Archive | 29 octobre 2010

Les communistes et syndicalistes de classe du monde entier solidaires avec la lutte des travailleurs français prise comme un exemple à suivre

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
L’internationalisme prolétarien et la solidarité internationaliste sont au cœur même de notre engagement de communistes. Habitués sur ce site à exprimer notre solidarité avec la lutte des travailleurs, le combat des communistes, dans des circonstances parfois difficiles, dans le monde entier, il est revigorant de constater qu’une telle conception de l’internationalisme est encore dominante dans les mouvements ouvriers d’une bonne partie du globe.

Plusieurs partis communistes ont déjà adressé des messages de soutien aux travailleurs français en lutte, et aux organisations de classe qui mènent le combat. Le Parti Travail de Belgique (PTB)a adressé une « lettre de solidarité avec le peuple français »dans laquelle le PTB félicite « un exemple de détermination, de résistance et d’unité ». Pour le PTB, « la classe ouvrière française, une nouvelle fois à l’avant-garde de la lutte (…) nous montre la voie à suivre ». Le Parti communiste du Luxembourg (KPL)se joint également à « la lutte sans merci que vous menez pour défendre vos acquis sociaux et vos droits, eux mêmes conquis de haute lutte »et appelle à ce que « tous les travailleurs d’Europe (…) descendent eux aussi dans la rue pour exprimer leur colère et leur opposition à ces mesures. »


Des communistes les yeux tournés vers « l’exemple Français »


Les autres communistes européens suivent le mouvement par leur presse partisane, et en tirent des leçons pour leur mouvement.

Nos camarades portugais d’Avante!notent semaine après semaine la radicalisation du mouvement, son amplification et tentent ainsi de donner de la vigueur au mouvement analogue qui se dessine au Portugal avec la grève générale du 24 novembre en perspective. Certains communistes portugais, comme ceux dirigeant le site O Diarioparlent déjà d’ « exemple de la France ». Nos camarades anglais du Morning Starconsacrent presque chaque jour leur une internationale à la France, et comparent avec regret le mouvement atone anglais sous hégémonie travailliste à l’ébullition sociale en France, où la tradition révolutionnaire représentée par le PCF et la CGT est encore vivace. Jusqu’à nos camarades grecs du KKE, et leur organe Rizospastis, qui ont désormais les yeux tournés vers la France, et y voient plus qu’un relais à la lutte qu’ils ont entamé il y a un an de cela et qui ne s’essouffle toujours pas.

Mais les échos du mouvement traversent les mers. Sur le continent américain, les communistes colombiens évoquent une grève contre le néo-libéralisme qui pourrait bientôt devenir un nouveau « Mai 68 ». Nos camarades péruviens, vénézueliens, cubains, états-uniens – dans les contextes nationaux divers dans lesquels se déploie leur lutte et pour laquelle ils essaient de dresser des parallèles – suivent également avec attention les événements en France.

Le Parti communiste brésilien (PCB)vient même de publier une note politique où il exprime « son soutien total à la lutte des travailleurs français »et caractérise également le mouvement français « d’exemple pour les travailleurs de toute l’Europe et du monde entier ».


« Faire comme en France », ou comment la base secoue des directions syndicales timorées en Espagne et en Italie


En Espagne et en Italie, le mouvement français est mis en avant par les forces révolutionnaires, pour faire bouger les lignes dans le mouvement politique et syndical représentant cette tradition.

Plusieurs fédérations politiques du PCE et syndicales des CC.OO appellent à amplifier le mouvement après la grève du 29 septembre et à prendre comme exemple. Le journal reconstructeur (cad, pour la reconstruction du PCE) La Republicatitrait même dernièrement, en français dans le texte: « Vive la classe ouvrière française! » après la journée du 15 octobre. Malgré un message de soutien du secrétaire-général des CC.OO Ignacio Toxo le 7 septembre adressé à la CGT, depuis ce dernier ne cesse de répéter que les conditions ne sont pas les mêmes en France et en Espagne et récuse toute radicalisation du mouvement en Espagne.

En Italie, le mot d’ordre « Fare come in Francia »(Faire comme en France) monte de plus en plus depuis la base des partis communistes et des syndicats de tradition révolutionnaire. Il trouve désormais un écho tant à la direction du PdCI(Parti des communistes italiens) qu’à celle du PRC(Parti de la refondation communiste). Face à une direction syndicale de la CGIL trop timorée, c’est sa branche métallurgiste de la FIOMqui a montré l’exemple le 16 octobre dernier, portant plus d’un million de métallos dans les rues de Rome.

