Archive | mars 2011

Bourse du TRAVAIL:La CGT assignée par Xavier BERTRAND au tribunal…

imagescac8jnkn.jpgCher(e)s Camarade(s),

Nous venons d’être assignés ce jour par la Ville de St Quentin concernant les locaux de la Bourse du Travail.

L’audience en référé est prévue MERCREDI 6 AVRIL 20011 à 9h00 au Tribunal de Grande Instance de Laon.

Nous vous tiendrons informés des suites à donner à ce nouveau coup dur porté par le Maire de la Ville, Ministre du Gouvernement SARKOZY .

Nous allons avoir besoin de votre intervention dans les prochains jours.

Fraternellement,

L’Union Locale CGT de St Quentin.

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Cantonales 2011 : une analyse après le 2éme tour

1963341918321086137148532465021362947402616n.jpgRAPPEL: notre analyse détaillée après le 1er tour en lien

2nd tour des cantonales : confirmation des enseignements du 1er  

 

Les résultats du 2nd tour des élections cantonales, dimanche 27 mars 2011, confirment les tendances analysées à l’issue du 1er.

Malgré la médiatisation soudaine de certains enjeux du scrutin entre les deux tours, l’abstention, 55%, est restée presqu’aussi élevée.

Le désaveu de l’UMP et l’ensemble de la « majorité présidentielle » se vérifie : un tiers des suffrages exprimés, moins d’un sixième des électeurs inscrits. La droite résiste toutefois un peu mieux là où elle avait des positions locales à défendre, comme dans le Rhône, la Côte d’Or, la Sarthe, etc.

La gauche est gagnante en voix, en nombre d’élus et en conseils généraux gagnés. Mais c’est largement une victoire par défaut. Elle recule moins en voix que la droite mais n’obtient, avec 50% des suffrages exprimés, même pas le vote d’un électeur inscrit sur 4.

 

Dans un contexte de fort rejet de la politique gouvernemental, la gauche derrière le PS ne porte pas de véritable alternative politique. Le niveau de consensus avec la droite, traduit notamment au plan européen, est largement perçu.

L’absence de tout enthousiasme chez les électeurs a été accrue par le fait que la gauche gérait déjà la grande majorité des départements et que les enjeux locaux ont été largement occultés.

 

La nette progression du FN de Marine Le Pen se confirme également. Elle n’est ni à dramatiser, ni à sous-estimer mais à analyser précisément.

Certes au 1er tour, le FN a perdu, lui aussi, des voix par rapport à 2004, passant de 1,490 million à 1,380 million, tout en passant de 12 à 15% des suffrages exprimés. Mais en 2011, il a présenté 300 candidats de moins et les cantonales de 2004 suivaient de peu la présidentielle de 2002. Aux cantonales de 2008, le FN était tombé à 644.000 voix.

Au 2ème tour, le FN n’obtient que 2 élus dans tout le pays mais ses 400 candidats restants dépassent les 35% en moyenne et rassemblent plus large que jamais précédemment à un second tour. Ses résultats augmentent notamment, à nouveau, dans des secteurs très ouvriers.

Si ce n’est pas nouveau, on doit constater que le FN est revenu à son plus haut niveau, dans un contexte de crise sociale aggravée par rapport à 2002.

 

L’opération de promotion du FN s’est poursuivie entre les deux tours, à outrance, ponctuée par les déclarations successives du nouveau ministre de l’intérieur Guéant sur l’identité nationale et l’immigration.

Les tenants du système poussent le FN. C’est manifeste.

Ils cherchent à détourner la colère populaire vers lui, vers son discours de haine et sa démagogie sociale. C’est grave.

La désignation permanente, explicite ou implicite, des immigrés, des « musulmans » comme boucs émissaires, pour diviser les travailleurs, libère dangereusement la parole raciste.

La montée organisée du repoussoir FN, présenté comme l’adversaire du consensus « UMPS », écrase le débat politique dans la perspective des élections de 2012.

Contrer le danger FN conduit à rentrer dans le consensus UMP/PS dans la logique du « front républicain ». Au sein de la gauche, cela conduit à gommer certaines divergences fondamentales.  

 

Dans ce contexte, communistes, avec lucidité, nous ne saurions nous satisfaire des résultats des candidats de notre parti, le PCF dans la stratégie nationale du Front de gauche.

 

Malgré l’alliance avec les anciens socialistes du PG, au 1er tour, l’ensemble du « Front de gauche », toutes configurations confondues, perd 130.000 voix sur les candidats PCF et apparentés de 2004 (820.000 contre 950.000) malgré la quasi-absence de candidats d’extrême-gauche (350.000 voix en 2004). En 2008, les candidats PCF et apparentés avaient obtenu 1,150 million de voix et 8,82%.

 

Pour autant, nous ne boudons pas la satisfaction d’obtenir, à l’issue du 2nd tour, une dizaine de sièges en plus, quasiment tous gagnés sur le PS. En Seine-Saint-Denis notamment, malgré les taux d’abstention record (70%), nous nous félicitons que soient arrêtées la croisade anticommuniste de Bartolone (PS) et de Voynet (Europe-Ecologie).

Tout le travail militant des camarades et des organisations du Parti pour ces élections, qui ont porté presque toute la campagne du « Front de gauche », comptera aussi pour l’avenir. 

 

Face aux dégâts de la politique sarkozyste, face à l’absence de véritable alternative à gauche, face au danger du FN, roue de secours du capital, plusieurs défis se posent en particulier aux communistes, que nous entendons contribuer à relever.

 

Inlassablement, nous continuerons à démasquer la démagogie de l’extrême-droite, son choix de classe du côté des possédants. Nous dénoncerons toute dérive, toute complaisance pour les discours sécuritaires et identitaires, d’où qu’ils viennent.

 

L’urgence sociale, la perspective exigée par les luttes, de plus en plus larges ces dernières années, appellent une rupture, des ruptures immédiates avec la politique au service du patronat et de la finance.

Ces ruptures sont incompatibles avec les choix fondamentaux du PS pour le Traité de Lisbonne, ceux de son représentant Strauss-Kahn à la tête du FMI. L’alternative politique ne viendra pas d’une reconstitution de la « gauche plurielle » après 2012.

En 2011, comme en 2012, elle viendra du mouvement populaire lui-même.

Les forces existent – la bataille pour les retraites l’a encore montré – pour faire reculer tout de suite le gouvernement.

Face aux augmentations de tarifs du gaz et de l’électricité, au débat renouvelé sur le nucléaire, les forces existent pour gagner la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF. Les manifestations pour l’école, pour l’hôpital publics s’intensifient tant la situation devient intenable. Les forces existent pour arrêter les suppressions d’emploi, rendre à l’école et à l’hôpital l’argent qui leur revient. Les profits du CAC 40 flambent et les salaires réels baissent : les forces existent pour gagner un relèvement général du SMIC et le rétablissement d’une échelle mobile des salaires. Etc.

 

Communistes, voilà la perspective de rupture que nous entendons porter dans les quartiers et les entreprises, dans l’action et les luttes quotidiennes, avec les travailleurs et la population. Les résultats des élections cantonales soulignent cette priorité.

Tunisie : La marche doit continuer jusqu’à l’aboutissement de la révolution

Parti communiste des ouvriers de Tunisie

La marche doit continuer jusqu’à l’aboutissement de la révolution

Après avoir milité 25 ans dans la clandestinité, le Parti communiste des ouvriers de Tunisie vient d’être enfin légalisé. Ce n’est pas seulement une victoire de ses militantes et militants, mais aussi celle des travailleurs et de l’ensemble du peuple tunisien.

Cet événement a une portée symbolique importante, c’est un fruit parmi d’autres de la révolution du 14 janvier qui a fait chuter Ben Ali, imposé le droit d’organisation et inauguré une ère nouvelle pour la Tunisie et son peuple.

Le PCOT a été créé le 3 janvier 1986, jour du deuxième anniversaire du soulèvement glorieux du pain, une façon d’afficher notre détermination à lier notre sort à celui du peuple tunisien, à défendre ses intérêts et ses aspirations légitimes pour une vie digne, où règnent liberté, démocratie et justice sociale. Le PCOT a traduit ces engagements dans son programme politique et ses pratiques militantes, sous le slogan de la « révolution démocratique nationale et populaire », il a continué à le défendre au prix de sacrifices énormes : Nabil Barakati est mort en martyre, des centaines parmi nos militantes et militants ont été torturés, emprisonnés et privés de leurs droits les plus élémentaires, plusieurs d’entre eux ont connu l’exil.

Notre Parti a accompagné notre peuple durant un quart de siècle, faisant de la chute de la dictature un objectif primordial, considérant qu’elle constitue un obstacle majeur à l’émancipation du peuple et à la renaissance de la patrie. Le Parti avait entièrement confiance en notre peuple, il a lutté contre la pensée réactionnaire qui le sous-estimait, l’accusait d’impuissance et de résignation. Il a continuellement œuvré pour élever sa conscience et l’organiser selon ce que permettait l’action clandestine et l’absence de libertés. Il a été de toutes ses luttes et contribué à unir l’opposition pour garantir la victoire contre la dictature.

La révolution du 14 janvier est le couronnement de plus de 20 ans de lutte et de sacrifices du peuple tunisien, de ses enfants avec leurs différentes tendances idéologiques et politiques, opposantes à la dictature, qu’ils soient organisés dans les partis, associations et organisations syndicales et de défense des droits humains ou non organisés.

Cette révolution a pris plusieurs dimensions, c’est une révolution politique contre la tyrannie et l’assujettissement, une révolution sociale contre l’exploitation et la corruption, une révolution patriotique pour la dignité. La révolution ne s’est pas arrêtée en Tunisie, elle s’est étendue à d’autres pays arabes, où les peuples se soulèvent contre des régimes tyranniques et corrompus et les font chuter l’un après l’autre.

La révolution du 14 janvier n’est pas encore achevée car elle n’a pas atteint tous ses objectifs, malgré le chemin parcouru. Les forces réactionnaires la guettent et tentent de la faire avorter, soutenues en cela par les Etats Unis et la France, elles veulent la réduire à une simple réforme de l’ancien régime, sans pour autant toucher ses fondements et ses bases économiques et sociales. La question fondamentale dans toute révolution c’est le pouvoir, et tant que les catégories qui ont fait la révolution ne détiennent pas le pouvoir, on ne peut conclure à son achèvement et sa victoire. C’est le cas en Tunisie où le peuple s’est soulevé mais n’a pas encore obtenu le pouvoir.

Dans la première phase de la révolution, le peuple a fait chuter le dictateur. Dans la deuxième phase qui concerne la victoire contre la dictature, le peuple est parvenu, grâce à sa vigilance et sa détermination, à faire chuter le gouvernement Ghanouchi et à imposer la revendication d’une assemblée constituante et la dissolution du RCD et de la police politique. Il a également élargi le champ des libertés d’expression et d’organisation de manière considérable.

Pourtant, le pouvoir demeure entre les mains des forces réactionnaires, implantées dans les différents appareils et institutions, leurs intérêts économiques sont toujours épargnés. Ces forces commettent des crimes contre le peuple (agressions, saccages, troubles..). Elles tentent de fissurer son union en attisant les visées tribales régionalistes et religieuses ; elles tendent à le dissuader de poursuivre la révolution et la réalisation de ses objectifs en semant la peur et la terreur.

La présidence intérimaire et le gouvernement provisoire s’évertuent à saboter la légitimité révolutionnaire et rejettent tout contrôle de leurs décisions dans l’intérêt des ennemis de la révolution (nomination des délégués, des responsables sécuritaires, au sein de la justice…). Ils ont refusé de traiter avec « le conseil national de protection de la révolution » qu’ils ont remplacé par une « instance » dont ils ont désigné les membre de façon unilatérale, de même la décision de dissoudre le RCD peut être anéantie par le retour de ce parti sous de nouvelles formes, c’est aussi le cas pour la décision de dissolution de la police politique qui est entourée de doutes et soulève de sérieuses interrogations sur son application.

Les masses populaires, particulièrement à l’intérieur du pays, commencent à avoir le sentiment que rien n’a changé dans leur vie politique et leurs conditions sociales, que leur révolution est en train d’être volée. C’est un sentiment légitime aux raisons compréhensibles. L’ancien régime est toujours en place, avec son appareil et son administration. Le gouvernement provisoire n’a pris aucune mesure urgente nécessaire pour atténuer le poids du chômage, de la cherté de la vie, de la dégradation du service public qui frappent les régions qui ont en plus subi la répression et le pillage avant et pendant de le déclenchement de la révolution. C’est le cas du bassin minier, de Skhira, de Benguerdane et de bien d’autres régions.

