités en 2008 avec la loi LRU, en vue de leur mise en concurrence et de leur mise sous    tutelle du patronat, n’a pratiquement pas suscité d’opposition à gauche.

 

Communistes, nous mettons toute notre énergie pour élever le rapport de force en faveur de la défense de l’éducation nationale.

Dans la suite du 15 décembre, nous appelons à signer la pétition pour le

RETRAIT PUR ET SIMPLE DU PROJET DE DECRET SUR L’EVALUATION DES ENSEIGNANTS !

 

http://retraitduprojetevaluation.net/

Pcf Paris 15, 16 décembre 2011

LES COMMUNISTES INVESTISSENT LARGEMENT LES CANDATURES PCF DE CORINNE BECOURT ET OLIVIER TOURNAY

RESULTATS DE LA CONSULTATION DES COMMUNISTES

DECLARATION DE LA SECTION

Les 8, 9 et 10 décembre, les militants communistes de la 2ème circonscription de l’Aisne ont eu à s’exprimer sur le choix de leurs candidats en vu de l’élection législative de juin 2012.

Il faut se féliciter d’une forte participation avec 113 votants de toute la circonscription, dans le cadre d’un scrutin totalement transparent.

De plus, il faut également se féliciter que les militants aient fait très majoritairement le choix de venir participer au seul vote qui soit légitime au regard des statuts. En effet, ils ont pu s’exprimer en choisissant entre Corinne Bécourt et Olivier Tournay, candidats du PCF ou Guy Fontaine et la suppléante GU, candidats du Front de Gauche.

Les statuts sont limpides sur la question[1]. S’il y a plusieurs candidatures, les militants de la circonscription tranchent par leur vote. Il est très regrettable que l’exécutif de la Fédération de l’Aisne ai fait fi de cette base commune que sont nos statuts en organisant un autre vote où seul le bulletin Guy Fontaine était disponible (avec une participation de 40 personnes). Dans ces conditions, comment peut-on sérieusement et légitimement vouloir se présenter aux suffrages de électeurs de la circonscription face à la droite arrogante de Xavier Bertrand et l’extrême droite si on se réserve le droit de se soustraire au vote de militants. Personne ne peut accepter une désignation qui viendrait par le haut : le fait du Prince ne fait pas partie de nos valeurs.

Nos deux candidats sont dès lors en tête et deviennent officiellement les candidats à la législative. Nous pouvons amplifier le travail. La nécessité d’aujourd’hui est d’élever la riposte, à partir des luttes et du rapport de force anticapitaliste face à la politique de super-austérité qu’elle vienne, de la droite ou de la « gauche », sous l’égide de l’UE.


[1]L ’article 18.3. Stipule : « Dans l’instance concernée, le bulletin de vote présentant le projet de candidatures est adopté par les adhérent-e-s ou leurs délégué-e-s. Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures où se retrouve la très grande majorité des adhérent-e-s ou de leurs délégué-e-s. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. Celles qui reçoivent le plus de voix sont retenues. Les adhérent-e-s de la circonscription électorale concernée se prononcent alors individuellement, directement, à bulletin secret, sur le projet de candidatures. Il est définitivement adopté s’il recueille une majorité des suffrages exprimés. Au bout de ce processus, seules les candidatures ainsi désignées sont celles qui peuvent se prévaloir de l’investiture du Parti. En cas de maintien d’un-e autre candidat-e, les instances du Parti concernées peuvent suspendre les droits de cet adhérent, de cette adhérente. » Ce vote est nul et non avenu,La campagne des législatives doit être l’occasion de faire vivre notre Parti, sur une base de lutte, loin des marchandages politiciens

 

Le joural d’informations aux communiste (décembre 2011) vie du parti

Pourquoi Corinne Bécourt et Olivier Tournay sont candidats du PCF aux élections législatives des 10 et 17 juin 2011 pour la 2èmecirconscription de l’Aisne.

LES COMMUNISTES INVESTISSENT LARGEMENT LES CANDATURES PCF DE CORINNE BECOURT ET OLIVIER TOURNAY dans Conseil National du PCF 0000515442-0_w_230_h_230-300x1990000260176-0-300x274 dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif Chers camarades,

Les Saint-Quentinois, comme l’ensemble des travailleurs de France, vont avoir besoin des communistes, avant comme après les élections de 2012.

C’est, en résumé, cette réflexion qui a conduit le comité de section du PCF Saint-Quentin à proposer, pour les élections législatives, dans la deuxième circonscription, nos candidatures, celle d’Olivier Tournay comme candidat suppléant et celle de moi-même, Corinne Bécourt, comme candidate titulaire. Le choix du Comité de section tient compte des dernières assemblées et du fait que notre section couvre la quasi-totalité du territoire de la circonscription.

