Archive | 14 octobre 2010

MANIFESTATION SAMEDI 10H Place Carnot à St Quentin, suivie d’une assemblée générale à la Bourse du Travail (tract)

VOIR AUSSI  http://saintquentincgt.canalblog.com/ appel à la manif et AG

UNION  des salariés, jeunes, retraités,

CONVERGENCE des luttes,

Jusqu’au RETRAIT du projet de loi Woerth

 

 

Personne ne conteste plus l’ampleur de l’opposition au projet gouvernemental de casse des retraites. Défense de rire : même Villepin conseille, plein de bon sens, à Sarkozy de ne pas s’obstiner comme lui-même en 2006 pour le CPE.

 

Un rapport de force exceptionnel existe pour obtenir son retrait mais chacun est conscient que la partie n’est pas gagnée pour le monde du travail.

 

Le pouvoir cherche à passer en force, escomptant toujours que le mouvement social s’épuise. Il brusque les sénateurs pour précipiter leur vote. Pour l’instant, c’est le contraire qui s’est produit du 7 septembre au 2 octobre en passant par le 23 septembre.

 

Le choix du gouvernement oblige à passer à l’étape supérieure.

 

A partir du 12 octobre, c’est le moment.

Les media ont entamé une campagne sur le sacrifice que représente la grève. C’est sûr que ça coûte cher. Mais combien coûte à chaque ménage la politique du gouvernement ?

 

Il est nécessaire de toucher le véritable commanditaire de la contre-réforme des retraites : le patronat. Des salariés en assemblée, des syndicats d’entreprise, des fédérations syndicales, du public comme du privé, des unions départementales, de plus en plus nombreux, prévoient la grève reconductible.

Beaucoup d’autres la mettront en débat le 13. La position des confédérations syndicales, de chacune d’entre elle, sera déterminante pour amener à l’action ceux pour qui la grève est encore plus difficile et inhabituelle. Souvenons-nous qu’en 1995, il a fallu plusieurs jours avant que la grève d’ensemble prenne. En 2010, affaibli, illégitime, le pouvoir ne pourra pas tenir aussi longtemps qu’en novembre/décembre 1995 avant de céder.

 

 

Le pouvoir joue inlassablement la division. Renforçons encore les convergences !

 

Malgré ses moyens médiatiques, le gouvernement ne réussit pas.

Salariés du privé, fonctionnaires ou salariés des entreprises publiques savent qu’ils sont tous concernés directement par le projet de loi, par la retraite à 62 ans. C’est dans le texte.

Les actuels retraités ne seront pas épargnés, contrairement aux affirmations du président. Leurs pensions continueront de perdre du pouvoir d’achat tous les ans. La loi Woerth passée, le gouvernement a déjà programmée un projet de loi sur la « dépendance » avec une augmentation de plusieurs points de leur taux de CSG.

Les jeunes, étudiants et même lycéens, comprennent que la bataille contre le chômage, la précarité des débuts de carrière, pour leur formation est directement liée à celle des retraites.

 

Au-delà, l’enjeu de la lutte est général. C’est « stop ou encore pire ».

 

En abattant l’acquis social historique de la retraite à 60 ans, le gouvernement et le MEDEF veulent pouvoir accélérer encore leur politique antisociale, contre la Sécurité sociale, le droit du travail, le statut de la fonction publique, les services publics…

La convergence des luttes, celle des salariés de l’automobile comme celle des étudiants, celle des ouvriers des raffineries ou celle des agents des crèches, se construit. Elle est décisive.

 

Dans ce contexte, le patronat, très silencieux, commence à lâcher du lest. Les salariés des Monoprix à Marseille viennent d’obtenir une victoire historique. Dans les banques, qui ont renoué avec les milliards de profit, le patronat commence à concéder des propositions d’augmentation moins dérisoires.

Ces avancées représentent autant d’encouragements, à pousser plus loin la mobilisation, tous ensemble.

 

Toutes les luttes alimentent la bataille des retraites.

Une victoire sur les retraites rejaillira sur toutes les luttes sectorielles.

 

Devant le nouvel essor du mouvement, gouvernement et patronat vont essayer de désamorcer la grève en visant certaines catégories plus en pointe.

Les propos du ministre Chatel (« manifester, c’est dangereux ») sonnent comme une menace répressive à l’encontre des jeunes, des lycéens. Il faut la prendre très au sérieux. 

Le pouvoir pourrait tenter de proposer des dispositifs particuliers prétendant prendre en compte la pénibilité dans certaines branches pour aider les entreprises à se débarrasser de leurs salariés âgés sans embauche.

Pour l’instant les « bouger » en faveur des mères de 3 enfants et plus nées entre 1950 et 1955 ou sur la pénibilité sont infimes. Au contraire même, le gouvernement a chargé la barque à l’Assemblée en ajoutant, par amendements, la casse de la médecine du travail à celle des retraites.

 

Continuons, amplifions le mouvement jusqu’au retrait du projet de loi Woerth !

 

Le retrait du projet de loi, le maintien du droit à la retraite à 60 ans constituent l’objectif immédiat, le plus évident. C’est le préalable à toutes les autres revendications.

La défense de notre système de retraite solidaire par répartition, du droit effectif de partir à 60 ans passe aussi, nous le pensons, par l’abrogation des lois Balladur 93 et Fillon 2003, notamment par le retour aux 37,5 annuités au lieu de l’allongement sans fin. Elle passe aussi par la suppression des 33 milliards d’euros exonérations de cotisations patronales, par la défense intransigeante du financement solidaire par la cotisation. La prise en compte de la pénibilité, des retraites anticipées à 55 ans, passe par le rejet du report de deux ans de tous les droits existants.

