Archive | 20 novembre 2010

Mélenchon, présidentielles, PCF :Pourquoi a-t-on imposé aux communistes Jean-Luc Mélenchon et des « primaires » du Front de gauche pour 2012 ?

untitled3.bmpMélenchon est égal à lui-même et aucun ne peut en être surpris. Ce politicien social-démocrate, formé par le trotskysme lambertiste de l’OCI (comme Jospin), se délecte de jouer le bateleur, maintenant avec une plus grande exposition. Tour à tour, selon le media qui l’interroge, il met en avant son « populisme » ou des prises de position radicalement de gauche.

Mais derrière le brouillage, deux positionnements fondamentaux demeurent.

En 2005, comme Fabius, il s’est posé en leader du « non de gauche » à la constitution européenne, seulement à ce projet là. Car en 1992, chantre zélé de Maastricht, qu’il qualifiait au Sénat de « bon compromis de gauche », Mélenchon révélait son adhésion profonde à l’UE du capital.

Depuis 2008, il a la dent dure pour ses camarades de sa maison-mère le PS qu’il a quittée et qui l’a nourri grassement. Mais il s’applique à tout ramener aux échéances institutionnelles de 2012 (la « révolution par les urnes ! ») et à la gauche unie, forcément avec ses anciens amis.

 

On comprend que les media valorisent autant le personnage depuis quelques mois. Lui et son groupe de transfuges sont la meilleure voiture balais à « gauche » que le PS et les forces de l’alternance peuvent imaginer. Ce sont aussi de bons instruments pour étouffer toute remontée de la grande organisation politique, historiquement au service du monde du travail, le PCF.

 

Mais pourquoi la direction du PCF a-t-elle choisi de rendre possible cette opération en le propulsant avec le « Front de gauche » ?

Mélenchon n’a pas caché son jeu. Il veut faire une OPA sur le PCF. Son projet est de constituer un parti de gauche, façon Linke, ou, à défaut, une coalition de gauche qui effacerait progressivement le PCF. Admirateur inconditionnel de Mitterrand, celui qui annonçait qu’il prendrait trois millions de voix aux communistes, Mélenchon est maintenant prêt à dire une messe en mémoire de Georges Marchais. Pour faire peuple, il donne dans la grossièreté, ce qui montre combien, à l’opposé de Georges, il méprise profondément les travailleurs.

En contribuant à faire perdre au PCF la moitié de ses conseillers régionaux en 2009, il a bien commencé avec le « Front de gauche ».

 

La direction du PCF semble en redemander. La direction, pas les communistes.

Rappelons que la constitution du « Front de gauche » s’est faite en conciliabule avec Mélenchon, sans contenu ni projet, en novembre 2008, parallèlement au 34ème congrès du Parti. La plupart des congrès départementaux était déjà passée. La proposition de résolution parlait de « constructions unitaires avec des cadres, des fronts, des alliances adaptés aux contenus portés et aux échéances affrontées », pas de « Front de gauche ».

Le « congrès » extraordinaire de juin 2010, anti-statutaire, en évitant de soumettre un texte à l’amendement des communistes, a confirmé ce choix et a décidé d’aller plus loin encore en adoptant le principe de candidatures communes aux élections de 2012.

 

Voilà maintenant les communistes enfermés dans une sorte de primaire pour les présidentielles, aussi lamentable que dans les autres partis, dans une resucée de l’épisode des Collectifs antilibéraux, alors que s’exprime si fortement dans les luttes le besoin du PCF.

 

Au « congrès » de juin, André Chassaigne était le plus opposé à une candidature présentée par le PCF et même ce que l’on fixe une date pour la désignation par les communistes d’un « candidat du PCF à la candidature ».

A la fête de l’Huma, il se porte candidat lui-même. Il le fait en son nom propre sans que le CN du PCF donne son avis. Mais il est invité à parler en vedette au meeting de Japy le 8 novembre et est poussé par les premiers dirigeants. Qu’est-ce que ça veut dire ?

 

Mélenchon ou Chassaigne, Chassaigne ou Mélenchon, un « ticket » avec les deux dans le cadre d’un accord combinant présidentielle et législatives ?

 

Dans tous les cas, c’est le « Front de gauche » à la place du PCF.

Dans tous les cas, c’est l’alignement sur la gauche social-démocrate préparant une nouvelle gauche plurielle. Chassaigne est connu (et le revendique, comme à Japy) pour être un partisan de l’alliance de toute la « gauche » derrière le PS. Depuis 30 ans, on a pu mesurer à quoi conduisait la stratégie prétendant « tirer le PS à gauche ». 

Dans tous les cas, c’est prendre les choses à l’envers et concentrer l’attention des communistes non sur les luttes, non sur les propositions communistes mais sur l’échéance institutionnelle. Le programme « partagé », partagé avec la mouvance de la « gauche non communiste », habille la chose.

 

Le « Front de gauche », c’est bien l’alignement derrière le PS, l’effacement des positions communistes, la dilution du PCF avant sa transmutation. Les refondateurs, qui la souhaitent depuis longtemps, ne s’y trompent pas en se préparant à le rejoindre. Mélenchon est l’instrument efficace, même s’il demande beaucoup en échange, de cette opération qui se situe dans la droite ligne de la « mutation » et de la « métamorphose » du Parti voulues par les directions depuis au moins le Congrès de Martigues.

 

Nombreux sont les communistes qui sentent le danger et voient les pièges, notamment pour les présidentielles.

 

Au « congrès » extraordinaire, le texte alternatif « Face au capital, le peuple a besoin du PCF » a posé la nécessité, dans les conditions précises, d’une candidature présentée par le PCF sur des positions communistes, élaborées par les communistes.