Vous nous connaissez. J’ai 48 ans, je suis animatrice sociale à la Ville, membre du bureau de section et également membre du Conseil national du PCF.

Olivier a 33 ans. Il est enseignant dans un établissement spécialisé, membre du bureau de section et conseiller municipal communiste à Saint-Quentin.

Les plans d’austérité se suivent. L’aggravation de la politique antisociale, menée depuis des années, est présentée comme la seule issue. Tout est fait pour nous préparer à de nouveaux sacrifices, quels que soient le président et sa majorité élus en 2012. Le consensus droite/ « gauche » est très large sur l’UE, l’euro, les « déficits » publics (dus à leurs cadeaux au patronat)… L’extrême-droite de Mme Le Pen est mise en avant pour canaliser la colère vers la plus dangereuse des impasses.

Il faut absolument faire grandir une autre perspective, celle de la riposte populaire qui part des luttes. Pour notre comité de section, c’est la priorité, c’est le rôle du Parti communiste.

Ces dernières années, avec les camarades de la section, nous avons été aux avant-postes pour les organiser.

Le mouvement pour défendre les retraites, il y a juste un an, a montré l’ampleur de l’opposition à cette politique. Nous avons contribué à mettre en action ensemble, sur des revendications politiques alternatives, aussi bien des salariés de l’industrie, des cheminots, des fonctionnaires, des lycéens, dans les manifs, au cours de plusieurs meetings. La question des retraites, du financement de la protection sociale, des services publics… devrait être au centre de la campagne.

Le rapport de force de 2010 existe toujours. Il faut l’animer.

Le mouvement contre les fermetures de classes et d’écoles à la rentrée a permis de faire reculer le rectorat, de mettre la droite locale devant ses contradictions. La section du PCF y a joué un rôle décisif, partant de l’intérêt des parents et des enseignants. La question de l’éducation et de la préparation de la rentrée 2012 (plus ou moins de suppressions de poste) sera aussi au cœur de la campagne.

La politique du pouvoir, ce ne sont pas que des chiffres, ce sont des réalités. Elles sont très dures. Je les vois au quotidien au centre social, malgré la pudeur des familles. Le chômage, la suppression d’une aide et c’est le risque, par exemple, de l’expulsion. Voilà qui doit être aussi au cœur de nos luttes. Il y a trois semaines, nous intervenions pour empêcher des expulsions. Nous avons réussi à créer un réseau de solidarité entre voisins, à avancer en même temps nos propositions pour le logement.

Olivier est élu dans une municipalité maintenant dirigée par le ministre des affaires sociales, Xavier Bertrand. Cela le place directement en affrontement avec toute la politique du gouvernement. La presse locale ne peut passer sous silence ses nombreuses interventions qui ont le don d’agacer la « personnalité » nationale.

C’est l’ensemble de ces luttes, dans une perspective d’alternative nationale, que nous voulons porter avec nos candidatures aux législatives 2012.

C’est déjà dans cet esprit que nous avons mené campagne aux cantonales 2011 avec Olivier et Aurélie Plé dans le canton de Saint-Quentin-centre, Maria Le Meur et Baptiste Tutin à Saint-Quentin-Nord.

C’est connu, notre section a désapprouvé l’alignement du Parti à la candidature « Front de gauche » de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles. L’effacement du PCF, de ses positions historiques, par exemple contre l’UE du capital, est bien une réalité aujourd’hui.

La campagne des législatives doit être l’occasion de faire vivre notre Parti, sur une base de lutte, loin des marchandages politiciens, des projets de recomposition politique, de tout alignement sur une nouvelle gauche plurielle.

C’est aussi le sens de nos candidatures. Que le Parti communiste français soit présent, visible, comme tel, conforme à sa raison d’être de défendre les travailleurs et le peuple contre le capitalisme.

Corinne Bécourt & Olivier Tournay, mandatés par le Comité de section

 

 

RESULTATS

Le dépouillement a eu lieu à 12H sous la responsablité de la commission électorale

Nous tenons à remercier tous les camarades qui se sont exprimés

Chacun à reçu le matériel de vote avec deux bulletins

  1. Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, candidats présentés par le PCF
  2. Guy FONTAINE, candidat Front de Gauche

169 adhérents

  • Votants : 113
  • Exprimés : 113
  • Pour Corinne BECOURT et Olivier TOURNAY, candidats présentés par le PCF : 113 voix
  • Pour Guy FONTAINE, candidat Front de Gauche : 0 voix