Le parti communiste des ouvriers de Tunisie considère que la révolution n’est pas achevée, le peuple tunisien doit rester vigilant pour écarter les dangers qui la menacent. La poursuite de la mobilisation, la conservation et la dynamisation du « conseil national de protection de la révolution », et de ses comités locaux sont des missions urgentes aujourd’hui.

Aujourd’hui, le peuple demeure le seul capable d’exercer un contrôle sur la présidence intérimaire et le gouvernement provisoire, il a le droit de surveiller et de demander des comptes.

L’élection de « l’assemblée constituante » est un rendez-vous important dans la période à venir, les travailleurs, les couches laborieuses et l’ensemble de notre peuple peuvent, en lien avec le PCOT et l’ensemble des forces démocratiques et révolutionnaires, en faire un moment décisif pour imposer la volonté du peuple et donner un coup d’arrêt aux ennemis de la révolution.

Ceci ne peut être réalisé sans une mobilisation immédiate pour reporter la date des élections et les espacer des dates des examens, afin de permettre au peuple et aux forces politiques de bien s’y préparer, étant donné l’importance des questions que l’assemblée constituante va sceller.

Il faut également préparer un terrain politique propice, par l’assainissement de l’administration, de la justice, des médias, par la dissolution effective de la police politique et l’instauration d’une loi électorale qui tranche la question du financement des partis, pour garantir la transparence et l’égalité entre tous les participants et éviter que ces élections soient entachées de corruption.

La nature de la période transitoire n’empêche aucunement la nécessité de prendre des mesures économiques et sociales urgentes, surtout en faveur des chômeurs, des régions délaissées malgré leur richesses et leur potentiel.

Le gouvernement de transition continue à s’accrocher au budget décidé sous Ben Ali, dont une importante partie est prévue pour le ministère de l’intérieur et pour le remboursement de la dette contractée par la dictature. Pourquoi ce gouvernement ne procède pas à l’annulation de la dette ou du moins sa suspension un temps, comme cela a été le cas dans les pays ayant vécu le même schéma que la Tunisie? Pourquoi ne pas consacrer tout son montant pour améliorer le quotidien du peuple? Pourquoi ce budget n’est-il pas révisé en fonction des nouvelles priorités?

La révolution tunisienne s’est étendue à de nombreux pays arabes. Le dictateur d’Égypte a été déchu, alors qu’au Yémen et au Bahreïn les soulèvements populaires sont atrocement réprimés par les régimes autoritaires avec l’aide de l’Arabie saoudite au Bahreïn. A côté de chez nous, le peuple libyen s’est soulevé contre ses tortionnaires, mais les choses prennent une tournure grave avec l’intervention des Etats Unis et de leurs alliés, sous couvert de la protection des civils. L’administration américaine n’a guère évoqué l’assassinat de civils au Yémen et au Bahreïn, comme elle ne l’a jamais fait pour Gaza, pour le Liban ou pour l’Irak et l’Afghanistan qu’elle occupe. Et Sarkozy n’a-t-il pas soutenu le dictateur tunisien jusqu’au dernier moment?

Ce qui pousse Obama, Sarkozy et Cameron à intervenir c’est la course effrénée pour partager le pétrole libyen, après l’avortement de sa révolution. Nous soutenons le peuple libyen dans son soulèvement, mais nous sommes contre toute intervention étrangère qui non seulement nuira à la révolution en Libye mais aussi en Tunisie et dans tous les pays arabes. Nous sommes opposés à l’utilisation de notre territoire ou de notre espace aérien dans l’agression conte la Libye. Les colonialistes américains, français et anglais n’ont aucun intérêt dans le triomphe des révolutions arabes vu le danger que cela représente pour eux.

Tunisie : La marche doit continuer jusqu'à l'aboutissement de la révolution dans Solidarité internationale puce-96d77Vive la révolution du peuple tunisien.

puce-96d77 dans Solidarité internationaleQue la révolution continue jusqu’à l’aboutissement de ses objectifs.

puce-96d77Que le pouvoir soit au peuple.

puce-96d77Vivent les soulèvements des peuples arabes pour la liberté et la dignité.

Parti communiste des ouvriers de Tunisie

Tunis, le 23 mars 2011

LOGEMENT : trop cher! – GAZ, ELECTRICITE, FUEL… : assez d’être rackettés

 

Depuis 2000, le foncier a augmenté de 100% et les loyers ont augmenté de 30% en moyenne. C’est beaucoup plus que l’inflation dans le parc privé comme dans le parc social sans compter les effets iniques des surloyers et des hausses après réhabilitation. Il y a de plus en plus de mal logés. . Le taux d’effort (part des dépenses consacrées au logement dans le budget) dépasse les 25%, atteignant 50% pour les plus pauvres et certains célibataires. Les charges des proprié-taires occupants n’arrêtent pas d’augmenter. Les accédants à la propriété paient au prix fort l’envolée de l’immobilier. Dans quelques années, on risque de s’emparer de leur bien pour leur faire payer la « dépendance ».

Ce véritable livre noir du logement est le résultat de choix politiques. Le budget du logement a été encore diminué de 217 millions d’euros pour 2011. Le secteur HLM est ponctionné de 360 millions d’euros. Le livret A, destiné au financement du logement so-cial, a été attribué aux banques qui le détournent. Pendant ce temps, les aides fiscales et cadeaux directs aux spéculateurs se multiplient. Assez ! L’argent public et l’épargne populaire doivent être dirigés en urgence vers la construction massive de logements sociaux pour répondre aux besoins et faire baisser la pression spéculative. Dans l’immédiat, les loyers doivent être gelés.

 

GAZ, ELECTRICITE, FUEL… : assez d’être rackettés

Depuis avril 2010 : + 8% pour l’électricité, +15% pour le gaz ! Le gouver-nement annonce encore +5% pour le gaz le 1er avril 2011. Pour l’électrici-té, une loi à prétexte européen va donner de l’électricité nucléaire d’EDF, que les usagers ont déjà financée, à ses concurrents privés pour qu’ils puissent la revendre aussitôt bien plus cher. On parle de 5% d’augmenta-tion par an d’ici 2014.

Où va l’argent ?

Pour 2010, le bénéfice réel d’EDF est de plus de 4 milliards d’euros. Ce-lui de GDF-Suez est de 4,6 milliards dont 3,9 vont être donnés aux ac-tionnaires en dividendes. Total a gagné 10,3 milliards en 2010. Les opé-rations financières à l’étranger se multiplient. Arrêtons le gâchis : l’argent pour l’investissement en France, la sécurité et la sûreté des installations, pour les usagers et l’économie ! Annulation immédiate de toutes les hausses depuis 2010 et renationalisation intégrale d’EDF et de GDF!

Mélenchon pour la guerre sarkozyste en Libye, les communistes contre : Le « Front de gauche » outil pour concilier l’inconciliable ?

  • LE PCF DOIT PRENDRE L’INITIATIVE D’UNE MANIFESTATION DE VRAIE PROTESTATION CONTRE L’INTERVENTION MILITAIRE – IL N’Y A PAS A MANIFESTER AVEC LE PG ET EUROPE-ECOLOGIE SUR CE SUJET!

Article pour vivelepcf, 24 mars 2011

Mélenchon enfonce le clou. Le 10 mars 2011, il votait au Parlement européen une résolution invitant les Etats membres à se « tenir prêts » à une intervention militaire contre la Libye. Le 20 mars, approuvant les frappes aériennes, il se demande dans le Nouvel Obs s’il faut remercier Nicolas Sarkozy. « La politique menée est conforme à l’intérêt de la France » renchérit-il dans Libération.

 

Comme ils ont condamné les guerres du Golfe, la guerre en Yougoslavie, les communistes dénoncent l’intervention militaire française en Libye. Ils continuent à réfléchir selon la grille d’analyse anti-impérialiste, au-delà des pressions et manipulations de l’idéologie dominante. Dans quel but les Occidentaux bombardent-ils la Libye ? Pour obtenir, pour leurs multinationales, des conditions encore meilleures pour l’exploitation du pétrole qu’avec Kadhafi, qu’ils soutenaient il y a encore peu, comme ils s’arrangent pour que rien ne change sur le fond dans les autres pays arabes. Aucune force politique progressiste et populaire n’est suffisamment structurée pour tirer profit de cette intervention en Libye. Les exemples afghan et irakien montrent combien ce type de guerre écrase encore davantage les peuples.

Nous vous renvoyons à des articles plus complets publiés sur ce site.

 

Comment serait-il possible de concilier les positions contradictoires de Mélenchon avec celle des communistes ?

Mélenchon insiste : « J’ai voté la résolution au Parlement européen [comme Mme Vergiat, ex-Ps que le Front de gauche a propulsée députée européenne] en accord avec la direction du PCF, en accord avec mon collègue eurodéputé communiste Patrick Le Hyaric » (Libération 22 mars).

Samedi 26 mars est organisée une manifestation à Paris, au nom d’un certain « Collectif de solidarité avec le peuple libyen », avec le soutien d’associations comme la Ligue des droits de l’Homme, et de partis dont Europe Ecologie, le Pg mais aussi le PCF.

Il n’est pas question de condamner l’intervention mais « d’être vigilants devant l’escalade de guerre et sur tous les dévoiements de la résolution 1973 votée par le Conseil de sécurité de l’ONU ».

Il s’agit aussi de demander la « reconnaissance du Conseil de transition intérimaire », présenté comme « seul représentant légitime du peuple libyen ».

 

Sur ce point, les organisateurs ont déjà été exaucés par Nicolas Sarkozy et Hilary Clinton. Rien n’est moins avéré que la légitimité de ce Conseil autoproclamé, rassemblant notables de différents clans et l’ancienne monarchie, dirigé par celui qui est resté ministre de la justice de Kadhafi jusqu’en février 2011.

 

La direction du PCF doit être beaucoup plus claire en toute circonstance. Au Parlement français, nos représentants ont tenu un discours ferme, démasquant les buts de guerre réels des puissances impérialistes occidentales. Mais, au Parlement, nos députés étaient malencontreusement absents lors du vote. Un communiqué de la direction nationale, le 18 mars, est très timide, se bornant à mettre en garde contre les « risques d’une logique de guerre » et se demandant si « toutes les possibilités d’aide directe ou par les Etats arabes à la rébellion ont été vraiment étudiées » avant l’intervention militaire. Maintenant, on appellerait à manifester avec Europe Ecologie et le PG.

 

Nous ne pouvons pas nous retrouver dans la même situation qu’en 1999, au moment de la campagne des élections européennes. Dans la liste « Bouge l’Europe », préfiguration du « Front de gauche », la direction du PCF avait placé une moitié de non communistes dont la plupart des têtes de listes se sont prononcées pour les bombardements en Yougoslavie.

 

Mélenchon, dans une déclaration reprise par l’édition internet de l’Humanité (23 mars), insiste sur le mandat de l’ONU qui couvre l’intervention. La même chose, les mêmes destructions avec l’OTAN, Mélenchon n’aurait pas pris !

Il ne nous fera pas croire qu’il est naïf au point de ne pas avoir vu que les Etats-Unis dirigent les opérations, que la France de Sarkozy et la Grande-Bretagne de Cameron agissent en toute connivence avec eux.

Il sait tout autant que le vote du Conseil de sécurité correspond à un état du rapport de force et des intérêts propres des puissances chinoise et russe.

 

Mélenchon se situe bien loin de l’intérêt des peuples.

On perçoit derrière sa position la volonté partagée de ce Maastrichien de promouvoir une Europe-puissance, également sur le plan militaire.

C’est une première tromperie de laisser imaginer qu’elle puisse être plus qu’autonome de l’OTAN. C’est une deuxième tromperie de laisser imaginer que l’action militaire d’un ensemble de pays capitalistes puissent œuvrer pour la liberté des peuples et la paix.

 

L’ancien président du PGE et président du groupe GUE-NGL, Lothar Bisky, a également voté la résolution guerrière du Parlement européen. De même, la CES a affiché son appui à la Commission européenne et à la « haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ».

 

Les communistes français dénoncent et combattent la guerre impérialiste. C’est un engagement fondateur de leur parti.

La direction du PCF ne doit laisser aucun espace de doute sur nos positions, malgré les sirènes européennes, la CES ou le PGE, l’opportunisme des Mélenchon, Vergiat et cie.

 

Pas question de participer à la manifestation du 26 mars !

Le PCF doit prendre ses responsabilités pour organiser une manifestation exprimant clairement l’opposition à l’intervention militaire française en Libye

Cantonales 2011 : analyse des résultats par EDT pour vivelepcf

1963341918321086137148532465021362947402616n.jpgActualisation avec les chiffres définitifs: 8,47% des exprimés, 3,64% des inscrits pour les candidats classés « Front de gauche ». Elément complémentaire: en 2004, l’extrême-gauche faisait 367.000 voix et 2,99%. En 2011, ses partis ont fait l’impasse sur l’élection: 53.000 voix et 0,58%.

