Archive | 26 septembre 2011

Appel à la grève le 27 septembre-Saint-Quentin:10 h devant l’Hôtel de ville, rassemblement puis manifestation

 

LAON : 10 h devant l’Inspection Académique, rassemblement puis manifestation
SAINT-QUENTIN : 10 h devant l’Hôtel de ville, rassemblement puis manifestation
CHATEAU-THIERRY : co-voiturage pour Laon : rassemblement place Jean Moulin (à côté de la poste) départ en voiture à 9H00
CHAUNY : 14 h devant la mairie de Chauny, rassemblement puis manifestation

Les fédérations et syndicats de l’éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre contre les suppressions de postes tandis que Nicolas Sarkozy promet des annonces pour le primaire à la fin du mois.

 Les fédérations et syndicats de l’éducation nationale dont le SNUipp-FSU, appellent à une journée de grève le 27 septembre prochain. Le principe de cette action organisée contre les suppressions de postes dans l’Education nationale induit par le non renouvellement d’un départ à la retraite sur deux a été arrêté mardi 7 juin lors d’une réunion intersyndicale. Le SNUipp, qui avait lancé, dès le 18 mai dernier « un appel pour construire dans l’unité la plus large des actions d’ampleur, notamment en septembre » se félicite de cet appel. 16 000 postes supprimés à la rentrée prochaine, plus de 50 000 depuis 2007 « Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux met l’école publique à genoux » indique le communiqué commun rendu public ce vendredi. « Cette politique maintient un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire. » . Pour les syndicats, il faut stopper les suppressions de postes pour mettre en oeuvre une toute autre politique éducative.

L’impact des mobilisations

Hier, le président de la République a fait mine de vouloir mettre de l’eau dans le vin de sa politique. Il annoncera fin juin des propositions sur le primaire. Il est vrai que ces dernières semaines les élus locaux, par la voix de l’Association des Maires de France et de l’Association des Maires ruraux de France notamment, ainsi que par celle des sénateurs dont ils sont les grands électeurs, ont fait part de leur refus de cette politique au gouvernement et au président. Hier, c’est l’Assemblée des départements de France qui a donné de la voix, dénonçant les effets de cette politique au collège. Mais les mobilisations syndicales ont aussi pesé dans les hésitations actuelles du chef de l’Etat qui a toutefois réaffirmé son attachement au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

L’automne s’annonce orageux

Ces déclarations de Nicolas Sarkozy viennent après celles de Luc Chatel qui, fin mai alors que le SNUipp avait organisé sous ses fenêtres un rendez-vous national pour l’école avec les associations des enseignants RASED, cherchait à rassurer en promettant de « veiller à fermer le moins de classes possibles » en 2012. Les mobilisations commencent à faire bouger les lignes, au moins dans les déclarations. Et si le gouvernement persiste à se dire inflexible sur sa politique budgétaire, l’heure est plus que jamais à la poursuite de la mobilisation. Le 27 septembre, les enseignants des écoles seront mobilisés pour l’Éducation.

 SNUipp-FSU 02

 

Allemagne/Linke : le soufflé électoral s’affaisse

Par Michel Lamer, pour vivelepcf 

Les élections régionales se succèdent en Allemagne, les déceptions électorales aussi pour le Parti de gauche, « die Linke ».

La dernière et non la moindre est le véritable revers enregistré à Berlin le 18 septembre 2011.

« Die Linke » est tombée à 11,7%, en repli de 4,6% sur le résultat de ses composantes en 2006. Aux élections nationales de 2009, elle avait obtenu 20,2%

Les causes de l’échec sont patentes. L’état major de Die Linke avait fait le choix à Berlin, à l’avant-garde de son aspiration nationale à participer au pouvoir dans tous les cas de figure, de collaborer à l’exécutif régional avec la social-démocratie (SPD), ce depuis trois mandats. A Berlin, contrairement au plan national, la social-démocratie avait accepté cette alliance.

