Archive | novembre 2010

Merci à « Laids crétins des Alpes »

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Anthikos Bellas, parti communiste de Grece (KKE) Résultats des élections régionales/municipales en Grèce

getattachment.jpg Anthikos Bellas, parti communiste de Grece (KKE)et une autre camaradedu KKE  lors de la rencontre avec les jeunes communistes au stand de ST-Quentin -Baptiste Tutin (à Gauche) et Fabien Marion à sa droite (Fête Humanité 2010)

En prenant compte des grandes et dures luttes qui ont précédé contre les mesures impopulaires qu’a imposées au peuple le gouvernement social-démocrate du PASOK avec l’UE et le FMI, les élections ont eu un caractère politique intense. Le KKE ne s’est pas seulement fixé comme perspective d’éviter les mesures d’austérité mais a aussi constamment projeté le besoin pour un autre pouvoir et pour une économie sans monopoles et exploiteurs afin de vraiment changer la vie du peuple. Le KKE a était leader dans ces luttes du mouvement ouvrier-syndical avec le Front de Lutte Syndicale, le PAME.Le KKE est le seul parti à avoir augmenté son nombre de votes et ses pourcentages.

Le KKE a eu :
- Augmentation de 3,3% (+75.000 votes) par rapport aux élections parlementaires de 2009, ainsi qu’une
- Augmentation de 3,6% (110.000 votes) par rapport aux élections municipales de 2006.
- Le KKE a élu 40 conseillers dans des Conseils Régionaux et plus de 500 conseillers dans des Conseils Municipaux. Dans deux municipalités les candidats du KKE sont passes au deuxième tour des élections. D’une autre part le PASOK a perdu 1 million de votes.

L’opposition néolibérale de la Nouvelle Démocratie a reculé en perdant 500.000 votes alors que le milieu de l’opportunisme (SYN/SYRIZA), qui est en pleine crise idéologique-politique, et qui pendant tout ce temps a prouvé son manque de fiabilité en accusant le KKE d’être coincé et sectaire tout en collaborant et soutenant les choix du gouvernement du PASOK, a concentré 4,5% alors qu’aux élections de l’année dernière il concentrait un pourcentage de 4,6% (perte environ de 50.000 votes).

Le parti nationaliste et anticommuniste LAOS a concentré 4% (environ 1,5% de moins par rapport à 2009 et 150.000 de votes en moins). A noter cependant que dans trois régions ce parti n’avait pas une liste propre à lui-même et a soutenu la ND dans les deux et le PASOK dans l’autre. Le très grand nombre de l’abstention (39% alors qu’aux élections de 2009 elle était à 29%) surtout en Attique (région d’Athènes) et à la municipalité d’Athènes exprime un mécontentement populaire et une condamnation tant du PASOK que de la ND.

L’abstention a un fond plus politique que le même phénomène d’abstention aux élections européennes. Elle exprime un processus positif d’émancipation du peuple des partis bourgeois et de la logique de gestion de la crise du système, un processus qui n’a pas encore abouti.

Il est intéressant de voir le soutien important porté au KKE non seulement au total, mais plus spécialement dans les grands centres urbains où la classe ouvrière de Grèce travaille et vit. Dans la région de l’Attique, une région de 4 millions d’électeurs, le KKE augmente son pourcentage de 10,2% à 14,42%. Cela montre au KKE, le parti de la classe ouvrière, que des conditions importantes existent, pour que le front sociopolitique de l’alliance populaire se forme et s’établisse. Car d’après nous, la ligne politique et l’action du KKE aux élections font partie de sa stratégie, de sa lutte pour le socialisme. Le prochain pas pour le peuple doit se faire le lundi 15 Novembre aux mobilisations de plus ample importance auxquelles appelle le KKE afin d’intensifier l’opposition de la grande majorité du peuple au Mémorandum et aux mesures d’austérités barbares.

Il est d’une grande importance pour nous de participer à un meeting pour les 90 ans du PCF. Nous retenons l’histoire glorieuse et l’étendue de l’action des communistes en France, comme l’établissement héroïque de la Commune de Paris en 1871, premier pouvoir prolétaire au monde et sa sanglante suppression par la classe bourgeoise. L’histoire du PCF comprend d’importantes luttes et liens que le parti a construits avec la classe ouvrière de France et avec les couches populaires pauvres à des moments critiques de l’Histoire. Ce sont des rangs de ce parti qu’ont découlé des personnalités communistes comme Eluard, Aragon et Picasso. Le PCF a aussi une contribution historique particulière dans l’expression de la solidarité mondiale, dans la lutte contre les colonies, dans l’accueil et soutien de communistes persécutes, de guérillas et de mouvements de libération nationale. Les liens historiques du PCF et du KKE se sont confirmés lors de moments critiques. Les communistes grecs n’oublient pas par exemple l’importante visite de solidarité de Paul Eluard en Grèce, ainsi que la solidarité des communistes français pendant que la lutte des classes s’intensifiait en Grèce avec la lutte féroce du DSE.

A l’occasion des 90 ans du PCF et ayant traversé le carrefour de la contrerévolution, il est mature de tirer quelques conclusions sur le parcours du mouvement communiste, maintenant que l’expérience internationale et nationale est grande. Dans un premier temps nous nous tenons devant le problème politique fondamental d’un parti communiste, sa stratégie. Sa capacité à répondre à son devoir essentiel, traiter correctement la question du pouvoir politique, du développement de la théorie du communisme scientifique. Le bilan critique -loin du nihilisme- se concentre sur la capacité du Parti Communiste à confirmer son rôle idéologique politique distincte et son rôle d’organisateur dans chaque phase de la lutte. Ce bilan s’exprime, par conséquence, par l’analyse objective des contrastes socioéconomiques, l’alignement des forces de classes, par la corrélation politique et par la tactique de l’adversaire des classes.

L’action distincte du Parti Communiste garantit une politique d’alliance qui ne sape pas les intérêts stratégiques de la classe ouvrière, au nom de quelques succès temporaires. Les alliances, un élément intégrale de la stratégie, présupposent des compromis qui ne doivent pas nuire à la mise en avant de la stratégie du Parti Communiste. De plus, l’évolution historique a prouvé, parfois de façon douloureuse, que si l’état bourgeois n’est pas démoli par les forces révolutionnaires, la possibilité d’établissement et de solidification du pouvoir successeur est mise en cause. Concernant cette question, la classe bourgeoise dispose d’une résolution et d’une expérience très grande.

L’histoire de notre parti, du KKE, a été marquée par la lutte pour maintenir son existence, tant contre l’attaque de la bourgeoisie que contre la sape de l’opportunisme, les essais les plus importants comprenant celle des décennies 1950 et 1960, ainsi que celle de la fin des années ’80 au début 1991. Dans les deux cas, une soi-disant  »coalition de gauche » de partis et d’organisations (des communistes, des sociaux-démocrates etc.) a été utilisé comme moyen , une coalition que les forces opportunistes ont voulu transformer en parti unifié afin que, évidemment, le KKE cesse d’exister, que l’avant-garde consciente de la classe ouvrière, qui se bat pour renverser le capitalisme et construire la société socialiste, se liquide dans des schémas opportunistes confus. Au fait, dans le premier cas, dans les années 1950-1960, le KKE avait dissout ses cellules pendant 10 ans. Dans les deux cas, ils ont échoué à promulguer la mutation du KKE, son intégration dans le système politique bourgeois et finalement, sa dissolution.

Le KKE a défendu les principes fondamentales et les caractéristiques d’un parti communiste, l’idéologie du socialisme-communisme scientifique, le marxisme-léninisme, l’internationalisme prolétarien, le centralisme démocratique, les lois scientifiques du socialisme-communisme, des lois qui étaient le premier cible de l’attaque anticommuniste et opportuniste. Le KKE, malgré l’obstination des opportunistes, de l’impérialisme, contre le courant international opportuniste, a pu finalement se tenir debout, tout en conquérant sa constitution révolutionnaire. Ce fait est d’une importance historique significative, ça traverse l’histoire de 90 ans de notre parti. Ce fait a constitué le départ pour un nouveau début du KKE, le départ pour l’effort d’une contribution encore plus importante de sa part à l’oeuvre difficile de l’unité idéologique et politique du mouvement communiste international.

Le KKE est contre le nihilisme concernant la construction socialiste dans le 20ème siècle, et avec la résolution de son 18ème congrès, il a mis en avant l’offre du mouvement ouvrier et communiste à l’humanité et l’actualité intemporelle de la lutte des classes comme la seule force motrice pour la libération de la classe ouvrière, avec l’abolition de la propriété aux moyens de production. Notre parti a enrichi son programme politique et plus particulièrement, les volets qui parlent de la conquête du pouvoir et de la construction du socialismecommunisme. Un des devoirs les plus importants du front idéologique communiste est de réhabiliter, aux yeux des travailleurs, la vérité pour le socialisme du 20ème siècle, de façon objective, sans idéalisations, épargnée de la diffamation de la classe bourgeoise. Mais la campagne de diffamation et la croisade anticommuniste qui a comme pointe la propagande anti-staliniste, en visant ainsi la période qu’ont été posés les fondements de la construction socialiste, ne peut cacher la vérité pour longtemps. La vérité ne peut non plus être déformée par l’effort de dévalorisation du socialisme du 20ème siècle à travers des théories opportunistes. L’anticommunisme, qui comprend, entre autres, la réécriture de l’Histoire, montre que la classe bourgeoise a peur.

La défense des lois scientifiques du socialisme et, en même temps, la défense de ce que le socialisme du 20ème siècle a offert à l’humanité, constituent, pour le KKE, un critère pour les relations avec les autres partis communistes et ouvriers, pour la constitution d’un pôle communiste dans le mouvement international.

De plus, c’est nécessaire aujourd’hui qu’une réponse soit donnée aux théories concernant des « modèles » du socialisme adaptés aux particularités « nationales », le défaitisme de parler constamment des « erreurs » que les pays socialistes et le mouvement avaient commis, des théories qui sont étroitement liées à la reproduction du point de vue du socialisme avec un marché, comme, par exemple, en Chine, où les relations de production capitalistes sont dominantes.

