Archive | juillet 2011

Sénatoriales, législatives… : PG/PCF : une alliance sans merci !

imagesca7ottcd.jpgPar http://vivelepcf.over-blog.fr/ 

Le Parti de gauche s’apprête à présenter des listes aux élections sénatoriales, indépendantes de celles de la gauche unie, dans six départements d’Ile-de-France : L’Essonne, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, le Val d’Oise, Paris et la Seine-et-Marne. La raison : l’accord PS, EELV et PCF ne leur laisse aucun siège éligible. Il faut dire que le PG ne pèse pratiquement rien en nombre de grands électeurs.

Mélenchon, réélu sénateur pour la 3ème fois en 2004, l’avait été sur la liste du PS comme PS. Depuis il a gagné un poste plus sûr au Parlement européen grâce aux voix du PCF.

 

Tout cela n’est pas très gentil de la part du PG pour le PCF.

Dans l’Essonne et la Seine-et-Marne, il fragilise les conditions de la réélection des sénateurs communistes Bernard Vera et Michel Billout, derniers éligibles sur leur liste. A Paris, c’est même Pierre Laurent qui pourrait accéder plus tard à la Haute Assemblée.

Le PS n’ayant pas de poste d’homme (parité et équilibres internes obligent) à laisser au PCF, un arrangement (bien politicien !) a été trouvé. Nicole Borvo sera représentée, alors qu’elle avait annoncé le contraire, puis elle démissionnera pour laisser la place à Pierre Laurent, premier non-élu sur la liste de gauche. Le PG va-t-il perturber tout cela ?

Enfin dans le Val-d’Oise, la direction du PCF s’inquiète de la menace pesant sur l’élection du candidat qu’elle a désigné. Cela ne va pas nous toucher beaucoup puisqu’il s’agit de Robert Hue qui n’est plus communiste et combat la raison d’être du PCF…

 

Mélenchon et ses supporters n’ont vraiment pas de reconnaissance ! Depuis le PACS avec le PCF, ils ont pourtant bien profité.

Parti de quasiment rien, le PG s’est constitué un bon socle d’élus avec un député européen (Mélenchon seulement, Mme Vergiat, ex-socialiste, a été choisie par la direction du PCF), 17 conseillers régionaux gagnés en 2010 quand le PCF en perdait 40, 10 conseillers généraux…

Autre gain inestimable pour le lancement du PG, l’argent ! De campagne électorale en campagne électorale, le PG a pu financer son lancement à hauteur de millions d’euros d’argent public, remboursés grâce aux voix communistes.

 

On ne voit pas pourquoi Mélenchon s’arrêterait en si bon chemin maintenant qu’il est le candidat du PCF à la présidentielle.

Pour les législatives, les prétentions du PG sont extravagantes. Les marchandages ne semblent même pas finalisés alors que l’on avait promis aux communistes un accord avant la mi-juin.

Pour les financements des futures campagnes, qui va payer la majeure partie de la campagne de Mélenchon ? Devinez !

 

Mélenchon et ses amis du PG ont compris à quel point la direction du PCF a besoin d’eux pour faire émerger son « Front de gauche ». Ils tirent sur la corde au maximum.

La réélection de deux ou trois sénateurs communistes n’est pas leur problème.

 

Plus que jamais, la question est posée : combien de temps les communistes vont-ils accepter de se laisser manœuvrer, caricaturer, dépouiller par ceux que la direction du PCF est allée chercher ?

 

Ce n’est pas qu’une question d’organisation. C’est une question de perspective politique.

 

Par http://vivelepcf.over-blog.fr/

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Stress au travail : à long terme, nous sommes tous insuffisants

 http://eco.rue89.com/Par Ramses Kefi | Journaliste

A la CAF de Nancy, on est viré pour « insuffisance professionnelle », à moins d’abattre du dossier. Une employée raconte.

Dorothée aime son job de technicienne conseil à la Caisse d’allocations familiales (CAF) de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Tous les jours, elle contrôle et gère les droits d’allocataires. Ce n’était pas une vocation, certes, mais au fil des années passées là-bas, elle a appris à aimer. D’ailleurs, elle me le répète plusieurs fois, pour ne pas que j’oublie de le mentionner. Plus que tout, elle ne veut pas que son témoignage soit un règlement de comptes. Dorothée veut seulement que les gens sachent. C’est tout.

A la CAF de Nancy, quatre salariés sont actuellement en procédure de licenciement pour « insuffisance professionnelle ». Jeudi 7 juillet, Dorothée s’est mise en grève 55 minutes, comme la moitié de ses collègues. Par solidarité, mais aussi pour protester contre une politique du chiffre qu’elle estime inhumaine. Quand elle me contacte la première fois pour publier son témoignage, elle est plutôt directe :

« Moi aussi, je suis incompétente. »

 

Ce mardi matin, l’accueil de la CAF était fermé. Ils ne sont plus 150 grévistes comme le 7 juillet mais le mouvement devrait se poursuivre, au moins jusqu’à la décision finale. Pour Dorothée, gréviste ou pas, tout le monde se sent concerné, parce que c’est quotidiennement que la hiérarchie laisse planer la menace d’une rétrogradation ou d’un licenciement, pour « insuffisance professionnelle ».

Des accusations sans fondement pour Philippe Debié, directeur adjoint de la CAF de Nancy. Joint par Rue 89, il reconnaît certes un souci de productivité de plus en plus important, mais rejette l’idée d’un harcèlement quotidien :

« Nous avons un principe : lorsqu’un employé a passé sa période de probation, on ne le licencie pas, même s’il a de grosses difficultés. Avant, nous étions plus indulgents. Mais avec les réductions de personnel qui nous sont imposées, on a haussé notre niveau d’exigence. »

 

« Rappeler des objectifs, ce n’est pas du harcèlement »

Dorothée doit traiter jusqu’à 35 dossiers par jour, ce qu’elle juge comme une incitation à bâcler son travail. Là, elle en est à 27 dans ses bons jours. Trop loin des objectifs fixés, mais suffisamment proche de l’incompétence pour laquelle ses quatre collègues techniciens conseil – qui en sont à une vingtaine en moyenne – risquent d’être évincés.

Chaque matin, en arrivant au bureau, elle a peur que ses responsables finissent par la démasquer en se penchant sur ses résultats. Elle s’estime chanceuse d’échapper encore à « l’audit humain », fait d’entretiens et de rappels à l’ordre quotidiens, si violents, si humiliants. Là encore, Philippe Debié ne comprend pas :

« Rappeler des objectifs à son personnel, ce n’est pas du harcèlement. »

 

On s’y bat pour les dossiers les plus simples, les plus rapides

Mes premiers échanges avec Dorothée se font par e-mail. C’est un ami à elle qui prend d’abord contact avec nous, seul moyen qu’il a trouvé pour la convaincre de témoigner. Il a peur pour elle, et pour cette CAF, qu’il estime tout près d’un scénario similaire à celui de France Télécom.

Trois jours plus tard, elle prend le relais, sous le pseudonyme de Dorothée. Elle accepte de parler de pression, de harcèlement et des idées reçues aussi. Non, un technicien conseil n’est pas fonctionnaire. Il a un CDI, et peut « aussi sauter ». En fait, il travaille pour le service public, mais au sein d’une structure privée. Et non, leur travail n’est pas si simple.

A cause de la culture du chiffre, les employés se battent entre eux pour les dossiers les plus simples et les plus rapides. Pour rester dans la course, ne pas se laisser distancer. Tant pis pour les allocataires aux cas plus problématiques, et l’esprit d’équipe. Ici, c’est du chacun pour soi déplore-t-elle. Chaque employé s’isole et finit par voir son collègue comme un concurrent, un ennemi.

« A moyen terme, c’est une mesure rentable pour tout le monde »

« Rien ne va plus », disent les plus anciens du service. Les employés les plus âgés craquent, jusqu’à pleurer parfois. Ils n’arrivent plus à supporter les cadences et les changements incessants de « process ». Le bruit court que les objectifs seront revus à la hausse tandis que beaucoup réclament plus d’effectifs pour satisfaire les allocataires. Philippe Debié tempère :

« On nous impose des réductions d’effectifs. Un employé sur deux n’est pas remplacé. La direction ne peut pas faire autrement. »

 

Dorothée ne sait pas trop. Il y a tellement de rumeurs. Mais comment faire quand la plupart des techniciens conseil ne réalisent pas les objectifs ? En plus, si quatre d’entre eux partent, il faudra les remplacer. En septembre, dit la direction :

« A court terme, oui, il y aura plus de travail pour les autres. Mais s’ils ne sont pas performants, ils pénalisent déjà leur service. Donc à moyen terme, c’est une mesure nécessaire et rentable pour tout le monde. »

 

La jeune femme appréhende le stress. Qui les formera ? Qui les encadrera ? Quand Dorothée a fait sa formation il y a quelques années, ils étaient à peine une dizaine d’apprentis. Aujourd’hui, ils sont en moyenne une trentaine.