Le 8/12/2011

La commission électorale

Rappel des statuts du PCF

L’article 18.3. stipule : « Dans l’instance concernée, le bulletin de vote présentant le projet de candidatures est adopté par les adhérent-e-s ou leurs délégué-e-s. Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures où se retrouve la très grande majorité des adhérent-e-s ou de leurs délégué-e-s. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. Celles qui reçoivent le plus de voix sont retenues. Les adhérent-e-s de la circonscription électorale concernée se prononcent alors individuellement, directement, à bulletin secret, sur le projet de candidatures. Il est définitivement adopté s’il recueille une majorité des suffrages exprimés.Au bout de ce processus, seules les candidatures ainsi désignées sont celles qui peuvent se prévaloir de l’investiture du Parti. En cas de maintien d’un-e autre candidat-e, les instances du Parti concernées peuvent suspendre les droits de cet adhérent, de cette adhérente

EXPRESSION D’UN CAMARADE

A MA CONNAISSANCE . LA CONSULTATION ORGANISEE A GAUCHY PAR LA FEDERATION DE L’AISNE sur des critéres trés restrictifs , à jour de mes cotisations , je n’ai reçu aucun matériel pour participer à cette …consultation , a donnée les resultats suivants :
76 inscrits 41 exprimés 1 nul 1 blanc
GUY FONTAINE seul candidat autorisé a concourir n’a reçu que 39 suffrages .
dans ces conditions , il ne peut etre le candidat Communiste de la deuxiéme circonscription

 

Libération de Salah Hamouri : enfin !

vivelepcf – 15 décembre 2011

 Les autorités israéliennes ont fait connaître que Salah Hamouri ferait partie du second contingent de 550 prisonniers palestiniens libérés, le 18 décembre 2011, en échange de la libération du soldat israélien Gilat Shalit.

 

Libération de Salah Hamouri : enfin ! dans Faire Vivre et Renforcer le PCF 111215_Salah_HamouriEnfin ! Salah Hamouri, 26 ans, est détenu depuis 7 ans dans les geôles israéliennes à la suite d’accusations infondées et d’un procès inique par un tribunal militaire d’occupation. Israël l’aura même gardé en prison plusieurs semaines après le terme de sa peine, comme tant d’autres.

 

La double nationalité palestinienne et française de Salah Hamouri a occasionné une large campagne pour sa libération en France, menée notamment par les militants de la Jeunesse communiste et du PCF.

Nous partageons tous aujourd’hui la joie et le soulagement de sa famille.

 

L’action pour Salah aura permis de dénoncer plus fortement, d’incarner, le scandale de l’emprisonnement arbitraire de milliers de Palestiniens, de l’oppression permanente que subit un peuple dans la négation de ses droits.

 

Un parallèle s’est établi avec la situation de Gilat Shalit. Il faut en souligner les limites.

 

Gilat Shalit dispose lui aussi de la nationalité française à côté de la nationalité israélienne. Jeune, il s’est trouvé également privé de liberté, pendant 5 ans jusqu’en octobre dernier.

Mais les similitudes s’arrêtent là.

Le sort, individuellement regrettable, d’un malheureux trouffion de l’armée d’occupation israélienne, pris les armes à la main, n’a rien à voir avec celui de Salah Hamouri, jeune étudiant et militant palestinien arrêté injustement.

 

Dans ce cas, comme en général, il est impossible de renvoyer dos à dos oppresseur et opprimé.

 

On aura constaté, avec gravité, que les autorités françaises sont même allées au-delà.

Le sommet de l’Etat, comme la Mairie de Paris, a déployé un activisme bruyant pour soutenir la cause du soldat « Franco-israélien ».

Mais il a constamment manifesté des réticences aux demandes des proches du Franco-palestinien. L’intervention de la diplomatie française dans la libération de Salah ne s’est concrétisée qu’après la libération de Gilat Shalit et la fin de la peine de Salah Hamouri.

 

La lutte continue. Salah Hamouri doit retrouver l’intégralité de ses droits, pouvoir continuer ses études, témoigner, notamment en France.

Plus de 6000 prisonniers politiques palestiniens croupissent toujours dans les prisons israéliennes, dans des conditions indignes.

Malgré l’écho de la campagne pour l’adhésion de la Palestine à l’ONU, la situation réelle du peuple palestinien, ses libertés, son droit à disposer de lui-même, la paix n’avancent pas.

Le blocus maintient des conditions de vie critiques à Gaza. La colonisation de la Cisjordanie s’étend chaque mois.

 

Communistes français, nous amplifierons encore notre action pour la libération des prisonniers politiques en Israël, pour un Etat de Palestine, libre, souverain et indépendant, avec Jérusalem comme capitale, pour le droit au retour des réfugiés, pour une paix juste et durable.

Nous nous situons dans la suite du combat courageux que Salah Hamouri n’a jamais interrompu, mais au contraire mûri, dans la prison israélienne!