Chez les métallurgistes, le mot d’ordre de la « grève générale », désormais adopté par les directions de la FIOM et de la CGIL, a pris de l’ampleur à partir du moment où le mouvement s’est développé en France et a prouvé la possibilité d’une victoire face aux politiques du capital.


De la Belgique au Brésil, de l’Allemagne à l’Afrique noire: la lutte des travailleurs français suscite solidarité syndicale et aiguise l’esprit de lutte!


Les syndicalistes apportent aussi désormais leur soutien, notamment par la voix d’un communiqué de la Fédération syndicale mondiale (FSM)dans lequel la FSM « salue la lutte grandiose des travailleurs, des jeunes travailleurs, des lycéens en France, qui se renforce jour après jour, et elle exprime sa solidarité internationaliste et profonde avec cette lutte ».

Sans surprise, le PAMEgrec et la CGTP-IN portugaise ont déjà exprimé leur entière solidarité avec le mouvement en cours. Le premier syndicat allemand DSBavec ses 7 millions de membres a adressé le 21 octobre dernier une lettre de soutien au secrétaire-général de la CGT dans laquelle nos camarades allemands tiennent à nous confirmer que « les expériences en Allemagne ont montré que l’allongement de l’âge de départ à la retraite n’a pas rendu la retraite plus sûre ». Pour la DSB, travailleurs allemands et français doivent mener une lutte commune contre cette politique « socialement injuste et qui conduit à la privatisation des systèmes de sécurité sociale ».

En Belgique, la FGTB,et sa branche CGSP,ont déjà dépassé la simple solidarité verbale avec le mouvement des travailleurs français et sont passés aux actes, en contribuant au blocage de plusieurs dépôts pétroliers dans le pays.

Encore une fois, la solidarité va bien au-delà du continent européen. Du syndicat de masse brésilien (3 millions d’adhérents) critique envers le lulisme Conlutasau LKPguadeloupéen qui avait montré la voie aux travailleurs métropolitains en passant par la DISK(Confédération des syndicats révolutionnaires) turque et ses 400 000 syndiqués. Tous ont déjà envoyé un message de solidarité adressé à la CGT. Tout comme des dizaines de syndicats d’Afrique noire francophone – de Madagascar, de Djibouti, de la Cote d’Ivoire, du Sénégal, du Burundi, du Tchad ou encore du Burkina Faso – ont également exprimé leur soutien et leur solidarité au syndicat représentant historiquement la lutte de classe en France.

Car tous y voient une lutte menée sur territoire Français au nom des travailleurs du monde entier

Méchoui de soutien aux cheminots grévistes de Tergnier, 28 octobre 2010- De la fraternité et de la solidarité

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VENDREDI 29 OCTOBRE, 17H00 Salle Matisse à St-Quentin:Accueil spécial X.Bertrand, fossoyeur de nos retraites

Xavier BERTRAND, patron de l’UMP, ancien ministre du travail et fossoyeur de nos retraites, souhaite rencontrer les citoyens, lors de sa visite de quartier

                        VENDREDI 29 OCTOBRE, 17H00 Salle Matisse à St-Quentin

ACCUEILLONS-LE  COMME IL SE DOIT

Non Monsieur nous n’avons pas vécu à crédit !

C’est à vous que je m’adresse, Monsieur l’invité de Taddéi de ce mardi 26. Vous qui avez eu l’impudence de nous asséner que le système de répartition nous avait permis de « vivre à crédit » depuis 50 ans, et que maintenant le crédit est épuisé.

Eh bien non, Monsieur, nous n’avons pas vécu à crédit. Au contraire, c’est nous, ceux de la génération des sexagénaires, et nos parents, qui vous avons fait crédit pendant 50 ans, vous faisant confiance pour gérer honnêtement, dans le respect des intérêts de tous, le pacte social instauré par le programme des retraites et la sécurité sociale. Vous et vos pareils, vous nous avez trahis. S’il y a un crédit épuisé, c’est bien celui que nous vous avions accordé.

Peut-être est-ce par ignorance que vous nous avez trompés ? Ce ne serait pas vraiment une circonstance atténuante, vu la hauteur de vos compétences autoproclamées et des émoluments qui vont avec, mais soit – tentons une ultime leçon de rattrapage.