Die Linke a fait en premier les frais, aux yeux du peuple berlinois, de la politique de restriction des dépenses sociales, de privatisation du logement social, d’injustice fiscale.

Le mécontentement national vis-à-vis de la politique antisociale de Merkel a profité, faute d’autre chose, avec la dramatisation orchestrée de la catastrophe de Fukushima, à la force de réserve du système que représentent les Verts (17,5%, + 4,5%). Et… au parti des « Pirates », défenseurs de la « neutralité d’internet » qui élit 15 députés sur 149.

Si Die Linke avait la prétention d’occuper le terrain de la contestation (sinon de le transformer en lutte), l’échec est total !

 Die Linke ne devrait pas participer au prochain gouvernement berlinois, faute d’être désormais un allié suffisamment fort. Mais le mal va continuer.

Le 4 septembre 2011, on votait aussi dans la province du nord-est du Mecklembourg-Poméranie-occidentale. Jusqu’en 2006, les précurseurs de Die Linke avaient collaboré au gouvernement du Land avec le SPD. Le coût électoral avait été cher : de 25% en 1998 à 16% en 2002 et 2006. A partir de 2006, le SPD a choisi la grande alliance avec la droite. La ligne de fond de Die Linke est restée la même. Résultat, en 2011, elle progresse à peine en pourcentages, passant de 16,8 à 18,4% mais régresse encore nettement en voix vu la poussée de l’abstention de 51 à 59%.

En ex-Allemagne de l’ouest, les résultats des régionales de 2011 traduisent une même déception. L’implantation locale ne se construit pas.

En Bade-Wurtemberg, en mars 2011, Linke recule de 3,1 à 2,8% par rapport à 2006 (les 7,2% aux élections au Bundestag sont restés un mirage).

En Rhénanie-Palatinat, toujours en mars 2011, Linke passe de 2,7 à 3,0% par rapport à 2006, mais reste très loin des 9,7% de 2009.

A Brême, son meilleur Land à l’ouest, Linke recule durement en mai 2011, de 8,4% en 2007 à 5,6% (14,2% en 2009).

Tous ces résultats électoraux traduisent un blocage stratégique. Die Linke entend être un véritable parti de « gauche », quand la social-démocratie dérive à droite. Dans les faits, face à la droite, le SPD finit par très bien tenir son créneau historique, secondé par les Verts. La direction de Die Linke ne parvient au final qu’à anesthésier les forces révolutionnaires, notamment communistes, issues de l’est ou de l’ouest.

Est-ce son rôle historique ? Est-ce le rôle historique du Parti de la gauche européenne, aujourd’hui présidé par Pierre Laurent, mais dont Die Linke est un des principaux inspirateurs ?

Derrière le mirage électoral : la destruction des partis communistes !

« Veillons et armons-nous en pensée ! » selon la formule de Georg Büchner.      

Emploi aidés :Stop à l’exploitation !

 Développer les luttes pour obtenir la fin de cette précarité insupportable !

Par CGT Educ’action

Après des mois, voire des années de recherche, certains salariés privés d’emploi postulent à des«contrats aidés», c’est-à-dire des contrats financés partiellement par l’Etat. Les employeurs qui utilisent ces contrats sont les administrations publiques et les associations, mais aussi des entreprises privées. Ces contrats existent depuis 30 ans, sous différentes dénominations : TUC, SIVP, emplois jeunes, CI-RMA, CAV (Contrats d’avenir), CUI (contrat unique d’insertion), CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi), CIE (contrat initiative emploi).Il y a eu 530.000 contrats aidés signés en 2010, et 500.000 prévus en 2011.

