Archive | 17 octobre 2010

Lycéens, étudiants, apprentis, ne lâchons rien !

Le gouvernement tente de nous intimider. A Montreuil, un lycéen a été grièvement blessé au flashball. A Saint-Denis, deux lycéens ont été placés en garde à vue, simplement pour avoir manifesté ! Dans les manifestations, le pouvoir multiplie les provocations policières.

C’est intolérable ! Renforçons notre mobilisation ! Organisons-nous avec les travailleurs ! Montrons notre sens de la responsabilité ! Pour le retrait de la « réforme » des retraites.

Notre lutte est décisive !

Encore plus nombreux, encore plus déterminés, encore plus forts. Loin de s’essouffler, la lutte contre le projet de loi Woerth a franchi une nouvelle étape.

Le 12 octobre, plus de 3 millions et demi de personnes sont descendues dans les rues. La lutte monte en puissance. Dans les usines, dans les services publics, les assemblées de salariés mettent en discussion et préparent la grève reconductible à partir du mardi 19 octobre. C’est le cas à la SNCF, dans les 12 raffineries de France, à la RATP ou encore chez les dockers!

Le 12 Octobre a aussi vu la jeunesse innonder les manifestations, les lycéens bloquer leur lycée et les étudiants se rendre massivement en AG! Certains trouvent que c’est irresponsable. Nous leur répondons que le gouvernement a abaissé la responsabilité pénale à 13 ans, que l’apprentissage commence pour les plus jeunes à 14 ans! Le droit d’aller en prison à 13 ans mais pas de manifester à 15, 16 ou 17 ans?!

Et puis nous savons pourquoi nous nous battons, nous savons que cette réforme aura des conséquences sur nos vies :

Les effets de cette réforme seront immédiats pour la jeunesse comme pour l’ensemble des salariés. Il y a au moins 4 millions de chômeurs dans le pays et ils veulent laisser les vieux travailleurs, fatigués souvent abîmés, sur le marché du travail jusqu’à 62 voire 67 ans.

Pour mettre la main sur le financement des retraites, le Medef veut mettre les jeunes dans la précarité, en concurrence avec les anciens, ballotés entre RSA et CDD. Pour nous, c’est inacceptable.

Cette contre-réforme renforcera l’exploitation dans la société. Elle va frapper les femmes encore plus victimes de la précarité et de carrières interrompues. Les ouvriers et tous les travailleurs qui exercent un métier pénible seraient obligés de travailler 2 ans de plus. Pour continuer à avoir le droit à partir à 60 ans, il faudrait être amputé de deux doigts: ne plus être rentable pour les patrons.

Les indemnités chômage jusqu’à 62 ans ou le travail forcé jusqu’à 67 ans : voilà la société qu’ils veulent nous imposer, alors que le pays n’a jamais autant regorgé de richesses.

La mobilisation massive de la jeunesse est déterminante non seulement pour retirer le projet de réforme des retraites mais aussi pour porter nos revendications dans les lycées les facs et dans les entreprises.

La lutte et la solidarité paie : Victoire, les salariés en contrats aidés à la ville de Saint -Quentin sont réintegrés immédiatement , mais il reste tous les autres- Stop aux emplois Kleenex

getattachment.jpgArticle de l’Aisne nouvelle, bientôt en ligne

Par Olivier TOURNAY, conseiller municipal 

Licenciement rétroactif…

Ils ne doivent plus revenir sur leur lieu de travail. » Ils étaient virés sans le savoir depuis 15 jours ! C’est ainsi qu’est traité le personnel à la ville de Saint-Quentin.

 

Lundi 11 octobre, dix employés en contrat CAE ou CUI ont appris que l’Etat cesse de subventionner les emplois aidés. Le leur se finissait  le 30 septembre 2010 et devait être reconduit pour six mois. Ils ont donc continué à travailler… sans contrat de travail. Les CAE et CEI sont bien pratiques car pas cher et jetables… et cependant bien utiles ! La mairie emploie au centre Hilaire Cordier un titulaire et pour huit CAE/ CUI !

Contrat d’avenir… mais pour qui ? Pour les économies budgétaires, c’en est un… mais pour les salariés, c’est un avenir de précarité extrême.

Une assemblée générale a été organisée par le syndicat des territoriaux de la CGT. Elle a permis de mettre en lumière les nombreux abus de la ville, d’organiser un  rassemblement devant la mairie le lundi 15 octobre.