1- Le vide d’alternative politique,

2- Le FN, dangereuse roue de secours du système,

3- Le vote communiste plombé par le « Front de gauche » (- 360.000 voix par rapport à 2008, – 140.000 voix par rapport à 2004).

 

Aux cantonales, l’abstention a été la plus faible dans les années 70. En 1976, en 1979, ces élections ont été marquées par le fort rejet de la politique d’austérité de Barre et Giscard, par des progrès importants des partis de gauche dans le cadre d’un affrontement politique intense sur le fond.

 

En 2011, le rejet de la politique de Fillon et Sarkozy est sans doute encore plus large. Mais le fait majeur des élections cantonales du 20 mars est l’abstention. Comme aux régionales et aux européennes de 2010, elle atteint un niveau record pour ce type d’élection : 55,63% (auxquels s’ajoutent 1,25% de blancs et nuls).

 

Le désaveu du parti au pouvoir atteint un niveau historique. Seul un Français sur 12 a voté pour l’UMP. Certes beaucoup de candidats de droite ont cherché à masquer leur appartenance. Mais au total, on n’arrive qu’à un électeur sur 7 (32% des suffrages exprimés – 15% des inscrits) ayant voté pour un candidat soutenant la politique du gouvernement.

 

En face, l’opposition parlementaire remporte indiscutablement le 1er tour avec 50% des suffrages exprimés. Mais cela ne représente qu’à peine un électeur inscrit sur 5. Avec 4,5 millions de voix, la gauche perd plus de 1 million de voix par rapport à 2004.

Comme aux régionales de 2010, sa victoire est une victoire par défaut, sans aucun élan. La gauche se contente de perdre moins de voix que la droite.

 

Comment expliquer un tel niveau abstention ?

Il est vrai que les media ont peu parlé des cantonales et de leurs enjeux propres. Il est certain que tout le débat public est tourné, depuis des mois déjà, dans pratiquement chaque parti, vers l’élection présidentielle de 2012, seule étape présentée comme décisive. Le fait est aussi que la gauche, comme elle gère la quasi-totalité des régions, se trouve déjà à la tête d’une majorité des départements.

Autant de facteurs de démobilisations.

 

Mais, plus profondément, comment ne pas voir que la contestation populaire, telle qu’elle s’est manifestée massivement à l’automne pour défendre les retraites, qu’elle se manifeste de plus en plus fort depuis 2005 contre l’Union européenne du capital, ne trouve pas d’expression, encore moins d’organisation politiques portant son aspiration au changement ?

La gauche unie, derrière le PS de Aubry et Strauss-Kahn, dirige le FMI, vote les traités européens, accepte l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, fait corps derrière Sarkozy (Mélenchon compris) pour bombarder la Libye.

 

Même en politique, la nature a horreur du vide. Aussi les tenants du système mettent en avant un dérivatif à la colère populaire : le FN.

La promotion de Marine Le Pen est incessante depuis des mois dans les media. La suite de déclarations incendiaires sur la sécurité, l’immigration et l’islam des Sarkozy, Hortefeux, Guéant et autres ont pour effet de banaliser les positions racisantes, de sortir le FN de son isolement sur ces positions, de le « dédiaboliser ».

Le parti d’extrême-droite apparaît comme le seul parti opposé au consensus de ceux qui gouvernent à tour de rôle le pays. L’inflexion sociale du discours du FN – en termes de démagogie, rien ne retient les fascistes – complète le dispositif de captation politique d’une partie de la révolte populaire.

 

Après les régionales, les cantonales marquent une inquiétante progression de ce plan. Le FN obtient 15,06% des suffrages exprimés, contre 12,1% en 2004, seulement 4,9% aux cantonales de 2008. Dans de nombreux cantons où les travailleurs subissent désindustrialisation, crise et désespoir, le FN est le seul à progresser en voix et atteint des niveaux alarmants : 27% à Calais-centre, 34% à Roubaix-est, 30% à la Seyne-sur-Mer, 37% à Noyon etc. Des scores à évidemment à relativiser avec l’abstention.

 

Posons la question dans le bon sens : à quoi sert le FN pour le système ?

 

- La fille Le Pen, comme les autres, contribue à tout ramener politiquement à l’échéance institutionnelle de 2012, à occulter le terrain de la lutte.

- En complicité avec la droite au pouvoir, le FN détourne la colère sociale vers le bouc émissaire idéal, les immigrés, sachant jouer de toutes les conséquences de la dégradation des conditions de la vie quotidienne des uns et des autres. Diviser les travailleurs est toujours au centre des calculs des patrons et des possédants !

- La promotion de Le Pen permet aussi d’écraser le débat politique, comme nous l’avons déjà constaté en 2002 avec l’union sacrée derrière Chirac.

La gravité de la menace fasciste sert de prétexte aux partis dominants pour faire accepter leur consensus politique de fond, celui même qui fait le lit de l’extrême droite, au nom du rassemblement.

L’extrême droite a ainsi pour fonction de disqualifier certaines positions fondamentales, en particulier l’opposition à l’UE du capital, en les associant au nationalisme et au racisme.

 

Le cynisme, les calculs des classes possédantes et de leurs représentants les conduisent à jouer avec le feu, à mettre en danger les acquis démocratiques fondamentaux. L’histoire ne nous le montre que trop.

 

Dans un tel contexte, seul le PCF, peut et devrait, par son analyse marxiste, son organisation de classe donner une perspective d’alternative politique basée sur les luttes, combattre le choix du capital de recourir au pire.

Notre responsabilité de communistes se situe à ce niveau.  

 

C’est bien pour cela qu’il n’y a pas matière à ce réjouir du résultat attribué au « Front de gauche » aux élections cantonales. Il est indécent de se rengorger, comme le fait Mélenchon par exemple, d’essayer de saouler de mots ces militants communistes qui ont tant contribué aux résultats.

 

Il y avait une très grande diversité dans les candidatures. Des candidats se sont présentés comme PCF ou apparentés, d’autres comme « PCF soutenus par le Front de gauche », d’autres comme communistes sous des appellations reflétant des accords départementaux. Ailleurs, des candidats ont masqué leur appartenance au PCF sous le vocable « Front de gauche ». Ailleurs encore, le PCF soutenait des candidats du PG. Des candidats du PG se sont aussi présentés au nom du Front du gauche mais en hostilité aux candidats du PCF (ex : Saint-Martin-d’Hères dans l’Isère, Saint-Paul-Cap-de-Joux dans le Tarn…).

La très grande diversité des situations locales a contrasté avec la volonté forcenée de la direction du PCF de mettre en avant nationalement sa stratégie du Front de gauche.

 

Globalement, les résultats sont les suivants : les candidats PCF et apparentés, classifiés automatiquement  « Front de gauche » par le ministère de l’intérieur, obtiennent 7,91% des suffrages exprimés. Les candidats PG et apparentés, classés aussi dans le Front de gauche, obtiennent 1,02%. Au total, cela représente 8,93% et de l’ordre de 820.000 voix, soit 3,83% des électeurs inscrits.

En 2004, sur la même série de cantons, les candidats PCF et apparentés – les candidats PG roulaient alors pour le PS – avaient obtenu 7,9% des exprimés, 957.000 voix, 4,77% des inscrits.

En 2008, sur l’autre série de cantons, dans une situation politique, après l’élection de Sarkozy, plus proche de celle d’aujourd’hui, les candidats PCF et apparentés ont réalisé un résultat de 8,82% des exprimés, 1.157.000 voix, 5,49% des suffrages exprimés.

 

Deux constations globales s’imposent.

Le « Front de gauche », même tout assimilé, régresse fortement en voix, stagne en pourcentages sur les résultats du PCF. Il n’a pas constitué une alternative à l’abstention, malgré le mouvement des retraites et le développement des luttes.

Les résultats du « Front de gauche » sont massivement ceux obtenus par les candidats et militants du PCF (7,91% sur 8,92%), ce que reflète, globalement encore, la carte électorale.

 

Les résultats mériteront une analyse beaucoup plus localisée. Mais on peut déjà dégager quelques tendances :

-          L’étiquette « Front de gauche » a permis de mordre sur l’électorat social-démocrate dans des départements où le PCF est traditionnellement faible. C’est le cas dans des cantons de Bretagne ou des Pays de Loire. C’est le cas dans le Puy-de-Dôme, vieille terre social-démocrate, où le Front de gauche fait des résultats pratiquement jamais atteints dans l’histoire du PCF. Le pari « Front de gauche = social-démocratie de gauche » marque des points aussi en Haute-Vienne. 

-          Quand les candidats « Front de gauche », la plupart du temps PCF, notamment les sortants, passaient pour les candidatures les plus influentes à gauche, ils ont pu bénéficier d’une forme de vote utile à gauche. Le solde en élus devrait être à peine négatif. Dans l’Allier (où il y avait alliance avec Europe-Ecologie), dans le Val-de-Marne, les prochains présidents des conseils généraux devraient rester PCF.

-          Dans de nombreux secteurs ouvriers où le Parti était traditionnellement fort, nous enregistrons, malgré l’investissement militant local, un nouveau recul parfois très important en voix (ex : dans presque toute la Picardie, dans le Var, dans l’Hérault…). Cela correspond souvent aux secteurs où le FN fait ses meilleurs scores, sans que, vu l’abstention, on puisse parler d’un transfert.

-          Dans des secteurs urbains de banlieue, par exemple en Seine-Saint-Denis, où le PCF a des positions historiques, la campagne n’ont pas arrêté l’abstention (ex : 72% à Aubervilliers).   

 

Il sera temps après le second tour qui mobilise une partie de nos camarades d’aller plus avant dans l’analyse fine des résultats. De fortes progressions de candidats communistes, clairement PCF, (+12% à Jumilhac en Dordogne, +7% à Vesoul en Haute-Saône,…) seront aussi à étudier.

 

Il n’en reste pas moins que le bilan de la stratégie nationale du Front de gauche, entièrement basée sur les échéances électorales, se traduit à nouveau par un échec aux cantonales, après la perte de la moitié des élus PCF aux régionales.

 

Le Front de gauche est incapable de donner une traduction politique et électorale aux luttes qui se développent dans le pays, au discrédit des forces politiques dominantes, à la remise en cause même du capitalisme.   

Communistes, nous avons pourtant une responsabilité historique à ne pas laisser ce mouvement être détourné et dévoyé par l’extrême-droite, le racisme, la haine complices de la domination effrénée du capital.

 

L’image, dès le soir du scrutin, de Pierre Laurent, entourant Martine Aubry, avec Cécile Duflot est décourageante, les uns et les autres évoquant déjà les contours du programme partagé de la gauche après une éventuelle victoire électorale en 2012.  Le « Front de gauche » s’enferme dans la perspective d’une nouvelle gauche plurielle en 2012, d’alliances politiciennes dans cette direction. C’est une impasse. Mélenchon, sénateur PS honoraire, laisse aux dirigeants du PCF le soin de s’afficher avec ceux du PS. Quel hypocrite !

 

Mélenchon est pour Maastricht. Il remercie Sarkozy de bombarder la Libye. Il défend mordicus l’euro, « condition d’un SMIC européen » (à 500 euros ?). Le PCF ne peut pas suivre cette voie, celle du PGE ou de la Confédération européenne des syndicats, principale propagandiste du Traité de Lisbonne. L’ouverture d’un grand débat dans le PCF, pour actualiser notre opposition fondamentale à l’UE du capital est essentielle. Il est gravissime de laisser ce terrain au FN.

 

Face aux provocations du FN et du pouvoir sarkozyste, le point de vue et l’organisation de classe, visant l’unité des travailleurs sont déterminants. Ne laissons pas un seul porte-parole, même marginal, du PCF leur emboîter le pas sur les thématiques sécuritaires et « islamophobes » ! Ne rentrons pas non plus dans les discours sociétaux et sentimentaux qui gomment le principal et nous engagent des rassemblements mous.

 

L’heure ne devrait pas être aux primaires dans le Front de gauche pour la candidature aux présidentielles, aux marchandages pour le programme de gouvernement après 2012.

 

Cessons de nous effacer derrière le Front de gauche ! Faire vivre et renforcer le PCF, sur des bases de lutte de classe, partant des réalités quotidiennes de l’exploitation et du profit – 82 milliards d’euros pour les entreprises du CAC 40 - : c’est essentiel !

 

C’est aussi l’exigence que traduisent et confirment les résultats du premier tour des élections cantonales.

NON à toute intervention militaire française en Libye !

Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont décidé de faire intervenir les forces militaires françaises contre la Libye. Le Parlement ne sera consulté, après coup, que le 22 mars.

Avec gravité, communistes, nous condamnons ces actes de guerre, lourds de périls pour le peuple libyen, pour notre pays, pour la paix en Méditerranée et dans le monde.  