Le KKE a pu se tenir debout, parce qu’il est resté fidèle au marxisme-léninisme, parce qu’il a des racines très profondes dans la classe ouvrière, parce qu’il a une très grande expérience des luttes de classe très durs et de diverses formes. Une expérience de lutte contre des courants opportunistes qui ont essayé auparavant de le dissoudre. En lui exerçant une pression suffocante, ils ont essayé de l’agglutiner au chariot de l’UE. Or, le KKE a insisté sur le fait que l’UE est une union inter-étatique du capital, une puissance impérialiste, un ennemi de la classe ouvrière des peuples européens et des peuples en général. Par conséquence, le KKE a voté contre le Traité de Maastricht pour l’intégration européenne capitaliste, un traité pour lequel ont voté pour la ND, le PASOK et le Synaspismos. La lutte du KKE contre l’UE, pour que la Grèce en sorte, constitue aujourd’hui un élément de fiabilité et une confirmation de ses estimations politiques lesquelles de plus en plus d’ouvriers et des couches populaires pauvres constatent. La lutte contre l’UE est directement liée à la lutte pour le pouvoir du peuple.

Les efforts de l’ennemi de classe et de l’opportunisme de porter un coup au KKE et son idéologie, ne cesseront pas. Les attaques constantes contre notre Parti, comme quoi il est dogmatique, bloqué au passé, sectaire et isolé, ont un seul but : Transformer le KKE en un parti qui posera aucun danger pour le capital et son pouvoir.

Le Parti Communiste est le fruit de la classe ouvrière, le fruit de la fusion du mouvement ouvrier avec la théorie du socialisme scientifique et il maintient sa vivacité de jeunes quand il exprime les besoins modernes de la classe ouvrière et se bat pour le renversement de la barbarie capitaliste. Sa création a marqué le début de l’émancipation de la classe ouvrière du capital et des partis bourgeois. Pour la première fois, il est apparu dans la société humaine un parti qui fixait comme but stratégique l’abolition de l’exploitation d’homme par homme, contre le réformisme qui proclamait que la classe ouvrière arriverait au socialisme à travers des réformes.

Le véritable renouvellement s’identifie à la capacité du Parti à corriger ses erreurs afin de mieux répondre à ses devoirs de la lutte des classes. Notre Parti a d’ailleurs concentré une riche expérience de son action et de l’évolution du dit « eurocommunisme » du courant de « renouvellement » du mouvement communiste. Ce courant a violemment touché le mouvement communiste en Europe, comme ici en France, et consiste en des méthodes et principes sociaux-démocratiques. Avec comme ligne politique « l’unité de la gauche » pour la conquête d’une « majorité parlementaire gauche » et avec pour outil, le dialogue social et le parlementarisme bourgeois, qui constitue l’expression d’une politique de gestion du système. L’opportunisme a une base objective. Il nait et se reproduit grâce aux petits bourgeois qui se détruisent et s’incrustent dans les lignes de la classe ouvrière, grâce à de nouvelles sections salariées de scientifiques, ainsi que grâce aux grandes dimensions que prend « l’aristocratie ouvrière » , due à une part des profits excessifs que le capital offre pour racheter une couche de forces ouvrières et populaires dans le mouvement syndical et dans l’Administration Locale. Les divers programmes de l’UE contribuent à cela. De plus, la faiblesse des forces de lutte à s’adapter aux nouvelles données et aux exigences de la lutte des classes pousse au développement de l’opportunisme. Et c’est pour cela que la composition du point de vue sociale, du point de vue des classes de leur Parti Communiste, ainsi que les liens qu’il entretient avec la classe ouvrière et les autres couches populaires pauvres, doivent être au centre de l’attention des communistes. C’est ce qu’a prouvé l’expérience du parcours de nombreux Partis Communistes, comme celui de l’Italie, de l’Espagne et du PCF, en Europe et ailleurs. Leur renouvellement tellement loué pendant des décennies, qui s’est exprimé avec le rejet de tout caractéristique de la physionomie pouvant rappeler un Parti Communiste, a conduit à la paralysie du mouvement ouvrier, au changement de la composition de sa base sociale et à l’incorporation de ces partis au PGE, le mécanisme de mutation des Partis Communistes de l’UE. Aujourd’hui, l’opportunisme s’aide encore plus du rapport de force négative, des nouvelles difficultés que créent dans la vie des travailleurs la totalité de l’attaque du capital et de ses parties. Une attaque qui, comme a été démontré et comme nous avions prévu, ne concernait pas seulement la Grèce, mais les autres pays de l’UE aussi, avec l’exemple flagrant de la France. Pour faire face à l’opportunisme, parallèlement à un puissant front idéologique, il existe le besoin de la politisation essentielle des luttes de la classe ouvrière et des couches populaires. Des luttes défensives au nom de « l’unité » ne suffisent pas. Il faut se rassembler dans une ligne de lutte anti-impérialiste antimonopoliste en mettant en avant la perspective et le débouché que recherche l’ouvrier plus que jamais dans les grandes impasses du capitalisme, surtout en période de crise. Le débouché d’une économie et d’un pouvoir ouvrier populaire, une autre voie de développement, qui, pour les communistes, est clairement le socialisme.

Le KKE a insisté et insiste encore que les renversements antirévolutionnaires des années 1989-1991 n’annulent pas le caractère de notre époque comme une époque de passage du capitalisme au socialisme.

Il a été confirmé qu’il n’existe pas une troisième voie de développement, ni un développement qui profite à toutes les classes. Soit le développement servira à l’impérialisme, à savoir la gestion du système capitaliste, soit au peuple ! Le devoir principal de l’avant-garde ouvrière politique à chaque pays est de veiller, de se préparer idéologiquement, politiquement et en termes d’organisation, pour des grands conflits et renversements, de faire monter le niveau de conscience politique de la classe ouvrière. Il ne faut pas que le PC guide les masses aux déchaînements aveugles et anodins, mais qu’il se confronte au pouvoir du capital. Il faut qu’il mette en avant, avec toute sa ligne de lutte, le problème politique du pays, à savoir que les moyens de production les plus importants appartiennent aux monopoles. C’est sur cette ligne de lutte que le parti doit forger l’unité en termes de classe de la classe ouvrière, ses alliances sociales et politiques avec les couches populaires pauvres de la ville et de la campagne, son unité internationaliste sans pour autant sous-estimer le champ de lutte nationale. La lutte de classe persistante à chaque pays est le condition pour qu’il existe une action persistante et efficace à l’international. Le 21ème siècle sera le siècle du ravitaillement du mouvement communiste, le siècle des nouvelles révolutions sociales qui amèneront la classe ouvrière et les autres forces populaires au pouvoir avec une plus grande maturité et stabilité. Les contradictions sociales sont irréconciliables et s’accentuent, malgré l’obstination des apologistes du capitalisme.

La classe ouvrière et les couches populaires pauvres ne resteront pas bloqués au passé. La classe ouvrière et les couches populaires pauvres, et notamment leurs générations les plus jeunes, ne méritent qu’un seul avenir, ce dont l’impérialisme a peur : L’avenir socialistecommuniste.

Mélenchon, pas un « nouveau » en politique, tout une histoire….C’était hier, alors pour demain?

Portrait
Jean-Luc Mélenchon, 48 ans, ex-grande gueule du PS, rentre dans le rang avec celui de ministre délégué. L’importuniste.

SCHNEIDER Vanessa

Il s’excuserait presque d’avoir un beau bureau, un fauteuil de

ministre et des dorures aux murs. Jean-Luc Mélenchon, tout nouveau ministre délégué à l’Enseignement professionnel, aimerait penser que rien ne cloche, qu’il est à sa place dans cet hôtel particulier de la rue de Grenelle. «Ce n’est pas mieux qu’au Sénat», se persuade-t-il. Interrogé sur ses impressions, à la sortie de son premier Conseil des ministres, il jette aux micros tendus: «Je suis de gauche, je viens de banlieue, mais je suis bien élevé!» Vexé qu’on ait pu le prendre pour un plouc. Il n’ira guère plus loin dans ses commentaires: «Je connaissais l’endroit et je connaissais tout le monde autour de la table.» Et jure avoir «trouvé ça drôle» lorsque Jack Lang s’emmêle les pinceaux et l’appelle «Jean-Pierre», à deux reprises, lors de leur première conférence de presse commune. L’animateur de la Gauche socialiste, la grande gueule de l’opposition à Lionel Jospin au sein du PS, est entré dans le rang gouvernemental. Il veut croire qu’il est taillé pour le rôle: «Il n’y a pas une minute où j’aie l’impression de faire quelque chose que je n’ai jamais fait avant», assure-t-il. Avant de balayer d’avance les difficultés qui le guettent: «Ce n’est pas plus dur d’être dans un gouvernement en étant en désaccord avec certaines choses que d’être dans un groupe parlementaire et de voter pour un texte alors que l’on est contre.» Mélenchon promet qu’il continuera à l’ouvrir. Il a d’ailleurs commencé. La semaine dernière, il traite le Premier ministre britannique Tony Blair de «lamentable» et de «traître au socialisme». Lionel Jospin n’a pas apprécié. «Mon libre commentaire politique n’a pas de signification gouvernementale», s’est expliqué, mardi devant les députés à l’Assemblée nationale, celui qui rêve de conjuguer «radicalité et inscription dans le réel», liberté de parole et participation au gouvernement.

Déjà sous haute surveillance, l’ancien trotskiste savoure sa nouvelle fonction. Il s’était déjà approché de l’entrée au gouvernement, sans parvenir à s’y glisser. En 1997, Lionel Jospin lui propose un secrétariat d’Etat au Logement. Le sénateur de l’Essonne estime que la Gauche socialiste et son représentant valent mieux. Il exige d’être à la table du Conseil des ministres et monte sur ses grands chevaux. Jospin préfère faire sans lui. Cette occasion manquée lui pèsera. Petite traversée du désert. Sentiment d’être «dans le ressac, de faire du surplace, de ne plus peser sur les événements. La pire des angoisses». A 48 ans, il a enfin décroché la récompense d’une vie entièrement consacrée à la politique. Et estime y avoir droit.

