Archive | 25 octobre 2010

L’union federale des retraites CGT de la police Nationale condamne..Bravo

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CN du PCF des 22 et 23 octobre 2010 – Intervention d’Emmanuel DANG TRAN (réaction sur les 37,5 annuités)

manu96ppp.gifIntervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris
 
En réaction à ce que vient de dire le camarade, je veux souligner combien la proposition du retour aux 37,5 annuités est non seulement juste, crédible mais essentielle dans la défense du système solidaire par répartition. Nous portons l’exigence de l’abrogation de la loi Balladur depuis 1993 mais elle est anormalement délaissée dans la campagne nationale aujourd’hui.

 

Nous devons vraiment avoir ce débat. La contradiction profonde avec le PS qui choisit l’allongement de la durée de cotisation pour affaiblir notre système de retraites ne doit pas le bloquer.

 

La durée moyenne des carrières de ceux qui font valoir leurs droits à la retraite en 2010 est de 36 ans, sans compter les années de bonification. Le Conseil d’orientation des retraites, lui-même, prévoit qu’elle sera de 37 ans pour ceux qui liquideront leur retraite dans les années 2020, cette estimation avec un taux de chômage envisagé à 4,5%.

Donc 37,5 années, cela correspond à une réalité. 37,5 ans de travail dans une vie, c’est déjà long en termes de choix de société.

 

Revenir aux 37,5 annuités, c’est une proposition que redonne sa crédibilité au droit à la retraite à 60 ans pour tous.  

Je trouve l’argument complètement spécieux qui consiste à dire que pour certains cela ne suffira pas pour bénéficier du taux « plein » à 60 ans. C’est une réalité. Mais avec 40,5 annuités comme aujourd’hui, 41,5 voire 43 dans quelques années, les conditions seront évidemment bien pires, inaccessibles pour le plus grand nombre.

 

L’âge d’entrée sur le marché du travail n’est pas de 27 ou 30 ans comme on l’entend. Il est en réalité de 21 ans. Les trois-quarts des étudiants sont aussi salariés. Peu étudient plus de 4 ou 5 ans.

27 ans, c’est l’âge moyen d’accès au premier emploi stable. C’est là qu’est le problème. Nous ne pouvons pas accepter cet état de fait. Notre bataille doit être dirigée contre le chômage, l’emploi précaire, les stages pratiquement pas rémunérés que le patronat impose en particulier aux jeunes, mais aussi de plus en plus aux salariés les plus âgés.

 

Le retour aux 37,5 annuités est une condition pour défendre la légitimité du système par répartition auprès des salariés.

La déconnexion entre la durée réelle des carrières et la durée de cotisation demandée pour une retraite à taux « plein » remet en cause la conception de la retraite comme prolongation du salaire, la légitimité du financement solidaire des retraites par la cotisation sociale, partie socialisée du salaire.

 

Le patronat, le capital ne demandent que ça depuis toujours, depuis 1945, pouvoir mettre la main sur le financement solidaire. Les gouvernements successifs ne cesse d’en saper l’efficacité, également pour que les salariés cessent de le défendre.

 

Or il n’y a pas de prélèvement sur la création de richesse, sur les profits, plus direct, sans gâchis financier, que le salaire dans sa partie nette et sa partie socialisée.

Notre parti, qui est à l’origine de l’établissement de ce système à la Libération, doit être le plus déterminé à le défendre.

PCF-Conseil national des 22 et 23 octobre 2010 – Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

corinnebecourt.jpgConseil national des 22 et 23 octobre 2010 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

 

La situation est inédite depuis des années, très encourageante. Le besoin du PCF s’exprime fortement d’un PCF qui reste fidèle à sa raison d’être.

A Saint-Quentin, nous constatons, comme ailleurs, l’engagement dans la lutte d’un grand nombre de salariés, de jeunes, qui n’ont pas l’habitude de se mobiliser.

La résignation recule. L’acceptation que nous avions constatée du discours « travailler plus pour gagner plus » a disparu.