Les allocataires aussi pètent les plombs

Les allocataires sont les premières victimes. Il y a ceux qui prennent leur mal en patience, et d’autres qui pètent les plombs. Il arrive que des écrans d’ordinateurs volent à travers la pièce, ou que des mécontents menacent de revenir plus tard, à la fermeture.

La CAF peut déposer plainte. Mais le mal est fait, avec l’impression pour la jeune femme que son métier a perdu toute son essence. Le ras-le-bol, des deux côtés.

L’« insuffisance professionnelle », motif fourre-tout pour licencier ?

Dorothée assure que deux des quatre salariés en procédure de licenciement partiront, quoi qu’il arrive. Et jure que la direction ment quand elle dit qu’au bout d’un an de formation et de six mois de stage probatoire ensuite, elle n’a pas décelé leur « insuffisance professionnelle ». Pourquoi attendre la fin de leur stage pour leur signifier qu’ils ne font pas l’affaire ?

Philippe Debié considère au contraire que la procédure est normale :

« Nous n’avons plus droit à l’erreur. Nous avons renouvelé leur période probatoire de trois mois, ce qui est en soi un signal. »

 

« De toute manière, au bout de ces six mois, la plupart n’atteignent pas les objectifs fixés », assure Dorothée. Elle le sait car elle est aussi est passée par là. L’apprenti technicien conseil est sur le terrain. Il traite des dossiers, comme les autres. Moins certes, mais il est productif. Alors, comme elle l’entend ici et là par des collègues, il se pourrait que l’« insuffisance professionnelle » soit en réalité le motif fourre-tout qui permette de licencier.

Vendredi 15 juillet, Dorothée reprend contact avec moi. Pas de grève aujourd’hui. Mais un collègue d’une autre unité lui dit entre deux portes que pour l’un des quatre employés en procédure de licenciement, c’est un clash avec la direction qui serait à l’origine de sa situation. La pomme de discorde : les primes.

Des primes au copinage ?

L’attribution des primes se fait par des points de compétence. Chaque service a à sa tête un responsable d’unité, et un quota de points qui déterminent le montant des primes annuelles pour l’équipe. Dans la majeure partie des cas, Dorothée souligne que la répartition se fait au copinage avec le chef, de telle sorte que les mêmes touchent toujours des primes quand les autres se sont résignés.

Les plus frustrés emmagasinent les preuves pour prouver toute l’injustice de la démarche. « Ils n’ont tout simplement pas réalisé leurs objectifs », avance la direction, relayée par Philippe Debié :

« Avant l’octroi de primes, il y a une fiche qui motive l’attribution par le responsable avec des critères bien précis validés par la direction. C’est tout simplement inconcevable. Mais je peux comprendre que sous le coup de la déception, certains employés réagissent comme ça, et disent ce genre de choses. »

 

Dorothée n’en touche pas. A son rire, je comprends qu’elle s’est résignée. Elle fait 39 heures par semaine, pour un peu plus du Smic, sur 14 mois. Les objectifs et l’exigence ne la dérangent pas. Le salaire non plus d’ailleurs. Et quand son ami lui dit de chercher ailleurs, elle est réticente. Elle aime bien son job. Le plus paradoxal est qu’elle assure que la majorité de ses collègues sont motivés. Chaque jour, ils ont l’espoir que les choses changent.

Tout en haut, la direction reste inflexible. Même durant la grève, où elle aurait qualifié les doléances de son personnel de « fantasmes ». Dorothée n’en veut pas à ses supérieurs personnellement. C’est le système qu’elle dénonce. La direction, elle, ne fait qu’appliquer.

Photo : le plus

Par delà 2012, donner leur impact décisif aux luttes

20101016025redimensionner.jpg20101019003redimensionner.jpgPar delà 2012, donner leur impact décisif aux luttes  

Dans 9 mois les élections présidentielles… Voilà déjà 4 ans que le système fait tout pour persuader qu’un changement ne peut provenir que de ce choix de personne. Le quinquennat, fruit de l’accord Chirac-Jospin de 2000, a aggravé ce travers institutionnel de la 5ème République en subordonnant les législatives aux présidentielles.

 

L’enfermement de la perspective sur 2012 a déjà bloqué l’alternative politique portée par le mouvement populaire. Un rapport de force considérable s’est manifesté pour faire reculer Woerth. Mais tout a été reporté sur 2012. Au nom de l’unité, on n’a pas voulu se démarquer radicalement des positions de ceux (PS et cie) qui acceptent l’allongement de la durée de cotisation ou la casse des régimes spéciaux. Comment rassembler ensuite dans l’action pour la retraite à 60 ? A la fin, on a pu lire ainsi que la contestation sociale se serait heurtée à l’intransigeance de « l’hyperprésident ». Alors que des millions de personnes étaient dans la rue avec le soutien de 70% de la population ! A leur façon, les autocollants consternants du PG (« Casse-toi pov’con ! ») ont aussi contribué à détourner la perspective vers 2012. L’analyse de l’échec du mouvement pour les retraites reste essentielle.

 

Dans les mois qui viennent, la campagne électorale va écraser encore davantage toute la vie publique et le mouvement social. Le jeu de rôles des partis finit de se mettre en place.

 

Bien sûr, il faudra battre Sarkozy. Sa réélection donnerait le signal au capital qu’il peut tout se permettre en France.

Mais pour cela, « l’unité » et le vote « utile » vont se porter sur le PS, dont l’essentiel des positions économiques et sociales sont de la même inspiration. Le petit jeu des primaires accentue encore la personnalisation, la dépolitisation des enjeux. Il ne peut pas faire oublier que Hollande, Aubry, comme l’ex-patron du FMI, partagent le même programme : même objectif d’austérité, même adhésion inconditionnelle à l’UE, à l’euro…

Le système a complété le piège électoral en ravivant l’extrême-droite. Le FN de Marine Le Pen a pour fonction d’étouffer le débat politique, de caricaturer et de diaboliser certaines positions comme la remise en cause de l’euro.

 

Dans cette situation, communistes, que faire ? Continuons à donner, même à contre-courant, la priorité au mouvement populaire, aux luttes qui continuent de se développer (Carrefour, PSA, aviation…) !

Contribuons à faire battre la droite et l’extrême-droite sans laisser planer d’illusions sur un changement véritable avec le PS ! Un mois avant d’être élu, le PS grec promettait des augmentations de salaires de 5%…

Continuons à mettre en avant les propositions sur lesquelles les luttes peuvent converger, notamment de rupture avec l’UE du capital : (re) nationalisations, retour aux monopoles publics, refus de l’application des directives et traité européens ; abrogation de la loi Bachelot, restauration intégrale du financement de la Sécurité sociale par la cotisation sociale; augmentation du SMIC à 1600 euros net avec le rétablissement d’une échelle mobile des salaires et la reconnaissance des qualifications. Etc.

Il ne s’agit pas pour nous de multiplier comme JL. Mélenchon les surenchères électorales gratuites : « si je suis élu » mais de souligner les ruptures essentielles.

Nous vivons une période d’aiguisement, partout en Europe, en Afrique du Nord, de l’affrontement de classe. Rien n’est prévisible. Le peuple va avoir besoin d’un Parti communiste fort.

La Fête de l’Humanité sera l’occasion pour nous de répondre présents.

La loi contre la médecine du travail promulguée. La lutte continue par delà 2012.

imagescanww1v9.jpgLe Medef et ses alliés ont eu du mal. Il leur aura fallu trois ans pour faire passer leur contre-réforme de médecine du travail .

En 2009, Medef et gouvernement ont finalement échoué à obtenir l’accord d’un syndicat représentatif pour valider leur protocole d’accord dans le cadre du « dialogue » social.

En 2010, ils ont tenté d’introduire exactement les mêmes mesures dans la loi Woerth contre les retraites. C’était charger la barque et le Conseil constitutionnel a annulé ce « cavalier législatif ».

Partie remise en 2011. La droite parlementaire reprend les mêmes dispositions dans une proposition de loi, votée définitivement le 4 juillet par l’Assemblée nationale et publiée le 24 juillet dans le JO.

 

Nous avons largement relayé sur ce site, comme dans les entreprises  les démonstrations du groupement « Sauver la médecine du travail » (SLMT) sur la nocivité et la perversité de cette loi.

Elle ne cherche pas à répondre au problème criant : la chute du nombre de médecins du travail dont le renouvellement n’est pas assuré. Au contraire, elle l’utilise pour continuer à évincer les médecins du travail de leurs prérogatives définies en 1946.

Ce seront désormais les présidents des services interentreprises de santé au travail (SIST) qui définiront la politique de santé au travail dans l’entreprise. Les médecins du travail seront leurs exécutants, parmi d’autres prestataires des SIST.

Or les présidents des SIST sont désignés par les employeurs.

Ainsi ce ne seront plus les médecins du travail, salariés qualifiés et légalement protégés, qui auront la mission de « prévenir l’altération de la santé des salariés du fait de leur travail » mais des représentants des patrons eux-mêmes.

Les médecins de SLMT alertent dans leur dernier communiqué : « la loi laisse tout loisir de transformer les moyens et les personnels des SIST en outils de gestion de la main d’œuvre ».

