Archive | 18 octobre 2011

Saint -Quentin, expulsion….Encore (Article du Courrier Picard)

SAINT-QUENTIN Expulsion: le compte à rebours

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Hier matin, dès 9 heures, le camion de déménagement était stationné devant la résidence des Flandres, au quartier Europe. Il est reparti vide, une demi-heure plus tard.

In extremis, hier matin, une mère de deux enfants a évité l’expulsion de son appartement du quartier Europe. Le sous-préfet est intervenu.

La trêve hivernale approche. Les tentatives d’expulsion avec. Hier matin encore, la locataire d’un appartement de la rue Boileau, au quartier Europe, est passée tout près d’un déménagement express. Tout comme la semaine dernière, une femme de 44 ans était sous le coup d’une expulsion de son deux pièces, à la cité des Aviateurs, faubourg Saint-Martin. La mobilisation de militants communistes, couplée à celle des voisins, avait permis de repousser l’échéance jusqu’en mars. Cette fois, la situation semble plus tendue pour cette mère de deux enfants, acculée par des arriérés de loyers estimés à 2 400 euros.

Hier, à 9 heures, au troisième étage de la résidence des Flandres, c’était l’effervescence. Assise au pied de sa porte, la locataire incriminée pleure à chaudes larmes. L’huissier de justice, accompagné de fonctionnaires de police, vient de lui signifier l’expulsion de son logement. Elle se savait en sursis. «Ça fait un an que le dossier est en œuvre », se justifie l’homme de loi. «Il faut qu’il agisse avant la fin du mois », souffle une voisine de palier, sortie en robe de chambre.

Les déménageurs du CIL étaient prêts à emballer les affaires dans les cartons. Mais, le sous-préfet, qui n’aurait pas été prévenu de la manœuvre, a illico suspendu la sanction. Comme la semaine dernière.

Trouver un autre logement

Avec 750 euros mensuels de ressources et un loyer de plus de 500 euros, la locataire ne peut plus subvenir aux besoins de son foyer et de ses deux enfants, jeunes majeurs sans emploi. Mais selon Corinne Bécourt, élue au bureau national du Parti communiste, «il y a 700 euros d’APL (allocation personnalisée au logement – NDLR) bloqués ».

La militante a bien mis en garde sa protégée du jour de se tenir prête à partir à tout moment. «Il va falloir faire jouer la solidarité de l’immeuble », lui a-t-elle expliqué en substance, lui conseillant vivement d’entamer ses cartons au cas où policiers et déménageurs viendraient à nouveau toquer à la porte. En attendant, Corinne Bécourt et ses troupes ont entrepris des démarches pour lui dénicher un autre logement, en ville. Avant le début de la trêve hivernale, le 1er novembre.

GUILLAUME CARRÉ

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