« Le socialisme est l’avenir »: 13ème rencontre des partis communistes et ouvriers à Athènes

Déclaration finale de la 13ème rencontre des partis communistes et ouvriers à Athènes

 Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 La 13ème rencontre des partis communistes et ouvriers s’est tenue à Athènes du 9 au 11 décembre 2011 sur le thème :

« Le socialisme est l’avenir !

La situation internationale et l’expérience des communistes, vingt ans après la contre-révolution en URSS. Les tâches à accomplir pour le développement de la lutte de classe dans les conditions de la crise capitaliste, des guerres impérialistes, des luttes populaires et des soulèvements en cours, pour les droits des ouvriers et des peuples. Le renforcement de l’internationalisme prolétarien et du front anti-impérialiste, pour le renversement du capitalisme et la construction du socialisme »

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Les représentants de 78 partis venant de 59 pays différents ont pris part à la rencontre. Nombre de partis qui ne sont pas parvenus à participer pour des raisons indépendantes de leur volonté ont envoyé des messages écrits.

 

Nous saluons depuis Athènes la montée des luttes populaires. Elles libèrent un immense potentiel émancipateur contre l’impérialisme, contre l’exploitation et l’oppression capitalistes, pour les droits sociaux, les droits au travail, le droit à la société sociale des travailleurs du monde entier.

 

La rencontre s’est tenue dans le contexte critique où la crise capitaliste, profonde et prolongée, continue de dominer la situation internationale. Elle s’accompagne d’une escalade de l’agressivité de l’impérialisme telle qu’elle s’est exprimée dans les décisions du Sommet de Lisbonne qui a défini la nouvelle stratégie de l’OTAN. Cette réalité confirme les analyses dressées dans les déclarations des 10ème, 11ème et 12ème rencontres internationales qui ont eu lieu au Brésil (Sao Paulo) en 2008, en Inde (New Delhi) en 2009 et en Afrique du sud (Tshwane) en 2010.

 

Il devient de plus en plus évident pour des millions de travailleurs que la crise est une crise du système. Il ne s’agit pas de défaillances au sein du système mais c’est le système lui-même qui est défaillant et qui engendre des crises régulières et périodiques. Cette crise provient de l’aiguisement de la contradiction principale du capitalisme entre le caractère social de la production et l’appropriation privée capitaliste et non de telle ou telle gestion du système ou de tel ou tel dysfonctionnement dû à la cupidité de quelques banquiers ou capitalistes ou encore au manque de mécanismes régulateurs efficaces. Cela souligne les limites historiques du capitalisme et la nécessité de renforcer les luttes pour la rupture anticapitaliste et antimonopoliste, le renversement révolutionnaire du capitalisme.

 

Aux États-Unis, au Japon, dans l’UE et dans d’autres économies capitalistes, les impasses des diverses formes de gestion bourgeoise sont manifestes. D’un côté, les politiques d’austérité mènent à une récession profonde et prolongée. De l’autre côté, les politiques expansionnistes, avec de grands plans d’aides publiques aux groupes monopolistes, au capital financier et aux banques fait grimper l’inflation et gonfler la dette publique. Le capitalisme transforme les faillites privées en faillites publiques. Le capitalisme n’a pas d’autre réponse à la crise que la destruction massive des forces productives et des ressources, les licenciements de masse, les fermetures d’usine, l’offensive généralisée contre les travailleurs et les droits syndicaux, contre les salaires, les retraites et la sécurité sociale, la baisse des revenus de la population, la hausse massive du chômage et de la pauvreté.

 

L’offensive antipopulaire se renforce. Elle se manifeste avec une intensité particulière dans certaines régions. La concentration et la centralisation du capital monopoliste intensifient le caractère réactionnaire du pouvoir politique et économique. Sont mises en avant les restructurations capitalistes et les privatisations pour la compétitivité et la maximisation des profits du capital, pour lui assurer une force de travail à moindre coût et un recul de plusieurs décennies en termes de droits sociaux et de droits des travailleurs.

 

L’intensité de la crise, sa simultanéité à l’échelle mondiale, la perspective d’une reprise lente et faible intensifient les difficultés des forces bourgeoises à gérer la crise, ce qui amène à l’aiguisement des contradictions et des rivalités inter-imperialistes. Le risque de déclenchement de guerres impérialistes s’accroît.

 

Les attaques envers les droits démocratiques et la souveraineté des peuples s’intensifient dans de nombreux pays. Les systèmes politiques deviennent plus réactionnaires. L’anticommunisme se renforce. Les mesures se généralisent contre l’activité des partis communistes et ouvriers, contre les syndicats, contre les libertés politiques et démocratiques. Les classes dirigeantes multiplient les tentatives pour piéger le mécontentement populaire au travers de changements de système politique, en recourant à une série d’ONG pro-impérialistes et d’autres organisations, en tentant de canaliser la colère populaire dans des mouvements soi-disant sans affiliation politique ou même présentant des traits réactionnaires.