Aujourd’hui, continuons à prendre les choses dans l’ordre et à rester sur le fond. Il ne s’agit de rentrer dans le jeu et de dénicher un moindre mal, un sauveur qui se présenterait, en dehors du Parti, sur quelques affirmations identitaires doublées de positions ambiguës.

Il s’agit de porter les positions communistes qu’appellent les luttes, de continuer à faire vivre et renforcer les organisations du PCF sur ces bases, de faire monter le plus largement l’exigence de la candidature y correspondant pour ces moments du combat que sont les élections.

 

Et, dans la période, ce peut difficilement en être d’autres qu’une candidature PCF.

 

 

Présidentielles – Mélenchon – PCF: analyse du texte alternatif de congrès

Nous reproduisons ci-dessous l’analyse portée par le texte alternatif pour le « congrès » extraordinaire de juin 2010, « Face au capital, plus que jamais notre peuple a besoin du PCF » sur la question des élections. L’opération Mélenchon, les choix de la direction du PCF renforcent son actualité.

un point d’appui irremplaçable pour les luttes : le vote communiste 

Des élections cantonales auront lieu dans la moitié du pays en mars 2011. Après notre congrès de juin 2011, des élections sénatoriales se tiendront en septembre, puis les présidentielles et législatives en avril et juin 2012.

Pour les communistes, les luttes sociales ne s’opposent pas au moment électoral, les élections étant une étape dans le combat politique. Le développement des luttes doit pouvoir trouver un débouché politique, c’est tout le sens et la spécificité du vote communiste. Le mouvement populaire et toutes celles et ceux qui luttent aujourd’hui seraient plus forts avec un PCF plus influent, avec davantage d’élus communistes. Ils sont un point d’appui incontournable pour le développement des luttes et leur convergence.

Ne pas semer d’illusions pour 2012 !

L’établissement du quinquennat en 2000 a renforcé la polarisation de la vie politique autour de l’élection présidentielle. Le premier objectif recherché par les partis de l’alternance était de laisser des périodes de 5 ans aux gouvernements sans sanction populaire possible par les urnes. Le second était de réduire la vie politique à une élection bipolarisée et biaisée par le choix d’un individu.

Adversaire depuis l’origine de l’élection du Président de la République au suffrage universel, le PCF doit continuer à dénoncer avec force ce système dans le cadre de ses propositions de réformes des institutions.

La personnification du pouvoir et de sa politique est mise en scène à outrance derrière la figure de Nicolas Sarkozy. Ses méthodes personnelles y contribuent.

Mais nous devons nous opposer à ce que l’aspiration au changement de politique se réduise à l’objectif de battre Sarkozy en 2012et même à celui de battre la droite. C’est nécessaire mais loin d’être suffisant.

Ne renvoyons pas tout au rendez-vous électoral de 2012 ! L’alternative politique part des luttes de 2010 et de 2011.

Ne cultivons pas d’illusion sur la « nouvelle ère politique, sociale et démocratique » qui pourrait s’ouvrir en 2012 ! Elle est inimaginable à partir de l’unité derrière le PS des formations de gauche et des Verts.

L’idée prétendant peser pour « tirer à gauche » la social-démocratie en allant avec elle a montré qu’elle aboutissait au contraire à notre alignement sur elle comme caution de gauche et à notre décrédibilisation. Nous nous souvenons de la période 1997-2002 et de l’état dans lequel en est ressorti le Parti.

Aussi préparer un « projet de gouvernement » pour l’après 2012 avec le « Front de gauche », c’est aller dans la même impasse. Bien sûr, le PCF a besoin d’un programme qui mette en cohérence ses axes de lutte, ses propositions et son projet révolutionnaire.

Mais nous avons tiré les enseignements du programme commun de gouvernement, combien il avait favorisé le PS et détourné les travailleurs du premier lieu de la bataille politique, les luttes.

De surcroît, il ne s’agit plus d’ici 2012 avec le projet du Front de gauche, de jouer un rôle majeur dans un futur gouvernement, comme on l’imaginait dans les années 70, mais celui d’une force d’appoint. Cette démarche reproduit donc l’expérience en pire en canalisant électoralement à gauche vers le PS et en faisant le jeu au sein du Front des éléments non communistes, Mélenchon en tête.

Annoncer dès maintenant une candidature présentée par le PCF

C’est dans l’ensemble de ce contexte, à côté de notre action prioritaire dans les luttes, que nous devons envisager la candidature que nous soutiendrons aux présidentielles. Même malgré nous, la question est déjà posée, omniprésente. Nous n’y échapperons pas, d’autant moins que la démarche du « Front de gauche » a déjà placé Mélenchon dans l’orbite de 2012 et qu’il ne manquera pas un instant de nous le rappeler.

En premier lieu, notre réflexion n’a de sens qu’en relation avec nos axes de luttes que l’élection doit prolonger et avec la perspective politique que nous portons.

Cela implique déjà d’écarter toute hypothèse de candidature unique de la gauche, derrière la social-démocratie.

Les méfaits du système présidentiel s’étendent à toute la vie politique. A la « gauche de la gauche », nous avons déjà vécu avant 2007 la concurrence lamentable que se sont livrée plusieurs « personnalités ». Pour 2012, Mélenchon n’est pas le seul prétendant sur les rangs.

Cette logique de « concours de miss » rabaisse le combat politique à des combines politiciennes et laisse en définitive la décision aux sondages et à la complaisance des media.

Après l’échec interminable et paralysant des « Collectifs antilibéraux », la candidature tardive, presque à contre cœur de Marie-George Buffet, candidate de la « gauche populaire antilibérale », alors en congé de direction du PCF, en 2007, a abouti au désastre que l’on sait.