Jean-Luc Mélenchon se souvient d’avoir «toujours été à part». Parce que pied-noir, fils de parents divorcés. Un père télégraphiste, «élevé à la force du poignet», une mère institutrice à Tanger. Puis «l’acte fondateur», 1962, le retour en métropole. Cassure d’enfance. «J’ai vécu ça très durement, nous avons été déportés dans le pays de Caux, c’était l’hiver le plus froid depuis longtemps, on vivait dans un grenier, on nous appelait les « bicots.» Sa mère est mutée, la famille découvre le Jura «avec enchantement». Le fils cadet y fait ses études de philosophie, se marie, a une fille, attrape le virus de la politique. Dès le lycée, il s’engage dans le mouvement soixante-huitard. Il devient militant. A gauche, toute. «Par cette expérience radicale, charnelle, de l’arrachement du Maroc, j’ai appris que la politique peut tout remettre en cause. Le monde le plus stable peut tout d’un coup disparaître. J’ai voulu me dire: « Les choses vont cesser de m’échapper, on peut tout contrôler.» Il explique: «Le militantisme c’est l’engagement pour des idées mais aussi un acte de construction de soi.» La politique ne l’a pas grignoté. Elle l’a avalé d’un coup, et il s’est laissé manger avec délectation. «Je me remplis avec la politique. C’est toute ma vie, confie-t-il, je me souviens de toutes les dates de congrès, des discours importants, mais je suis incapable de me rappeler les anniversaires de ma famille ou de ma compagne. Tout s’est articulé autour de la politique. Tous mes goûts s’y trouvent: le contact, la fraternité, les changements de situation, la lecture, l’écriture, les discussions interminables.» Il dit n’avoir «aucun hobby». Jean-Luc Mélenchon n’est pas un gai luron. «Comment voulez-vous que je sois drôle avec les modèles que j’ai: Saint-Just, Mitterrand?» L’un de ses proches le décrit comme «un croyant de la politique qui aime le pouvoir». Mélenchon précise: «La politique m’habite. Cela n’a rien à voir avec le crapahutage pour les sommets qui m’a été donné de surcroît.» Voir. Ce qu’il a eu, il l’a voulu, farouchement: plus jeune sénateur de France à 35 ans, patron de la fédération de l’Essonne, ministre. Contradictoire, complexe, il oscille sans cesse entre le doute ­ «Pourquoi moi?» ­ et une surprenante assurance ­ «Et si j’étais un artiste?». Entre la tentation marginale et le goût de la majorité. Avec Julien Dray et Marie-Noëlle Lienemann, ses compagnons de la Gauche socialiste, il s’élève en censeur moral, garant de la pureté des idées de gauche. Dans la pratique, il trouve sa place dans toutes les directions successives du parti. «J’aime les mouvements de masse», reconnaît-il. Mélenchon s’est fait connaître sous l’étiquette minoritaire mais le statut le gêne aux entournures. Il aimerait être un fils prodige de la famille socialiste.

Mitterrandien sous Mitterrand, rocardien sous Rocard, emmanuelliste sous Emmanuelli, jospinien sous Jospin, le raccourci le fait bondir de rage. Comme l’accusation d’opportuniste. «C’est une analyse superficielle des choses, se défend-il, chaque décision stratégique représente des heures de réflexion; à chaque fois, il y a un sens politique. Moi, je n’ai jamais changé, ni de cap ni de discours. Je suis la mauvaise conscience de tous ceux qui changent de camp, de ceux qui se sont laissé séduire par les sirènes du capitalisme.» Mais les faits sont têtus. Entre 1988 et 1991, il ne cesse de taper sur Michel Rocard, alors Premier ministre. Il fustige l’«ouverture» et les centristes, qu’il qualifie de «prototypes de l’étouffe-chrétien» et d’«ectoplasmes politiques». Après la défaite de la gauche en 1993, il aide pourtant Rocard à prendre la tête du PS et participe à l’exécutif du parti. «On pensait alors que les socialistes avaient décidé de sauter l’élection présidentielle et on s’est dit que Rocard au moins allait se battre.» Lorsque ce dernier échoue aux européennes de 1994, Mélenchon change son fusil d’épaule et sert d’intermédiaire entre Henri Emmanuelli et Laurent Fabius. Il se moule ensuite dans l’opposition au gouvernement Jospin, se moque du «Schtroumpf hilare» François Hollande. Ses ennemis le surnomment «Méchant-Con». A chaque fois, le ministre découvre des qualités à ceux qu’il éreintait la veille. Fasciné par les puissants: «Tous ces gens ont quelque chose à m’apprendre.» Un soir de 1972, il est envoyé par ses amis trotskistes porter la contradiction lors d’un meeting de François Mitterrand. Subjugué, «empaqueté» par la rhétorique du «Vieux», il renonce à sa diatribe.Aujourd’hui, il reconnaît «écarquiller les yeux devant Jospin, car c’est un maître». Jean-Luc Mélenchon est, finalement, un grand sentimental.

 

Jean-Luc Mélénchon en 7 dates. 19 août 1951. Naissance à Tanger, Maroc.

1962. Retour en métropole.

1977. Adhère au PS après trois années passées dans les rangs trotskistes.

1986. Elu sénateur de l’Essonne.

1992. Fonde la Gauche socialiste avec Julien Dray et Marie-Noëlle Lienemann.

1997. S’oppose à Lionel Jospin au congrès de Brest. Sa motion recueille 10% des voix. 27 mars 2000. Entre au gouvernement.

Portrait Libération du 27/4/2000

 Mais aussi :

Dans le Buzz Radio, le sénateur de l’Essonne Jean-Luc Mélenchon, ex membre du PS, qu’il a quitté pour fonder le Parti de gauche (PG), tend la main à José Bové pour les élections européennes du 4 juin prochain. 

Le fondateur du Parti de gauche déclare: « S’il le veut, José Bové, c’est ma tête de liste! Je lui ouvre mes bras et lui donne ma place. » Car pour Jean-Luc Mélenchon, « pour arriver au rassemblement » des partis de la gauche radicale, « il n’y a pas de prix trop élevé ».

 

Mais aussi :

Mélenchon et Maastricht

Sénat, séance du 9 juin 1992

Examen du projet de loi constitutionnelle préalable à l’adoption du Traité de Maastricht.

Extrait du Journal officiel.

M. le Président. La parole est à M. Mélenchon. (applaudissements sur les travées socialistes).

M. Jean-Luc Mélenchon. Monsieur le président, monsieur le ministre d’Etat, monsieur le garde des sceaux, mes chers collègues, le vote du Danemark a pesé assez lourd sur le déroulement de nos débats pour que certains de nos collègues aient, à un moment, jugé opportun de faire un tableau justifié et apprécié des vertus de ce « grand petit peuple ».

Tableau justifié et apprécié, certes, mais incomplet : que de leçons seraient encore à tirées des vertus des Danois, clamées ici et portées si haut ? Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

J’ai pensé, mes chers collègues, que vous apprécierez que l’on complétât ce tableau en rappelant qu’il y aurait peut-être quelque chose à apprendre des Danois en examinant le régime qu’ils appliquent aux étrangers aux élections locales ! (applaudissements sur les travées socialistes.)

M. Guy Allouche. Très bien !

M. Jean-Luc Mélenchon. Sans cette précision, que vaut ce portrait ? Rien, comme bien des prétextes qui ont été avancés dans la discussion.

Le vote des étrangers aux élections locales, qui a occupé tant de place dans la presse, a pris parfois un tour dur, injuste, blessant, lorsque, le prétexte se révélant trop inconsistant, il a fallu ajouter derrière le Belge ou l’Italien, qui ne faisaient peur à personne, l’ombre de l’Africain et du Maghrébin, qui paraît-il, sont ce qu’il y a de pire. Or, pour la majorité d’entre nous, Africains et Maghrébins sont des amis et nous espérons bien voir un jour le suffrage universel étendu à tous.

Certains ont prétendu que nous serions incapables de répliquer à l’argument selon lequel toute la procédure engagée devant notre assemblée résulterait d’un contresens, le traité étant devenu inapplicable et caduc.

L’essentiel a déjà été dit à ce sujet. Mais quoi ? après tant de gargarismes sur la grandeur de la France, sur son rôle dans le monde, on trouverait bon, un des partenaires venant à faire défaut, de renoncer à tout, en particulier à la volonté que nous portons en nous de faire l’Europe ?

N’ayons pas honte de ce traité. Déjà, il va au-delà de la situation actuelle, il constitue une avancée.

En tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant vers certains de nos amis (l’orateur se tourne vers les travées communistes) pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche : pour la première fois, dans un traité de cette nature, des mesures d’encadrement du marché sont prévues ; pour la première fois, citoyenneté et nationalité sont dissociées ; pour la première fois, les syndicats vont être associés aux processus décisionnels. (protestations sur les travées communistes. – Applaudissements sur les travées socialistes.)

Mme Marie-Claude Beaudeau. Les chômeurs vont disparaître ?

M. Jean-Luc Mélenchon. Si l’on veut dresser un tableau complet, tout cela doit être dit.

Politique politicienne, paraît-il. Nous gouvernerions ce pays l’œil rivé sur le rétroviseur, nous demandant ce que les uns ou les autres vont penser de ce que nous avons conclu. Vous plaisantez ! Aucune cause franco-française, à plus forte raison aucune cause de lutte politicienne ne parvient au niveau auquel se situent les enjeux de Maastricht. S’il en résulte un peu de désordre parmi vous, nous ferons avec !

Mme Hélène Luc. Pour le désordre, vous pouvez parler, parce que chez vous…

M. Jean-Luc Mélenchon. Le fil noir de l’intégration serait, a-t-on dit, un projet sans flamme ; on vérifie une fois de plus que la flamme ne s’allume pas aux mêmes objets pour tous !

Mais l’intégration représente un plus pour nous ; la construction de la nation européenne est un idéal qui nourrit notre passion. Nous sommes fiers, nous sommes heureux de participer à cette construction.