Parmi de nombreuses autres dispositions négatives, la loi ouvre la voie à une définition des priorités des SIST « en fonction des réalités locales ». Les reculs pourront aller plus vite là où la pénurie de praticiens est encore plus grande.

 

La lutte des organisations de médecins du travail a presque fait échouer le Medef et le gouvernement. Leur action a été remarquable. Leur expression a permis une prise de conscience beaucoup plus large, parmi les syndicalistes notamment, des dangers, alors que les sujets sont peu lisibles.

Elle a amené les directions syndicales et la gauche presque dans leur ensemble à prendre position dans des meetings et au Parlement.

 

Et maintenant ? Comme toutes les autres questions, l’avenir de la médecine du travail rentre dans le débat pré-électoral de 2012.

Mais la lutte reste décisive, avant comme après les élections, même si la gauche doit l’emporter. Notamment dans l’immédiat contre tous les décrets d’application scélérats que le gouvernement tient en réserve.

 

Il est et sera toujours nécessaire de bien clarifier l’alternative.

 

A la surprise des militants et des observateurs, les groupes de gauche se sont abstenus lors du vote en première lecture au Sénat le 27 janvier 2011, incités par certaines organisations syndicales. Un amendement avait été ajouté posant que la présidence des SIST serait tournante entre représentants du patronat et des salariés. Finalement, l’amendement a été retiré à la seconde lecture et les parlementaires de gauche ont voté contre.

Ne laissons pas déplacer l’enjeu ! On voit quelle fausse bonne « réforme » correctrice une gauche pourrait prendre sans aller sur le fond. La question n’est pas la « gouvernance » des SIST, avec ou sans fiction de participation, de collaboration des représentants des salariés.

 

La question est de sauver la médecine du travail dans toutes ses prérogatives, de la développer, de permettre la pleine action de médecins du travail plus nombreux au cœur des entreprises pour prévenir les accidents du travail, les maladies professionnelles causés par l’exploitation et la recherche du profit.

Le PCF aile gauche de la social-démocratie ? ça vous choque, vous ? Pas Pierre Laurent !

imagesca5l8rqs.jpgPar EDT pour http://vivelepcf.over-blog.fr/

Le PCF aile gauche de la social-démocratie ? ça vous choque, vous ? Pas Pierre Laurent !Il n’y a pas si longtemps, quand on nous traitait, nous communistes, de socio-démocrates, ce n’était pas loin de sonner comme une insulte. Même les éléments les plus « droitiers » du Parti, même ceux qui sont passés directement au PS, refusaient le compliment avec véhémence.

Nous-mêmes, nous ne manquerions pas de réagir vivement mais cela ne nous arrive jamais.

 

A la radio l’autre matin, le 4 juillet 2011 sur France Inter, Pierre Laurent est interviewé par les journalistes de la « Matinale » de la chaîne. Au bout d’une dizaine de minutes, l’éditorialiste, vieux spécialiste du communisme et des pays de l’est, Bernard Guetta pose une question. Il n’en revient pas :

« Vous ne prônez plus ou pas la sortie de l’euro, plus ou pas la sortie de l’Union européenne.

Vous ne rejetez plus, en tout cas pas entièrement, l’économie de marché au profit de l’économie dirigée. Finalement qu’elle est aujourd’hui la différence entre le Parti communiste et une aile gauche de la social-démocratie ? »

La question provocatrice est loin de faire bondir, même réagir, Pierre Laurent. Au contraire, il va dans le sens du journaliste :

« Mais nous n’avons jamais été des antieuropéens. En tout cas, il y a bien longtemps que nous ne le sommes plus. »

Et de continuer à bien assurer que la Parti a changé, a faire son mea culpa sur l’Europe, à se revendiquer défenseur de « l’idée européenne », à entonner cette pédagogie de l’acceptation de l’UE du capital qui est celle du « Parti de la gauche européenne » que préside justement Pierre Laurent.

Pierre Laurent ajoute quand même sur « nous », les communistes:

« Ce qui nous distingue, c’est une détermination, quand même farouche, qui reste notre identité, ou ce pourquoi nous existons, à penser qu’il va falloir passer à autre chose que le système capitaliste. Le système capitaliste ne répond pas aux défis du 21ème siècle, ni au plan social, ni au plan du développement planétaire. »

Resté sur sa faim, Bernard Guetta tend une perche à Pierre Laurent : « autre chose de quelle genre ? ».

Pierre Laurent précise: « Il faut que la solidarité devienne le système d’organisation de la société, à la place de la concurrence. … Les valeurs d’égalité et de solidarité doivent prendre la place de la compétition, du mérite, de la concurrence ». Bayrou ou Borloo y reconnaîtraient les leurs…

 

Interloqué Bernard Guetta lance : « Bref, vous êtes un social-démocrate de gauche ? ».

Il en faudrait plus pour sortir Pierre Laurent de sa placidité. Gêné qu’on le classe dans les « antieuropéens », il n’est pas troublé d’être taxé de « social démocrate ».

Pierre Laurent répond donc : « Oui, mais ( !!!!), les socio-démocrates, ils se sont un peu trop accommodés du marché. … Il y avait des socialistes qui étaient sur les mêmes valeurs que nous et beaucoup s’en sont éloignés pour se convertir dans les 25 dernières années au marché capitaliste… Ceux qui ont maintenu un certain nombre de valeurs comme nous sont peut-être le pôle d’avenir et de stabilité de la gauche. »

Pierre Laurent assume ses choix politiques dans la lignée de Marie-George buffet et de Robert Hue. Le PCF, transformé en Front de gauche, a vocation à reprendre la flamme de la social-démocratie abandonnée par la plupart des dirigeants du PS. C’est exactement ce que Gysi et Lafontaine ont théorisé également pour leur parti « Linke » en Allemagne.

 

Que reste-t-il du PCF dans tout cela ? Le nom, l’appareil et ses élus locaux, hérités du temps où nous avions des positions révolutionnaires, une certaine force militante qui est appelée par Pierre Laurent à coller les affiches de Mélenchon.

 

Les conceptions de Pierre Laurent correspondent tellement à ce que nous vivons dans le PCF : à tout prix « métamorphoser » le PCF et le fondre dans une « social-démocratie de gauche », en préservant, pour préserver les places.

 

Le contresens est total quand Pierre Laurent prétend peser sur la « gauche ». La question n’est pas d’ailleurs pour lui, dans la même interview, si elle doit se coaliser mais dans quelles conditions elle va se regrouper derrière le PS.

 

La social-démocratie française n’a conservé, ou retrouvé un langage vaguement anticapitaliste – Mitterrand ayant atteint les sommets de l’hypocrisie au congrès d’Epinay de 1971 – que parce qu’il y avait un PCF puissant sur des bases révolutionnaires.

Elle peut continuer presque en roue libre avec une telle capitulation communiste derrière Mélenchon !

Une vague « gauche de la gauche », une « aile gauche de la social-démocratie » ne fera que canaliser pour la social-démocratie, partie prenante de la gestion européenne du capitalisme.

 

Le mérite véritable de Pierre Laurent est bien de dire ce qu’il pense même à la radio. Son tort, c’est de tout faire pour continuer à l’imposer dans le PCF !

 

Camarades, posons nous chacun la question ? Voulons-nous être des sociaux-démocrates de gauche ?

Pour nous, c’est non !

Même un Bernard Guetta, professionnel de l’anticommunisme, n’y retrouve plus ses petits !

Par EDT pour http://vivelepcf.over-blog.fr/  

 

Cest avec beaucoup de tristesse que nous vous informons du déces de notre camarade Raymond Billemont.

SAINT-QUENTINJean-Luc et Marie-Thérèse BILLEMONT
Gérard BILLEMONT
ses enfants,

Raymond DEBAUVE
Daniel DEBAUVE
ses neveux,

Michelle DUMANT
sa cousine,

Le Parti Communiste Français
Le personnel du service « convalescents » du Centre Hospitalier de Ham

Toute la famille
Ses Amis et voisins

ont la douleur de vous faire part du décès de


Monsieur Raymond BILLEMONT
Membre du Parti Communiste Français
survenu à Ham (Somme), Vendredi 22 Juillet 2011, dans sa 87ème année.
Une cérémonie d’Adieu aura lieu au Salon Funéraire
des Pompes Funèbres « Associés VIGNON »,
68 boulevard Cordier 02100 Saint-Quentin (Aisne)
Mardi 26 Juillet 2011 à 14 h 15.L’inhumation aura lieu dans le caveau de famille
au Cimetière Saint-Jean de Saint-Quentin (Aisne).
Raymond BILLEMONT repose à la chambre funéraire
des Pompes Funèbres « Associés VIGNON »
68 boulevard Cordier 02100 Saint-Quentin
ouvert du Lundi au Samedi de 8 heures 15 à 19 heures.
Le Dimanche et Jours Fériés de 10 heures à 18 heures. 

CET AVIS TIENT LIEU DE FAIRE-PART ET DE REMERCIEMENTS.