Nous ne rentrerons pas dans le consensus des partis dominants de droite et de « gauche » qui acceptent de faire de notre pays le valet de l’OTAN et de l’UE, de l’impérialisme américano-européen.

Les travailleurs et les peuples de plusieurs pays du monde arabe se soulèvent contre les dictatures, pour la justice sociale. 

Voilà comment les gouvernements des Etats-Unis, des pays de l’UE et de la France réagissent :


-          En Tunisie, la ministre française des affaires étrangères proposait en janvier d’envoyer des forces de sécurité pour aider « notre ami Ben Ali » à maintenir l’ordre.

-          En Egypte, prenant les devants, le gouvernement américain a fait évincer « notre ami Moubarak » (déplacé dans une de ses résidences secondaires) pour mieux maintenir le contrôle de l’armée et des possédants sur le pays.

-          Au Barheïn, le roi tire sur les révoltés. L’armée du régime le plus obscurantiste de la région, l’Arabie Saoudite de « nos amis les rois du pétrole », envahit le petit pays. Les occidentaux se contentent d’exprimer une inquiétude.  

-          Au Yémen, « notre ami le président Saleh » fait tirer sur la foule depuis des semaines : les Etats-Unis observent et cherchent une équipe de remplacement.   

Y-a-t-il quelque chose de différent dans les motivations occidentales pour intervenir en Libye ? Absolument pas ! Les mêmes intérêts exactement sont à l’œuvre. Que ceux qui dépliaient le tapis rouge pour vendre des Rafales à Kadhafi, il y a quelques mois encore, ne nous jouent pas la partition de la solidarité entre les peuples !


La différence en Libye, c’est qu’il y a beaucoup de pétrole. C’est que le pays est peu peuplé, dont la population active est composée à 50% de travailleurs immigrés surexploités, exclus de la rente pétrolière.

Ces derniers jours, le gouvernement américain a hésité. Peut-on continuer à s’arranger comme avant Kadhafi ou bien, l’opportunité existe-t-elle de démembrer le pays, de traiter avec des partenaires plus faibles et accommodants pour les intérêts des multinationales ?

Sarkozy s’est empressé de reconnaître le « Conseil transitoire », composé d’anciens ministres de Kadhafi, de représentants de divers clans, dont les monarchistes. 

Visiblement, l’impérialisme américain a fini par opter pour la deuxième solution. Mais il a pris la précaution de laisser le soin d’agir à ses satellites britanniques et français (Sarkozy a réintégré notre pays dans le commandement militaire de l’OTAN !). Peut-être faut-il aussi préserver l’image d’Obama.

Souvenons-nous ! On n’a jamais retrouvé les armes de destruction massive au nom desquelles l’OTAN (sans la France alors !) a envahi l’Irak. Bush prétendait délivrer l’Irak de son dictateur mais se promettait en même temps de « renvoyait ce pays au Moyen-âge ». C’est fait !

Le peuple libyen, ses aspirations démocratiques, n’ont rien à gagner des frappes aériennes occidentales. Elles menacent de faire rentrer la Méditerranée, le monde arabe dans un dangereux et incontrôlable engrenage guerrier.

L’alignement sur l’impérialisme américain a déjà coûté la vie à 54 soldats français en Afghanistan où l’opération militaire grève le budget français de 700 millions d’euros par an.

Communistes, nous recherchons les moyens les plus efficaces de mobilisation pour exprimer notre refus de l’intervention militaire française en Libye.

Pas un sou, pas un homme, pas un avion pour la guerre impérialiste !

La Poste : 550 millions d’euros de profit (+3,5%), 11.500 emplois supprimés -Les chiffres de l’exploitation : Les chiffres de la colère

La direction de La Poste a rendu publics ses résultats pour 2010.

Le profit net global est en hausse de 3,5% à 550 millions d’euros. L’« excédent brut d’exploitation », c’est-à-dire le bénéfice lié à l’activité, progresse de 9,1% pour atteindre 2,017 milliards d’euros. La formule comptable mérite bien son nom. C’est bien sur le renforcement de l’exploitation des postiers, tous métiers confondus, et sur la dégradation du service rendu aux usagers que la direction a dégagé ce bénéfice.

A quoi va servir cet argent ? A aggraver le processus de privatisation et à préparer les dividendes des actionnaires privés de demain. Concrètement à transformer ou fermer les bureaux pour supprimer physiquement les guichets, à finir de supprimer les centres de tri départementaux, à provisionner les suppressions d’emploi, à racheter des sociétés financières françaises ou étrangères.

D’ici 2015, le pdg Bailly compte faire passer de 3,7% à 8% le taux de rentabilité des activités postales, toujours aux dépens du service public.

Pour les postiers, la situation devient de plus en plus insupportable aussi bien en termes de conditions de travail que de salaire. La « souffrance au travail » constatée de plus en plus généralement est la traduction de cette volonté patronale d’exploiter toujours plus et d’éradiquer l’esprit de service public ancré chez les postiers.

Partout en France, la résistance se développe. Chaque mois, dans des dizaines de centres de distri, de tri, de bureaux, de centres financiers, des salariés rentrent en lutte.

Depuis une semaine (10 mars 2011), les facteurs d’Angoulême (contre la refonte des recommandés), de Soyaux (Charente – contre le déplacement de 7km de leur service), de Pouillon (Landes – contre la restructuration « facteurs d’avenir »), de Rodez et de Decazeville (Aveyron – contre la sécabilité), de Bénodet (Finistère – contre les sous-effectifs), de Mamers (Sarthe – pour la titularisation des CDD), etc.

Chaque lutte locale obtient des résultats, sauvegarde des emplois, des tournées, des guichets. La mobilisation fait aussi reculer la répression patronale comme à Paris 11.

A Marseille, au bout de 139 jours de grève, les agents du 2ème arrondissement, unis toutes catégories confondues, ont réussi à faire plier la direction contre la précarité. Cettevictoire locale est emblématique du rapport de force qui existe pour gagner nationalement.

Partout des usagers soutiennent les salariés en lutte. Nous nous souvenons des millions de signatures contre le changement de statut en 2009 et des millions de manifestants pour défendre les retraites cet automne.

La question de la perspective politique est plus que jamais décisive.

Elle se trouve dans les luttes elles-mêmes.

Depuis des mois, tout est fait pour concentrer l’attention des salariés vers l’élection présidentielle de 2012.

Pour « virer Sarkozy » (nous sommes bien d’accord qu’il le faut !), tout serait bon, toute unité, même le choix du « moins pire » personnifié par Strauss-Kahn. Sur les retraites, comme sur la marchandisation des services publics, le PS suit les mêmes choix de fond européens que le gouvernement actuel. D’autres ont l’ambition de « tirer le PS » un peu, le plus possible vers la gauche. A La Poste ou à France Télécom, on a vu ce que ça a donné les fois précédentes.

Les médias et le gouvernement mettent aussi en avant le choix du pire, l’extrême-droite. Au-delà des calculs politiciens, cette opération répugnante et dangereuse vise à détourner la colère sociale contre des boucs émissaires, à écraser le débat sur l’alternative politique, par exemple à détourner et stériliser l’opposition massive à l’UE du capital.

Dans tous les cas, tout se jouerait en mai 2012. Communistes, ce n’est pas notre analyse.

L’avenir, le changement de politique en 2011, comme en 2012, se joue maintenant dans les luttes.

La politique économique et sociale du pouvoir est massivement disqualifiée dans le pays. Après la batille des retraites, les élections cantonales (votez communiste!) vont à nouveau le montrer. Des possibilités de larges convergences existent entre les salariés des différents services publics, de la fonction publique et ceux du privé.

Gagner, commencer à inverser la politique au service du patronat, passe par des positions claires et offensives correspondant aux possibilités réelles.

Pour La Poste, nous soutenons toutes les batailles contre la privatisation rampante et contribuons à la mobilisation des salariés et des usagers.

Nous nous situons dans la perspective de la reconquête et de l’extension du monopole public du courrier (dont les bases existent toujours), de la réintégration de la Banque postale dans La Poste et l’arrêt de sa transformation en banque privée ordinaire, de la nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire.

Nous refusons l’application des directives et les traités européens illégitimes.

Nous apportons tout notre soutien à la journée de grève, à l’appel des syndicats, le 29 mars 2011 « pour un mouvement d’ampleur national ».

Même si la situation est très différente, les révoltes des travailleurs d’Afrique du nord ont montré que les peuples pouvaient reprendre leurs affaires en main.

Elections cantonales : l’importance du vote communiste

   Le 1er tour des élections cantonales aura lieu le 20 mars 2011.

Tous les enjeux du scrutin soulignent l’importance du vote communiste.

Il est le moyen de confirmer le discrédit de la politique gouvernementale, après les luttes pour les retraites, de rejeter le consensus droite/PS sur les questions économiques principales.

Il est le moyen décisif de ne pas laisser le FN, dont le système fait la promotion de façon éhontée, détourner une partie de la colère populaire par sa démagogie sociale, dévoyer des positions fondamentales comme le rejet de l’UE du capital.

Le vote communiste est le moyen d’exprimer le refus du recul démocratique que représentent la réforme territoriale, inspirée par l’UE, et la disparition programmée des départements, éléments importants de l’égalité des territoires, notamment en matière de services publics et sociaux.

Il est le moyen, avec l’élection de conseillers communistes, de peser sur la gestion des conseils généraux, dont 58 sont tenus par la gauche, responsables notamment des collèges, de politiques sociales comme le RSA, l’Allocation personnalisée d’autonomie. Il porte par exemple le refus des subventions non obligatoires aux collèges privés, des aides au patronat dans une logique de concurrence entre territoires. La question de l’APA est particulièrement importante dans la perspective d’une nouvelle loi antisociale sur la « dépendance ».

Les candidats communistes portent le refus du hold-up sur les finances locales par le gouvernement qui ne compense pas financièrement les prérogatives décentralisées.

Nous apportons notre plein soutien à nos camarades, qui partout en France, à l’occasion de cette campagne, font vivre et renforcent les organisations du PCF dont le peuple aura plus que jamais besoin.

 

RAPPEL: en 2008, aux élections portant sur l’autre moitié des cantons, les candidats présentés ou soutenus par le PCF ont obtenu 1,157 million de voix soit 8,9% des suffrages exprimés (35% d’abstention)

La leçon du désastre de l’expérience Izquierda Unida et de la liquidation progressive du PCE pour les communistes français

pce.jpgIntervention à la rencontre internationale le 26 février 2011

par Javier Parra, directeur du journal la Republica

secrétaire de la section de Paterna, et membre de la direction fédérale du Parti communiste du pays Valencien

 

Chers camarades,

 

Je voudrais remercier les organisateurs pour m’avoir invité à être parmi vous lors de cette rencontre, leur transmettre à eux tout comme à vous tous, venus de plusieurs pays, les salutations non seulement de toute la rédaction du journal La Republica, mais aussi l’accolade fraternelle des militants et dirigeants communistes de diverses régions d’Espagne qui considèrent, comme ceux qui participent à cette rencontre, que la reconstruction et le renforcement des Partis communistes est une nécessité historique.

 

« Un spectre hante l’Europe, le spectre du communisme », disait le Manifeste il y a plus d’un siècle et demi cela, est la phrase reste plus d’actualité que jamais. Durant les trente dernières années, depuis ces jours radieux que furent les années 1960 et 1970 où les Partis communistes faisaient une démonstration en Europe de toute leur force, s’est développée petit à petit une liquidation idéologique et organisationnelle de ces Partis dans de nombreux pays, à tel point que le moment est venu de dire que cela suffit.

 

Je veux vous expliquer à vous tous, et en particulier aux camarades français qui commencent à endurer un processus similaire à celui que vivons en Espagne depuis 25 ans, le processus d’affaiblissement qu’a subi le Parti communiste d’Espagne depuis le début des années 1980, l’importance qu’a eu en cela la création d’Izquierda Unida, et les défis que les communistes espagnols ont devant eux pour reconstruire le Parti communiste. J’espère m’expliquer le mieux possible, mais en tout cas, je suis disposé à répondre aux interrogations que vous me poserez.

 

Izquierda Unida nait en 1986 dans le sillage de l’important mouvement social et politique émergeant lors de la campagne contre l’OTAN, préalable au référendum qui a finalement placé l’Espagne dans l’organisation atlantique. Izquierda Unida n’est donc pas née comme une organisation politique de nature social-démocrate, ni non plus  en suivant le modèle classique du parti politique, mais bien comme une proposition unitaire, un mouvement politique et social de nature anti-capitaliste et anti-impérialiste.

 

Izquierda Unida n’est pas née non plus pour en finir par s’allier avec le Parti socialiste ni pour se rapprocher de la social-démocratie, mais pour s’affronter à elle, et pour la remplacer.