Nous sommes fiers de savoir qu’il va en résulter des éléments de puissance, qu’un magistère nouveau va être proposé à la France, à ma génération, dans le monde futur, qui est monde en sursis, injuste, violent, dominé pour l’instant pas une seul puissance.

Demain, avec la monnaie unique, cette monnaie unique de premier vendeur, premier acheteur, premier producteur, représentant la première masse monétaire du monde, l’Europe sera aussi porteuse d civilisation, de culture, de réseaux de solidarité, come aujourd’hui le dollar porte la violence dans les rapports simples et brutaux qu’entretiennent les Etats-Unis d’Amérique avec le reste du monde.

M. Emmanuel Hamel. Et la violence du 6 juin 1944 !

M. Jean-Luc Mélenchon. Il ya ici assez d’Européens de longue main pour regretter la décision des Danois sans se laisser pour autant détourner des objectifs qu’ils poursuivent et poursuivront sans relâche.

Il y va, je le répète, d’un enjeu de civilisation. L’alternative au monde violent et injuste, où la chute du mur de Berlin reçoit en écho les émeutes de Los Angeles, c’est l’avènement de la nation européenne porteuse de paix, de civilisation et de solidarité.

  M. Félix Leyzour. Cela commence bien !

M. Jean-Luc Mélenchon. Et nous ne serons jamais autant Français qu’en y jetant toutes nos forces.

On a invoqué ici, de nombreuses fois, la tradition républicaine de la France pour argumenter contre le progrès de la citoyenneté européenne que constitue le droit de vote accordé aux étrangers communautaires. C’est à mes yeux commettre un contresens et faire preuve d’un archaïsme totalement contraire à la philosophie politique qui a présidé à la fondation de la République dans notre pays et qui garantit la continuité du principe républicain et sa formidable prégnance.

On a dessiné devant nous une identité de la France quasi métaphysique, dans laquelle la souveraineté nationale est confondue avec ses instruments, dont la pérennité tracerait la frontière entre la vie et la mort de la nation. Contresens !

La nation est un mot nouveau qui est né pendant la Révolution française, par opposition au morcellement féodal des peuples de France sous la monarchie.

La nation est le lieu de la citoyenneté ; elle n’est ni éthique, ni religieuse, ni linguistique. La citoyenneté est dans l’exercice collectif du pouvoir. Là où est le pouvoir réel, là doit s’exercer la citoyenneté. Là où est la citoyenneté, là est la nation.

Tout se tient dans la tradition française entre la démocratie et la nation. Si le pouvoir réel de maîtriser notre destin ne peut prendre toute sa réalité économique et sociale qu’à l’échelle de l’Europe, alors, les vrais démocrates ne peuvent que vouloir l’avènement de la nation européenne et, avec elle, de la citoyenneté européenne.

Mes chers collègues, quand on aime la France – et on peut l’aimer de bien des façons – on sait qu’on ne peut la faire dans un seul pays.

La véritable polarisation du débat politique est là, elle traverse l’histoire de nos deux siècles de République. D’un côté, le conservatisme – ce n’est pas honteux – qui s’oppose à chaque étape au processus qui voit la citoyenneté étendre son rôle. De l’autre, le camp du progrès, qui saisit toutes les occasions de confier le pouvoir réel au plus grand nombre et qui, pour cela, parie toujours sur la dimension universelle de la personne, renvoie les différences les plus essentielles – la fois, la langue, l’attachement aux identités locales dans le domaine privé – pour ne reconnaître comme sujet de l’histoire que le citoyen défini par les droits mutuels universels.

Ces principes, nous les portons avec fierté. A l’heur où nous travaillons à une cause aussi fondamentalement française, il ne peut être question de délibérer sous la pression des mots, des fantasmes et même des leçons de patriotisme.

Si j’adhère aux avancées du Traité de Maastricht en matière de citoyenneté européenne, bien qu’elles soient insuffisantes à nos yeux, vous devez le savoir, c’est parce que le plus grand nombre d’entre nous y voient un pas vers ce qui compte, vers ce que nous voulons et portons sans nous cacher : la volonté de voir naître la nation européenne et, avec elle, le patriotisme nouveau qu’elle appelle. (applaudissements sur les travées socialistes).

Scandaleux-Manifestation des lycéens à St-Quentin, une jeune fille de 18 ans (casier judiciaire vierge) écope de trois mois ferme

SAINT-QUENTIN (02) Prison ferme après les heurts de la manif  (Courrier Picard)

Le 7 octobre, la jeune femme a résisté à son interpellation. Trois policiers ont reçu des coups.

Une jeune femme de 18 ans qui participait à la manifestation des lycéens contre la réforme des retraites a été condamnée à trois mois ferme et à indemniser les policiers frappés.

Il s’agit de la première majeure condamnée à Saint-Quentin après les échauffourées qui ont éclaté entre jeunes et policiers. C’était le 8 octobre, jour de la seconde mobilisation des lycéens contre la réforme des retraites.

Melyssan Payen, à peine 18 ans et déscolarisée, ne s’est pas présentée, mardi, lors de l’audience du tribunal correctionnel.

Les juges sont allés plus loin que les deux mois requis à son encontre par le substitut du procureur, Julien Haquin : elle a été condamnée à trois mois de prison ferme. « La moindre des choses était de venir, elle n’avait que ça à faire », s’est exclamé le ministère public. La peine aurait été allégée, c’est une certitude.

Le 6 octobre, première journée de manifestation des lycéens, avait déjà connu son lot de tensions : devant les grilles du lycée Condorcet, dans le quartier Europe, les policiers avaient chargé à trois reprises pour calmer les ardeurs de fauteurs de troubles venus s’immiscer dans le mouvement, bon enfant, des lycéens. Le lendemain, comme le rappelle Julien Haquin, « la jeune femme a manifesté une agressivité incompréhensible ».

Elle se débat

C’est la fin de matinée. Le cortège, qui a déambulé dans les rues de la ville, rejoint son fief, le lycée Condorcet. Seulement, un noyau dur, d’une centaine de personnes, ne veut pas en finir. Ils se dirigent vers la rue Pompidou. Les policiers, à bonne distance, reçoivent des projectiles.

En tête de cortège, une jeune femme, non-lycéenne et sans emploi, se détache et court en direction des forces de l’ordre. Melyssan Payen s’assoit au milieu de la route. Elle se déplace pour empêcher la voiture du commissaire David Boileau d’avancer. Les manifestants arrivent doucement. « La police ne passera pas », lance-t-elle aux fonctionnaires devant le cimetière Nord…

Le ton monte entre elle et le commissaire qui finit par la repousser. Elle se jette à terre. La jeune femme se relève et rejoint le cortège, non sans avoir donné un coup de pied dans le coffre de la voiture du patron de la police.

Cette fois, ça ne passe pas. Dans un véhicule banalisé, des policiers tentent de l’interpeller. Ils sont quatre. Melyssan Payen ne se laisse pas faire, elle se débat, donne des coups de pieds. Il faut plusieurs minutes aux forces de l’ordre pour la menotter. La voiture dans laquelle elle se trouve est prise à partie par les manifestants.

Le commissaire s’est vu délivrer une interruption temporaire de travail d’une journée. Un gros hématome s’est formé sur la cuisse après les coups reçus de la demoiselle. En plus de ses trois mois de prison ferme, elle devra indemniser les policiers qu’elle a frappés à hauteur de 500 euros chacun. Lourde peine pour une première inscription sur son casier judiciaire.

GUILLAUME CARRÉ

1 Commentaire

LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER…Soutien aux cheminots grevistes de Tergnier (Les denrées sont à déposer en mairie du lundi au samedi de 8 h 30 à 12 heures (mairie fermée les 11, 12, 13, 17 et 24 novembre). Renseignements auprès de Chantal Deneuville au 03 23 57 62 22.

 Comme les ouvriers des raffineries, les cheminots et  bien d’autres ont été et sont à l’avant-garde du mouvement pour les retraites, pour le retrait de la loi Woerth. Leur action a permis d’assurer la continuité du mouvement entre les journées nationales espacées, de lui donner encore plus d’écho. 

Ils ont commencé à créer les conditions d’une grève beaucoup plus large entraînant des travailleurs de tous les secteurs, du passage des millions de manifestants à un autre niveau d’action.

Il est clair depuis le début, pour tous, que la grève de ces quelques milliers de salariés, même dans des secteurs stratégiques, ne suffit pas, à elle seule, à mettre en échec le pouvoir.

En participant aux souscriptions pour les grévistes, nous ne rentrons en aucun cas dans une logique de « grève par procuration, par délégation ». Tout au contraire, comme salariés nous-mêmes, nous voulons préparer la suite du mouvement…LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER

VOUËL Un collectif aide les familles grévistes  (Courrier picard)

La municipalité soutient la collecte de denrées alimentaires au profit des cheminots grévistes. C’est à la mairie qu’il faut aller déposer les dons.

Suite aux manifestations contre la réforme des retraites, un collectif est né à l’initiative des femmes de cheminots grévistes, afin d’aider les familles. Une collecte de denrées alimentaire a commencé en mairie.

Entre gagner de l’argent et défendre sa retraite, il faut choisir. Quitte à y laisser plusieurs centaines d’euros à la fin du mois. Stéphane Hardy n’a pas hésité. Ce cheminot de Tergnier s’est battu et enregistre l’équivalent de 12 jours de grève pour le mois d’octobre. « Je ne le regrette pas. »

Pourtant, ce père de trois enfants s’attend à une paie revue à la baisse. « Sur un salaire moyen de 1300 à 1400 euros, la perte sera de 400 à 500 euros. On savait ce qu’on allait perdre », indique-t-il. Sans compter les frais qu’engendrent ces grèves : « J’ai fait toutes les manifestations contre la réforme des retraites, parfois même deux par jour, à Chauny et à Saint-Quentin. »

Face à ce manque financier, les femmes de cheminots viennent de créer un collectif pour venir en aide aux familles. « On l’a décidé le jeudi 28 octobre, jour du piquet de grève. » Le collectif s’est réellement constitué le 5 novembre. Et depuis, elles organisent une collecte de denrées alimentaires en mairie de Vouël.