Belgique : « laboratoire » de l’Union européenne…

imagescafhonaq.jpgEn parallèle du sommet de la zone euro, le 21 juillet 2011, les Belges célébraient leur fête nationale et le 181ème anniversaire de l’indépendance.

 

Les difficultés politiques structurelles que connaît le pays ont été plus encore l’objet de larges discussions : pas de véritable gouvernement depuis 400 jours et des prétentions toujours accrues des organisations politiques séparatistes.

 

Le roi Albert II a lancé : « Notre situation actuelle crée de l’inquiétude auprès de nos partenaires et pourrait endommager notre position au sein de l’Europe, voire l’élan même de la construction européenne, déjà mis à mal par les eurosceptiques et les populistes ». La Belgique passerait, selon certains observateurs, pour un « laboratoire de l’intégration européenne », avec ses trois communautés linguistiques (Les Echos du 22 juillet).

 

Nous ne résistons pas à la tentation de remettre en ligne le sketch d’un humoriste qui fait ressentir avec une certaine justesse, et avec férocité, ce caractère de « modèle » de l’UE de la Belgique actuelle.

110722_pirette.jpg
Mais à l’inverse du roi, nous faisons partie de ceux qui ne considèrent pas que la crise politique belge fait peser un risque sur l’UE mais tout au contraire que l’UE est en bonne partie responsable de l’aggravation des problèmes de la Belgique.

Dans l’intérêt des firmes capitalistes, le « modèle européen » s’attaque avec acharnement à l’échelon national, à tous les acquis démocratiques et sociaux qu’il porte. Dans ce sens, il privilégie notamment l’échelon régional, « l’Europe des régions ». L’UE encourage aussi avec constance l’invention de « minorités nationales », sur base ethnique.

 

Dans les réalités de la Belgique, où objectivement et historiquement, des tensions internes entre Flamands et Francophones existent plus qu’ailleurs, la politique de l’UE est désastreuse pour tous les acquis nationaux. De part et d’autre de la « frontière linguistique », les progressistes s’engagent pour le maintien de l’unité de l’Etat belge.

 

Mais revenons au sketch de M. Pirette :

[gv data= »http://www.dailymotion.com/swf/
François Pirette en ministre flamand (Pirette… par flecky« ][/gv]

http://www.dailymotion.com/video/x49r7g

 

Interim, Precarité, Espoir cherchez l’Intrus ?

Interim, Precarité, Espoir cherchez l’Intrus ? dans Luttes, grèves, manifs rienL’Interim en France
puce-8130d dans Luttes, grèves, manifs Plus de 600 entreprises
puce-8130d 6500 Agences
puce-8130d 23 000 salariés permanents
puce-8130d 2 millions de travailleurs précaires et INVISIBLES
puce-8130d 550 000 Emplois équivalents temps plein
puce-8130d 19 milliards de C.A
puce-8130d 15,7 millions de contrats
puce-8130d Progression de 18 % en 1 an,
puce-8130d Durée moyenne des missions de 1,7 semaines
puce-8130d UN interimaire sur Deux a été en mission moins de 1,5 mois dans l’année.Allez donc essayer de construire une vie, même a minima avec ca ??
puce-8130d Un taux d’accidents du travail grave et mortel intolérable !!!

Les super bénéfices des 3 soeurs majors mondiales du travail temporaire et qui en fournissant a des entreprises privées de la main d’oeuvre bon marché, facilement exploitables, jetables et corvéables a merci serait ils assimilables a une nouvelle forme d’esclavagisme moderne ??

On ne peut qu’avoir un regard très critique sur cette philosophie de l’Interim et de la Precarité, car engranger des profits énormes sur le chômage et la misère des autres cela dénote quand même d’un Humanisme particulier.

puce-8130d Nous devrions suggérer au patronat de l’intérim, le Prisme de remplacer la dénomination officielle des « Entreprises de Travail Temporaire » par « Ressources (IN) Humaines ou pire si on se voulait être des critiques lucides-cyniques-eclairés des “Grossistes en Viandes » mais nous n’irons pas jusque là.

NON l’Interim ce n’est pas « une nouvelle forme de salariat » propos entendus au sein de certaines O.S Reformistes et qui s’en revendiquent.
puce-8130d Quid de l’opinion des autres ?

Les métastases de ce Cancer qu’est l’Interim associées à celles du réformisme ambiant ont deja migrées !

L’INTÉRIM et son corollaire La Precarité doivent être combattues de toutes nos forces et doivent être anéanties !

puce-8130d De surcroit et par definition l’INTERIM contribue Directement au chomage Structurel puisque la moitié des 600 000 Emplois Equivalent Temps plein sont purement de  » l’Usage Abusif d’Interim  » et tombe (ou plutot devrait) sous le coup de la Loi.
puce-8130d Du moins en Theorie car en pratique immaginons de la volonté de ces Travailleurs Precaires d’ester en justice SI les Syndicats des Entreprises Utilisatrices et surtout ceux de ces ETT etaient un tant soit peu PLUS Virulents et du nombre de Proces en Recalifications en CDI !
puce-8130d Le seul Contrat de Travail qui vaille est le CDI !

- RIEN n’est aussi desesperant que de ne pas trouver une Nouvelle raison d’Esperer !
Nicolas M.

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Abonneurs de « l’humanité »:solidarité

 

Syndicat CGT SPDP/Humanité
St Denis, le 18 juillet 2011

Bonjour,

Vous avez récemment signé la pétition de soutien aux abonneurs de l’Humanité en lutte et nous vous en remercions.

Notre combat, s’il continue sur le plan politique et syndical, doit aussi être mené sur le plan juridique, la direction du journal ayant décidé la liquidation de notre structure.

Nous avons donc fait appel de la procédure de liquidation judiciaire parallèlement à l’ouverture d’une procédure de reconnaissance d’unité économique et sociale.

Après 5 semaines de grève, nos salaires pour le mois de juin s’élèvent à 832 euros brut, et ne nous seront réglés que vers la mi-aout, ainsi qu’une partie des salaires de juillet.

Notre dernier salaire réglé est donc celui que nous avons perçu fin mai. Il avait été amputé de 30 %.

Dans ces conditions, il nous est actuellement impossible de faire face aux frais demandés par l’avoué de justice que nous sommes contrains de solliciter pour introduire notre appel, à savoir 2 300 €uros qui s’ajoutent aux quelques 2 000 €uros de frais d’avocat que nous venons d’honorer.

Nous lançons donc un appel à la solidarité financière.

Serait-il acceptable que par manque de moyens financiers nous devions renoncer à faire valoir nos droits ?

Les dons sont à envoyer à notre trésorier : « Chauvet Pascal chez mlle mure, appt 215, 40, rue du professeur DEVAUX, 33800 BORDEAUX». Préciser au dos du chèque « Solidarité Abonneurs de l’Huma ».

Pour toute information complémentaire, vous pouvez joindre nos délégués et notre trésorier :

Jacques Laur : 06 83 51 83 41

Sylvain Plouzin : 06 77 81 83 65

Pascal Chauvet : 06 78 03 09 90

1 Commentaire

Eva Joly : cacher ces chars et ces avions que je ne veux pas voir défiler à Paris, mais bombarder la Libye !

Eva Joly : cacher ces chars et ces avions que je ne veux pas voir défiler à Paris, mais bombarder la Libye !

 

Mme Joly est en train de bien réussir son entrée dans le cirque politicien des présidentielles.

 

Ce 14 juillet, n’y avait-il pas des sujets plus brûlants que la remise en cause du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées ?

 

Sur ce sujet, nous avons notre opinion. Tout est une question de sens. Le 14ème juillet n’est pas la fête de l’armée mais de la Nation.

Célébrer le peuple en armes qui a défendu la Révolution, qui a reconquis l’indépendance du pays, notamment en 40/45 : oui!

Célébrer l’armée d’une puissance impérialiste qui a mené les sales guerres coloniales, qui sert à maintenir l’ordre capitaliste dans le monde : non !

Les gouvernants n’ont cesser de tirer, scandaleusement, dans ce mauvais sens le défilé militaire. On se souvient de l’acte symbolique de François Mitterrand d’inviter les troupes allemandes de l’Eurokorps à marcher sur l’avenue parisienne en 1994. En 2008, Sarkozy avait comme invités d’honneur Hosni Moubarak et Bachar El Assad…

 

Mais justement, c’est de cela, de politique extérieure, qu’il fallait parler ce 14 juillet. Ce que nous avons fait.

La mort de 7 soldats dans la semaine précédente rend encore plus insupportable la présence et le maintien, injustifiables, des troupes françaises en Afghanistan. La mobilisation doit s’amplifier pour le retrait immédiat et unilatéral.

L’intervention militaire française en Libye tue aussi. Elle ne vise qu’à démanteler le pays, à confronter le dictateur Khadafi, invité en grandes pompes hier, avec une autre équipe, constituée d’anciens de ses ministres, pour donner un accès plus avantageux aux multinationales pétrolières. L’armée française n’a rien à faire là-bas, aux frais – 160 millions d’euros – de notre peuple.

 

Mais voilà bien qui ne trouble pas la députée européenne Eva Joly !