 

Cependant, les années de rayonnement et de croissance imparable d’Izquierda Unida ont coincidé avec le processus de liquidation passive du Parti communiste car, si on reprend les termes du secrétaire-général de l’époque, l’esprit du Parti communiste s’était transféré à Izquierda Unida, avait mué en elle. Julio Anguita, le dirigeant politique de gauche le plus estimé de ces 25 dernières années a porté IU à ses pics électoraux, a été porteur devant la société d’un discours radicalement de gauche, a exposé la « théorie des deux bords », où il marquait une distance importante avec la social-démocratie : « Vous, vous êtes avec le capitalisme, nous,  nous sommes contre le capitalisme ». Toutefois, la lucidité dans le discours de Julio Anguita, et son charisme incomparable ne laissaient pas voir de ce que beaucoup dénonçaient déjà : que l’on laissait mourir le Parti communiste et que Izquierda Unida était déjà infecté d’un cancer qu’elle porte encore et qui n’en finit pas de tuer, sans pour autant l’achever définitivement.

 

Je répète qu’Izquierda Unida n’a pas émergé comme une organisation social-démocrate, et pourtant, pendant 25 ans, nombre de ses membres ont fini par l’abandonner pour finir dans les rangs du PSOE, ou par graviter autour de lui. Et nombre de ses membres – également membres du PCE – ont fini par faire un travail de sape de l’intérieur pour dynamiter le projet et par partir, emportant avec eux cadres et élus, d’IU au PSOE.

 

Durant le temps qu’a duré le mirage selon quoi Izquierda Unida pouvait finir par doubler et dépasser le Parti socialiste – ce que l’on a appelé le « sorpaso » – se sont produites une série de circonstances qu’ont affaibli profondément le Parti communiste et que j’aimerais exposer devant vous, principalement pour les camarades français, de façon à ce que l’expérience leur serve à éviter un affaiblissement analogue du PCF durant les prochaines années :

 

-          Une des causes principales de l’affaiblissement du PCE a été le manque de discipline et de position unique à l’intérieur d’Izquierda Unida. En de nombreuses occasions, dans des processus d’éléctions de dirigeants au sein d’IU, ou bien dans des processus pré-électoraux il y eut des militants du PCE s’affrontant sur des listes différentes au sein d’Izquierda Unida. Ne pas avoir su éviter cela a représenté un des principaux problèmes et peut-être la cause majeure de division interne dans le Parti communiste, et par conséquent de son affaiblissement.

 

-          Une autre des grandes causes de l’affaiblissement du Parti communiste : la question économique. L’argent provenant des postes d’élus n’allait plus directement dans les caisses du PCE, mais dans celles d’Izquierda Unida. Les élus n’avaient plus à rendre de comptes au Parti, mais à IU. Cette dernière était censée conclure un accord pour renverser la partie qui revenait au Parti, mais elle ne l’a pas fait, laissant les comptes du PCE dans le rouge.

 

 

-          Cela ne s’arrête pas, mais pendant une certaine période, une partie du patrimoine du Parti communiste a été livré, sans rien recevoir en retour, à Izquierda Unida. C’est ce qui s’est passé par exemple avec le siège principal du Parti communiste, auparavant propriété du PCE, et qui est passé ensuite sous contrôle d’Izquierda Unida, sans qu’elle n’ait rien eu à payer. Imaginons que demain le siège du PCF à Colonel Fabien soit placé sous le nom du « Front de gauche », sans que le Parti ne reçoive aucune contre-partie. C’est ce qui s’est passé en Espagne.

 

-          La faucille et le marteau. Les symboles communistes, et le fait même de parler de Parti communiste a été pendant un temps proscrits au sein d’Izquierda Unida.

 

 

-          Une autre question capitale qui a affaibli profondément l’organisation a été le fait qu’un grand nombre d’adhérents et de militants l’ont vue comme un mode de vie, une agence pour l’emploi. Placer à des postes éligibles lors des élections des personnes sans conscience de parti, sans conscience du fait que nous ne sommes pas un parti comme les autres, mais que nous sommes une organisation pour laquelle beaucoup ont été disposés, au cours de l’histoire, à donner leur vie, a été à l’origine du fait qu’après une période où on vivait de la politique – comme élus ou permanents – beaucoup ont voulu continuer à vivre de cela et à cette fin se sont alliés avec tous les courants possibles et imaginables afin de conserver leur paye et leur mode de vie. Je suis sûr que ce problème est tranversal et commun à tout type d’organisations, mais que cela se passe au Parti communiste doit être considéré, tout simplement, comme inadmissible. En Espagne, cela s’est passé et cela continue de se passer. Mais nous commençons à tracer une ligne rouge entre ceux qui vivent du Parti et ceux qui vivent pour le Parti, et c’est précisément la ligne de front de la bataille qui nous occupe en ce moment.

 

-          Autre question. Dans une Izquierda Unida formée par des personnes venant de formations de gauche bien différentes, le Parti communiste fut dès le départ l’organisation majoritaire. Pour cette raison, au nom d’une prétendue pluralité, et pour attirer d’autres sections de la gauche non-communiste, depuis vingt-cinq ans on a concédé des espaces dans les organes de direction d’Izquierda Unida, tout comme sur les listes électorales, à des personnes et des groupes qui ne représentaient que très peu de choses, et auxquels ils n’auraient pu accéder si ce n’est qu’en raison de la générosité du Parti. Ce que l’on essaie de nous vendre comme quelque chose de positif a également une des principales causes d’affaiblissement du parti. Pourquoi ? Bien, parce que la quasi-totalité de ces groupes et de ces personnes, quand ils sont parvenus à accéder et à s’emparer de ces espaces, les ont utilisés pour attaquer le Parti communiste, pour tenter de l’affaiblir et pour l’accuser de vouloir rechercher l’hégémonie dans le mouvement, quand ce sont justement les communistes qui leur ont donné un espace qu’ils n’auraient jamais acquis autrement.

 

Ce sont, avec de nombreuses autres, quelques unes unes des causes de l’affaiblissement organisationnel du Parti durant les trois dernières décennies.

 

J’aimerais désormais vous exposer brièvement quelques exemples concrets de processus de tentatives directes d’annihilation du PCE par IU et d’autre part, d’autres processus concrets d’expériences de reconstruction sur plusieurs territoires. Pour simplifier les choses, je me concentrerai sur deux territoires que je connais bien. Les Asturies et Valence.

 

Les Asturies :

 

800 militants communistes ont été expulsés d’Izquierda Unida dans la fédération des Asturies en 2005. A partir de ce moment, des centaines de communistes Asturiens restent en dehors de toute participation à Izquierda Unida, et de plus, sans possibilité de se présenter aux élections ni d’avoir un référent électoral étant donné que selon les statuts du Parti communiste d’Espagne, les communistes peuvent seulement se présenter sur les listes d’Izquierda Unida.

 

Izquierda Unida d’Asturies commence alors à gouverner avec le Parti socialiste en Asturies et les gens qui ont expulsé les communistes entrent au gouvernement de la région. Un gouvernement de couleur libérale qui en outre, il y a quelques mois de cela, a soutenu la réforme du marché du travail, remettant en cause les droits des travailleurs.

 

La guerre sale d’Izquierda Unida contre le Parti communiste n’a pas connu d’interruption au fil des ans, à tel point d’empêcher l’entrée des communistes dans les locaux du PCE, ou au point de falsifier des documents portant l’emblème du Parti communiste des Asturies afin de créer la confusion parmi les militants.

 

Jeunes d’Esquerra Unida (Valence) :

 

Au mois de janvier dernier, les Jeunes d’Izquierda Unida ont organisé à Valence une assemblée où devait être élue une nouvelle direction. Ont assisté à l’Assemblée tous les courants d’Izquierda Unida de la région, parmi lesquels les Jeunes communistes. Et bien, 60% de l’Assemblée était composée par les jeunes communistes. Vous pouvez imaginer ce qui s’est passé ? Quand la minorité anti-communiste s’est rendue compte que les communistes étaient majoritaires, ils ont dissous l’Assemblée, l’ont quitté et ont poussé à Izquierda Unida à intervenir dans l’Assemblée pour éviter que la nouvelle direction soit prise par la direction communiste. Et ce fut fait.

 

Le panorama, au jour d’aujourd’hui, est désolant en Asturies, en Extrémadure, dans une partie de la Castille-Leon, une partie de la Castille-La Mancha, et sur d’autres territoires.

 

Que fait-on face à cela ? Quelle est la réponse à apporter ? La seule réponse possible est : Reconstruire le Parti communiste par le bas, et à partir de ces sections et directions régionales qui ont cet objectif comme priorité.

 

Reconstruire l’organisation et renforcer la formation des cadres. Le travail de la jeunesse communiste sur divers territoires a été fondamental, et adapter les formes de lutte à chaque territoire est crucial.

 

En ce moment, la priorité des communistes ne sont pas les élections, mais nous avons appris que la place qu’occupe un communiste, un anti-communiste ne l’occupera pas, par conséquent nous accompagnons le processus de Reconstruction de la bataille pour avoir des candidats communistes et pour éviter la présence d’anti-communistes sur tous les territoires possibles. Et en cela, la forme d’action sur chaque territoire est différente.

 

Par exemple, en Asturies, le Parti communiste – qui est expulsé d’Izquierda Unida – a tenté de se présenter avec le sigle du Parti communiste aux prochaines élections municipales. Comme cela serait impossible car incompatible avec les statuts du Parti, la formule choisie a été de présenter des candidats communistes sous un sigle différent, à la façon des portugais. Dans les Asturies, les candidatures communistes porteront l’étiquette « Frente de la Izquierda », qui n’a rien à voir ni sur le plan idéologique ni sur celui organisationnel avec le « Front de gauche » français. Le modèle est celui d’un Parti fort disposant de toutes ses compétences, actif de façon permanente dans la société, et se présentant aux échéances électorales sous une simple « étiquette électorale ».

 

Une autre stratégie est celle que nous avons suivi dans ma ville, Paterna, et que nous suivons dans d’autres endroits où nous n’avons pas été expulsés d’Izquierda Unida. Au mois de décembre dernier, nous nous sommes réunis le peu de militants qu’il reste dans ma section et, étant donné que le nombre d’adhérents à Izquierda Unida est relativement peu élevé, nous avons décidé de nous ré-organiser, de nommer un nouveau Comité de section, et d’essayer d’obtenir la majorité à l’Assemblée locale d’Izquierda Unida, de prendre la direction, pour ensuite imposer un candidat communiste aux élections locales sous le sigle Izquierda Unida.

 

Et bien, cela nous l’avons fait et nous y sommes parvenus. Nous avons gagné la direction d’Izquierda Unida et imposé un candidat communiste pour les municipales. Que ferons-nous désormais ? Bien, fondamentalement renforcer le Parti communiste, le refaire vivre, nous réunir dans des Comités d’entreprise, dans des associations, associations de quartier, dans les écoles, les universités, chez les étudiants, les professeurs, les retraités. Retourner toutes les pierres pour retrouver les communistes qui se cachent dessous, et reconstruire une puissante section. Limiter l’activité d’Izquierda Unida à une question purement institutionnelle et électorale, et que le Parti communiste reprenne l’initiative de la réanimation du tissu social de gauche, et par ailleurs, en contrôlant la direction d’Izquierda Unida et les décisions des élus à la Mairie.

 

Est c’est que camarades, si nous communistes avons appris quelque chose durant ces 25 dernières années, c’est que la seule chose que l’on ne peut remettre en cause, c’est l’existence du Parti communiste, et que là où nous avons une organisation forte du Parti, personne, ni même la pire Izquierda Unida est capable d’en finir avec elle. Là où il y a une organisation du Parti communiste qui pose les choses clairement, on est parvenu à éviter toutes ces questions que je vous exposais précédemment  à travers lesquelles on a affaibli le Parti.

 

Camarades français, si je devais vous donner des conseils pour votre lutte :

 

-          Discipline et position unique dans les fronts de masse. Eviter et lutter contre l’existence de communistes sur différentes listes lors des élections, ou dans les processus internes des fronts auxquels le Parti participe. Porter les décisions importantes d’abord devant le Parti ensuite devant les Fronts de masse.

 

-          Autonomie économique et ne permettez jamais la cession de votre patrimoine à d’autres fronts, et que vous élus rendent des comptes directement au Parti.

 

-          Qu’on ne vous oblige jamais à cacher vos symboles. Si un jour, on vous dit que la faucille et le marteau et le fait de mentionner le Parti communiste sont de trop, c’est que les temps les plus durs sont proches.

 

-          Vivez à travers et pour le Parti et démontrez-le par l’exemple. Dénoncez à l’intérieur ceux qui vivent du Parti et luttez contre ceux qui voient l’organisation comme une façon de vivre, comme une agence pour l’emploi, et promouvez des camarades d’extrême confiance pour les postes éligibles.