Prouver ses jours de grèves

« On rassemble des denrées non-périssables : des pâtes, riz, sucre, farine, pot de bébé, couches… Tous les dons sont les bienvenus », détaille Stéphanie Wnuczynski, épouse de cheminot. Aucun argent ne sera collecté. « Nous n’avons pas le statut juridique qui le permet. »

Le collectif lance donc un appel à denrées jusque-là fin du mois de novembre. La distribution ne se fera qu’à partir de ce moment-là. « On attend la fin du mois pour que les cheminots puissent faire une photocopie de leur fiche de paie, montant masqué, et présenter la fiche de primes où apparaît le nombre de jours d’absence non rémunéré. »

La répartition de la collecte se fera selon trois critères : le nombre de jours de grève, la composition de la famille et les ressources du conjoint.

La distribution devrait avoir lieu à la cantine du technicentre la première semaine de décembre. « Les courses, c’est un véritable budget », souffle Lydie Hardy, femme au foyer et épouse du cheminot gréviste.

CAROLINE SUEUR

Les denrées sont à déposer en mairie du lundi au samedi de 8 h 30 à 12 heures (mairie fermée les 11, 12, 13, 17 et 24 novembre). Renseignements auprès de Chantal Deneuville au 03 23 57 62 22.

Accorder la liberté pour Mumia Abu-Jamal est un acte de justice et de paix.Courrier au Président Obama

 Parti Communiste Français

Section de Saint-Quentin

22, Rue de la Pomme Rouge

02100 Saint-Quentin

France

 

 

                                                                           Saint-Quentin, le 10/11/2010

 

Monsieur le Président Obama,

Sou couvert de Monsieur l’ Ambassadeur des Etats-Unis

2 Avenue Gabriel
75008 Paris
 

Mumia Abu-Jamal est innocent.

Mumia Abu-Jamal est en prison depuis trente ans.

Mumia Abu-Jamal peut être assassiné à tout instant.

Reconnaitre l’iniquité d’un procès est un acte de justice.

 

Reconnaitre qu’il est victime de la haine la plus cruelle pour son engagement dans le combat pour l’émancipation de ses frères de couleurs et au delà, cela relève d’une volonté de paix et d’un choix de lutter contre toutes discriminations raciales.

Accorder la liberté pour Mumia Abu-Jamal est un acte de justice et de paix. Vous avez reçu le prestigieux prix Nobel de la Paix.

Monsieur le Président Obama, ce prix Nobel de la Paix vous a été attribué par anticipation, il est temps de le justifier, de le mériter.

De tout temps nous nous avons combattus les injustices, nous avons été aux cotés de Sacco et Vanzetti, de Julius et Ethel Rosenberg, d’Angéla Davis, soyez sur de la détermination des militants pour crier Liberté et Justice pour Mumia Abu-Jamal.

Entendez ces voix du monde entier, écoutez les !

Veuillez recevoir, Monsieur le Président Obama, nos respectueuses salutations.

 

                                                            Les Communistes de Saint-Quentin

 

 

Aux Etats-Unis, 3500 personnes croupissent dans les couloirs de la mort

NON À LA PEINE DE MORT !
Participons au combat contre la peine de mort, et pour la libération du journaliste MUMIA ABU-JAMAL, injustement condamné aux USA !

 

Front de gauche – effacement du PCF – négation de sa raison d’être

A l’affimation « le Front de gauche ne conduira pas à l’effacement du Parti mais lui donne une nouvelle raison d’exister », notre camarade Christiane Odetti de la section de Lavaur répond dans les Nouvelles du Tarn

L’expérience espagnole devrait nous faire réfléchir….

Les dirigeants du PC espagnol ont expliqué la même chose aux adhérents du PCE pour leur faire ratifier Izquierda Unida (front de gauche espagnol) : Izquierda Unida était présentée comme la réponse à la nécessité d’une dynamique unitaire(« on ne peut pas rester seuls »), les dirigeants mettant l’accent sur la faiblesse du Parti. Ils insistaient aussi sur la soi-disant autonomie à l’égard du PS, cela devait permettre de le surpasser aux élections… Le PCE dans l’IU ne s’est occupé que des élections et a délaissé les entreprises et les quartiers populaires. Et surtout les dirigeants du PCE assuraient que chaque parti resterait indépendant. Or, le port du badge PCE a été interdit aux militants et le PCE n’a plus présenté de candidat sous l’étiquette communiste. Au bout de 20 ans, le résultat en Espagne est un désastre : le PCE n’a que 12000 adhérents et Izquierda Unida ne fait que 3%. Autant dire que la droite et le PS sont tranquilles. Les travailleurs sont désarmés, ceux qui luttent n’ont pas de soutien politique. Certains communistes tentent aujourd’hui de reconstruire leur Parti. I.U. a provoqué l’effacement du PCE qui l’avait créée.

En France, nous pouvons déjà constater que le Front de gauche obtient aux régionales des scores nettement inférieurs aux candidats présentés par le PCF dans la quasi-totalité des cantons aux cantonales de 2008 (parfois la moitié des voix).Cette stratégie s’est traduite par la perte de la moitié de nos élus. Paradoxe pour une organisation qui n’a que des préoccupations électoralistes ! Quant à ses meilleurs scores , le FG les obtient dans les municipalités communistes.

L’auteur de l’article dans les Nouvelles du Tarn semble dire que le FG va favoriser la conscience de classe ; or c’est tout le contraire :le Front de gauche enferme le PCF dans les questions institutionnelles à tel point que nous passons tout notre temps à parler d’élections et que nous nous éloignons d’un parti de lutte de classe ; ainsi on s’affaiblit idéologiquement. L’union avec les « partenaires »du Front de gauche se fait sur des bases réformistes. Il faut savoir que le PCF et le Parti de gauche sont adhérents au PGE (parti de la gauche européenne) qui soutient en Grèce et au Portugal les organisations réformistes contre nos camarades du KKE (PC grec) et du PCP (PC portugais).

Le PCF n’a pas besoin du FG « pour se donner une nouvelle raison d’exister ». Le capitalisme a fait la preuve de sa faillite : il n’y a jamais eu autant de gens qui meurent de faim, la planète n’a jamais été autant en danger à cause de la loi du profit, il n’y a jamais eu autant de chômeurs (20 millions rien qu’en Europe). Régulièrement des salariés se suicident parce qu’ils ne peuvent plus supporter l’exploitation. Il faut rompre avec le capitalisme. La raison d’être du PCF est de donner aux travailleurs et chômeurs des outils de compréhension de la société , de favoriser l’organisation des luttes pour obtenir des résultats concrets et de proposer la construction d’une société faite pour l’homme et par l’homme, le socialisme. C’est en étant utile aux travailleurs que le PCF peut rassembler et se renforcer comme il l’a fait au moment de la Résistance.

 

Christiane Odetti

Woerth, PS et Verts, même combat ? Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit, Harlem Desir….

(repris du site de nos camarades de jarny – 54)

Le 20 octobre, on se battait, en France, contre le projet Woerth, contre la remise en cause du droit de partir à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités, pour la défense du système de financement public par répartition.
Ce jour-là, que faisaient les députés européens du Parti socialiste et des Verts (dont Eva Joly, Daniel Cohn-Bendit, Harlem Desir)?
Ils votaient favorablement le point 77 d’une résolution, qui dit :
« Le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites  

  • •le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une règlementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs
  • •les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle
  • •l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées« 

Les noms français de ceux qui, au PS, nous « vendent » pour 2012 leurs belles promesses sur le système de retraites apparaissent au procès-verbal du Parlement européen
N’oublions pas cette duplicité, nouvelle preuve du rôle joué par la social-démocratie partout en Europe : celui de servir loyalement les intérêts du Capital, bien loin des aspirations légitimes des peuples.

Nouvelles nationalisations dans l’industrie verrière, la sidérurgie et l’immobilier annoncées par Hugo Chavez au Vénézuela

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ce 31 octobre, dans le cadre de son émission dominicale « Alo Presidente », le président de la République bolivarienne du Vénézuela, Hugo Chavez annonce ses intentions vis-à-vis de l’entreprise-clé du secteur sidérurgie vénézuelien SIDETUR: « Je vais prononcer ces mots que l’opposition aime tant: exproprions-la! ». Jeudi 4 novembre, le décret présidentiel était promulgué et ce vendredi 5, la Garde nationale a pris possession des six usines du groupe au nom du peuple Vénézuelien.

Les travailleurs des six usines du groupe se sont aussitôt félicités de la nouvelle et ont occupé symboliquement leurs lieux de travail. En mai dernier, les travailleurs syndiqués à la CUT (Centrale unique des Travailleurs) avait déjà demandé avec insistance au président Chavez la nationalisation de la SIDETUR, appel relayé et soutenu alors par le Parti communiste vénézuelien (PCV).

C’est la deuxième nationalisation d’importance nationale en quelques jours.Lundi 25, Chavez avait annoncé la nationalisation de la filiale locale du numéro un mondial dans la fabrication de bouteilles, l’états-unien Owens-Illinois, qui compte deux usines et un millier d’employés au Vénézuela. Chavez justifie la nationalisation ainsi: « Owens-Illinois est une entreprise à capitaux américains qui exploite depuis des années les travailleurs, détruit l’environnement et vole l’argent des Vénézueliens ».


Plan « Guyana socialista 2019 »: nationalisation des industries-clés et transition vers le socialisme


Mais la nationalisation de la SIDETUR – aussitôt renommé Complexe sidérurgique bolivarien -  est d’une toute autre importance stratégique. En effet, les six usines de cette filiale du groupe privé vénézuelien SIVENSA produisent 835 000 tonnes d’acier par an, exportent dans 25 pays et fournissent 40% des barres en acier du pays. Or, depuis plusieurs années, l’entreprise pratiquait des prix démesurément élevés dans son pays d’origine pour mieux pénétrer le marché mondial. C’est la raison concrète donné par Chavez pour justifier cette nationalisation.

