Archive | décembre 2010

Des militaires pour former les profs stagiaires

Par Julie_prof | Professeure stagiaire | Des militaires pour former les profs stagiaires dans Divers printUn soldat en plastique (Taber Andrew Bain/Flickr).

Jusqu’à l’an dernier, les professeurs stagiaires travaillaient à mi-temps, ce qui leur permettait de suivre une formation en alternance à l’IUFM. Aujourd’hui, ils se retrouvent devant leur classe sans aucune préparation mais avec la promesse de bénéficier de quelques sessions de formation en cours d’année. Le 3 décembre, l’une de celles-ci se tenait à Bordeaux. Julie -son prénom a été changé- y était. Elle raconte ce qui ressemble à « une mauvaise blague ».

Lors de la réunion de « formation » du vendredi 3 décembre, qui s’est tenue au lycée Gustave Eiffel à Bordeaux, les professeurs stagiaires ont été conviés à suivre un cours magistral de 9h30 à 12h30.

Les professeurs ne sont pas une profession libérale

Les interventions successives n’ont répondu en rien à nos demandes les plus pressantes et à nos inquiétudes. Alors même qu’aucun d’entre nous n’a commencé sa formation disciplinaire ce qui, de l’avis de tous, est une urgence bien réelle.

A la fin de la troisième intervention détaillant les droits et devoirs du fonctionnaire, un responsable des ressources humaines nous a rappelé que nous « devions » 35 heures par semaine à l’Etat et que nous n’étions pas une profession libérale et que nous dépendions d’une hiérarchie structurée.

Un collègue a posé la question suivante :

« Tout ce que vous nous dites est certes intéressant et je suis d’accord qu’en tant que fonctionnaire, nous nous devons de connaître le fonctionnement de notre institution mais qu’en est-il de notre droit à la formation disciplinaire ? Nous n’avons encore eu à ce jour aucune formation ! »

 

A cette invective fortement applaudie par tous, une inspectrice a pris la parole et a répondu : « Il faut savoir qu’il est du devoir de tout enseignant de s’autoformer et les tuteurs sont aussi là pour vous aider… »

Orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires

A notre grande surprise, à 14 heures, lorsque la réunion a repris, nous avons vu se succéder à la tribune deux militaires, un major et un colonel (si je me souviens bien) accompagné d’un IPR [inspecteur pédagogique régional, ndlr] d’histoire-géographie et d’un professeur agrégé d’histoire, commandant de réserve.

Les thèmes abordés ont été alors plus exotiques les uns que les autres : « l’enseignement de la défense », « la défense aujourd’hui : nouvelles menaces, nouvelles configurations, les enjeux », « un exemple de partenariat Défense-lycée », « le recensement et la JAPD », etc.

Tous ces thèmes ont été servis avec une sauce idéologique particulièrement intéressante : « Grâce à Dieu, grâce à Dieu, grâce à Dieu nous connaissons la paix en Europe depuis plus de soixante ans », « La paix a été préservée grâce à la bombe nucléaire », etc…

Nous avons aussi été incités à orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires ! Tout ça avec, en arrière-plan, des images de jeunes militaires avec des armes à la main en exercice de tirs, etc…

Nous avons été plusieurs à nous demander si ce n’était pas une mauvaise blague avec une caméra cachée.

« Mademoiselle, vous êtes payée pour suivre ces formations »

Evidemment, beaucoup de nos collègues furieux que l’on se moque de leurs préoccupations quotidiennes (apprendre à construire des séquences de cours ou évaluer les élèves par exemple) ont déjà commencé à quitter massivement les lieux…

L’IPR, irrité, lâche alors quelques remarques injurieuses allant jusqu’à remettre en doute notre posture professionnelle. Peut-être aurait-il dû se féliciter d’avoir devant lui des enseignants avec un esprit critique !

La fin de la séance est épique, l’IPR nous interpellant : « Bon, nous sommes en retard mais… à qui la faute ? »…

Il apostrophe ensuite une professeure stagiaire qui était en train de se diriger vers la sortie et lui dit :

« Mademoiselle, vous n’avez pas le droit de quitter la salle, vous êtes payée pour suivre ces formations »…

 

A la professeure stagiaire de lui rétorquer courageusement :

« J’ai un train à prendre, il est 16h31 et je ne suis payée que jusqu’à 16h30. »

 

« Des conversations d’intellectuels qui ne servent à rien »

Face à l’hostilité généralisée et réciproque, beaucoup ont quitté la salle. Le commandant de réserve, visiblement en colère, se permet une comparaison hasardeuse :

« En salle des profs, on entend des conversations d’intellectuels qui ne servent à rien alors que nous, dans l’armée, on est dans l’action pour la nation. »

 

Un autre gradé de l’armée prend la suite en affirmant de manière décomplexée qu’il n’y a pas de déontologie dans l’éducation nationale !

Pour conclure, nous nous sommes tous sentis insultés tant par le choix des thèmes abordés, qui témoignent d’une ignorance totale de nos problèmes quotidiens, que par des propos inacceptables à notre égard et sur l’ensemble de la profession que, quelque part, nous représentions ce jour-là.

► Témoignage recueilli par le Snes du Lot-et-Garonne.

Assurances : Plus 3 % cette année, de 3,5 à 8 % au 1er janvier

… Les tarifs d’assurance vont subir une nouvelle augmentation pour l’habitation, la voiture et la santé. Des hausses inéluctables selon les assureurs qui disent supporter des coûts liés aux risques toujours plus élevés. C’est parce qu’on a connu en 2010 des événements climatiques exceptionnels que nos primes d’assurance seront inexorablement revues à la hausse au 1er janvier. L’augmentation devrait être de 3 à 8 % selon les compagnies. 

 Déjà l’an passé, l’assurance habitation avait connu la même tendance inflationniste (+ 3 %) en raison de la multiplication des sinistres incendies et des catastrophes naturelles.

 

Brève/ Smic : + 1,6 % au 1er janvier 2011,conformément au strict minimum légal et sans « coup de pouce ».

merci Xavier BERTRAND… 

Le Salaire minimum de croissance (Smic) doit être revalorisé de 1,6 % à compter du 1er janvier 2011, conformément au strict minimum légal et sans « coup de pouce ». L’annonce par le ministre du travail Xavier BERTRAND ,  concerne environ 2,3 millions de Français, soit environ un salarié sur dix.
Le nouveau montant horaire brut sera fixé à 9 euros (contre 8,86 euros actuellement). Pour un salarié dont la durée du travail est la durée légale hebdomadaire (35 heures), le salaire mensuel minimum, fixé jusqu’au 31 décembre 2010 à 1 343,77 euros, passera au 1er janvier 2011 à 1 365 euros brut par mois

SOIT 1073 euros net mensuel au lieu de 1056€

17€ en plus par mois et 0,56 centimes par jour….

Sénatoriales Oise/Pas de place sur la liste socialiste,communiqué de Thierry Aury

8 décembre 2010

J’ai été très surpris par l’annonce faite par le PS Oise de sa liste aux Sénatoriales de septembre 2011 : en effet, cette liste socialo-socialiste (5 PS sur 6 places dont toutes les places éligibles !) ne me parait pas du tout de nature à rassembler les grands électeurs de gauche dans leur diversité.

Alors que l’objectif national de « faire basculer » le Sénat à gauche est possible – ce qui serait historique -, seule une volonté de constituer des listes permettant de rassembler largement la gauche (compte tenu du mode de scrutin très particulier), en respectant toutes ses composantes, peut créer les conditions de réussir cet objectif.

Je rappelle qu’en 2001, lors des dernières élections sénatoriales dans l’Oise, nous avions participé, avec Hélène Masure en 2e position, à une liste d’union des forces de gauche conduite par André Vantomme du PS qui avait permis , pour la première fois sous la Ve République, l’élection d’un sénateur de gauche dans l’Oise ; cette liste d’union dans l’Oise s’inscrivait dans le cadre d’un accord national qui avait permis de gagner de nombreux sénateurs de gauche dont le gain de 4 sénatrices communistes .

Soulignons d’ailleurs la forte combativité de ces sénateurs et surtout sénatrices communistes et aussi du Parti de gauche lors de la récente bataille parlementaire contre le projet de loi sur les retraites lors duquel ces élus ont relayé le mouvement social et ont été les seuls parlementaires à porter une proposition de loi alternative à celle du gouvernement.

Cette bataille comme d’autres montre que la gauche a un besoin incontournable de l’apport des élus communistes et du Front de gauche pour porter une réelle alternative.

Pour les sénatoriales 2011, l’augmentation d’un siège du nombre de sénateurs dans l’Oise, rend possible le gain d’un 2e sénateur à gauche dans notre département : il n’y a aucune raison que ce 2e sénateur soit aussi socialiste car le PS est très loin de représenter 100% de la gauche dans l’Oise (selon les élections, il ne recueille au 1er tour qu’environ la moitié des suffrages de gauche).

Le PS ne peut rester sur une attitude hégémonique qui serait préjudiciable à toute la gauche et la possibilité même de construire une alternative à la Droite .

Les grands électeurs communistes ou de sensibilité communiste et du Front de gauche qui représentent une part déterminante des grands électeurs de gauche dans l’Oise mais aussi bien d’autres grands électeurs de diverses sensibilités de gauche, ne pourraient évidemment pas se retrouver dans la liste socialo-socialiste telle que présentée actuellement.

Thierry AURY

Bréve:Un tiers des Français contre l’euro (35 %).Une majorité d’ouvriers (52 %) et la moitié des employés

Plus d’un tiers des Français (35 %)souhaitent que la France abandonne l’euro au profit du franc, mais cette option est en léger recul par rapport au printemps dernier, au plus fort de la crise de la dette, selon un sondage Ifop à paraître vendredi dans la Lettre de l’opinion.