Choquée ? Elle l’est par la vue des chars et les avions sur les Champs-Elysées, mais pas par les bombes françaises à Tripoli et dans les autres sites d’opérations extérieures qui détruisent et tuent.

Au contraire, elle a voté pour la résolution européenne encourageant les frappes. Dans les media, elle a regretté qu’on ne puisse aller jusqu’à une intervention terrestre.

 

Sa position sur le 14 juillet relève purement et simplement de l’hypocrisie !

 

Cela fait rire de voir Mme Joly rangée dans la « gauche antimilitariste » comme certains éditorialistes l’ont même classée à « l’extrême-gauche » d’Europe-Ecologie-Les Verts dans sa « primaire » avec Hulot.

Enfin ! Avant-hier encore, elle allait se mettre au service de Bayrou !

 

Il faut dire qu’à EElV, c’est comme à feu la Samaritaine, on trouve de tout : des ex-PS, des ex-présentateurs de télé chiraquiens, des ex-maoïstes, des agitateurs permanents, des anti-communistes professionnels.

Ce ramassis qui tient lieu de Parti n’a aucune base sociale mais a une fonction : occuper l’espace politicien « environnemental » que l’idéologie dominante développe pour mieux faire diversion à la politique d’exploitation des hommes et de leur cadre de vie par le capitalisme.

 

Bravo à Mme Joly qui a rapidement trouver là son terrain de reconversion professionnelle !

 

PS : Les propos de M. Fillon insinuant un doute sur la culture française de Mme Joly sont infâmes. Ils étaient très prévisibles, comme leur récupération à l’extrême-droite. En tout cas, M. Fillon et Mme Joly se retrouvent quand il s’agit d’éloigner l’armée française de sa mission de défense nationale pour la mettre au service de l’impérialisme européen.

Un texte de notre camarade Jocelyn de Raisme 59

Le mouvement ouvrier en france a souffert de l’absence d’une Politique et d’un parti Communistes, de la disparition progressive du syndicalisme de classe. Les luttes ont été émiettées, sabordées, et détournées de leur cible.

Dans la dernière période, la  » loi des 35 heures  » du gouvernement Jospin-Aubry-Gayssot, aura été le moyen donné au Patronat de généraliser la flexibilité, de liquider les acquis historiques tels que la journée de huit heures de (1919 ) et la semaine de 40 heures de (1936 ).

Enfin, à aucun moment les centrales syndicales n’ont dénoncé la politique de guerre qui sous-tend la politique anti-sociale.

Tout se passe comme si les budgets démentiels consacrés à la guerre et l’extermination massive de millions d’être humains se passaient sur une autre planète et n’interféraient pas dans la politique sociale.

La nouvelle force de gauche déclaré va seulement accentuer ce désordre sociale puisquils sont pour la guerre en Libye.

Le peuple de france ne sera plus dans la rue pour dénoncer ces guerres abject, ces crimes contre l’humanité.

L’oeuvre de Marx nous apporte toujours son analyse du capitalisme et une méthode inégalée d’approche des problèmes.

Lénine avait défini les caractères et les développement de l’Impérialisme en 1916.

Il sagit aujourdh’ui de prendre la mesure de cet ennemi concentré à l’échelon mondial, qui pourri sur lui même, qui n’a dautre solution que la guerre, et qu’il va falloir renverser et remplacer par un système d’états aux service des travailleurs.

Comment combler le déficit de l’Huma : un choix politique ?

Aujourd’hui, où chercher de quoi combler le déficit de près de 2 millions d’euros pour 2010 ?

L’article de Patrick Le Hyaric dans l’édition du 13 juillet 2011 ouvre des voies qui suscitent quelques commentaires.

- PLH salue la mobilisation des souscripteurs. Lecteurs, le plus souvent communistes, ils sont viscéralement attachés à leur journal, pour lequel ils ont souvent sacrifié de leur énergie, sinon plus. Exigeants ou indulgents vis-à-vis du contenu du journal, ils répondent toujours présents (650.000 euros depuis le début de l’année). Pour ceux qui sont imposables, leurs dons sont désormais défiscalisés.

- PLH mentionne la bataille pour obtenir l’augmentation des aides publiques. Menée au nom de la défense du pluralisme, ce combat est juste. Mais, au vu le rapport de force, on ne peut imaginer que le maintien ou l’augmentation des aides aux quotidiens à faibles ressources publicitaires soit octroyée par un gouvernement sans arrière-pensée. Avant ou après 2012.

110717_Une_huma_retraites.jpg- PLH ne mentionne pas les collectivités territoriales, à direction non communiste, de gauche, parfois même non, qui paient de plus en plus de pages de promotion. Elles, non plus, ne financeraient pas un journal juste pour les beaux yeux du pluralisme.

- PLH souligne la « nécessité d’élargir la diffusion et la lecture de l’Humanité ». Bien sûr. Mais avec quels moyens et en direction de quelle cible. La menace qui pèse sur les « abonneurs » et leur travail en lien avec le Parti (voir ci-dessus) est inquiétante.

Dans son article, PLH vise à la fois large et étroit : les citoyens d’un côté, les « militants du changement social et écologique » de l’autre, « quelle que soit leur sensibilité ».

Est-ce une ouverture ? Le lectorat visé ressemble étonnement à ceux, à gauche, qui se pensent « politisés », qui sont plus aisés que la moyenne et ont l’habitude et les moyens de lire des journaux.

Il y a trois ans l’Humanité-dimanche était baptisé officiellement ainsi : « la gauche a son magazine ». Avec l’Humanité, le Front de gauche a-t-il son journal ? Avec la Fête de l’Humanité, le Front de gauche menée par Mélenchon a-t-il sa fête ?

Pas une seule fois dans son article, PLH ne mentionne les communistes ou le PCF. C’est pourtant bien leur action militante qui ont fait la diffusion maximale et l’utilité de l’Humanité, le rayonnement de la Fête de l’Huma. C’est toujours eux qui défendent de façon décisive l’Huma.

Souvenons-nous comment, à la fin des années 90 déjà, la vente militante, les CDH n’ont pratiquement pas survécu à la transformation de l’Huma-dimanche en Huma Hebdo, à la mutation de la ligne éditoriale. L’Huma cessait alors d’être le « journal du PCF » pour ouvrir son capital à 20% à des investisseurs privés (dont Lagardère, Bouygues, les Caisses d’épargne…).

Depuis la situation reste contradictoire tant le titre est associé à ce que représente le PCF.

La bataille n’est peut-être pas perdue de ne pas laisser davantage se « décommuniser » notre presse, d’en refaire l’outil politique dont ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capital ont besoin pour mener la lutte des classes, quotidiennement comme chaque semaine.

L’Huma ne peut pas laisser tomber ses diffuseurs ! Une négociation transparente doit s’ouvrir.

Les 21 « abonneurs » de l’Humanité risquent d’être purement et simplement licenciés avec tout ce que cela signifie.

La filiale du journal, la SPDP, qui les emploie est en liquidation depuis le 23 juin 2011.

Auparavant, ils ont mené pendant 7 semaines, à 90%, une grève pour s’opposer à la nouvelle convention que la direction du journal veut leur imposer et pour demander l’ouverture d’une véritable négociation.

La direction semble avoir fait le choix de la rupture.

Il est absolument anormal que les lecteurs de l’Huma, les responsables du Parti n’aient pas été informés de ce conflit social qui les touchent directement.

Pendant la grève, les « abonneurs » ont occupé tous les jours le hall du journal, sans écho dans ses éditions. Ils ont même dû diffuser un tract à l’entrée de la Conférence nationale du PCF, le 3 juin, pour tenter de briser le silence.

Dans la présentation des comptes 2010 de l’Humanité, dans l’édition du 13 juillet, Patrick Le Hyaric n’y fait toujours aucune mention.

On peut y lire seulement une allusion à son choix de gestion lorsqu’il cite, parmi les causes de l’aggravation du déficit du journal, « un coût de conquête d’abonnement élevé qui dépasse de 360.000 euros celui que nous avions envisagé ».

Ces chiffres, et d’autres, sont entièrement contestés par la CGT de la SPDP. Elle rappelle que ses diffuseurs réalisent 6000 abonnements par an pour un stock moyen de 35.000 abonnés.

Le projet de nouvelle convention était inacceptable parce qu’il aurait fait porter sur les commissions, déjà aléatoires, de ces salariés les défauts de pérennité des abonnements réalisés. La direction envisageait-elle ainsi de faire porter les 360.000 euros d’économies sur les 21 diffuseurs ?

Les salariés rappellent qu’en 2001, ils ont déjà dû accepter l’externalisation de leur service qui était alors partie intégrante du journal.

Même conscients des difficultés du journal, nous ne pouvons qu’être choqués par ces pratiques patronales. Les salariés ne doivent en aucun cas rester sur le carreau.

Derrière tout choix de « gestion » se dessine, qu’on le veuille ou non, un choix politique.

Veut-on que l’Huma se passe de diffuseurs professionnels militants dont le travail s’organise de près avec les organisations du Parti ?