Toutefois, cette nationalisation se comprend dans un vaste plan d’appropriation sociale des moyens de production dans les secteurs stratégiques. En 2008, Chavez avait déjà nationalisé le groupe SIDOR qui possède la plus grande aciérie de la région. La nationalisation de la SIDETUR s’insère dans ce plan en prenant en compte le fait que « la SIDETUR n’est pas juste une entreprise », comme le rappelait le ministre vénézuelien des mines et industries fondamentales José Khan, « c’est une entreprise qui doit à servir à garantir des produits de base pour le logement, les infrastructures et les routes. »

Cette nationalisation s’inscrit plus globalement dans le « Plan Guyana socialista 2019 » présenté par Chavez en 2009 et qui prévoit une prise de contrôle de l’État sur les industries du fer, de l’acier et de l’aluminium. Comme le notait lundi le président de l’Industrie de l’aluminium vénézuelien (Venalum) Rada Gumuluch: « L’intégration des deux industries de l’acier et de l’aluminium est stratégique pour le pays et pour la construction du socialisme (…) pour assurer le socialisme, les moyens de production doivent être au service du peuple ».

La nationalisation démocratique, avec contrôle ouvrier, de ces industries-clés ne se conçoit que dans le plan global de transition au socialisme: « Ce conglomérat d’industries répondra aux besoins du peuple. Nous avançons vers une forme sociale, collective, indirecte de propriété. L’État administrera l’industrie, mais les travailleurs sont les acteurs fondamentaux », a-t-il ajouté.


La question du logement: une nécessaire intervention de l’État pour pallier aux défaillances du privé


L’autre versant de la nationalisation de la SIDETUR est celui de la question du logement. La production annuelle de la SIDETUR permettrait la construction de 135 000 logements par an. Dans un pays où le secteur immobilier est encore largement entre les mains du privé, l’état dramatique de la sous-production par rapport à la demande exponentielle de logements est, pour le président Chavez à mettre au crédit de la stratégie spéculative des grands groupes immobiliers.

« Les intérêts privés, les spéculateurs ne veulent pas une production massive de logements pour le peuple. Ils opèrent selon la notion capitaliste de l’offre et de la demande. Moins il y a de logements disponibles, plus élevée est la demande, et plus ils peuvent en tirer de bénéfices », a résumé dimanche le président de la République bolivarienne.

C’est pourquoi Chavez a accompagné la nationalisation de la SIDETUR de celle de six projets immobiliers au nord du pays, l’occupation temporaire de huit autres projets (temporaire puisque les logements seront ensuite remis aux résidents eux-mêmes) ainsi que la supervision étroite de dix-neuf autres projets.

Les communistes vénézueliens avaient conditionné leur alliance historique des législatives du 26 septembre à un « approfondissement de la révolution bolivarienne » dans lequel les nationalisations démocratiques occuperait un rôle central.

Après les premières nationalisations annoncées au mois d’octobre dans les secteurs agro-alimentaires et pétroliers (cf article d’octobre: Accélération de la « Révolution agraire » et de la politique de nationalisations: une étape dans l’ « approfondissement de la révolution socialiste » au Vénézuela), ces nationalisations dans des secteurs aussi stratégiques que le bâtiment et la sidérurgie démontrent que l’appel des communistes vénézueliens a trouvé un écho du côté de l’allié socialiste.

Même s’il est trop tôt pour se prononcer définitivement – surtout dans un pays dans lequel 2/3 des richesses sont encore produites par le privé, soit le même niveau qu’en 1999, année de l’arrivée au pouvoir de Chavez – il semble que le gouvernement Vénézuelien, porté par l’alliance historique entre communistes et socialistes, suive désormais la voie indiquée par les communistes vénézueliens.

Repas de la cellule de Gauchy (23-10-2010)

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Liste des manifestations en cours du 6 novembre (horaires et lieux)

Saint-Quentin 02 -> 10h place Stalingrad

01 – Ain

Bourg-en-Bresse -> 10h30 champ de foire

Belley -> 10h devant la mairie

02 – Aisne

Château Thierry -> 15h place Paul Doumer

Laon -> 10h30 devant la Gare

Saint-Quentin -> 10h place Stalingrad

Soissons -> 10h place de la République

Chauny -> 10h30 place de la mairie

Hirson-> 10h30 Rond point de Charleville

Villiers Cotterets -> 10h30 Place Aristide Briand

03 – Allier

Montluçon -> 15h00 Place Jean Dormoy

Moulins sur Allier ->

viaduc des Fades ->

Vichy ->

04 – Alpes-de-Haute-Provence

Digne -> 11h Olace du Général De Gaulle

Manosque -> 10h Porte Saunerie

Sisteron -> 13h pique-nique festif

05 – Hautes-Alpes

Gap -> 10h30 Esplanade du conseil Général

Briançon ->

06 – Alpes-Maritimes

Cannes -> 14h00 Kiosque des allées

Grasse ->

Nice -> 13h30h place Masséna

07 – Ardèche

Valence, 10H30, champ de mars

Montélimar, 10H30, théâtre

Privas, 10H30, préfecture

Aubenas, 14H, ZI Ponson Moulon

Annonay, 10H, lieu à déterminer

08 – Ardennes

Charleville-Mézières -> 10h00 Place Ducale

09 – Ariège

Foix ->

Pamiers -> 10h place de la Mairie

10 – Aube

Bar sur Aube ->

Romilly ->

Troyes -> 10h rue de la République

11 – Aude

Carcassonne -> 10h30 au square Chénier

Narbonne -> 10h30 au théâtre

12 – Aveyron

Decazeville -> 10h au jardin Public

Millau -> 10h place du Mandarous

Rodez -> 10h place d’Armes

St Affrique -> 10h au jardin public

Villefranche -> 10h à la Mairie

13 – Bouches-du-Rhône

Marseille -> 14h30 place Castellane

Arles -> 10h30 Place des Lices

14 – Calvados

Caen -> 14H30 Place St Pierre

Conde Noireau ->

Lisieux -> 10h place Mitterrand

Vire ->

15 – Cantal

Aurillac -> 10h place des Carmes

Mauriac ->

St Flour -> 10h allées Pompidou

16 – Charente

Angoulême -> 10h30 devant la gare

Cognac -> 10h00 rue Camille Godard

Confolens ->

17 – Charente-Maritime

Jonzac ->

La Rochelle -> 10h30 Place de Verdun

Royan -> 10h30 Place Charles De Gaulle

Rochefort -> 10h30 Place Colbert

Saintes -> 10h30 Palais de Justice

Surgères ->

18 – Cher

Aubigny sur Nère ->

Bourges -> 14h30 place Séreaucourt

La Guerche -> 11h00 Place du Général De Gaulle

Vierzon -> 10h30 Forum République

Saint Amand -> 10h30 Place Jean Girault

Saint-Florent-sur-Cher ->

19 – Corrèze

Brive ->

Tulle ->

Ussel ->

20A – Corse-du-Sud

Porto-Vecchio ->

Ajaccio ->

20B – Haute-Corse

Bastia ->

21 – Côte-d’Or

Dijon -> 14h30 place de la Libération

Beaune -> 10h porte Saint-Nicolas

Montbard -> 10h place Gambetta

22 – Côtes-d’Armor

Dinan ->

Guingamp ->

Lannion ->

Saint-Brieuc ->

23 – Creuse

Guéret -> 10h00 devant la CCI

Aubusson ->

La souterraine ->

24 – Dordogne

Périgueux -> 10h30 au palais de Justice

Vierzon ->

Saint Amand ->

La Guerche ->

Bergerac -> 10h30 au palais de Justice

Sarlat -> 10h30 place de la Mairie

Nontron ->

25 – Doubs

Besançon -> 10h30 place de la Révolution

Montbéliard -> 14h00 champs de foire

Pontarlier -> 10h30 place d’Arçon

26 – Drôme

Valence -> 10h Champ de Mars

Montélimar -> 10h au Théâtre

27 – Eure

Bernay ->

Evreux -> 14h Bel Ebat ; Manifestation départementale

Louviers ->

Pont Audemer ->

Vernon ->

28 – Eure-et-Loir

Chartres -> 14h30 place Châtelet

Dreux ->

29 – Finistère

Brest -> 14h30

Carhaix -> 14h30

Morlaix -> 14h30

Quimper -> 14h30

Quimperlé -> 14h30

30 – Gard

Alès ->

Bagnols-sur-Cèze ->

Cèze ->

Le Vigan ->

Uzès ->

Nîmes -> 15h Maison Carrée

31 – Haute-Garonne

Toulouse -> 10H00 départ Métro St Cyprien

Saint-Gaudens ->

32 – Gers

Auch ->

33 – Gironde

Bordeaux -> 14h00 place de la victoire

Libourne ->

34 – Hérault

Bédarieux ->

Béziers -> 10h00 Bourse du travail

Lunel ->

Mèze ->

Montpellier -> 14h30 rives du Lez

Sète -> 10h00 place de la Mairie

35 – Ille-et-Vilaine

Fougères ->10h30 Sous préfecture

Redon -> 10h30 Sous préfecture

Rennes -> 10h30 Avenue Janvier

Saint-Malo -> 10h30 ancienne gare

Vitré -> 10h30 Place de la gare

36 – Indre

Châteauroux -> 10h00 place de la République

Issoudun -> 10h00 place du Sacré Coeur

37 – Indre-et-Loire

Chinon ->

Loches ->

Tours -> 15h00 place de la liberté

38 – Isère

Beaurepaire ->

Bourgoin-Jallieu -> 10h parking Diederichs

Grenoble -> 14H30 Cours Jean Jaurès

la Tour du Pin -> 10h gare SNCF

Roussillon -> 10h place de la République

Vienne -> 14h30 champ de Mars

Villefontaine ->

39 – Jura

Dole -> 10h00 avenue de Lahr

Lons -> 10h00 place de la liberté

St Claude -> 10h00 sous préfecture

Champagnole ->

40 – Landes

Dax -> 10h30 berges de l’Adour

Mont de Marsan ->

Parentis-en-Born -> 10h30 au kiosque

41 – Loir-et-Cher

Vendome -> 10h00 place de la liberté

Romorantin -> 10h30 sous préfecture

Blois -> 14h30 parc des expositions

42 – Loire

Roanne -> 10h15 rond point leclerc avec manifestation et blocage route de paris jusqu’a 14 h