On l’a vu aussi plus haut, la question de l’affirmation du PCF, en tant que tel, est également une question majeure, contre le processus d’effacement. Nous refusons que des élections servent de moyen pour forcer un processus de recomposition politique effaçant et affaiblissant le PCF et son expression.

Pour toutes ces raisons, dans cette situation précise, notre parti doit annoncer la présence d’une candidature du PCF, de rassemblement, aux présidentielles de 2012, dont il choisira le nom au congrès ordinaire de juin 2011.

Pour les mêmes raisons, pour les élections cantonales et législatives, dans le respect des prérogatives statutaires des organisations du Parti, nous nous prononçons pour des candidatures de rassemblement, communistes ou apparentées, présentées par le PCF.

L’existence d’un groupe communiste à l’Assemblée nationale est un enjeu primordial. Le nouveau règlement a ramené à 15 le nombre d’élus nécessaire pour constituer un groupe. Il n’y a plus aucun prétexte possible pour que le groupe où siègent actuellement les députés communistes ignore toute référence communiste et fasse la part belle aux Verts.

 

 

Sonia Varenne… Une pensée de tous les camarades

img004.jpgIl y a 19 ans tu nous quittais

Liste des manifestations en France du 23 novembre (pas enore compléte) lieux et horaires

  La bataille des retraites n’est pas finie alors que commence juste l’attaque sur les complémentaires. De nouvelles batailles se préparent pour la défense de l’emploi, de l’industrie, de l’hôpital. La disponibilité de notre peuple est réelle à entendre un langage révolutionnaire conséquent, basé sur les réalités de la lutte  

Aisne

 17H  rue de la Sellerie St-Quentin,  

Ain

Bourg en Bresse : rendez-vous à17h00, Champs de Foire.

Allier

Montluçon : rendez-vous à17h30, Place Piquand.

Vichy : rendez-vous à17h30, Place de la Poste.

Hautes-Alpes

Gap : rendez-vous à10h30h Place de la République.

Briançon : rendez-vous à11h30, Place de l’Europe.

Ardèche

Privas : rendez-vous à11h00, Préfecture.

Annonay : rendez-vous à14h00, Usine Faya.

Aubenas : rendez-vous à14h00, RP Ponson-Moulon.

Ardennes

Charleville-Mézières : rendez-vous à 10h, place Ducale.

Aube

Troyes : rendez-vous à16h00, Hôtel de Ville.

Bar-sur-Aube 16h00, Place Aubertin.

Romilly-sur-Seine : rendez-vous à16h30, Espace François Mitterrand.

Aude

Carcassonne : rendez-vous à10h30, Préfecture.

Narbonne : rendez-vous à14h30, Médiathèque.

Aveyron

Rodez : rendez-vous à 17h30, à la préfecture.

Decazeville : rendez-vous à 17h30, devant la Sécurité sociale.

Millau : rendez-vous à 17h30, devant la sous-préfecture.

Villefranche : rendez-vous à 17h30, devant la sous-préfecture.

Bouches-du-Rhône

Marseille : rendez-vous à11h00, devant le MEDEF, Place Général de Gaulle.

Calvados

Caen : rendez-vous à10h, place St Pierre.

Cantal

Aurillac : rendez-vous à11h30, Préfecture et 18h00 Halle de Lescudilliers.

Charente-Maritime

Saint Florent : rendez-vous à10h30, Place de la République.

Cher

Bourges : rendez-vous à10h30, Place Séraucourt.

Vierzon : rendez-vous à10h30, Forum République.

Saint Amand : rendez-vous à10h30, Place Jean Girault.

La Guerche : rendez-vous à11h00, Place Général de Gaulle.

Côte d’Or

Dijon : rendez-vous à12h, devant le MEDEF.

Creuse

Gueret : rendez-vous à17h30, Préfecture.

Dordogne

Périgueux: rendez-vous à16h30, Palais de Justice.

Bergerac : rendez-vous à16h30, Palais de Justice.

Sarlat : rendez-vous à16h30, Place de la Grande Rigaudie.

Doubs

Montbéliard : rendez-vous à18h, devant la sous-préfecture; retraite aux flambeaux.

Eure-et-Loir

Chartres : rendez-vous à 17h30, à la préfecture.

Haute Garonne

Toulouse : rendez-vous à 10h, à St-Cyprien.

Gard

Nîmes : rendez-vous à15h00, Jean Jaurès.

Gironde

Bordeaux : rendez-vous à11h30, Place de la République.

Ille et Villaine

Rennes : rendez-vous à 11h30, devant la mairie.

Redon : rendez-vous à 17h, devant la sous-préfecture.

Isère

Grenoble : rendez-vous à9h00, devant la Sous Préfecture, au MEDEF et devant la Permanence parlementaire; rendez-vous à10h00, Europole.

Vienne : rendez-vous à14h30, Sous-Préfecture.

Jura

Lons-le Saulnier : rendez-vous à17h00, Cours Sully.

Dôle : rendez-vous à17h00, Mairie.

Loire-et-Cher

Blois : rendez-vous à17h00, Préfecture. Rassemblements « Barbecue » de 12h00 à 14h00. 16h devant le MEDEF.

Vendôme : rendez-vous à la Permanence du député.

Romorantin : rendez-vous à la Permanence du député.

Loire

Nantes : rendez-vous à11h, Commerce.

Saint Nazaire : rendez-vous à10h, Gare.

Châteaubriant : rendez-vous à17h, Théâtre de verre.

Ancenis : rendez-vous à17h, Arcades.

Loiret

Orléans : rendez-vous à11h00, MEDEF.

Montargis : rendez-vous à11h00, Place du Pâtis.

Gien : rendez-vous à11h00, Mairie.

Lot

Cahors : rendez-vous place Mitterrand, à 12h, manifestation à 14h.