 

Les aides diverses aux entreprises, sous forme d’exonération de cotisations sociales, d’aides directes, ou d’exonérations fiscales, ont atteint la somme de 72 milliards d’euros en 2010… de quoi créer près de 3 millions d’emplois à 1500 euros brut par mois, sur 13 mois ! En ce qui concerne les contrats aidés, ils sont présentés comme permettant à des salariés privés d’emploi, la plupart du temps au chômage depuis longtemps, de retrouver une activité salariée. Les contrats aidés favorisent aussi le développement de l’idée que «les employeurs paient trop de charges». En fait, pour bien faire, il faudrait que les salariés travaillent gratuitement, sans droit au chômage, ni retraite, ni accès aux soins ?

 

Quels sont les taux de retour à l’emploi après un contrat aidé ? C’est difficile de le savoir, car comme d’habitude, ces informations sont gardées secrètes et une astuce classique est de mélanger dans une même catégorie le retour à l’emploi vers les CDD de plus de six mois et les CDI… Comme si c’était la même chose ! D’après l’article des Echos du 31 janvier 2011 à ce sujet, le taux de retour à l’emploi vers les CDI et les CDD de plus de six mois, est respectivement de 26,7% pour les contrats non-marchands (secteur public et associatif) et 54,8% pour les contrats marchands (secteur privé).

 

Donc, à la finale, très peu retrouvent un CDI temps plein.

Les grands gagnants sont les politiques, qui peuvent faire de la communication à peu de frais sur le thème «on aime les gens, on les remet au boulot».Les services publics, comme l’éducation, sont asphyxiés par la posture idéologique «un départ en retraite sur deux n’est pas remplacé». On détruit donc des emplois indispensables au bon fonctionnement du service. Puis les directeurs d’école sont priés par l’académie d’embaucher des « employés de vie scolaire » en contrat d’avenir, ou en contrat d’accompagnement dans l’emploi.

 

Les personnels en emploi aidé ne bénéficient d’aucune réelle formation, ni de réelle insertion, ni d’accès facile aux droits syndicaux. La CGT Educ’action considère que les missions de ces personnels doivent être effectuées par des fonctionnaires puisque les besoins sont bien réels et revendique donc la titularisation des personnels en contrats aidés. Le recrutement de ces personnels s’est fait sur la base de la précarisation d’emplois statutaires existants et sur de nouvelles missions données à l’Education Nationale.

 

Les Préfets ont ordonné, lors du premier trimestre 2011, l’arrêt de tous les renouvellements de contrat de nos collègues sous convention CUI (Contrat Unique d’Insertion) jusqu’au 1er septembre 2011. Les collègues ont ainsi été privés de revenu pendant plus de trois mois, alors qu’ils sont déjà dans une situation de grande précarité et sans garantie aucune de réemploi. Par exemple, selon les chiffres donnés par la seule inspection d’académie du 93 en février 2011, 553 collègues dans les écoles, 492 dans les collèges et lycées sont menacés par une telle décision. Les organisations syndicales se sont adressées immédiatement aux préfets pour exiger le retrait immédiat de ces décisions, en demandant le renouvellement des contrats et la création d’emplois statutaires dans la fonction publique avec une formation, un statut, un développement de carrière en ce qui concerne les salaires… les Préfets se sont contentés de se cacher derrière les contraintes budgétaires…

 

Dans le même temps, les Tribunaux ont condamné l’administration à requalifier des CUI en Contrats à Durée Indéterminée (CDI) : c’est le cas à Angers, Rouen, Clermont-Ferrand… Les Rectorats n’ont jusqu’à présent pas pris la décision de pérenniser les CDI ainsi requalifiés.

La CGT Educ’action demande la création de corps et l’ouverture de postes de fonctionnaires couvrant ces missions et répondant à des besoins pérennes.

 

Elle demande donc aussi la titularisation des personnels actuellement recrutés dans le cadre des emplois aidés pour assurer ces missions.

Dans l’immédiat, la CGT Educ’action revendique :

- leur réemploi en CDI sur leur poste,

- un meilleur accès aux formations et un encadrement strict des contrats sans modulation du temps de travail (c’est-à-dire sans annualisation),

- des contrats à 35h afin que les collèguespuissent vivre décemment,

- leur recrutement en CDI

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