Saint-Etienne ->

Chateaucreux -> 

43 – Haute-Loire

Brioude -> 10h30 Place de Cadelade

Puy-en-Velay -> 10h30 Place de Paris

44 – Loire-Atlantique

Ancenis -> 15h RD 723, Station Esso

Chateaubriand -> 15h place de la Mairie

Clisson ->

Nantes -> 15h devant le CHU

St Nazaire -> 15h place de l’Amérique Latine (Ruban bleu)

45 – Loiret

Gien -> 14h30 place de la Victoire

Orléans -> 14h30 place du Martrois

Montargis -> 14h30 place du Pâtis

46 – Lot

Biars-sur-Cère -> 10h à la gare

Cahors -> 10h place du Général de Gaulle

Figeac -> 10h lycée Champollion

47 – Lot-et-Garonne

Agen -> 10h place de la préfecture

Marmande -> 10h esplanade du Maré

Nérac ->

48 – Lozère

Mende -> 10h à la Chicanette

Saint-Chély d’Apcher ->

49 – Maine-et-Loire

Angers -> 10h00 Place Leclerc

Cholet -> 10h30 Place Travot

Saumur -> 10h00 Avenue du Général De Gaulle

Segré -> 10h00 Place de la République

50 – Manche

Avranches ->

Cherbourg -> 10H30 place de la mairie

Coutances ->

Granville -> 10 h place du calvaire

Saint-Lô -> 14h30 à la mairie

51 – Marne

Chalons -> 10h maison des syndicats

Epernay -> 10h place Carnot

Reims -> 14h maison des syndicats

Sezanne ->

Vitry -> 10h espace Lucien Herr

52 – Haute-Marne

Chaumont ->

Saint-Dizier ->

53 – Mayenne

Laval -> 10h30 place du 11 novembre

Château-Gontier ->

54 – Meurthe-et-Moselle

Nancy ->

Longwy ->

Toul ->

55 – Meuse

Bar le Duc -> 14h30 à la Gare SNCF

Commercy ->

Verdun -> 10h place du 8 mai 1945

56 – Morbihan

Belle-Ile ->

Groix ->

Lorient ->

Ploërmel ->

Pontivy ->

Vannes ->

La Vraie Croix ->

57 – Moselle

Metz -> 14h30 devant la gare

Thionville -> 14h30 sous préfecture

Sarreguemines -> 14h30

Sarrebourg -> 14h30

58 – Nièvre

Cosne ->

Decize ->

Nevers ->

59 – Nord

Cambrai ->

Douai -> 9h30 Place d’armes

Dunkerque -> 15h place Jean Bart

Fourmies ->

Maubeuge -> 14h30 mail de Sambre

Valenciennes -> 10h30 place d’Armes

Lille -> 14h30 porte de Paris

60 – Oise

Beauvais -> 14h place du Jeu de Paume.

Compiègne -> 10h au cours Guynemer

Creil -> 10h à la Faïencerie

Montataire ->

61 – Orne

Alençon -> 14h conseil général. Manif départementale.

Argentan ->

l’Aigle ->

Flers ->

Mortagne-au-Perche ->

62 – Pas-de-Calais

Arras -> 10h place de la Gare

Béthune ->

Boulogne sur Mer ->

Calais ->

Lens ->

Saint-Omer ->

63 – Puy-de-Dôme

Clermont-FD -> 10h place du premier mai

Ambert ->

viaduc des Fades ->

Issoire -> 10h30 Place de la montagne

64 – Pyrénées-Atlantiques

Pau -> 10h30 Place de Verdun

Bayonne -> 10h30 Place st Ursule

65 – Hautes-Pyrénées

Tarbes -> 10h Bourse du Travail

66 – Pyrénées-Orientales

Perpignan -> 10h place de Catalogne

67 – Bas-Rhin

Hagueneau -> 10h

Molsheim ->

Strasbourg -> 14h30 place de la République

68 – Haut-Rhin

Colmar ->

Mulhouse -> 14h30 place de la Bourse

69 – Rhône

Lyon -> 14h place Jean Jaurès

Villefranche -> 10h3à Place du promenoir

Tarare ->

70 – Haute-Saône

Gray -> 14h00 quai Mavia

Luxeuil -> 10h00 place du 8 Mai

Vesoul -> 14h00 place Renet

71 – Saône-et-Loire

Autun -> 15h place de la Gare

Chalon-sur-Saône -> 10h à la maison des Syndicats

le Creusot -> 10h à l’Alto

Louhans ->

Mâcon -> 10h place Genevès

Montceau les Mines -> 10h place de la Mairie

Paray le Monial -> 10h place de l’Europe

72 – Sarthe

Le Mans -> 14h30 place du marché de Pontlieue

Sablé ->

73 – Savoie

Albertville -> 14h30 place de la sous-préfecture

Chambery -> 14h30 place Caffe

Saint-Jean-de-Maurienne -> 14h30 place du champ de foire

74 – Haute-Savoie

Annecy -> 14h30 à la Préfecture

Bonneville -> 10h à la Mairie

Thonon -> 10h30 place des Arts

75 – Paris

14h30 de République à Nation

76 – Seine-Maritime

Dieppe -> 10h00 devant la CCI

Eu -> 10h00 place guillaume le conquérant

Fécamp -> 10h00 hôtel de ville

Gournay ->

Le Havre -> 15h00 Jardins de l’Hôtel de ville

Lillebonne -> 10h00 théâtre Romain

Rouen -> 14 h cours Clemenceau

77 – Seine-et-Marne

14h30 de République à Nation

Melun ->

78 – Yvelines

14h30 de République à Nation

79 – Deux-Sèvres

Bressuire -> 10h30 Place St Jacques

Niort -> 10h30 Place de la Brèche

Parthenay -> 10h30 esplanade du palais des congrès

Thouars -> 10h30 Place Lavault

80 – Somme

Abbeville -> 15h Hôtel de Ville

Amiens -> 14h30 Maison de la culture

Doullens -> 10h30 hôtel de ville

Friville-Escarbotin -> 10h place Jean Jaurès

Ham ->

81 – Tarn

Albi -> 10h00 place du Vigan

Castres -> 10h00 sous préfecture

82 – Tarn-et-Garonne

Caussade ->

Moissac ->

Montauban -> 10h30 esplanade des Fontaines Manif du 6 novembre 2010. Et en attendant : rendez-vous tous les jours à 10h30 à la Maison du Peuple pour organiser les actions journalières.

Montec ->

83 – Var

Brignoles->

Draguignan ->

Toulon ->

84 – Vaucluse

Avignon -> 14H à la gare SNCF

85 – Vendée

Fontenay le Comte ->

la Roche sur Yon -> 14h30 place Napoléon

Les Herbiers ->

86 – Vienne

Châtellerault -> 10h00 Manufacture

Poitiers -> 10h promenade des cours

87 – Haute-Vienne

Bellac ->

Limoges -> 14h30 place de la République

Saint-Junien -> 10h00 bourse du travail

Saint-Yrieix -> 10h00 place de la nation

88 – Vosges

Épinal ->

Neufchâteau ->

Saint-die ->

89 – Yonne

Auxerre -> 11h Arquebuse

Avallon ->

Migennes ->

Sens -> 11h00 au marché couvert

St Florentin ->

Défendons la médecine du travail contre l’offensive du Medef et de la loi Woerth! Exemple à La Poste.

 En mai 2010, les médecins de prévention de La Poste ont alerté sur la dégradation « alarmante » de la santé des postiers directement mise en lien avec la stratégie de l’entreprise, suivant le précédent de France Télécom.

Leur lettre ouverte au PDG a eu un fort impact dans l’entreprise. Elle a aidé les salariés, leurs représentants syndicaux dans leur bataille pour les conditions de travail.

Le Medef cherche à éliminer cette fonction des médecins du travail, issue des conquêtes de la Libération, celle « d’éviter toute altération de la santé du travailleur du fait de son travail ».

Le gouvernement a introduit à l’Assemblée dans son projet de loi de contre-réforme des retraites des dispositions satisfaisant le patronat dans sa volonté de supprimer la médecine du travail dans son rôle spécifique. Il l’a fait à l’improviste, au nom de la prise en compte de la « pénibilité ». C’est un vrai coup de force.

Salariés, agents de La Poste, mesurons le danger, luttons avec encore plus de vigueur pour le retrait de la Loi Woerth, pour la défense de la médecine du travail !

 

« Mal être au travail à tous les niveaux », « situation d’épuisement physique et psychique », « très forte augmentation des accidents du travail et maladies professionnelles », « mal être au travail touchant tous les niveaux opérationnels », des « suicides ou des tentatives de suicide » à tous les niveaux « dont on peut penser qu’ils sont exclusivement liés à des situations de vie professionnelle », … : le constat des médecins de prévention de La Poste est accablant.


« Très forte pression commerciale », « Organisations du travail virtuelles », « horaires supplémentaires non rémunérés », « pressions » pour faire partir les agents, « communication de l’entreprise trouble et à deux vitesses », … : le diagnostic est tout aussi accablant.

 

Suit de la part des médecins une série de recommandations pour la surveillance médicale des personnels, en particulier l’exigence de « moyens matériels et humains » pour la médecine du travail, dont la pénurie actuelle est une « forme d’entrave à leur exercice professionnel », le respect de l’indépendance des médecins du travail, qui « n’est plus assurée à La Poste ». Ils soulignent l’importance de « leur rôle d’alerte, grâce à leur expérience de terrain, leur sens clinique, leur lien privilégié avec les agents qu’ils ont à charge ».

 

Tout au contraire des revendications des médecins de La Poste, le gouvernement s’efforce d’aider le patronat à aggraver cette situation sur tous les plans, à se débarrasser de ces gêneurs de médecins du travail.