Lozère

Mende : rendez-vous à17h30, Salle Urbain V.

Maine-et-Loire

Angers : rendez-vous à 14h30, devant le siège de l’UMP (rue Rabelais).

Saumur : rendez-vous à 18h, avenue du général de Gaulle.

Meurthe-et-Moselle

Nancy : rendez-vous à17h00, Place Maginot.

Morbihan

Ploermel : rendez-vous à17h00, CCI.

Lanester : rendez-vous à7h00, Hôpital.

Moselle

Metz : rendez-vous à17h30, Place Mazelle.

Nièvre

Nevers : rendez-vous à17h00, Préfecture.

Cosne : rendez-vous à17h00, Sous-Préfecture.

Nord

Lille : rendez-vous à 11h, place de la République.

Oise

Beauvais : rendez-vous à 14h30, Jeu de Paume.

Orne

Alençon : rendez-vous à12h00, Pôle Emploi.

Hautes Pyrénées

Tarbes : rendez-vous à17h30, Mairie.

Pyrénées-Atlantiques

Pau : rendez-vous à11h00, Place Clémenceau.

Bayonne : rendez-vous à11h00, Mairie.

Hendaye : rendez-vous à11h00, Mairie.

Orthez : rendez-vous à18h00, Place d’Armes.

Oloron : rendez-vous à11h00, Sous-Préfecture.

Pyrénées-Orientales

Perpignan : 12h00, Place de la Victoire.

Rhône

Lyon : rendez-vous à11h30, Saxe-Gambetta.

Villefranche : rendez-vous à17h00, Place des Arts.

Sarthe

Le Mans : rendez-vous à9h30, Palais des Congrès.

Albertville : rendez-vous à11h30, Hôtel de Ville.

Savoie

Chambéry : rendez-vous à11h30, Place Caffe.

St Jean de Maurienne : rendez-vous à11h30, Champs de Foire.

Haute-Savoie

Annecy : rendez-vous à11h30, devant le MEDEF, rue Royale.

Seine Maritime

Rouen : rendez-vous à11h00, Théâtre des Arts.

Dieppe : rendez-vous à10h30, CCI.

Paris

Rassemblement à l’appel des organisations CGT, FSU, Solidaires, CFDT, UNSA, à la Bourse des valeurs entre 12h et 14h, avec conférence de presse et témoignages de luttes.

La CGT, FSU et Solidaires proposent que le rassemblement se prolonge par une manifestation.

Tarn-et-Garonne

Montauban : rendez-vous à 14h30, esplanade des Fontaines.

Var

Toulon : rendez-vous à12h00, Place de la Liberté.

Vaucluse

Avignon : rendez-vous à10h30, Gare centrale.

Vienne

Poitiers : rendez-vous à16h30, Salle de la Madeleine.

Haute-Vienne

Limoges : rendez-vous à17h30, Place de la République.

Vosges

Épinal : rendez-vous à16h30, Préfecture.

Yonne

Auxerre : rendez-vous à18h00, Meeting.

Territoire de Belfort

Belfort : rendez-vous à10h00, Maison du Peuple.

Faire vivre et renforcer le PCF, invitation rencontre nationale à Malakoff

pcffaucillemarteau.gifPARTI COMMUNISTE FRANCAIS

Le 8 novembre 2010 

INVITATION Rencontre nationale de communistes pour faire vivre et renforcer le PCF, Paris

Samedi 27 novembre 2010, 9h00 – 18h00

Maison des associations, 28 rue Victor Hugo, MALAKOFF

(métro Malakoff-Plateau de Vanves ou tramway T3, arrêt Didot).

Petite restauration sur place. Possibilité d’hébergement la veille – s’inscrire au 01 48 28 60 05 ou au 06 10 85 25 10)

Chers camarades,

Responsables de section, de fédération, nous nous sommes tous pleinement investis dans les luttes de ces dernières semaines.

Nous constatons une forte attente vis-à-vis de notre parti, souvent même une recherche explicite du PCF, parmi les travailleurs qui font le choix de la lutte des classes.

Le besoin d’un parti de classe et de masse apparaît évident. La nécessité s’affirme de retrouver, pour notre peuple, dans les batailles présentes et à venir, un parti révolutionnaire, porteur de ruptures avec le capitalisme, qui affirme clairement son choix d’une société socialiste dans les conditions de notre temps.

Une fois de plus, nationalement, notre parti n’assume pas sa fonction historique. Il reste plusieurs pas derrière le mouvement. La stratégie d’effacement du PCF, de son expression propre, de ses analyses marxistes, persiste et pèse lourdement avec le « Front de gauche ».

Loin de rassembler sur une base de lutte des classes, cette stratégie étouffe le PCF dans des accords de groupuscules et le place à la remorque de Mélenchon dans des batailles de personnes. Le programme « partagé », partagé avec la même mouvance, va servir à accompagner  une démarche rivée vers l’échéance institutionnelle de 2012 et la constitution d’une nouvelle gauche « plurielle ».

Les camarades se retrouvent aujourd’hui entre, d’un côté, une perspective plombée nationalement, des situations de crise de plus en plus fréquentes, et de l’autre côté, une sollicitation croissante de ceux qui luttent, notamment des jeunes.

De façon de plus en plus coordonnée depuis plusieurs années, nous combattons la stratégie qui mène à la disparition du parti et de ce qu’il représente et nous lui opposons une démarche : « faire vivre et renforcer le PCF », revitaliser ses organisations sur une base de lutte. Sans remonter plus avant, à l’automne 2007, l’appel « Pas d’avenir sans PCF » a fortement contribué à mettre en échec la remise en cause explicite de l’existence même du Parti par les dirigeants. En 2009, après le 34ème congrès, l’appel de Malakoff a permis une plus large diffusion de notre démarche.