 

-          Dans les fronts de masse, ne cédez pas le moins du monde à des organisations ou collectifs qui ne représentent rien. Soyez démocratiques, mais ni idiots ni excessivement confiants. Ou un jour, vous le regrettez comme nous l’avons regretté.

 

Et fondamentalement, construisez tous les ponts possibles pour partager des expériences entre camarades de tous les territoires de France et avec l’étranger. Vous le faites très bien et fort à propos, nous en Espagne nous avons trop tardé à le faire, et l’effort que nous devons faire est immense. Ce que l’on perd en un an, on met cinq ou dix ans à le récupérer. Perdez-en le moins possible et partez à la reconquête de tout ce que vous pouvez.

 

La reconstruction et le renforcement des Partis communistes doivent se faire en construisant tous les ponts nécessaires entre tous les territoires, locaux, régionaux, nationaux et internationaux qui sont sur cette même ligne d’action.

 

Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire que, communistes d’Europe et du monde entier, nous mettions en commun nos expériences, nos visions, et nos points communs pour renforcer les Partis communistes, car l’Histoire n’est pas terminé et que nous devons encore partir à l’assaut du ciel.

 

Merci beaucoup

 

Journal des cantonales…Saint-Quentin Centre et Saint-Quentin Nord

nord2.bmpcentre1.jpgUn petit clic

Journal des cantonales...Saint-Quentin Centre et Saint-Quentin Nord dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif pdf journalversoa4.pdf 

pdf dans Le PCF à St Quentin journalrectocantoncentrea4.pdf 

 pdf journalrectocantonnorda4web.pdf

Bonne lecture

Conception et dessins par notre camarade Fredoch

 

 Et voici la carte postale offerte à la population par Colette Blériot, candidate UMP201102cantonalestractcolettebleriotcopie21.jpg

CANTONALES SAINT-QUENTIN CENTRE / Olivier Tournay (PCF) : « Les gens n’en peuvent plus » / article Aisne Nouvelle

CANTONALES SAINT-QUENTIN CENTRE / Olivier Tournay (PCF) : « Les gens n'en peuvent plus » / article Aisne Nouvelle dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif

« RSA, une machine infernale. »

 

Agé de 33 ans, conseiller municipal d’opposition à Saint-Quentin, Olivier Tournay est enseignant.
Adhérent au Parti Communiste français, il entend rendre à celui-ci le brio des années Le Meur et pour cela n’épargne personne. Militant engagé, il est mobilisé sur tous les fronts.
« Je veux représenter la colère de cette population qui en prend plein la tête tous les jours. Nous sommes une équipe soudée pour être devant les socialistes et battre la droite. »
La bataille pour l’emploi est pour lui prioritaire : « Le chômage à Saint-Quentin, plus de 14 %, c’est le bilan de Colette Blériot qui soutient la politique de Sarkozy. Les gens n’en peuvent plus. Le conseil général doit lui arrêter de subventionner des entreprises qui font des bénéfices et licencient. Il faut être sérieux, cela ne peut plus durer. Il faut contrôler sérieusement l’utilisation des subventions ».
Olivier Tournay accuse l’État de se désengager outrageusement provoquant ainsi des difficultés financières croissantes pour le département dans le financement de ses actions sociales. Et de dénoncer le RSA : « Le conseil général doit se battre contre le RSA, il ne peut pas cautionner cette machine infernale qui n’est pas une avancée sociale. Il enferme les bénéficiaires dans la précarité ». Le candidat du PCF veut la gratuité totale dans les collèges. « L’éducation doit rester accessible à tous. Il ne doit pas y avoir d’inégalité. L’égalité des chances ne doit pas être qu’un beau discours, mais bien réelle. » Et de dénoncer la suppression de 16 000 postes dans l’éducation nationale. « Madame Blériot ne fait rien contre la fermeture des écoles. Le conseil général doit être un bouclier contre la politique de Sarkozy. »
Sa suppléante : Aurélie Plé, 26 ans, enseignante.

Face à l’extrême droite, appel des Jeunes Communistes !

Chaque jour les effets de la crise du capitalisme se font ressentir par chacun d’entre nous. Nos salaires minables, la précarité, le prix à payer pour se loger, le chômage… La misère s’étend et apporte son lot de phénomènes sociaux insupportables : Violences, mafia, corruption… 

 Les politiciens bourgeois et les requins de la finance entretiennent le chômage, afin de maintenir les bas salaires, les conditions de travail indignes et la répression sur les syndicalistes en lutte.

Les capitalistes qui nous ont plongés dans cette situation ne veulent pas s’arrêter là. Un certain nombre d’entre eux craignent que la colère s’organise et sont prêt à appuyer la montée du fascisme dans notre pays.

Ils veulent que l’on s’entre tue et pour cela tous les prétextes sont bons, que ce soit nos différences de métier, de couleur de peau ou de religion. Ainsi nous tenons tout particulièrement à nous adresser, de manière franche et honnête, à la jeunesse populaire qui serait tenté par l’extrême droite. Cette mouvance politique est la digne héritière des collaborateurs avec l’occupant nazi et des tortionnaires de la guerre d’Algérie.

Lycéens, étudiants, apprentis, ouvriers employés; n’allez pas contre vos intérêts !

 Nous n’avons que notre force de travail pour vivre quelque soit notre couleur de peau ou notre pays d’origine.

       C’est en luttant contre ceux qui nous exploitent, que la jeunesse et les travailleurs reprennent espoir et mettent le bonheur à leur portée.

         Pour que cette société inhumaine ne soit plus qu’un mauvais souvenir, nous devons nous attaquer à son fondement même, le système capitaliste.

 Ce système basé sur  l’appropriation des richesses que nous créons au profit d’une minorité de nantis, n’apporte que guerre, misère et destruction de la nature. Les solutions existent, à condition que nous soyons tous unis et organisés.

         Ensemble, nous pouvons imposer la démocratie réelle et la souveraineté face à l’Europe des multinationales. Nous devons nationaliser les grands moyens de production et d’échange pour pouvoir décider nous même du partage des fruits de notre travail, vivre enfin dans une société digne et fraternelle débarrassée de la rapacité des capitalistes.

Ensemble construisons le Socialisme du XXIème siècle !

Le PC Grec dénonce une motion du Parlement européen ouvrant la voie à une intervention en Libye votée par les membres du PGE dont Jean-Luc Mélenchon et Marie-Christine Vergiat

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Une motion inacceptable, qui d’une manière très provocatrice légitime les prétextes utilisés pour lancer l’intervention impérialiste en Libye, a été ratifiée le jeudi 10 mars au Parlement européen. C’est une motion qui utilise comme prétexte la « démocratisation » et invoque la prestation d’aide humanitaire, envisageant la solution d’une intervention militaire en Libye. Il soutient également la mise en place d’une Zone d’exclusion aérienne et exhorte l’UE à intervenir avec tous les moyens à sa disposition, et entre autres de reconnaître et de soutenir le dit « Conseil provisoire Libyen », cherchant à poursuivre la promotion des plans impérialistes visant à se partager le gâteau, comme les impérialistes l’ont fait jusqu’à ce jour avec le gouvernement Kaddafi. Cette position sert les intérêts impérialistes dans la région, qui constituent un grave péril pour le peuple, afin de maintenir la profitabilité capitaliste des groupes monopolistes. Le KKE a voté contre la motion et, dans le même temps, l’a dénoncée ainsi que les prétextes qui sont invoqués [Seuls dans le groupe GUE/NGL à avoir voté unanimement contre : les PC grec, portugais, chypriote, le Parti socialiste hollandais auxquels il faut rajouter le député du Parti communiste d’Espagne]

 

Cette motion a été défendue et votée par les Sociaux-démocrates, le Parti populaire européen (droite), les Libéraux, les Verts, ce qui comprend les députés Grecs du PASOK, de la Nouvelle démocratie, du LAOS, des Verts (nous notons l’absence de Synapsismos). Cette motion a également été votée par les députés des partis-membres du « Parti de la gauche européenne » (PGE), parmi eux l’ancien président de Die Linke et du PGE et actuel président du groupe GUE/NGL au Parlement européen, Lothar Bisky et le président du « Parti de gauche » en France, Jean-Luc Mélenchon [Marie-Christine Vergiat parlementaire européen du Front de gauche a également voté pour]. Est démontré encore une fois par ce vote le rôle dangereux que joue l’opportunisme pour ce qui est de la défense des intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires, tout comme la nécessité pour les Partis communistes de jouer un rôle important dans l’intensification de l’affrontement avec ces forces. Parce que les forces politiques ne sont pas jugées sur la base de leur nom, ou par la manière dont elles se définissent. Elles sont jugées sur leur position par rapport à la classe bourgeoise, aux intérêts des monopoles, et leur position par rapport à la barbarie capitaliste-impérialiste, et aux pouvoirs impérialistes dans leur ensemble.

Déclaration du groupe du KKE au Parlement européen sur la motion

 

Le groupe euro-parlementaire du KKE a voté contre cette motion et l’a dénoncée, la caractérisant comme le précurseur d’une opération militaire généralisée, sous prétexte de « démocratisation » et de prestation d’une aide humanitaire à la Libye. Dans son intervention en session plénière, le député européen du KKE G.Toussas a fait remarquer que : « Cette motion réactionnaire, qui a été votée par le PASOK, la ND, le LAOS, les Verts et les opportunistes du PGE, s’inscrit pleinement dans les plans dangereux des impérialistes, de l’UE, des États-Unis et de l’OTAN qui proposent une intervention militaire en Libye, afin de protéger les intérêts géopolitiques et énergétiques des monopoles.


La motion soutient la création d’une zone d’exclusion aérienne, qui entre autres, comprend la destruction de toute force anti-aérienne en Libye. Elle exige également de façon explicite l’utilisation par l’UE de tous les moyens à sa disposition pour intervenir dans ce pays.


Elle intervient de façon franche et provocatrice et appelle Catherine Ashton, haute-représentante de l’UE pour la Politique étrangère et de sécurité, à reconnaître le Conseil provisoire de Libye qui a été créé pour mettre en œuvre leurs projets aventureux au détriment du peuple Libyen.


C’est une provocation de la part des impérialistes des États-Unis et de l’OTAN, des gouvernements bourgeois, des partis de l’UE comme voie à sens unique, des anciens collaborateurs des régimes autoritaires et réactionnaires d’Afrique du nord, des complices de l’exploitation des peuples dans la région, que de se présenter comme les défenseurs des droits démocratiques et sociaux. La Démocratie, dans le sens que lui donnent les impérialistes, les peuples d’Irak, d’Afghanistan, d’Amérique latine, du monde entier en ont payé et continuent à en payer le prix, celui du sang. Le KKE, dès le départ, a dénoncé le régime d’exploitation capitaliste en Libye, les offensives criminelles de ses forces militaires contre le peuple Libyen en lutte. Le KKE est contre toute implication des impérialistes de l’UE, des États-Unis et de l’OTAN et de notre pays dans les nouveaux plans impérialistes de l’OTAN qui constituent un grave péril pour les peuples de notre région ».

PETITION: pour l’annulation des augmentations du gaz et de l’électricité ( A utiliser partout en France)

Monsieur le Ministre de l’industrie,

 

Nous nous adressons à vous en qualité d’usagers, de salariés, de citoyens.

 

Depuis avril 2010, votre gouvernement a augmenté les tarifs du gaz de 15%. Vous avez décidé d’une nouvelle hausse de 5% au 1er avril 2011. Cela fera 20% en deux ans. 

Entre le 15 août 2010 et le 1er janvier 2011, les tarifs de l’électricité ont été majorés au total de 7%. La presse annonce de nouvelles augmentations d’au moins 5% par an.

 

Cela représente un prélèvement très lourd sur notre pouvoir d’achat, 200 euros en moyenne pour les ménages se chauffant au gaz. Des millions d’entre nous sont contraints de se priver sur le chauffage. Ces augmentations plombent l’activité économique.

 

Cette ponction sur le monde du travail ne se justifie en rien en termes d’investissement et d’intérêt public.

EDF vient de rendre public un profit (avant provisions) de 4 milliards d’euros dont 2 vont être distribués aux actionnaires. GDF-Suez annonce un profit de 4,6 milliards d’euros dont 3,9 seront distribués en dividendes. Voilà où passe l’argent de nos factures depuis la privatisation!

Le prétexte des cours mondiaux des prix du gaz ne tient pas non plus: ils baissent.

 

Depuis le début du processus de privatisation dans les années 90, EDF et GDF, livré à Suez, détournent aussi l’excédent d’exploitation réalisé en France pour se livrer à de coûteuses acquisitions dans le monde, qui profitent à la finance internationale mais aucunement au service public.

 

Pour alimenter la concurrence, votre gouvernement a adopté une loi inique, dite NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité). C’est un véritable hold-up: elle donne à prix coûtant à des groupes privés l’électricité nucléaire d’EDF, dont nous avons déjà payé les investissements en tant qu’usagers et contribuables, pour qu’ils nous la revendent plus cher.