Une majorité d’ouvriers (52 %) et la moitié des employés appellent désormais de leurs voeux une sortie de la zone euro. A l’inverse, seuls 15 % des sondés des professions libérales et des cadres supérieurs y sont favorables

De : Dépêche d’agence.


 

Exposition aux produits cancérigènes – Les salariés Goodyear broyés par le noir

de : CGT GOODYEAR AMIENS NORD
Exposition aux produits cancérigènes - Les salariés Goodyear broyés par le noir  dans Luttes, grèves, manifs rienHier, le tribunal correctionnel a renvoyé l’examen de l’inculpation de Goodyear, pour manque d’informations sur les produits dangereux responsables de cancers. Témoignages.

L’image est surréaliste. Hier, salle 105 du tribunal correctionnel, des dirigeants de Goodyear Amiens Nord, appuyés d’une armée d’avocats et de conseils, patientent sur les bancs. Ils écoutent le juge unique traiter… une arnaque aux prestations sociales. Une fois à la barre, les dirigeants entendent du juge que l’audience les concernant est renvoyée à juin 2011 (lire ci-contre).

Dans la salle, se trouvent aussi des salariés (et ex) de l’usine et leurs familles. Ainsi, Karine Desprez qui retient ses larmes. Son père, Jean-Michel, a travaillé de 1970 à 2000 chez Goodyear. « Mort d’un cancer de la gorge le 3 mai 2003 ».

Elle montre une attestation médicale relevant un cancer dû aux expositions à des produits toxiques en milieu professionnel, pouvant donner lieu à une reconnaissance de maladie professionnelle post-mortel. « J’avais 30 ans. On avait encore plein de choses à partager ». Il a baigné dans le noir, du carbone

Elle montre les fiches d’exposition aux hydrocarbures aromatisés polycycliques (HAP) reconnus cancérogène, mutagènes et reprotoxiques (CMR) délivrées par Goodyear, suite à ses demandes, reçues après le décès. « Le R45, le plus dangereux n’y est pas. Mon père parlait de fûts avec des têtes de mort. On ne lui disait rien. Il n’était pas protégé. Cinq collègues travaillant avec lui sont morts ».

Cela n’étonne pas Jean-Claude Villemin. « Les dangereux d’avant 1998 n’y sont pas. J’ai bossé chez Goodyear de 1972 à 2001, licencié pour incapacité de travail. J’ai touché neuf mois d’indemnité maladie puis ma retraite seule. Mon cancer n’est pas reconnu maladie professionnelle. » Un cancer de la gorge. Opéré, il a eu la vie sauve, « les poumons sont touchés », dit-il.

Bernard Allou écoute. Il tente de parler. Agacement, colère, une partie du larynx en moins, sa voix est quasi inaudible. Il a 67 ans, en fait 80. Les attestations ? Il n’a rien reçu. « J’ai travaillé de 1964 à 2000. Un an après, j’ai déclaré un cancer de la gorge. J’ai jamais fumé ». Par contre, il baignait dans ce qu’on nomme chez Goodyear « le noir ».

Du carbone utilisé sur les malaxeurs géants, des Banbury préparant la gomme. Dans l’air, sur le sol, le noir est partout. « Les pannes se répétaient. Je descendais dans les fosses pleines de noir pour changer des moteurs », raconte Jean-Claude Villemin. Bernard Lallou « enfilait des sacs plastiques aux pieds. On traînait du noir partout. Ça rentrait partout ».

Jean-Claude Villemin a la haine. Il témoigne de petits sourires vus hier chez les dirigeants. « Ils s’en foutent. Un jour un cadre au comité d’hygiène m’a dit que je pouvais boire une timbale de noir par jour ».

DAVID VANDEVOORDE

puce dans Luttes, grèves, manifshttp://www.courrier-picard.fr/Actualites/Info-regionale/Les-salaries-Goodyear-broyes-par-le-noir


Ceux qui hier n’étaient pas très à l’aise sur le banc des accusés le seront beaucoup moins encore d’ici quelques mois, la CGT a fait la promesse que ceux qui n’ont rien dit, qui ont menti même, aient des peines les plus lourdes possibles, même si les plus grosses amendes ne rendront jamais à un fils, une fille, une femme ou une mère, un père, un mari ou un enfant, ceux qui ont mis la vie de centaines de salariés en danger de mort, ne connaissent rien de la souffrance endurée par ces salariés mais aussi leurs familles!!!

Il n’y aura pas de limite pour nous, nous irons partout pour que justice soit rendue,et nous espérons des peines de prisons, des interdictions de pouvoir encore exercer en tant que dirigeants, ce dossier prendra certes du temps, mais nous ferons en sorte que nous obtenions gain de cause!!!!

Nous allons retourner voir le ministère du travail et celui de la justice, il faut un jugement exemplaire en France, nous ne faisons jamais rien au hasard ceux qui en doute font un très grave erreur….

à suivre et courage à ceux qui luttent contre la maladie et à leurs proches.

LE SYNDICAT CGT GOODYEAR

pucehttp://www.cgt-goodyear-nord.fr/index.php?news/2010/12/09/730-des-ex-salaries-et-des-familles-en-souffrance

PRESSTALIS – La grève de la distribution de la presse en IdF continue

La distribution de la presse écrite, dont une partie des travailleurs est actuellement en grève, est un enjeu extrêmement important pour tous les citoyens.

Cela ressortit (ou devrait ressortir) de l’ordre du service public et être exclu des logiques marchandes.

Ce n’est pas seulement une question qui concerne les travailleurs de Presstalis, premières personnes concernées, mais cela concerne toutes celles et tous ceux qui d’une part, pensent que la presse écrite a encore un avenir, et que d’autre part, on ne peut pas laisser démanteler dans ce pays tout ce qui existe de lieux de travail où les employés ont des droits, un statut, un bon salaire (oui et alors? C’est un crime d’avoir obtenu un bon salaire suite à des décennies de lutte?)…

C’est une lutte pour la distribution de la presse, pour le maintien de vrais emplois, et contre la précarisation du monde du travail en France et en Europe, qui nous concerne toutes et tous.


La distribution des hebdomadaires bloquée depuis plusieurs jours, et désormais, celle des quotidiens nationaux, bloquée mardi et sans doute mercredi en France, est l’enjeu d’un bras de fer entre le SGLCE-CGT défendant de solides acquis sociaux, et Presstalis.

En grève sur la distribution des magazines depuis le milieu de la semaine dernière, les travailleurs ajoutent à l’action des visites d’entreprises qui traitent ce qui est de fait leur charge de travail.

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier la police est intervenue massivement alors que la « visite » était terminée pour arrêter à l’aveuglette des travailleurs dans les parkings alentour.

Neuf d’entre eux, choisis au hasard, ont été placés en garde à vue 24 heures au commissariat de Sarcelles. (source NPA)

Ce qui provoquait en riposte la non-distribution des quotidiens à Paris. Choqués mais mobilisés, les salariés réunis en assemblée générale le vendredi après-midi décidaient de poursuivre et renforcer l’action avec le soutien de tout le syndicat général du livre.

Le mouvement couvait depuis plusieurs semaines après avoir été lancé par les ouvriers du Syndicat général du Livre et de la Communication écrite (SGLCE)-CGT, fraction née de l’éclatement du syndicat du Livre et majoritaire chez Presstalis.

Le conflit trouve son origine dans la réforme de la distribution des journaux à Paris et dans les 11 communes de la périphérie assurée par la Société de Presse Paris Service (SPPS), filiale chargée de la distribution parisienne, engagée par Presstalis.

Cette filiale occupe actuellement 287 salariés aujourd’hui.

Le syndicat conteste la réorganisation de la SPPS qui se traduirait par des suppressions d’emploi, mais s’oppose surtout au recours à la sous-traitance qui, selon la direction, permettrait de réduire une forte partie des pertes.

La distribution des journaux et des magazines en France s’articule autour de différentes acteurs : les messageries qui acheminent les journaux des imprimeries vers les dépositaires qui alimentent à leur tour les points de ventes (kiosques, marchands de journaux).

A Paris, la SPPS assure directement l’approvisionnement des kiosques sans passer par la case « dépôt », compte tenu notamment de la proximité avec les centres d’impression.

Du coté des éditeurs de journaux, on craint un durcissement du conflit qui pourrait s’inscrire dans la durée. Un comité d’entreprise de Presstalis pourrait se tenir le 22 décembre après l’annulation de celui organisé le 9 décembre, boycotté par plusieurs syndicats.

Le SGLCE de son coté a pris les devants : dans un courrier adressé aux délégués syndicaux de toutes les entreprises de presse, le syndicat lance « la collecte d’une solidarité financière exceptionnelle pour nos camarade de la SPPS ».

Dans un communiqué, le SGLCE affirmait lundi 13 la possibilité d’un accord tout en dénonçant un risque de « démantèlement » de la SPPS. Le SGLCE a convoqué pour mercredi 15 « une assemblée des délégués des entreprises de presse pour décider des suites à donner au mouvement ».


Étendons la solidarité financière à ces travailleurs en lutte pour leurs emplois, pour la distribution de la presse, contre la généralisation du travail précaire et sous-payé, le recours massif à l’intérim, et pour le maintien de leurs conditions de travail!

Adressez vos dons avec la mention « Soutien aux travailleurs de PRESSTALIS » ici :

SGLCE CGT

94 boulevard Auguste BLANQUI – 75013 PARIS

Puisqu’on vous dit que les USA sont un modéle !