Elle est efficace parce qu’elle refuse la logique de tendance, d’union de « groupes » constitués à l’intérieur ou à l’extérieur du Parti, de regroupement derrière des personnalités. La question pour nous n’est pas de représenter une « identité communiste » proclamée, encore moins dans le Front de gauche, mais de créer les conditions pour que les communistes, les travailleurs, les jeunes qui en ont besoin, se réapproprient leur parti.

Depuis le début de 2010, nous sommes fixés de passer à un autre niveau et y sommes parvenus :

- L’échange de matériel militant, d’expériences, d’information a beaucoup progressé entre nos organisations, un peu avec des camarades plus isolés.

- Nos sites internet partagés (vivelepcf, solidarité-internationale-pcf) sont mieux alimentés et davantage fréquentés.

- Une initiative de formation a été organisée avec succès en août.

- A la Fête de l’Huma, nous nous sommes entraidés de façon que les six stands tenus par nos organisations, entièrement militants, portent une expression politique communiste dans une fête dédiée au Front de gauche. Plus de 10.000 4 pages ont été diffusés. Quatre débats ont été organisés sur la situation du PCF, sur l’engagement de la jeunesse, sur la bataille des retraites et sur le mouvement communiste international avec nos camarades grecs du KKE. 

- Nous avons franchi un pas très important avec la sortie du n°1 et du n°2 de la revue « Cahiers communistes », qui répond à un vrai besoin, comme en témoignent les 130 lettres de soutien.

- La préparation du 35ème « congrès » extraordinaire de juin 2010 a représenté un travail considérable. Il a été fructueux. Nous avons pu présenter le texte alternatif, « Face au capital, aujourd’hui plus que jamais notre peuple a besoin du PCF ! », soutenu par plus de 700 communistes de près de 61 fédérations. Il a permis de mettre en évidence le caractère de coup de force anti-statutaire de ce congrès. Il a constitué un point d’appui, une véritable base de débat, là où il a été discuté, jusqu’à être adopté par trois conférences départementales. Il affirme et actualise notre démarche dans sa cohérence avant les prochaines échéances.

Aujourd’hui, nous pensons que nous avons la nécessité de nous rencontrer nationalement à nouveau.

Nous pouvons et devons élargir encore bien plus notre démarche et nous en donner les moyens, tout en continuant à faire vivre nos propres organisations dans le contexte de luttes intenses. C’est toujours le plus important. La situation, nous en sommes conscients, est très différentes suivant l’état des organisations locales. La diffusion du journal, l’extension et l’intensification des contacts sont nécessaires.

Plusieurs échéances précises se présentent aussi dans le Parti.

Le 8 janvier 2011 aura lieu la réunion nationale des animateurs de section. Elle est censée discuter, entre autres, de la préparation des élections présidentielles. Dès à présent, avec le principe imposé au « congrès » de 2010 de candidatures communes au Front de gauche pour les présidentielles et législatives de 2012, ce débat risque de détourner la vraie question, celle de porter d’ici là et à ces élections des positions clairement communistes, des axes de rupture.

En juin aura lieu, encore, le 36ème congrès. La direction y a mis déjà à l’ordre du jour les « transformations » du parti, de nouveaux statuts, dans le droit fil de la « métamorphose » prévue en 2008. Comment utilisons-nous notre texte du 35ème congrès pour en faire la base de préparation et de rassemblement la plus large sur notre démarche ?

C’est sur cet ordre du jour que nous t’invitons à une rencontre militante le samedi 27 novembre 2010 à Paris.

Nous proposons de tenir des réunions de travail le samedi matin avec les camarades responsables. Un CN a lieu le 26 novembre.

Nous proposons d’organiser le samedi après-midi une initiative plus large plaçant notre démarche dans l’héritage du Congrès de Tours dont nous fêterons le 90ème anniversaire dans un sens actuel et combatif.

Le parti ouvrier, né en 1920, en rupture avec la pratique de collaboration de classe, les dérives des élus, sur une base intrinsèquement internationaliste et anticolonialiste, faisant une priorité de l’ancrage sur les lieux de la lutte des classes : ce parti d’un type nouveau est plus neuf et nécessaire que jamais !

Fraternellement,

Stéphane AURIOL, secrétaire du Collectif-PCF-RATP-Bus, Corinne BECOURT, section de Saint-Quentin, membre du CN, Frédéric BERNABE, secrétaire de la Fédération de la Haute-Saône, membre du CN, Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section de Paris 15ème, membre du CN, Claude FAINZANG, section Paris 19ème, membre du CN, Eric JALADE, secrétaire de la fédération du Tarn, membre du CN, Dominique NEGRI, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, membre du CN ; Russel YATES, secrétaire de la section de Meaux

Message de félicitation au Parti communiste grec (KKE)

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Chers camarades,

 

Prenant connaissance des résultats des élections locales en Grèce, nous voulons particulièrement saluer l’action de votre Parti dans votre pays comme au plan international.

 

Le monde du travail, l’ensemble du peuple grec sont la proie d’une offensive du capital sans précédent depuis des décennies dans un pays de l’Europe dite occidentale.

Au nom de la dette publique, fabriquée par les gouvernants successifs au service des banques et des groupes capitalistes, les acquis sociaux et démocratiques sont violemment mis à mal, l’exploitation accrue, le développement économique lourdement compromis.

L’euro est un instrument de cette entreprise de démolition.

La Grèce s’est transformée en laboratoire des politiques de casse sociale en Europe.