 

Gagner le retrait du projet de loi Woerth, c’est maintenant et par la lutte, pas en 2012 par des promesses.

 

Toutes les organisations de gauche suivent le mouvement. Très bien ! Mais, objectivement, aujourd’hui, ce sont les luttes qui portent la perspective de changement politique et pas la « gauche ».

L’accord sur le fond du PS avec la droite va de l’allongement de la durée de cotisation aux orientations européennes de Lisbonne. Le 2 octobre, Martine Aubry reprochait à Sarkozy de ne pas avoir suivi les exemples allemands ou belges, ceux d’une « réforme » (d’une casse des retraites) en douceur, concertée. En 1997, la « gauche plurielle » n’est pas revenue sur la loi Balladur. Quelle promesse croire pour 2012 ?

La bataille décisive n’a pas lieu non plus au Sénat où les jeux sont faits. Les grands discours des matadors de gauche sont gratuits. Beaucoup plus utiles sont les interventions des sénateurs communistes pour décrypter le projet de loi et les mauvais coups cachés.

Une partie de la gauche, avec Ségolène Royal et l’ancien sénateur PS Mélenchon, met en avant une  fausse bonne idée, celle de demander un référendum sur les retraites. Cette revendication détourne de la lutte, renvoie encore à un vote, en définitive vers 2012.

 

L’heure est moins que jamais, pour nous communistes, aux calculs électoraux et aux recompositions politiciennes.

Nous mettons toute notre énergie, notre organisation, nos analyses, nos propositions, nos actions au service de la lutte et de son succès. Les luttes portent l’alternative politique.

 

Après le 12 octobre, faisons encore monter la pression ! Jusqu’à ce que le gouvernement lâche !

1 Commentaire

Retraites : nous pouvons et nous allons gagner ! la Fédération CGT Santé Action Sociale dépose un préavis de grève permettant de couvrir toutes les initiatives décidées par les salariés

http://www.sante.cgt.fr/ 

Nous pouvons et nous allons gagner !

3,5 millions de salariés mobilisés dans tout le pays, c’est une nouvelle fois la démonstration que la mobilisation interprofessionnelle s’amplifie contre la réforme des retraites que proposent Gouvernement et MEDEF. Elle est injuste et dangereuse pour toutes les générations. Les jeunes salariés, comme les étudiants de nos secteurs, investissent fortement un mouvement marqué aussi par une présence massive des retraités.

Dans les établissements sanitaires, sociaux et médico sociaux, du public et du privé, les salariés ont pris une large place dans la réussite de cette journée.

Déjà, de nombreux mouvements de grève sur l’emploi, les conditions de travail, les restructurations, les salaires, la reconnaissance de la pénibilité et la retraite se développent dans nos établissements.

Tous les secteurs sont concernés : des CHU (comme l’AP HP), le secteur privé et le médico social.

Des assemblées générales sont convoquées afin d’envisager, avec les salariés, la reconduction d’actions pour maintenir la pression jusqu’au 16 octobre, et préparer les mobilisations futures. Plusieurs préavis de grève sont déposés localement, la grève quotidienne est déjà décidée comme Montauban, CHRU de Lille (Uriez), CHU de Poitiers…

Une dynamique d’initiatives diverses et originales est engagée : boycott des instances, initiatives publiques, tentes devant les établissements…

La Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale appelle l’ensemble de ses organisations à consulter les salariés, afin de trouver les formes d’actions les plus adaptées pour renforcer et élargir la mobilisation, dans l’unité la plus large. Elle invite chaque adhérent de la CGT à aller à la rencontre de ses collègues pour construire les processus d’actions qui permettront d’ancrer le mouvement sur les lieux de travail.

Chaque jour, la Fédération CGT Santé Action Sociale dépose un préavis de grève permettant de couvrir toutes les initiatives décidées par les salariés.

Montreuil, le 13 octobre 2010

Cliquer sur le lien ci-contre : http://www.cgt.fr/spip.php?article37817

 

Saint-Quentin- Travailleurs du social-militants de l’enfant.Il est temps de dire STOP

 

 Rencontre hier à Saint-Quentin de tous les personnels des centres sociaux municipaux, associatifs, Centre Hilaire Cordier, ccas, éducateurs à la CGT territoriaux (plus de 40) concernant :
 

  • la façon honteuse dont la mairie UMP/X.Bertrand a traité les salariés précaires,
  • la coupe des aides de l’état aux contrats « klinex » 
  • le non renouvellement de tous les CAE (public et privé) et la suppresion de toutes les « contrats » prévus
  • et bien sûr les retraites, travailler plus longtemps pendant que les autres galèrent sans emploi ou dans la précarité, cette société est absurde
  • Témoignage: »Je suis arrivé lundi on travail comme d’habitude, mon contrat était renouvelé depuis le 1er, il s’agissait juste d’une formalité, mon responsable hierarchique m’a dit de rentrer chez moi, rupture de contrat. Je venais de prendre un logement ect! ».
     
    Ces salariés ont donc travaillé « AU NOIR » pour la mairie de St-Quentin du 1er au LUNDI 11 OCTOBRE!!!!!

    La CGT demande une rencontre en urgence ce jour au député maire UMP: X.BERTRAND, ex ministre du travail
     
    Rendez vous devant la mairie de St-Quentin 16H30, pour soutenir tous ces salariés précaires .

    Condamnons le manque de personnel dans nos structures  et le redéploiement du travail, revendiquons  des emplois statutaires dans la fonction publique  et  des moyens aux associations afin qu’elles puissent mener leurs missions  dans le respect des personnes .
     
    Travailleurs du social en colère

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