Ils s’efforcent d’abonner des militants, des sympathisants, ceux qui ont intérêt à la lecture d’un journal allant à contresens de l’idéologie dominante, utile à leurs combats quotidiens.

En tout état de cause, une véritable négociation, un débat à l’échelle du journal et du Parti doit s’ouvrir avec tous les éléments.

Avec les « abonneurs » en lutte, nous demandons leur reprise parmi les salariés de l’Huma avec la réinternalisation de l’activité de la SPDP et l’examen des moyens pour assurer la meilleure efficacité économique et politique de leur travail.

Pas d’avenir pour l’Huma sans « abonneurs » !

Sortie de l’euro, fin de l’euro : le débat doit avoir lieu au sein du PCF.

Rédaction vivelepcf, 18 juillet 2011

Autres articles sur le sujet :

Sortir de l’euro ? Posons la question !

Remettre en cause le « Pacte pour l’euro » sans remettre en cause l’euro : impossible !

Des dirigeants du PCF à la rescousse de l’euro ?

Voir aussi :

Extrait de la rencontre avec Emmanuel Dang Tran à St Martin d’Hères


 

Les plans de « sauvetage » se succèdent : « sauvetage » de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal… avec tous comme objectif le sauvetage de l’euro.

L’affolement joué par les gouvernants européens ne doit pas tromper.

De connivence avec les spéculateurs et les « agences de notation », ils sont en train de faire payer une deuxième fois la crise du capitalisme par les travailleurs de chaque pays pour le plus grand profit des capitalistes eux-mêmes.

Ils l’ont fait une première fois à partir de 2008 en aggravant les déficits publics pour aider davantage les plus riches et renflouer les banques.

Ils entendent saigner à nouveau les salariés, les retraités, les jeunes pour rembourser maintenant les « dettes » publiques qu’ils ont fabriquées. Les groupes financiers, déjà bénéficiaires hier, s’en repaissent aujourd’hui avec des intérêts galopants.

Voilà ce que signifie concrètement, techniquement « Sauver l’euro ».

Ce que le PCF avait si justement dénoncé dans les années 80 et 90 se réalise.

L’euro est l’instrument du renforcement de la mise en concurrence des peuples les uns contre les autres, de l’écrasement des salaires et des droits sociaux acquis dans chaque pays, des activités économiques en développement. L’euro facilite les délocalisations. Il a ouvert une période inédite d’accumulation financière pour les capitalistes européens…

A terme, toujours pour « sauver l’euro », les gouvernants, de droite et de gauche, et leurs idéologues ne prônent qu’une perspective : aller plus avant dans la même voie.

Il faudrait maintenant placer directement les politiques économiques nationales sous la mainmise de l’UE. Avec le « Pacte pour l’euro », dans l’accomplissement de Maastricht, c’est l’austérité à perpétuité pour les travailleurs.

Hollande et Aubry en France sont les premiers à demander plus de fédéralisme européen en matière économique et sociale.

Dans un tel contexte, le débat sur la sortie de l’euro doit absolument avoir lieu au sein même du PCF. Peu importe (si en fait mais c’est une autre question…) que Jean-Luc Mélenchon ait été l’un des plus virulents défenseurs de Maastricht et qu’il ne tient son idéal fédéraliste européen en réserve que pour mieux le ressortir, comme il l’écrit lui-même.

A défaut de programme disponible du PCF, les positions de la direction du PCF (voir l’article sur ce site : Des dirigeants du PCF à la rescousse de l’euro ?) ou du secteur économie du PCF (voir l’Humanité-dimanche du 13 juillet 2011) peuvent susciter le scepticisme.

Réorienter la BCE, conçue au-dessus des peuples dans l’intérêt du capital, ne relève-t-il pas de l’illusion ? Une illusion qui risque de surcroît de légitimer sa domination.

Comment imaginer que l’UE, bloc de puissances impérialistes, allié avec des puissances émergentes, puisse avoir une politique monétaire favorable pour les peuples, même si l’on veut bien imaginer qu’elle rivalise un jour avec le dollar ?

Comment imaginer une intervention des travailleurs sur la base de propositions telles que la création « de fonds régionaux pour l’emploi et la formation », cogérés par les régions (de gauche ?), le patronat et les syndicats locaux, promouvant « la sélectivité dans l’attribution des garanties d’emprunt ou des bonifications d’emprunt » ?

Pourquoi toujours situer tout changement au niveau de l’UE, échelon qui esquive les réalités démocratiques nationales ? Comment imaginer une UE sociale ?

Vraiment toutes ces questions méritent discussion, d’urgence !

Les réalités nationales sont loin d’avoir disparu. Les Etats nationaux, suppôts de l’UE, n’ont peut -être jamais été plus diligents dans l’intérêt du capitaliste monopoliste. C’est toujours dans le cadre national, plus que jamais, que se construisent les rapports de force, les luttes qui peuvent gagner des ruptures avec la politique du capital. Les batailles de nos camarades grecs, dans ce sens, nous renforcent considérablement, en tout internationalisme.

La sortie de l’euro ne se pose pas dans une perspective unique.

Elle n’aurait pas les mêmes répercussions selon les pays.

Une partie des capitalistes grecs, suivant leur secteur d’activité (ex : tourisme), peut trouver intérêt à une sortie unilatérale, éventuellement provisoire, de la zone euro. Pas une autre (armateurs, finance).

Les gouvernants européens ne la souhaitent visiblement pas craignant un précédent politique qui ébranle l’euro dans les autres pays. La légitimité de l’’UE du capital n’a jamais été aussi faible parmi les peuples. Nous devons nous en féliciter d’autant plus que nous y avons contribué.

Une sortie de l’euro de la France signifierait, elle, directement la fin de la monnaie unique, la fin de l’euro.

Le système a chargé le FN, comme au moment de Maastricht ou du TCE, de dévoyer une bataille dont il sent qu’elle peut être portée largement par les travailleurs. Nous sommes, comme en 1992 ou en 2005 à l’opposé de cette caricature.

Evidemment, pour nous communistes, la sortie de l’euro n’est pas une fin en soi. Elle n’est pas synonyme de rupture avec le capitalisme. Elle ne peut s’imaginer sans d’autres conquêtes à la hauteur du rapport de force qui permettrait de la gagner : notamment la remise en cause des dettes et déficits publics fabriqués, la (re) nationalisation démocratique du secteur financier. Notre revendication s’accompagnerait des propositions que nous portions, il y a encore une quinzaine d’années, de coopération monétaire internationale, dont la constitution d’une monnaie commune internationale (voir articles plus détaillés en lien ci-dessous).

Le rejet de l’UE du capital, de l’euro, pour lequel il faudrait accepter tous les sacrifices est très large parmi les travailleurs. Les votes non de 1992 et 2005 ont été des votes de classe. La propagande, notamment inculquée à l’école et à l’université, prend mal.

Le PCF doit être fidèle à son analyse, percutante depuis le début, condamnant l’Europe supranationale du capital.

C’est ce que nous pensons. Qu’enfin s’ouvre le débat au sein du Parti

Trafic d’influence au congrès américain : les cubains de Miami ont versé 3 millions de $ en deux ans pour financer la campagne de parlementaires ralliés à la cause anti-cubaine

unclesamcolorlargeleft.jpgTraduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
La danse des millions contre Cuba

La danse des millions de dollars octroyés par les Comités d’action politique (PAC, en anglais) affecte les prises de positions des congressistes qui conditionnent la politique des Etats-unis vis-à-vis de Cuba, suggère une étude.

Plus de 3 millions de $ furent alloués par les PAC anti-cubains entre 2009 et 2010 pour financer des campagnes électorales de parlementaires républicains ou démocrates, a révélé une enquête du Center for responsive politics.

Avec 112 500 $, le plus gros donataire démocrate fut le sénateur cubano-américain Robert Menéndez, membre de la Commission aux relations extérieures, selon le rapport de cette organisation indépendante non-partisane basée dans la capitale.

Menéndez est le principal défenseur au Capitole de la somme de 20 millions de $ dégagée, s’ajoutant aux 21 autres millions déjà approuvés, pour encourager la subversion à Cuba sous la couverture de l’USAID, une procédure que certains comme le sénateur John Kerry remettent en cause en raison de soupçons de corruption dans l’allocation de ces fonds publics.

Selon cette analyse, ont également reçu à hauteur de 100 000 $ de la part de la PAC, le député Howard Berman de Californie, qui a présidé la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, et l’ancien député Isaac Skelton, du Missouri, à la tête de la Commission des forces armées.

Entre temps, le sénateur Chuck Grassley est devenu le républicain le plus grassement financé, avec plus de 100 000 dollars pour sa campagne électorale des législatives de 2010, précise l’étude.

D’après le Center for responsive politics, à lui seul le Comité d’action politique Démocratie Etats-unis/Cuba a réalisé des dons de 483 000 $ aux candidats durant les échéances électorales législatives de 2009 et 2010.