 

Les élections locales des 7 et 14 novembre viennent de montrer le niveau de discrédit des partis de gouvernement, la droite libérale et la social-démocratie qui alternent au pouvoir pour mener cette politique pour le compte des possédants. Dans un contexte d’abstention et de vote nul record, jusqu’à 70% à Athènes au second tour, ils n’obtiennent, ensemble, que le soutien d’un électeur sur trois.

 

Une seule formation politique obtient un résultat faisant écho aux immenses mobilisations populaires. C’est le KKE qui passe de 7,5% à 11% des suffrages exprimés de 2009 à 2010, seule formation à gagner des voix.

 

Nous savons quelle est l’action du KKE dans les luttes, à l’opposé de toute ligne électoraliste et opportuniste, fût-elle présentée de « gauche ».

Le KKE, ses militants animent inlassablement les batailles contre les projets antisociaux, en même temps qu’ils démontent la logique du capitalisme.

 

Nous observons avec le plus grand intérêt les avancées enregistrées par vos camarades dans les organisations de masse, syndicales parmi les salariés avec le PAME, parmi les agriculteurs, parmi les travailleurs dits « indépendants ».

Nous savons, camarades, comment vous savez rejeter toutes les illusions vendues aux peuples par les impérialismes nationaux, européens, extra-européens.

 

Nous apprécions aussi au plus haut point la priorité que vous consentez à la reconstitution d’une coordination internationale des partis communistes, se nourrissant, sur la base du marxisme et du léninisme, des luttes de chacun. Pour nous aussi, les luttes nationales et internationalistes sont inséparables.

La participation de plusieurs membres éminents de votre parti à des initiatives en France récemment nous ont aidés et nous voulons vous en remercier aussi.

 

Dans ces conditions, votre résultat électoral s’avère hautement encourageant pour nous aussi, communistes français, confrontés en France au carcan de l’alternance à gauche, au blocage du Parti de la gauche européenne, aux hésitations théoriques de notre propre parti.

 

Vous pouvez comptez sur nous pour valoriser les expériences communistes grecques.

Le renforcement des organisations communistes en France, en Grèce comme ailleurs est la condition pour les classes ouvrières de nos pays, les peuples de trouver une perspective politique émancipatrice, révolutionnaire.

 

Vive le Parti communiste grec (KKE) !

 

Corinne BECOURT, Frédéric BERNABE, Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, Eric JALADE, Dominique NEGRI, membres du Conseil national du PCF

Oui à la paix, non à l’OTAN: appel de 62 partis communistes et ouvriers à l’occasion du sommet de Lisbonne

Appel en vue du sommet de l’OTAN à Lisbonne en novembre et signé par 62 partis communistes et ouvriers: « Pour la paix! Non à l’OTAN »

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net
Les 13 partis participants à la réunion du groupe de travail des Rencontres internationales des partis communistes et ouvriers sont les premiers signataires de la Résolution proposée par le PCP sous le titre « Pour la paix! Non à l’OTAN! ». Le document, adopté par la réunion du groupe de travail, est désormais proposé à la signature de tous les partis qui participent au processus des rencontres internationales des partis communistes et ouvriers avec l’objectif de se transformer en un appel mondial large et représentatif de lutte pour la paix, contre le militarisme et l’OTAN.

Pour la paix! Non à l’OTAN!

 

« Dans un contexte marqué par l’approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, par l’approfondissement de l’exploitation des travailleurs et des peuples, par les rivalités inter-impérialistes et par des processus complexes de réagencement des forces à l’échelle internationale, l’impérialisme se lance dans de nouvelles dérives anti-démocratiques et des interventions militaristes et avance avec des solutions de force pour tenter de se perpétuer et de défendre ses intérêts de classe. »

 

« L’offensive militarisée menée par les puissances impérialistes et par l’OTAN a un caractère global et multiforme.

 

« La guerre impérialiste s’intensifie à l’échelle mondiale sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Les blocs impérialistes, comme l’OTAN, se renforcent. La militarisation de l’Union Européenne s’accélère avec l’adoption frauduleuse du Traité de Lisbonne dans lequel est inscrit la conception de l’Union comme pilier européen de l’OTAN. La course aux armements se poursuit ainsi que l’investissement dans de nouvelles armes encore plus meurtrières. Les dépenses militaires atteignent des chiffres record, notamment aux Etats-Unis et dans l’Union Européenne. L’élargissement des zones d’influence et des alliances militaro-stratégiques impérialistes progresse, notamment à travers ce qu’on appelle ‘les partenariats pour la paix’, en Asie, dans les territoires d’ex-URSS, tout comme en Afrique.

 

Le maillage mondial des bases militaires des Etats-Unis et des pays de l’OTAN se densifie et leurs forces militaires se déploient de l’Amérique Latine à l’Afrique; du Moyen-Orient, de l’Océan Indien et de l’Asie Centrale à l’Europe de l’Est, au Caucase et à la Mer Noire.

 

« Les occupations de l’Afghanistan et de l’Irak se poursuivent et on se lance dans des agressions militaires contre plusieurs pays. Les conspirations et les manœuvres d’ingérence se succèdent en Amérique Latine et dans plusieurs pays du continent Africain et les provocations se multiplient, comme au Liban. La question palestinienne n’est toujours pas réglée, comme celle du Sahara Occidental, alors que les crimes impérialistes continuent à rester impunis. Les provocations s’intensifient contre la République Populaire de Chine, dont la vente d’armes à Taiwan par les Etats-Unis constitue un exemple particulièrement grave, ainsi que les menaces proférées contre des pays comme l’Iran et la Syrie.

 

« Les attaques contre la souveraineté des Etats s’intensifient, notamment à travers des modifications de frontières, dont l’indépendance auto-proclamée de la province serbe du Kosovo est un grave exemple. Le Droit International, produit du rapport de force résultant de la défaite du nazisme et du fascisme lors de la Seconde guerre mondiale, est sérieusement remis en cause et la cible d’un processus qui vise à sa destruction.