 

Nous saluons les luttes et révoltes populaires et ouvrières de grande ampleur pour les droits démocratiques, sociaux et politiques contre les régimes antipopulaires au Moyen-Orient et en Afrique du nord, tout particulièrement celles de Tunisie et d’Égypte. Malgré les contradictions révélées par la situation actuelle, elles constituent une expérience significative que le mouvement communiste doit étudier et dont il doit se servir. Dans le même temps, nous condamnons fermement la guerre impérialiste de l’OTAN et de l’UE contre le peuple Libyen et les menaces d’ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie et de l’Iran ainsi que d’autres pays. Nous considérons que toute intervention étrangère contre l’Iran, sous quelque prétexte que ce soit, va à l’encontre des intérêts des travailleurs iraniens et de leurs luttes pour les libertés démocratiques, la justice sociale et les droits sociaux.

 

Ces événements confirment la nécessité de renforcer les partis communistes et ouvriers pour qu’ils jouent leur rôle historique, de renforcer plus encore les luttes des travailleurs et des peuples pour la défense de leurs droits et de leurs aspirations, d’utiliser les contradictions du système et les contradictions inter-impérialistes pour une rupture au niveau du pouvoir et de l’économie qui aille dans le sens de la satisfaction des besoins populaires. Sans rôle dirigeant des partis communistes et ouvriers et de la classe d’avant-garde, la classe ouvrière, les peuples seront à la merci de la confusion, de l’intégration au système et de la manipulation par des forces politiques qui représentent les monopoles, le capital financier et l’impérialisme.

 

Des réajustements importants dans le rapport de force international sont en cours : l’affaiblissement relatif de la position des États-Unis, la stagnation économique générale des pays capitalistes les plus avancés et l’émergence de nouvelles puissances économiques mondiales, notamment la Chine. La tendance à l’intensification des contradictions va en se renforçant, entre les centres impérialistes eux-mêmes et avec les économies dites « émergentes ».

 

L’agressivité de l’impérialisme s’intensifie. Des zones de tension et de guerre existent déjà dans plusieurs régions du monde. Elles se multiplient : en Asie et en Afrique, au Proche-Orient avec l’agressivité croissante d’Israël, en particulier contre le peuple palestinien. Dans le même temps, nous constatons la montée de forces néo-nazies et xénophobes en Europe, des interventions sous plusieurs formes, des menaces et une offensive contre les mouvements populaires et les forces politiques progressistes en Amérique latine. La militarisation se renforce. Le risque d’un embrasement général à une échelle régionale est de plus en plus grand. En ce sens, l’élargissement et le renforcement du front politique et social anti-impérialiste et les luttes pour la paix, qui vont dans le sens de l’éradication des causes des guerres impérialistes, sont fondamentales.

 

Il y a deux voies de développement :

 

· la voie capitaliste, celle de l’exploitation des peuples. Elle présente des risques lourds de guerres impérialistes, des menaces sur les droits des travailleurs, les droits démocratiques

 

· et la voie de la libération avec d’immenses possibilités de défense des intérêts des travailleurs et des peuples, de réalisation de la justice sociale, de la souveraineté populaire, de la paix et du progrès. La voie des luttes populaires et ouvrières, la voie du socialisme et du communisme, historiquement nécessaire.

 

Grâce à la contribution décisive des communistes et du mouvement syndical orienté sur des positions de classe, les luttes ouvrières en Europe et dans le monde entier se sont encore renforcées. L’agressivité impérialiste se heurte à une résistance populaire résolue au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

Cette réalité, avec toute l’expérience accumulée jusqu’à présent, en particulier en Amérique latine, les luttes et les évolutions en cours, démontrent les possibilités de résistance, de lutte de classe, permettant aux peuples d’avancer, de gagner du terrain, en infligeant des défaites à l’impérialisme parce qu’ils ont comme objectif le renversement de la barbarie impérialiste.

 

Nous saluons les luttes des peuples et des travailleurs et faisons le constat de la nécessité de les renforcer. La situation exige l’intensification de la lutte de classe, de la lutte idéologique, politique, de la lutte des masses pour mettre en échec les mesures antipopulaires et de mettre en avant des objectifs qui répondent aux besoins actuels des peuples. La situation exige une riposte organisée des travailleurs pour une rupture anti-monopoliste et anti-impérialiste, pour le renversement du capitalisme mettant fin à l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

Aujourd’hui, les conditions sont mûres pour la construction de larges alliances sociales anti-monopolistes et anti-impérialistes en mesure de vaincre l’offensive et les agressions impérialistes, sous toutes leurs formes, de combattre pour le pouvoir et pour la mise en œuvre de transformations profondes, radicales, révolutionnaires. L’unité de la classe ouvrière, l’organisation et l’orientation de classe du mouvement ouvrier sont des éléments fondamentaux pour la construction de véritables alliances sociales efficaces avec la paysannerie, les couches moyennes urbaines, le mouvement des femmes et le mouvement des jeunes.