Les candidats démocrates ont reçu 284 500 $ et les républicains 106 000 $, dont le président actuel de la Chambre des représentants John Boehner, son vieil allié Dan Burton, le Texan latino Henry Cuellar et Eliot Engel, qui jusqu’en 2010 présidait la Sous-commission aux affaires de l’hémisphère occidental.

Au Sénat, le PAC en question a accordé des fonds à son président, le démocrate Henry Reid, à Joseph Lieberman et au cubain nord-américain Marco Rubio, de Floride, entre autres.

Sur ces groupes de pression, la juriste Ariadna Cornelio soutient qu’ils influencent la politique étrangère américaine ce qui, selon elle, démontre tout le caractère illusoire de la soi-disant démocratie de Washington.

Ces groupes « contribuent à l’élaboration de la politique étrangère américaine et parviennent souvent à ce que l’on prenne en compte leurs intérêts particuliers, ce qui révèle tout le caractère illusoire de la démocratie de Washington », a déclaré Cornelio dans une interview exclusive à Prensa Latina.

L’auteure a concentré son étude sur l’influence de quatre groupes qui font pression sur les politiques dictées par le gouvernement américain vis-à-vis de la Havane : la Fondation nationale cubaine américaine, le Conseil pour la liberté de Cuba, le Comité d’action politique Démocratie États-Unis/Cubaet le Groupe d’études sur Cuba.

Pour atteindre ses objectifs, a-t-elle précisé, ces organisations ont recours à des méthodes visant à influencer les décideurs politiques dans les commissions et sous-commissions du Congrès fédéral et dans les départements et agences spécialisés de l’exécutif.

La chercheuse a également fait référence à des méthodes indirectes comme les campagnes de presse, la réalisation d’enquêtes d’opinion, le soutien à des think tanks, la constitution de rassemblements, d’actions de boycott et de protestation.

Un PAC est un organisme enregistré à la Commission fédérale électorale organisée pour recueillir et distribuer des fonds afin de faire élire ou de battre des candidats, et dans leur grande majorité ils représentent les intérêts de groupes patronaux, syndicaux ou idéologiques.

Prensa Latina

Communiqué de l’Union Départementale CGT de la Somme : Mobilisons-nous Mardi 19 juillet contre la vindicte patronale pour le respect des salariés et de leurs élus

Communiqué de l’Union Départementale CGT de la Somme

 

Goodyear Amiens :

Face aux agressions incessantes

Mobilisons-nous Mardi 19 juillet
contre la vindicte patronale
pour le respect des salariés et de leurs élus

 

S’il fallait caractériser la direction de Goodyear, la stupidité, la cupidité, comme l’avidité bestiale, selon les bons mots de Jules Verne, sont des termes qui siéent bien aux dirigeants de cette multinationale.

 

Comment peut-on qualifier autrement ce comportement consistant à maintenir un positionnement jugé illégal par la justice et considéré comme une aberration sur le plan économique et social ?

 

Car répétons-le, vouloir licencier des centaines de salariés et casser un site de production pour accumuler plus de profits sont des choix contraires à l’intérêt général.

 

L’utilité publique est du côté des salariés et de leur organisation syndicale.

 

La CGT, depuis le début, agit pour le maintien d’une activité industrielle et de son développement. Elle est disponible pour se mettre autour d’une table afin d’examiner les conditions de leur mise en œuvre.

 

Mais cette direction s’obstine à faire obstacle à toutes négociations sérieuses et, paroxysme de l’idiotie, utilise l’intimidation, le mensonge et la répression pour porter atteinte à la CGT qui, rappelons-le, a été unanimement plébiscitée, de l’ouvrier au cadre, lors des dernières élections professionnelles.

 

Reprocher des faits totalement farfelus au responsable CGT de Goodyear n’est pas acceptable pour la CGT.

 

Convoquer Mickaël Wamen en correctionnelle, le mardi 19 juillet à 9 h 30, est une provocation en direction de toute la CGT, de tous les salariés, de tous les démocrates. C’est un affront qui mérite une riposte d’ampleur.

 

C’est pourquoi l’Union Départementale CGT de la Somme appelle les salarié(e)s, les citoyen(ne)s à participer au rassemblement le mardi 19 juillet sur le parking de Goodyear dès 8 h 00 ou à partir de 9 h 00 devant le Palais de Justice d’Amiens pour exiger :

  • l’arrêt des poursuites engagées contre notre camarade,
  • le respect des droits syndicaux et leur développement,
  • de véritables négociations pour la préservation de l’activité et des emplois.

Lorsque les libertés essentielles sont remises en cause, l’urgence exige de se mobiliser.

 

Amiens, le 15 juillet 2011.

Goodyear CGT, un combat de classe,Soutien complet de la Section de Saint-Quentin du PCF à Mickaek Wamen

Salut les camarades.

Depuis plus de 4 ans, les Goodyear, avec leur syndicat CGT mène un combat de classe contre une direction rétrograde, à la hauteur de son incompétence, aidée par la CGC et les petits hommes verts de Sud Chimie (qui ne sont plus représentatifs sur le site d’Amiens Nord).
 

Le secrétaire du syndicat CGT Mickaël Wamen est traîné en correctionnel pour des faits fabulatoires (diffamation, vol de pneus, etc…) lors de la venue des salariés en lutte de Continentale sur Amiens.
 

Notre camarade Mickaël dont chacun sait l’intégrité et la droiture se doit d’être soutenu dans cette épreuve à la hauteur de son dévouement pour la défense des salariés de Goodyear.

RENDEZ-VOUS LE MARDI 19 JUILLET A 8 H 00 SUR LE PARKING GOODYEAR

POUR SE RENDRE AU TRIBUNAL A 9 H 30

Solidarité n’est pas un vain mot pour les salariés de la Zone Industrielle, et nous ne laisserons pas Mickaël seul face à la hargne de classe et à la bassesse de la direction Goodyear. Comme des dizaines de fois depuis le début de la lutte, la direction sera prise par la justice pour ce qu’elle fait le mieux ( incompétente, insultante, sans aucun respect pour les salariés et leurs représentants).

Christian Poix.

Membre du bureau de l’UL Zone Industrielle.
Membre du bureau de l’Union Syndicale des Retraités de la Somme.

 

« Décroissance ou socialisme ? » : l’économiste marxiste italien Domenico Moro démonte les fondements de la théorie réactionnaire de la décroissance

vivelapauvrete.jpg« Décroissance ou socialisme ? »

par Domenico Moro, économiste marxiste italien, membre du Parti des communistes italiens (PdCI)

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ces dernières années s’est installée en Italie, comme dans d’autres pays avancés, ce qu’on appelle la théorie de la décroissance. Cette théorie tire sa fortune de divers facteurs. En premier lieu, de l’affaiblissement d’une tradition créative marxiste adaptée à notre époque, en partie en raison de l’offensive idéologique continue et massive à laquelle elle a été soumise de la part de la pensée dominante. La substitution de la contradiction homme-nature à celle travail salarié-capital, a été un des axes de cette offensive, qui a accordé une place centrale dans le débat public à des questions comme la crise écologique, l’épuisement des ressources naturelles et le changement climatique. Tous ces aspects ont contribué au développement de l’écologie comme courant politique autonome.

 

La décroissance, tout en appartenant à la tradition de l’écologie, en est une variante extrême. Selon la décroissance, il ne suffit pas d’éviter les gaspillages ou de miser sur un développement « durable » ou « éco-compatible » et sur les énergies renouvelables. Pour la décroissance, la seule planche de salut est de réduire drastiquement la consommation. Il ne suffit pas de stabiliser la croissance ou de réduire la stimulation compulsive de la croissance de la consommation, il faut revenir à des niveaux de consommation typiques d’une société pré-industrielle. La décroissance propose un modèle spécifique de société, « la société de la décroissance ». Celle-ci se caractériserait par une économie basée sur la petite propriété paysanne, locale et autarcique, dans laquelle les échanges entre divers territoires sont quasi inexistants, de fait une économie curieusement semblable à l’économie médiévale.

 

Une idée de société de ce type rentre pleinement dans le cadre des projets utopiques, qui abondent dans l’histoire des idées. Le retour à une société essentiellement paysanne, locale et autarcique impliquerait une régression de la société. Une économie basée sur l’auto-consommation annulerait les échanges et par conséquent réduirait à des niveaux très simples la division du travail. Cela se traduirait par l’affaiblissement de la productivité du travail lui-même, le développement scientifique et son application pour mettre les forces de la nature au service de l’Homme. Une économie de ce type pourrait soutenir au niveau mondial une pression démographique de quelques centaines de millions d’individus à l’échelle mondiale, et on comprend mal quel sort serait réservé aux sept milliards d’êtres humains que compte actuellement la planète.

 

Derrière la vision ingénue de la « société de la décroissance », plusieurs erreurs d’analyse, qui révèlent la faiblesse de ses fondements scientifiques, économiques et sociologiques. Une drastique réduction de la consommation et du développement est anti-historique, car cela ne s’est jamais produit dans l’historique que l’humanité régresse spontanément, et car il serait plus qu’improbable non seulement de ramener les centaines de millions d’européens et de nord-américains à la simple subsistance, mais surtout de nier à des milliards d’asiatiques, de latino-américains et d’africains la possibilité d’en sortir, comme en témoignent les soulèvements en Égypte et en Tunisie et les importants flux migratoires Sud-Nord actuels. Selon les théoriciens de la décroissance, ce serait la perspective millénariste et catastrophiste de la crise écologique et de l’épuisement des ressources naturelles qui se chargerait de convaincre des milliards d’individus de faire le grand bond en arrière.