Ici : http://sociology.ucsc.edu/whorulesamerica/power/wealth.html il est dit qu’aux USA ;

Les 1% les plus riches possèdent 35% du patrimoine net total Les 5% les plus riches possèdent 62% du patrimoine net total Les 40% les plus pauvres possèdent 0,3% du patrimoine net total

Les 10% les plus riches disposent de 98,5% de l’ensemble des valeurs mobilières (tous titres confondus)

La valeur médiane du patrimoine financier ( hormis la résidence principale) des noirs et latinos Américains était en 2007 de 450$ (quatre cent cinquante dollars) !

De : Mister H

Municipales de Noisy-le-Sec : un échec à méditer

La déception est immense à Noisy-le-Sec.

Aux municipales partielles des 5 et 12 décembre 2010, la gauche a perdu la mairie. Pour les communistes, la perspective de reprendre, défendre et développer l’œuvre de la municipalité communiste, longtemps dirigée par Roger Gouhier, s’éloigne encore.

 

Le résultat est sévère. La droite « centriste » du notaire Laurent Rivoire obtient 54,72% au second tour. Pourtant la gauche était sortante et avait repris la municipalité en 2008. Pourtant, nous sortons d’un mouvement national pour les retraites contre le pouvoir de droite auquel les Noiséens ont participé au moins autant, sinon plus, que le reste du pays. Pourtant en 2005, ils avaient voté à 63,06% (avec 65% de participation) contre la constitution européenne défendue par la municipalité de droite d’alors.

untitled.bmpDes explications immédiates apparaissent.

 

L’élection partielle a été provoquée par la démission en bloc des élus Europe-écologie-Les-Verts suivie de celle des élus PCF et apparentés.

Une liste s’est constituée contre la maire sortante PS, conduite par Gilles Garnier, membre de l’équipe dirigeante nationale du PCF et par Anne Deo (EEV) qui figurait sur la liste PS en 2008. Des meetings communs PCF-Europe-écologie sont organisés avec notamment Dominique Voynet, la dirigeante « verte » qui se félicite d’avoir débarrassé Montreuil de sa municipalité communiste. Il n’y avait en outre que sept adhérents du PCF sur la liste, Garnier compris. Le Parti de gauche a pu placer des candidats et a gagné finalement une élue.

Pas sûr dans ces conditions que les raisons de la division à gauche aient pu être comprises par tous.    

Au premier tour, la liste PCF-Europe-écolos devance largement la liste de liste de la maire sortante PS. Au second tour, il manque une centaine de voix sur 3400. Les traces de la division, la volonté récurrente de l’appareil PS en Seine-Saint-Denis, conduit par le président du Conseil général Bartolone, d’éradiquer le PCF de son ancien bastion, ont certainement pesé.

La droite, au contraire, réussit parfaitement la fusion entre la liste « Nouveau centre » et la liste UMP. Elle gagne 750 voix entre les deux tours. Sans atteindre les niveaux de Dassault à Corbeil, où avait lieu le même jour une élection partielle, la droite sait rassembler les catégories qui lui sont plus favorables et pratiquer un clientélisme habile, sur fond de résignation à tout changement, même dans les quartiers les plus pauvres.

Les experts en la matière du 9.3. étaient les premiers à applaudir dimanche soir : le populiste racisant maire du Raincy Eric Raoult (rapporteur sur la Burqa), le pseudo-social centriste Lagarde, maire de Drancy.

 

Mais il est nécessaire de rechercher des explications plus profondes. Un chiffres, entre tous, doit attirer notre attention, celui de l’abstention : 63,51% au 1er tour, 59,89% au second tour, un niveau, même pour des élections partielles, très élevé pour des municipales, par nature plus proches des gens.

 

Depuis des années l’organisation du PCF à Noisy comme ailleurs, est laissée en déshérence, malgré l’effort de quelques uns. La période de la Mutation réformiste depuis la fin des années 90 a été fatale aux cellules, si essentielles dans les quartiers. Bien sûr, c’était difficile de les faire vivre mais c’est devenu impossible sans impulsion des directions et sur la ligne de la « gauche plurielle ».

Les travailleurs, les pauvres à Noisy comme ailleurs attendent manifestement autre chose que le discours sociétal-bobo de Mme Voynet, ne comprennent rien aux calculs politiciens, se moquent de la démocratie « participative » bidon.

 

Depuis des années à Noisy comme ailleurs, le PCF, certes attaqué et affaibli, ne fait plus le choix avant tout de la lutte des classes, partant des préoccupations immédiates des populations.

Le Front de gauche, avec ou sans les écolos, les spéculations sur les élections de 2012, ne peuvent pas constituer un point de repère pour elles, même pas pour les communistes qui ne demanderaient qu’à « reprendre du service », ce que certains ont fait pendant cette dernière campagne.

 

Une ligne de classe, un parti communiste foncièrement rivé sur elle, voilà le besoin qui vient de s’exprimer à Noisy-le-Sec, du moins en négatif, pour résister dans la ville et la reconquérir dans l’intérêt du plus grand nombre en 2014, contre la politique au service du capital et ses effets

COMMUNIQUE : MANIFESTATION DE POLICIERS CONTRE UNE DECISION DE JUSTICE:L’UFR CGT POLICE NE CAUTIONNE PAS

« POLICIERS DE BOBIGNY »

L’union Fédérale des Retraités CGT de la Police Nationale et le syndicat du SGAP de Paris et de la Préfecture de Police ont souhaité dénoncer une manoeuvre politicienne et réagir aux manifestations des syndicats proches du pouvoir à la suite de la condamnation des  » policiers de Bobigny »

Un communiqué commun a été adressé dans ce sens aux principaux médias par l’UFR POLICE.

MANIFESTATION DE POLICIERS CONTRE UNE DECISION DE JUSTICE:

Le vendredi 10 décembre 2010, le tribunal de grande instance de Bobigny rendait un jugement

condamnant sept policiers à des peines de prison ferme ou avec sursis.

Les fonctionnaires condamnés étaient poursuivis pour avoir menti et avoir faussement accusé un

homme d’avoir participé à une course poursuite.

Trois ont été condamnés à 12 mois de prison, un à 9 mois, un autre à 7 mois et deux à 6 mois.

Cette décision conduisait à un mouvement de protestation et à une manifestation de certains policiers

soutenus par le syndicat ALLIANCE (proche de l’UMP) et le syndicat SYNERGIE OFFICIERS,

également proche du pouvoir, pour contester avec violence les décisions prises par la Justice.

L’Union Fédérale des Retraités CGT de la Police Nationale ne cautionne pas ce comportement qui est

l’expression d’une opération politicienne médiatisée et conduite par le pouvoir en place s’appuyant

sur des syndicats aux ordres du politique et hyper catégoriels.

Elle considère par ailleurs comme extrêmement inquiétant pour la démocratie que des policiers

remettent en cause avec une telle violence des décisions de justice.

Au regard des faits commis par les mis en cause et des condamnations prononcés, il est peut être

légitime pour les intéressés de penser que les peines prononcées sont injustes.

L’Union Fédérale des Retraités CGT de la Police Nationale constate que face à des condamnations

certes sévères l’ensemble des voies de recours s’offrent à ces policiers condamnés. Elle estime que

ceux qui organisent des manifestations inopportunes aggravent leur situation.

L »Union Fédérale des Retraités CGT de la Police Nationale rappelle que c’est d’abord le Ministre de

l’intérieur qui porte la responsabilité de la situation dans laquelle se trouvent de plus en plus de

policiers.

Dans l’affaire considérée, c’est bien l’Inspection Générale des Services sous les ordres du Ministre qui

a instruit l’affaire aux plans administratif et judiciaire. C’est bien l’IGS qui a fourni les éléments

matériels à la justice, mettant gravement en cause les policiers. Mais elle n’a fait qu’appliquer le droit.

Il faut que les policiers comprennent que nul ne peut être au dessus des lois, et qu’en démocratie la

police est sous le contrôle de la justice et non l’inverse.

Il faut aussi qu’ils comprennent que le piège tendu par le pouvoir en autorisant les policiers à critiquer

sans vergogne les décisions de justice et en les incitant à se substituer à celle-ci constitue un danger

fondamental pour la démocratie.

En cette période, les sujets de mécontentements des personnels de la police nationale sont nombreux et

il serait est beaucoup plus opportun d’organiser des actions unitaires contre la politique néfaste du

gouvernement que de s’en prendre aux décisions de justice.

Montreuil , le 12 décembre 2010

Le PCF, quelle histoire ! Le point de vue d’un militant socialiste….

Le PCF, quelle histoire ! Le point de vue d'un militant socialiste.... dans Divers PCF%2B90%2Bans%2B002
Bonjour à toutes et à tous.