 

Dans cette lutte, le rôle des partis communistes et ouvriers aux niveaux national, régional et international et le renforcement de leur coopération sont indispensables. L’activité commune coordonnée des partis communistes et ouvriers, des organisations communistes de jeunesse et des organisations anti-imperialistes auxquelles les communistes apportent une contribution importante constitue un des éléments les plus sûrs pour avancer vers l’élargissement de la lutte anti-impérialiste et le renforcement du front anti-impérialiste.

 

La lutte idéologique du mouvement communiste est d’une importance vitale pour défendre et développer le socialisme scientifique, pour faire reculer l’anticommunisme contemporain, pour affronter l’idéologie bourgeoise, les théories anti-scientifiques et les courants opportunistes qui rejettent la lutte de classe, pour combattre le rôle des forces social-démocrates qui défendent et mettent en œuvre les politiques pro-impérialistes et anti-populaires en soutenant la stratégie du capital et de l’impérialisme. La compréhension du caractère d’ensemble des luttes nécessaires à l’émancipation sociale, nationale et de classe, pour la mise en avant explicite de l’alternative socialiste, exige la contre-offensive idéologique du mouvement communiste.

 

Le renversement du capitalisme et la construction du socialisme constituent une nécessité impérative pour les peuples. A la mesure de la crise du capitalisme et de ses conséquences, les expériences internationales de construction socialiste prouvent la supériorité du socialisme. Nous réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui luttent pour le socialisme, avec ceux qui sont engagés dans la construction du socialisme.

 

Seul le socialisme peut créer les conditions de l’éradication des guerres, du chômage, de la faim, de la misère, de l’analphabétisme, de la précarité subie par des centaines de millions de personnes, de la destruction de l’environnement. Seul le socialisme crée les conditions du développement correspondant aux besoins présents des travailleurs.

 

Ouvriers, paysans, travailleurs des villes et des campagnes, femmes, jeunes, nous vous lançons un appel à la lutte, tous ensemble, pour mettre un terme à la barbarie capitaliste. Il y a de l’espoir, il y a une perspective. L’avenir appartient au socialisme.

 

Le socialisme est l’avenir !

PCF/Nucléaire – position des militants communistes de l’énergie de Rhône-Alpes

Adresse des militants communistes de l’Energie de la Région Rhône-Alpes, aux fédérations PCF et élus communistes de la région Rhône Alpes.


Les questions de l’Energie, en particulier la production de l’Electricité sont de toutes les actualités, accord PS et EELV, position de l’UMP et interventions permanentes, de Fillon, Besson et Xavier Bertrand… sur le sujet montrant les incohérences de cet accord et mettant toute la gauche dans le même sac, même Marine Le Pen sur le 20h s’exprime sur le sujet du nucléaire. Et nous ??? Est-ce le fait que nous soyons dans le Front de Gauche que nous nous exprimons timidement sur le sujet ? Nous ne pouvons pas nous satisfaire du passage sur l’énergie contenu dans le programme du Front de Gauche qui ne traite pas complètement le sujet. Nous sommes conscient du désaccord qui subsiste à l’heure actuelle et qui n’est pas marginal, avec notamment le Parti de Gauche sur le sujet. Ce dernier s’exprime notamment par ces Elus qui bien font une caricature du sujet, en opposant les salariés de la sous-traitance dans le nucléaire à ceux d’EDF qui défendraient leur prés carré.

Oui pour nous Militants Communistes, la production de l’Electricité ainsi que son accès sont des enjeux de Société fondamentaux. Sans Electricité, pas d’éducation, pas de chaine de froid alimentaire, pas de vaccins, pas d’accès à la santé, pas d’eau potable, pour certain pas de chauffage et sur tout pas de tissus industriel donc pas d’emploi….

Il faut sortir l’accès à l’énergie de la sphère marchande. L’Energie n’est pas une marchandise, la loi de la concurrence ne peut pas répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux. On le voit avec la libéralisation du marché en Europe. Donc la question n’est pas d’augmenter le prix de l’Energie pour obliger à réduire sa consommation ce qui créera encore plus d’inégalités entre ceux qui possèdent et les autres, mais bien l’accès pour tous à l’Energie à un prix le permettant. C’est en autre ce qui a prévalu avec la Loi de Nationalisation d’EDF et GDF en 1946.

En France plus de 3.7 millions de foyer sont déjà en précarité énergétique, soit plus de 10 millions d’habitants. Chaque année 150.000 foyers sont exclus de l’accès à l’Electricité car coupés pour impayés !