 

Depuis 2 ans, les ministres X.Bertrand puis X.Darcos ont essayé de faire passer la « réforme » voulue par le Medef selon les dispositions du « dialogue social ». L’action des collectifs de médecins du travail a réussi à ce que pas un seul syndicat, même complaisant, ne signe avec le Medef. Devant cet échec leur successeur Woerth revient à la charge avec la loi sur les retraites.  

« Moyens humains et matériels » ? Toujours moins !

Depuis trois décennies, les gouvernements successifs organisent la pénurie de praticiens en restreignant les formations. Plusieurs dispositions en ont pris prétexte pour déjà diminuer les missions des médecins du travail, les éloigner de l’entreprise et des salariés, notamment espacer les visites périodiques obligatoires.

Pour gérer la pénurie de médecins du travail, le gouvernement inscrit dans la loi et étend  les possibilités de recours à d’autres « intervenants en prévention des risques professionnels », à des infirmiers, des internes, pour certaines professions à des médecins de ville. Ils n’ont pas les mêmes compétences et n’ont pas de statut de salariés protégés.

Pour serrer encore la vis du côté des moyens financiers, le gouvernement place les services de santé au travail sous la tutelle de « contrats d’objectifs et de moyens » négociés avec l’administration et la Sécurité sociale, dans le contexte de super-austérité que l’on sait.

 

« Indépendance des médecins du travail » ? Mainmise patronale !

Le gouvernement transfère les prérogatives, qui étaient explicitement celles des médecins du travail dans le Code du travail, aux administrations des services de santé au travail (internes à une entreprise comme à La Poste, interentreprises ou d’établissement). Or la loi Woerth précise que leurs directeurs seront nécessairement désignés parmi les représentants des patrons et qu’ils auront voix prépondérante dans l’administration « paritaire ».

C’est renforcer considérablement l’emprise des patrons sur l’activité des médecins du travail.

D’autant plus que l’administration des services de santé au travail va supplanter les actuelles commissions de contrôle, composées d’une majorité de représentants des salariés, qui garantissent le statut de travailleur protégé du médecin du travail en validant ou non sa nomination, sa mutation, son licenciement.

Répétons les autres intervenants que les médecins ne sont pas du tout protégés de la pression patronale.

 

« Expérience de terrain, lien avec les salariés » mettent en avant les médecins de la Poste. Le gouvernement veut rabaisser le médecin du travail au rang d’expert au service de l’autorité patronale.

Il est à attendre que le gouvernement espace encore, par décret, la fréquence des visites périodiques et le suivi personnalisé des salariés.

La loi Woerth tend à transformer la conception même de la fonction du médecin du travail. Elle ne serait plus de prévenir, par un suivi des salariés, toute « altération de la santé du fait du travail » mais de constater à un moment soit les aptitudes soit les dégâts, notamment pour l’évaluation des conséquences de la « pénibilité ».

Un chapitre de la loi Woerth s’intitule de façon significative : « aide à l’employeur pour la gestion de la santé et de la sécurité au travail ».

 

La mobilisation nationale contre la loi Woerth, la mobilisation spécifique des médecins du travail, notamment du groupement « Sauvons la médecine du travail », ont permis de faire reculer déjà le gouvernement sur certaines de ses prétentions.

Il est nécessaire que cette bataille s’amplifie dans la durée, que le plus grand nombre de salariés, notamment de militants syndicaux prennent la mesure du danger.

A La Poste, demain risque de régner la loi du silence sur les atteintes à la santé des postiers. Faisons de la déclaration courageuse des médecins de prévention de La Poste une lutte de tous les salariés !

Et plus que jamais, battons-nous et gagnons le retrait de la Loi Woerth !

Par PCF – Section Paris 15ème

Contre la réforme des retraites, on ne lâche rien ! Manifestation samedi 6 novembre 2010 à 10 heures, place Stalingrad à Saint-Quentin (tract en bonus)

Contre la réforme des retraites, on ne lâche rien ! Manifestation samedi 6 novembre 2010 à 10 heures, place Stalingrad à Saint-Quentin.

 

http://www.dailymotion.com/video/xfhnrk

LE TRACT :

Après les journées ponctuelles de manifestation, les grèves par procuration, passer à une forme d’action supérieure !

 

Retraites : pour l’instant, il n’y a ni victoire, ni défaite. La bataille décisive n’a pas encore eu lieu. Le rapport de force est intact.

Le pouvoir et son appareil de propagande font logiquement comme si tout était fini. Répétons-le, en 2006, la lutte a mis en échec le CPE après son adoption par le Parlement. Quant à l’opposition du pays à la loi Woerth, elle reste toujours aussi massive.

Les journées successives de manifestations en ont fait la démonstration éclatante. Celle du 28 octobre l’a encore confirmé. En nombre de manifestants, la protestation a atteint des niveaux souvent inégalés depuis 1995 et 1968.

Mais au bout de 7 journées de manifestations depuis septembre, dont deux le samedi (sans appel à la grève), devant la surdité persistante du gouvernement, la question est posée de passer à une autre étape, à d’autres moyens d’action.

Des salariés de plusieurs branches, raffineries, nettoiement, SNCF, audiovisuel… ont courageusement ouvert la voie à une grève nationale illimitée. Il était bien évident pour tous dès le départ que la grève de quelques milliers de salariés, même dans des secteurs stratégiques, ne suffirait pas à gagner le retrait d’une loi qui frappe l’ensemble des travailleurs.

Il ne peut pas y avoir de grève par procuration. Nous appelons à la solidarité financière avec l’avant-garde du mouvement dans le but de préparer la suite.

L’entrée dans l’action décisive du plus grand nombre est plus que jamais à l’ordre du jour. Si la « base » a poussé, si des organisations sectorielles ont pris des initiatives, si les travailleurs ont exprimé leur attente d’une « radicalisation » du mouvement, la responsabilité demeure dans les mains des directions syndicales nationales, notamment de celle de la CGT, pivot du mouvement.

On voit à cette étape combien la recherche de l’unité des organisations ne doit pas être un obstacle à la construction du rassemblement décisif pour gagner.

L’existence de divergences profondes n’est un secret pour personne. Pour ne citer que ces exemples : La CGC est favorable au report de l’âge de départ à 62 ans. La direction de la CFDT a fait passer en force à son congrès de juin l’acceptation de l’allongement de la durée de cotisation.

En parallèle, du côté des organisations politiques, le PS partage l’essentiel de l’analyse du gouvernement de droite. Ses députés européens, comme les « écologistes » (Mme Joly et M. Cohn-Bendit), viennent d’approuver avec la droite le 20 octobre dernier un rapport préconisant le développement de la retraite par capitalisation et la restriction des systèmes de retraite publics à un niveau minimal. Favorable à l’allongement de la durée de cotisation, à l’extension du travail après 60 ans, Mme Aubry ne se distingue du gouvernement que par son souhait du maintien du droit au départ à 60 ans pour les quelques uns qui le pourraient encore décemment.

Les socialistes se déclarent prêts à poursuivre eux-mêmes dans cet esprit la « réforme » à la date de 2013 programmée par le pouvoir actuel.

On est vraiment très loin de la colère et des revendications portés par le mouvement.

Son ampleur est telle qu’aucune des organisations précitées n’a voulu s’en couper. Mais le rassemblement n’a aucune raison de se faire sur les positions de ce courant « réformiste », tiède et mou, refusant d’affronter les intérêts du Medef.

M. Chérèque vient de saisir la perche tendue par Mme Parisot, en l’occurrence la proposition de « négociations » bidon  sur l’emploi des jeunes et des « séniors ». Les dirigeants du PS attendent prudemment que le mouvement se passe.

Considérant le rapport de force, nous pensons que l’heure n’est pas à attendre mais à gagner. L’objectif immédiat, le plus rassembleur, c’est l’exigence du retrait de la loi Woerth. Net et concret, ce mot d’ordre s’impose à toutes les organisations qui soutiennent le mouvement.

Aucune « réforme » améliorant le système solidaire par répartition, aucune « négociation réelle ou véritable » ne peut s’imaginer sans la mise en échec de la loi Woerth. C’est le préalable, plus que jamais à cette phase.

Un fait marquant des dernières semaines réside dans la convergence des luttes autour de la bataille des retraites. La défense du système solidaire par répartition regroupe les bataille pour l’emploi, les salaires, la formation. La convergence, également du côté des jeunes, s’est faite naturellement. C’est un atout considérable pour gagner.

Une victoire sur les retraites changerait la donne et rejaillirait sur l’ensemble des luttes.

Ce formidable potentiel de rassemblement ne doit pas être réduit à  « l’antisarkozysme » qui détourne le mouvement vers les objectifs institutionnels de 2012. L’antisarkozisme ne peut tenir lieu de contenu à l’ensemble des luttes. Les revendications des travailleurs ne peuvent se réduire à quelques grands axes généraux pour une alternance politique. Nous avons notre propre expérience. Les Grecs ou les Espagnols savent aussi que l’alternance à « gauche » peut mener à la même politique.

Salariés, jeunes, retraités, nous ne pouvons pas nous permettre de patienter gentiment jusqu’en 2012. Le pouvoir ne manquera pas d’utiliser une victoire sur les retraites pour aggraver brusquement encore sa politique. La nouvelle hausse, scandaleuse, des tarifs de  l’électricité, en est un premier signe.

Le rapport de force existe toujours pour le mettre en échec. Les luttes convergent toujours vers la défense des retraites, le retrait de la loi Woerth. Dans nos entreprises, nos quartiers, maintenons haut la mobilisation! Allons-y!

Communistes, nous soutenons et soutiendrons toute forme d’action allant dans cet objectif, non pas des actions isolées dans leur « radicalité », non pas une dilution du mouvement dans de vagues mots d’ordre pour 2012, mais une nouvelle phase de l’élargissement et de l’approfondissement dans luttes.

Nous mettons notre organisation et nos propositions au service de cet objectif. Et nous posons aussi franchement la question du renforcement de notre parti, le PCF. ADHEREZ!

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