La salle de Verdun, à Saint-Quentin, a un côté années 60-70, un peu vieilli mais toujours là. C’était aussi hier soir son ambiance, une réunion publique comme on n’en fait plus, une fête pour célébrer les 90 ans du PCF. D’emblée, ce qui frappe, ce sont les faucilles et marteaux, en gros, en rouge, sur le devant : ici, on n’a pas peur ni honte de se proclamer communiste. C’est même une fierté. Plus que ça : une façon d’être, une raison de vivre.
Je vais vous dire : depuis quinze ans que je suis au PS, j’en ai vu pas mal, mais jamais un seul camarade pleurer à l’évocation de son Parti, de son histoire, de ses grands hommes et de ses valeurs. Mais hier soir, salle de Verdun, avec les communistes, oui. Et c’est beau, c’est émouvant de se trouver là parmi eux, de voir Jean-Luc Tournay et Georges Varennes, qui ne sont pas des coeurs d’artichaut, retenir leurs larmes, trembler dans la voix quand les anciens, vivants ou disparus, sont cités et honorés.
Et puis, le moment le plus fort, c’est bien sûr quand la salle, pas toujours attentive pendant les discours, se lève, se fige, se concentre pour chanter l’Internationale, poings brandis ou main dans la main levés, signifiant à la fois la révolte et la solidarité. On a beau être comme moi social-démocrate incurable, on a presque envie à cet instant précis, dans cette atmosphère-là, de devenir communiste. Heureusement, je me reprends vite …
J’ai beaucoup à reprocher aux communistes saint-quentinois, mais chez eux pas de chiqué, de toc, de frime. Ce sont des durs, au bon sens du terme : leur ligne est claire, franche, désintéressée, même si évidemment je la conteste. Qu’est-ce qu’il y a de pire en politique ? L’opportunisme, l’électoralisme, la quête des places, des honneurs, des indemnités. Quoi de plus méprisable que celles et ceux qui changent d’opinion et parfois de parti au gré de leurs intérêts personnels ? Si j’aime (oui j’ose ce mot) Jean-Luc, Corinne et leurs camarades, c’est qu’ils sont totalement étrangers à ça. Mais après, tout nous sépare …
Le discours de Jean-Luc a été, au sens précis du terme, fabuleux : entendre prononcer les noms de Cachin, Duclos, Thorez a quelque chose de magique. Vous vous souvenez de « Ma France » chantée par Ferrat ? Eh bien c’est un peu ça. On se sent quasiment en dehors du temps à force de voyager dans l’Histoire. Les communistes ont ceci que les socialistes, trop préoccupés par le pouvoir (mais il le faut aussi), n’ont pas : une mémoire.
L’exposition des photos de la section est impressionnante : le car pour Moscou dans les années 50, Jean-Luc Tournay gamin puis fringant séducteur de 24 ans, les luttes sociales permanentes, la rue jamais abandonnée … Je vais écrire quelque chose de terrible, auquel je ne veux pourtant pas croire : le pouvoir oblige quelque part à se renier.

Les communistes saint-quentinois, pour le meilleur et pour le pire, sont restés fidèles à eux-mêmes, dans leurs convictions et leurs amitiés. Même leur sens de la famille, qui n’est pas trop mon truc, force au respect : il exprime la solidarité, la transmission des valeurs, ce n’est pas une vulgaire retape pour gonfler les effectifs d’une section.
J’ai écouté attentivement le vétéran Roger Marié, j’ai observé la relève (pas mal de jeunes dans la salle), j’ai discuté avec un coco sympa venu exprès de Seine-et-Marne, appartenant à la sensibilité de Corinne et Jean-Luc, qu’on peut appeler communistes orthodoxes si l’on veut. J’ai compris que leur préoccupation, c’était l’identité du PCF, leur refus de le voir se diluer dans un Front de Gauche qui sacrifie, à leurs yeux, les fondamentaux.
Pour eux, Mélenchon n’est qu’un social-démocrate de plus, un politicien habile, un révolutionnaire déguisé. Savez-vous pourquoi les communistes saint-quentinois m’aiment bien alors que je suis si loin, si différent de ce qu’ils sont ? Parce qu’ils savent que je ne triche pas, que je ne joue pas à ce que je ne suis pas, que je suis comme eux constant et clair dans ma ligne politique.
Du discours de Jean-Luc, nous n’avons pas su quels seraient leurs candidats aux élections cantonales. Trop tôt. Ce sera en janvier. Comme si l’essentiel n’était pas là, comme si leur ambition était bien supérieure au simple sort d’un conseiller général. Mais quoi ? La révolution, l’émancipation ? « C’est la lutte finale, groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain« . Je crois que c’est ce refrain qui explique tout, qui a le dernier mot.

Bonne journée, camarades.

Emmanuel MOUSSET

Pourquoi la droite malgré son bilan arrive à gagner dans les élections partielles ?

 De Canaille Rouge

Noisy n’est pas Corbeil et son clientélisme institutionnel sanctionné par les tribunaux.

Mais ce sont toutes deux des villes populaires que longtemps les communistes ont dirigées en mettant en œuvre des politiques sociales et culturelles accompagnées d’une présence économique au côté des travailleurs qui faisaient marque de reconnaissance des conceptions d’une gestion municipale.

La droite n’a jamais gagné dans ces villes en progressant en voix mais a fait son nid de l’effondrement de la participation aux élections à tout niveau où les pourcentages à droite et à l’extrême-droite ont été gonflés par cette abstention.

Qu’on ne nous parle pas de la réalité des populations, l’abstention, c’est chez les électeurs et le décrochage signe l’incapacité à mobiliser les mêmes qui savent se faire entendre dans les études locales d’opinions, y compris dans ces villes. 

Simultanément, le PS durant trente ans a plus cherché à battre les communistes qu’à faire reculer la droite. Ceux qui le dénonçaient ouvertement dans le parti étaient pris pour des fous par des directions qui ont fait leur retraites d’aujourd’hui de ces compromissions d’alors. Ce n’est pas fautes dans nombre de section d’entreprise d’avoir dit qu’il toujours plus facile de cueillir dans le potager des voisins que de prendre la bêche pour aller retourner des terrains en friches.

Le PCF est-il victime ? Ce serait-trop facile de n’en rester que là. Il a ancrée l’idée que les « forces de gauche » c’était en gros la même chose jusqu’à aider dès la années 70 à faire monter les notables du PS y compris par endroit, d’anciens militants du PCF peuvent en témoigner, en décidant d’aller mettre en place le PS (là où les électeurs les avaient à juste raison fait disparaître après 1965) pour pouvoir ensuite faire des listes d’union où des places leur serait offertes.

Cela a été un des premier ferment de déstabilisation électorale avec l’idée du ratisser large pour rassembler au second tour. Le PS n’a eu qu’à faire jouer le vote utile pour récupérer la mise, et il avait bien plus d’expérience que le PCF pour s’y engager…il a gagné, sans difficulté. Le nombre de secrétaire fédéraux du PCF qui ont emménagé au PS pour s’assurer le gite et le couvert est là pour en témoigner et pas dans les fédérations ou responsabilités les plus petites, le soutien public et fortement affirmé de Fiterman à S Royale ce Weekend en témoigne.

Cela pour le volet purement électoral(iste).

Mais, et là se joue le point le plus dur la crise du capital, la mal vie dans les citées, l’acceptation des délocalisations dans des bassins industriels a fait des ravages en Seine St Denis et dans le val de Marne, dans les Hauts de Seine. Toutes les zones à tours « Bouygues » en sont issues et on fait illusion dans les Yvelines, le val d’Oise et l’Essonne, . Le PCF n’est pas sans responsabilités, plus que conséquentes, dans ces affaires. Les débats dans les instances régionales du PCF dès que ses archives seront disponible pour la période témoigneront. La Canaille, pour avoir assisté ou participé à certains, peut l’affirmer (débat sur les incitations de remises ou rabais de TP, la question du devenir des emprises foncières des services publics etc.) et sauf comportement d’appareil digne des pratiques d’un Poutine (Brejnev ne faisant plus référence)  il serait compliqué de le nier.

Purger Paris de sa construction aéronautique ou automobile a pu faire illusion quelques temps, cela n’a pas sauvé durablement l’emploi à Corbeil ou à Aulnay. Vouloir à tout prix attirer toute la réparation ferroviaire sur Noisy contre paris Est n’a pas mobilisé les cheminots qui ne voient pas d’issues politiques avec les « prêt à gérer » à tout niveau sous les fourches du FMI, ce PS dont les positions durant le conflit des retraites n’a pas été porteur d’un enthousiasme mobilisateur mais plutôt récupérateur.

Comme le PCF a perdu toute lisibilité stratégique, au final, la neige aidant et la pêche étant fermée, les électeurs restent chez eux.  

Sommet de la bêtise politicienne, ce jour, lendemain de cette défaite pour eux, cette citation qui résume le désert intellectuel qui s’étend dans les crânes de dirigeants du PCF : citation d’une ex dirigeante de l’UEC, ex responsable Parisienne du PCF, ex bombardée dans les Pyrénées atlantique pour accompagner la chute de Tarbes tombées pour les mêmes raison que Corbeil ou Noisy : « je ne dirai pas que la droite n’a pas perdu 2012; je dirai plutôt que la gauche n’a pas encore gagné! » (sic). Vertige de cette dialectique soluble dans le conformisme électoral.

Comme si la question de la mobilisation populaire était liée à cette échéance alors que tout à chacun sait que le PCF et ses avatars divers front, jarret rotule ou nombril de gauche de toute façon appelleront à voter contre Fa# quel que soit le candidat socialiste au second tour (s’il y a en à un), DSK compris.

Les raisons de l’échec des têtes de liste du PCF sont pour part à chercher dans les méandres s’affaissant de cet électroencéphalogramme là, mais surtout ailleurs :

Ayant déserté le terrain des entreprises, le PCF paie sa déconnexion permanente d’avec le monde du travail, la fin de ses combats pugnaces pour garder un outil industriel. Bien sur les calculs politiciens dans les rangs du PS ne sont pas à sous-estimer mais même à Noisy l’anticommunisme chromosomique des dirigeants socialistes de Seine St Denis et leur calcul pour garder le conseil général ne pèsent pas ce nombre de voix.

Rappelons-nous, Il y a quelques semaines seulement la mobilisation contre les choix du gouvernement avait le soutien de 70% des Français.Chacun y allait de sa comparaison : la plus puissante mobilisation populaire depuis 1968. Tous contre la « contre-réforme » du régime des retraites voulu par le grand patronat (porté par Dassault à Corbeil), imposée par le pouvoir et les partis de sa majorité (candidat à Noisy) qui était à la ramasse dans les sondages.

L’illusion de la mécanique « lutte et vote » n’existe plus depuis bien longtemps parmi les plus lucide. Fasse que le 12 décembre ait au moins fait tomber cette illusion parmi les quelques sincères illusionnés qui encore pensaient que ce climat aurait des répercussions politiques en faveur des partis qui se réclament de « l’opposition ».