Oui bien sur qu’il faut encourager les économies d’Energies, notamment de l’Electricité afin de ne pas gaspiller un bien précieux. Cependant faire croire que grâce à cela, nous répondrons aux enjeux environnementaux et aux besoins de chacun est un leurre. Un petit éclairage sur le sujet, un habitant de Vaux en Velin consomme 3 fois moins d’Electricité qu’un habitant de Charbonnière et pourtant ces appareils Electriques sont bien souvent plus énergétivores.

La consommation d’Electricité va être en augmentation sur toute la planète. Si nous voulons réduire l’impact du charbon et du pétrole pour agir sur la production de CO2, l’Agence Internationale de l’Energie estime qu’il faudra, une augmentation de la production l’Electricité et produire 35.000 TWH contre 27.000TWH actuel, soit +29,62%,(La France produit 550TWH) avec une diminution du poids des Energies Fossiles pétrole et charbon. En 2008, le pétrole et le charbon (32%) représentaient 75% du Mixte Energétique. En 2035 ces Energies Fossiles devraient représenter 55%. Le nucléaire en 2008 représentait 2.731 TWH (13,8%), en 2035 se sera 4.900TWH, soit une augmentation de 50% de la production nucléaire en 30 ans.

La Région Rhône Alpes avec un peu plus de 25% de production est la première Région de France pour la production d’Electricité. Elle consomme environ 63 Téra Watt Heure, soit + de 11% de la production Française. La consommation d’Electricité de l’industrie (très Haute tension et Haute tension) en Région Rhône Alpes est de plus de 44TWH, soit la première Région de France. La consommation basse tension (usagers domestiques, artisans, collectivités locales) est de 18 TWH soit la deuxième Région en France. Pour indication les Centrales Nucléaires de Bugey et de Tricastin produisent annuellement entre 40 à 50TWH de production d’Electricité. Les 130 Eoliennes installées en Rhône Alpes c’est 0.683TWH an. Le Schéma Régional Air Climat Energie a comme objectif très favorable d’installer 350 Eoliennes en Région avec comme objectif de produire 1.5TWH ans.

Il ne faut pas sortir de polytechnique pour s’apercevoir, que les ENR ne peuvent pas remplacer notamment Tricastin et Bugey et que les économies d’Energie ne peuvent pas être la seule réponse au sujet.

Il faut être clair, et dire que si nous voulons garder un tissus Industriel avec des Industries Energétivores (qui au passage mettent en œuvre de nouveaux procédés réduisant leur consommation qu’il faut encore développer) en Région, promouvoir les transports en commun (Métro, Tram, TER) faire le TGV Lyon Turin, transférer les camions sur le rail, avoir une activité touristique en montagne… il va falloir produire au moins autant si non plus d’Electricité. Donc les Centrales Nucléaires nous les remplaçons par quoi, en l’état actuel des Recherches, de nos Connaissances ?

La seule réponse à ce jour, c’est le choix des Allemands soit construire des Centrales Thermique à Flamme, type charbon ou fuel, le gaz pose problème car les canalisations ne sont pas suffisantes pour transporter tout ce gaz. Aussi les investissements dans le réseau seraient énormes, de plus nous achetons déjà pour 12 Milliards d’Euros de gaz annuellement, cela conduirait à acheter pour plus de 36 Milliards d’Euro de gaz. L’achat de l’uranium c’est 1 Milliard d’Euros par an. La question de la balance Economique est aussi à prendre en compte. Pour information la banque Allemande d’investissement estime à plus de 250Milliards d’Euros le coût du choix Allemand de sortit du Nucléaire à l’heure l’ou on nous parle d’explosion de dette dans chaque Pays, une tel mesure serait payée par qui ?

Par ailleurs, les Centrales Thermiques à Flamme, même avec les nouvelles technologies dites « propres », ne sont pas exemptes d’émanations de CO2 et de GES ; dans un cadre mondial de réchauffement climatique, on ne peut pas ignorer que le Nucléaire reste une Industrie sans effet sur le CO2 et les GES »D’ailleurs sur le sujet un intéressant dossier de presse traite d’une étude récente de l’UFE, « quels choix pour la France ? ».