Dans leur recherche d’action et de perspectives, ils se dirigent vers les syndicats mais aussi spontanément vers le Parti. Les 40.000 tracts que nous venons de diffuser dans la période à la porte des boîtes et dans les quartiers sont lus, discutés. La banderole de la section rassemble largement au-delà de nous-mêmes dans les manifestations. Nous sommes comme des poissons dans l’eau dans les initiatives interprofessionnelles (avec forte participation des cheminots). Ce n’est vraiment pas le cas du PS.

 

Après ces semaines de lutte, ici, je me sens un peu déconnectée.

L’essentiel, c’est de peser de toutes nos forces dans la victoire possible et déterminante de la lutte présente pour les retraites, non d’envisager de nouvelles formes de recomposition politique de la gauche d’ici les présidentielles.

Commençons par défendre de façon claire et offensive les positions communistes avant de s’inscrire dans un processus de « programme partagé » aux contours « unitaires » incertains.

Méfions-nous aussi de tomber dans la personnification contre Sarkozy qui tend à faire diversion et à déplacer la perspective vers 2012 ! Mettons en évidence la place du Medef !

 

De ce que j’entends sur les cantonales, je comprends que l’on va enfin pouvoir avoir des candidats PCF localement. Cela me convient. Mais, il ne faudrait pas que le résultat national soit crédité au compte du Front de gauche.

Impact des grèves : le Medef s’alarme

Les patrons sont totalement responsables avec le pouvoir Sarkozyste d’une situation provoquée par leurs décisions qui n’ont qu’un objectif : casser tous les acquis sociaux de notre peuple pour sauvegarder le capitalisme. Il ne pensaient sans doute pas que le mouvement prendrait une telle ampleur. Agissons partout pour contester leur politique de destruction sociale et économique !


Le Medef, principale organisation patronale, s’est alarmé aujourd’hui de « la gravité de l’impact sur l’économie » du conflit social sur la réforme des retraites et a réclamé un moratoire sur le paiement de charges pour les entreprises les plus touchées par la crise.

« Le Medef a établi un point de la situation avec ses fédérations professionnelles et réseaux territoriaux et constate la gravité de l’impact sur l’économie du pays des perturbations actuelles », a déclaré l’organisation dans un communiqué.

Elle a souligné notamment « l’arrêt ou quasi arrêt des livraisons des marchandises (matières premières ou produits finis) transitant par le fret ferroviaire » et les « retards considérables des livraisons transitant par le fret routier ».

Ces deux phénomènes, conséquences des grèves à la SNCF et de la pénurie de carburant engendrée par la paralysie du secteur pétrolier, « entraînent des dysfonctionnements graves dans la plupart des entreprises industrielles, de la construction et des travaux publics », a-t-elle dénoncé.

Ces deux phénomènes, conséquences des grèves à la SNCF et de la pénurie de carburant engendrée par la paralysie du secteur pétrolier, « entraînent des dysfonctionnements graves dans la plupart des entreprises industrielles, de la construction et des travaux publics », a-t-elle dénoncé.

Appelant à faire une « priorité nationale » de la défense des PME et TPE, le patronat a estimé que « des moratoires URSSAF doivent être envisagés pour les entreprises déjà fragilisées par la crise ».

L’impact économique du conflit sur la réforme des retraites n’a pas encore été chiffré. Mais la patronne du Medef, Laurence Parisot, avait estimé mardi dernier que la crise pourrait s’avérer « catastrophique » pour les petites et moyennes entreprises.
Et c’est le Figaro !!!

Impact des grèves   : le Medef s'alarme  dans Luttes, grèves, manifs pucehttp://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/10/24/97002-20101024FILWWW00160-impact-des-greves-le-medef-s-alarme.php

Parlement européen : PS et Europe Ecologie pactisent avec la droite

Lors de l’adoption le 20 octobre d’une longue résolution intitulée « Crise financière, économique et sociale : recommandations concernant les mesures et initiatives à prendre », le point 77 sur la base d’un rapport établi par Pervenche Berès, députée socialiste française, stipule ce qui suit :

« 77. prend acte de ce que le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites ; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs ; considère en outre que les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle ; considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées ».