 

EDF et GDF sont conduits vers une concurrence destructrice l’un contre l’autre !

Dans le même temps, des milliers d’emplois qualifiés sont supprimés, les salaires et les conditions de travail se dégradent. Des compétences sont mises en péril.

 

Il faut inverser cette politique de casse des services publics nationalisés.

Ils ont fait la preuve de leur efficacité depuis la Libération pour le développement du pays avec des technologies de pointe. Nous en avons besoin pour l’économie, la réponse aux besoins, la défense de l’environnement, la coopération entre services publics de plusieurs pays.

 

Les traités et directives européennes de marchandisation qui servent de prétextes aux gouvernements successifs n’ont aucune légitimité 

 

L’Etat reste l’actionnaire majoritaire d’EDF et le premier actionnaire de GDF. Votre gouvernement a la responsabilité de la politique énergétique du pays.

Aussi nous soussignés vous demandons d’urgence:

L’annulation des augmentations de tarif du gaz et de l’électricité de 2010 et 2011.

Nous nous prononçons pour la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF (ainsi que des activités de Suez en France et de Total) et pour le rétablissement des monopoles publics d’EDF et GDF conquis en 1945. 

 

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La médecine du travail sacrifiée sur l’autel du « dialogue social » ? Etonnante abstention des sénateurs de gauche sur la proposition de loi NC-UMP.

110307bertrandwoerthmdt.jpg. Medef et gouvernement reviennent inlassablement à la charge contre la médecine du travail.

  

En 2009 et 2010, ils ont tenté de négocier un accord avec les organisations syndicales. L’action des collectifs de défense de la médecine du travail a été décisive pour qu’aucun syndicat n’accepte de cautionner leur projet de démolition.

A l’automne 2010, le gouvernement a tenté de faire passer de force son projet dans le cadre de la loi Woerth contre les retraites. Le Conseil constitutionnel a dû invalider ce « cavalier législatif » (sans rapport avec l’objet du projet de loi).

Qu’à cela ne tienne, les sénateurs « centristes » ont pris le relais en reprenant mot à mot le texte dans une proposition de loi qui a été examinée et votée en première lecture au Sénat le 27 janvier 2011.

La mobilisation pour défendre la médecine s’étend. Des meetings ont été organisés. Des articles, enfin un peu plus nombreux, ont pu être publiés dans la presse. Nous faisons partie de ceux qui ont relayé dans les entreprises les analyses des collectifs de médecin du travail (voir le dossier sur ce site).

La survie même de leur discipline est menacée. On veut éloigner de l’entreprise les médecins du travail, salariés qualifiés et protégés par leur statut, placer leur mission sous le contrôle des employeurs, diluer leurs prérogatives. Les examens médicaux systématiques des salariés sont remis en cause. Aucune mesure n’est prise pour arrêter l’extinction programmée de ses spécialistes et relancer les formations. Etc.

La proposition de loi doit passer à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines. C’est l’occasion d’intensifier et d’élargir bien davantage encore la lutte pour la défense de la médecine du travail.

Cela ne pourra se faire que dans la clarté et en allant au fond des choses.

Les sénateurs de gauche, socialistes, écologistes, même ceux de notre parti, le PCF, qui ont été pourtant en pointe dans la dénonciation du projet patronal dans la discussion de la loi Woerth, n’ont pas voté contre la proposition de loi de la droite sénatoriale. Ils se sont simplement abstenus.

Ce recul rentre dans une surprenante logique de résignation qui contraste avec la fermeté entendue dans les réunions publiques, même postérieures au vote.

Peu avant, les confédérations CGT et CFDT ont adressé une lettre aux députés insistant sur un point : la « gouvernance des services de santé au travail ». Ces organisations syndicales s’inscrivent dans la promotion « d’un dialogue social équilibré entre organisations patronales et syndicales représentatives ».  La droite a saisi la balle au bond et accepté d’établir une « présidence alternée » des services de santé au travail entre représentants issus du patronat et représentants du syndicat. C’est suivant l’esprit de la lettre de la CGT et de la CFDT que les groupes de gauche se sont finalement abstenus.

Le groupement « Sauvons la médecine du travail » (SMT) montre combien cet aménagement ne change absolument rien au caractère destructeur de l’ensemble de la proposition de loi. Par ailleurs, la « présidence alternée » ne change rien au renforcement de la mainmise des employeurs sur les services.

Il serait aberrant et suicidaire de laisser détruire la médecine du travail, « seule spécialité médicale dont l’unique objet est la prévention des pathologies liées aux conditions de travail », conquête de la Libération, au nom du développement d’une logique de cogestion dans l’entreprise de la gestion des personnels et de leur santé.

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Elections cantonales les 20 et 27 mars 2011- Les candidats communistes des cantons Nord et Centre de Saint-Quentin

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sanstitre.jpgPour les élections cantonales, le parti communiste a fait le choix de présenter des candidats proches de la population, qui ne soient pas des notables. Pour eux, comme pour tous, les services publics , l’accès à l’emploi et à une retraite digne,  sont essentiels au bien être social.

C’est pour cette raison que tout au long de l’année, ils agissent avec vous partout en France pour les défendre face aux attaques de la droite. 

Revenu de solidarité active(RSA), Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), l’éducation, les transports, le social, toutes ses compétences sont du ressort du Conseil Général, toutes les décisions prisent dans cette enceinte touche notre vie de tous les jours.

La crise a montré que pour renflouer les banques, il y avait de l’argent dans les caisses de l’Etat. A contrario, les conseils généraux n’ont pas eu leur dû afin de financer l’APA,… Les militants communistes veulent que ces milliards soient rendus à la population pour améliorer les conditions de vie des gens.

Pour changer cette société, pour qu’elle soit plus juste, ils essaient chaque jour de rassembler tous ceux qui luttent. Dans la rue et au conseil général, ils seront là pour défendre l’intérêt de tous.

Face aux candidats UMP, Colette Blériot dans le canton Centre et Jérôme Lavrilleux dans le canton Nord, dont le rôle est de défendre la politique antisociale et dévastatrice de Xavier Bertrand et Nicolas Sarkozy, organisez votre colère en votant PCF.

Une équipe, un socle et un appui pour plus de justice sociale :

Pour condamner la politique de la droite qui fait tant de mal,

Pour en finir avec la domination des intérêts financiers

sur toute la société

Pour la construction d’une société socialiste

Votez communiste

CANTON CENTRE :

Titulaire :oliviertournaycandidatpcfsaintquentincentre.jpgOlivier TOURNAY, militant communiste,  conseiller municipal d’opposition

Suppléante :aurlieplcandidatepcfsupplantesaintquentincentre.jpgAurélie PLE, militante communiste, syndicaliste

 

CANTON NORD :

Titulaire : marialemeurcantonnordsaintquentintitulairepcfweb.jpgMaria Le Meur, militante communiste, syndicaliste,

Suppléant :

baptiste2.jpgBaptiste Tutin, militant communiste, syndicaliste étudiant

 

Les Communistes, leurs candidats avec vous dans les luttes !

 

cantonalesphotosweb.jpg

Un comité de soutien se met en place, il rassemble des organisations, responsables associatifs, syndicalistes,  mais aussi de nombreux citoyens.

D’ores et déjà le fdg.bmp etnpa.bmp l’on rejoins. Comme eux soutenez les candidats présentés par le Parti Communiste Français.

Les signataires :

TOURNAY                   Jean Luc                Secrétaire de la Section de St-Quentin du PCF

BECOURT                    Corinne                  Membre du Conseil National du PCF

VARENNE                    GEORGES                Syndicaliste 

CASIER                         SERGE                      Syndicaliste 

ALI                                 ALAIN                      Retraité syndicaliste Soprocos 

BOURLON                   BERNARD                Retraité syndicaliste Rhône Poulenc 

BERLEMONT    Léonie              Enseignante

BRANCOURT              JEAN LUC               Retraité 

CARPENTIER             LAURIE                   Animatrice 

CARPENTIER             PAULETTE             retraitée Hôpital 

CARRIER                      SERGE                     Retraité-syndicaliste 

DEGUISE                      LOIC                        Interimaire Chimie

 DESMIDTS                  JEAN MARIE         Syndicaliste et responsable associatifs 

FAUCHEUX       Elsa                  Enseignante spécialisée

FONTAINE                  BERNARD               Retraité MBK 

GABERT                       JEAN JACQUES     agent de maitrise MBK

GABERT                       MICHELLE              Retraitée MBK 

HILY                   Guillaume          Syndicaliste

HURTEBISE               DOMINIQUE           Demandeur Emploi-Licencié SIT

 JAN                               AURELIEN               Enseignant 

 LAVEILLE                  GEORGES                 Artisans retraité

LEFRANC        Alain                  Directeur d’école

 LE MEUR                      AURELIE                 Etudiante

 LE MEUR                    NICOLAS                Fonctionnaire territorial

LEGRAND                     CHRISTIAN             Responsable associatif

LESUR                          ALEXANDRE             fonction publique, syndicaliste 

LESUR                          JEROME                    Responsable associatif, enseignant 

NOWACK                      DOMINIQUE            Expert comptable

PAGE                            NATHALIE                 Mère au foyer

 PAGE                            RAYMOND                Invalide

PLE                               CHRISTIAN               Chef entreprise-Artisan

PLE                               SABRINA                   Comptable 

Postel                     Johan              Enseignant

POUPON                       OLIVIER                   Ouvrier 

POUPON                       PASCAL                   Commerçant

RZEPKA                        CHRISTIAN              Fonction publique

 RZEPKA                        RAYMONDE            Retraitée 

Salles                  Clément

SAUVET                        BRUNO                     Invalide

TOPIN              Cédric                   Enseignant spécialisé

TOURNAY                     JOSETTE                 Enseignante à la retraite

TOURNAY                     MAURICETTE         Electro mécanicienne 

VAT                         Stéphanie           Enseignante spécialisée

VIEVILLE                       JOEL                         Cariste

VILLAUME                    PIERRE                     Retraité LE CREUSET -Syndicaliste 

VIVIEN                    Martine             Enseignante

PIERIN                        Françis                           Demandeur emploi 

POINT                         JEAN PIERRE              Fonction publique 

MICHEL                          David                          Responsable associatif, sport

SINGER ALAIN « de la france d’en bas » RETRAITÉE DU BATIMENT FOUILLOY 80800

LESUR  jérome,  professeur des écoles spécialisé- Saint-Quentin

KNIBBE Albert -Retraité

LEROSEY Benoit Etudiant- Saint Quentin

PRISSETTE Martine, secrétaire de Cellule- Gauchy

SALLES Clément – Saint-Quentin- Laboratoires

FONTAINE Jean – Licencié textile Nysam- Saint-Quentin –

Raymond Forment, Conseiller Général, Maire de Lehaucourt


Enfin une nouvelle affiche,merci Fredoch

Gagner pour l’école : Préparons le 19 mars. Infos inscriptions pour les bus en bas de l’article

3099807581440ebefe44.jpgLa rentrée 2011 peut s’effectuer dans de bonnes conditions. C’est ce que la montée de la mobilisation du monde de l’éducation contre les projets du gouvernement laisse envisager.

 

Jeudi 10 février 2011, à l’appel des syndicats de la FSU, la grève des personnels de l’éducation nationale a été fortement suivie, avec entre 19% (selon le ministère) et 50% de grévistes selon les organisations syndicales. 

Coïncidant avec les luttes des personnels de la justice, l’action des enseignants a montré que la combativité des salariés n’a pas été atteinte depuis le passage en force de la loi Woerth contre les retraites.

Les forces existent toujours plus que jamais pour faire reculer le gouvernement tout de suite, commencer à inverser sa politique. L’école est un des sujets centraux les plus rassembleurs.

 

De nombreux parents d’élève ont manifesté leur soutien aux grévistes, notamment dans les écoles où des classes sont menacées de fermeture. L’immense majorité de l’opinion refuse ne comprend pas et refuse que le pouvoir supprime 16.000 postes d’enseignants à la rentrée dans le secteur public quand 62.000 élèves supplémentaires sont attendus.

A Paris, le mouvement a été encore un peu mieux suivi que nationalement. Pour accueillir 600 élèves de plus, le rectorat prévoit de supprimer 77 postes…Signe des possibilités de rassemblement, le Conseil départemental de l’éducation national (CDEN), composé entre autres de représentants des catégories de personnels, des parents, des élus, s’est opposé à l’unanimité au projet de carte scolaire présenté par l’académie.

Dès la rentrée des vacances de février, la bataille va reprendre. La date du samedi 19 mars a été retenue par l’ensemble des organisations pour une manifestation nationale. Des grèves se préparent.