Principe de répartition : prélever, sur les richesses produites dans notre pays, la part destinée à assurer aux travailleurs âgés une fin de vie décente, et exonérée de l’obligation du travail. Toute notre vie, nous avons par notre travail, et par lui seul, assuré la subsistance de nos enfants (via notre salaire) et celle de nos parents et grands-parents (via nos cotisations sociales).

Ce n’est pas, Monsieur, un système de crédit. C’est un système de partage. Un système de solidarité – un mot qui vous insupporte, sans doute… Un système dans lequel les adultes responsables que nous sommes trouvions normal, en échange de notre travail, de pouvoir nourrir nos enfants et nos vieux parents. Quel être humain normal ne considérerait pas comme son devoir, et même son honneur, d’en faire autant ? Vous peut-être. Mais pas nous.

Nous sommes un pays riche. Très riche, même. La richesse que nous produisons, c’est 30.000 € par an et par personne (jeunes et vieux compris). Et c’est nous qui, par notre travail, la fabriquons. Un pays vieux, peut-être, mais dans lequel ce ne sont pas les modestes travailleurs qui ont le plus de chances de voir s’allonger leur espérance de vie, il ne faut pas l’oublier. Nos vieux, ils n’ont tout au plus que 15.000 € par an de pension, la moitié du PIB par habitant, et la part de richesse que leur assurent les cotisations sociales ne représente pas plus de 10% de la richesse globale. Alors qu’ils pèsent entre 15 et 20% de la population. Dans 10 ans, ou 15, ils seront (et nous avec) peut-être 30% de la population, et ne pèseront toujours pas plus que 15% de la richesse globale. Est-ce intenable ? Est-ce vivre « au-dessus de ses moyens » ? Que dire alors de ces managers à 3 ou 7 millions par an (200 à 500 ans de vie d’un smicard !) ou de ces actionnaires à des dizaines de millions ? Valent-ils le prix que nous les payons, par notre sueur et parfois notre sang ?

Non, bien sûr. La majorité d’entre nous ne dépassera pas l’âge de 65 ans. Beaucoup finiront leurs existences encore avant, parfois même sur les chantiers. Les centenaires ne se recrutent pas dans les rangs des modestes travailleurs qui fabriquent votre pain, bâtissent vos maisons, transportent vos télés et vos salons haut-de-gamme, vous soignent quand vous êtes malades, instruisent vos enfants, nettoient vos rues, raffinent votre pétrole, bétonnent vos routes, vous approvisionnent en eau, en gaz, en électricité, et dont les salaires qui les font (sur)vivre ne suffiraient même pas à payer le loyer de vos maisons !

Vous nous méprisez, Monsieur, et je ne vous donne pas tort. Nous sommes en effet risibles, nous qui avons cru possible l’instauration d’une logique de partage avec des gens comme vous. Car vous n’avez aucune conscience. Vous êtes du parti des profiteurs. Cela fait plus de 30 ans que vos pareils nous ont grugés. Ils ont profité des gains de productivité, à leur seul avantage, pour faire baisser l’emploi (et les salaires, et les cotisations sociales) – et nous avons dû supporter une charge de travail toujours plus lourde, pour des salaires toujours plus légers. Ils ont profité de l’ « ouverture des marchés » pour aller installer leurs unités de production (rentables) dans des pays où les salaires sont 50 ou 100 fois plus bas qu’ici, et où les travailleurs sont traités comme des esclaves, et ils ont ensuite profité du chômage que ces manœuvres provoquaient chez nous pour exiger toujours plus d’exonérations sur les cotisations dues aux retraites. Et, ces montants qu’ils refusaient de payer, en contradiction avec les accords qu’ils avaient eux-mêmes signés, et alors même que leurs fortunes gonflaient de manière indécente, ils ont acculé l’Etat à les leur emprunter. Et vous, nos mandataires, que nous avions élus pour nous représenter et nous défendre, vous les avez laissé faire ! Et maintenant, vous venez nous dire que nous avons vécu à crédit !

Oui, Monsieur, le crédit est épuisé. Mais vous vous trompez de cible. C’est le crédit que nous mettions dans votre dévouement à l’intérêt collectif qui est épuisé. Sous vos beaux atours et vos postures de gestionnaires responsables, le hideux visage de votre asservissement à une coterie de privilégiés ploutocratiques est enfin devenu visible pour tous, et on ne voit plus que lui.

Quel que soit l’avenir immédiat du mouvement de révolte que suscite votre injustice, il viendra bien un jour où il vous faudra payer votre dette.

De : rouge

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