Les députés socialistes et d’Europe Écologie ont donc approuvé ce point de la résolution générale comme l’indique le détail nominal des votes. Tout commentaire serait totalement superflu !

Détail nominal des votes de ces deux groupes au Parlement européen :
S&D : Alves, Andrés Barea, Ari f, Arsenis, Attard-Montalto, Ayala Sender, Badia i Cutchet, Baléytis, Berès, Berlinguer, Berman, Blinkeviéiüté, Bo-tinaru, Bozkurt, Brzobohatà, Bullmann, Capoulas Santos, Cashman, Castex, Cercas, Christensen, Cofferati, Correia De Campos, Cortés Lastra, Costa, Cretu, Crocetta, Cutaç, Daerden, Dâncilâ, Danellis, De Angelis, De Castro, De Keyser, De Rossa, Désir, Domenici, Duêek, El Khadraoui, Enciu, Ertug, Estrela, Farm, Ferreira Elisa, Flaêikova Berlova, Fleckenstein, Garcia Pérez, Gardiazàbal Rubial, Gebhardt, Geier, Geringer de Oedenberg, Gierek, Glante, Gomes, Geincz, Grech, Grelier, Groote, Gualtieri, Guerrero Salom, Guillaume, Gurmai, Gutiérrez Prieto, Haug, Hedh, Herczog, Hoang Ngoc, Honeyball, Howitt, Hughes, Iotova, Ivan, Jaakonsaari, Jàuregui Atondo, Jorgensen, Kadenbach, Kal fin, Kammerevert, Kelly Alan, Kirilov, Koppa, Krehl, Kreissl-Deirfler, Lambrinidis, Lange, Le Foll, Leichtfried, Liberadzki, Lôpez Aguilar, Ludvigsson, McCarthy, Marika, Martin David, Martinez Martinez, Masip Hidalgo, Mavronikolas, Menéndez del Valle, Merkies, Milana, Mirsky, Moreira, Muiliz De Urquiza, Nevedalovà, Obiols, Padar, Panzeri, Papadopoulou, Pargneaux, Paçcu, Peillon, Perello Rodriguez, Pirillo, Pittella, Plumb, Poc, Podimata, Prodi, Rapkay, Rapti, Regner, Repo, Riera Madurell, Rodust, Romero Lôpez, Roth-Behrendt, Rouéek, Sanchez Presedo, Sârbu, Sassoli, Schaldemose, Scicluna, Sehnalovà, Senyszyn, Serracchiani, Severin, Simon, Simpson, Sippel, Skinner, Smolkova, Stavrakakis, Steinruck, Stihler, Susta, Swoboda, Tabajdi, Tarabella, Thaler, Thomsen, Ticâu, Tirolien, Toia, Trautmann, Ulvskog, Van Brempt, Vaughan, Vergnaud, Vigenin, Weber Henri, Weiler, Westphal, Willmott, Yariez-Barnuevo Garcia, Zala, Zemke

Verts/ALE : Albrecht, Al fonsi, Auken, Bélier, Benarab-Attou, Besset, Brantner, Brepoels, Can fin, Cohn-Bendit, Cramer, Delli, Durant, Eickhout, Engstreim, Evans, Flautre, Giegold, Grèze, Hâfner, Harms, Hassi, Hudghton, Jadot, Joly, Junqueras Vies, Keller, Kiil-Nielsen, Lambert, Lamberts, Lichtenberger, Lochbihler, Leivin, Lunacek, Rivasi, Romeva i Rueda, Rühle, Sargentini, Schlyter, Schroedter, Schulz Werner, Smith, Staes, Tarand, Taylor, Trüpel, Turmes, Turunen, Zdanoka

Déclaration de Jacky Hénin, au nom du groupe GUE/NGL :

Depuis des mois, les mobilisations syndicales et populaires se succèdent en France et en Europe, pour s’opposer à la casse des droits et acquis sociaux, à la privatisation des  retraites et de la sécurité sociale, au gel des salaires et des retraites, pour refuser de faire payer aux peuples une crise dont ils ne sont pas responsables.

