Archive | 31 août 2011

Mélenchon ne passe pas à la section du PCF Jarny (54)

Nous reproduisons ci-dessous la déclaration du Bureau de la section du PCF du Jarnisy dans la Fédération de la Meurthe-et-Moselle.

110831melenchonchassaigneunivete2011.jpg(photo – Mélenchon en visite à l’université d’été 2011 du PCF en compagnie d’André Chassaigne)

Elections 2012 : déclaration du Bureau de la section du PCF du Jarnisy

En 2012, il n’y aurait donc pas de candidat communiste à l’élection présidentielle ?

Le vote des adhérents qui s’est achevé le 18 juin 2011, et qui intronise Jean-Luc Mélenchon comme candidat aux élections présidentielles de 2012 de la coalition électorale dénommée « Front de Gauche » (Marque déposée du Parti de Gauche), est la conséquence logique des tractations et accords tenus au sommet entre le groupe dirigeant le PCF et les états-majors du PG et le groupuscule Gauche Unitaire. Dans leur principe et sur la forme, ces accords bafouaient le principe de la souveraineté des organisations de base du Parti Communiste Français, socle élémentaire de la démocratie interne du Parti.

La section du PCF du Jarnisy a depuis le début contesté la légitimité de ce processus.

Il est indéniable que le contenu des débats vifs qui se sont tenus lors de la conférence nationale du PCF du début du mois de juin a contrarié les plans du groupe dirigeant le PCF puisque ce dernier s’est vu contraint d’accepter le principe d’une primaire, ce malgré les efforts inédits déployés tous azimuts pour démoraliser les adhérents et leur faire accepter la candidature de J.L. Mélenchon par un véritable coup de force. Le résultat de cette primaire qui semble en apparence faire la part belle au nouveau cheval de course de la direction du PCF, c’est-à-dire au très mitterrandien J.L. Mélenchon, révèle en fait une fracture profonde au sein du PCF, fracture ou divisions dont le direction du parti porte l’entière responsabilité.

Au niveau national, la candidature d’A. Chassaigne remporte la majorité des votes dans de nombreux départements dont la Meurthe-et-Moselle

Cette fracture n’est pas uniquement une conséquence de la stratégie d’accords au sommet qui préside toujours au fonctionnement de la coalition électorale dénommée « Front de Gauche ». Elle naît du malaise réel causé par les orientations du leader du Parti de Gauche en matière de politique intérieure et de politique internationale, orientations qui font la part belle à la démagogie, à l’opportunisme et au bellicisme de circonstance, des caractéristiques qui s’opposent aux fondements du communisme français.

Le « programme partagé », sorte de programme de gouvernement censé cimenter la démarche électorale dudit « Front de Gauche » n’est finalement partagé en Meurthe-et-Moselle que par une infime minorité de militants peu impliqués dans le mouvement syndical et social.

C’est peu dire, mais la démarche globale du « Front de Gauche », trop découplée des mouvements sociaux et essentiellement mue par les appareils politiques ne fait recette ni parmi les militants syndicaux, ni parmi la masse des travailleurs et des classes populaires touchés de plein fouet par la crise capitaliste et la politique du gouvernement Sarkozyste.

Conscient des enjeux actuels, le bureau appelle tous les adhérents du PCF de Meurthe-et-Moselle à entrer dans l’action:

-pour sortir le PCF de l’ornière de ce cartel politicien qu’est le « Front de Gauche »

-pour empêcher la transformation formelle de ce dernier en parti politique social-démocrate qui signerait le véritable arrêt de mort du PCF

-pour redonner sa couleur révolutionnaire au Parti communiste français en Meurthe-et-Moselle, dans la lignée des héros anonymes de la République des Conseils de 1918, du Front populaire antifasciste de 1936 et concrétisée au niveau national par les réalisations du Conseil National de la Résistance aujourd’hui mises en pièce par le régime Sarkozyste.

Le bureau de section, prend acte de la désignation du socialiste J.L Mélenchon et annonce qu’il ne soutiendra pas cette candidature aux prochaines élections présidentielles (mais laisse le libre choix aux adhérents de faire ou non la campagne)

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Mélenchon veut rassurer… les entreprises ! « Productifs » de tous les pays, unissez-vous ?

Envoyé par Gautier Weinmann (PCF 62)


Décidément, avec la crise financière, les masques tombent !