Mais plus sur le fond, le discours permanent à l’automne des forces dites de gauche affirmant que le rendez-vous de 2012  réglerait les problèmes et ne s’inscrivant pas par leurs propres actions dans une logique de soutien à des mouvements plus décisifs a contribué à affadir le mouvement et renforcer les tendances à la résignation voir à la démobilisation présente dans des directions du mouvement syndical.

L’addition se paie comptant.

Cela ne règle pas la question de fond que se posent tous ceux qui veulent faire bouger non seulement les lignes mais carrément les structures de la société.

Ils doivent réfléchir à la lumière de ces résultats. Que manque-t-il dans la caisse à outil de la colère pour qu’elle puisse devenir constructive ? Une chose, une seule : une organisation au service du mouvement qui le convoque non pas pour la soutenir dans des rendez vous dont le peuple assailli par d’autre problème urgent au quotidien se moque. La proposition de construire cette organisation rassemblant tout ceux qui refusent la situation et travaillent à modifier les rapports de forces dans tous les compartiments d’une société en crise pour justement en sortir. Force populaire qui ne se paie pas de mot et ne se cache pas derrière son petit doigt pour éviter d’avoir à admettre que la France à besoin de se doter d’une organisation révolutionnaire pour rompre avec le capital pour sortir de cet UE qui vampirise les pays qui y sont soumis et des organisations militaro industrielles qui encadrent ses projets .

Les manifs de septembre octobre le clamaient. L’espoir est là : elles prouvent que ces idées cheminent dans les têtes.

 Que le PS et autres partisans de l’austérité peinte en rose ou (et) vert fassent encore illusion montre le chemin à parcourir. Un chemin d’autant plus ardu que le contenu des propositions des autres organisations se disant à gauche de la gauche, quelque soit le bateleur et l’estrade  ou le vélo d’où il s’exprime est d’un vide abyssal au regard des besoins populaires et des moyens à mobiliser pour y répondre.

C’est ce qui laisse le champ libre au capital. Et avec Dassault, il sera difficile de faire croire que ne n’est pas du capital qu’il s’agit comme il sera tout autant délicat de convaincre que ce n’est pas l’UMP et ses soutiens au comportement factieux en Seine St Denis qui ont marqué des points dimanche.

90ème anniversaire du PCF au Colonel Fabien : mémoire infidèle !

La direction du PCF marque l’anniversaire du Parti par une série de débats et de projections au siège, place du Colonel Fabien les 10 et 11 décembre 2010.  

La lecture du programme à de quoi étonner sur les objectifs politiques de l’initiative.   Cet anniversaire devrait être l’occasion de réaffirmer la raison d’être de notre parti, notre fidélité aux choix fondateurs du Congrès de Tours, à la rupture avec l’opportunisme réformiste. Le besoin de l’outil historique au service des travailleurs dans la lutte des classes, contre le capitalisme, qu’a été le PCF vient de s’exprimer encore plus nettement dans les dernières luttes.  

Les communistes ont fait le choix en 2007 de maintenir leur parti le PCF, quand les principaux dirigeants remettaient en cause son existence même puis invitaient à sa « métamorphose ».

 Les communistes sont en droit d’attendre aujourd’hui que la direction assume, défende l’histoire de leur Parti et sa continuité, sans hésiter à pousser la critique, mais en combattant fermement les attaques anticommunistes et révisionnistes d’où qu’elles viennent. 

  arton5272.png La commémoration à Fabien ne se place pas dans ces objectifs, c’est le moins que l’on puisse dire.   Le carton d’invitation met en exergue : « PCF réseau social depuis 1920 ». Voilà l’organisation de classe structurée, qui a permis l’intervention politique de millions de travailleurs dans leurs cellules de quartiers et d’entreprise, réduite au statut de Facebook !  

 Que signifie l’intitulé de la journée, « PCF : vers un nouveau siècle d’émancipation » ?

L’émancipation de qui, de quoi, pour quoi ?

Pour les communistes depuis 1920, sur la base de l’analyse marxiste, notre perspective politique porte un nom : le socialisme pour rompre avec le capitalisme. Il semble être passé aux oubliettes de Fabien.  

 Nous ne sommes pas contre la confrontation avec des personnalités politiques et des historiens qui nient la raison d’être du PCF, qui le combattent, encore qu’une célébration n’est guère le bon moment pour cela. Les 10 et 11 décembre, point même de confrontation : sur le plan historique, il n’y a que les mouvances « refondatrice », gauchiste et social-démocrate qui sont représentées.  

Roger Martelli vient de quitter le PCF avec un fracas calculé. Pour lui, la « forme » parti, surtout la plus achevée, la forme « parti communiste », sont dépassées. Depuis une décennie, ses travaux « historiques », jadis mieux inspirés, s’efforcent péniblement d’étayer ce révisionnisme, de démontrer notre déclin inéluctable. Le voilà qui préside au « cédérom sur l’Histoire du PCF » présenté ce jour. Le voilà qui est invité au débat « historique » sur « Maurice et Jeannette, un couple dans le siècle » (sic !). Il s’y retrouve aux côtés de l’historienne, pour le moins non communiste, auteur d’un livre du même titre, qui pratique le révisionnisme par le petit bout de la lorgnette.   

Le sujet de l’autre débat historique est bien choisi aussi. Il est consacré à Charles Tillon, évidemment pour en retenir sa place de martyr d’un « stalinisme à la Française ». Parmi les intervenants, on trouve M. Claude Pennetier, historien de tendance trotskyste, auteur en 2007 d’un xème livre malhonnête, proprement dégueulasse, sur le PCF en 1940, accusé de collusion avec les nazis, que nous avons eu l’occasion de dénoncer sur ce site.

   Comme film, les programmateurs n’ont pas trouvé mieux que « Goodbye Lénine » dont le sentimentalisme ne doit pas faire oublier la thèse centrale : le rejet de Lénine et du léninisme dans le passé révolu. « L’Atlantide, une histoire du communisme » de Marcel Trillat et Maurice Failevic s’applique d’une tout autre manière, mais toujours avec sentimentalisme, à force d’anecdotes et de témoignages vaseux, à montrer les erreurs, le sectarisme du communisme « balayé par le vent de l’Historie » et à faire passer la résignation à la fin (la « transformation-métamorphose ») du PCF.  

Pour finir, un débat sur « la visée communiste pour le XXIe siècle » rassemble Anicet le Pors, qui a quitté le Parti en 1994, Marie-Pierre Vieu pour qui le PCF est un « parti outil usé » et les dirigeants de la JC et du PCF, Pierrick Annoot et Patrice Bessac, « responsable » des transformations du PCF au « congrès » extraordinaire de juin 2010. On voit la « visée » !   La table de livres est éclectique et reprend tous les titres des éditeurs invités.

Du coup les noms de Maurice Thorez, Louis Aragon, Georges Politzer côtoient ceux de Robert Hue ou de Jean-Christophe Le Duigou et même ceux de Daniel Bensaïd, Olivier Besancenot ou de Marc Lazard. Pour l’anniversaire, les portes sont ouvertes, bien au-delà de la famille et même des amis.   

 Voudrait-on brader l’héritage ?  

Fort heureusement, la plupart des commémorations, un peu dans toute la France, à l’initiative de fédérations, de sections du Parti ont adopté un tout autre parti-pris.

Malgré le vote au Parlement du projet gouvernemental instituant une université de classe, l’inédite mobilisation des étudiants britanniques ne faiblit pas

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
« Un jour noir pour l’éducation supérieure britannique », voilà comment les dirigeants syndicaux estudiantins britanniques ont caractérisé le vote ce jeudi 9 novembre du projet de loi qui marque la fin de ce qu’il restait de démocratique dans l’enseignement supérieur britannique.

Ils étaient une dizaine de milliers d’étudiants à manifester devant Westminster leur colère devant ce projet de classeet leur sentiment de trahison vis-à-vis du parti centriste Libéral-démocratequi a construit son succès sur le vote jeune, et promis alors l’opposition à toute augmentation des frais de scolarité, avant de retourner sa veste et appuyer sans réserve le projet de casse sociale du Parti conservateur.

L’injustice du projet est telle qu’elle n’est pas sans avoir ébranlé les rangs de la droite même, une trentaine de députés libéraux-démocrates et conservateurs refusant de voter le projet, poussant le gouvernement à ne le faire adopter qu’à une très courte majorité, de 323 voix contre 302.

 

Casse de l’éducation supérieure britannique et institutionnalisation d’une université de classe


Que prévoit le projet porté par le gouvernement de droite britannique?

La principale mesure contenue dans le projet de loi est le triplement des frais de scolarité que les universités peuvent exiger de leurs élèves.Ils passeront de 3 200 livres (4 000 euros) actuellement à 9 000 livres (10 500 euros) par an.

Il convient de rappeler que les frais de scolarité avaient été introduits par le gouvernement travailliste de Tony Blairen 1998 sous la promesse qu’ils resteraient modérés. En douze ans, ils auront été multipliés par neuf, passant de 1 000 à 9 000 livres.

Pour revenir au projet de loi, le gouvernement articule cette hausse potentielle des frais de scolarité à des coupes drastiques dans le budget de l’éducation supérieure, de l’ordre de 40%, qui priveront les universités de leur première source de financement et aboutireront mécaniquement à une hausse réelleconsidérable des frais.

Le Syndicat des professeurs du supérieurs (UCU) a calculé que le manque à gagner en termes de subventions étatiques contraindrait les universités britanniques à exiger des frais de scolarité de près de 7 000 livres par an pour rentrer dans leurs frais.

Quelles seront les conséquences de ces mesures?