Si ce rapport s’émeut de la crise et tente de « moraliser le marché », il soutient les plans d’austérités dans les différents pays Européens. L’ensemble du rapport constitue en effet un éloge au pacte de stabilité et demande des mesures plus contraignantes encore, assorties de sanctions aux états membres et l’obligation de réduire les déficits.

C’est pourtant tout le contraire qu’il faudrait faire. En effet, depuis de nombreuses années au nom de la recherche du profit, on a compressé les salaires, diminué les impôts et cotisations des entreprises et des banques pour accroître la part des richesses revenant aux prélèvements financiers (intérêts et dividendes). Se faisant on fait grossir les déficits publics, on a recouru à l’emprunt sur les marchés financiers, on a favorisé l’essor des placements financiers et de la spéculation. Pendant ce temps le crédit à été rationné pour l’emploi et les productions nationales tandis qu’il a été facilité pour les OPA et les exportations de capitaux, la politique monétaire de la BCE n’ayant servit qu’à défendre le taux de profit. C’est cette logique qui est responsable de la crise systémique que nous vivons. 

Hier encore, ce sont 3,5 millions de personnes qui manifestaient en France contre la réforme des retraites imposée par le gouvernement Sarkozy. Pourtant le rapport  » considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, [...] considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées ».
Ce n’est ni plus ni moins que la fin de la retraite par répartition et le soutien à la politique de Sarkozy que nous proposent les socialistes et les verts en votant ce rapport !

On ne peut pas s’élever contre ces mesures en France et les préconiser au niveau Européen. Nous demandons que cesse cette hypocrisie et qu’une clarification soit faite quant aux positions des uns et des autres.

Pour notre part, nous soutenons plus que jamais les salariés européens et nous continuerons à dénoncer et lutter contre les plans d’austérités, les politiques néolibérales de l’Union Européenne et pour une profonde réorientation de la BCE. La crise sociale ne sera dépassée que par une utilisation de cet argent qui coule à flot en Europe, au profit des populations.

Article publié sur le blog des élus communistes de Sassenage

LOI WOERTH : DOUBLE PEINE POUR LES FONCTIONNAIRES ET POUR LES JEUNES !

octobre 2010, par les communistes de  Saint Martin d’Hères (Isère)

Avec 2,80 % de retenue en plus sur les traitements, la loi Woerth va amputer une journée de salaire tous les mois à chaque agent des trois fonctions publiques ! Quant aux jeunes qui arriveront dans la vie active, c’est 1 million d’emplois en moins pour eux chaque année !

Si demain la loi Woerth etait appliquée, le salaires des fonctionnaires baisserait de 2.80 % !

En effet, la loi prévoit d’augmenter le prélèvement pour les pensions de 2.80 %, alors que rien ne le justifie !

Cette baisse de salaire correspondrait à un jour de salaire en moins chaque mois.

Ansi, la perte de traitement qui découlerait de l’application de la loi, ramènerait les rémunérations des fonctionnaires à leur niveau de 1995.

Sans compter le gel du traitement des fonctionnaires jusqu’en 2013 que vient de préconiser la cour des comptes.

On peut donc se poser la question suivante : doit-on perdre quelques jours de salaires en faisant grève pour empêcher l’application de cette loi ou perdre un jour de salaire chaque mois jusqu’à 67 ans ?

Lire également :

http://www.pcf-smh.fr/Retraites-public-prive-on-ne-peut.html

http://www.pcf-smh.fr/l-augmentation-des-cotisations-des.html

Quant aux jeunes qui arrivent dans la vie active, l’application de la loi Woerth ce sera 1 million d’emplois en moins pour eux !

En faisant travailler les salariés du privé et du public jusqu’à 67 ans, la conséquence immédiate sera d’empêcher l’accés à 1 million d’emplois chaque année pour les plus jeunes arrivant dans la vie active.

Sans compter les 4,5 millions (chiffres officiels) de travailleurs qui sont privés d’emploi par le patronat.

Et le gouvernement voudrait empêcher les lycéens, étudiants et jeunes précaires de rentrer dans la lutte sous pretexte qu’ils ne sont pas concernés !?

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