Le projet de société du PS est dévoilé : faire l’austérité à la place de la droite, comme en Grèce ou au Portugal.

Du côté du Front de Gauche, on propose un peu plus de taxation de ceci, un peu de rachat de titres de cela : braves gens, faites votre marché !

Dans Le Monde, notre candidat Jean-Luc Mélenchon se félicite que « Europe Ecologie-les Verts, qui dénonce comme nous (sic !) l’oligarchie ou la politique de la BCE » ou encore de la « résistance précieuse » du socialiste (bourgeois) Arnaud Montebourg.

On croit rêver !

Puis il a cette déclaration sur tous les plateaux télé : face à la crise, « ce ne sont pas les marchés qu’il faut rassurer (encore heureux !), ce sont les producteurs, c’est-à-dire les entreprises et les salariés » (ex : Les Quatre vérités sur France 2 le 11 août).

Tiens donc ! Entreprises, salariés, même combat ?

« Producteurs de tous les pays, unissez-vous », le nouveau slogan de la social-démocratie mondiale !

Un candidat communiste aurait plutôt tendance à sortir du cadre et à annoncer : « les producteurs, ce sont les salariés, tout est à nous, le capitalisme doit cesser ! ».

La finance parasitaire ne sort pas d’autre chose que du mode de production capitaliste : Karl Marx dénonçait un mode de production capitaliste qui a « fait surgir une nouvelle aristocratie de la finance et une nouvelle catégorie de parasites sous forme de faiseurs de projets, lanceurs d’affaires et directeurs purement nominaux ; en un mot, tout un système de filouteries et de tromperies ayant pour base le lancement de sociétés, l’émission et le commerce d’actions ».

Jean-Luc Mélenchon est la coqueluche des grands médias : fondamentalement, il les rassure. Après tout, la finance exagère, tout comme les agences de notation, protégeons la production et tous les productifs qui vont avec !

Et puis, le leader de l’« extrême (Front de) gauche » est bien dans l’air du temps : les ultra-riches ne se disent-ils pas prêts à payer un peu pour que tout continue comme avant ? Le financement des États par la BCE ne commence-t-il pas à être défendu par les économistes du système eux-mêmes ?

Les communistes qui regardent ce jeu politicien doivent se dire : pour combien de temps encore les idées révolutionnaires seront absentes du débat politique national ?

Gautier Weinmann

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COMMUNIQUE DE LA SECTION SYNDICALE CGT DES EMPLOYES DE L’HUMANITE

 

Adresse à l’ensemble du Personnel de l’Humanité Lors de la dernière séance du Comité d’Entreprise, la représentante du collège employés considérant la situation de l’Humanité très grave, (confirmée par les commissaires aux comptes qui ont déposé une procédure d’alerte), a proposé que les prérogatives en matière économique, qui sont celles de l’institution, soient mises en oeuvre par la nomination d’un expert comptable avec mission élargie afin de réunir toutes les énergies pour sauver leur entreprise. En ayant un point de vue indépendant de la direction

Elle regrette que la délégation donnée par les employés à leur mandataire dans cette instance ne puisse s’exercer pleinement au service de leurs intérêts. Le CE étant une institution majeure de représentation des salariés, les moyens que lui confère la loi ne peuvent être détournés, voire contournés au prétexte de masquer les graves difficultés financières qui ne sont un secret pour personne ; c’est pourtant la position adoptée par le secrétaire du Comité d’entreprise qui a refusé cette proposition, mettant gravement en cause l’indépendance des élus et l’autonomie du Comité d’Entreprise vis-à-vis de l’employeur.

La section syndicale dénonce cette prise de position qui nuit gravement à la recherche et à la résolution des problèmes de gestion en continuant à cautionner l’absence cultivée de transparence nécessaire et urgente pour que chacun soit face à ses responsabilités.

Cette attitude relègue les salariés, qui sont aussi producteurs et agents économiques de l’entreprise, au rang d’assistés, les confinant à observer sans jamais prendre en compte leur point de vue, ce qui n’est, ni la doctrine de la CGT, ni la démocratie, ni ce pourquoi les élus se voient confier un mandat au CE.

Nous rappelons que la culture du secret mène à la connivence, à encourager la déresponsabilisation, la multiplication des décisions erratiques voire à les cautionner.

