Archive | 6 octobre 2011

Robert Hue suit Hollande après Huchon : en quête de place ministérielle ?

111006huehollande.jpgHue avec Hollande (mais renouvelé sénateur par le PCF)

ML pour vivelepcf


Certains polémistes trouvent de bon ton de railler l’insignifiance présumée de la candidature de M. Jean-Michel Baylet aux primaires du PS. Ils se trompent.

L’héritier de l’influent quotidien « la Dépêche du midi », sait ce qu’il fait. Il porte les intérêts de son groupement d’élus, lui ménage des places pour après l’élection, en même temps qu’il apporte au PS, c’est-à-dire à François Hollande, un appoint au « centre ». Les radicaux, c’est comme les radis, rouges à l’extérieur, blancs à l’intérieur…

Dans le même ordre d’idée, on retrouve un certain Robert Hue. L’ancien secrétaire liquidateur du PCF, aujourd’hui président de l’insignifiant Mouvement unitaire pour le progrès, figure parmi les premiers soutiens à François Hollande dans la primaire du PS. On avait déjà remarqué son soutien appuyé, jusqu’à être présent dès le 1er tour sur sa liste aux régionales, au socialiste droitier Jean-Paul Huchon en 2010.

Que cherche Robert Hue ? Une place au gouvernement ?

Que représente Robert Hue ? Rien en lui-même mais surtout un élément de l’héritage du PCF qu’il sert à la social-démocratie contre quelques lentilles. On comprend l’intérêt de la droite et du PS à faire vivre cette particule politique sinon négligeable.

Son alignement servile sur le PS ne mérite que le mépris et confirme la trahison par le personnage du parti qui a fait de lui un élu depuis 34 ans…

Communistes, nous serions en droit d’attendre que les directions de notre parti se désolidarisent entièrement de ses prises de position et de cette « personnalité ».

Et bien non ! Elles viennent de faire réélire Robert Hue, il y a deux semaines, sénateur du Val d’Oise. Le PCF n’avait-il personne d’autre à proposer qu’un satellite affiché du PS qui, de surcroît, ne reverse pas ses indemnités au Parti auquel il doit tout ? Oui, évidemment. Mais on voit qui commande vraiment les tenants du Front de gauche.

Maintenant Hue a au moins le mérite d’avoir une ligne claire. Chacun son rôle !

Il ne joue pas au contrepoint de complaisance à « gauche » pour mieux drainer vers le candidat social-démocrate comme le font d’autres.

Battre la politique menée aujourd’hui par Sarkozy, et donc évidemment Sarkozy, ne peut se faire qu’en rupture complète avec le consensus, notamment européen, droite/PS sur les questions économiques et sociales de fond.

Cela demande que notre Parti se libère de ces compromissions et voit au-delà de petites ambitions telles que celles de M. Hue.

Nouveaux prix du timbre : grave menace de déstructuration du courrier postal

Il y a peine plus d’un an (jusqu’au 1er juillet 2010), il fallait payer 56 centimes d’euro pour un courrier de moins de 20 grammes censé être distribué le lendemain (J+1).

Le 1er octobre 2011, la direction de La Poste a lancé, avec large publicité, un nouveau tarif, la « lettre verte » : 57 centimes d’euro pour une distribution en deux jours (J+2). Plus cher, plus lent !

Entre temps, le tarif « normal » est passé successivement à 58 puis à 60 centimes d’euros.

Derrière cette politique tarifaire se cache un bouleversement du service public postal du courrier et l’abandon d’un élément social et économique absolument structurant pour notre pays: la possibilité pour tous d’envoyer du courrier du jour au lendemain sur tout le territoire français.

L’évolution prévue est vite comprise. Il s’agit de segmenter l’activité pour faire plus d’argent tout en réduisant le service. Le PDG de La Poste ne cache pas ses ambitions. La lettre « verte » doit représenter les deux-tiers des volumes de courrier « d’ici trois à cinq ans ».

Le prix du timbre « normal » va s’envoler. L’élémentaire va devenir un service « spécial ». La Poste va perdre sa compétence à acheminer le courrier au moindre coût du jour au lendemain. C’est déjà dans cet esprit que les centres de tri départementaux sont liquidés au profit de plates-formes régionales ultra automatisées, ultra coûteuses (pour l’instant c’est le service public et les agents qui payent les frais !) mais qui ne sont pas adaptées au J+1.

Les prétextes de la direction de La Poste pour amener son affaire sont risibles. La lettre « verte », comme son nom l’indique, serait écologique. Vraiment original comme emballage publicitaire dans la période !

C’est se moquer du monde. La fermeture des centres de tri, sans remonter à la fin du tri ambulant dans les trains, a accru considérablement le transport par camion. La pollution cumulée en gaz carbonique par La Poste a quasiment doublé en 10 ans…

La direction de La Poste annonce régulièrement elle-même le déclin du courrier papier mais, tous les ans, elle doit constater que les volumes de courrier baissent à peine, malgré internet et la « crise ».

Quant au résultat financier de La Poste, il va de mieux en mieux : 2 milliards d’euros d’excédent brut d’exploitation en 2010, 550 millions d’euros de bénéfice net. Au premier semestre 2011, l’excédent d’exploitation de la seule branche courrier a atteint 489 millions d’euros.

La création du nouveau timbre J+2 traduit la stratégie de déclin de l’entreprise publique qui a déjà conduit à des dizaines de milliers de suppressions d’emploi (11.000 en 2010) et à une dégradation sans précédent des conditions de travail et de rémunération des agents. Un service moins bon, mais plus cher pour les usagers, pour plus de profits en fin de comptes pour les actionnaires privés qui feront main basse sur La Poste.