Plus de 70 personnes s’y sont réunies et une délégation a été reçue en mairie, dans un premier temps par le directeur général des services le député-maire Xavier Bertrand se trouvant au même moment à l’Assemblée Nationale. Il est pourtant arrivé quinze minutes plus tard (détrônant par la même Jacques Mellick pour le titre de « maire le plus rapide de France ») a admis la faute de la municipalité et a proposé la régularisation des contrats par des CDD se finissant le 31 décembre 2010.

Il ne pouvait pas faire autrement pour rester dans la légalité… mais les ex-virés se verront légalement dehors dans 3 mois. La municipalité doit en priorité respecter la promesse faite en 2009 de titulariser tous les contrats précaires des centres sociaux et l’élargir à tous les services de la ville.

Si par notre action  collective et solidaire, nous avons prouvé encore une fois que la lutte paye, à partir du  1er octobre, plus de nouveaux contrats aidés et plus de renouvèlement.

 La situation est grave: La fin des aides de l’état aux contrats aidés et l’enveloppe de la maison de l’emploi étant vide (informations vue dans mail de la direction de la mairie de St-Quentin), quel avenir pour les centres sociaux associatifs, les associations sportives, culturelles qui ne bénéficient pas des finances nécéssaires pour embaucher, les subventions de fonctionnement seront-elles revues en conséquences afin de créer des vrais emplois dans ce secteur?

 La situation des contrats aidés à l’hôpital et dans les écoles est également à l’ordre du jour.

A cette question, X.BERTRAND a répondu qu’il voyait directement le problème avec son ami Sarkozy, nous attendons impatiemment la réponse du gouvernement sur ce sujet.

 

http://www.dailymotion.com/video/xf8wu2 

 

 

 

 

SAINT-QUENTIN Un engagement envers des contrats précaires  -Courrier Picard

Grosse mobilisation hier après-midi pour la survie des centres sociaux.

La lutte et la solidarité paie : Victoire, les salariés en contrats aidés à la ville de Saint -Quentin sont réintegrés  immédiatement , mais il reste tous les autres- Stop aux emplois Kleenex dans Luttes, grèves, manifs

« Non à la fin des Contrats uniques d’insertion. » En colère, plus de 70 personnes se sont mobilisées hier après-midi devant l’hôtel de ville, pour s’opposer au non renouvellement, dans les centres sociaux, d’une dizaine de contrats aidés, financés par l’État.

« Lundi à 11 h 30, certains employés ont appris qu’ils devaient rentrer chez eux. Ils n’avaient plus de travail. Terminé », tempête Yvon Brin, secrétaire général de la CGT des territoriaux. « Ils ont parfois travaillé jusqu’au 8 octobre alors que leurs contrats n’ont finalement pas été prolongés au-delà du 30 septembre, poursuit-il. C’était comme du travail au noir ! »

Une vingtaine de délégués ont été reçus pendant plus d’une heure et demie par Marie-Laurence Maître, adjointe au maire en charge du personnel et Michel Viault, le directeur général des services. En accord avec le député-maire Xavier Bertrand, arrivé au cours de la réunion, les employés concernés se sont vu promettre de travailler pour la collectivité jusqu’au 31 décembre.

« La municipalité a reconnu qu’elle n’avait pas été correcte dans cette affaire. Elle est revenue sur sa décision, c’est une bonne chose », se réjouit Georges Varenne (CGT).

L’arrêt du financement des contrats aidés est de la responsabilité de l’État. Pourtant, les manifestants accusaient hier la municipalité de trop recourir aux contrats aidés. « Le problème de ce genre de pratique c’est que le jour où l’État décide de ne plus financer, cela met en péril des services entiers », indique Georges Varenne.

Pour l’opposition municipale, Olivier Tournay (PCF) explique que « l’année dernière, nous avions demandé la titularisation des emplois précaires de la municipalité. On nous avait alors dit que ce serait fait ».

« Nous ne sommes que dans la première vague des renouvellements de contrats », prévient Corinne Becourt, une militante communiste qui travaille dans un centre social. La vigilance reste donc de mise.

FABIEN DORÉMUS

 

Mais d’autres luttes nous attendent

Courrier Picard* 

SAINT-QUENTIN Touche pas à mes activités éducatives   

Une lettre a été envoyée à l’inspectrice d’académie pour dénoncer la suppression de l’accompagnement éducatif.