Les erreurs de gestion, quand elles se multiplient deviennent des fautes qui produisent les mêmes effets :

- Que ce soit la dernière réorganisation du service diffusion, notamment « l’externalisation du service relations lecteurs », faite sans aucune concertation avec les personnels concernés, en octobre dernier et qui, d’après la direction, « suit son cours », alors qu’elle s’avère catastrophique pour nos abonnés, les témoignages journaliers de nos lecteurs le prouvent, ils sont obligés d’appeler 3, 4 fois et souvent leur problème n’est pas réglé… Que fait la direction… Elle attend que la société SDVP (Le Parisien) reprenne la gestion de nos abonnés et poursuive la même politique avec la même société qui pose actuellement problème « Call expert ».

- Que ce soit l’absence d’une véritable politique commerciale qui fidélise nos lecteurs,

 

- Que ce soit la liquidation de la société SPDP, pourtant créée pour « mieux gérer les « abonneurs » laissant le journal sans aucun potentiel d’abonnements, sur ce sujet également aucune information n’a été donnée….

Le recours à un expert-comptable désigné et indépendant de la direction, n’est pas un coût, ni une dépense mais un moyen pour les salariés, qui sont aussi doués et capables d’un esprit de responsabilité, de mieux appréhender les données fournies par l’employeur pour faire des propositions efficaces d’amélioration du fonctionnement de l’entreprise. L’expert serait chargé de réaliser un diagnostic global de l’entreprise en toute indépendance et du point de vue des salariés.

Tant il est vrai que les dirigeants qui se sont succédés ont été « recasés », mais que les seuls salariés ont été exposés et ont toujours fait les frais des réorganisations successives, licenciés, ils sont souvent partis en silence dans l’indifférence, déstabilisés psychologiquement et traumatisés.

Alors que leur expertise, leur pratique, leur professionnalisme, leurs points de vue n’ont jamais ou peu été pris en compte. Il n’est plus tolérable que cette situation se perpétue au travers des institutions que par ailleurs tous les jours dans les colonnes du journal, nous dénonçons dans le comportement des employeurs.

La section syndicale CGT des Employés appelle à une véritable table ronde et négociation. Avec comme objectif une mobilisation de tout le personnel, de l’ensemble des partenaires sociaux, de la direction autour d’initiatives fortes, originales, de propositions sans exclusive, sans à priori, afin de créer les conditions pour que vive l’Humanité.

Le 8 juillet 2011

Lettre communiquée au Directeur du Journal

 

 

Un article de 2008

 Communistes, aidons l’Humanité pour qu’elle redevienne pleinement le journal des communistes

Depuis quelques jours, la secrétaire nationale du PCF, la Présidente du Conseil national du PCF, avec Patrick le Hyaric, directeur du journal, s’adressent à nous dirigeants et militants communistes pour que nous aidions l’Huma confrontée à un problème financier exceptionnel.

La société avec laquelle avait été signée la vente du siège de Saint-Denis pour 15,5 millions d’euros, si nos souvenirs sont bons la « SARL immobilière Paris-Saint-Denis », se trouve en défaillance et ne peut payer. Dans l’attente de trouver un autre acheteur, l’Huma qui a déjà déménagé à un besoin urgent de l’équivalent d’un prêt relais.

Les camarades sont donc invités à consentir des dons exceptionnels ou des prêts remboursables dès la vente réalisée.

L’attachement des communistes à leur journal ne se démentira pas, une fois de plus, nous l’espérons, comme nous redoublons d’ardeur dans la préparation de la Fête de l’Huma.

Mais nous ne pouvons manquer de relever que cette situation pose une nouvelle fois, en pleine préparation du 34ème congrès du PCF, la question des rapports entre le PCF ; les communistes et l’Humanité.

Dès qu’il y a besoin d’argent, la direction sortante du Parti sonne à la porte des communistes.

Pourtant la même direction, depuis des années, ne cesse de proclamer et d’établir la séparation entre le journal et le Parti. D’organe central du PCF, puis de journal du PCF, on est passé à l’Humanité tout court, journal de « ceux qui à gauche recherchent la voie d’un projet alternatif et de changement », pour reprendre le texte de la lettre qui nous a été adressée.

Il ne s’est pas agi simplement de changements de nom mais de lourdes évolutions de ligne éditoriale et de structure.

Comme beaucoup d’autres camarades, qui nous le disent dans nos sections, nous nous reconnaissons mal dans la ligne éditoriale en tant que militants communistes. Avec des hauts et des bas et tout en saluant le travail de nombreux journalistes et personnels de l’Huma.

