Archive | 23 août 2011

Libye : bientôt le nouveau partage du gâteau pétrolier

La guerre civile entre le pouvoir kadhafiste et une « rébellion » hétéroclite, composée de tribus rivales et d’anciens bras droits du dictateur, aura duré six longs mois de combats équilibrés. L’intervention militaire intense de la coalition internationale emmenée par les membres européens de l’OTAN, au premier chef la France et les puissances de l’UE, avec la participation de monarchies absolutistes du Golfe, aura été décisive.

Il faudra attendre certainement des années pour connaître le sinistre bilan humain de cette guerre.

On comprend le soulagement des populations de voir ce cauchemar s’achever. Nous sommes les premiers à ne pas regretter la fin de cette dictature. Mais la nature même de la guerre ne laisse rien présager de bon.

 

Les puissances impérialistes, qui hier encore accueillaient Kadhafi en grande pompe, ne sont intervenues que pour obtenir un régime plus accommodant pour leurs intérêts économiques et notamment pétroliers. Voilà une attente que le « Conseil national de transition » ne décevra pas.

 

110822_raffinerie_Ras_lanouf.jpgLes cours en bourse des trusts pétroliers ENI (Italie), OMV (Autriche) et Total ou GDF-Suez (France) se sont envolés sur les places européennes. Le symbole est parlant. Chaque belligérant compte profiter de la nouvelle répartition du gâteau pour ses compagnies, pour le pétrole, les infrastructures, la reconstruction.

Les dictatures du Golfe, le Qatar et les Emirats arabes ne sont pas les dernières à revendiquer leur part. Dans l’écrasement de la rébellion barheinie, ces « alliés de la démocratie » ont bien cautionné la répression de l’Arabie Saoudite.

 

Les espoirs de certaines composantes du peuple libyen en termes de droits démocratiques sont bien précaires. L’amalgame d’éléments réactionnaires, royalistes, islamistes et surtout ex-Kadhafistes, également affairistes et maffieux, que constitue le CNT, de plus dépendant de l’étranger, n’aura pas cela comme priorité.

Une catégorie est en outre totalement occultée en Libye, dans ce pays dont la population, peu nombreuse, vit de la rente pétrolière : les travailleurs immigrés des pays arabes ou africains qui composent plus de la moitié de la classe ouvrière. Ils ont été ballotés sous les bombes, dans les ports et aux frontières. Ils vont pouvoir revenir sous une exploitation au moins égale, sinon accrue.

L’intervention française, menée par Sarkozy et Bernard Henri-Lévy, avec le soutien de la quasi-totalité des forces au Parlement (Hollande, Aubry, Joly…) aura coûté des centaines de millions d’euros au peuple français, pour semer la guerre et la mort. Elle aura profité aux actionnaires de Total.

 

Il n’y a pas d’ingérence « humanitaire » d’une puissance capitaliste, il ne peut y avoir qu’une agression impérialiste.

Communistes*, nous aurons été parmi les seuls à condamner cette intervention, à contre courant de la propagande de l’idéologie dominante.

Nous continuerons.

*PS : Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, a soutenu au Parlement européen le principe d’une intervention militaire et nié, contre l’évidence, son objectif impérialiste pétrolier. Ensuite, il a condamné l’intervention, seulement parce qu’elle était menée par l’OTAN. Ses positions, fluctuantes, opportunistes, n’engagent pas les communistes.

Par EDT

« Les Français ne vont pas se laisser dépouiller comme des Grecs » écoeurant Mélenchon!

L’écœurant Mélenchon et le mépris des peuples

 

vivelepcf 22 août 2011

 

« Les Français ne vont pas se laisser dépouiller comme des Grecs ! » : Jean-Luc Mélenchon n’a pas trouvé de meilleure conclusion à son interview sur I-Télé le 18 août 2011 que cette formule xénophobe. (lien vers l’émission)

C’est affligeant.

Il reprend le rôle qui échoit dans bien des pays, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Finlande… à la presse de la droite populiste, aux partis nationalistes qui s’évertuent à montrer du doigt les peuples du sud de la zone euro, accusés de toutes les tares. De même que dans les pays du sud de l’Europe, ceux du nord sont taxés par la même presse « d’égoïsme ».

A défaut des immigrés, diriger la colère populaire vers les autres peuples est une vieille méthode des classes dirigeantes.

Dans son populisme revendiqué, Mélenchon s’autorise tous les écarts, même ceux-là.

 

Le mépris des peuples n’est pas nouveau chez lui. Pour la direction, il varie selon son intérêt politicien du moment. Quand il roulait ouvertement, avec son parti le PS en 1992, pour l’Europe supranationale du capital, il n’avait pas hésité déjà, au nom de son parti, à dénigrer le vote des Danois contre le Traité de Maastricht. Aujourd’hui, c’est les Grecs.

Ce mépris des « grands petits peuples » le ramène invariablement au consensus dominant sur la centralité « des relations étroites franco-allemandes » dans l’esprit des « fondateurs de l’Union européenne » (in son livre, « Qu’ils s’en aillent tous », page 118). Une UE, fondée sur l’alliance des principaux impérialismes européens : voilà la belle idée de Mélenchon !

 

Communistes, nous avons une autre conception de la politique que la démagogie électoraliste, fût-elle teintée des couleurs du « Front de gauche » et des positions radicalement opposées sur l’UE.

 

Notre idée de la politique, internationaliste, nous réunit aux luttes déterminées et courageuses du peuple grec, mené par un parti communiste conséquent, contre aussi bien ses capitalistes nationaux que contre leurs alliés de l’UE, de la BCE et du FMI.

Elle nous réunit aux luttes des travailleurs danois contre la remise en cause de leurs acquis sociaux, de leur souveraineté nationale, aux travailleurs allemands contre la sape de leurs salaires et pensions.

Partagée, elle a réuni nos camarades et les travailleurs des autres pays à notre rejet de la Constitution européenne en 2005.

 

Mélenchon n’a décidément rien avoir avec nous. Ce n’est pas un « allié ». C’est un politicien écœurant d’opportunisme et de populisme.

 

Pour nous, c’est clair : Mélenchon c’est non ! Nous laissons à ceux qui, à la direction du PCF l’ont intronisé, le soin d’assumer ses positions.

Pour notre part, nous ne laisserons rien passer de Mélenchon parce que nous voulons défendre, faire vivre et renforcer le PCF dont le peuple aura tant besoin avant comme après 2012.

 

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