Premièrement, l’institutionnalisation d’une université de classequi, si cela est déjà pour grande partie le cas en Grande-Bretagne, prendrait des proportions inégalées et un caractère quasi-définitif.

L’UCU a également calculé que, en moyenne, les étudiants britanniques s’endetteront à hauteur de 50 000 livres pour financer leurs études, une somme que les étudiants d’origine modeste mettraient plusieurs décennies à rembourser.

Toutefois, le problème ne se posera même pas pour la majorité d’entre eux à qui sera refusé de fait l’accès à l’université.

Allant au bout de sa logique de classe, le gouvernement prévoit de supprimer l’Allocation de poursuite des études(EMA), une bourse allant de 10 à 30 livres par semaine et qui est versée aux étudiants de 16 à 18 ans issus de milieux modestes décidant de continuer leurs études après la fin de l’enseignement obligatoire. Actuellement, 630 000 lycéens des classes populaires en bénéficient comme d’un tremplin vers le milieu universitaire, ce qui ne sera bientôt plus le cas.

Deuxièmement,la restructuration du système universitaire britannique dans le sens d’une mise au service de l’enseignement supérieur aux intérêts du patronat britannique. A des fins de rentabilité, les cursus seront immédiatement professionnalisants et sous la coupe de grands groupes capitalistes. Il est prévu que l’enseignement des humanités (lettres et sciences sociales non-productives) sera à terme purement et simplement abadonné.

Pire, selon une autre étude réalisée par le syndicat UCU, près du tiers des universités britanniques (49 sur 130) sont directement menacés par les coupes budgétaires et pourraient fermer leurs portes dans les prochaines années. A terme, se dessine un processus de restructuration-fusion du paysage universitaire britannique réduit à des pôles d’élite, financés par le privé et réservés à une certaine élite sociale.

 

La mobilisation estudiantine la plus importante de l’histoire britannique ne faiblit pas


Le mouvement étudiant le plus important de ces dernières années, nôtre « Mai 68 Britannique » titrait un célèbre quotidien de centre-gauche, ne semble pourtant pas faiblir après le vote à la Chambre des communes. Au contraire, la colère et le sentiment de trahison semblent donner un nouvel élan au mouvement.

Ils étaient déjà 50 000 étudiants et professeurs le 10 novembre dernier pour la première manifestation annoncée contre le projet gouvernemental(cf Plus de 50 000 étudiants manifestent à Londres, aux portes de Westminster, contre les coupes drastiques du gouvernement de droite et la hausse des frais de scolarité). Des chiffres sans précédents pour la Grande-Bretagne.

 

Après deux autres manifestations, les 24 et le 30 novembre, mobilisant plusieurs milliers d’étudiants, ils étaient encore près de 40 000 à Londres à manifester leur mécontentement ce jeudi 9 décembre.

Si le gouvernement tablait sur le vote de loi pour parvenir à l’essoufflement du mouvement, la mobilisation ne faiblit pas.

Une dizaine d’universités sont toujours bloquées dont celles de Manchester, Lincoln, Londres (Metropolitan), Brighton, Exeter et jusqu’en Ecosse, où le projet de loi ne s’applique pourtant pas, avec des occupations de solidarité à Glasgow, Edinbourg, Stirling et Dundee.

Les lycéens, touchés par la suppression de la bourse EMA, et les professeurs du supérieur (du syndicat UCU) ont rejoint le mouvement. De la première manifestation du 10 novembre au rassemblement devant Westminster jeudi, les syndicats des professeurs du supérieur (UCU) et des étudiants (NUS) ont manifesté côte à côte pour le retrait du projet de loi.

La lutte bénéficie même de la solidarité de l’ensemble des syndicats britanniques. Le secrétaire-général du TUC(Trade-union congress) Brendan Barber était présent jeudi pour exprimer son soutien au mouvement: « Nous ne sommes pas seulement confrontés à des coupes massives mais à la perspective de faire de nos universités des zones interdites pour les fils de pauvres et d’ouvriers.

La seule chose qui va compter bientôt pour juger du potentiel académique d’un jeune étudiant, ce sera la taille du porte-feuilles des parents ».

La lutte continue pour les étudiants britanniques, malgré le vote des parlementaires britanniques, et avec le soutien non seulement des enseignants mais également de l’ensemble des travailleurs du pays, le mouvement peut mettre en échec le gouvernement libéral-conservateur et son projet de classe!

La lutte continue en Grèce: manifestations de masse à Athènes et Salonique menées par le KKE ce 9 décembre contre les nouvelles mesures anti-sociales du gouvernement

 Le PC Grec (KKE) expose la stratégie de l’opposition qui mènera le peuple à remettre en question et renverser le système
Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La mobilisation des travailleurs en Grèce contre les mesures anti-populaires, contre le monde du travail du gouvernement continue

Ce 9 décembre, des manifestations de masse se sont tenues à Athènes et à Salonique contre le projet de loi du gouvernement social-démocrate qui:

  • Abolit les conventions collectives, attaquant salaires et primes;
  • Diminue le salaire des travailleurs des anciennes entreprises publiques de 25%;
  • Intensifie le pillage du revenu des gens du peuple par le biais d’une augmentation de la TVA;
  • Introduit des exonérations fiscales et des subventions publiques pour favoriser les investissements du capital;

Les manifestations étaient organisées par le Front militant des travailleurs (PAME). Elles ont été précédées par des manifestations et rassemblements de masse ce mardi 7 décembre contre la visite en Grèce du responsible du FMI, Dominique Strauss-Kahn (cf Le PC Grec organise une manifestation contre la visite du président du FMI en Grèce: « Strauss-Kahn n’est pas le bienvenu en Grèce. Peuples d’Europe, soulevez-vous! »)

La secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, a noté entre autres que « Dans la guerre menée contre les travailleurs de Grèce et d’Europe, nous devons nous préparer afin que cette guerre s’achève par la victoire du peuple. Le gouvernement est impitoyable. L’opposition officielle trompe le peuple en préparant les mêmes politiques avec une « sauce » différente. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une autre stratégie de l’opposition, une stratégie particulière qui mènera le peuple à remettre en question à et à renverser le système et non pas de faux remèdes qui recycleront et amplifieront les problèmes actuels. D’où l’importance de notre appel, aujourd’hui. On ne peut en aucun cas reporter la prise de décision, quand ce qu’il reste des droits du peuple est en danger imminent. Nous avons besoin d’un front populaire et social, maintenant, pour repousser l’offensive et contre-attaquer. Il n’y a aucune solution qui soit à la fois dans les intérêts des piliers du système et dans ceux des travailleurs. Soit le système sera victorieux, soit le peuple vaincra le système capitaliste et son pouvoir. Seuls la classe ouvrière et ses alliés peuvent assurer un véritable développement pour ce pays, en opposition avec la voie de développement capitaliste qui ne sert que le profit. Un véritable développement pour le peuple, et ses besoins actuels en expansion, c’est un développement qui mette fin au chômage, à la pauvreté et aux crises.

Elle a ajouté que: « Désormais, l’heure est venue de constituer un front social et politique, afin que des actions politiques de masse puissent prendre forme, constitué des forces radicales parmi les travailleurs des secteurs public et privé, des petits indépendants et commerçants, des petits paysans, avec une participation accrue des plus jeunes, des enfants des familles ouvrières et populaires, en particulier ceux qui travaillent et étudient, qui sont en formation professionnelle, des femmes et des immigrés, des militants du monde de la science, de l’art et de la culture.

Il existe aujourd’hui des germes de ce front, telles que le PAME, le PASY, le PASEVE, l’OGE, le MAS et d’autres formes de rassemblement que les travailleurs ont formé, d’autres émergeront dans le cours des événements, ainsi que d’autres formes de rassemblement dans les mouvements de masses contre la guerre impérialiste, pour les droits individuels et collectives, les libertés syndicales, rassemblements qui sont actives à l’échelon des collectivités locales.

Ce front populaire et social doit avoir deux objectifs liés entre eux:

Le premier est la lutte pour repousser et saper la mise en place de ces mesures barbares qui ont été élaborées par le gouvernement, ses alliés, et cet appareil qui comprend le système politique bourgeois et la ploutocratie du pays.

La lutte pour saper la mise en place de ces mesures n’est pas suffisante; des victoires plus ou moins importantes doivent être enregistrées.

Mais la tâche la plus importante de ce front doit être créative, celle de libérer l’esprit militante du peuple, son optimiste et sa dignité militante, son patriotisme et son internationalisme de classe, ses initiatives et actions populaires qui transformeront le front en un courant transformateur unissant l’ensemble du peuple pour inverser le rapport de forces.

Ce front a un seul choix, à la fois créatif et réaliste: faire se matérialiser la proposition alternative d’économie et de pouvoir populaire, avec son mot d’ordre essentiel: socialisation des monopoles, création de coopératives populaires là où la socialisation n’est pas possible, planification centrale sous contrôle ouvrier et populaire, de bas en haut. Pour démontrer que de véritables possibilités de développement existe dans ce pays – tant qu’il les possède encore – il n’y a plus de temps à perdre puisqu’elles sont systématiquement sapées et détruites.

Le KKE intensifiera la diffusion de ses propositions politiques en parallèle à son implication dans les luttes quotidiennes. »

Pierre Laurent élu président du PGE, désigné par le Front de gauche et Mélenchon.

Le dernier congrès du Parti de la Gauche Européenne a élu son nouveau président : Pierre Laurent, secrétaire général du PCF.

 Sa candidature n’a été nullement proposée et discutée dans le PCF, ni même au Conseil national qui a seulement ratifié une délégation de 12 représentants du parti. Pourtant son élection a un sens politique fort, celui d’associer encore un plus le PCF à la logique d’accompagnement de la « construction » européenne.