Notre journal se doit d’être à contre-courant de l’idéologie dominante. Pourquoi laisser tant de place à des « intellectuels », même à des patrons, ou bien sans hiérarchie aux politiciens de « gauche », du PS, quand ce n’est pas de droite (les « débats » de l’HQ du samedi !), qui ont tout le reste de la presse et des media pour s’épancher.

L’interview sur une pleine page, offerte à Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, sans analyse et contradiction dans l’édition du 26 juin n’est pas acceptable dans les colonnes de notre journal, quand on sait que le plan « Destination 2012 » dont il fait la promotion signifie la casse du service public et la privatisation.

Sous la « gauche plurielle », l’Huma était devenue un soutien du gouvernement, au point d’être souvent exaspérante. On n’est pas revenu depuis au journal communiste dont nous avons besoin.

Ceci ne va pas sans cela : en 2001, la direction du Parti a livré 20% du capital de l’Huma aux groupes privés Hachette-Lagardère, Bouygues et Caisses d’épargne, réunis dans la mal nommée « Société Humanité Investissements Pluralisme ». Lagardère et Bouygues pour garantir le pluralisme : une plaisanterie! Personne ne s’imagine que ces magnats des affaires et des media donnent de l’argent, même si c’est une goutte d’eau pour eux, sans contrepartie.

Dans l’immédiat, nous nous étonnons que l’on ne sollicite pas ces « bienfaiteurs du pluralisme » pour accorder le prêt relais, qui ne leur coûterait presque rien, dont l’Huma a besoin.

Quelle signification va prendre la vente du siège, acte douloureux qui ne doit pas être l’annonce d’une liquidation*? La vente est censée donner un ballon d’oxygène financier au journal pour deux à trois ans. C’est le temps des décisions. Nous sommes à la croisée des chemins, la dernière.


Le choix est le suivant :

1- continuer à laisser l’Huma devenir un journal comme les autres à tonalité de gauche, c’est-à-dire continuer à disparaître par étape, quitte à se réduire à un hebdomadaire. Déjà l’HD est présentée comme le « magazine de la gauche » (avec le slogan: « avec l’HD, la gauche a son magazine »). On a vu comment Regards a été livré à la « gauche » non communiste et ne cesse maintenant de tirer dans le dos du PCF.

2- ou bien rendre pleinement à l’Huma son identité militante et communiste, celle qui a fait qu’il se trouve encore tant de communistes, de sympathisants prêts à souscrire.

C’est la deuxième solution que nous défendons, renforcés par l’expérience de la vie du journal mais aussi des luttes ces dernières années.

A court terme, nous demandons que soit prise la décision de libérer le capital de l’Huma de la présence des groupes capitalistes. Leur participation au capital représenterait 500.000 euros. La vente du siège doit servir entre autre à cela. Ce serait un vrai investissement politique et financier. L’Humanité doit redevenir indépendant des puissances d’argent, entièrement le journal du PCF qu’il est et reste, qu’on le veuille ou non, dans tous les esprits.

La ligne éditoriale doit évoluer en conséquence pour rendre son caractère militant et son engagement au journal. Les articles de l’Huma ne doivent pas être des tracts, nous dit-on. Mais ils doivent servir parfois à en écrire et la vente de l’Huma doit pouvoir redevenir un acte politique militant! Les articles à propos du mouvement social doivent cesser d’être si descriptifs. Pour cela, les journalistes doivent être eux-mêmes engagés dans le combat de classe.

A propos du PCF : la séparation administrative a éloigné le journal des communistes mais pas la direction actuelle du parti du journal. Les articles politiques, notamment ceux concernant le parti lui-même, reflètent pratiquement exclusivement le parti pris de la direction. Cela ne peut plus durer. Tous les débats dans le parti doivent se retrouver dans l’Huma sans filtre, dans cette période cruciale.

Ceux qui pensent que l’Huma pour survivre doit devenir encore moins communiste se trompent ou sont de mauvaise foi.

Nous pensons strictement le contraire. L’Histoire l’a montré.

Stéphane AURIOL, Emmanuel DANG TRAN, membres du CN du PCF


*Certains se sont étonnés à juste titre que le journal ne vienne pas occuper les deux étages libérés pour location au Colonel Fabien mais loue de nouveaux bureaux.

 

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