Archive | 10 octobre 2011

50% de grévistes chez les enseignants le 27 septembre : continuer !

111010manifecole.jpg50% de grévistes chez les enseignants le 27 septembre : continuer !

Avant, après 2012, seule la lutte sera décisive pour gagner le changement

Par le nombre, la journée de grève et de manifestation du 27 septembre 2011 dans l’éducation a fait la démonstration de la persistance de la colère, de la volonté de changement politique, de la capacité de mobilisation des salariés. L’opposition massive à la casse des retraites et les millions de manifestants l’an dernier ne se sont pas évanouis.

Comment cela pourrait-il en être autrement dans l’éducation après une rentrée encore plus difficile due notamment aux effets des suppressions 66.000 postes depuis 2007 ? La situation devient de plus en plus insoutenable dans la plupart des établissements.

La question de la perspective politique est plus que jamais posée. Dans les mois qui viennent, elle va être de plus en plus placée sous le signe des élections de 2012. Le budget de l’Etat qui s’apprête d’être voté est quasiment virtuel pour l’éducation puisque la rentrée et les 14.000 nouvelles suppressions de poste prévues auront lieu après mai 2012. Le Parlement, dont le Sénat nouvellement de « gauche », va surtout être le théâtre de joutes préélectorales.

Il est de la plus haute importance de ne pas laisser la perspective enfermée dans ce cadre électoral.

Depuis 10 ans, la stratégie européenne dite de « Lisbonne » de démantèlement des systèmes publics d’éducation, de marchandisation des enseignements guide les gouvernants nationaux, qu’ils soient de droite ou de « gauche ».

En 2003, le gouvernement Raffarin est parvenu à « décentraliser » les personnels techniques de collèges et lycées.

Depuis 2007, les suppressions de postes affaiblissent tout le système. La suppression de la carte scolaire accroît les inégalités et en atteint sa cohésion. Tous les effets pervers attendus se produisent. La « réforme » du lycée appauvrit gravement les enseignements aussi bien dans les filières générale que professionnelle et technologique, donc les possibilités d’acquisition de la culture générale et de l’esprit critique comme des qualifications ouvrières. La formation des maîtres a été démantelée. Le statut des enseignants, comme celui de tous les fonctionnaires, est fragilisé. Le pouvoir a engagé l’autonomisation des établissements, en vue de « l’école-entreprise avec un directeur-patron », avec notamment l’organisation des heures de soutien.

Le travail de sape permanent de l’éducation nationale a ainsi gravement avancé.

Les très fortes résistances du monde enseignant et du pays ont freiné ce mouvement mais sans réussir pour l’instant à l’inverser. C’est bien la question impérieuse. Seul le développement de la lutte sur les alternatives immédiates peut le gagner.

Il n’y aura pas de miracle électoral. On se souvient comment Claude Allègre ou Ségolène Royal ont dit tout haut, attaquant les enseignants, ce qui est la logique dominante au PS, conformément à ses choix européens. Le PS a aussi approuvé l’autonomisation des universités, préalable à leur mise en concurrence sous tutelle du patronat.

Pour 2012, les leaders de gauche sont prudemment flous, en particulier sur les questions de moyens. Par exemple, François Hollande promet maintenant le rétablissement des postes supprimés depuis 2007 (ce qui ne suffit d’ailleurs pas vu l’augmentation du nombre d’élèves) mais l’étale sur 5 ans et l’assortit de la suppression, totalement discutable, des redoublements. Face aux dégâts de la suppression de la carte scolaire, il est vaguement question de créer une « nouvelle sectorisation ».

Qu’on ne s’y trompe pas. Un plan de super-austérité se prépare contre le peuple français, comme s’il en abat sur les autres pays d’Europe, au nom de la crise, de la récession, des dettes publiques que les politiques menées provoquent elles-mêmes. Les quelques promesses préélectorales au monde de l’éducation risquent fort de s’envoler.