« Au nom de la ‘sécurité’ et du ‘combat contre le terrorisme’, on relance des dérives sécuritaires, on attise le nationalisme xénophobe et l’intolérance religieuse et culturelle, des crimes se commettent contre les droits de l’Homme, comme contre les droits économiques, sociaux, démocratiques et de participation et d’organisation politique et sociale; des campagnes anti-communistes se développent et on persécute les forces qui résistent à l’offensive de l’impérialisme et défendent les droits sociaux et nationaux des peuples.

« La réalité mondiale de ce début de XXIème siècle dément les campagnes de réhabilitation de l’image de l’impérialisme nord-américain déclenchées autour de l’élection de Barack Obama. La nature et les objectifs de la politique des Etats-Unis et de l’OTAN sont clairs désormais: la domination sur les ressources natures et énergétiques, le contrôle des technologies, l’expansion des marchés, la domination militaire et géo-stratégique. Autrement dit, une réponse par la force à l’affaiblissement relatif de la position des Etats-Unis au niveau international.

« La rhétorique du ‘multilatéralisme’ et du ‘dialogue’ est démasquée par la politique belliciste et interventionniste des Etats-Unis, l’Union Européenne et l’OTAN, par l’offensive impérialiste en cours et par le risque réel de nouveaux conflits militaires du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale à l’Amérique Latine. En dépit des antagonismes entre les Etats-Unis et l’Union Européenne, les deux convergent dans l’offensive contre les droits sociaux et nationaux des peuples.

« La guerre et l’agression sont l’autre visage de la mondialisation économique impérialiste et l’OTAN est une pièce maitresse de sa stratégie de domination hégémonique et de persécution des forces et des pays qui s’y opposent. L’OTAN joue un rôle central dans la militarisation des relations internationales et dans la course aux armements, en étant le principal fauteur des conflits et de la tension qui rythment l’actualité. Sous l’allusion aux ‘nouvelles menaces globales’ – doctrine qui se substitue au vieux prétexte de ‘menace communiste’ – l’OTAN impose une escalade belliciste et militariste à grande échelle – dont la guerre en Afghanistan est un élément clé.

« L’OTAN organisera, en Novembre, au Portugal, un Sommet dans lequel elle cherchera à rénover sa doctrine stratégique et qui représentera un nouveau et extrêmement dangereux saut qualitatif dans le rôle, la mission et les objectifs de l’Organisation.

« Avec sa nouvelle doctrine stratégique, l’OTAN envisage de changer sa doctrine pour y inscrire ce qu’elle fait déjà en pratique: étendre son champ d’intervention et la projection de ces forces sur l’ensemble du globe; élargir le cadre de ses missions à des questions comme l’énergie, l’environnement, les migrations et les questions de sécurité interne des Etats; se réaffirmer comme un bloc militaire nucléaire malgré la rhétorique du désarmement militaire, en prévoyant l’usage de l’arme nucléaire dans des attaques militaires; développer davantage le complexe militaro-industriel et la recherche militaire et exiger de tous leurs membres une augmentation des dépenses militaires; inclure dans ses missions des actions d’ingérence directe et d’occupation sous couvert de missions d’interposition et de maintien de la paix; aller plus loin dans l’instrumentalisation de l’ONU pour poursuivre ses objectifs et approfondir son rôle de bras armé de l’impérialisme.

« L’impérialisme paraît être tout-puissant, mais il ne l’est pas. Comme la réalité nous le montre, aux grands dangers résultant de la réponse par la force de l’impérialisme à la crise du capitalisme s’opposent à la lutte progressiste et révolutionnaire des peuples. Dans de nombreuses régions du monde, les peuples prennent entre leurs mains la défense de leurs droits et de la souveraineté et de l’indépendance de leurs pays, résistent sous les formes les plus variées et imposent des revers importants à la stratégie de domination impérialiste.

« En ce sens, et en exprimant notre profonde conviction que, par la lutte, il est possible de mettre en échec l’OTAN et ses objectifs bellicistes et militaristes, il est possible de construire un avenir de paix, de progrès et de justice sociale, où chaque peuple peut décider librement de son destin, inséparable de la lutte pour le socialisme, nous, Partis Communistes et Ouvriers signataires de cette déclaration:

● « Exigeons la fin de la course aux armements, le désarmement nucléaire en commençant par les plus grandes puissances nucléaires du Monde, comme les Etats-Unis, la destruction complète des armes chimiques et biologiques, la fin des bases militaires étrangères.

● « Lançons un appel aux travailleurs et aux peuples du monde entier, aux forces progressistes et de gauche, au mouvement ouvrier et aux autres organisations sociales qui se mobilisent et renforcent la lutte pour la paix, contre la guerre et l’OTAN. Nous réaffirmons notre soutien de toujours au mouvement pour la paix. Nous félicitons le Conseil Mondial de la Paix pour son 60ème anniversaire et pour sa campagne contre l’OTAN.

● « Déclarons notre intention de marquer les 65 ans de la victoire sur le nazisme et le fascisme comme une importante journée de lutte pour la paix et contre la distorsion monumentale de l’Histoire qui tente d’effacer le rôle central des communistes dans la libération des peuples du joug nazi et fasciste et mettre sur le même plan nazisme et communisme.

● « Réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui résistent aux occupations, agressions et ingérences de l’impérialisme et qui mènent de rudes batailles pour leur auto-détermination et leur indépendance, notamment avec les peuples du Moyen-Orient, les peuples palestiniens, libanais et syrien, et d’Asie Centrale. Nous exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes engagées en Irak et en Afghanistan et dans toutes les autres interventions impérialistes dans le monde.