De qui Pierre Laurent était-il donc candidat ? Nous l’apprenons sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, dont le PG a envoyé également 12 délégués, à parité avec le PCF.

« C’était notre premier congrès en tant que membre à part entière du PGE. Et nous avons pu tout tenir sur trois jours. C’est-à-dire participer aux débats de la session plénière, à ceux de la rédaction de la résolution politique, aux conférences des présidents qui ont mis en place la nouvelle direction … Le Front de gauche français était candidat à la présidence du parti. Nous avons donc porté la candidature de Pierre Laurent pendant ces trois jours. ( … ) Nous étions les mieux placés. D’abord parce que la nature composite du Front de Gauche, alliant un parti communiste et deux autres formations écolo-républicain-socialiste (Le Parti de gauche) et trotskiste (la gauche unitaire), est à l’image du PGE lui-même. » 

Le communiqué de la direction du PCF va dans le même sens :

« Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a été élu président pour deux ans et demi. Son élection témoigne de l’influence grandissante en France – et reconnu comme telle par ses partenaires européens – du Front de Gauche, qui rassemble, outre le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire ».

Front de gauche, PGE même logique ! Le PGE coordonne l’effacement des traditions et des organisations communistes des pays d’Europe dans une gauche réformiste, intégrée au consensus européen. 

Un autre choix est possible, celui qu’ont adopté les partis communistes grec ou portugais par exemple, celui du renforcement des partis communistes, de la lutte contre les politiques nationales coordonnées par l’UE du capital, celui l’internationalisme.

Forçons le débat dans le PCF : remettons en cause l’adhésion au PGE !

 

Stupéfiant : le secrétaire général « communiste » du groupe à l’Assemblée nationale entre dans le cabinet du ministre Maurice Leroy !

  Pas de rubrique, pour classer cet article…sauf si nous ajoutons « rubrique traitre au peuple »

 Une dépêche du 10 décembre 2010 informe que Dominique Touraine, secrétaire général du groupe parlementaire de la « gauche démocrate et républicaine » dans lequel siègent maintenant les députés PCF (avant du groupe PCF), va rejoindre le cabinet du ministre de la Ville Maurice Leroy à compter du 20 décembre.

Selon le groupe GDR, il s’agit d’un « choix personnel ».

Dominique Touraine « reste communiste », affirme… nul autre que Maurice Leroy.

C’est ahurissant ! La fédération d’Indre-et-Loire du PCF, dont Dominique Touraine est adhérent, lui demande de renoncer à un projet qui sera, à juste titre assimilé à un choix politique, incompatible avec l’action quotidienne, la démarche et les valeurs du Parti Communiste.

Ce n’est plus possible. La véritable orientation politique de D.Touraine est dévoilée. Il est inimaginable qu’il puisse rester au PCF.

 

Ce retournement de veste pose question. Comment un tel opportuniste a-t-il pu rester tant d’années dans une position si stratégique pour le Parti, d’où il a participé activement à toutes ses transformations depuis 15 ans ?

Palestine :Interview de Leila Khaled, combattante historique de la cause palestinienne et dirigeante du FPLP, republiée à l’occasion de sa visite au Vénézuela


Traduction et introduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

leilakhaled.jpgLeila Khaled, combattante historique de la lutte pour la cause palestinienne, militante et membre du Bureau politique du Front populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), se trouvait au Vénézuela dans la semaine du 15 novembre. Elle a notamment donné une conférence devant les militants communistes de Cantaclaro, où elle revenait sur l’histoire et l’actualité de la lutte de son peuple pour le droit à disposer de lui-même.

Pour les camarades qui ne connaîtraient que le nom ou l’icône de Leila Khaled, les communistes vénézueliens proposaient une interview accordée récemment par Leila Khaled (publiée dans un premier temps par Kaosenlared) et dans laquelle elle revenait sur son parcours, son engagement, sa lutte de toute une vie pour la liberté du peuple palestinien.

Q: Etes-vous une terroriste?

Leila Khaled: Les institutions, gouvernements et pays qui sont contre la paix ont toujours considéré la résistance comme un acte terroriste, mais en réalité, l’occupation c’est le terrorisme. Par conséquent, la base du terrorisme dans le monde, ce sont les Etats-unis et Israel. Je me considère comme faisant partie du peuple palestinien qui résiste à l’occupation, et la résistance est un droit qu’a tout peuple occupé.

Qu’est-ce que le terrorisme?

Le terrorisme se définit par l’occupation et par les institutions qui occupent les territoires par la force militaire. Emprisonner des personnes seulement parce qu’elles ont une idéologie différente de la votre, cela se définit également comme du terrorisme. Tout comme la destruction de maisons et d’arbres en Palestine, ainsi que la prise de possession des points d’eau. Toutes ces façons d’agir, qui violent les droits du peuple palestinien, c’est du terrorisme.

Durant les années 1940, la violence a secoué la Palestine, par l’activité de groupes armés tels que Irgun (Etzel). Le 22 juillet 1946, une centaine de personnes sont mortes à l’Hôtel du roi David à Jérusalem après une action de ce groupe mené par Menachem Begin, et qui sera plus tard premier ministre d’Israël et prix Nobel de la paix. En ce sens, dans le documentaire « Leila Khaled Hijacker » de Lina Makboul, on soulève une question: « Est-il juste d’être terroriste? Toujours quand vous gagnez… »

Nous n’acceptons jamais le terrorisme. Ce que l’on accepte, c’est la résistance; c’est ce que reconnaît tout le monde. Même dans la constitution de l’ONU, il y a un article qui reconnaît aux peuples occupés le droit à résister, y compris avec les armes. Les Etats-unis ont transformé le concept de terrorisme, en accusant des peuples comme ceux d’Irak, du Liban, de Palestine, d’Afghanistan, d’être des terroristes, simplement pour avoir résisté à l’occupation.

Pourquoi après la guerre des Six-jours, à 25 ans, avez-vous décider d’intégrer le FPLP et de prendre les armes?1

Simplement par le fait qu’il y avait une occupation et que j’étais une réfugiée au même titre que 8 autres millions qui se trouvaient hors de Palestine.

Comment a évolué le rapport des palestiniens à la Jordanie, après les événements de Septembre noir, en 1970, et au Liban, après les combats dans le camp de réfugiés de Nahr Al Bared, en 2007?

En 1948, un très grand nombre de palestiniens ont fui (après la fin du mandat britannique et le début de la Guerre de Palestine, ce qu’on appelle Nakba ou Désastre) et se sont réfugiés à Jordanie, au Liban et en Syrie, vivant dans des camps de réfugiés. Mais après plusieurs années, ils ont commencé à vivre dans les villes. En 1951, la Jordanie a intégré la Cisjordanie à son territoire, ce par quoi les palestiniens résident dans la région sont devenus citoyens jordaniens. Les palestiniens en Jordanie représentent plus de 75% de la population.

D’autre part, au Liban, il y a des palestiniens qui vivent en ville et il y a ceux qui vivent dans les camps de réfugiés, mais il leur est interdit de travailler dans le pays. Cela leur complique énormément la vie et facilite leur expulsion. De nombreux jeunes Palestiniens se sont vus contraints à aller travailler dans les pays du Golfe (Persique) pour pouvoir nourrir leurs familles. Néanmoins, il y a toujours une unité entre palestiniens et libanais pour s’opposer à l’occupation et aux agressions d’Israël.

Comment décririez-vous la situation des réfugiés, en particulier des femmes?

Il y a deux types de réfugiés: ceux qui vivent en Palestine même et ceux qui vivent en-dehors, en Jordanie, en Syrie etc. La situation de chaque réfugié dépend du pays. En Jordanie, ils sont citoyens avec égalité de droits. En Syrie aussi, mais ils ne peuvent pas être fonctionnaires ni voter, et ne peuvent pas non plus demander la nationalité; ils ont également une carte d’identité spécifique. Au Liban, comme je l’ai déjà dit, ils n’ont pas le droit de travailler, seule l’UNRWA (Agence des nations unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-orient) leur offre des postes de professeurs. Les femmes souffrent de la même façon, mais si nous disons qu’un homme ne peut pas arriver à trouver de travail, alors cela sera d’autant plus impossible pour une femme.

Quelle est la politique menée par Israël par rapport aux camps de réfugiés?

Israël tente de les éliminer. Même ceux qui se trouvent hors de Palestine. En 1982, ils ont commis un massacre horrible au Liban, aux camps de Sabra et Chatila. Les réfugiés palestiniens subissent des agressions continues. Les conditions de vie sont exécrables… les conditions sanitaires très mauvaises.

Le taux de chômage à Gaza et en Cisjordanie, selon des données de 2001 de l’Initiative Palestine pour la promotion du dialogue et de la démocratie dans le monde (MIFTAH), s’élève à 57%. Cela comprend non seulement ceux qui ont perdu leur emploi en Israël, mais aussi ceux qui ne peuvent pas sortir travailler à cause du blocage des routes…

Ce qui explique le fait que ce taux soit aussi élevé, c’est qu’il n’y a pas de base industrielle en Palestine. Les dernières statistiques indiquent que le taux de chômage atteint les 80% à Gaza et les 45% en Cisjordanie. La majorité des palestiniens dépend de l’agriculture; ils plantent principalement des oliviers, des amendiers, des orangers et également des légumes. Mais la situation empêche que ces produits puissent être commercialisés hors de Gaza, parce qu’elle est assiégée et que personne ne peut en sortir. En Cisjordanie, ils ont moins de difficultés. D’autre part, le gouvernement israélien a confisqué et continue de confisquer des terres, nombre d’entre elles pour construire ses colonies.

Laissant de côté le versant politique, quelle est l’attitude de l’Union Européenne envers la Palestine sur le plan économique?

