Le PCF à St Quentin, Luttes, grèves, manifs

Emploi aidés :Stop à l’exploitation !

 Développer les luttes pour obtenir la fin de cette précarité insupportable !

Par CGT Educ’action

Après des mois, voire des années de recherche, certains salariés privés d’emploi postulent à des«contrats aidés», c’est-à-dire des contrats financés partiellement par l’Etat. Les employeurs qui utilisent ces contrats sont les administrations publiques et les associations, mais aussi des entreprises privées. Ces contrats existent depuis 30 ans, sous différentes dénominations : TUC, SIVP, emplois jeunes, CI-RMA, CAV (Contrats d’avenir), CUI (contrat unique d’insertion), CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi), CIE (contrat initiative emploi).Il y a eu 530.000 contrats aidés signés en 2010, et 500.000 prévus en 2011.

 

Les aides diverses aux entreprises, sous forme d’exonération de cotisations sociales, d’aides directes, ou d’exonérations fiscales, ont atteint la somme de 72 milliards d’euros en 2010… de quoi créer près de 3 millions d’emplois à 1500 euros brut par mois, sur 13 mois ! En ce qui concerne les contrats aidés, ils sont présentés comme permettant à des salariés privés d’emploi, la plupart du temps au chômage depuis longtemps, de retrouver une activité salariée. Les contrats aidés favorisent aussi le développement de l’idée que «les employeurs paient trop de charges». En fait, pour bien faire, il faudrait que les salariés travaillent gratuitement, sans droit au chômage, ni retraite, ni accès aux soins ?

 

Quels sont les taux de retour à l’emploi après un contrat aidé ? C’est difficile de le savoir, car comme d’habitude, ces informations sont gardées secrètes et une astuce classique est de mélanger dans une même catégorie le retour à l’emploi vers les CDD de plus de six mois et les CDI… Comme si c’était la même chose ! D’après l’article des Echos du 31 janvier 2011 à ce sujet, le taux de retour à l’emploi vers les CDI et les CDD de plus de six mois, est respectivement de 26,7% pour les contrats non-marchands (secteur public et associatif) et 54,8% pour les contrats marchands (secteur privé).

 

Donc, à la finale, très peu retrouvent un CDI temps plein.

Les grands gagnants sont les politiques, qui peuvent faire de la communication à peu de frais sur le thème «on aime les gens, on les remet au boulot».Les services publics, comme l’éducation, sont asphyxiés par la posture idéologique «un départ en retraite sur deux n’est pas remplacé». On détruit donc des emplois indispensables au bon fonctionnement du service. Puis les directeurs d’école sont priés par l’académie d’embaucher des « employés de vie scolaire » en contrat d’avenir, ou en contrat d’accompagnement dans l’emploi.

 

Les personnels en emploi aidé ne bénéficient d’aucune réelle formation, ni de réelle insertion, ni d’accès facile aux droits syndicaux. La CGT Educ’action considère que les missions de ces personnels doivent être effectuées par des fonctionnaires puisque les besoins sont bien réels et revendique donc la titularisation des personnels en contrats aidés. Le recrutement de ces personnels s’est fait sur la base de la précarisation d’emplois statutaires existants et sur de nouvelles missions données à l’Education Nationale.

 

Les Préfets ont ordonné, lors du premier trimestre 2011, l’arrêt de tous les renouvellements de contrat de nos collègues sous convention CUI (Contrat Unique d’Insertion) jusqu’au 1er septembre 2011. Les collègues ont ainsi été privés de revenu pendant plus de trois mois, alors qu’ils sont déjà dans une situation de grande précarité et sans garantie aucune de réemploi. Par exemple, selon les chiffres donnés par la seule inspection d’académie du 93 en février 2011, 553 collègues dans les écoles, 492 dans les collèges et lycées sont menacés par une telle décision. Les organisations syndicales se sont adressées immédiatement aux préfets pour exiger le retrait immédiat de ces décisions, en demandant le renouvellement des contrats et la création d’emplois statutaires dans la fonction publique avec une formation, un statut, un développement de carrière en ce qui concerne les salaires… les Préfets se sont contentés de se cacher derrière les contraintes budgétaires…

 

Dans le même temps, les Tribunaux ont condamné l’administration à requalifier des CUI en Contrats à Durée Indéterminée (CDI) : c’est le cas à Angers, Rouen, Clermont-Ferrand… Les Rectorats n’ont jusqu’à présent pas pris la décision de pérenniser les CDI ainsi requalifiés.

La CGT Educ’action demande la création de corps et l’ouverture de postes de fonctionnaires couvrant ces missions et répondant à des besoins pérennes.

 

Elle demande donc aussi la titularisation des personnels actuellement recrutés dans le cadre des emplois aidés pour assurer ces missions.

Dans l’immédiat, la CGT Educ’action revendique :

- leur réemploi en CDI sur leur poste,

- un meilleur accès aux formations et un encadrement strict des contrats sans modulation du temps de travail (c’est-à-dire sans annualisation),

- des contrats à 35h afin que les collèguespuissent vivre décemment,

- leur recrutement en CDI

A propos de Parti Communiste Français-St-Quentin 02

" Face au capital, aujourd'hui, plus que jamais, le peuple a besoin du PCF"

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