Toujours sur notre Région une Agglomération comme le Grand Lyon c’est un peu plus de 10TWH de consommation annuelle. Une production moyenne de 10TWh (10 milliards de KWH) sur une année peut être obtenue avec l’un des moyens de production suivants (même si les comparaisons entre filières de production sont délicates ; les grandeurs présentées ici ne sont donc que des estimations, reposant sur des moyennes de rendements et de durées de fonctionnement) :

– Thermonucléaire c’est un peu moins de 1.5 x 1 tranche de 900MW (type Bugey, Tricastin, Cruas)

– Eolien 2.000 Eoliennes d’une puissance de 2MW (équivalent de 2.500heures, pleine puissance par an)

– Photovoltaïque 10 millions d’installations de 10 m², d’une puissance de 1kw pour 10m² (rendement annuel moyen de 1MWH/ 10m²)

– Thermique à flamme

Biomasse 16 millions de tonnes de bois

Charbon 3.5 millions de tonnes

Pétrole 2.2 millions de tonnes

Gaz 1.6 milliard de m³

 

Il serait aussi nécessaire d’aborder le Statut de tous les Salariés de l’Energie, le Pôle Public de l’Energie pour des Nouvelles Nationalisations notamment des Energies, les Concessions Hydraulique, le développement des ENR et des Filaires Industrielles ENR Française, les Concessions de Distribution, des Taxes qui pesent sur l’Electricité TCFE (ancienne TLE) la CSPE….. Le sujet est bien plus vaste que le Nucléaire mais celui-ci à l’heure actuelle est incontournable.

Pour ne pas être plus long, nous Communistes de l’Energie nous souhaitons avoir un débat rapidement avec nos Partenaires, en tout état de cause avant les Elections Législatives voir Présidentielles. Non l’Energie Nucléaire n’appartient pas à un Parti. Bien que les Médias mettent en exergue la droite comme défendant le sujet, ces questions d’Energies qui sont inscrites dans le Programme du Front de Gauche qui souhaite un Grand Débat avant un Référendum sur le sujet, mérites effectivement des réponses claires des Partis pour proposer une vraie Politique de Gauche en réponse aux besoins des Populations.

Quid des Candidats Communistes aux Législatives, engagés au nom du Front de Gauche ; sont-ils condamnés à devenir schizophrènes ? »

Dans l’état actuel nous n’aimerions pas nous retrouver à faire le choix lors des Législatives entre une Droite voir UMP et une Gauche (PS, EELV) voir un Front de Gauche sombrant dans l’anti nucléaire.

Les Communistes Militants dans l’Energie de la Région Rhône Alpes.

 

Signataires au 21 NOVEMBRE 2011

 

Gilles Pereyron, Mickael Fieschi, Michel Servonnet, Daniel Laurent, Georges Blonde, Alain Buet, Pascal Lazarre, Didier Garnier, Maud Millier, Déborah Greffe, Jean Luc Fargier, Gilles Benateau, Gérard Martin, Maxime Villota, Fréderic Puech, Fabien Poncet, Olivier Decocq, Jérome Bation, Héléne Troncin, Sylvain Fallot, Stéphane Berger,

Législatives 2012 : André Gerin ne se représente pas

La presse lyonnaise a fait état (Le Progrès du 8 décembre) du choix d’André Gerin de ne pas se représenter aux élections législatives de 2012. Député depuis près de 20 ans, Gerin avait dénoncé le redécoupage qui élargit la circonscription de Vénissieux à une bonne partie de la ville voisine de Saint-Priest, bastion socialiste.

Au vu des résultats des élections précédentes, le PS apparaît effectivement en situation très favorable pour prendre le siège de député.

 

Le statut de député d’André Gerin a permis de le mettre en avant au niveau national pour porter des expressions politiques très différentes.

111212_gerin_raoult.jpgIl s’est trouvé, tour à tour ces dernières années, représentant des « communistes orthodoxes » aux congrès du PCF, communiste hétérodoxe vantant le « capitalisme des métiers et des savoir-faire », complice de son ami député UMP Eric Raoult, qui a préfacé son livre « les Ghettos de la République ». Ensemble, ils ont animé la mission parlementaire sur la Burqa, commanditée par Sarkozy, Gerin comme président, Raoult comme rapporteur.

 

Gerin a contribué à semer le trouble parmi les communistes, à déconsidérer les communistes qui se battent pour le renforcement du PCF sur des bases de classes.

 

Maintenant, Gerin sera-t-il candidat aux présidentielles ? La question reste en suspens. Il ne l’a pas communiqué à la presse.

 

En janvier 2011, il avait avancé sa candidature dans le cadre de la consultation interne au PCF. Ensuite, il a préféré de ne pas soumettre sa candidature au vote et se défausser sur le député André Chassaigne, qui défend pourtant des positions en faveur du Front de gauche et se rallie à Melenchon.

Cela n’a pas empêché Gerin, après la consultation, d’évoquer à nouveau l’hypothèse d’entrer en lices pour les présidentielles en même temps qu’il lançait une violente diatribe contre l’immigration.

 

A plusieurs reprises, nous avons exprimé, sur ce site, notre refus d’être associés, d’une façon ou d’une autre, à André Gerin, qu’il soit député ou non.

 

S’il entend être candidat aux présidentielles, ou chef de telle ou telle fraction du PCF, ce sera évidemment sans nous.

 

Le PCF en a assez d’être malade de ses élus !

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