La meilleure aide que puisse apporter l’UE aux palestiniens, au-delà de celle économique, est celle d’ordre politique. Toutefois, comme cela s’est vu en 2006, quand le Hamas a gagné les élections, l’UE a fermé le robinet. Ils donnent de l’argent au gouvernement palestinien en fonction de son orientation politique. De plus, toute aide doit passer par le contrôle des Etats-Unis. L’UE est sous forte influence des Etats-Unis.

Le 29 novembre dernier, le premier ministre Israélien, Ehud Olmert, a mis en garde dans une interview au quotidien Haaretz: « Soit on met en place deux Etats, soit Israel disparaîtra ».Il comparait la situation avec celle de l’Afrique du sud, quand la majorité noire a réussi à vaincre l’apartheid. La démographie est-elle l’arme la puissante des palestiniens?

Je n’ai pas entendu parler de cette nouvelle, mais ce que je peux te dire, c’est qu’Israël va toujours rester là pour des raisons militaires, économiques… C’est une réaction très naturelle de la part des palestiniens que d’avoir des enfants, voyant chaque jour tant d’entre eux mourir sous leurs yeux. Par ailleurs, traditionnellement, ils aiment avoir des familles nombreuses. Normalement, autour de sept et dans certains cas, douze ou treize.

Le FPLP a sollicité la communauté internationale pour qu’elle rompe les accords économiques avec le gouvernement Israélien, concrètement on demande « un boycott des produits israéliens, ainsi que l’annulation des accords militaires »

Nous avons espoir que les pays socialistes soutiendront d’une certaine façon les palestiniens. Nous leur demandons pas d’aller lutter en Palestine, mais simplement qu’ils ne fournissent pas l’armement des israéliens. Nous demandons également le boycott pour affaiblir leurs entreprises et que cela provoque des pertes pour l’économie d’Israël et, de cette façon, que cela facilite un peu la poursuite de la résistance contre l’occupation.

Et une fois venu le moment de négocier, le faire dans les conditions les plus équilibrées entre les deux parties.

Dans les négociations tenues jusqu’à présent, on n’a vu aucunement cette égalité. Ce sont des négociations sans but, car pour le moment elles ont toujours été favorables aux intérêts israéliens. C’est pour cela que nous, FPLP, rejetons les négociations. Nous sommes conscients que nous allons parvenir à aucun point d’accord entre les parties.

Tu veux parler des pourparlers de Annapolis entre Mahmud Abbas et Ehud Olmert du mois de novembre dernier?

Je parle pour tous les pourparlers, de Oslo jusqu’à Annapolis.

Vous ne partagez pas ce qui a été signé à Oslo?

Lors de ces négociations, on a parlé de tout sauf de nos droits. On n’a pas parlé de retirer les troupes israéliennes du territoire palestinien, des frontières de 1967 (avant la guerre des Six-jours); on n’a pas parlé de Jérusalem, ni des installations illégales des colons; ni des réfugiés, ni de l’eau. Alors, qu’est-ce qu’on a réglé?

Israël a simplement rencontré des dirigeants palestiniens et ne s’est pas gêné pour se comporter comme une force occupante, leur déléguant toute la responsabilité de la situation. Le gouvernement de la Palestinienne n’a aucun pouvoir sur sa propre situation, ni sur l’eau, ni sur ses frontières. Si le président veut sortir du pays, il doit même demander la permission à Israël.

Toutefois, avec Oslo a été posé la reconnaissance mutuelle des deux Etats.

On n’a jamais rien reconnu concrètement dans le cadre de ces accords. Ainsi, les Etats-Unis on présenté une autre feuille de route pour résoudre le conflit. Ils ne sont parvenus à rien… avoir un État palestinien, si, mais dans la pratique il n’existe pas.

Quelles sont, pour vous, les principales erreurs et les principales réussites de Yasser Arafat?

Ce fut, principalement, celle d’avoir mené la résistance armée et d’avoir été le représentant également de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP) et donc le représentant du peuple palestinien et de la révolution. L’erreur qu’il a commise fut de signer les accords d’Oslo avec Israël. Nous avons pu voir comment ils l’ont maintenu trois ans ‘incarcérés’ (reclus et bombardé dans la Muqtaa, siège de l’Autorité nationale palestinienne) jusqu’à sa mort. Dans les faits, on voit que Arafat a tenté de former un État palestinien à côté de celui Israélien, mais Israël ne veut pas de cela.

Quel serait pour le FPLP la carte rêvée de la région?

La meilleure solution serait que les réfugiés reviennent en Palestine, et qu’Israël l’accepte et travaille dans ce sens. Ainsi, nous pourrions vivre ensemble avec les Israéliens sur cette terre, avec les mêmes droits et avec la possibilité de prendre des décisions politiques en toute égalité. Nous croyons que former un État politique uni et démocratique peut résoudre le conflit.

Un État où vivraient palestiniens et israéliens, et non deux Etats?

Oui, absolument.

Quel rôle jouent les pays voisins de la Palestine, en particulier l’Iran, et les courants islamistes les plus extrémistes de ce pays, dans votre affrontement avec Israël?

Les pays les plus proches de la Palestine sont l’Égypte, la Syrie, le Liban et la Jordanie. L’Égypte et la Jordanie ont signé des accords de paix avec Israël. Israël a envahi le Liban quatre fois et a même occupé une partie de son territoire. Une grande partie de la Syrie a également été occupée. Par conséquent, palestiniens, syriens et libanais partagent la même souffrance.

La Syrie, en outre, est un des pays qui a rejeté le plan israélo-américain pour la région, et soutient la résistance du peuple palestinien; tout comme le font certains groupes religieux libanais. Et je ne connais aucun pays extrémiste islamiste, je ne connais que l’Iran, qui est un pays islamiste.

En Palestine, on constate une islamisation progressive des mouvements de résistance quand, traditionnellement, cette espace avait été occupé principalement par des formations laïques. A quoi cela est-il dû?

C’est vrai. Le mouvement nationaliste de Gamal Abdel Nasser (ancien président de l’Egypte et symbole de l’anti-colonialisme arabe) n’a pas réalisé ses objectifs. Les projets nationalistes des mouvements laïcs Palestiniens non plus. Cela a renforcé le pouvoir d’attraction des mouvements islamistes, et de plus en plus de gens se sont dirigés vers leur idéologie. Les croyances religieuses ont une forte influence sur le peuple palestinien; de nombreuses personnes croient que cela va les aider à conquérir la paix. D’autre part, les mouvements communistes ont fini par se désintégrer.

Le 11 avril 1944, deux jours après votre naissance, en pleine seconde guerre mondiale, Anna Frank écrivait dans son journal: « Qui a fait les juifs différents du reste des gens? Qui a permis que nous souffrions tant jusqu’à ce jour? C’est Dieu qui a fait cela, mais ce sera aussi lui qui nous relèvera encore et encore… »Considères-tu que la situation que vivent les palestiniens en Israël est similaire à celle qu’a vécu les juifs en Europe?

Tout d’abord, Dieu n’a rien à voir avec la création de gens différents. Nous sommes tous égaux. Tous les gens naissent égaux, en dépit des différences de couleur, de sang ou de tout autre type. C’est l’homme lui-même qui crée les différences. Le mouvement sioniste a utilisé ce type de raisonnement pour propager l’idée que le juif était différent du reste de l’humanité et, par conséquent, a justifié les souffrances d’aujourd’hui par la paix qui suivra.

Il est évident que les nazis ont mis l’Europe à feu et à sang et ont tué énormément de gens. Ils n’ont toutefois pas tué que les juifs, mais aussi d’autres personnes. De manière regrettable, nous voyons que des actes barbares qu’ont commis auparavant les nazis envers le peuple juif, sont aujourd’hui commis contre les palestiniens.

 

 

1En 1969, elle a détourné le vol TWA 840 Rome-Athènes et l’a dévié vers Damas; en 1970, elle a participé au détournement de quatre avions, dans le cadre de Septembre noir, et elle fut incarcérée – son camarade Patricio Arguello mourut – et libérée 28 jours plus tard dans le cadre d’un échange de prisonniers.

 

Cahiers Communistes : le numéro 2 est sorti. Abonnez-vous !

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Invitation:Le PCF fête ses 90 ans, Samedi 11 décembre Salle de Verdun (Route d’Amiens)-St-Quentin

 Cher(e) amis, Cher(e) camarade, 

Les communistes de Saint-Quentin fêteront les 90 ans du PCF, le samedi 11 décembre, Salle de Verdun. 

 Cette soirée sera bien sûr un moment convivial autour d’un repas dansant, mais aussi l’occasion de voir ou de revoir, le chemin parcouru par le Parti Communiste Français de 1920, date de sa création au congrès de Tours à nos jours, à travers une exposition nationale et locale ainsi que le témoignage d’anciens camarades qui ont bien voulu nous honorer de leur présence, cette exposition sera inaugurée à 18h 00. 

 Ce sera donc une soirée importante qui réunira de nombreux communistes, sympathisants et bien au delà pour célébrer ensemble cet événement historique au moment où les luttes sociales s’amplifient contre la politique du gouvernement UMP « Sarkozy/Bertrand » à la botte du MEDEF.

 Le besoin d’une force politique révolutionnaire organisant la lutte, porteuse d’une alternative au capitalisme en transformant notre société  pour plus de justice et d’égalité, est plus grand que jamais : C’est le besoin du PCF.

 Le choix du Congrès de Tours est toujours fécond.  

Pour la Section de St-Quentin 

Jean Luc TOURNAY,  Secrétaire de Section  

Corinne BECOURT,  Membre du Conseil National du PCF-Aisne

Bienvenue à tous.. et RESERVEZ

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