Aussi le succès de la mobilisation du 27 septembre en appelle d’autres. Des possibilités très importantes de convergences de lutte sont possibles pour défendre l’éducation nationale. Elles se créent spontanément avec les parents contre les fermetures de classe. Elles se développent avec l’ensemble de la fonction publique saignée de même par la RGPP. Elles peuvent grandir aussi avec le monde ouvrier face à l’affaiblissement organisé parallèlement des branches industrielles et des filières professionnelles.

Le 27 septembre, des enseignants de l’école privée manifestaient également. C’est principalement ce qu’ont mis en avant les media. En tant que salariés, avec leur propre statut, ils ont raison de revendiquer. Mais il ne saurait être question, le moins du monde, d’intégrer à la bataille pour le service public, pour l’éducation nationale, le secteur privé. Celui-ci, même sous contrat, est nettement moins frappé par les réductions de moyens gouvernementaux. Il joue plus que jamais son rôle néfaste dans le développement des inégalités scolaires, d’une logique de concurrence, toujours dans la négation de la laïcité républicaine.

Communistes, nous mettons en avant nos propositions : vaste plan de recrutement d’enseignants et de personnels éducatifs sous statut, rétablissement de la formation pédagogique, réintégration des personnels régionalisés dans l’éducation nationale, rétablissement d’une carte scolaire respectant cohésion territoriale et mixité sociale, développement des enseignements etc.

Notre pays a besoin de plus d’école pour tous !

Nous assortissons nos propositions des conditions de la rupture avec la politique actuelle : fin des cadeaux au patronat et aux plus riches, augmentation des salaires, affranchissement des traités et directives de l’UE du capital et de l’euro.

Les bombes françaises en Libye, en Afghanistan ou en Côte d’Ivoire, cela coûte au moins un milliard d’euros soit 40.000 postes d’enseignants !

Face aux attaques qui se préparent, préparons les plus grandes mobilisations, avant comme après les élections de 2012 ! A commencer par la journée d’action, de grève et de manifestation interprofessionnelle du 11 octobre.

Libération de René Gonzalez, un des « 5 de Miami » : renforcer la solidarité contre la justice inique des Etats-unis

 

Article JJ pour http://vivelepcf.over-blog.fr/ et pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

amprenegonzalezjuntoasusdoshijas2011100734354.jpgRené Gonzalez a été libéré le 6 octobre 2011, après 13 ans de détention dans les geôles américaines.

 

Libre ? Pas complètement. Il est encore astreint pour trois ans à porter un bracelet électronique à la cheville et interdit de retour à Cuba. Sa femme est interdite de visa aux Etats-Unis. Ils ne se sont pas revus depuis treize ans. Ils ne se reverront peut-être pas avant 2015. Une nouvelle manifestation de la conception US des droits de l’Homme !

 

Les autorités cubaines et la famille de René Gonzalez expriment par ailleurs leurs craintes pour la sécurité du « libéré » dans un pays où les exilés fascistes cubains pourraient attenter à sa personne.

 

Cette libération, la plus tardive possible, a au moins le mérite d’attirer l’attention internationale sur les « 5 de Miami », ces 5 Cubains scandaleusement emprisonnés depuis 1998, condamnés pour certains à vie à la suite d’un procès inique.

Leur situation est devenue un symbole de la politique américaine d’intimidation contre Cuba mais aussi de la solidarité mondiale avec le peuple cubain et le système politique socialiste qu’il s’est choisi.

 

Les « 5 », outre René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Ramon Labanino et Antonio Guerrero, étaient chargés par Cuba de surveiller les activités anti-cubaines d’organisations d’extrême-droite implantées en Floride, dont la sinistre FNCA, Fondation nationale cubano-américaine qui finance les attentats terroristes à Cuba. En aucun cas, ils n’ont porté atteinte à la sécurité ou à la légalité américaines.

Mais ce n’est pas le problème des autorités et de la justice américaines qui ont voulu faire un exemple, avoir un nouvel instrument de pression idéologique contre Cuba.