Faire céder le gouvernement sur l’école, sur la base de l’avenir du pays, de son économie, c’est une des meilleures façons de gagner l’alternative politique.

Les communistes seront aux avant-postes de ce combat.20101002005redimensionner.jpg

 

Inofs de la FSU:

Comité technique paritaire académique sur la carte scolaire
Lundi 17 janvier, le recteur d’académie a confirmé lors du CTPA que l’Aisne perdrait 50 postes d’enseignants + 6 postes d’intervenants en langue pour 409 élèves en moins
(pour information la Somme perd 51 postes et 5 postes d’intervenants langues et l’Oise perd 11 postes d’enseignants et 4 d’intervenants langues)
Au total l’Académie d’Amiens perd 112 postes d’enseignants et 37 postes d’intervenants langues (les 15 ci dessus et 22 non utilisés)
Mais il précise aussi ses intentions sur les fermetures de postes. De manière indicative, académiquement, pourront être fermés :

  • 12 postes de remplaçants
  • 37 postes de Rased 
  • 15 postes d’enseignants de classes d’enfants de – de 3ans

Mais il précise aussi que  la sur-représentation  des  petites  structures  (écoles d’une à trois classes) et  à  l’inverse  la  sous  représentation des grandes structures (10% des écoles à plus de 8 classes contre plus de 18,5% en France), est l’un des facteurs clé du retard dans la réussite scolaire au primaire en Picardie
Il est à craindre que les petites écoles de notre département soient des cibles privilégiées en vue de récupérer des postes.

emoticoneRéservation bus pour la manifestation du 19 mars à Paris

Guillaume HILY

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Edgar Morin : 60 ans au service de l’idéologie dominante, 1er invité de l’université « populaire » de l’Humanité !

par EDT pour vivelepcf.fr

 Faut-il que notre parti le PCF soit à ce point dépourvu de penseurs, sinon de pensée propre, pour qu’il déroule le tapis « rouge » à l’un des parangons de l’idéologie dominante, en l’occurrence le « sociologue, philosophe, historien », Edgar Morin, présenté, vu son grand âge, comme un puits de sagesse ?

Maintenant avec le Front de gauche, il semble que certains dirigeants du PCF souhaitent s’intégrer dans le monde intellectuel de cette « gauche non communiste » qui a montré combien elle était anticommuniste.

 

Edgar Morin est ce 2 mars 2011 le 1er invité de la nouvelle « Université populaire de l’Humanité ». Deux pages d’interview lui ont été offertes hier dans le quotidien. Comme Stéphane Hessel, Edgar Morin ne doit plus savoir gérer son agenda tant il est sollicité par tous les médias, les clubs politiques, les associations culturelles…

La place de l’Huma n’est-elle pas de se situer à contre-courant ?  

 

Edgar Morin n’est pas invité en tant que spécialiste d’un domaine scientifique. Il vient présenter son dernier livre « La voie » qui suit les précédents dont « Ma gauche » (2010) et  expose son discours politique de propagandiste conséquent.

 

Allons tout de suite au plus significatif pour les camarades!

Depuis le départ, Edgar Morin met son image d’intellectuel entièrement au service de la cause de l’UE du capital. Dommage qu’aucune question ne lui ait été posée sur cet engagement fondamental dans l’interview de l’Huma.

En 1992, il est membre éminent du « Comité national pour le oui à Maastricht » présidé par Hélène Carrère d’Encausse.

En 2005, il multiplie les articles pour le Oui à la constitution européenne, se référant aux « pères fondateurs », regrettant la « distribution à profusion du texte qui ne va qu’accroître la confusion et la perplexité » (A quand une Europe visionnaire – Le Monde du 11 mai 2005).

 

Edgar Morin a en effet sa conception de la démocratie.

Il est un des développeurs du concept de « démocratie participative », dont il se félicite qu’il ait été repris notamment par Ségolène Royal (Rue 89 – 23/01/11).

Comme il le dit à l’Huma, « sans une part spontanée, il ne se passe rien ». « Mutuelles, coopératives, commerce équitable, rapports directs entre producteurs et consommateurs » seraient de nature à refouler le « capitalisme classique ».

Mais tout cela va pour lui de pair à une intervention active pour la disparition des acquis démocratiques nationaux, rapidement associés à du nationalisme, et à la promotion des instruments, constitution, traités, de la toute puissance de l’UE du capital.

Morin est bien l’un des meilleurs marchands hypocrites de l’UE à « gauche ». « Aller au-delà de l’euro » est son slogan (La Tribune – 02/05/10).

 

La « démocratie participative » pour mieux laisser la domination du capital supranational : cette idéologie a pour fondement chez Morin l’anticommunisme, résumé quand il le faut par l’antisoviétisme. Morin ne doit pas en revenir de pouvoir faire la leçon aujourd’hui à l’invitation de dirigeants du PCF !

 

Dans les 25 dernières années, l’écrasement de l’URSS est l’un des événements positifs qu’il voit, de même qu’il revendique la raison première de la création de l’UE du capital : l’opposition « nécessaire » à l’Union soviétique.

 

Les mots ont un sens. Morin le sait. L’histoire lui fait accepter ou refuser certains d’entre eux selon sa propre visée.

« Révolution » ? « J’ai abandonné ce terme parce qu’il est trop connoté à l’idée de violence… » répond-il à l’Huma. « Réforme » ? « J’emploie le mot réforme dans l’idée d’un chemin progressif qui transforme ».

« Socialisme » : « ce terme souffre de l’aplatissement et de la souillure et n’est plus tellement adéquat parce qu’il renvoie à des expériences qui, les unes et les autres, ont abouti à un relatif échec ».

« Communisme » : le converti repenti Morin, qui s’est fait exclure du PCF en 1951, répète combien le communisme aurait été une religion qui a failli à apporter l’idée du salut de l’Humanité.

L’idée que l’étiquette d’ex-communiste soit un gage de fiabilité politique est décidemment irrecevable.

 

Depuis les années 60, et notamment 1968, Morin, ami de Touraine et de Rocard, est à la pointe de toutes les perspectives alternatives à la lutte des classes et à l’organisation en parti de classe, lui pour qui Marx n’est qu’un penseur parmi d’autres. Aujourd’hui elles se nomment « commerce équitable, entreprises citoyennes, environnementales, développements associatifs, décroissance » (Le Monde 26/05/05) : l’idéologue Morin est évidemment toujours précurseur de ses idées de diversion. Bon pied, mauvais œil ! Mais pour lui, il s’agit bien de conférer à l’Europe un « rôle mondial », nécessairement impérialiste.

 

L’admirateur invétéré de Lula et d’Obama (malgré tout), s’inscrit dans un projet de refonte de la « gauche », entre un PS « stérile », le « côté fermé et sectaire » des petits partis de gauche… et en prenant compte de « l’intérêt de l’écologie politique » (Cohn-Bendit est logiquement sa tasse de thé).

 

Pourquoi inviter Morin à la première université populaire de l’Humanité ? Pour confirmer que le projet partagé du Front de gauche se fait dans le rejet de ce que représente le PCF, dans l’acceptation du langage actuel de la « gauche » de collaboration de classe ?

 

C’est malheureusement ce l’on peut penser.

L’avenir de la Pensée communiste est ailleurs.  

Gaz : encore 5% d’augmentation au 1er avril, après 15% en 2010 ! GDF-SUEZ : 4,6 milliards d’euros en 2010 dont 3,9 milliards pour les actionnaires !-C’est une provocation ! Exigeons l’annulation des augmentations de 2010 et 2011 et la renationalisation intégrale de GDF !

 Des hausses insupportables !

Le gouvernement a annoncé une nouvelle hausse du tarif du gaz de 5% au 1er avril 2011. Le gaz aura augmenté de 20% en 12 mois (+9,7% le 1er avril 2010, +4,7% le 1er juillet 2010). Pour les 7 millions de foyers se chauffant au gaz, la ponction va atteindre 180 euros par an. Beaucoup n’en peuvent déjà plus, alors que le pouvoir d’achat des salaires et des retraites n’en finit plus de baisser. 8 millions de personnes seraient en situation de « précarité énergétique » et renonceraient à se chauffer. En 2009, 5 millions d’abonnés ont eu du retard dans le paiement de leur facture.

Le tarif dit « social » que le ministre se dit prêt à aménager ne s’applique qu’à un très petit nombre et ces miettes sont en fait payées par les contribuables et les autres usagers. 

 

Pas difficile de savoir où va notre argent !

GDF-Suez vient de publier ses résultats pour 2010 (3 mars 2011). Les profits nets sont encore en hausse atteignant 4,6 milliards d’euros. La direction de GDF-Suez a décidé d’en accorder 3,9 milliards en dividendes à ses actionnaires. Nos factures finissent dans la poche de ceux qui ne travaillent pas et qui n’ont pas de problèmes de chauffage !

L’excédent d’exploitation de GDF-Suez atteint la somme colossale de 15,1 milliards d’euros, 7,7% de plus qu’en 2009. Pour les ventes d’énergie en France, il augmente de 300 millions à 1 milliard d’euros. C’est exactement l’équivalent des hausses de factures pour l’ensemble des 11 millions d’usagers en 2010.

 

Concurrence et privatisation n’en finissent pas de ruiner le service public.

Le bilan est sans appel. Depuis la privatisation, les tarifs ont augmenté de 50%. Les effectifs fondent. Les salaires réels des gaziers vont encore baisser en 2011. Les conditions de travail se dégradent. Des activités sont filialisées, externalisées pour précariser encore davantage l’emploi. L’investissement, la sécurité des approvisionnements, la sûreté des installations sont remis en cause.

Pendant ce temps, les actionnaires privés s’accaparent des milliards d’euros. GDF-Suez mène la guerre mondiale de la concurrence au profit de la finance, en particulier contre EDF, par exemple en prenant le contrôle du britannique International Power en 2010.

 

Rappels : le processus de marchandisation du gaz et de privatisation de GDF a été marqué par l’application en France (par les gouvernements successifs de gauche et de droite) des directives européennes de mise en concurrence de 1998 et 2003. En 2004, le gouvernement réussit, malgré les luttes, à transformer GDF et EDF en sociétés anonymes. En 2005, Sarkozy, ministre de l’économie, reniant sa promesse, ouvre le capital de GDF. A partir de 2006, le pouvoir livre au groupe privé Suez la véritable poule aux œufs d’or que représente GDF (dont les bénéfices étaient supérieurs à 2 milliards d’euros par an).

 

Ce gâchis peut et doit cesser !

L’Etat français continue de fixer les prix du gaz. Rien ne justifie les hausses de tarifs, ni les coûts d’approvisionnement en gaz naturel, ni les coûts réels des infrastructures et du stockage. GDF-Suez ne les divulgue pas mais renégocie à la baisse ses contrats de longue durée. Le cours du gaz baisse et n’est plus indexé sur celui du pétrole.

ENSEMBLE DEMANDONS QUE TOUTES LES AUGMENTATIONS DE TARIFS DEPUIS 2010 SOIENT ANNULEES !

L’Etat reste aussi actionnaire à 35% de l’ensemble GDF-Suez. Le gouvernement avait expliqué que c’était le moyen de « conserver une minorité de blocage » dans les choix de l’entreprise. Le peuple doit le contraindre à en faire usage, à cesser de faire le jeu des multinationales, aux dépens des usagers, des salariés et du développement du pays.

DEMANDONS DANS L’IMMEDIAT QUE L’ETAT BLOQUE LE VERSEMENT DE DIVIDENDES AUX ACTIONNAIRES DE GDF-SUEZ !

L’expérience des dégâts de la privatisation et de la concurrence est faite. GDF et EDF demeurent, malgré des années de sabotage, deux atouts nationaux majeurs. Le modèle des entreprises nationalisées à la Libération a fait ses preuves.

DEMANDONS LA RENATIONALISATION INTEGRALE DE GDF ET D’EDF, LA NATIONALISATION DES ACTIVITES ENERGETIQUES FRANCAISES DE SUEZ, LE RETABLISSEMENT DES MONOPOLES HISTORIQUES D’EDF ET DE GDF ! Les directives et traités européens qui servent de prétextes à ruiner nos acquis économiques et sociaux n’ont aucune légitimité pour s’appliquer en France.

 

Pour les retraites, comme on l’a vu à l’automne, pour les salaires, pour les services publics, les efforcent existent pour faire reculer la politique au service de l’argent. Sans patienter vainement jusqu’en 2012 !

 

 

 La privatisation profite à certains !

François Cirelli, ex PDG de GDF devenu directeur général délégué de GDF-SUEZ a fait quadrupler son salaire depuis 2008. Celui-ci est passé de 460.000 euros à 2.064.000 euros par an ! Soir 7500 euros par jour !

 

A comparer avec l’augmentation de salaire des gaziers en 2011 qui sera 5 à 7 centimes par jour (1,1%). 

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