● « Exigeons la dissolution de l’OTAN et soutenons le droit souverain des peuples à décider de la sortie de leurs pays de cette alliance agressive. Nous réaffirmons notre opposition frontale à la militarisation de l’Union Européenne et à sa politique militariste et impérialiste, à l’élargissement de l’OTAN et à la mise en place du nouveau ‘système anti-missile’ des Etats-Unis et de l’OTAN en Roumanie et en Bulgarie. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple de Chypre (Greco-Chypriotes et Turco-Chypriotes) et à sa lutte contre l’occupation turque et pour la réunification de leur patrie, pour une solution juste au problème chypriote.

● « Exigeons la fin des provocations et des ingérences en Amérique Latine et dans les Caraibes. Nous exprimons notre solidarité avec Cuba Socialiste et avec les peuples, les forces politiques et les gouvernements nationaux de nature démocratique, progressiste, populaire et anti-impérialiste de la région comme ceux du Vénézuela Bolivarien, de la Bolivie, de l’Équateur et du Nicaragua. Nous exigeons la libération des cinq patriotes cubains injustement prisonniers aux Etats-Unis. Nous réitérons notre soutien à la lutte du peuple hondurien pour la démocratie et contre le régime putschiste et pour son droit à décider de son avenir. Nous exigeons le retrait de la IV ème Flotte Nord-Américaine dirigée contre l’Amérique Centrale et du Sud, la fermeture des bases militaires des Etats-Unis dans la région, notamment celle de Guantanamo et les bases en Colombie. Nous dénonçons l’intervention militaire des Etats-Unis à Haïti et réclamons que les Nations Unies interviennent, dans le cadre d’une mission civile, dans ce Pays. Nous revendiquons que les actions de solidarité et de coopération avec le peuple haïtien contribuent au renforcement de l’État national indépendant et au développement économique et social du pays.

● « Exprimons notre solidarité avec les peuples d’Afrique dans leur lutte pour le droit au développement et avec le peuple du Sahara Occidental pour le droit à son auto-détermination. Nous exigeons la fin de la militarisation et de l’ingérence impérialiste sur le continent, notamment sur les côtes de Somalie, dans toutes la région de la corne de l’Afrique, en République Démocratique du Congo et au Soudan. Nous réaffirmons notre engagement à poursuivre la lutte contre le commandement militaire nord-américain sur le continent (AFRICOM)
  « Exprimons notre soutien au mouvement de la paix, au mouvement syndical de classe, de jeunesse, des femmes et à d’autres organisations qui au Portugal ont animé la Campagne pour la Paix et contre l’OTAN. Nous prenons l’engagement de faire tout ce qui est à notre pouvoir pour soutenir et mobiliser pour des actions de lutte contre l’OTAN et sa nouvelle doctrine stratégique prévues pour Novembre de cette année au Portugal.

 

Les partis signataires:

 

 

  1. Parti Communiste Portugais
  2. Parti Communiste Sud-Africain
  3. Parti du Travail de Belgique
  4. Parti Communiste du Brésil
  5. Parti Communiste de Bohême et Moravie
  6. Parti Progressiste des Travailleurs de Chypre (AKEL)
  7. Parti Communiste de Cuba
  8. Parti Communiste d’Espagne
  9. Parti Communiste de Grèce
  10. Parti Communiste d’Inde (Marxiste)
  11. Parti Communiste d’Inde
  12. Parti Communiste Libanais
  13. Parti Communiste de la Fédération Russe
  14. Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS)
  15. Parti Communiste Allemand
  16. Parti Communiste d’Argentine
  17. Parti Communiste d’Arménie
  18. Parti Communiste d’Azerbaidjan
  19. Parti Communiste d’Australie
  20. Parti Communiste du Bangladesh
  21. Parti des Travailleurs du Bangladesh
  22. Parti Communiste de Biélorussie
  23. Parti Communiste de Bolivie
  24. Parti Communiste Brésilien
  25. Parti Communiste du Canada
  26. Parti des Communistes de Catalogne
  27. Parti Communiste du Chili
  28. Parti ouvrier socialiste de Croatie
  29. Parti Communiste au Danemark
  30. Parti Communiste des Etats-Unis d’Amérique
  31. Parti Communiste de Finlande
  32. Parti Communiste Français
  33. Nouveau Parti Communiste de Grande-Bretagne
  34. Parti Communiste de Grande-Bretagne
  35. Parti Communiste Unifié de Georgie
  36. Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas
  37. Parti Communiste Ouvrier Hongrois
  38. Parti Tudeh d’Iran
  39. Parti Communiste Irakien
  40. Parti Communiste d’Irlande
  41. Parti des Travailleurs d’Irlande
  42. Parti des Communistes Italiens
  43. Parti de la Refondation Communiste (Italie)
  44. Parti Communiste du Kazakhstan
  45. Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie
  46. Parti Communiste du Luxembourg
  47. Parti Communiste de Macédoine
  48. Parti Communiste de Malte
  49. Parti des Communistes, Mexique
  50. Parti Populaire Socialiste, Mexique
  51. Parti Communiste de Norvège
  52. Parti Communiste du Pakistan
  53. Parti Communiste Péruvien
  54. Parti Communiste des Philippines PKP-1930
  55. Parti Socialiste Participatif Roumain
  56. Parti Communiste de Suède
  57. Parti Communiste des Peuples d’Espagne
  58. Parti Communiste de Suède
  59. Parti Communiste de Turquie
  60. Parti Communiste d’Ukraine
  61. Union des Partis Communistes – PCUS
  62. Parti Communiste du Vénézuela

Signent également les partis suivants:

Union du Peuple Galicien

Parti Suisse du Travail

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