Voilà ce qui se cache derrière le nouveau timbre « vert ».

Nous demandons sa suppression, le retour du prix du timbre rouge à 57 centimes.

Au-delà, c’est un choix de société qui concerne le pays tout entier : défendons la norme de distribution, le moins cher possible, du courrier postal du jour au lendemain et les moyens, notamment humains, qu’il faut pour cela. C’est toujours structurant pour la vie du pays.

Refusons les règles du profit capitaliste et l’application des directives européennes de marchandisation. Reconquérons le monopole public de La Poste.

Tout cela est de la responsabilité du gouvernement et sera le résultat de nos luttes convergentes, salariés de La Poste, des autres services publics, usagers en général.

Nous avons été des millions en 2009 à exprimer notre volonté de défendre le service public postal. C’est une base pour la lutte avant comme après 2012.

par pcf paris 15

Scandale DEXIA: ce que nous dénoncions, déjà, en 2008

Article PCF Paris 15 du 30 septembre 2008

 

Voilà 20 ans que les gouvernements successifs s’appliquent à démanteler et à privatiser les institutions financières publiques.

Deux banques, parmi d’autres, font beaucoup parler d’elle dans cette semaine d’agitation financière. Cela vaut la peine de rappeler leur histoire.

Le groupe Dexia « dévisse » en bourse et quémande 6,4 milliards d’euros pour se renflouer de ses créances douteuses. Dexia est né en 1996 de la fusion d’une banque belge et du Crédit local de France.

Le Crédit local de France a été créé, 1ère étape du processus de privatisation, en 1987 sous le gouvernement Chirac. Il a regroupé, sous un nouveau statut de droit privé, les activités financières de la Caisse des dépôts et consignations tournées vers le financement des projets des collectivités locales : une mission de service public par excellence. En 1991, sous le gouvernement socialiste, le Crédit local est partiellement privatisé et la moitié de son capital est mis en bourse. En 1996, sous le gouvernement Juppé, la fusion avec le Crédit communal de Belgique achève la privatisation. En 2008, Dexia n’est pas loin de la faillite ! Entre temps, on a assisté à la dérive vers une gestion spéculative, au détriment en particulier des collectivités locales. Le comble : c’est le gouvernement belge pour 3 milliards d’euros et la CDC française pour 3 autres milliards qui s’apprêtent à renflouer Dexia pour qu’elle continue à être une banque privée.

La banque Natixis, quant à elle, a dû provisionner 4 milliards d’euros pour ses créances immobilières douteuses. Son cours en bourse s’effondre. Ses principaux actionnaires, les Caisses d’épargne et les Banques populaires doivent allonger 3,7 milliards.

Natixis a été constituée en 2006 après la fusion de Natexis, filiale des Banques populaires avec CDC-Ixis, filiale des Caisses d’épargne.

CDC-Ixis avait été constituée en 2001, en tant que filiale de droit privé, sous le ministère de Fabius. CDC-Ixis a regroupé un tiers des activités financières de la Caisse des dépôts et consignations, prétendument « concurrentielles ». Les agents de la Caisse des dépôts et leurs syndicats s’étaient opposés avec force alors à ce détournement de fonds publics vers les marchés financiers au détriment des investissements d’intérêt public. La privatisation pur et simple du capital était programmée. Elle a eu lieu en 2004 avec la prise de contrôle par la Caisse nationale des caisses d’épargne, dont le statut semi-public avait également été supprimé sous la « gauche plurielle ».

Dexia, Natixis : deux résultats du choix des gouvernements successifs, qui ont su se répartir les rôles dans le cadre de l’alternance, de livrer aux marchés financiers, à la spéculation, les institutions publiques financières.

Nous continuons, plus que jamais, a demander la renationalisation de ces banques : mais non la socialisation des pertes pour continuer à enrichir les capitalistes !

La Poste est l’une des principales institutions financières encore publiques. Le processus de privatisation a été engagé de même par les mêmes gouvernements. Sous la « gauche plurielle », les encours des Chèques postaux étaient détournés vers les marchés financiers avec la création de la filiale privée Efiposte. A la suite d’Efiposte, la « Banque postale » est constituée en 2006. Elle prend le contrôle de toute la gestion financière et s’engage vers une gestion de type entièrement privée. Les Centres de services financiers de La Poste restent intégrés à l’établissement public mais travaillent pour la filiale privée.

La « banalisation » des livrets A a été votée cette année, menaçant l’un des rôles majeurs de La Poste : la collecte de l’épargne populaire vers le financement du logement social.

Sans complexe, la direction de « Banque postale » est en train de nouer, en pleine période de crise financière, un partenariat avec une filiale de la Société générale qui n’est pas, on le sait, la dernière à s’être illustrée dans la spéculation autour des « subprimes ».

Aujourd’hui, le changement de statut et la privatisation partielle de l’ensemble de La Poste sont programmés par le gouvernement.

Mettre en échec ce projet, empêcher la privatisation de la « Banque postale », gagner sa réintégration dans l’entreprise publique : voilà une lutte d’importance capitale, également vue sous l’angle de combattre le cancer financier de l’économie.

Les convergences d’intérêt sont très fortes. Les activités financières publiques de La Poste conditionne le maintien de la présence postale, limitent les pratiques lucratives des banques (tarifs), participe dans l’intérêt du pays à la collecte de l’épargne populaire. Des milliers d’emplois sont aussi en jeu.

Dans le cadre de la bataille contre la privatisation de l’ensemble de La Poste, la question de la « Banque postale » doit faire l’objet une lutte d’intérêt national !

A la vue des dernières décennies, n’attendons pas une éventuelle alternance en 2012 pour engager la lutte !

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