 

Nous ne voulons pas nier la crise écologique, mais la décroissance oublie que les sources d’énergie et les technologies qui les utilisent ne sont pas des facteurs fixes dans l’histoire humaine. Elles sont des variablesdépendantes du développement des forces productives(en particulier de la recherche scientifique) et surtout, du moment que la technique n’est pas socialement neutre, de la modification des rapports de production. Ce qu’il faut comprendre, donc, c’est la cause de la crise écologique. La théorie de la décroissance fait fausse route en l’identifiant, en l’imputant exclusivement à l’industrie et à la consommation. Au contraire, la cause de la crise écologique est la même que celle de la crise économique, le mode de production capitaliste, basé sur la rapports de production travail salarié-capital. La consommation n’est pas la finalité du capital. La finalité du capital est le profit. Cela semble paradoxal, mais la théorie de la décroissance s’établit dans une phase historique où la consommation de masse, dans les pays les plus avancés, diminue et la pauvreté augmente, phénomènes allant de pair avec la contraction du salaire réel. Une phase dans laquelle les sociétés les plus avancées ne « croissent » plus, ou plutôt elles décroissent, à la suite d’une des crises les plus profondes de l’histoire du capitalisme. Et tout cela alors que ne cessent de croître les profits absolus, l’opulence des riches et donc que croissent leur – mais seulement la leur – consommation de luxe.

 

Pourtant, la décroissance nie que le problème soit celui des rapports de production basés sur le capital. Il nie également que la classe ouvrière puisse être la protagoniste de la transformation de la société et identifie socialisme et capitalisme comme des tendances nocives, développementalistes. La question devient ainsi éthique et morale, et la solution doit être recherchée dans un choix volontariste et individuel, dans la frugalité plutôt que dans la consommation équitable. La vraie question à poser, au contraire, avant même de savoir combien l’on produit, est pour quiet comment on produit. En effet, l’épuisement et le gaspillage des ressources humaines et naturelles dépendent non pas de l’industrie en soi, mais d’un système fondé sur la concurrence entre entreprises capitalistes et sur la recherche du profit maximal et le plus rapide possible. Cela dépend de l’anarchied’un système sans direction unitaire et sans coordination, source de gaspillages et de sur-production, dans lequel l’homme et la société n’ont pas le contrôle sur les forces productives, qui pourtant les ont créées, mais par lesquelles ils sont dominés, comme si elles étaient des forces aveugles de la nature. Crise économique et crise écologique apparaissent ainsi comme des manifestations, bien que diverses, de la révolte de l’économie et de la nature contre l’irrationalité même de ce mode de production.

 

La décroissance ne peut pas être la solution, à savoir que sa théorie dissimule les causes et empêche de leur trouver une solution, dérivant vers des recettes utopiques et paradoxales. Ce qui est à affirmer, ce n’est pas un bond en arrière dans les degrés de civilisation, mais la nécessité de la production rationnelle et de la redistribution de la richesse sociale. Ce n’est pas la décroissance, mais la planification qui est la solution à l’anarchie du capital. En effet, seule la reprise en main des forces productives par les travailleurs librement associés selon un plan rationnel, le socialisme, peut permettre le dépassement des crises économiques et des crises écologiques. En ce sens, la critique de la décroissance n’est pas une excentricité découlant d’un purisme idéologique, mais une opération de clarification, nécessaire à la lutte qui attend ceux qui veulent changer réellement l’état des choses présent, et un jalon dans la reconstruction d’une pensée critique actuelle et fondée scientifiquement.

Solidarité avec le peuple grec !

Au-delà de l’indignation, la contre-attaque populaire

Solidarité avec le peuple grec !

110701_akopolis.jpgLe peuple grec subit une politique de régression économique et sociale d’une dureté inouïe, inconnue en Europe de l’ouest depuis des décennies.

Coup sur coup, les salaires et les pensions sont amputés, les impôts lourdement augmentés : TVA, taxe sur le chauffage, impôt dès 680 euros de revenu… Le pays est mis en vente, pour 50 milliards d’euros d’ici 2014. De l’ensemble des services publics aux îles et aux plages susceptibles d’intéresser les multinationales et les grosses fortunes mondiales : tout doit être privatisé. La protection sociale est démantelée. Pour la jeunesse, la perspective devient l’émigration. Pour le pays, le sous-développement.

L’injustice totale de ces mesures soulève un vent de colère, de puissantes manifestations. En quoi donc les travailleurs, les retraités ou les jeunes sont responsables de la dette publique qui sert de prétexte au pillage du pays ? La dette provient des intérêts monstrueux versés à la finance, des cadeaux consentis par les gouvernements successifs aux grandes firmes, vidant les caisses de l’Etat, aux dépenses militaires astronomiques etc…

Le capitalisme se montre sans fard, comme les institutions à son service.

Une « troïka » composée de l’Union européenne, la Banque centrale européenne et du FMI exerce un chantage sur le peuple grec. Le gouvernement grec réagit avec docilité, acceptant l’ingérence, le mépris de la souveraineté de son pays. Il faut dire que les capitalistes grecs détiennent une bonne part de la dette nationale et se réjouissent de la baisse des salaires et des cotisations sociales.

Présenter comme une « aide » l’intervention de l’UE et du FMI est une imposture totale. Outre les sacrifices exigés en contrepartie, cette « aide » correspond à de nouveaux prêts, à des taux juste un peu moins usuraires, gagés sur les autres peuples. On devrait parler d’un nouveau plan d’aide à la finance !

La Grèce ne peut pas payer mais pour les capitalistes européens, le peuple grec doit payer ! Il en va des profits des banques : les banques françaises détiennent 50 milliards d’euros de créances en Grèce, sur lesquelles elles ont déjà gorgé leurs actionnaires de dividendes.

Un défaut de paiement de la Grèce remettrait aussi en cause toutes les politiques d’austérité, de régression, menées dans les autres pays de l’UE et leurs instruments, dont les dettes publiques et l’euro.

« Nous ne laissons pas tomber la Grèce, nous défendons l’euro, c’est notre intérêt à tous » s’exclame l’un des saigneurs de la Grèce, N. Sarkozy. Français, acceptez la casse sociale à notre version, sinon ce sera comme en Grèce menace-t-il !

Plus que jamais, l’heure est à la solidarité entre les peuples face à ses gouvernants nationaux et à l’UE qui coordonne leur politique.

Les adversaires des travailleurs font tout pour les opposer : les peuples du sud seraient des assistés, ceux du nord des égoïstes etc. La réalité, c’est la même politique dans chaque pays. L’UE, ce n’est vraiment pas la recherche de l’amitié entre les peuples !

La question impérieuse, c’est de commencer à mettre en échec, dans chaque pays, cette politique.

Pas d’illusion, cette rupture nécessaire ne viendra pas d’une alternance électorale. En Grèce comme en Espagne, la « gauche », les socio-démocrates, PASOK et PSOE sont au pouvoir et leur politique reçoit le soutien masqué de la droite. Au FMI, Mme Lagarde, UMP, succède à M. Strauss-Kahn, PS.

Il n’y a pas d’illusion non plus à se faire sur les possibilités d’aménagement, de réorientation à « gauche » de l’UE ou du FMI. Cette illusion dangereuse réhabilite ces institutions conçues dans l’intérêt exclusif du capital, hors de portée des peuples, alors qu’en France, comme ailleurs, montent plus que jamais la contestation de la légitimité de l’UE, l’exigence du refus de l’application des traités et des directives européennes. L’euro, qui a fait la preuve de sa nocivité pour les peuples et l’économie, doit être remis en cause en lien avec la remise en cause des dettes publiques et l’exigence de renationalisation démocratique du secteur financier.

« L’indignation » est un sentiment moral, un début de prise de conscience. La révolte est un acte, mais sans perspective. Le pouvoir en Grèce joue les provocateurs violents pour mieux faire passer son plan.

Le Parti communiste grec, KKE, le mouvement syndical PAME dont ses militants font partie, sonnent l’heure de la riposte, de la contre-attaque populaires. Leurs organisations sont solides, construites à la base dans les entreprises et les quartiers. Leur projet de société est le socialisme. Les communistes grecs jouent un rôle déterminant dans les mobilisations actuelles.

Communistes français, nous leur apportons tout notre soutien.

Le peuple grec n’a pas à payer ! Il peut refuser le diktat de la « troïka ». La « dette » est illégitime. A terme, il faut inverser la politique au service des profiteurs, imposer une politique de développement du pays.

En France de la même façon. Les travailleurs français n’ont pas à accepter la casse des retraites, le rançonnage au nom de la « dépendance », les privatisations etc.

Solidarité avec le peuple grec !

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