 

La libération de René Gonzalez est l’occasion d’intensifier la campagne pour la libération de tous les 5.

C’est une question humanitaire. René doit pouvoir regagner Cuba et retrouver sa famille. Comme les quatre autres.

C’est aussi et avant tout une question politique. La souveraineté de Cuba doit être respectée. L’embargo économique doit être levé.

Les « 5 de Miami » doivent être libérés.

Communistes français, nous continuerons à porter ce combat.

La direction du Parti socialiste a pris la lourde responsabilité de rapprocher la vie démocratique du niveau zéro, en suivant le piètre modèle américain.

Primaires du PS: un recul démocratique pour esquiver l’exigence populaire de changement

La direction du Parti socialiste a pris la lourde responsabilité de rapprocher la vie démocratique du niveau zéro, en suivant le piètre modèle américain.

Le PCF Paris 15ème dénonce l’organisation de « primaires » par le PS et ne comprend pas que 60 écoles publiques de notre arrondissement soient mises à disposition de cette initiative qui n’a rien d’officiel.

On comprend l’objectif de l’opération politicienne et de sa mise en scène. Six personnages incarnent superficiellement un positionnement plus ou moins « social à gauche » ou « centriste ». Mais ils ont tous adopté le même programme et siègeront dans le même gouvernement en cas d’alternance. Il ne s’agit que de canaliser l’électorat vers le candidat PS au 1er tour des présidentielles. D’autres socialistes ou « écologistes » se chargent de le faire pour le 2nd tour.

Nous le vivons de façon flagrante depuis 2007 : La réduction de la vie politique à la personne du Président de la République et à une élection tous les cinq ans est une arme pour imposer au peuple la politique de régression économique et sociale. Le PS, qui, souvenons-nous, a adopté en commun le quinquennat avec la droite en 2000, enfonce le clou aujourd’hui avec son « casting ».

Bien sûr qu’il faudra battre Sarkozy et l’extrême droite. Mais pour nous communistes, la question n’est pas qui va continuer la politique au service de l’argent après mai 2012 mais comment on la combat et on commence à la mettre en échec.

La politique de super-austérité qui s’abat sur les pays d’Europe les uns après les autres, au nom des déficits publics et de la finance internationale, est à l’ordre du jour de la France dès les élections passées. Alors que déjà la vie est de plus en plus dure pour des millions de salariés, de retraités, de jeunes, de chômeurs.

Aussi les promesses électorales d’aujourd’hui n’engagent que ceux qui les croient. Les socialistes grecs ont été élus en 2009 sur l’engagement d’augmenter les salaires de 5%…

Mais les positions de fond ne peuvent pas toujours être masquées. Les annonces des dirigeants du PS sont inquiétantes pour l’avenir du financement de la Sécurité sociale (CSG). Le PS vient de voter le plan d’étranglement du peuple grec conçu par l’UE, la BCE et le FMI. Il a laissé passer en 2009 le plan de renflouement des banques. En 2008, il a ratifié avec la droite, contre les Français, le Traité de Lisbonne. Fondamentalement, ses choix s’alignent sur ceux de l’UE du capital.

Pour nous communistes, l’heure n’est pas et ne sera jamais à faire « le choix du moins pire ».Les travailleurs ont déjà donné ! Toute notre énergie est déployée pour faire grandir des positions de rupture et contribuer au développement des luttes.

Un rapport de forces considérable existe dans le pays pour un vrai changement. Le mouvement pour les retraites, il y a un an, l’a montré par millions. Son échec a déjà été dû à l’enfermement de la perspective politique sur les élections de 2012. Le 27 septembre, les enseignants ont fait grève et manifesté en masse. Les ouvriers des raffineries du sud, de la sidérurgie en Lorraine se battent contre la liquidation de leurs usines par les trusts gavés d’argent public. A la SNCF, la mobilisation des cheminots grandit contre la politique de mise en concurrence et de privatisation.