Les parents d’élèves de l’école élémentaire Pierre-Laroche, située dans le quartier Europe, ont manifesté hier leur mécontentement suite à l’arrêt des activités éducatives et sportives par l’inspection académique. Ballon en mousse sous le bras. Cette petite tête blonde sort de l’école Pierre-Laroche. Pas d’activités éducatives et sportives, aujourd’hui. La classe a sonné, il est l’heure de rentrer. Point.

« Depuis lundi, ils ont arrêté toutes les activités après la fin de la classe », explique Anne Leclercq, parent d’élèves, remontée contre l’inspection académique. Avec d’autres parents, elle a soigneusement rédigé une lettre à l’intention de l’inspectrice. Lecture faite, hier après-midi devant cette école élémentaire située dans le quartier Europe de Saint-Quentin. Ils étaient une dizaine à manifester leur mécontentement.

« On a été prévenus vendredi pour lundi. Lundi, c’était fini les activités parce qu’ils n’ont plus d’argent, résume Jean-Philippe Leclercq, parent d’élèves. C’est moche pour les enfants. Ils ont trois semaines d’activités et ensuite on leur dit c’est fini. Il ne faut pas [RC]jouer avec les sentiments d’un enfant, non. »

Arrêt après trois semainesCes fameuses activités éducatives et sportives étaient proposées depuis trois ans dans cette école classée « ambition réussite ». Elles avaient pour vocation d’offrir la possibilité aux enfants volontaires du CP au CM 2 de faire du basket, de la danse, de l’art plastique avec un enseignant à la fin de la classe.

Une sorte d’étude améliorée entre 16 h 30 et 17 h 30. « C’était aussi une heure de plus pour l’enseignante, note Anne Leclercq. Et puis pour les parents qui ne pouvaient pas offrir une activité sportive à leurs enfants, c’était bien. Et puis c’était au sein même de l’école donc sécurisée et encadrée par les enseignants. »

Et ce que ces parents ont dû mal à digérer est le fait d’arrêter ce dispositif, trois semaines après la rentrée. « Pourquoi ne pas l’avoir fait tout de suite à la rentrée s’il voulait arrêter ? Là, les enfants ont été déçus », poursuit une maman d’élève. Obligée d’annoncer à sa « nénette » que la danse s’est terminée. Au placard, les ballerines.

« Je le regrette au nom des enfants », indique tout simplement, Pascal Piqué, le directeur de l’école primaire Laroche. Il y avait deux cents écoliers qui bénéficiaient de ses activités au sein de cet établissement scolaire. « On va lire cette lettre lors du prochain conseil d’école », indique Jean-Philippe Leclercq, tout en espérant qu’elle ne rebondisse pas tout aussi mollement qu’un ballon en mousse.

N. N.

Saint-Quentin- Travailleurs du social-militants de l’enfant.Il est temps de dire STOP

Rencontre hier à Saint-Quentin de tous les personnels des centres sociaux municipaux, associatifs, Centre Hilaire Cordier, ccas, éducateurs à la CGT territoriaux (plus de 40) concernant :

  • la façon honteuse dont la mairie UMP/X.Bertrand a traité les salariés précaires,
  • la coupe des aides de l’état aux contrats “klinex”
  • le non renouvellement de tous les CAE (public et privé) et la suppresion de toutes les “contrats” prévus
  • et bien sûr les retraites, travailler plus longtemps pendant que les autres galèrent sans emploi ou dans la précarité, cette société est absurde

    Témoignage:”Je suis arrivé lundi on travail comme d’habitude, mon contrat était renouvelé depuis le 1er, il s’agissait juste d’une formalité, mon responsable hierarchique m’a dit de rentrer chez moi, rupture de contrat. Je venais de prendre un logement ect!”.

    Ces salariés ont donc travaillé “AU NOIR” pour la mairie de St-Quentin du 1er au LUNDI 11 OCTOBRE!!!!!

    La CGT demande une rencontre en urgence ce jour au député maire UMP: X.BERTRAND, ex ministre du travail

    Rendez vous devant la mairie de St-Quentin 16H30, pour soutenir tous ces salariés précaires .

    Condamnons le manque de personnel dans nos structures  et le redéploiement du travail, revendiquons  des emplois statutaires dans la fonction publique  et  des moyens aux associations afin qu’elles puissent mener leurs missions  dans le respect des personnes .

    Travailleurs du social en colère

  • Manifestation à Saint-Quentin du 16 octobre 2010 contre la réforme des retraites

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