Sur cette base construisons la riposte ! Refusons de payer leur crise ! Défendons sans concession la Sécurité sociale et les services publics! Gagnons des nationalisations démocratiques ! Refusons l’application des traités et directives européennes ! Gagnons la rupture avec l’UE du capital et l’euro !

Tout cela, ce n’est pas dans les « primaires » du PS que vous pourrez l’exprimer ! Adhérez au PCF !

 

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Les contrôleurs SNCF n’en peuvent plus de la politique de destruction du service public

Les circonstances précises de l’horrible agression d’un contrôleur, le 6 octobre 2011, sur le Lyon-Strasbourg seront connues en leur temps.

Mais l’ampleur du mouvement spontané, qui s’est étendu en quelques heures à tout le pays, de ses collègues est révélatrice d’une véritable situation de crise à la SNCF. L’émotion a été d’autant plus forte pour chaque agent de contrôle que le drame a fait écho à des expériences personnelles. En quelques années, les conditions de travail de cette catégorie de personnel, à l’avant-poste des relations avec les usagers, se sont considérablement, dramatiquement, dégradées. Et cet état de fait, que la direction de la SNCF n’ose pas nier, a des causes réelles et sérieuses, au premier titre desquelles sa politique de marchandisation et de privatisation.

La dégradation de la situation sociale en général dans le pays n’est pas seule responsable.

Les tarifs s’envolent et deviennent incompréhensibles. Est-il supportable de payer deux fois plus que le tarif « normal » parce que l’on a certain âge et que l’on a pris son billet à une certaine heure plutôt qu’à une autre ? Pour de plus en plus de personnes, prendre le train devient un luxe.

Les retards deviennent la règle, déréglant les correspondances, la vie des usagers.

Les pannes, les dysfonctionnements se multiplient. Souvenons-nous du train qui l’an dernier a mis 27 heures pour relier Strasbourg à Port-Bou.

Tout cela accroît le mécontentement général des usagers. Les contrôleurs sont en première ligne pour supporter cette tension nouvelle.111008_controleur_sncf.JPG

Cela leur est d’autant plus dur que leurs effectifs baissent et que leurs horaires de travail et leurs statuts sont attaqués comme ceux de l’ensemble des cheminots.

Car la dégradation de la qualité du service public a elle aussi ses causes réelles et sérieuses :25.000 suppressions d’emploi depuis 10 ans, le démantèlement des services de maintenance, la politique d’éclatement de l’entreprise.

Plus que jamais, il s’agit pour le gouvernement et la direction de l’entreprise de créer des foyers de profits, dans l’exploitation, pour de futurs actionnaires privés ou pour la concurrence. Plus que jamais, il s’agit de reporter sur l’usager, l’agent, le contribuable national et régional, les frais, les investissements lourds.

La séparation du Réseau (RFF) de la SNCF à la fin des années 90, la régionalisation des TER, l’application (absurde en termes d’organisation du service) des directives européennes de mise en concurrence, la casse du statut des cheminots : voilà la politique qui est responsable de la situation.

Quand cela se traduit par des milliers d’agressions d’agent par an, les fauteurs de privatisation n’osent plus rien dire. Les agents hurlent leur colère et ils ont raison.

Des mesures immédiates sont nécessaires pour assurer la sécurité des contrôleurs sur toutes les lignes.

Mais, on le voit bien, le problème ne pourra pas être réglé de façon « sécuritaire ».

Le service public exige davantage de personnel dans les trains comme dans les gares, littéralement déshumanisée (alors que les commerces privés s’y multiplient).

Il faut inverser la politique de privatisation, de concurrence, de casse des statuts, telle qu’elle s’opère au niveau régional, européen et avant tout national.

Le mouvement spontané des contrôleurs fait écho au succès de la manifestation des cheminots du 16 juin dernier. Face au consensus européen UMP/PS des privatiseurs, seules les luttes et leur convergence, avant et après les élections, permettront d’inverser cette politique.

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